00:00 [Musique]
00:06 Smart Ideas avec Mathéo Gabon, bonjour.
00:09 Bonjour.
00:09 Bienvenue, vous êtes le co-fondateur de Climatosportif, c'est une association lancée, créée l'an dernier avec Amélie Claire et Younes Nezard.
00:18 Et avec quelle idée, c'est quoi Climatosportif ?
00:20 Eh bien l'idée c'est tout simplement d'utiliser le sport comme cheval de Troie pour parler de sujets à la fois sociétaux et environnementaux.
00:28 On était en colocation et en fait est arrivée un jour une manchette que l'on a portée lors de nos compétitions.
00:35 Donc c'est une manchette aux couleurs des bandes du réchauffement climatique.
00:38 En fait c'est un graphique qui a été fait par Ed Hawkins, donc un scientifique, et ça montre l'évolution des températures.
00:44 Et donc sur les dernières années, on voit très bien sur le graphique, ça fait vraiment sens.
00:48 C'est de plus en plus rouge quoi.
00:49 C'est ça, exactement. C'est rouge et donc ça veut dire que le climat, la température augmente et qu'il fait plus chaud et donc il y a un risque.
00:56 Donc vous avez commencé par diffuser cette manchette, l'idée, auprès du plus grand nombre de sportifs, c'est ça ? Pour qu'ils portent le message ?
01:04 Dans un premier temps, on a porté nous la manchette en tant que sportif.
01:08 Vous êtes tous les trois compétiteurs ?
01:11 Moi je fais du sprint, du 200 mètres. Younes aussi du sprint. Amélie, elle, fait de l'escrime.
01:16 Et donc par exemple, la semaine dernière, j'ai eu la chance de faire les championnats de France Élite sur 200 mètres.
01:21 Et donc j'ai pu porter cette petite manchette et donc ça fait un rappel visuel à ces bandes du réchauffement climatique.
01:28 Donc on les porte pour pouvoir sensibiliser. Et à la suite de ça, on a aussi fait une charte.
01:33 Une charte, c'est quoi ? Une sorte d'engagement que les sportifs peuvent signer, c'est ça ?
01:39 C'est ça. Cette charte, en fait, elle a pour vocation de sensibiliser que ce soit un professionnel du sport ou un amateur, un sportif du dimanche.
01:47 On veut s'adresser à n'importe qui pour leur dire qu'il est possible de faire du sport différemment, qu'il existe des alternatives.
01:54 Donc ces engagements, ça va viser par exemple sur les moyens de transport, sur la manière de s'alimenter en tant que sportif,
02:00 sur la manière de s'équiper, la manière de s'informer et de communiquer.
02:04 Et ces sportifs-là, on leur dit qu'il est possible de faire différemment.
02:08 Moi par exemple, je ne mange pas de viande et j'ai réussi à faire partie des 16 meilleurs français.
02:12 Oui, effectivement, ça marche aussi. Tiens, on va reprendre un certain nombre de ces engagements sur le déplacement déjà.
02:18 On sait que, alors ce n'est pas seulement vrai des événements sportifs, c'est vrai aussi par exemple des grands concerts, des grands événements.
02:25 L'impact maximal de ces événements, c'est le déplacement d'abord des spectateurs, mais aussi d'une certaine façon des participants.
02:32 Comment on peut lutter contre ça ? Il y a un moment où on est quand même un peu dans le mur de la réalité.
02:38 Oui, totalement. Je suis très content que vous me posiez cette question parce que moi je suis ingénieur.
02:43 Et je trouve que pour les ingénieurs, c'est ça qui nous intéresse vraiment.
02:47 On se dit qu'il y a quelque chose à faire, il faut qu'on réfléchisse sur comment faire autrement.
02:51 Qu'est-ce qu'on peut proposer de nouveau ?
02:53 Donc là, il y a des milliards d'idées qui fusent.
02:56 On peut proposer par exemple des rediffusions comme il y a eu lieu partout en France,
03:00 avec quelque chose qui est plus télévisuel, avec moins de transport par avion.
03:06 Proposer, comme le fait en France, des lieux uniquement accessibles en train.
03:10 Je trouve ça un petit peu dommage que finalement les transports ne soient pas gratuits.
03:15 Ce qui avait été au début proposé que tous les transports en commun soient gratuits.
03:19 Finalement ce n'est pas le cas, donc c'est un petit peu dommage.
03:22 Là vous parlez des Jeux Olympiques par exemple ?
03:24 Oui, les Jeux Olympiques, oui.
03:25 Donc par exemple sur les sujets des transports, il y a vraiment des choses à faire.
03:28 Proposer des lieux qui sont uniquement accessibles en transport en commun.
03:31 Proposer forcément moins de transport en avion pour y accéder.
03:36 Et des rediffusions télévisuelles.
03:39 Et sur l'équipement, parce que quand on est sportif du dimanche ou de haut niveau,
03:44 l'équipement c'est quelque chose d'important.
03:46 Est-ce qu'on peut tenir l'engagement de l'équipement durable, peut-être la seconde main,
03:52 et être aussi efficace d'une certaine façon ?
03:55 Alors là, ça va dépendre aussi de si on pratique un sport de manière très intensive.
03:59 En tant que professionnel, souvent on a des dotations,
04:02 on a comme des cadeaux pour pouvoir faire de la publicité pour la marque.
04:05 Donc dans ces cadres-là, c'est compliqué.
04:07 Mais en tant que consommateur, on a aussi nous le choix,
04:10 et je dirais même la responsabilité, de pouvoir prendre peut-être du seconde main.
04:14 J'ai envie de citer la recyclerie sportive, qui est un lieu génial,
04:17 où on peut trouver des tonnes et des tonnes d'équipements sportifs de très bonne qualité,
04:21 qui nous permettent de faire du sport à haute performance.
04:24 Et puis ensuite, les équipements éthiques, qui eux réfléchissent à faire peut-être "made in France",
04:29 "made in Europe", avec des équipements recyclés,
04:33 qui nous permettent donc de faire du sport de manière plus responsable.
04:37 Merci beaucoup Mathéo Gabon, et bon vent à Climatosportif.
04:42 Voilà, c'est la fin de ce numéro de Smart Impact.
04:44 Merci à toutes et à tous de votre fidélité.
04:46 À la chaîne des Audacieuses et des Audacieux.
04:48 Salut, à demain.
04:50 [Musique]
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