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  • il y a 2 ans
Avec Samuel Comblez, directeur adjoint d’e-Enfance, directeur du 3018 (numéro national contre le harcèlement et les violences numériques)

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##SUD_RADIO_VOUS_EXPLIQUE-2024-02-07##

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Transcription
00:00 - ...le chantage aux vidéos sexuelles et intimes. C'est un vrai fléau, je le disais tout à l'heure, chez les adolescents.
00:06 Nous sommes avec Samuel Comblé, qui est directeur adjoint d'y Enfance,
00:09 et qui s'occupe justement aussi du numéro national contre le harcèlement et les violences numériques, le 38. Bonjour !
00:16 - Bonjour !
00:17 - Alors on parle de sextortion, c'est ça ? C'est quoi ?
00:22 - Alors la sextortion, c'est juste une forme de chantage tout simplement.
00:26 C'est le fait qu'un internaute menace de diffuser une photo ou une vidéo intime d'une victime sur Internet, sur les réseaux sociaux,
00:33 ou sur tout moyen numérique, si la victime refuse de lui envoyer de l'argent ou d'autres photos intimes.
00:40 Donc l'idée c'est de faire pression en utilisant la sexualité, la nudité, pour obtenir plus d'argent ou d'autres photos à caractère sexuel.
00:49 - Oui, alors, qu'est-ce qui se passe alors chez les...
00:52 Ça concerne beaucoup les adolescents, c'est ça ? Ça se développe énormément ?
00:54 Je voyais qu'il n'y avait que quelques signalements ces dernières années, et là ça a explosé.
01:00 - Alors effectivement, la sextortion elle a toujours existé, mais c'est vrai que depuis la crise qu'on vit, que nous avons connue il y a quelques années maintenant,
01:06 les adolescents sont devenus une cible de choix pour ces escrocs, qui se rendent bien compte que les adolescents sont souvent seuls sur leurs réseaux sociaux,
01:14 qu'ils sont beaucoup plus manipulables que les adultes, qu'ils ont plus de mal à résister à cette pression qui leur est faite.
01:21 Et c'est vrai qu'aujourd'hui, on a une explosion des cas en direction des adolescents.
01:26 Pour vous donner un chiffre, l'année dernière, en 2023, on a recensé plus de 15 000 cas de sextortion et de revenge porn sur notre service, le 30-18.
01:36 - Oui, mais alors, qui sont les auteurs ? Alors, ce ne sont pas forcément des ados entre eux, il y a des prédateurs qui rôdent sur les réseaux ?
01:45 - Alors, historiquement, il y a toujours eu des prédateurs qui étaient souvent basés à l'étranger, dans des pays où la France n'avait pas forcément d'accord avec la police de ces pays
01:56 pour pouvoir agir et les mettre hors d'état de nuire. Donc, c'était des prédateurs sexuels, souvent, qui souhaitaient gagner beaucoup d'argent en extorquant ces personnes,
02:11 et de plus en plus, les adolescents. Ça peut être aussi des réseaux pédophiles qui vont, grâce à ces moyens, obtenir des nouveaux contenus à caractère sexuel.
02:19 Aujourd'hui, les choses bougent un petit peu et les services de police avec lesquels on travaille mentionnent que ce sont de plus en plus aussi des prédateurs qui peuvent être en France.
02:28 Ce sont même des prédateurs qui peuvent être, eux-mêmes, mineurs. Donc, on voit qu'il y a une évolution de ces auteurs, avec souvent des auteurs en France
02:38 qui n'hésitent pas non seulement à demander de l'argent, mais parfois aussi à diffuser les photos, même si l'argent a été envoyé.
02:43 - Et puis, il y a ce qui existe aussi, c'est-à-dire que ces échanges de photos intimes et de vidéos intimes, qui existent réellement entre personnes, et notamment entre jeunes et ados.
02:57 - Alors, c'est vrai que c'est très à la mode. Les adolescents ont une facilité naturelle à envoyer ces photos pour montrer, je dirais, le sérieux qu'ils ont lors d'une relation amoureuse.
03:07 C'est beaucoup ancré dans leurs habitudes. Ce dont ils ne se rendent pas compte, c'est que quand ces photos sont envoyées à des inconnus ou à une personne en qui elles n'ont pas vérifié la totale confiance,
03:16 eh bien, c'est vrai qu'il peut y avoir ce pédétournement.
03:19 - Oui, absolument. Donc, quel conseil on peut donner ?
03:22 - Alors, déjà, de ne pas envoyer de photos intimes dans la mesure du possible. Éviter de le faire, mais on sait que si on le dit, les adolescents le font quand même.
03:28 Donc, le premier conseil à donner, c'est déjà de faire en sorte de ne pas être reconnaissable sur ces photos.
03:34 Donc, soit on envoie sa tête, soit son corps dénudé, mais on évite d'envoyer des photos sur lesquelles on pourra être reconnu.
03:40 Ça peut paraître simple comme conseil, mais il est extrêmement important.
03:44 De vérifier aussi la sécurité de ses comptes. Beaucoup d'escrocs agissent aussi en usurpant l'identité de certains adolescents, en prenant le contrôle de leurs réseaux sociaux.
03:54 Donc, de vérifier aussi que nos comptes sont bien sécurisés, c'est important.
03:58 Et puis, dernière chose, de bien mettre ses comptes en privé, d'éviter qu'un nombre important d'internautes puissent accéder à nos contenus.
04:07 C'est autant de risques diminués, puisque si nos contenus sont visibles, c'est beaucoup plus tentant pour les escrocs de faire pression sur nous.
04:15 Et dernière chose, si vraiment les photos sont diffusées, vraiment d'avoir le réflexe d'appeler le 3018, puisque nous sommes signaleurs de confiance auprès de tous les réseaux sociaux.
04:24 Et nous avons la possibilité, de manière très rapide, de pouvoir supprimer les contenus quand ils sont diffusés, et puis porter plainte, parce que la sextortion est un délit et qu'il faut défendre ses droits.
04:34 - Oui, et bien sûr, et puis je rappelle le numéro 3018 aussi, pour ceux qui veulent signaler justement le harcèlement et les violences numériques.
04:41 Merci Samuel Combles, directeur adjoint d'I.En.France, d'avoir été avec nous.
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