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00:00 [Musique]
00:08 20h21, France Info, les informés, Jean-François Ackilly.
00:14 - Bonsoir, premier déplacement de Gabriel Attal sur le thème de l'éducation avec Amélie Oudéa Castera.
00:20 Mais qui va piloter ce ministère de l'Éducation nationale et des sports et des JO et des Jeux paralympiques ?
00:27 Nous serons en ligne avec Jérôme Fournier, secrétaire national du Syndicat des enseignants de l'UNSA.
00:33 Premier mot également de Rachida Dati, "n'ayez pas peur", dit-elle, c'est ce que lance la nouvelle ministre de la Culture.
00:40 Et en même temps, toujours candidate, vous le verrez, à Paris.
00:44 Premier conseil, Emmanuel Macron veut des ministres révolutionnaires, pas des gestionnaires, c'est lui qui le dit.
00:50 Que veut faire le président de ce remaniement ?
00:53 Les informés ce soir, Étienne Girard, rédacteur en chef Société à l'Express.
00:59 Franck de Dieu, directeur adjoint de la rédaction de Marianne.
01:03 Et Véronique Relsult, la présidente de Backbone Consulting, maître de conférences en communication de crise à Sciences Po.
01:11 Et auteur de "L'Ultime Pouvoir", la face cachée des réseaux sociaux, un best-seller aux éditions du CERF.
01:18 Bonsoir et bienvenue à tous les trois.
01:22 Nouveau déplacement de terrain de Gabriel Attal, c'est le troisième depuis sa nomination mardi à Matignon.
01:27 Le tout nouveau Premier ministre s'est rendu avec Amélie Oudea Castera, sa nouvelle ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse, des Sports, des Jeux Olympiques et Paralympiques, c'est l'intitulé complet, à Andrézis.
01:41 C'est dans les Yvelines, près de Paris, dans le Collège Saint-Exupéry.
01:45 Gabriel Attal qui s'est adressé aux jeunes avec un mégaphone.
01:51 - Donc on est là avec la nouvelle ministre de l'Éducation nationale qui s'occupe aussi des Sports, Amélie Oudea Castera.
01:58 - Bonjour. - Bonjour.
02:00 - Ça va ? - Ça va, ça s'est bien passé, la journée ?
02:02 - Oui ! - Vous l'aimez, votre collège ?
02:07 - Oui !
02:09 - Bon bah super, travaillez bien.
02:12 - Oui !
02:14 - Etienne Gérard, le mégaphone, commentaire ?
02:17 - Il est à l'aise, Gabriel Attal, il a ce côté cool qu'avait pu avoir Emmanuel Macron à ses débuts.
02:25 Si on regarde simplement l'aspect com et simplement cette scène, c'est un déplacement réussi, on sent l'enthousiasme des élèves.
02:35 Gabriel Attal a très bien été accueilli, bref le charme opère.
02:40 Mais il n'y a pas eu que ça lors de ce déplacement, peut-être qu'on va en parler un peu plus tard.
02:45 - On va y venir, avec notre invité notamment en direct dans un instant.
02:48 Mais tout d'abord, Franck de Dieu, ce Premier ministre désormais sur le terrain avec Amélie Oudea Castera,
02:55 la ministre qui s'occupe de l'éducation nationale et des Sports, on va faire court.
02:59 Que dites-vous, c'est un déplacement, il fallait un affichage aujourd'hui pour clarifier les choses ?
03:05 - C'est plutôt sympathique, il y a eu presque une forme de rupture par rapport à l'idée de l'autorité qu'il incarnait.
03:12 On commence par le porte-voix, les questions-réponses dans une ambiance un peu potache, c'est plutôt bienvenu.
03:20 Moi, ce qui m'intéresse, c'est le discours lors de la passation de pouvoir.
03:25 Amélie Oudea Castera a employé douze fois le mot "république".
03:30 On se dit, elle est dans la poursuite un petit peu de l'idée générale, de l'orientation générale autour de l'autorité.
03:39 Si on regarde de plus près son discours, on a des formules un peu creuses, qui sonnent un petit peu managériales.
03:46 "Épanouissement républicain", qu'elle a employé deux fois, c'est presque oxymorique.
03:51 Et un épougnissement, c'est quelque chose d'assez individuel. "République", c'est la chose publique.
03:56 Je ne comprends pas très bien. J'ai aussi noté l'école "terre des possibles".
04:02 - Qu'est-ce que vous reprochez au mot de la ministre ?
04:06 - "Terre des possibles", il y a un langage un peu "power point".
04:11 On dirait presque l'office du tourisme, "terre de contraste".
04:16 Je ne sais pas, il y a quand même une...
04:19 Comme ça, si on s'en tient à ce discours-là, de par leur histoire personnelle,
04:25 il y a même une rupture entre l'autorité un peu républicaine.
04:29 Ça n'a pas la gueule de cette mystique républicaine des histoires noires de la République, quand même, l'épanouissement républicain.
04:35 - Vous êtes très critique. - Je ne sais pas ce que ça veut dire.
04:37 - Je vais vous faire écouter un extrait de la passation de pouvoir ce matin,
04:40 entre Gabrielle Attal, qui était l'ancien ministre de l'éducation, et Amélie Oudéa Castellera.
04:45 Écoutez les mots de la ministre.
04:47 - C'est empreinte de beaucoup d'humilité que je vous succède, cher Gabriel, sur ce périmètre.
04:54 Vous qui avez en si peu de temps profondément marqué la trajectoire de cette grande institution qu'est l'éducation nationale.
05:04 Je sais que vous aurez à cœur de m'accompagner et même de me coacher.
05:10 - M'accompagner et me coacher, Véronique Reyl-Soult. Elle disait ça ce matin.
05:13 Nous reviendrons avec elle, d'ailleurs, Amélie Oudéa Castellera.
05:16 C'est une explication sur... C'est un peu la polémique du jour autour de ces enfants scolarisés chez Stanislas à Paris.
05:22 Mais tout d'abord, sur cet affichage, Véronique, il était nécessaire aujourd'hui, je répète ma question, très critique, Franck Dedieu,
05:29 il est moins aujourd'hui Etienne Girard, et vous-même ?
05:32 - Alors moi, voilà, mais on va dire l'opinion était assez critique.
05:37 C'est-à-dire, autant quand Gabriel Attal a été nommé, il y a eu une forme d'attentisme positif,
05:42 d'ailleurs, comme c'est le cas toujours en tant que Premier ministre.
05:45 Dans l'opinion, il avait marqué des points. Il a été plutôt bien accueilli par les enseignants.
05:51 Là, on ne peut pas dire que l'accueil soit très chaleureux de la part des enseignants.
05:55 Alors je ne sais pas si c'est parce qu'ils n'ont pas compris l'expression "épanouissement républicain",
05:59 mais en tout cas, ils ont l'impression d'être maltraités.
06:01 - Je vais t'expliquer.
06:02 - Ils ont l'impression que tout ça est un peu creux. Il y a aussi un vrai sujet,
06:07 ce sentiment avec un ministère qui est élargi et avec beaucoup de fonctions qui sont associées.
06:14 Donc en gros, ils ont l'impression qu'on ne va pas aller assez loin, qu'on les traite mal,
06:18 que c'est une façon finalement de leur dire qu'ils ne sont pas si importants.
06:21 Donc globalement, on a plutôt un accueil froid, voire pas très aimable.
06:26 Et les discours qu'il y a eu, en tout cas ce fameux discours, le premier aujourd'hui,
06:31 n'a pas rassuré plus que ça, a été plutôt critiqué.
06:34 Et quand on va sur les forums des enseignants, ils sont plus que dubitatifs sur la réalité de la suite
06:39 et ressortent du coup des vrais sujets de fond qui sont les moyens, la place des enseignants,
06:44 la réalité du travail au quotidien et de la non-reconnaissance.
06:47 Il y avait peu de messages sur lesquels...
06:49 - Je dirais qu'il y a une forme de scepticisme qui s'est installé.
06:51 - Oui, c'est ça. On ne peut pas dire qu'elle est accueillie avec des "ouh-ouh".
06:55 - On va en ligne avec vous, Jérôme Fournier, bonsoir.
06:58 - Bonsoir. - Bonsoir. Merci d'être invité dans "Les Informés" ce soir en direct.
07:01 Vous êtes professeur d'histoire et géographie, secrétaire national du Syndicat des enseignants de l'UNSA.
07:06 Vous êtes en charge du système éducatif et des conditions d'apprentissage.
07:10 Toute première réaction, Jérôme Fournier. On entendra dans un instant, après le rappel de l'info,
07:14 et le Premier ministre et la ministre de l'Éducation, successivement,
07:18 quand elle s'est expliquée sur l'histoire de Stanislas.
07:21 Tout d'abord, votre impression, Jérôme Fournier. Vous aussi, vous critiquez,
07:25 comme l'a évoqué à l'instant sur les réseaux sociaux, Véronique Rilsult,
07:28 le périmètre élargi de ce ministère.
07:30 - C'est compliqué, ce périmètre élargi, effectivement,
07:33 parce que l'Éducation nationale a besoin de quelqu'un qui s'occupe d'elle tout le temps.
07:38 Et là, la ministre, on sait qu'elle va devoir s'occuper des Jeux olympiques
07:41 pendant six mois, aussi à temps complet. Donc ça pose de vraies questions.
07:45 - Ça pose de vraies questions. Vous dites "Restez avec nous",
07:47 "Restez en direct dans les informés", tout d'abord, 20h10 sur France Info,
07:51 c'est le fil info, il est signé Stéphane Milhomme.
07:54 - C'est un gouvernement très à droite, sarcosiste, les masques tombent,
07:58 la réaction sur France Info du député écologiste Julien Bayou,
08:01 24h après la nomination du gouvernement de Gabriel Attal.
08:05 L'élu s'interroge aussi sur le ministère élargi d'Amélie Houdet à Casterrat.
08:09 Que va faire cette ministre, dit-il en juillet, au moment du début des Jeux olympiques ?
08:13 Est-ce qu'elle va préparer la rentrée scolaire, ou bien les Jeux olympiques ?
08:16 Après cela, en Allemagne, c'est maintenant la production de Volvo qui est en panne
08:21 à cause de la crise en mer Rouge et les attaques de navires commerciaux par les rebelles yéménites.
08:26 Faute de boîte de vitesse, livrée à temps, l'usine Volvo de Gans, en Belgique,
08:30 va fermer pendant trois jours, et cela dès le 15 janvier.
08:33 Trois militants CGT condamnés pour violences lors de manifestations contre la réforme des retraites,
08:38 trois mois de prison avec sursis, décision du tribunal correctionnel de Guingamp dans le Morbihan
08:43 lors de ce rassemblement non déclaré au printemps dernier.
08:46 Ils avaient entre autres lancé des sacs poubelles sur les forces de l'ordre.
08:49 Saison terminée pour Alexis Pinturo, le skieur s'est blessé aux genoux à Wengen
08:53 lors de l'épreuve de Superjet, rupture des ligaments croisés.
08:56 Que cela ne fasse pas oublier la belle victoire dans notre français,
08:59 Cyprien Sarrasin, c'est sa deuxième victoire cet hiver.
09:04 France Info
09:06 20h, 21h, les informés, Jean-François Aquiline
09:12 Alors nous sommes en direct avec Jérôme Fournier, secrétaire national du syndicat des enseignants de l'UNSA.
09:19 Jérôme Fournier, je vais vous faire entendre un extrait de la déclaration de Gabriel Attal,
09:26 du moins l'explication qu'il a donnée sur le terrain dans les Yvelines,
09:30 sur la critique justement de qui est le ministre et quel est ce périmètre si élargi du ministère.
09:36 Écoutez Gabriel Attal.
09:38 Je lis et j'entends et j'écoute ce qui se dit sur le gouvernement.
09:43 J'assume totalement le choix que nous avons fait, que j'ai proposé au président de la République,
09:48 qui l'a accepté en nommant mon gouvernement, d'un gouvernement de sobriété, d'efficacité et d'énergie.
09:55 L'éducation nationale, la jeunesse et les sports ont été ensemble à plusieurs reprises,
09:59 encore dans le dernier quinquennat, parce qu'il y a les complémentarités qu'évoquait la ministre.
10:03 Il y a beaucoup de sport à l'école, on va même continuer à le renforcer.
10:06 Et puis dans le sport en dehors de l'école, on apprend aussi beaucoup.
10:09 Le sport contribue à former des citoyens dans notre pays.
10:12 Jérôme Fournier, est-ce qu'au fond le Premier ministre ne sera pas votre interlocuteur direct ?
10:18 Moi je reprends une phrase qu'il a dite ce matin.
10:21 Il a dit "le cap est fixé par le président, toi ici, moi Matignon".
10:25 Donc je pense qu'on a la réponse. Oui, on a trois ministres de l'éducation nationale.
10:29 Trois ministres de l'éducation nationale. Pour vous ce sont Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Madame Oudia Castera, c'est ça ?
10:37 Oui, Emmanuel Macron fin août a fait une interview où il a décrit le programme qu'il fallait mettre en œuvre.
10:44 Et dorénavant, il y aura une troisième personne, la ministre officielle, pour le programme.
10:52 De toute façon, ce matin, les choses étaient claires.
10:54 Elle est là pour suivre les chantiers que Gabriel Attal a entamé depuis qu'il était arrivé au mois de juillet.
11:00 Donc en clair, pour essayer de bien comprendre ce qui se passe, il y a quand même des chantiers prioritaires.
11:04 Il y a ceux que l'ancien ministre de l'éducation nationale a lancé pendant ces cinq mois qu'il a occupé le poste.
11:11 Il y a les priorités que les syndicats mettent sur la table.
11:14 À votre avis, comment est-ce que ça va se dérouler ? C'est assez compliqué, difficile à comprendre.
11:19 Nous, on va essayer de convaincre notre ministre que certains des chantiers qui sont ouverts ne sont pas bons.
11:25 Il faut revenir en arrière. Il y en a d'autres. Voilà l'objectif qu'on va avoir quand on va la rencontrer. J'espère qu'on se dit très bientôt.
11:33 Quand vous dites, alors la liaison n'est pas très bonne, il y a quelques micro-coupures, cher Jérôme Fournier.
11:38 Quand vous dites les chantiers qui ne sont pas les bons, à quoi est-ce que vous pensez précisément ?
11:42 À le choc des savoirs, par exemple, à Gunessa, on est opposé à toutes les mesures qui sont dans ce plan-là.
11:48 Donc on va expliquer à la ministre en quoi il faut revenir en arrière sur les groupes de niveau qui sont extrêmement néfastes,
11:55 les plus en difficulté particulièrement, alors qu'on vise l'objet comme objet d'aider les élèves les plus en difficulté.
12:02 Finalement, on va obtenir l'inverse. Voilà, il y a des points sur lesquels il faut absolument mettre le frein et envisager une autre école pour faire réussir tout le monde.
12:15 Etienne Girard, pour compléter ce qui est dit avec Jérôme Fournier de l'UNSSA, vous diriez quoi ce soir ?
12:20 Il va falloir peut-être redéfinir exactement, faire de la mécanique de précision pour savoir qui parle ?
12:27 Non, on sait, la hiérarchie est assez claire. En réalité, votre interlocuteur syndicaliste d'ailleurs l'a rappelé,
12:36 en réalité il y a un vrai ministre de l'éducation, Emmanuel Macron, un ministre délégué qui est Gabriel Attal,
12:44 et Amélie Oudea Castera en réalité sera secrétaire d'État à l'éducation, c'est-à-dire numéro 3, disons, dans la hiérarchie du ministère de l'éducation.
12:56 Dans les décisions dans le secteur de l'éducation nationale, il n'y a rien d'inhabituel à ce qu'il y ait une telle hiérarchie.
13:05 Ce qui est inhabituel, c'est d'avoir un Premier ministre qui prend le sujet de l'éducation nationale autant à cœur.
13:12 Il n'est resté que 5 mois à ce poste-là, on sent qu'il a dit "j'emporte avec moi le sujet de l'école".
13:18 On sent qu'il aurait aussi aimé continuer à traiter de ce sujet au moins à mi-temps, ce ne sera pas le cas,
13:25 mais il sera l'interlocuteur tout de même d'une partie du monde enseignant.
13:32 Et puis Amélie Oudea Castera, il y a une vraie difficulté quand même, c'est qu'être ministre de l'éducation, même numéro 3, c'est un job à temps plein,
13:42 et être ministre des Jeux Olympiques, c'est vraiment un job à temps plein.
13:47 Elle est sans doute très douée, en termes d'exécution elle le fera sans doute très bien,
13:52 mais en termes de lucidité, de vista, de rapidité pour réagir au sujet,
13:58 c'est jamais facile d'avoir comme ça de tels morceaux différents dans un ministère.
14:05 Et sous la Ve République, il y a assez peu d'exemples de réussite de grands ministères élargis comme ça.
14:11 Ce n'est pas pour rien en réalité qu'il y a des ministères au périmètre assez restreints généralement.
14:16 - Avant de revenir vers Jérôme Fournier en direct dans Les Informés, Franck de Dieu, périmètre trop large vous diriez vous aussi ?
14:22 Parce qu'au fond on a beaucoup exigé une sorte de gouvernement resserré, une forme de productionnaire.
14:28 - Oui mais moi je suis assez d'accord, c'est-à-dire que quelque part, à partir du moment où vous définissez l'école comme je dirais un domaine qui touche au régalien,
14:37 qui touche même à l'existence même de la République, il a parlé de réarmement civique, ce n'est pas rien.
14:42 Et c'est évidemment à l'école qu'incombe cette fonction. Il a parlé de laïcité, de remise à niveau.
14:50 Que le président s'empare de ce sujet parce qu'il est je dirais systémique, il est existentiel, que le Premier ministre aussi, moi ça ne me choque pas.
15:01 À partir du moment où l'école est définie comme un élément clé et moteur du projet républicain, ce n'est pas choquant.
15:09 - Jérôme Fournier, avant d'aller sur la polémique du jour, sur la scolarisation des trois enfants d'Amélie Oudéa Castera dans le privé à Paris, collège et lycée Stanislas,
15:20 une question vous-même, ce leader syndical, vous souhaitez aborder quelle question en priorité avec la ministre, ou du moins les ministres si j'entends un peu l'ironie des uns et des autres, de l'éducation nationale ?
15:34 - Il y a la question de l'attractivité de nos métiers qui est fondamentale. Donc il y a un chantier qui est ouvert et qui est en cours, donc nous on veut le mener au bout,
15:44 puisqu'il faut arriver à mieux recruter des proches et avoir des carrières qui soient meilleures, des rémunérations qui s'améliorent.
15:53 Donc ça c'est un chantier qui est prioritaire en termes de carrière. Et puis ensuite, il faut trouver les solutions pour améliorer le niveau de nos élèves et mieux les faire réussir tous.
16:02 Parce que c'est l'honneur de l'école publique, c'est qu'elle accueille tous les élèves dans toute leur diversité. Et c'est bien plus compliqué que de trier les élèves.
16:12 - Le fait, Jérôme Fournier, de mêler l'éducation et le sport, vous devriez apprécier, j'imagine, non ?
16:22 - Non mais dans l'absolu ça ne nous pose pas de problème, c'est une question de temporalité. Est-ce qu'à six mois des Jeux Olympiques, la ministre, elle sera pleinement disponible pour l'éducation nationale,
16:33 qui a aussi besoin d'un ministre, d'une ministre disponible ? Donc c'est ça la question. Dans l'absolu, il n'y a pas de problème à y aller.
16:42 - C'est la disponibilité, au vu de la séquence, qui va s'ouvrir. - Bien sûr.
16:46 - Restez avec nous, Jérôme Fournier. Nous évoquerons l'affaire Stanislas dans un court instant, 20h20 sur France Info. Ce sera après le retour du Fil Info avec Stéphane Milhomme.
16:57 - On l'apprend à l'instant. Emmanuel Macron réunira lundi les parlementaires de la majorité en présence du gouvernement.
17:04 L'Elysée le fait savoir, au moment entre autres où le modem se dit mécontent et trouve cette nouvelle équipe gouvernementale trop marquée à droite.
17:12 Stéphane Séjourné, attendu en Ukraine, le nouveau ministre des Affaires étrangères, est en partance pour Kiev.
17:18 Une première prise de contact avec les autorités après bientôt deux ans de guerre face à la Russie.
17:23 Ce voyage était prévu pour sa prédécesseur Catherine Colonna.
17:27 Six mois de prison avec sursaut, requis contre le commissaire, jugé dans l'affaire Le Guet, jugement le 8 mars.
17:33 Geneviève Le Guet, c'est cette militante qui a été gravement blessée lors d'une intervention policière pendant une manifestation de gilets jaunes en 2019 à Nice.
17:41 Selon le procureur, cet ordre a été donné de manière ni nécessaire, ni proportionnelle, ni conforme à la réglementation.
17:47 Place donc aussi à la défense.
17:50 A moins d'un an de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris, la restauration de la chapelle du Coeur est maintenant terminée.
17:56 Un branchage a été déposé au sommet. Cette partie de la cathédrale, que l'on appelle la forêt, a été restaurée selon le dessin médiéval.
18:04 *Musique*
18:14 Allez, Amélie Ouedia-Castera, lors de ce déplacement au Collège Saint-Exupéry d'Andrésy, près de Paris,
18:22 avec évidemment, aux côtés du Premier ministre Gabriel Attal, a été interrogée sur la scolarisation de ses trois enfants dans le privé à Paris, collège et lycée Stanislas.
18:32 École accusée de promouvoir des idées ultra-conservatrices dans une enquête signée Mediapart, le média d'investigation qui accuse l'institution d'employer,
18:43 je cite Mediapart, des professeurs qui assimilent l'avortement à un meurtre et condamnent l'homosexualité. Voici la réponse de la ministre.
18:52 Je vais vous raconter brièvement cette histoire, celle de notre aîné, Vincent. Vincent qui a commencé, comme sa maman, à l'école publique, à l'école littrée.
19:04 Et puis la frustration de ses parents, mon mari et moi, qui avons vu des paquets d'heures qui n'étaient pas sérieusement remplacées.
19:14 Et puis à un moment, on en a eu marre. Comme des centaines de milliers de familles qui, à un moment, ont fait un choix d'aller chercher une solution différente.
19:22 On habitait rue Stanislas. Scolariser nos enfants à Stanislas était un choix de proximité.
19:30 Et depuis, de manière continue, nous nous assurons que nos enfants sont non seulement bien formés, avec de l'exigence dans la maîtrise des savoirs fondamentaux, mais qu'ils sont heureux.
19:41 Ce qu'a dit donc Amélie Oudea Castera sur cette polémique. Jérôme Fournier, vous comprenez que c'est les questions suscitées par Mediapart ?
19:50 Mediapart dit que ce qui est enseigné dans cet établissement, ce n'est pas acceptable, parce que les établissements privés sous contrat doivent respecter les programmes.
20:02 C'est le contrat qui passe avec l'État. Ensuite, le discours de la ministre aujourd'hui, ce n'est pas une vraie défense de l'école publique.
20:11 Et nous, c'est ce qu'on attend d'elle. Donc ça nous pose quand même question que sa première sortie médiatique se transforme en apologie de l'école privée.
20:21 On n'a pas bien compris. Je vais vous faire reprendre. Se transforme, parce qu'il y a eu une coupure de son.
20:26 Se transforme en apologie de l'école privée.
20:30 Apologie de l'école privée, vous dites. Vous diriez quoi ? C'est un faux pas de la ministre de l'Éducation, à vos yeux ?
20:37 Ce n'est sûrement pas une bonne première communication.
20:42 Avec son prédécesseur, c'est sûr que ça fait un contraste important.
20:47 Merci à vous, Jérôme Fournier. Je rappelle, vous êtes professeur d'Histoire et de Géographie, secrétaire national du syndicat des enseignants de l'UNSA, en charge du système éducatif et des conditions d'apprentissage.
20:57 Merci d'avoir réagi en direct dans les informés de France Info là-dessus.
21:01 Franck de Dieu, vous pensez que cette polémique a sa place aujourd'hui ?
21:05 C'était Camus qui disait, entre la justice et ma mère, je préfère ma mère.
21:10 Alors ça vaut aussi pour les enfants, on peut comprendre. Il y a un devoir d'exemplarité.
21:16 Moi, ce qui me choque, ce n'est pas véritablement la question du statut.
21:22 En fait, c'est sa défense. De ce point de vue-là, le syndicaliste a raison.
21:28 Elle défend sa position en disant, je vais être un empathie, je vais me mettre à la place des Français qui subissent le non remplacement des heures, etc.
21:37 Elle commence par quand même pointer du doigt ce qui ne va pas dans l'école publique.
21:42 Or, je ne dirais pas que le gouvernement, elle est comptable.
21:45 Mais enfin, ces remplacements-là, ils étaient Emmanuel Macron et la majorité était au pouvoir lors de ces manquements, à ces obligations-là qu'elle dénonce.
21:54 Donc la défense me semble assez maladroite.
21:57 Après, je pense que ce qu'il faut regarder demain, c'est ce qu'elle va faire pour l'école publique, laïque et républicaine, par-delà sa question personnelle.
22:05 Véronique Riel-Soul, beaucoup d'échanges là-dessus autour de l'affaire Stanislas.
22:09 — Ça a beaucoup fait réagir. Alors il y a différents types de réactions. Il y a des sujets sur l'école elle-même et le type d'enseignement.
22:16 Mais c'est plutôt vécu comme... Beaucoup de gens ont repris le mot « mépris » en expliquant que, globalement, elle aurait dit la même chose en disant
22:25 « On voit bien qu'il y a un sujet, et je vais prendre ce sujet à bras-le-corps », et que, en particulier, la difficulté de l'école publique de pouvoir assurer tous les cours,
22:34 elle aurait mis ça en perspective. Ça aurait sans doute calmé les choses-là.
22:38 Il n'y a quasiment pas de réaction positive, voire même que des réactions négatives, où les uns et les autres disent « Mais si on est ministre de l'Éducation,
22:45 on ne peut pas faire l'apologie de l'école privée ». Et surtout... — Il y en a eu beaucoup de questions, j'imagine, de cette histoire.
22:51 — Énormément. Rien que sur ce sujet-là. Il y avait plus de 25 000 messages dans l'après-midi. Et les uns et les autres disant « En fait, le sujet, c'est donc...
22:58 Elle a contourné le problème. Et tout le monde ne peut pas aller dans le privé. Et puis ça n'est pas le rôle en soi du ministre de l'Éducation ».
23:05 — Étienne Girard, après tout, Amélie Oudéa Castellar n'esquive pas le sujet. Elle répond. Elle fait part d'un choix personnel avec une certaine forme d'émotion.
23:14 Enfin je me transforme en son avocat, en l'occurrence. Elle assume ce choix.
23:20 — Absolument. Et c'est, à mon sens, la partie louable de sa réponse ou la partie la plus compréhensible de sa réponse.
23:30 Il y a souvent des polémiques à la noix dans la vie publique. Et je pense qu'à l'inverse, le propos d'Amélie Oudéa Castellar n'est pas une polémique à la noix,
23:40 mais un propos qui va rester, parce qu'il met le doigt sur quelque chose de profond aujourd'hui dans la société française
23:49 et qui est quelque chose également de violent pour une partie de la société française.
23:56 Effectivement, cette sincérité dans sa réponse, c'est quelque chose d'appréciable.
24:03 — C'est plutôt louable. — Oui. Si souvent, les responsables politiques font de la langue de bois, esquivent, ne répondent pas,
24:10 on ne comprend même pas leur réponse, là, on comprend tout. On sait que c'est vrai. Quand elle dit « on en a eu marre », on sait bien que c'est vrai.
24:18 Et c'est des propos qu'on a déjà entendus dans nos entourages, dans des dîners en ville. C'est des propos qui existent dans la vie.
24:27 Et chacun peut se projeter dans cette situation-là. « On en a eu marre », « on a mis notre fils, notre fille dans le privé ».
24:34 Mais maintenant, elle n'est pas simplement citoyenne. Et quand elle dit ça, et c'est pas simplement le fait d'avoir mis son enfant dans le privé,
24:43 c'est pas n'importe quel privé. L'école Stanislas, alors je mets de côté le côté conservateur de ce collège-là,
24:51 qui avait été pointé d'ailleurs avant Mediapart dans un article dans L'Express. Mais c'est pas tellement la question.
24:57 Stanislas, c'est avant tout un collège et un lycée d'élite du 6e arrondissement de Paris. Et dans la réponse de la ministre, ce qui manque,
25:06 c'est quand même se rendre compte que cette possibilité-là d'en avoir marre et de mettre ses enfants dans un collège du 6e arrondissement,
25:14 99% des gens ne peuvent pas le faire. Ils en ont parfois marre, et on les comprend, mais ils ne peuvent pas mettre leurs enfants
25:24 dans les meilleurs établissements, les établissements qui ont les meilleurs résultats au baccalauréat.
25:29 Et ça, c'est ce qu'on attendrait de la ministre, et peut-être qu'elle répondra sur ce terrain-là dans les prochains mois,
25:36 et que son bilan sera très bon, mais c'est ce qu'on attend, faire en sorte que chacun dans la société puisse avoir les mêmes chances de réussir.
25:44 Et c'est vital.
25:45 - Férodi Gray-Le Soul, pour clore la séquence sur cette visite, 3e, du Premier ministre, qui a été nommé mardi,
25:53 et consacré la première à l'éducation nationale, qui est une de ses priorités, je rappelle quand même que dans les intitulés
25:58 des ministères, le Premier ministre est aussi chargé de la planification écologique et énergétique, vous y ajoutez donc désormais
26:05 l'éducation nationale, ce qui fait une charge assez lourde pour Gabriel Attal, qui la prend à bras-le-corps.
26:10 Véronique, l'intitulé, vous me disiez en haut du micro que l'intitulé à rallonge a été commenté, Gab.
26:16 - En fait, il a été commenté, mais le fait que ce soit un ministère de l'Éducation, de la Jeunesse et des Sports, en soi,
26:23 comme ça l'a souvent été, c'est pas ça qui choque. - Oui, ça a existé déjà, oui. - Et ça choque pas forcément les gens, c'est que c'est une année des JO.
26:29 Donc en fait, il demandait plutôt qu'il y ait un sujet de... Il devrait y avoir un ministère en CDD pour les JO, et de dire qu'il faut le déconnecter.
26:36 C'est le fait que tout soit ensemble. Alors, il y avait aussi beaucoup de commentaires en disant "Attendons les secrétaires d'État",
26:41 mais dans ces cas-là, on répond plus à la réalité de "On voulait quelque chose de ramassé". C'était plus le sentiment que, voilà, les JO, c'est un sujet en soi,
26:49 chronophage, complexe, mais c'est un CDD, et donc pourquoi l'avoir rajouté ? Surtout que c'est une ministre qui a ce prisme sport,
26:58 et qui s'est vraiment investie sur ce sujet depuis le début, donc les uns et les autres disent "Bah évidemment, elle va pas le laisser".
27:03 Donc la petite polémique vient rajouter à ça. Donc il y a une forme de doute sur la réalité, la capacité à tout embrasser.
27:10 Laissons-lui le temps peut-être de s'installer. Nous n'en sommes qu'au 3e, 4e, 3e jour de ce gouvernement.
27:19 Un peu d'indulgence peut-être au passage dans un instant, dans la deuxième partie des Informelles France Info, nous évoquerons le phénomène en Rachid Haddati
27:27 et le premier conseil des ministres du président Emmanuel Macron. Il est 20h30 sur France Info.
27:33 *Générique*
27:40 Et l'info c'est avec vous, bonsoir Edouard Marguier.
27:43 Bonsoir Jean-François, bonsoir à tous. Emmanuel Macron prépare la suite de son quinquennat après le remaniement gouvernemental.
27:49 Il réunira lundi les parlementaires de son camp en présence du nouveau gouvernement. C'est l'Elysée qu'il annonce ce soir.
27:57 Le président prépare également une prise de parole devant les Français. Ce sera peut-être avec une conférence de presse, mais cela reste à confirmer.
28:05 La nouvelle ministre de l'Education déclenche déjà la colère des syndicats d'enseignants.
28:10 Amélie Oudéa Castera a justifié le transfert de ses enfants de l'école publique à l'école privée en raison de sa frustration.
28:19 C'est ce qu'elle a dit pendant un déplacement dans un collège dans les Yvelines.
28:23 Frustration devant les paquets d'heures d'enseignement qui n'étaient pas sérieusement remplacées.
28:30 Une semaine après la mort d'un homme pendant son interpellation à Montfermeil en Seine-Saint-Denis, le parquet annonce l'ouverture d'une information judiciaire.
28:37 Cela veut dire qu'un juge d'instruction enquêtera la victime de 30 ans à succomber à un double arrêt cardiorespiratoire suite à une douzaine de décharges de pistolets à impulsion électrique.
28:48 Les Etats-Unis mettent les choses au clair tout en frappant les outils.
28:53 Ils ne cherchent pas de conflit avec l'Iran, déclaration du porte-parole de la Maison-Blanche.
28:58 Les Américains et le Royaume-Uni ont bombardé le Yémen où se trouvent ces rebelles soutenus par Téhéran.
29:05 Une façon de répondre aux attaques de navires en mer rouge.
29:08 Les requins sont tués à un rythme alarmant dans le monde.
29:12 Selon des scientifiques qui publient une étude dans la revue Science, entre 2012 et 2019, le nombre de requins tués est passé de 76 millions à plus de 80 millions.
29:24 Malgré les efforts pour mettre un terme à l'abattage massif des requins pour leurs ailerons, de nombreuses espèces de requins sont menacées d'extinction dans le monde.
29:33 Le début ce soir de la 18ème journée de Ligue 1 de football. Marseille, 6ème au classement, reçoit le 9ème. Strasbourg, coup d'envoi au Vélodrome dans une demi-heure.
29:53 L'arrivée de Rachida Dati au ministère de la Culture et le premier conseil des ministres présidé par Emmanuel Macron.
30:01 Que va-t-il se passer désormais ? C'est la deuxième partie.
30:05 Désinformé de France Info avec Étienne Girard, rédacteur en chef Société à l'Express.
30:11 Avec Franck de Dieu, le directeur adjoint de la rédaction de Marianne.
30:15 Et Véronique Relsout, la présidente de Backbone Consulting, maître de conférence en communication de crise.
30:22 Oui, à Sciences Po. Allez, la passation de pouvoir ce matin, rue de Valois, vous savez c'est la rue du ministère de la Culture.
30:28 Il fallait entendre les mots de la toute nouvelle ministre lors de cette passation avec tout d'abord Rima Abdoulmalak, celle qui l'a précédée rue de Valois et qui fait ses valises.
30:40 Devenir ministre n'était pas un rêve pour moi. Je disais mon rêve c'était de devenir libre et de le rester.
30:48 En acceptant cette magnifique responsabilité que m'avait confiée le président de la République et la première ministre Elisabeth Borne,
30:56 je me suis mise au service d'une ambition pour la France à laquelle j'ai cru totalement, ardemment.
31:03 Mais je suis restée libre, libre de mes engagements, libre de mes prises d'opposition, libre dans mon amour pour les artistes.
31:14 Voilà donc la sortante et celle qui lui succède Rachida Dati avec des mots forts dès son arrivée.
31:22 Nous savons l'importance d'avoir une culture en partage pour se sentir pleinement appartenir à un pays.
31:29 Grâce à elle, grâce à tous nos prédécesseurs, la Vème République a permis qu'en France, la culture ne soit pas un bien comme un autre.
31:40 C'est ce que nous appelons l'exception culturelle. Alors chacun sait que j'aime me battre. N'ayez pas peur.
31:49 Voilà, n'ayez pas peur de nous dire Rachida Dati, fallait oser inciter Jean-Paul II en arrivant au ministère.
31:53 Véronique Relsult, c'est une vedette, j'aurais dû dire une star.
31:57 En tout cas sur les réseaux sociaux, c'est une star. On parlait tout à l'heure de la ministre de l'Éducation.
32:03 Le sujet éducation était un sujet extrêmement évoqué et fort, mais la ministre elle-même, déjà beaucoup associée à la polémique,
32:12 devait culminer en tout à 30 000 messages. Là, Rachida Dati, dans la journée, elle est plutôt sur 200 000 messages.
32:22 - Comment est-ce que vous l'expliquez, Véronique Relsult ?
32:26 - C'est une personnalité que les Français connaissent. Elle a une popularité et une notoriété réelles.
32:31 Sa notoriété est beaucoup plus forte que beaucoup de ministres. Donc voilà, elle fait partie du paysage pour beaucoup.
32:36 Et puis elle est très populaire. Dans le dernier baromètre de Paris Match, elle était dans la troisième ou quatrième personnalité préférée des Français.
32:45 C'est souvent parce que c'est son franc-parler, c'est parce que c'est la reine des expressions un peu directes.
32:50 Il y a même des comptes sur les réseaux sociaux qui reprennent toutes ces punchlines. C'est une personnalité qui plaît.
32:57 Et puis son parcours fait aussi qu'elle séduit. Alors après, dans les commentaires qu'il y avait aujourd'hui, il n'y avait pas que des commentaires positifs.
33:04 Les deux sujets les plus négatifs étaient autour de sa mise en examen. Et le deuxième sujet était autour de la surprise et du fait qu'elle a quitté les ALR
33:14 et qu'elle avait dit qu'elle était plutôt contre la Macronie. Mais en même temps, il y avait beaucoup de messages qui disaient que dans le fond, pourquoi pas ?
33:22 C'était plutôt positif. Il y avait beaucoup de gens aussi qui se réjouissaient de voir à quel point certaines personnalités du monde de la culture avaient l'air effrayées.
33:32 Et puis beaucoup se réjouissaient aussi en se disant que dans le fond, comme elle a toujours défendu le service public audiovisuel, peut-être qu'elle allait faire des actions plutôt positives.
33:42 Donc on parle beaucoup d'elle. Forcément, quand il y a autant de messages, il y a du positif et du négatif. Mais la globalité, dans l'opinion, on va mettre de côté les militants, les journalistes et les gens qui sont un peu atypiques, c'est plutôt positif.
33:54 - Les journalistes atypiques, vous dites ? - Les journalistes ont un prisme et une façon de regarder les choses qui est un peu atypique.
34:00 - Frank de Dieu, vous diriez quoi ? Prise de guerre politique, coup politique ? On peut faire encore des coups politiques aujourd'hui.
34:05 - Alors, c'est supposé l'être. C'est-à-dire que c'est une prise de guerre LR, une ancienne sarkoziste. Elle est issue de la droite. Et puis elle a ce côté, on l'a bien entendu lors de son discours, un peu populaire, droite populaire.
34:20 - Oui, elle parle de culture populaire. - Absolument, elle a parlé d'exception culturelle. Donc ce côté, cet attachement, elle a parlé de la nation. Elle a aussi mis l'accent sur le sommet de la francophonie.
34:31 - Elle parle de quartier de ruralité. - Voilà. Donc, si vous voulez, il y a l'idée à la fois d'une prise de guerre LR et puis ce côté un peu droite populaire.
34:38 Maintenant, est-ce que ça va changer quelque chose ? Premièrement, LR a dit combien ce parti restait dans l'opposition. Je dirais, le trouble parlementaire va rapidement reprendre le dessus, une fois l'effet des nominés passés.
34:58 Donc, je ne crois pas véritablement parce qu'il y a une sorte de sympathie. Mais on le sait très bien entre la sympathie, parfois même un peu amusée, au bénéfice d'un homme politique ou d'une femme politique et le changement, je dirais, d'intention de vote.
35:17 Il y a un monde et donc je ne crois pas que l'idée de se dire "je vais à la fois avoir un petit peu d'électeurs sarkozistes et puis peut-être pourquoi pas aussi d'électeurs RN avec ce côté un peu droite populaire", je ne crois pas que ça...
35:31 - Vous ne le croyez pas ? - Non. - Mais historiquement, ça n'a jamais véritablement marché, ce genre de choses.
35:36 - Etienne Girard, l'arrière-pensée, c'est "je suis ministre de la culture, je domine les dossiers culturels dans la capitale, je suis donc candidate à Paris".
35:43 - Oui, c'est le deal en arrière-plan très politique à l'ancienne. Je viens rejoindre le gouvernement et en échange, vous me soutiendrez, vous les macronistes, à Paris en 2026.
35:56 On verra ce qui se passe vraiment en 2026. En tout cas, aujourd'hui, pour moi, c'est le meilleur renfort et de très loin du remaniement.
36:05 C'est un vrai coup fort parce que c'est un peu comme... - Ça marque les esprits quand même. - Ça marque les esprits.
36:12 Rachida Dati, c'est quelqu'un, quand elle parle, on comprend et c'est très rare en politique.
36:17 Et donc, vous savez, au Festival d'Avignon, il y a le "on" et le "off", mais il y a une porte-parole du gouvernement.
36:24 "On", Rachida Dati, ce ne sera pas en fait la ministre de la culture parce que c'est des dossiers techniques.
36:30 Elle fera comme Rima Abdulmalak en termes de dossiers, mais ce sera la porte-parole du gouvernement "off",
36:36 qui dira des choses que les gens comprendront, qui utilisera des punchlines, qui sera offensive, qui aura un franc-parler dans les débats.
36:46 Tout ce que n'avait pas aujourd'hui Emmanuel Macron au gouvernement, avec en plus, c'est vrai, le côté sarkoziste.
36:55 Il y a une partie des électeurs qui ont gardé un bon souvenir tout de même de cette période et qui seront contents de la voir revenir au gouvernement.
37:03 - Je vous vois acquiescer Véronique Reylsoul. Vous allez nous dire pourquoi dans un court instant, 20h40 sur France Info.
37:08 Et oui, c'est l'heure du Fil Info avec vous, Stéphane Miller.
37:11 - Le rendez-vous est pris lundi fin d'après-midi à l'Élysée. Emmanuel Macron réunira les parlementaires de la majorité en présence du gouvernement.
37:19 L'Élysée le fait savoir ce soir après la nomination des 14 ministres et à six mois maintenant des élections européennes.
37:25 Gérald Darmanin succède à Gérald Darmanin, le chef de la place Beauvau. Il se dit très honoré d'être confirmé dans ses fonctions à l'intérieur.
37:33 Il espère mener à bien la réussite des Jeux olympiques avec Amélie Oudea Castera.
37:37 La ministre des Sports a donc également la charge maintenant de l'éducation nationale.
37:41 Elle était d'ailleurs en visite avec le Premier ministre dans un collège des Yvelines.
37:45 Elle répond aux inquiétudes désières du syndicat SNES-FSU.
37:49 "Je serai un ministre à fond avec les personnels de l'éducation nationale, mais pas H24 derrière le dos de chacun."
37:56 L'affaire des huîtres contaminées à Arcachon avec leur interdiction de vente depuis le 27 décembre.
38:01 Le parquet de Bordeaux ouvre une enquête à la suite de plaintes pour intoxication, pollution et mise en danger d'autrui.
38:07 Une association de protection de l'environnement avance que beaucoup savaient qu'elles étaient contaminées,
38:12 mais ont fermé les yeux pour sauver les ventes de Noël.
38:15 Léonie Crensou je vous voyais acquiescer ministre candidate à Paris et qui détonne un peu aussi également.
38:29 C'est ce qui vous fait réagir.
38:30 Oui, effectivement j'acquiesçais parce que c'est...
38:32 Je me disais Étienne Girard.
38:33 C'est dans les raisons de sa popularité, c'est qu'on comprend ce qu'elle dit.
38:38 Qu'elle a un franc parlé, que les gens se retrouvent dans ses expressions, attendent ses expressions.
38:44 Et après oui, sur la bataille de Paris, il y avait beaucoup de gens,
38:48 parce que vous savez que sur les réseaux sociaux il y a un courant qui s'appelle "Ça cache Paris"
38:51 qui a bien critiqué Madame Hidalgo.
38:54 Et donc ils se réjouissaient tous en se disant que...
38:57 Alors Madame Hidalgo a fait quelques punchlines aussi à son tour en disant "Bon courage"
39:02 pour les gens de la culture parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils vont endurer.
39:06 Il y avait aussi beaucoup de "Ça cache Paris" qui disaient "Ça va être amusant de voir sur la photo
39:11 quelqu'un qui n'était pas prévu sur les différentes photos des JO et..."
39:15 Vous avez aussi le premier adjoint, Emmanuel Grégoire, qui a dit "On a remplacé la compétence par des paillettes".
39:21 Exactement. Donc en gros on voit bien que les punchlines parisiennes,
39:25 qui plaisent plutôt aux internautes, les uns et les autres les attendent sur la vie nationale cette fois-ci.
39:32 Et donc c'est, on va dire, un accueil plutôt positif pour cette raison principalement.
39:36 Allez, tous ces nouveaux ministres se sont retrouvés en Conseil,
39:38 le premier Conseil des ministres de ce nouveau gouvernement.
39:40 Alors pour l'instant c'est la première équipe.
39:43 Et voici... Alors mettez-vous devant le Canal 27 s'il vous plaît, regardez les informés
39:48 et en même temps à la radio et vous l'écoutez et vous la regardez sur le Canal 27.
39:52 Vous aviez les mots d'Emmanuel Macron, du moins le peu qu'il s'est laissé filmer.
39:56 Après il y a les mots qui nous ont été rapportés, on va vous les donner également.
39:59 Voici Emmanuel Macron qui démarre sa première réunion.
40:02 Bien. Le gouvernement rassemblé au travail. Merci beaucoup.
40:09 Voilà, pas plus. Mais d'autres propos ont été rapportés.
40:12 Je vous les livre, tels qu'ils ont été donnés.
40:16 Je ne veux pas de ministres qui administrent. Je veux des ministres qui agissent.
40:21 Je ne veux pas de gestionnaires, je veux des révolutionnaires.
40:25 Ce gouvernement, autre citation, sera celui de la discipline républicaine.
40:30 Je ne veux pas d'état d'âme, je veux des états de service.
40:34 Ah, encore autre chose, tiens, vous incarnez le retour aux sources de ce que nous sommes,
40:38 le dépassement au service du pays, l'esprit, et tiens Girard, de 2017.
40:43 Ce sont les mots du président, mais il y en a d'autres, hein, Gilles Bazille.
40:45 J'aurais même dit, à la fin, si vous ne vous en sentez pas capable, sortez de cette pièce à l'instant.
40:52 Oui, c'est un Emmanuel Macron martial, impérial.
40:57 Et comment est-ce que vous l'interprétez, ça, Étienne ?
40:59 Alors, on sait depuis longtemps, je me rappelle avoir lu le livre de Philippe Besson sur sa campagne de 2017,
41:05 où on le découvrait obsédé par Napoléon et par les conquêtes de Napoléon.
41:12 Il appelait ses lieutenants de campagne, ses grognards.
41:17 Il est revenu dans cet état d'esprit-là,
41:21 lieutenant resserré autour de moi, grognard, esprit de conquête,
41:27 avec même des clins d'œil à la révolution française.
41:31 C'est l'idée de retrouver…
41:33 Parce qu'il veut du rebond, en fait. Il veut un rebond, le chef de l'État.
41:36 C'est l'idée d'insuffler un souffle, une énergie. C'est plutôt compréhensible et de bonne alloi.
41:42 Mais ça ne suffit pas, en soi, ces déclarations d'intention.
41:47 L'inverse serait étonnant, qu'il n'y ait pas d'énergie, qu'il n'y ait pas de réarmement.
41:53 Donc voilà, on peut enregistrer le fait qu'il y a une vraie volonté, une vraie motivation maximale.
42:02 Maintenant, l'action, il faudra tout de même un tableau de marche et un programme un peu plus précis.
42:08 – Alors Franck de Dieu, je vous demande, vous, de la solidarité, de la vitesse,
42:11 qu'ils soient à la condition de l'efficacité.
42:12 Non, ce n'est pas à vous que je demande ça, c'est une autre citation d'Emmanuel Macron.
42:16 J'attends de vous des résultats, encore des résultats et toujours plus de résultats, Franck de Dieu.
42:21 Nous avions des gouvernements différents avec des personnalités parfois techniques,
42:26 on dit des techno même, ou des personnalités qui étaient, on va dire, qui étaient plutôt attachées au dossier.
42:32 Là, c'est du politique qui doit être…
42:35 – C'est-à-dire, c'est la carte jouée par ce gouvernement dans son ensemble.
42:39 Gabriel Attal a dit hier "je veux de l'action, de l'action, de l'action".
42:42 Ça rappelle un peu, il l'a d'ailleurs dit, l'audace, toujours de l'audace, encore de l'audace de Danton.
42:47 Premier livre d'Emmanuel Macron, ça s'appelle "La Révolution", il y a une terminologie sans culottes.
42:53 Mais évidemment que tout cela contraste quand même avec cette politique de la conservation de l'existant.
43:00 Je veux dire, la jeunesse également, vous avez, on a publié d'un Marianne,
43:05 deux papiers sur le thème "on fait du vieux avec des jeunes".
43:11 Et d'ailleurs, l'électorat Macron, je dirais qu'il y a plutôt d'âge mûr,
43:18 a tendance à aimer la jeunesse parce qu'elle symbolise l'action, elle symbolise une forme d'immortalité.
43:24 Or, il y a quand même un contraste entre cette terminologie très révolutionnaire,
43:28 assumée et d'ailleurs assez sympathique, et puis la réalité dans l'exercice du pouvoir et des choix,
43:35 c'est-à-dire en gros la conservation.
43:38 Moi, depuis 24 heures, je veux bien qu'on se lance dans une science du curseur partisan,
43:46 dans du fine tuning politique, en disant "il y a des pro-Bailrou, des post-philippistes, des anciens sarcosistes".
43:55 - Ça, ça n'intéresse personne.
43:56 - Je ne sais pas si ça n'intéresse personne, mais est-ce que ce jeu d'équilibre qu'on adore commenter,
44:03 est-ce que ça a des effets demain sur la négociation du pacte de stabilité en Europe ?
44:10 Est-ce que demain, ça va changer quelque chose sur les décrets d'application de la loi de l'immigration ?
44:16 Soit pour la supplier, soit pour le durcir. Je ne crois pas.
44:19 Est-ce que demain, cet amalgame, cette science des grands équilibres et des combinaisons,
44:28 je dirais, entre un orléanisme de droite et une gauche libérale,
44:35 ça va changer quelque chose sur la sortie ou non du marché de l'électricité qui va avoir des conséquences ?
44:41 - Et la réponse est ?
44:42 - La réponse, je crains, soit non.
44:44 - Allez, il va falloir donner à entendre, c'était très intéressant.
44:46 Les oppositions, Julien Bayou, Oisard, député Europe Écologie-Les Verts de Paris,
44:52 qui était l'invité du 18-20 France Info.
44:55 - J'ai une pensée pour les électeurs. Emmanuel Macron, qui avait voté pour faire barrage au Front National,
45:01 et qui voit qu'avec la loi immigration, le président reprend les idées de l'extrême droite.
45:07 Et peut-être ceux qui avaient voté au premier tour pour un dépassement, un renouvellement,
45:11 une forme de "ni de gauche, ni de droite", qui se sont laissés berner.
45:16 Et qui voient maintenant un gouvernement très à droite, sarkoziste,
45:20 et qui signe, je crois, la fin de la promesse macroniste.
45:23 Il y a une forme de clarification.
45:25 - Voilà, gouvernement sarkoziste, nous dit Julien Bayou.
45:28 Vous avez apprécié le dégagement de notre ami Franck Dedieu.
45:31 Ceux que vous sondez, là, ils sont un peu là-dessus aussi ?
45:35 - Ils sont aussi un peu là-dessus. En fait, le seul point, c'est qu'ils se demandaient,
45:38 parce qu'il y a des personnalités quand même conséquentes autour de la table du Conseil des ministres,
45:43 et des gens qui ont de l'expérience et des forts caractères.
45:47 Donc leur débat, il était plus "comment est-ce que ça va se passer ?
45:50 Comment vont-ils s'entendre, rappeler les animosités qu'il y a pu y avoir dans le passé ?"
45:53 Mais globalement, les petits accords et la réalité de...
45:57 Enfin voilà, Franck Dedieu l'a très bien expliqué, c'est à peu près ce que pensent les Français.
46:01 Ils veulent, comme le président de la République, de l'action et des résultats.
46:04 - Etienne Girard, ce qui va compter dans les semaines, les mois qui viennent,
46:07 ce seront les actions, les décisions prises pour répondre aux attentes fortes des Français sur pas mal de sujets.
46:13 On va pas les égrener à chaque fois, mais les pouvoirs d'achat en est un qui est en haut de l'affiche.
46:17 Là-dessus, c'est là-dessus que le président attend ses ministres, ses nouveaux ministres.
46:22 Mais ça devait exister auparavant aussi, en vrai.
46:26 - C'est un peu le grand absent du début du deuxième quinquennat et du remaniement.
46:32 C'est l'éléphant dans la pièce pour moi à ce sujet.
46:34 C'est-à-dire qu'on parle de casting.
46:36 Effectivement, les ministres qui ont été nommés ont du savoir-faire, ont de l'expérience.
46:42 Leur positionnement passé, ça n'a pas grande importance.
46:45 Mais on parle pas des politiques publiques.
46:48 Or, c'est déjà ce qui manquait au gouvernement Borne.
46:52 D'accord, Catherine Vautrin au travail.
46:55 Quelle politique publique de travail ? Ça ne me dit rien.
46:59 D'accord, Gérald Darmanin reste à l'intérieur.
47:02 Quelle politique publique de sécurité ? Ça ne me dit absolument rien.
47:07 Quelle politique publique d'emploi demain ? On ne sait absolument rien.
47:12 Il y a vraiment des raisons aujourd'hui d'attendre Emmanuel Macron au tournant sur ces questions-là.
47:19 Il a changé largement son casting.
47:22 Maintenant, il serait temps de proposer des idées, des programmes et des lois aux Français.
47:30 Parce qu'il lui reste simplement trois ans après le macronisme.
47:33 C'est fini. Et la modernisation du pays qu'il promettait, ce sera fini.
47:37 Ça sera trop tard. Allez, ira-t-il en attendant une liste modem aux élections européennes ?
47:42 Question essentielle que nous poserons après ce Fil info/Le Retour.
47:46 Avec vous, Stéphane Milhomme.
47:48 Une pollution particule fine en région parisienne et même un pic est attendu demain.
47:54 Premier conseil pour les personnes fragiles, limiter les déplacements.
47:57 Pollution de l'air à Lyon également qui instaure dès demain 5h.
48:01 La circulation différenciée dans toute sa métropole.
48:03 J'ai confiance dans l'avenir de notre école, parole de Gabriel Attal.
48:07 En visite au Collège Saint-Exupéry d'Andrésy, dans les Yvelines.
48:10 Le Premier ministre martèle que l'éducation est la mère de toutes les batailles.
48:13 Il l'était, rejoint de sa nouvelle ministre de l'Éducation nationale et des Sports, Amélie Houdéa-Casterat.
48:18 Les tensions en mer rouge avec de nouvelles attaques de drones, des outils sur des navires commerciaux.
48:24 Ces rebelles yéménites menacent maintenant de s'en prendre aux intérêts américains et britanniques.
48:28 Ces deux pays ont mené tôt ce matin des frappes visant des sites militaires tenus justement par ces rebelles.
48:34 Alexis Pintouro suivra la fin de la Coupe du monde de ski à la maison.
48:38 Après sa chute cet après-midi à Wengen en Autriche, il s'est blessé au ligament croisé.
48:42 Mais belle victoire dans ce superjet du skieur des Hautes-Alpes, Cyprien Sarrazin.
48:46 20h, 21h, les informés, Jean-François Aquiline.
48:56 Alors il y a les partenaires de la majorité, le MoDem, le mouvement démocrate de François Bayrou
49:00 qui estime avoir été malservi à un seul représentant pour l'instant.
49:03 Il faut attendre la nomination des autres ministres, Marc Fesneau qui reste à l'agriculture
49:07 et également à la souveraineté alimentaire.
49:11 On a l'impression que c'est le retour de l'UMP, nous a dit, l'UMP c'est l'ancêtre des Républicains, nous a dit,
49:17 Richard Ramos qui est le député MoDem du Loiret.
49:21 Il s'est exprimé sur France Info et à la radio et à la TV
49:27 évoquant cette menace brandie en coulisses par François Bayrou
49:31 de la constitution d'une liste, et oui, dissidente du MoDem aux Européennes.
49:35 Écoutez Richard Ramos.
49:37 Je pense que le MoDem qui aujourd'hui est le seul pilier centriste de cette majorité
49:41 doit regarder très près à la fois la discussion générale du Premier ministre
49:45 et à la fois l'ensemble des secrétaires d'État
49:48 parce que si c'est pour ressembler à l'UMP, vous vous rappelez ce qu'avait dit François Bayrou,
49:52 quand on commence à penser tous la même chose, on finit par penser plus rien.
49:56 Alors je pense que François Bayrou ne se pensera que notre famille politique doit prendre de l'autonomie.
50:01 Franck de Dieu, sur les fondamentaux, la campagne des Européennes qui arrive,
50:06 les partenaires de la majorité partagent le même point de vue, la même vision de l'Europe, rassurez-nous.
50:10 Absolument, c'est pour ça que quelque part la menace d'une liste dissidente,
50:15 soit c'est un élément pour négocier de bonnes places dans une seule liste,
50:21 soit il y a véritablement un projet alternatif.
50:24 Mais ce projet alternatif dans la mesure où, je dirais,
50:28 entre le Renew et le MoDem ont voté favorablement au traité constitutionnel européen,
50:36 ils sont plutôt pour abandonner, d'aller toujours plus avant dans cette idée de souveraineté européenne,
50:44 qu'on peut aimer ou ne pas aimer, mais en vérité il y a quand même une véritable convergence.
50:48 Ce qui est assez intéressant, c'est qu'Emmanuel Macron, dans cette constitution de nouveau commun,
50:53 on l'a dit, il a voulu ressouder un peu sa majorité qui avait été un peu affectée...
50:57 Un peu secouée par la loi immigration.
50:59 Il se trouve que si vous avez des macronistes de gauche qui sont malmenés,
51:07 si vous avez une liste du centre qui émerge, c'est quand même un peu raté.
51:12 Ajoutez à cela le fait que de se dire "l'opinion publique va se droitiser"
51:18 et donc qu'Emmanuel Macron voulait également se droitiser.
51:21 Il se trouve qu'en vérité, l'opinion publique sur des questions régaliennes peut se droitiser,
51:26 sur des questions économiques pas du tout.
51:28 Elle est en quête de sécurité, mais aussi de sécurité économique pour l'emploi, pour l'ISF, etc.
51:35 - Etienne Girard, le président de la République va réunir lundi les parlementaires de la majorité en présence de ses ministres.
51:42 Il y aura aussi d'autres nominations, j'imagine, de ministres délégués, de secrétaires d'État ou autres, je ne sais pas.
51:47 Vous y voyez quoi ? On enclenche quelque chose de nouveau ?
51:51 Il va devoir se passer quelque chose ? Il y a cet hypothétique rendez-vous avec la nation ?
51:56 - Oui, mais c'est un peu "Houlou-Houlou", vous savez, cette fable où, à force d'appeler "Houlou"
52:02 ou "Houlou ne vienne pas", on finit par ne plus croire qu'il va venir un jour.
52:07 Il y a eu le conseil de la refondation, il y a eu les rencontres de Saint-Denis,
52:12 aujourd'hui le rendez-vous avec la nation, il aura lieu, de fait.
52:16 Mais la vraie question, c'est quelle substance programmatique a ce rendez-vous avec la nation ?
52:22 On sent bien cette volonté de ressouder la majorité, et les petites postures, celles du modem,
52:29 ça me fait un peu penser à ce personnage d'Astérix, d'Astérix en Hispanie, vous savez, Pépé.
52:35 Cet enfant qui, quand on ne fait pas ce qu'il veut, il s'arrête de respirer, et il devient tout rouge.
52:40 C'est un peu ça, c'est "retenez-moi où je fais un malheur".
52:45 La vérité, je vous le donne en avant-première, ce qui va se passer, il ne va rien se passer du tout,
52:50 il n'y aura pas de liste dissidente modem aux élections européennes,
52:53 et il y aura deux secrétaires d'État, voire trois secrétaires d'État modem.
52:58 Tout le monde sera content, on est dans les postures habituelles de la vie politique, rien de nouveau sous le soleil.
53:04 - Véronique Rensoult, il est temps de conclure. Est-ce qu'il y a une posture magique attendue par les Français ?
53:09 - Certainement pas celle de Pépé.
53:12 Non, en fait, les Français, ils sont commentés, ça ne les passionnait pas, on en avait parlé,
53:17 le remaniement, ils pensaient que ça n'allait pas changer grand-chose.
53:20 - C'est difficile de ne pas en parler, mais c'est vrai que ça ne passionne pas les foules.
53:23 - En fait, il y a eu quelques nominations qui ont étonné, on a parlé de celle de Rachida Dati,
53:28 on a eu quelques débuts de polémiques autour de l'éducation,
53:31 mais globalement, les Français, ils sont pour le moment plutôt dans une logique d'attentisme positif,
53:35 en disant "ça serait bien que ça fonctionne".
53:37 Ils ont des attentes très précises en termes de pouvoir d'achat,
53:40 ils ont des attentes très précises sur la santé,
53:42 on n'en a pas parlé ce soir, mais c'est un des sujets qui mobilise énormément les Français,
53:46 et il se pose des tas de questions autour de ce ministère de la Santé.
53:49 - Il y a des critiques aussi sur l'absence d'un ministère du Logement, etc.
53:51 - Et voilà, il y a quelques sujets de ce type-là.
53:53 - Attendons la suite des désignations des ministères.
53:55 - Donc en fait, je ne sais pas si se mettre en colère est la bonne posture,
53:58 ce qui est certain, c'est que les Français ont envie de données concrètes,
54:01 et que des ministères ou des secrétaires d'État, c'est une façon aussi de montrer que le sujet est important,
54:06 et donc c'est plus ça qu'ils sont en train de scruter, plus qu'autre chose.
54:09 - Allez, il est temps de conclure avec les une de vos magazines respectifs.
54:13 Je commence par vous, Franck Dedieu, la une de Marianne, cette semaine.
54:17 - La trappe gogo écolo, on passe en revue la rénovation thermique, les voitures électriques, les éoliennes,
54:22 pour se dire que ce n'est pas aussi facile que ça, c'est bien sûr à encourager,
54:27 mais c'est quand on creuse un peu les sujets, ce n'est pas aussi simple.
54:30 - Nécessaire mais compliqué, ce que vous dites. La trappe gogo écolo, la une de Marianne.
54:34 La une de l'Express, je ne sais pas si c'est Astérix en Hispanie.
54:38 - Non, pas vraiment. Vous allez voir que ce n'est pas vraiment ça,
54:40 puisqu'on parle de l'Ukraine, de Trump, d'Israël, bref, des douze périls qui menacent à notre sens 2024.
54:47 - Grand dossier de l'Express, donc les douze périls qui menacent 2024.
54:51 Je rappelle, merci à tous les deux, je rappelle le titre de votre ouvrage,
54:54 "L'ultime pouvoir, la face cachée des réseaux sociaux", Véronique Ressoud.
54:58 Passionnant bouquin, passionnant essai. Merci à tous les trois d'avoir participé à ces informés.
55:04 Restez en notre compagnie sur France Info, bien évidemment. Bonne soirée.
55:09 ...
55:12 ...
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