- il y a 2 ans
Avec Tristan Waleckx , journaliste et rédacteur en chef de Complément d’enquête
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
---
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
Nous suivre sur les réseaux sociaux
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##SUD_RADIO_MEDIA-2023-12-07##
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
---
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
Nous suivre sur les réseaux sociaux
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##SUD_RADIO_MEDIA-2023-12-07##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00 Le 10h30 Sud Radio Média, Valérie Exper, Gilles Gansman.
00:05 Bonjour à toutes et à tous, bonjour Gilles.
00:08 Bonjour Valérie.
00:09 Et nous recevons aujourd'hui celui qui fait l'actualité.
00:11 Tristan Ouellet.
00:12 Tristan Ouellet qui est avec nous.
00:15 Donc vous êtes le rédacteur en chef de Complément d'Enquête.
00:19 Évidemment on va revenir avec vous sur le Complément d'Enquête consacré à Cyril
00:22 Hanouna.
00:23 Et puis surtout on va parler avec vous et avec Damien Fleurette qui a réalisé le Complément
00:27 d'Enquête qu'on va pouvoir découvrir ce soir, Gérard Depardieu, la chute de l'ogre
00:31 avec des images inédites.
00:33 Il y a des révélations cette fois-ci ?
00:35 Oui, il y a des révélations toujours, tous les jeudis sur Complément d'Enquête.
00:38 Et non c'est vrai que ce doc sur Depardieu est exceptionnel parce qu'on y dévoile les
00:42 images inédites où on voit Gérard Depardieu déraper de très nombreuses reprises en présence
00:48 de femmes, ce qui jette le trouble sachant qu'il est aujourd'hui mis en examen pour viol.
00:52 Oui absolument, on va en reparler dans un instant évidemment.
00:56 Nous jouons, c'est Noël, c'est le grand sapin de Noël de Sud Radio et aujourd'hui,
01:03 écoutez, encore une fois, vous avez la possibilité de gagner de très nombreux cadeaux.
01:08 Un séjour d'une semaine pour 4 personnes à la montagne, bon on voulait y aller que
01:11 tous les deux Gilles, à la mer ou à la campagne grâce à Odalis Vacances.
01:16 Vous pouvez gagner également une enceinte Design et Connecté de la marque française
01:20 Lexone ou encore...
01:21 Il y a un kilo de chocolat, un balloton d'un kilo de chocolat.
01:26 0826 300 300, appelez-nous et nous prendrons le 20ème appel.
01:31 On est très ambitieux ce matin.
01:33 A tout à l'heure pour le gagnant et on va tout de suite commencer avec le zapping.
01:36 C'est évidemment les propos de Gérard Larcher qui a occupé l'actualité médiatique.
01:44 Valérie, comme vous vous en doutez, un peu comme Depardieu, son côté rablaisien à
01:48 parler, ferme ta gueule, du coup ça s'est lâché dans les médias comme ça on est
01:52 amusés quotidien.
01:53 Putain de merde, ça fait du bien de dire ferme ta gueule.
01:57 Je cite, ferme ta gueule.
01:59 Ferme ta gueule.
02:00 Ferme ta gueule.
02:01 Ferme ta gueule.
02:02 Ferme ta gueule.
02:03 Ferme ta gueule.
02:04 Ferme ta gueule.
02:05 Ferme ta gueule.
02:06 Ferme ta gueule.
02:07 Ferme ta gueule.
02:08 Ferme ta gueule.
02:09 Les mots sont forts.
02:10 Après on sent que ça part vite.
02:11 Ferme bien ta grande gueule.
02:13 J'ai entendu Patrick Roger ce matin, je trouvais qu'il prenait un certain plaisir à le dire.
02:19 Ah oui, c'est ce que dit Quotidien, ça a lâché beaucoup de journalistes.
02:23 Vous pensez quoi ?
02:24 Moi je sais quoi dire si jamais vous me posez une question gênante ce matin, c'est bien
02:27 que j'ai un petit joker.
02:28 Dans cet avou, Gabriel Attal, le ministre superstar de l'éducation est revenu sur sa
02:36 proposition du redoublement décidé par le corps enseignant uniquement.
02:40 C'était dans cet avou.
02:41 Quand vous arrivez à la fin de la CP et qu'un élève ne sait pas lire et qu'on dit qu'il
02:47 peut passer en classe de CE1 sans aucune difficulté, sans organisation particulière, on ment à
02:52 l'élève, on ment à la famille.
02:54 Je le dis, il n'y a pas mieux que les enseignants pour connaître le niveau réel de leurs élèves
02:58 et connaître leurs besoins.
02:59 Effectivement, je mets en place une nouvelle organisation où concrètement les enseignants
03:03 pourront proposer deux choses.
03:05 Soit si un élève a des difficultés mais qu'on considère qu'il peut quand même passer
03:09 dans la classe supérieure, prescrire des accompagnements pédagogiques, faire sa rentrée
03:13 deux semaines avant les autres, avoir des stages de réussite pendant les petites vacances
03:17 pour lui donner toutes les chances de réussir dans la classe supérieure.
03:19 Soit, manifestement, il y a des lacunes trop importantes pour qu'il puisse avoir une chance
03:23 de réussir dans la classe supérieure.
03:24 Et là, oui, il faut que l'enseignant, l'équipe pédagogique, puisse proposer un redoublement.
03:28 Il faut les former pour supporter les parents.
03:29 Gabriel Attali mérite un complément d'enquête à force d'être la star du gouvernement.
03:34 Figurez-vous qu'on en a déjà parlé.
03:37 J'en étais sûr.
03:38 C'est pour ça que j'ai choisi ce son.
03:39 De toute façon, à chaque fois, vous nous donnez des bonnes idées.
03:41 La dernière fois, vous nous aviez questionnés sur Sandrine Rousseau et l'idée était
03:45 partie de ce studio.
03:46 Quand j'ai choisi ce son-là, je me suis dit que je vais le choisir pour parler mieux
03:50 aux gars.
03:51 On réfléchit parce qu'il fait partie des présidentiables.
03:53 On réfléchit à des portraits politiques.
03:55 Et dans la majorité, on pense à lui, à Gérald Darmanin ou d'autres.
03:58 Vous aviez parlé de ces problèmes de poignet.
04:01 Magali Berda est revenue hier, n'en touche pas à mon poste.
04:04 Pourquoi poignet ?
04:05 Oh, mais vous ne regardez pas les émissions.
04:06 Je parle pour nos auditeurs.
04:07 Mais non, mais vous parlez, vous parlez entre vous.
04:08 Ça fait polémique.
04:09 Parce qu'elle a dit qu'elle avait mal au poignet quand on parlait avec sa montre.
04:15 Un problème de tendinite.
04:16 Il faut expliquer à nos auditeurs qui ne suivent pas forcément les affaires de la
04:21 télé-réalité.
04:22 Mais ce n'est pas la télé-réalité.
04:23 C'était un complément d'enquête.
04:24 Oui, mais les personnages de la télé-réalité.
04:27 Vous êtes impardonnable.
04:28 Alors hier, dans "N'en touche pas à mon poste", j'ai voulu faire un jeu de mots, voilà.
04:34 Hier, dans "N'en touche pas à mon poste", elle est revenue sur la chute de Sean Evans
04:39 provoquée par Booba que vous avez rencontrée.
04:41 La société Sean Evans, que j'ai fondée, a fait une chute libre de 30 millions d'euros
04:45 sur une année.
04:46 Vous avez perdu 30 millions d'euros à cause de cette affaire.
04:48 En fait, il y a eu de la part de Booba au début un appel clair au boycott.
04:55 C'est-à-dire qu'il a affiché les marques avec qui on travaillait en disant "tous ceux
05:00 qui travaillent avec Megali Bernard vont avoir le droit à la malédiction".
05:03 Il postait les posts Instagram de toutes les marques avec qui on travaillait pour que tous
05:07 les trolls de Twitter aillent allumer les marques.
05:10 Ce que je peux comprendre, c'est qu'elles payent pour faire de la pub,
05:13 elles ne paient pas pour se faire massacrer sur les réseaux.
05:15 Est-ce que vous n'avez pas contribué à la chute de Megali Bernard ?
05:18 Est-ce que vous n'en voulez pas un petit peu ?
05:20 Alors, ce n'était pas le but, mais c'est vrai qu'on a fait un reportage l'année dernière
05:23 sur les influenceurs qui a montré...
05:25 Qui est un de vos plus grands succès, après le mouvement.
05:27 Qui avait bien marché notamment chez les jeunes et qui avait montré qu'il y avait des arnaques
05:31 de la part de certains influenceurs.
05:33 Mais ce n'est pas nous qui sommes responsables des faits que nous avons montrés ou dénoncés.
05:37 La responsable de la chute de Shona Evans, c'est avant tout Omagali Berda.
05:41 Nous, on a simplement fait notre travail et c'est vrai que ça a peut-être contribué
05:45 à faire prendre conscience des problèmes qu'il y avait au sein de plusieurs agences d'influenceurs.
05:49 Il n'y avait pas que Shona Evans, il y avait également l'agence We Evans.
05:52 De Arthur.
05:53 Voilà, qui appartient... dont Arthur est actionnaire.
05:57 Et c'est vrai que nous, on a contribué peut-être à faire connaître ce qui était un problème.
06:01 Ensuite, les politiques s'en sont saisies.
06:04 Bruno Le Mais notamment au ministère de l'Economie.
06:07 Et puis, il y a eu une loi qui a été votée le 1er juin dernier pour encadrer ce métier d'influenceur
06:12 qui ne l'était pas jusqu'à présent.
06:14 Et pour le coup, c'est plutôt une bonne chose, je crois.
06:16 Pourquoi vous avez fait une partie avec Booba alors que le doc était consacré à Nuna ?
06:20 On vous a reproché d'avoir donné beaucoup la parole à Booba sur les influenceurs.
06:24 Pour le coup, c'était essentiel parce qu'effectivement, c'était "Les fauteuils rouges".
06:27 Cette interview était consacrée à Cyril Hanouna.
06:30 Il faut savoir qu'il était actionnaire de Shona Evans, actionnaire aussi de Banijé
06:35 qui était propriétaire de Shona Evans.
06:37 Il a longtemps caché, y compris à ses amis comme Booba.
06:40 Et pour nous, c'était essentiel de faire une partie sur les influenceurs de la téléréalité.
06:46 Vous savez, c'est un cercle vertueux qu'on avait montré l'année dernière
06:50 dans notre reportage sur les influenceurs de la téléréalité.
06:52 Banijé, dont est actionnaire Cyril Hanouna, produit des émissions de téléréalité,
06:57 "Les Marseillais" à Cancún, ce genre de choses.
07:00 Ces influenceurs font du placement de produits via des agences influenceurs
07:03 qui appartiennent à l'époque à Banijé.
07:07 Et ensuite, ces influenceurs sont invités sur "Touche pas à mon poste"
07:11 pour faire de la publicité.
07:13 On montrait un petit peu tout cet écosystème qui, en apparence, n'est pas lié
07:18 mais qui en réalité est une véritable économie
07:20 dont Cyril Hanouna a participé, même s'il l'a nié publiquement pendant très longtemps.
07:25 - On continue ? - On continue.
07:27 Allez, la "Ferme ta gueule" est définitivement à la mode.
07:31 La semaine dernière, chez Jordan Deluxe, c'est le producteur Jean-Claude Camus
07:35 qui avait lancé la mode en parlant de son beau-fils Yannick Noah
07:39 et ses propos sur Israël.
07:41 Il ne peut pas s'empêcher de dire ce qu'il pense.
07:44 L'histoire d'Israël où il a pris des positions ambiguës, mal comprises d'ailleurs, je crois,
07:50 parce qu'il est tout sauf raciste, sauf... voilà.
07:54 Et là encore, on lui retombe dessus à nouveau.
07:57 Si vous aviez un conseil à lui donner, vous lui diriez quoi à Yannick Noah ?
08:00 Ne prend plus position ?
08:02 Je l'espère assez avec d'autres.
08:04 Tais-toi. Ferme ta gueule et chante.
08:07 - C'est la mode. - Peut-être que Gérard Marchève et Jordan Deluxe...
08:11 Peut-être, qui sait ?
08:13 Vous allez revenir à la politique un petit peu ?
08:16 Parce qu'on a l'impression que vous avez eu une dérive people, là, de par Dieu, Hanouna.
08:20 C'est pour faire de l'audience ?
08:22 Oui, on a un portrait de Jordan Bardella qui va être diffusé bientôt.
08:26 Et puis justement, on est en train de préparer une enquête.
08:28 Je ne peux pas donner tous les contours parce que...
08:31 On va l'annoncer prochainement, mais on va avoir une enquête qui concerne
08:36 la guerre Israël-Hamas très très prochainement.
08:39 Mais on a traité...
08:41 C'était il y a un mois et demi à peu près, on a fait une enquête sur le Hamas.
08:45 Donc non, on n'est pas du tout people. On a fait les déchets nucléaires.
08:48 On a fait la grande distribution.
08:51 On fait plus souvent parler de nous quand on fait des sujets sur des personnalités publiques
08:55 comme Cyril Hanouna ou Gérard Depardieu.
08:57 Mais on fait des sujets parfois extrêmement techniques
08:59 qui font peut-être un peu moins le buzz, mais qui sont tout aussi intéressants.
09:02 Vous avez été étonné du score de l'émission avec Cyril Hanouna ?
09:05 Oui et non.
09:07 C'est-à-dire que pour nous, c'était une réponse à tous les gens qui nous disaient
09:10 "Mais pourquoi vous faites un sujet sur Cyril Hanouna ?
09:12 C'est quelqu'un qui n'intéresse pas, ça n'a pas lieu d'être un complément d'enquête sur lui."
09:16 J'ai vu qu'il s'attribuait le succès de ce score de complément d'enquête historique.
09:21 Plus de 3 millions de téléspectateurs.
09:23 On pense que c'est avant tout un succès pour complément d'enquête.
09:26 Il y a quelques mois, il était venu sur France Télévisions.
09:28 Cyril Hanouna avait fait 200 000 téléspectateurs.
09:30 Donc non, on pense au contraire que les gens avaient une soif, un désir de savoir
09:35 quelle était la mécanique de cette émission et si ça a aussi bien fonctionné.
09:38 Mais c'est lui qui a fait l'audience, Tristan.
09:40 C'est lui et c'est nous. C'est nos révélations, c'est nos enquêtes.
09:43 C'est le fait de pouvoir démontrer la mécanique de cette émission.
09:46 Je pense que les gens avaient besoin de comprendre très précisément
09:52 quel était le système Cyril Hanouna.
09:54 On va en reparler dans un instant. On conclut le...
09:56 Bah oui, je suis toujours en musique. Vous savez ce que j'ai mis ?
09:59 Non.
10:00 Vous aviez mis un petit smiley, ce que j'avais mis sur mon Instagram.
10:03 J'ai mis un petit Gérard Depardieu qui chante "La vie est belle, il aime la vie".
10:09 On va le voir en deuxième partie avec Damien Floret.
10:12 C'est terminé, la la la la.
10:16 D'aimer la vie et d'aimer l'amour, la la la la.
10:20 D'aimer la nuit, d'aimer le jour.
10:23 On va en reparler, effectivement.
10:25 Il y a beaucoup de choses à dire dans ce complément d'enquête
10:28 qui sera diffusé ce soir et qui risque de faire beaucoup de bruit.
10:31 Ça a commencé parce qu'on a appris qu'il y a eu une nouvelle plainte
10:34 qui a été déposée suite à l'interview qui a été faite dans ce complément d'enquête.
10:38 On va en reparler dans un instant, mais dans un premier temps,
10:41 on va revenir sur le complément d'enquête qui a été consacré à Cyril Hanouna.
10:44 A tout de suite.
10:45 L'invité du jour, c'est Tristan Wallex, journaliste, rédacteur en chef de complément d'enquête.
11:01 Ce soir, un complément d'enquête est consacré à Gérard Depardieu,
11:04 la chute de l'ogre, avec des images inédites et assez troublantes,
11:09 pour ne pas dire perturbantes et choquantes.
11:12 On va en parler tout à l'heure avec Damien Fleurette,
11:15 qui a réalisé ce documentaire.
11:16 Mais je voulais qu'on revienne sur le complément d'enquête de la semaine dernière,
11:20 consacré à Cyril Hanouna.
11:22 3 millions, combien, 200 000 téléspectateurs.
11:24 Le replay qui cartonne aussi.
11:26 Oui, j'ai vu passer les tout derniers chiffres.
11:28 Je crois qu'on vient de dépasser les 2 millions de vues,
11:31 ce qui ne veut pas dire 2 millions de téléspectateurs.
11:33 Ce sont des calculs un peu compliqués.
11:35 Mais je crois que c'est le record historique de la plateforme France Télé,
11:40 qui était jusque-là détenue par la série 10%.
11:44 Écoutez, c'est pas mal.
11:46 Juste une question.
11:48 Vous êtes content ou pas du complément d'enquête ?
11:50 Est-ce que vous avez le sentiment, parce qu'il y a eu beaucoup de critiques,
11:53 en disant "finalement, il n'y a rien".
11:56 Oui, il y a eu beaucoup de critiques.
11:57 C'est surtout Cyril Hanouna qui a lancé ça,
12:00 qui a essayé de dire qu'on l'avait enquêté pendant quasiment un an pour pas grand-chose.
12:04 Non, pour le coup, je pense que c'est de la communication assez habile de Cyril Hanouna.
12:09 Notre reportage, on en est effectivement extrêmement fiers.
12:12 Ce qui nous intéressait, ce n'était pas d'enquêter sur la vie privée de Cyril Hanouna,
12:16 de parler de drogue ou de je ne sais pas quoi, j'ai lu ça sur les réseaux sociaux.
12:20 Nous, on voulait démonter et démontrer quelle était la mécanique de cette émission.
12:24 Et on a réussi à montrer que cette émission qui se prétendait "journalistique",
12:29 n'en avait absolument pas l'apparence, mais n'en avait absolument pas les codes.
12:33 C'est-à-dire qu'on a démontré, documents à l'appui, que les débats étaient truqués,
12:37 qu'on faisait des faux débats sur la peine de mort,
12:39 en obligeant des chroniqueurs à faire croire qu'ils étaient pour la peine de mort,
12:42 des chroniqueurs qui, vraisemblablement, le vivent très mal.
12:45 On a montré qu'il y avait des faux témoins, qu'on avait fait passer des faux témoins
12:50 pour des policiers de la Brave M, une brigade de la préfecture de police de Paris,
12:54 que la production et Cyril Hanouna lui-même étaient au courant que c'étaient des témoins bidons,
12:59 que malgré l'anonymat qui leur avait été promis, on a donné leur nom, on a balancé leur nom...
13:03 - Non, c'est la justice, ce que veut dire...
13:05 Le producteur, c'est la justice qui a obligé à révéler les noms.
13:08 - Alors, la justice a demandé, le producteur a décidé de le faire,
13:12 alors qu'il avait été expliqué aux policiers, aux faux policiers...
13:16 - Oui, mais quand la justice vous ordonne de le faire, vous le faites.
13:18 - Ah bah non, on a le secret des sources, un complément d'enquête,
13:20 toutes les semaines on reçoit des réquisitions de la justice...
13:21 - Mais le journaliste, il n'est pas journaliste, il est patron d'une société de production.
13:24 - Eh ben, on est au cœur de ce que l'on a voulu montrer, et c'est pour ça que je trouve ça génial,
13:27 le complément d'enquête qu'a fait Virginie Villar la semaine dernière,
13:29 c'est qu'on est au cœur du problème, c'est que Cyril Hanouna fait croire qu'il fait une émission journalistique,
13:34 qu'il respecte les codes, la déontologie, quand il fait des témoins anonymes,
13:37 ce sont des vrais témoins, que ces témoins, il les protégera parce qu'il y a le secret des sources,
13:41 alors qu'en fait, il ne le fait pas. Il bidonne, il ment, il fait témoigner des faux témoins,
13:46 il ne respecte pas le secret des sources, tout l'inverse de ce que nous, nous faisons.
13:49 - Mais c'est un divertissement, il ne s'est jamais prétendu journaliste, Cyril Hanouna.
13:53 - C'est la critique qui revient souvent ces derniers temps, c'est-à-dire que là où il dérange aujourd'hui,
13:58 c'est qu'il n'a plus le même rôle qu'avant, c'est-à-dire qu'avant, effectivement, c'était un amuseur,
14:02 il faisait rire ou pas les gens, aujourd'hui, il fait croire qu'il a une émission journalistique,
14:07 il crée le débat, il invite des hommes et des femmes politiques, et c'est du journalisme Canada Dry,
14:14 c'est-à-dire que ça ressemble à du journalisme, mais ça n'est pas du journalisme.
14:17 - Mais en quoi c'est grave dans le sens où il ne se revendique pas journaliste,
14:22 où il fait effectivement des débats, vous donnez deux exemples, effectivement celui des policiers de la Bravem,
14:29 mais au-delà de ça, globalement, il a en général, pour regarder assez régulièrement les AP,
14:34 il a en général les gens qui font l'actualité, qui sont dans l'actualité, les témoins vont chez lui.
14:40 - Oui, et c'est en ça qu'il y a un glissement dans le propos de cette émission,
14:44 c'était une émission autrefois, une émission de divertissement, une émission où il parlait essentiellement de la vie people, média, etc.
14:52 Aujourd'hui, il se prétend une émission journalistique, on a même Arnaud Lagardère qui intervient dans le reportage,
14:58 qui explique que de toute façon, c'est le rêve de Cyril Hanouna, c'est d'être journaliste,
15:02 il a même annoncé qu'il allait annoncer une émission d'investigation.
15:05 - Mais pourquoi vous n'avez pas été jusqu'au bout en disant que c'est le porte-parole de Bolloré,
15:10 et que c'est une émission qui fait la part belle ?
15:14 - Alors justement, c'est ce que l'on a fait, on a justement démontré, on a une source anonyme
15:18 qui a assisté au débrief de l'émission, la fameuse émission où a participé Louis Boyard,
15:25 ce député de la France Insoumise qui avait osé parler de Vincent Bolloré sur le plateau,
15:29 ce qui est un nom tabou, on ne doit pas prononcer le nom Bolloré sur le plateau de Cyril Hanouna,
15:34 et en sortant du plateau, Cyril Hanouna a dit "demain, on le défonce, Louis Boyard,
15:40 et le lendemain, comme des petits moutons", alors que c'est dans ça qu'il y a une tricherie...
15:45 - Non, parce que ça vous est jamais arrivé d'aller en salle de montage et dire "ça tu me le coupes,
15:49 ça tu me le remets après, ouais, ça tu me changes ton commentaire" ?
15:52 - C'est pas du tout la même chose, alors rien à voir...
15:55 - Quand vous donnez des ordres à un journaliste...
15:57 - C'est-à-dire que, vous savez, c'est même interdit par la convention de l'ARCOM,
16:00 entre C8 et l'ARCOM, c'est-à-dire que Bolloré, il est propriétaire de C8,
16:05 mais il ne peut pas faire ce qu'il veut, et dans les textes de l'ARCOM,
16:08 le gendarme de l'audiovisuel, il écrit très clairement que,
16:11 pour garantir l'honnêteté et l'indépendance de l'information,
16:13 l'actionnaire ne peut pas intervenir sur le contenu.
16:16 Donc quand Cyril Hanouna interdit à quelqu'un de prononcer le mot Bolloré,
16:20 quand Cyril Hanouna demande à ses chroniqueurs de défoncer un député
16:24 parce qu'il a dit du mal de l'actionnaire, c'est quelque chose qui,
16:27 normalement, contrevient aux règles de l'ARCOM.
16:30 On a encore révélé des SMS hier qui montrent que, c'était en 2019, je crois,
16:36 une chroniqueuse a été obligée de dire à l'antenne qu'elle avait eu un coup de cœur
16:40 pour un film parce que Vincent Bolloré l'avait demandé à Cyril Hanouna.
16:44 Tout ça, ce sont des choses qui sont anormales, et je pense que c'est
16:48 beaucoup plus important pour le débat démocratique de révéler ça
16:51 que de parler de la vie privée de Cyril Hanouna,
16:53 parce qu'on n'est pas une émission People, justement.
16:55 Ça n'existe pas dans le service public.
16:57 Il n'y a jamais de consigne.
17:00 On ne m'a jamais demandé de faire croire que j'étais pour la peine de mort.
17:03 Non, non, mais de consigne dans des rédactions où on a pu dire
17:07 "il faut parler de tel livre ou de tel film", ça arrive assez régulièrement.
17:11 Alors moi, je parle de ce que je connais, jamais on m'a demandé d'être
17:15 pour ou contre la peine de mort, jamais on m'a demandé de ne pas traiter
17:18 tel ou tel sujet, pour le coup, ça ne m'est absolument jamais arrivé.
17:22 Et justement, Cyril Hanouna revendique une liberté de ton,
17:25 totale liberté de parole pour lui et pour ses chroniqueurs,
17:28 et on a montré que tout ceci était bidon, et c'est pour ça que je crois
17:32 que c'est un complément d'enquête qui lui a fait beaucoup de mal,
17:35 tellement de mal qu'il est obligé de faire croire que ça lui a fait du bien.
17:37 Hier, j'étais très déçu parce qu'il n'a pas appelé Delphine Ernotte,
17:40 il aime bien appeler Delphine Ernotte à 18h45,
17:43 mais en revanche, il a parlé de vous.
17:46 Ça a fait flop, ça a floppé leur complément d'enquête sur nous,
17:49 et ils continuent à faire une enquête, ils ont appelé Raymond aujourd'hui.
17:52 - Ah non, c'est pas vrai ? - Les journalistes de complément d'enquête.
17:54 C'est vrai que c'est une énorme affaire, c'est-à-dire qu'ils ont tellement floppé
17:57 par le score, qu'ils peuvent me remercier, parce qu'ils font 600 000 d'habitudes.
18:01 Comme tout le monde a dit que c'était de la merde, ils sont en train de se dire
18:04 "On va essayer de rajouter des trucs sur leur réseau", tout ça.
18:08 Ils sont incroyables, mais à partir de nous, la semaine prochaine,
18:11 on va commencer à les suivre aussi avec Jacques, puisque tu vas aller en bas
18:14 de chez Tristan, en bas de chez Virginie Villard, etc., avec ton petit micro,
18:17 tu vas aller les voir tous les matins pour aller leur demander ce qu'ils pensent
18:19 de notre enquête. - Vous avez préparé des croissants et un petit café
18:22 pour Jacques Cardoze ? - Vous avez vu qu'ils font croire
18:24 qu'ils sont journalistes ? - Jacques Cardoze est journaliste.
18:28 - Il l'était, je ne sais pas s'il a toujours son carte de presse,
18:31 il était communicant à l'Olympique de Marseille aux dernières nouvelles.
18:34 - Mais vous préparez une suite ? - Nous on n'arrête jamais nos enquêtes,
18:41 il faut savoir que comme cette enquête a fait beaucoup de bruit,
18:44 on est inondé, contrairement à ce que laisse croire Cyril Hénin
18:47 de messages de félicitations pour nous dire "c'est incroyable ce que j'ai vu
18:51 à l'antenne et j'ai encore des informations", donc on est abreuvé
18:54 d'informations, de documents, d'éléments, et nous on n'abandonne jamais
18:58 nos enquêtes, c'est-à-dire que là on va parler de Depardieu, j'espère,
19:01 tout à l'heure, on avait déjà fait un complément d'enquête sur Gérard Depardieu
19:05 il y a 10 ans, donc nous, quand on a de nouveaux témoignages,
19:08 on continue, on prend, là on a publié... - Tout bouillé, on refait.
19:12 - Forcément, peut-être, est-ce que ce sera l'angle Cyril Hallouna,
19:15 est-ce que ce sera un autre angle ? En tout cas, là on a encore récupéré
19:18 de nouveaux SMS internes qui montrent les consignes écrites.
19:21 Depuis une semaine, les chroniqueurs disent "attendez..."
19:23 - Mais ça c'est venu après l'enquête, parce que je me dis, c'est curieux
19:26 que vous soyez obligé, Virginie Villard a fait un long thread pour expliquer
19:30 en quoi l'enquête avait été importante. On a besoin de se justifier
19:36 après un complément d'enquête et de publier des choses qui n'étaient pas
19:39 dans le complément d'enquête. - Pas toujours, mais c'est vrai,
19:41 comme il y a un narratif qui est entretenu par Cyril Hallouna,
19:44 "ah bah tiens, il n'y avait rien dans ce complément d'enquête,
19:46 parce qu'on n'a pas montré que j'étais trafiquant de drogue,
19:49 nous notre but, c'était pas de montrer que c'était un trafiquant de drogue,
19:51 on fait des compléments d'enquête, on fait des portraits,
19:53 on donne des éléments qui sont à charge, on raconte une saga,
19:56 on raconte des zones d'ombre", et il arrive très bien à essayer
19:59 de faire croire qu'il n'y a aucune zone d'ombre, alors qu'effectivement
20:01 on a démonté la mécanique bidon de cette émission,
20:04 on a aussi démontré que, contrairement à son image d'animateur populaire,
20:08 il possédait plusieurs yachts et qu'il faisait de l'optimisation fiscale,
20:11 qu'il se louait son yacht à lui-même pour ne pas payer l'essence...
20:13 - C'est pas le seul, hein, c'est pas le seul, il vous l'a dit en disant
20:16 "regardez dans le service public, il y en a certains sur qui vous pourriez enquêter aussi".
20:20 - Qu'il possède des yachts et qu'il se loue leur yacht à eux-mêmes
20:22 pour ne pas payer de taxes sur l'essence, bah moi j'en connais pas,
20:24 et si vous avez des infos, on les prendra.
20:26 - Je vais vous donner les infos après, mais c'est ce que Christine Bravaux a tweeté,
20:29 d'ailleurs en disant qu'elle était totalement discrète,
20:32 et en disant "mais je suis un peu hallucinée de voir ça,
20:34 parce qu'à l'époque, des animateurs producteurs, sur le service public,
20:39 il y avait vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup d'argent pour certains de ces animateurs".
20:44 Donc voilà, mais bon...
20:46 - Allez, on va parler de De Pardieu.
20:47 - On va parler de Gérard De Pardieu et de ce document, ce soir,
20:50 complément d'enquête, la chute de l'ogre, Gérard De Pardieu,
20:53 c'est dans un instant avec Damien Fleurette qui a réalisé ce document.
20:56 (Générique)
21:07 - Le Supplément Média, on est toujours avec Tristan Ouelleks,
21:10 journaliste et rédacteur en chef de Complément d'Enquête,
21:13 et avec nous également Damien Fleurette.
21:15 Bonjour, vous êtes le réalisateur du document qu'on va pouvoir découvrir ce soir,
21:19 que nous on a pu voir avec Gilles, évidemment, en avance,
21:25 avec beaucoup de précautions, un visionnage unique, etc.
21:29 Donc, Gérard De Pardieu, la chute de l'ogre,
21:32 un document qui montre un Gérard De Pardieu comme on ne l'a jamais vu,
21:36 avec des images inédites qui ont été tournées à Pyongyang
21:40 lors d'un déplacement en 2018 avec Yann Moinx,
21:44 et ces images sont sidérantes.
21:47 Alors, qu'est-ce que...
21:49 Oui, déjà, ce complément d'enquête, il n'a pas voulu vous répondre,
21:52 il y a beaucoup de choses dedans.
21:54 Sur le comportement, c'est ça en fait qui ressort du document,
21:57 c'est le comportement grossier, vulgaire, sans aucune limite avec les femmes.
22:04 C'est ce comportement qui ressort et qui est très troublant,
22:09 parce qu'il ressort à un moment où Gérard De Pardieu
22:12 est sous le coup d'une mise en examen pour viol,
22:14 sous le coup de plusieurs accusations pour agression sexuelle et viol,
22:17 donc un comportement qui peut paraître être des propos un peu grossiers,
22:23 ou simplement grossiers, mais qui en fait prend une toute autre dimension
22:26 parce qu'il donne à voir ces femmes qui l'accusent,
22:29 en tout cas, qui elles ont eu devant elle.
22:32 Et puis c'est au-delà du grossier, parce que c'est vraiment...
22:34 Tout est à connotation sexuelle, c'est-à-dire que moi,
22:37 j'ai vu quelqu'un de malade en fait, j'ai vu quelqu'un d'obsédé, de malade,
22:41 et qui ne pense qu'au sexe.
22:43 Alors au départ, ça fait un peu rire parce qu'il est rablaisien,
22:46 puis il a ce côté-là qu'on connaît,
22:48 et puis à un moment, on se dit, en regardant le doc,
22:51 c'est bon quoi, ça va quoi, ça va.
22:54 Et comme les choses s'accumulent auprès des femmes et des filles,
22:59 qu'on voit dans un mal-être, c'est vraiment très bien réalisé pour ça.
23:05 - C'est ça, on a essayé de quantifier dans ces images
23:09 à quelle fréquence il dérape avec les femmes,
23:14 et c'est vrai que dans la grande majorité des fois où il rencontre une femme,
23:18 très rapidement il va sur le registre sexuel,
23:21 que ce soit une blague qu'il fait à une personne qui l'accompagne,
23:24 ou une remarque qu'il fait directement à la femme qui est en face de lui,
23:27 mais en tout cas ça dérape très rapidement sur le registre sexuel.
23:30 - Ce film n'a pas pu être monté, le film de Yann Moix,
23:33 à cause de son comportement ? C'est ce qui est dit dans le documentaire ?
23:36 - C'est des images qui, lorsqu'elles ont été présentées au producteur,
23:43 le producteur a trouvé qu'elles étaient trop dérangeantes,
23:47 qu'il n'était pas question d'en faire un film,
23:50 mais ce sont des images qui ont été présentées au producteur à une époque
23:54 où les polémiques autour de Gérard Depardieu tenaient à son exil fiscal,
24:01 il n'y avait pas encore ces accusations autour de violences sexuelles,
24:05 donc ces propos ont été jogés globalement trop dérangeants.
24:10 - Vous dites violences sexuelles, c'est vrai que toute agression sexuelle est une violence,
24:14 au moins on en parlait un tout petit peu avant avec Tristan Walex,
24:17 c'est pas un PPDA, c'est pas un type qui colle les femmes au mur,
24:21 et qui est dans ce qu'on peut voir et dans les témoignages qu'il y a eu,
24:26 c'est pas le même rapport non plus aux femmes Tristan ?
24:29 - Ça dépend, dans les témoignages il y a des accusations de viol,
24:32 nous sur ce que l'on documente avec ces images inédites,
24:36 et si on estime qu'elles ont un intérêt général et qu'on doit les dévoiler
24:40 parce qu'elles contiennent des informations d'intérêt public,
24:43 c'est parce que ça peut s'apparenter à du harcèlement sexuel,
24:47 ce qui fait partie des VSS, des violences sexistes et sexuelles,
24:51 c'est-à-dire qu'on n'est pas juste sur une blague potache,
24:54 on a par exemple l'interprète de J.R. Depardieu
24:58 qui l'accompagne pendant plusieurs jours en Corée du Nord,
25:01 et on voit que pendant plusieurs jours elle lui signifie qu'elle est mal à l'aise,
25:05 qu'elle ne veut pas, et il continue à lui parler, je sais pas si on peut le dire au micro,
25:08 il parle de sa chatte, il parle de sa petite moule,
25:12 elle parle français, elle est gênée, elle lui fait comprendre, il continue,
25:16 ça le fait rire apparemment lui J.R. Depardieu,
25:20 ça laisse de marbre toutes les personnes qui l'accompagnent,
25:23 on est oui sur la définition.
25:25 - Oui, il dit à un moment, quand il y a une photo qui est prise,
25:28 il dit à la personne qui prend la photo, c'est Yann Moix je crois,
25:31 il lui dit "filme bien parce que je vais lui mettre la main dans sa culotte".
25:34 - Et là on est typiquement dans... il y a un témoignage qui est aussi dans le documentaire,
25:38 une jeune comédienne qui au moment... - Il y a plusieurs comédiennes qui témoignent.
25:41 - Il y a plusieurs comédiennes qui témoignent, et au moment où elle se fait prendre en photo
25:44 avec Depardieu à côté, elle raconte que Depardieu met sa main dans son short,
25:49 dans sa culotte, qu'elle est obligée d'enlever sa main,
25:52 et il y a des témoins qu'on a contactés qui disent avoir vu cette scène.
25:57 - Un comédien qui dit ça, et qui dit, et ça aurait pu être le titre du doc,
26:01 "oui, mais c'est Gérard". - "Ça va c'est Gérard".
26:04 - Et ça c'est la phrase, moi je pense que j'aurais donné ce titre-là à votre documentaire,
26:08 parce qu'à chaque fois que vous avez quelqu'un qui est là pour le défendre,
26:11 qui fait "oh, c'est Gérard". - Vous connaissez.
26:13 Alors il y a des gens qui prennent sa défense, José Dayan entre autres, qui dit "impossible,
26:18 il n'est pas un violeur", son ex-femme, vous avez retranscrit une conversation,
26:22 - Elisabeth Depardieu. - Elisabeth Depardieu.
26:24 Donc il y a des gens qui disent "ce n'est pas possible, oui c'est Gérard, on le connaît,
26:28 il est comme ça", il y a une époque où ça a pu passer,
26:31 aujourd'hui ça ne passe plus, et il y a cette jeune régisseuse qui raconte aussi
26:35 comment à l'époque, personne ne l'a vraiment...
26:38 C'est ce qui est frappant aussi, c'est de voir le changement, le prisme, le changement.
26:42 Moi j'ai commencé à raconter quelques extraits dans la rédaction,
26:45 les jeunes femmes qui sont là, qui ont une vingtaine d'années,
26:47 avaient des yeux effarés, c'est-à-dire qu'on voit...
26:50 - Là-là en l'occurrence, même chez ses plus grands défenseurs,
26:53 pour le coup hier j'ai interviewé dans les Fauteuils Rouges,
26:55 ça va passer après le documentaire, Jean-Louis Livy,
26:57 qui est l'agent historique de Gérard Depardieu,
26:59 qui l'a encore fait tourner l'an dernier, après sa mise en examen pour viol,
27:04 même lui, avant de visionner le reportage, nous disait
27:07 "mais attendez, c'est n'importe quoi, tous ces témoignages",
27:10 en regardant les images de Corée du Nord,
27:12 et pourtant on a affaire à un monsieur d'un certain âge,
27:16 même lui, qui n'est pas forcément le plus sensible aux questions #MeToo,
27:24 il nous dit "oui, non, mais là c'est quelque chose que je condamne,
27:27 on ne peut pas tenir ce genre de propos".
27:31 C'est en ça que je trouve que les images retrouvées par Damien sont incroyables,
27:37 c'est qu'on avait des témoignages, il y avait 13 femmes
27:40 qui avaient déjà témoigné dans Mediapart il y a quelques mois,
27:43 là aujourd'hui on a la preuve que plusieurs, à minima plusieurs,
27:48 de ces témoignages sont totalement vrais,
27:50 quand on a ces femmes qui disent "il parlait tout le temps de sexe,
27:55 il m'a mis la main dans la culotte, il m'a fait ci, il m'a fait ça",
27:58 aujourd'hui il y a certaines de ces accusations
28:01 qui ont été captées directement par la caméra.
28:03 - Et puis ce qu'il faut bien comprendre, c'est que pour avoir parlé à des producteurs,
28:06 beaucoup de producteurs disent qu'ils n'étaient pas forcément au courant,
28:10 ils avaient entendu des histoires, mais ils n'avaient pas ces images,
28:14 ce comportement qu'on montre, en fait, beaucoup de producteurs ne les avaient pas vues,
28:18 parce qu'un plateau de cinéma c'est assez fermé,
28:19 il y a des gens sur les plateaux de cinéma qui ont vu ces comportements,
28:22 mais en fait ils ne remontent pas forcément jusqu'aux producteurs,
28:25 et quand ils remontent, ils remontent par on dit.
28:27 Donc c'est comme ça que le comportement a pu le perdre.
28:31 - Et puis, pardon, juste rappeler aussi le témoignage d'Anouk Grimbert,
28:34 d'ANL, qui avait accordé une longue interview en disant
28:37 "moi je l'ai côtoyé à l'époque où j'étais la compagne de Bertrand Blier,
28:40 qui a tourné quand même beaucoup de films, il était comme ça,
28:43 je l'ai vu se comporter", donc il y a une merta,
28:46 on voit le silence gêné quand vous interrogez Julie Gayet,
28:49 qui se décompose complètement, elle n'a aucune réponse à vous faire,
28:53 et on ne vous répond pas.
28:55 - Non, vous avez vu beaucoup de portes qui se sont fermées.
28:58 - Les portes se sont fermées assez systématiquement.
29:00 - Vous avez interrogé quoi, une vingtaine, vingt-cinq personnes à peu près ?
29:02 - Oui, en tout plus de vingt-cinq personnes, mais en tout cas,
29:05 côté producteur, les portes se sont fermées systématiquement.
29:07 Il y a un seul producteur qui accepte de nous répondre,
29:09 qu'on a mis dans le documentaire,
29:11 qui est le président de l'union des producteurs de cinéma,
29:14 qui reconnaît que ce sont ces mots
29:18 qu'il y a eu un silence coupable.
29:23 - Et que le comportement problématique de Gérard Depardieu
29:27 était connu depuis longtemps.
29:29 - Oui, je ne suis pas d'accord avec vous Valérie,
29:31 parce que je trouve que par rapport à PPDA,
29:33 il y a aussi ce système de "je suis tout puissant,
29:36 je suis le grand acteur qui arrive sur le plateau,
29:41 et on me pardonne tout parce que je suis Gérard Depardieu",
29:44 et du coup, en effet, ces femmes n'osent rien dire
29:48 quand il lui touche un sein ou lui touche autre chose.
29:51 - Il y a ce côté-là quand même de "je suis le dominateur".
29:54 - Et il en a joué presque à un moment,
29:57 on a retrouvé des archives, des interviews
30:01 qu'il a données au milieu des années 70,
30:04 où il parle de viols qu'il aurait commis
30:07 quand il avait 9-10 ans à Châteaubourg.
30:09 - Voilà, et puis il en repart un peu plus tard,
30:12 il a parlé au moins à deux reprises de viols
30:14 qu'il aurait commis,
30:16 et on sent que c'est peut-être une image,
30:18 on ne sait absolument pas si c'est vrai,
30:20 mais c'est une image qui s'est donnée,
30:22 quelque chose dont il a joué ce comportement,
30:24 et il s'est un petit peu construit comme ça.
30:27 - Il a voulu se donner l'image du super-boy.
30:29 - Il y avait aussi le personnage des valseuses,
30:31 où il était sulfureux également dans ce film.
30:34 - Vous parliez tout à l'heure de Dalou Grimberg,
30:36 ce qui est intéressant, c'est qu'en fait,
30:38 on se rend compte que ses cibles
30:40 ne sont pas forcément les grandes actrices,
30:44 il est plutôt, moi la semaine dernière,
30:46 pour les Fauteuils Rouges, j'ai discuté avec Carole Bouquet,
30:48 elle m'a dit "mais jamais de la vie, Gérard a fait ça,
30:50 effectivement c'est n'importe quoi,
30:52 il s'est toujours très bien comporté avec les femmes".
30:54 Catherine Deneuve soutient également,
30:58 en tout cas, hors caméra, Gérard Depardieu.
31:01 On se rend compte qu'en revanche,
31:03 il s'en est pris, c'est les témoignages recueillis par Damien,
31:07 à Sarah Brooks, qui à l'époque avait 20 ans
31:09 quand elle a tourné dans la série Marseille,
31:11 c'est cette régisseuse, Marie-Hélène Andrin,
31:13 qui avait 23 ans,
31:15 lorsqu'elle dit qu'elle a subi
31:17 une remarque graveleuse.
31:19 - Hélène Darras, qui décide de porter plainte
31:21 pour agression sexuelle.
31:23 - Elle, pareil, elle était à l'époque
31:25 figurante, c'était une jeune figurante,
31:27 quand elle raconte qu'elle s'est fait
31:29 ploter les seins, ce sont ces termes à plusieurs reprises.
31:31 - Et Fabien Ottoniante, que vous avez dans le doc,
31:33 dit "ah, c'est Gérard". - Non, il se souvient pas.
31:35 - Il se souvient pas, mais Fabien Ottoniante,
31:37 c'est l'un des seuls, en tout cas,
31:39 qui a dit publiquement qu'il avait
31:41 recadré Gérard Depardieu,
31:43 parce qu'on lui rapportait
31:45 trop de propos graveleux et de mauvais comportements
31:47 de Gérard Depardieu. - Oui.
31:49 - On écoute la bande-annonce, peut-être, pour entendre les propos.
31:51 - Il fut longtemps
31:53 un monstre sacré du grand écran.
31:55 Il est désormais rattrapé par des accusations
31:57 de violences sexuelles. - Je sens sa main
31:59 qui rentre dans mon short, dans ma culotte.
32:01 - Il passe ses mains sur mes fesses.
32:03 - Il ne s'assure à aucun moment de mon consentement.
32:05 - Gérard Depardieu, mis en examen pour
32:07 viol, sera-t-il lâché par la
32:09 grande famille du cinéma ? A-t-il été
32:11 protégé ? - On peut dire que
32:13 le cinéma français n'ignorait pas
32:15 les comportements problématiques
32:17 de Gérard Depardieu. - On peut tout dire
32:19 de Gérard, sauf que c'est un violeur.
32:21 - A l'aide de nouveaux témoignages et d'images
32:23 inédites, Complément l'Enquête raconte
32:25 les dérives d'un acteur de génie
32:27 qui paraît proche de la chute.
32:29 - Il est déjà, enfin, il est aujourd'hui
32:31 très écarté du cinéma.
32:33 Ça fait 4 ans qu'il n'a pas tourné... Enfin, oui, c'est ça.
32:35 - Non, non, non. Alors, ça fait... Là,
32:37 très récemment, il est écarté, mais
32:39 son dernier tournage, son dernier film
32:41 sorti en 2023, le tournage a eu lieu en 2021.
32:43 - Ou on l'a mis, il a été
32:45 écarté de la promotion. - À partir de son dernier film, voilà.
32:47 - Et depuis sa mise en examen, c'est... Tu donnes le chiffre,
32:49 il a tourné dans 9 films,
32:51 dont 4 dans lesquels il tient le
32:53 premier rôle. - Oui. - Donc, il n'est pas...
32:55 Sa carrière n'est pas complètement
32:57 finie. - Il a refusé de vous répondre ?
32:59 - Il a refusé de nous répondre à plusieurs reprises.
33:01 On l'a sollicité à plusieurs reprises. - Oui.
33:03 - Moi, je l'ai eu au téléphone, pour Les Fauteuils Rouges,
33:05 on a eu une courte conversation téléphonique
33:07 de 42 secondes, je crois,
33:09 que l'on diffuse dans l'émission
33:11 de ce soir, dans les plateaux. - Et il vous dit quoi ?
33:13 - Qu'il n'est pas très content.
33:15 Globalement. - D'accord. - Oui, parce qu'il avait
33:17 publié, vous le montrez, cet article, cette tribune
33:19 dans le Figaro, une lettre ouverte
33:21 dans laquelle il dit qu'il n'a
33:23 jamais eu, ne s'est jamais comporté
33:25 de la sorte. Il y a évidemment le témoignage
33:27 de Charlotte Arnoux,
33:29 avec son audition
33:31 et puis les caméras de surveillance
33:33 qui décrivent la scène,
33:35 puisqu'il y a des caméras chez Gérard Depardieu,
33:37 et qui montrent
33:39 qu'elle l'a suivie. Donc elle explique
33:41 qu'elle était sous emprise,
33:43 qu'elle n'a pas osé refuser,
33:45 et elle explique aussi pourquoi elle y est retournée,
33:47 parce que souvent on a du mal à comprendre pourquoi
33:49 une personne qui a été violée ou agressée
33:51 retourne voir son bourreau.
33:53 Donc c'est vrai que c'est assez difficilement
33:55 compréhensible. - C'est difficilement compréhensible,
33:57 c'est la justice qui va
33:59 trancher cette affaire. Le cas de
34:01 Charlotte Arnoux est très compliqué,
34:03 elle connaît Gérard Depardieu depuis qu'elle est née,
34:05 c'est une amie de la famille.
34:07 - Et il faut savoir
34:09 qu'il y avait une première plainte qui avait été classée
34:11 sans suite, justement, sur la base
34:13 de cette vidéosurveillance. Finalement
34:15 il y a eu une nouvelle plainte avec constitution de part civile
34:17 de la part de Charlotte Arnoux,
34:19 et cette fois-ci la juge a décidé de mettre en
34:21 examen Gérard Depardieu, parce que
34:23 même si ça peut paraître difficilement
34:25 compréhensible, dans le code
34:27 pénal, il y a la possibilité de
34:29 reconnaître ce qu'on appelle le viol par surprise,
34:31 c'est-à-dire qu'effectivement reconnaître
34:33 cette attidération de
34:35 la victime présumée,
34:37 et effectivement Charlotte Arnoux
34:39 elle répond dans le documentaire de ce soir,
34:41 elle dit "oui, moi j'ai rien dit parce que
34:43 j'avais face à moi quelqu'un de très
34:45 âgé, de très imposant physiquement,
34:47 une petite fille devant mon grand-père".
34:49 - C'est ça, c'est ce qu'elle dit. - Elle fait fou quand elle dit ça.
34:51 Un million trois ?
34:53 Un million quatre ?
34:55 - Je ne sais pas, beaucoup de monde je pense qui va regarder, parce que
34:57 les images sont saisissantes, quand on commence à regarder
34:59 on est happé par ces images
35:01 d'un Gérard Depardieu
35:03 en totale roue libre
35:05 avec des comportements
35:07 proches. - Ne ratez pas le début.
35:09 - Même le milieu.
35:11 - Même la fin.
35:13 - Les images sont top.
35:15 - Et puis la fin, parce que vous avez fait
35:17 une enquête
35:19 encore une fois assez
35:21 incroyable, où vous avez retrouvé des amis d'enfance
35:23 qui racontent
35:25 Gérard Depardieu plus jeune.
35:27 - Qui racontent Gérard Depardieu dans sa jeunesse.
35:29 - Et qui ont des propos
35:31 qui parfois peuvent être assez troublants
35:33 sur ce qu'était la jeunesse de Depardieu.
35:35 - Absolument. - Et même comme il est
35:37 modeste, Damien, il a aussi fait témoigner
35:39 quelqu'un qui parle rarement,
35:41 c'est le frère de Gérard Depardieu, qui raconte bien
35:43 l'enfance de Gérard Depardieu
35:45 et déjà ces viols qu'il aurait
35:47 contestés,
35:49 ce n'est pas son frère, mais les viols qu'il aurait
35:51 commis quand il était bébé. - Parce que le frère dit, il s'est inventé une vie,
35:53 il a raconté que notre mère n'était
35:55 pas à la hauteur, alors que ce n'est pas le cas.
35:57 - Ce soir,
35:59 complément d'enquête, Gérard Depardieu,
36:01 la chute de l'ogre, Damien Fleurette,
36:03 c'est vous qui avez réalisé ce document.
36:05 Merci Tristan Oualex, merci à vous
36:07 Damien Fleurette d'avoir été avec nous ce matin
36:09 sur Sud Radio. Et on a la gagnante de
36:11 notre jeu, vous attendiez ça avec
36:13 un parti science, Tristan
36:15 Oualex, c'est la gagnante
36:17 de notre grand jeu.
36:19 Bonjour Nicole. - Oui,
36:21 bonjour. - D'où nous appelez-vous Nicole ?
36:23 - J'appelle de
36:25 Haut-Quinville, c'est une petite
36:27 commune dans la Haute-Garonne,
36:29 au nord de Toulouse. - Très bien,
36:31 et vous préparez Noël déjà ?
36:33 - Oh, tout doucement, oui.
36:35 - Tout doucement, pas plus que ça ?
36:37 - Pas plus, non, pas pour le moment.
36:39 - Pas pour le moment. Écoutez, on va découvrir
36:41 votre cadeau
36:43 qu'avez-vous gagné aujourd'hui.
36:45 Eh bien, écoutez, vous avez
36:47 gagné un bon cadeau d'un
36:49 montant de 75 euros chez
36:51 cadeau.com. Vous allez pouvoir
36:53 choisir entre 5000 cadeaux originaux
36:55 à personnaliser et
36:57 ce sera envoyé chez vous directement.
36:59 Et puis aussi un kilo,
37:01 un kilo de chocolat
37:03 Jeff Debrugge, des balotins de chocolat
37:05 fin et de truffes moelleuses.
37:07 Voilà, vous allez
37:09 pouvoir vous régaler,
37:11 régaler vos proches. - Ah ouais, c'est génial.
37:13 - Merci. - Merci, merci.
37:15 - Merci d'être fidèle
37:17 à Sud Radio, Nicole. Et nous, on se retrouve
37:19 dans un instant pour commenter l'actualité.
37:21 À suivre sur Sud Radio,
37:23 mettez-vous d'accord, Valérie Experts.
37:25 - Leclerc, bonjour.
Commentaires