00:00 (Musique)
00:03 Certaines anciennes décharges de déchets ménagers et assimilés,
00:06 notamment plastiques,
00:07 sont actuellement en contact avec la mer en raison du recul du trait de côte,
00:12 ce qui constitue une menace environnementale majeure.
00:16 L'État a créé en février 2022
00:19 le Plan national de résorption des anciennes décharges littorales,
00:23 qui vise à les réhabiliter en 10 ans,
00:25 grâce à un financement de 30 millions d'euros par an.
00:29 Ce plan est piloté par le ministère de la transition écologique
00:33 et de la cohésion des territoires,
00:35 et mis en œuvre par trois opérateurs nationaux.
00:39 Le BRGM, Bureau de recherche géologique et minière,
00:43 réalise, via un recensement qui s'appuie sur une base de données nationale
00:47 et sur une remontée d'informations des mairies et des services de l'État,
00:51 l'inventaire des sites potentiellement éligibles au plan.
00:56 Les décharges doivent se situer à une distance inférieure à 100 mètres du trait de côte,
01:02 et être soumises à un aléa marin,
01:05 risque d'érosion et/ou de subversion marine.
01:12 Le CEREMA, Centre d'études et d'expertise sur les risques,
01:15 l'environnement, la mobilité et l'aménagement,
01:18 chargé de la mise en œuvre du plan au niveau national,
01:21 réalise ensuite un diagnostic
01:23 afin de confirmer l'éligibilité des sites dans le plan.
01:28 Une visite sur site a lieu,
01:31 complétée au besoin d'une étude documentaire.
01:35 Un rapport de diagnostic simplifié est établi,
01:38 incluant des préconisations techniques pour les futures études et travaux.
01:43 Les équipes du CEREMA, de l'ADEME et des services de l'État
01:47 rencontrent les collectivités
01:49 pour présenter ce rapport et les modalités de financement possibles.
01:54 L'aide financière proposée dans le cadre du plan
01:57 permet de financer une partie ou la totalité du projet de réhabilitation.
02:02 50% pour les décharges qui se trouvent sur des terrains privés ou communaux,
02:07 100% pour les décharges qui se trouvent sur des terrains appartenant à l'État,
02:12 du domaine public maritime ou géré par l'Office national des forêts
02:16 ou le Conservatoire du littoral qui a un rôle majeur
02:19 dans l'acquisition de fonciers publics.
02:24 Une fois le porteur de projet identifié,
02:26 il doit déposer une demande d'aide auprès de l'ADEME,
02:29 Agence de la transition écologique.
02:32 Il bénéficie ainsi d'un accompagnement pas à pas
02:36 afin de trouver les meilleures solutions sereinement.
02:42 Démarre ensuite la phase d'étude,
02:44 basée sur la méthodologie nationale des sites et sols pollués
02:47 et la norme NFX31-620.
02:52 Elle se décompose en 4 étapes.
02:55 Études documentaires historiques,
02:57 diagnostics,
02:59 plans de gestion,
03:01 puis plans de conception des travaux.
03:04 Vient enfin la phase des travaux.
03:06 L'objectif est de stopper de manière pérenne
03:09 le relargage de déchets en mer.
03:11 Il ne s'agit pas toujours de retirer les déchets,
03:14 mais bien de choisir la solution de gestion
03:16 présentant le meilleur bilan environnemental et économique
03:19 afin de stopper les transferts de pollution
03:21 vers les milieux naturels.
03:25 Après les travaux, le site, réhabilité,
03:28 retrouve sa valeur écologique et paysagère,
03:31 et peut même devenir le support de solutions souples
03:33 fondées sur la nature pour pallier la montée des eaux.
03:37 C'est donc une véritable opportunité
03:39 pour les collectivités et les usagers
03:42 de créer un nouveau projet de territoire.
03:45 Par ce plan, l'État confirme son action
03:47 avec les opérateurs nationaux
03:49 auprès des collectivités
03:51 dans la réduction de la pollution de nos océans,
03:54 bénéficiant tant à la biodiversité
03:56 qu'à la santé humaine.
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