00:00 Opérer des carbonés, c'est possible.
00:03 Alors net zéro, je pense qu'aujourd'hui c'est illusoire,
00:06 mais on peut faire des efforts au quotidien à titre personnel
00:11 pour réduire notre empreinte carbone,
00:14 notamment sur le choix des packs qu'on utilise,
00:18 le traitement de nos déchets et les techniques opératoires
00:21 en fonction des instruments qu'on utilise ou pas.
00:23 Dans ma pratique à moi, pour opérer des carbonés en charge de la main,
00:26 c'est plutôt le choix des déchets,
00:28 mais pour opérer des carbonés en chirurgie de la main,
00:30 c'est probablement plus facile que dans les chirurgies de tumeur
00:32 où ça sonne beaucoup,
00:33 donc moi je fais très attention aux déchets, à mes poubelles.
00:37 Je fais très attention à ce que je demande à la ponceuse
00:40 et je demande toujours la même chose,
00:42 soit en début d'intervention, parce que je sais déjà que c'est réglementé,
00:45 soit en fin d'intervention, le maximum, le plus à la fin possible
00:48 pour justement diminuer les trois pansements qu'elle va me sortir
00:53 ou les quatre fils parce que personne ne l'a demandé et tout.
00:56 Je choisis des lames de bistouri non jetables, mais à monter,
01:01 donc à une toute petite échelle, on peut déjà faire quelques petits progrès.
01:05 100% des carbonés, ça ne va pas se faire du jour au lendemain,
01:08 mais en effet, il y a beaucoup de choses qui peuvent se mettre en place
01:12 de façon individuelle, à l'échelle d'une équipe, au niveau institutionnel
01:17 et puis il y a une vraie prise de conscience et une motivation
01:21 d'entraîner au niveau national avec des changements de réglementation.
01:25 qui vont nous aider.
01:27 Au niveau du quotidien, on a commencé par le tri au niveau des déchets.
01:31 On a commencé par le métal, puis maintenant on a les cinq filières qui sont triées.
01:35 Gestion des stocks pour éviter les périmés,
01:41 gestion de sortie du matériel au bloc opératoire pour éviter le gaspillage,
01:48 tri avec la formation sur les daceries,
01:52 mais aussi un peu dehors de notre bloc,
01:55 le circuit ambulatoire, changement de collation avec de nouveau de la vaisselle.
02:03 Il y a beaucoup de choses qui se sont mises en place
02:06 et on a commencé comme beaucoup par les déchets.
02:09 On s'est rendu compte quand même de l'enjeu qui était là
02:13 et de la prise de conscience de l'ensemble des professionnels
02:15 et qui a une envie d'avancer.
02:17 Et puis je crois la conclusion de se dire un peu comment commencer,
02:22 trouver un groupe, une communauté, faire un état des lieux,
02:26 ne pas commencer de la feuille blanche, repartir d'expérience d'autres
02:30 et à partir de là monter la mayonnaise si je puis dire,
02:34 chacun se ralliant à cette communauté.
02:37 Oui, c'est possible. C'est difficile, mais c'est possible.
02:42 Le chemin est en train de commencer, il va être long, empiré, mais on va y arriver.
02:49 Décarboner complètement, je ne sais pas si ce sera possible un jour,
02:53 mais on va dire que tous les corps de métier sont conscients au niveau écologique
02:58 des progrès qu'on doit faire parce qu'on est des gros poll over.
03:01 Et toutes les démarches sont amorcées, donc à nous de continuer
03:05 et de mettre en place les choses avec les équipes de bloc opératoire.
03:09 Je crois que la chose la plus facile à faire ou à mettre en place,
03:14 en tout cas c'est certainement d'agir sur les déchets.
03:17 Les blocs opératoires sont les gros pourvoyeurs de déchets dans un hôpital
03:22 et c'est très pollueur. Donc commencer par les déchets, c'est un bon début,
03:26 c'est peut-être le plus simple à mettre en place.
03:29 Et puis c'est également une consommation qui est raisonnée.
03:32 Ce ne sont pas les instruments qu'on nous donne de façon systématique et automatique,
03:35 c'est les chirurgiens qui demandent, qui demandent le fil dont ils ont besoin
03:39 pour essayer de faire des économies dans le matériel qu'on utilise.
03:41 Il est évident que chaque action individuelle c'est bien,
03:47 mais il faut que ce soit des attitudes qui soient généralisées,
03:51 encouragées par les institutions. Et les institutions d'ailleurs ont un bénéfice
03:56 à cette meilleure gestion des stocks, des produits, des consommables, des déchets.
04:02 Ça ne peut que leur faire faire des économies et donc ça doit être soutenu
04:07 effectivement par les institutions. Et puis à un niveau supérieur,
04:10 il faut que ce soit encouragé, facilité par nos tutelles.
04:13 C'est encouragé par nos tutelles puisque actuellement ça fait partie des mesures prioritaires.
04:18 Et toutes les mesures éco-responsables sont plutôt valorisées et encouragées.
04:25 Et puis après c'est vrai que dans certains hôpitaux, il y a des mesures qui ont été prises,
04:30 enfin il y a déjà des filières de recyclage qui ont été établies.
04:34 Et donc il faut qu'on arrive à faire un espèce d'état des lieux pour arriver à harmoniser nos pratiques
04:41 et utiliser les filières de recyclage qui sont déjà établies.
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