00:00Oui, tout à fait. En 2024, c'est même indispensable.
00:15En ayant beaucoup de bonne volonté et surtout d'être à plusieurs.
00:18Tout seul, vous n'y arriverez pas. Il faut se mettre à plusieurs dans des spécialités différentes.
00:22Il faut que ce soit un travail multidisciplinaire et qu'il soit accompagné et épaulé
00:26en se servant un petit peu de tout ce qu'on peut faire pour pouvoir avoir son bloc plus vert.
00:31Un parcours de soins plus vert est parfaitement possible.
00:34Dans un premier temps, il faut mettre en place le parcours RAC,
00:37qui, on l'a déjà montré, réduit de 6% l'impact écologique de nos soins en périopératoire.
00:43On peut même l'améliorer en réduisant les déplacements avant la chirurgie,
00:47c'est-à-dire en concentrant les examens, les consultations, etc. sur une journée.
00:53On peut le réduire pendant l'opération en ayant moins recours à l'usage unique,
00:58en ayant moins recours aux gaz halogénés, etc.
01:01Donc on peut parfaitement réduire l'impact écologique d'un parcours RAC.
01:05Évidemment que c'est possible, ça demande des efforts, ça demande une curiosité d'esprit.
01:09Mais les évolutions et les réflexions vont dans ce sens-là.
01:13Moi, je me suis particulièrement intéressé à la problématique de la production des déchets en orthopédie.
01:18C'est une étude assez novatrice, puisqu'on s'est intéressé à tout un panel d'interventions en orthopédie.
01:25Et donc on s'est également intéressé à la part des déchets à risque infectieux
01:29et à ceux assimilés aux ordures ménagères.
01:31Et en fait, on s'est rendu compte que dans la majorité de nos interventions,
01:35les déchets à risque infectieux étaient majoritaires.
01:38Et ça, ça pose deux problèmes.
01:39Déjà un problème économique, parce que le traitement des déchets à risque infectieux est beaucoup plus onéreux.
01:44Mais surtout, et c'est le thème de cette table ronde,
01:47une problématique environnementale, puisque le traitement des déchets à risque infectieux
01:51est beaucoup plus impactant en termes de production de gaz à effet de serre.
01:55Jusqu'à trois fois plus.
01:59On a mis en place des calots en tissu.
02:02On a enlevé les poubelles de daceries.
02:05On les a diminuées pour avoir plus de déchets qui soient non infectieux.
02:09Donc, diminuer la part des daceries dans notre bloc opératoire.
02:11On a recyclé l'eau pour les urologues.
02:14On a mis en place des filières de tri pour les métaux.
02:16Bon, j'en ai pas mal quand même.
02:21Restez à l'écoute de toutes les initiatives qu'il entend à droite à gauche.
02:25C'est souvent les anesthésistes, parce que c'est un peu eux le liant du bloc opératoire.
02:30Et puis, mettre également du sien dans ces problématiques-là.
02:34Dans mon cas, faire attention à où est-ce qu'on jette les déchets.
02:38Et tout ça aurait un impact très important avec des mesures assez simples.
02:43Entrer en contact avec son administration.
02:45Dire à l'administration qu'il veut mettre en place un programme de réduction des déchets, etc.
02:52De la consommation d'énergie et tout.
02:54Et surtout, se mettre en accord avec l'équipe infirmière
02:58qui doit être en première ligne pour faire évoluer ce programme-là.
03:05Tout à fait, sur un projet du CRS, où je suis évidemment secrétaire général.
03:09Et donc, CRS, c'est très important.
03:11On vous aide à développer les programmes RAC et à échanger un peu les expériences au niveau national.
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