00:00 Pas de vol avant fin 2024 pour Vega C et un retard encore coûteux pour un lanceur européen.
00:11 Si le petit lanceur Vega lui décolle en fin de semaine, il est le dernier lanceur européen
00:17 à quitter l'attraction terrestre avant de longs mois.
00:20 Car la prochaine génération, la fusée Vega C, la version modernisée de Vega, restera
00:26 elle clouée au sol jusqu'à fin 2024.
00:28 C'est ce que nous apprend en tout cas l'agence spatiale européenne qui a tenu une conférence
00:33 de presse ce lundi pour faire le point sur la situation du lanceur qui avait raté son
00:37 premier vol commercial.
00:38 Les arts ont rendu public les conclusions d'une commission d'enquête indépendante
00:43 chargée d'examiner les raisons de l'échec survenu le 28 juin dernier lors des tests
00:48 d'étuières du moteur Zephyro 40 du lanceur réalisé alors avec de nouveaux matériaux.
00:54 Ces essais avaient eux-mêmes été rendus nécessaires pour comprendre la raison de
00:58 l'échec subi lors du deuxième vol de la fusée italienne en décembre 2022.
01:03 C'est donc un nouveau retard préjudiciable à l'Europe spatiale qui se voit dépourvue
01:08 d'accès indépendant à l'espace pour lancer ses satellites.
01:11 Autre actualité, rendez-vous discret entre la première ministre Elisabeth Borne et le
01:17 président du CNES, Philippe Baptiste, en début de semaine.
01:20 Ce n'est pas d'information officielle mais les deux protagonistes ont exprimé leur
01:23 engouement sur LinkedIn sur ce qui semble avoir été un premier bilan du volet spatial
01:29 de France 2030.
01:30 L'occasion aussi de préparer le prochain sommet du spatial qui aura lieu à Séville
01:35 le 7 novembre prochain.
01:37 La première ministre en a profité pour souligner l'importance du CNES dans l'écosystème
01:43 spatial français et pour renouveler sa promesse accompagner la transformation du secteur
01:48 et soutenir l'innovation.
01:50 Enfin, la start-up française Dark a signé un second accord avec le CNES dans le cadre
01:57 du développement de son moteur.
01:58 Dark, vous le savez, on en parlait la semaine dernière, est une jeune start-up française
02:03 qui ambitionne de lancer une fusée depuis un avion en plein vol.
02:07 L'objectif n'est pas seulement d'envoyer des satellites dans l'espace mais aussi
02:10 d'en ramener pour dévoncombrer l'orbite terrestre.
02:13 Pour en parler, le CNES a répondu à notre colle actuelle.
02:16 Nous avons en ligne François Alter, conseiller du président du CNES, Philippe Baptiste.
02:21 Bonjour François Alter, bienvenue dans Smart Space.
02:24 Qu'est-ce qui, dans cette start-up, suscite autant l'intérêt du CNES ?
02:27 Bonjour Cecilia, écoutez, nous on est très très heureux effectivement de pouvoir accompagner
02:34 Dark dans son développement au travers de ce second contrat en trois mois à peu près.
02:39 Vous savez, Dark c'est une société assez discrète, très technologique, dans laquelle
02:48 finalement on retrouve des innovations assez majeures et des idées d'architecture très
02:55 très intéressantes, comme l'avait témoigné notre premier contrat en fait sur son système
03:01 d'interception, donc essayer de comprendre finalement quelles allaient être les performances
03:07 visées, atteignables avec ce type de solution.
03:11 Et là, on travaille plus finalement sur un aspect technologique du moteur, du moteur
03:19 donc qui fonctionne au méthane et à l'oxygène liquide.
03:21 Alors nous on a toute une filière qu'on a essayé de, qu'on développe actuellement,
03:28 notamment je pense au moteur Prometheus avec Ariane Group et d'autres start-up aussi qui
03:37 s'intéressent à ces sujets là.
03:38 Et donc Dark est venu finalement nous proposer de travailler sur ces sujets là, sur les
03:46 parties de chambre à combustion et chambre à combustion qui a très forte pression,
03:51 qui nous permettront en fait après, par la suite, d'avoir des éléments pour développer
03:57 des moteurs de plus forte poussée par la suite.
03:59 Donc voilà, donc on est vraiment dans un cadre technologique.
04:03 Pour qu'on comprenne les termes de ce contrat, il s'agit ici de récupérer les résultats
04:08 des tests sur ces moteurs là précisément ?
04:11 Oui exactement, nous on travaille avec les start-up, on les accompagne dans leur développement,
04:20 donc on les accompagne techniquement et aussi on est intéressé, je dirais aussi en contrepartie
04:26 de ces contrats, de pouvoir avoir des informations pour mieux comprendre, mieux qualifier, typiquement
04:32 mieux qualifier des procédés, des matériaux.
04:37 Là il s'agit effectivement de matériaux, notamment des choses qui recourent à la pression
04:44 additive, la pression 3D, donc c'est des sujets où on est vraiment très intéressé
04:48 de comprendre ce qui va fonctionner et ce qui peut-être ne fonctionnera pas pour les
04:52 améliorer par la suite.
04:53 François Alter, c'est habituel pour le CNES de procéder à un transfert technologique
05:01 dans ce sens là, c'est-à-dire d'aller chercher une start-up pour s'enquérir de
05:04 son savoir-faire ?
05:05 Oui, en fait on a toujours travaillé comme ça avec des projets qu'on appelle la R&T
05:11 ou dans lequel des choses peuvent être développées par des acteurs tiers, des fois des choses
05:18 qui vont être à l'initiative des ingénieurs du CNES sur des idées technologiques et puis
05:26 aussi des choses qui vont être apportées en fait par l'écosystème et donc on a toujours
05:31 travaillé comme ça depuis très très longtemps.
05:33 Je dirais la particularité de ces dernières années c'est qu'on a un écosystème qui
05:42 se développe particulièrement et donc plus d'opportunités finalement de développement
05:47 technologique, de développement d'innovation.
05:48 Merci beaucoup François Alter d'avoir accepté de répondre à notre call actuel aujourd'hui.
05:54 enchaîne avec le Talk sur Bismarck.
05:56 Merci.
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