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  • il y a 2 ans

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00:00 *Musique*
00:06 Bonjour Olivier Grégoire.
00:07 Bonjour.
00:08 Ça y est, les opérations à prix coûtant ont commencé dans les pompes des distributeurs.
00:12 Seulement, ce qu'on remarque, c'est que celles de Total, qui plafonne les prix à 1,99€/litre,
00:17 restent parmi les plus chères.
00:19 Est-ce que Total doit faire davantage d'efforts ?
00:22 Écoutez, moi j'ai à cœur déjà de rappeler que les efforts, et c'est notre objectif, sont partagés.
00:27 Le gouvernement a protégé les Français depuis des mois.
00:30 J'ai à cœur quand même de rappeler, pour mettre un élément dans le débat,
00:34 que baisser de 10 centimes une taxe sur l'essence, qui est la TICPE,
00:40 ça représente 4,4 milliards d'euros de pertes pour l'État.
00:44 Quand l'an passé, l'État fait la ristourne de 20 centimes,
00:47 en plus de ce qui a été fait par les raffineurs.
00:49 Ça représente 8 milliards et demi.
00:51 Donc l'État a pris sa part.
00:52 Qu'est-ce qu'on a fait la semaine dernière avec la Première Ministre ?
00:55 On a mobilisé l'ensemble des distributeurs, qui ont accepté de faire des opérations à prix coûtant,
01:01 soit tous les jours pour les hyper, soit au moins deux fois par mois pour les supermarchés.
01:05 Et Total a décidé de plafonner un...
01:07 En plus de ça, à compter du mois de décembre, sera voté dans le PLF, vous le savez, une indemnité carburant,
01:11 pour 4,3 millions de salariés.
01:13 Mais c'est pas anodin, c'est un demi-milliard d'euros que l'État met encore pour accompagner.
01:17 C'est normal, parce que c'est difficile, les Français les plus modestes.
01:20 En plus de ça, Total a plafonné à 1,99.
01:24 Mais est-ce que c'est un effort suffisant ?
01:25 Je vous pose la question, parce que Total a décidé de soigner ses actionnaires.
01:29 C'est l'annonce qui a été faite là, il y a quelques jours,
01:31 puisque l'entreprise prévoit de rendre cette année 44% de son cash flow aux actionnaires.
01:36 Est-ce que ça la fout pas un peu mal pour le dire comme ça, vu le contexte qu'on vit aujourd'hui ?
01:40 Moi, je fais attention aux propos d'Estrade.
01:43 Quand on est ministre, on doit faire gaffe pour répondre aussi simplement.
01:47 C'est-à-dire, vous avez peur de parler de Total ?
01:49 Non, c'est pas ça. C'est que les choix stratégiques d'une entreprise restent les choix stratégiques d'une entreprise.
01:52 Je sais que ce n'est pas forcément facile à dire, mais que Total redistribue…
01:56 Bon, la vraie question qui se pose,
01:58 c'est comment la marge des raffineurs et du raffineur Total se constitue.
02:03 Et calmement, comme d'habitude, la Première ministre a décidé, le week-end dernier,
02:08 de confier à l'Inspection générale des finances, qui est quand même une institution sérieuse,
02:13 une mission pour aller enquêter sur la façon dont le prix de Total et des raffineurs est constitué.
02:19 On aura ces éléments très précis avant la fin de l'année.
02:22 Et ça nous permettra de voir s'il y a, ou pas, sur marge.
02:25 Je rappelle…
02:26 Et qu'est-ce qui se passe s'il y a sur marge, Adrien Grégoire ?
02:28 On verra, mais ça c'est pareil.
02:29 J'ai aucun problème à 8h35 à répondre à des questions dont j'aurai les résultats en décembre.
02:33 Non mais il peut y avoir des principes qui sont posés en amont.
02:35 Les principes, ils ont toujours été clairs.
02:37 On va prendre le même principe, par exemple, que celui des énergéticiens,
02:40 à qui on a ponctionné, à qui Bruno Le Maire et moi-même avons ponctionné plus de 10 milliards d'euros
02:45 pour accompagner les Français et faire le bouclier tarifaire.
02:48 Quand il a fallu taxer les surprofits des énergéticiens, on l'a fait.
02:52 On va être très clairs, si la mission d'information qu'a demandé la Première ministre démontre,
02:55 par A+B, qu'il y a un problème de marge, on prendra nos dispositions.
02:59 Sur le prix coûtant, les petits pompistes, eux, disent qu'il y a un problème,
03:04 parce qu'en fait, eux, ils ne peuvent pas faire de prix coûtant par définition.
03:07 Est-ce que le gouvernement a prévu une compensation ?
03:10 Alors, je dis quand même deux choses, parce que je suis aussi la ministre des indépendants,
03:13 et ils l'admettent sans problème.
03:14 On a un peu plus de 2000 stations indépendantes dans notre pays, un peu plus.
03:18 Ces stations, elles sont vitales. Pourquoi ? Parce qu'elles sont dans tout le territoire,
03:22 et notamment dans des territoires reculés, des territoires ruraux.
03:24 L'essence y est, en règle générale, un petit peu plus chère.
03:27 Et les indépendants l'assument, et je dirais les consommateurs aussi.
03:30 On a tous l'habitude d'avoir une petite station, on paye un peu plus cher.
03:33 C'est moins compliqué que de faire 30 km et d'aller à l'hypermarché.
03:36 Donc, elles ont un intérêt absolument stratégique aussi pour l'avenir,
03:39 parce qu'on fait toute la mutation qu'on fait avec les véhicules électriques.
03:43 Imaginez l'importance de ces stations pour y mettre des recharges de bornes électriques
03:46 et pour mailler le territoire.
03:48 Mais l'englais en anglais.
03:49 Ben oui. Mais qu'est-ce qu'on a dit ? On revient au projet, mais c'est le projet.
03:52 Un, j'ai pris l'engagement, et je respecte les engagements toujours,
03:56 de les recevoir dans les jours qui viennent pour étudier
03:59 s'il faut mettre en place une petite compensation pour les accompagner,
04:02 parce qu'effectivement, ils ne peuvent pas s'aligner sur les prix coûtants.
04:06 Mais ce qui leur importe surtout, parce que ce sont des gens responsables,
04:10 bien sûr c'est aujourd'hui, mais c'est surtout demain.
04:13 Qu'est-ce qui se passe quand on vaut moins d'énergie fossile ?
04:15 Qu'est-ce qui se passe quand on a des problèmes d'eau,
04:17 comme on en a eu cet été avec les stations de lavage ?
04:19 C'est un sujet très concret.
04:20 Et donc, au-delà d'un plan de petite compensation,
04:23 nous avons, avec Agnès Pannier-Runacher, pris l'engagement de faire un plan de transition
04:27 qui va être financé dans les semaines qui viennent,
04:29 pour les accompagner sur l'appel à projets recharge électrique,
04:32 qu'ils puissent y avoir accès plus facilement.
04:34 Qu'il faut qu'ils se diversifient.
04:35 On va les accompagner, et aussi, j'y tiens, sur le problème des stations de lavage,
04:39 qui à Paris parfois paraît un peu lointain,
04:41 mais qui est un gros problème par exemple en Bretagne.
04:43 Il y a un problème à solutionner.
04:45 On a pris l'engagement avec Bruno Le Maire de les recevoir.
04:47 Je vais vite, mais c'est quand même important de vous le dire.
04:49 Il y a la compensation, mais il y a surtout la transition
04:51 pour les petites stations indépendantes.
04:52 - Alors, il faut qu'on parle du pouvoir d'achat des Français,
04:54 qui passe aussi par ce qui est en train de se passer pour les négociations commerciales.
04:59 Vous allez changer les règles avec un projet de loi
05:01 pour avancer d'un mois et demi les négociations commerciales.
05:04 Vous êtes sûr d'y arriver, parce que vous n'avez qu'une majorité relative ?
05:07 - C'est le charme de l'exercice.
05:09 Et cet exercice est indispensable.
05:11 Et je vais être très clair là-dessus.
05:12 Le projet de loi qui sera présenté demain en commission
05:15 et lundi 9 octobre en séance, il a un objectif, un seul.
05:19 Avancer les renégociations commerciales.
05:21 Ça a été demandé par beaucoup, beaucoup des acteurs de la grande distribution
05:24 pour pouvoir embarquer des baisses,
05:26 puisqu'un certain nombre de cours de matières premières
05:28 sont en train de baisser.
05:30 Très concrètement, 28% pour les céréales,
05:32 27% pour les oléagineux, c'est important, le tournesol, le colza, le soja.
05:36 Donc, on a proposé très simplement un article
05:40 pour éviter que les nouveaux prix arrivent au 1er mars
05:43 et que les nouveaux prix arrivent au 15 janvier.
05:45 Il y a donc dès demain des débats sur ce sujet.
05:48 - Mais il ne faudrait pas aussi que ces négociations aient lieu plusieurs fois dans l'année ?
05:51 - Alors, c'est une très bonne question.
05:52 En revanche, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation.
05:55 Nous avons aujourd'hui un problème qu'il faut résoudre en accélérant les renégociations.
06:00 L'inflation alimentaire est repassée sous la barre des 10%.
06:03 Ça a été annoncé en fin de semaine dernière.
06:06 Il faut qu'on aille plus vite et que ça se voit plus concrètement
06:08 dans les hyper et les supermarchés.
06:09 En parallèle de ça, la question, elle est légitime.
06:11 Est-ce que le système français, qui est un peu rigide en réalité avec une négociation annuelle,
06:17 convient encore en période d'inflation et de très forte volatilité des prix ?
06:22 C'est un sujet que se posent les parlementaires.
06:24 C'est un sujet dont se saisiront les parlementaires.
06:26 - Ça veut dire que vous pourriez aller plus loin que le projet actuel
06:28 qui est simplement d'avancer ces négociations ?
06:30 - Pas dans le texte qui est présenté, déposé, amendé pour la Commission des finances.
06:34 - À quel moment alors ?
06:36 - À partir du moment où les parlementaires vont s'en saisir,
06:38 je pense qu'il est intéressant d'avoir peut-être des auditions.
06:41 Je pense qu'il est intéressant, puisqu'on se fait souvent critiquer pour ça,
06:44 qu'il y ait une étude d'impact.
06:45 On ne légifère pas en fonction de la météo.
06:49 Il y a une loi.
06:49 - Mais là en l'occurrence, on légifère en fonction de cette inflation.
06:52 Et l'inflation, c'est maintenant.
06:53 - Oui, mais la loi, ce n'est pas quelque chose qu'on change au gré des saisons.
06:57 La loi des creusailles, elle a été votée à l'unanimité.
06:59 Faut-il le rappeler ?
07:00 - On va en parler un peu d'ailleurs, la loi des creusailles d'un an.
07:03 - Faut-il vous rappeler aussi que je suis député avant d'être ministre ?
07:05 Et faut-il vous rappeler que je respecte le Parlement ?
07:07 Cette loi des creusailles, elle n'est pas encore entrée en vigueur.
07:09 Ok, donc on parle aussi d'inflation législative.
07:11 - On va en rentrer dans les détails.
07:13 - Juste une dernière question sur votre texte
07:16 qui va être présenté demain à l'Assemblée nationale.
07:18 Les représentants des PME disent qu'avancer les négociations commerciales
07:23 pour les grands groupes, les multinationales, ça les désavantage.
07:27 Parce qu'elles, en fait, elles passent après pour les négociations.
07:29 C'est pas de la distorsion de confiance ?
07:31 - Objection retenue, je dirais même objection entendue.
07:34 Nous travaillons, je vais pas vous citer l'ensemble des associations,
07:37 mais notamment avec la FEF et Adepal,
07:39 qui représentent les PME de l'agroalimentaire, pour trouver une solution.
07:42 Il y a un vrai sujet.
07:43 Quand vous êtes une PME, vous passez en règle générale,
07:47 quand vous passez en règle générale après les gros acteurs industriels,
07:50 vous n'avez plus de place dans les linéaires.
07:52 Donc ça n'est pas un petit sujet.
07:53 Et j'ai pris ma part, je travaille avec eux depuis des semaines
07:56 pour trouver une solution et qu'ils puissent négocier en termes d'ordre,
07:59 en fonction de leurs préoccupations.
08:01 Je suis sur le sujet et il y aura des échanges pendant le texte de loi sur ce sujet.
08:06 - Olivia Grégoire, ministre chargée des PME du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme,
08:09 invité du 830 France Info, on vous retrouve dans une minute,
08:11 juste après le Fil Info, à 8h41, Mathilde Romagnan.
08:15 - Début aujourd'hui d'une campagne de vaccination
08:18 contre les papillomavirus dans les collèges.
08:21 Elle concerne les élèves de 5e, garçons et filles.
08:24 Il faut l'autorisation des deux parents.
08:26 Les papillomavirus sont à l'origine de plusieurs cancers,
08:29 dont celui du col de l'utérus.
08:31 Une autre campagne de vaccination débute ce lundi,
08:34 celle contre le Covid, avec deux semaines d'avance face aux variants
08:37 qui circulent en ce moment en France.
08:39 Le virus reste imprévisible et dangereux, selon la présidente du Covars,
08:43 le comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires.
08:47 La carte des 200 nouvelles brigades de gendarmerie implantées
08:51 dans les zones rurales sera dévoilée aujourd'hui par Emmanuel Macron.
08:54 Le chef de l'État est en déplacement,
08:56 cet après-midi dans le Lot-et-Garonne à Tonnins,
08:59 pour inaugurer une caserne de gendarmerie.
09:02 Je vais au tribunal pour me battre pour mon nom et ma réputation.
09:07 Déclaration de Donald Trump avant l'ouverture aujourd'hui
09:10 de son procès civil pour fraude à New York.
09:12 L'ancien président américain est accusé d'avoir gonflé
09:16 pendant des années les valeurs des actifs immobiliers
09:18 et financiers de son entreprise.
09:20 *Générique*
09:30 Toujours avec Olivia Grégoire,
09:31 ministre chargée des PME du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme.
09:34 Vous l'évoquiez juste avant le Fil info sur la loi Descrosailles,
09:37 elle doit s'appliquer en mars prochain.
09:39 Elle limite à 34% les promos pour les produits d'hygiène et de soins.
09:43 Les distributeurs continuent de réclamer un moratoire,
09:46 c'est-à-dire au moins un report.
09:47 La présidente de l'Assemblée, Yael Brown-Pivet, ici même disait non
09:51 il y a quelques semaines.
09:51 Que dit le gouvernement ?
09:53 - Le gouvernement dit ne confondons pas vitesse et précipitation.
09:58 - Ça veut dire qu'en fait, on ne bouge pas ?
09:59 La loi entrera en vigueur en mars ?
10:01 - Je n'ai pas du tout ça à vous tirer des conclusions
10:02 qui ne représentent pas ce que je viens de dire.
10:03 Je viens de dire on ne confond pas vitesse et précipitation.
10:06 Ça fait, allez, on va dire 3-4 ans que vous avez une à deux lois par an
10:10 sur ces enjeux de négociation commerciale.
10:13 Que ce soit en finances comme en économie, l'instabilité, c'est mauvais.
10:16 Moi je dis juste, il y a une loi, et là-dessus je rejoins Yael Brown-Pivet,
10:19 qui a été votée, et je le redis, à l'unanimité des groupes politiques
10:22 à l'Assemblée nationale.
10:23 C'est assez rare pour être souligné.
10:25 Cette loi, elle n'est pas rentrée en vigueur, vous le disiez, elle rentre en mars.
10:28 Il me semble quand même de bonne à loi, surtout en majorité relative,
10:31 mais de tout temps, de respecter le Parlement.
10:34 Si les mêmes parlementaires qui ont fait cette loi
10:36 estiment qu'elle bute sur certains sujets du réel,
10:40 et qu'ils veulent la reprendre, et qu'ils veulent faire une mission
10:43 pour voir comment on peut la faire bouger,
10:45 nous sommes favorables à ce que le Parlement se ressaisisse de ce texte
10:48 pour le challenger, pour le questionner.
10:51 Mais ça n'est pas à nous, le gouvernement, l'intérêt de l'UPR.
10:53 Mais vous le disiez, vous êtes aussi député au départ,
10:55 donc vous avez aussi des remontées de terrain, vous devez savoir.
10:57 J'ai surtout une première remontée de terrain quand on est député,
10:59 qui est qu'on doit respecter le Parlement.
11:02 Ce Parlement, il a voté.
11:03 Si cette loi, elle doit être challengée, je le redis simplement,
11:06 que les parlementaires, et je connais Frédéric Descrosailles
11:08 qui est un député engagé, le président de la commission des affaires économiques,
11:11 Guillaume Cazbarion, c'est à eux de prendre l'initiative.
11:14 Ça n'est pas au gouvernement de rayer d'un trait,
11:17 ce qui n'est pas encore entré en vigueur.
11:18 - On est d'accord, mais Madame la ministre, vous êtes chargée du commerce,
11:21 vous avez les interlocuteurs dans vos bureaux tous les jours,
11:24 depuis que l'inflation a grimpé.
11:26 Les distributeurs, ils vous disent quoi ?
11:27 Ils vous disent en fait, elle est anachronique cette loi.
11:29 - Oui, mais vous prenez...
11:30 Excusez-moi, chère Salia, et je sais que ce n'est pas votre style,
11:33 mais là, vous prenez le parti des distributeurs.
11:35 - Non, je vous fais valoir, je fais valoir leurs arguments.
11:37 - Oui, mais je l'entends, leurs arguments.
11:39 Je les écoute, je les reçois, je les vois.
11:41 - C'est peut-être aussi l'argument des consommateurs.
11:44 - Alors, on a un problème d'inflation.
11:46 Est-ce que vous mangez de la lessive ?
11:48 OK ? Non.
11:50 Le DPH, c'est quoi ?
11:51 C'est les produits d'hygiène.
11:52 - Mais pardon, les consommateurs n'achètent plus de produits de soie.
11:56 - Je vous parle de... - C'est ce qui remonte.
11:58 - Bien sûr, mais c'est un peu un espèce de "chacun cherche son chat".
12:02 Les distributeurs, ici même, 3 septembre, disent
12:05 "il faut absolument avancer le calendrier des renégociations".
12:07 Moi, je suis là le 2 octobre pour vous dire "c'est fait, ça passe demain en commission".
12:10 Ah ben non, on a trouvé un autre sujet.
12:12 C'est le DPH, le moratoire des scrozzai.
12:14 Ah ben non, on a trouvé un autre sujet.
12:15 Moi, je dois avancer aussi, au gré des acteurs économiques.
12:19 Je vous le redis, je pense que la rigidité des négociations n'est plus adaptée.
12:23 Je pense que les parlementaires feraient bien de s'en saisir.
12:26 J'y suis favorable.
12:27 Je redis aussi, faites attention à une chose,
12:29 parce que la rigidité des renégociations,
12:31 elle a été très utile quand il y avait de la déflation.
12:35 Si on fait des négo au fil de l'eau,
12:37 c'est pour aussi accompagner cette tendance inflationniste.
12:40 Mais est-ce que ça veut dire que si l'inflation rebaisse,
12:42 dans 3 ans, il y aura une autre loi pour re-rigidifier ?
12:46 Il faut faire attention à ça.
12:48 Et le moratoire, je le redis,
12:49 si les députés estiment que ce qu'il y a dans la loi des scrozzai
12:52 est à challenger,
12:53 et je sais qu'ils le feront, qu'ils prennent leurs responsabilités.
12:55 On va aggraver notre cas, on va redonner la parole à un distributeur,
12:57 Michel-Edouard Leclerc, qui était la semaine dernière à cette place.
13:00 J'ai le plaisir de les côtoyer tous les jours.
13:02 Il ne comprend pas l'une des dispositions de la loi.
13:05 Écoutez-le.
13:06 Il y en a plusieurs.
13:06 On a une autre demande à faire,
13:07 qu'on va essayer de glisser dans ce débat parlementaire.
13:10 Est-ce que vous savez qu'en pleine période d'augmentation alimentaire,
13:13 on nous oblige à prendre une marge de 10%
13:15 sur des produits qui ne sont absolument pas produits en France,
13:18 ou qui n'impactent pas le revenu agricole ?
13:20 L'eau de Badoit, l'eau des viands, le jus d'orange, le café, le Nescafé,
13:24 le chocolat Côte d'Or, on doit prendre 10%.
13:26 On ne produit pas de café en France.
13:27 Pourquoi on nous oblige à prendre des marges sur l'alimentaire ?
13:31 Ça impacte un tiers du Cadi des Français.
13:33 Donc ça, c'est mon prochain combat.
13:35 C'est le prochain combat de Leclerc.
13:37 - Des marges qui sont plafonnées, c'est un peu bizarre, non ?
13:40 - Le prochain combat de Leclerc, c'est bien de jeter la balle toujours en avant.
13:44 Mais il serait bien aussi de se préoccuper de ce qui est en train de se faire aujourd'hui.
13:48 Vous savez, Michel-Édouard Leclerc,
13:49 il a une considération de la souveraineté alimentaire qui est assez spécifique
13:54 et ce qui fait son charme, mais qui est assez personnelle.
13:57 Vous avez vu l'an passé, il n'a pas hésité d'ailleurs,
14:00 de façon un peu provocante, à rappeler qu'il n'avait aucun problème
14:02 à s'approvisionner avec des produits à l'étranger,
14:05 s'il tentait que ça fasse baisser les prix.
14:07 C'est vrai que c'est très en soutien des producteurs français, ce type d'attitude.
14:10 Moi, ce que je trouve intéressant, c'est que c'est cohérent.
14:12 - Là, il dit l'inverse. - C'est cohérent.
14:13 - Il dit qu'on est obligé de faire 10 % de marge sur des produits qui ne sont pas produits en France.
14:17 - La marge de 10 % de grasse, rappelons à ceux qui nous écoutent
14:19 et qui ne sont peut-être pas des spécialistes de l'agroalimentaire,
14:21 elle sert à quoi, cette marge de 10 % en règle générale ?
14:24 Et tout le temps, elle sert à protéger les producteurs.
14:27 Il explique que quand on a des produits qui sont à l'étranger...
14:30 - Le Nescafé, le café, ce n'est pas produit en France.
14:32 - Oui, mais la loi, elle s'applique à tous.
14:33 La loi, elle ne se décline pas en fonction des produits.
14:35 On ne fait pas 20 000 lois parce qu'il y a 20 000 références dans les hypermarchés de M. Leclerc.
14:40 Il y a une loi, et je pense qu'en droit, je ne suis pas certaine qu'on puisse adapter un dispositif
14:45 uniquement aux produits français.
14:46 Il y a ce qu'on appelle un conseil constitutionnel, un conseil d'État.
14:49 Ce sont des choses qui sont assez intéressantes à observer
14:51 et qui empêchent, par exemple, de faire des spécificités sur le marché français.
14:55 Mais c'est dans la droite ligne de ce que toujours a dit Michel-Édouard Leclerc,
14:58 dont la conception de la souveraineté alimentaire varie.
15:00 - Olivier Grégoire, il y a de très nombreux restaurants, commerces,
15:03 qui refusent les tickets restaurants papiers
15:06 parce que ça devient beaucoup trop compliqué pour eux de se faire rembourser.
15:09 Et en plus, il y a des commissions prélevées qui sont trop importantes.
15:11 Comment est-ce qu'on fait ?
15:13 - Deux chiffres.
15:14 5 millions de français salariés utilisent les tickets restos, c'est beaucoup.
15:17 Un deuxième chiffre.
15:18 Un quart des commerces, des restaurateurs aujourd'hui, les refusent parce que...
15:21 Pour deux raisons.
15:22 Un, c'est trop compliqué.
15:23 Deux, vous avez et le papier et la carte, ça se chevauche.
15:27 Et en un mot, les commissions sont trop élevées
15:30 et les démarches sont beaucoup trop lourdes pour nos restaurateurs.
15:32 C'est un sujet pour eux, il manque de trésorerie.
15:34 - Alors on fait quoi ?
15:34 - Je vous annonce donc deux choses.
15:36 Un, je lance la dématérialisation des tickets restaurants
15:39 et nous allons consulter et accompagner les entreprises qui sont encore au papier
15:43 pour qu'avant 2026, on puisse tout dématérialiser sur les tickets restos
15:47 et on accompagnera aussi les salariés pour qu'ils puissent en disposer.
15:51 - L'objectif, c'est quoi ? C'est de simplifier ?
15:52 - Non, c'est simplifier et faire en sorte que ça coûte moins cher aux restaurateurs
15:57 de prendre les tickets restos.
15:58 Deuxièmement, j'ai missionné il y a plusieurs mois l'autorité de la concurrence
16:02 pour voir si le fonctionnement du marché des tickets restos était équitable.
16:07 Nous avons les résultats dans les jours qui viennent, mais je veux être très clair,
16:11 s'il y avait un dysfonctionnement de marché qui était prouvé,
16:14 je ne prendrais pas de temps pour plafonner les commissions sur les tickets restaurants
16:19 pour que les restaurateurs ne subissent pas des commissions trop élevées.
16:22 - Mais plafonnez-les à combien aujourd'hui ? Elles sont entre 4 et 5 % ?
16:25 - Ça me donnerait l'occasion de revenir rapidement chez vous.
16:27 Vous l'avez bien dit, elles sont entre 3 et 5 %.
16:30 J'attends de voir très précisément, après observation du marché,
16:33 ce que dit l'autorité de la concurrence.
16:34 Mais si ça démontre qu'on a un dysfonctionnement de marché,
16:37 nous les plafonnerons et on les plafonnera plutôt au plancher qu'au plafond.
16:41 - Sur la dématérialisation généralisée, vous dites "on va aider les entreprises,
16:45 les salariés à passer aux cartes".
16:47 Ça veut dire quoi "on va aider les entreprises à passer aux cartes" ?
16:48 - Ça veut dire que vous avez encore des entreprises,
16:50 notamment pour certaines des plus petites,
16:52 qui n'ont pas encore fait le virage du numérique.
16:54 Donc il faut qu'on reçoive les organisations professionnelles
16:56 pour voir ce qui bloque.
16:58 Il faut aussi qu'on voit un certain nombre de sujets.
16:59 J'ai l'honneur de m'occuper de l'économie sociale et solidaire,
17:01 il ne faudrait pas l'oublier.
17:03 Et c'est vrai qu'on a un sujet pour le don aux associations, par exemple,
17:05 et que c'est essentiel pour moi que dans la dématérialisation,
17:08 on puisse continuer à donner une partie de ces tickets resto,
17:11 si on veut les donner, à des assos.
17:12 Voilà des points sur lesquels on doit bosser dans les prochains mois
17:15 pour pouvoir tout dématérialiser.
17:17 Mais je vous l'annonce, un, dématérialisation, on y va.
17:19 Deux, si les commissions sont trop élevées à la suite du rapport
17:22 et ce sera remis dans les jours qui viennent,
17:24 nous plafonnerons les commissions.
17:26 Ça n'est pas possible d'avoir des restaurateurs dans la situation actuelle
17:29 qui ont des commissions trop élevées et qui galèrent avec les tickets resto.
17:32 C'est un élément du pouvoir d'achat des salariés, les tickets resto,
17:34 et ça me semble important de le simplifier.
17:36 - Olivia Grégoire, invité du 830 France Info,
17:38 on vous retrouve juste après le Fil info à 8h50.
17:41 Mathilde Romagnan.
17:42 - L'ambassadrice d'Azerbaïdjan en France affirme ce matin
17:46 qu'il n'y a pas de guerre au Karabakh.
17:48 Depuis 12 jours, plus de 100 000 habitants de cette région
17:51 ont fui en Arménie voisine.
17:54 L'Arménie où la ministre française des Affaires étrangères,
17:57 Catherine Colonna, se rendra demain.
18:00 Elle se dit choquée et scandalisée par les propos de Gérard Depardieu.
18:03 L'avocate de Charles Tarnou, qui accuse l'acteur de viol,
18:07 a réagi hier à la lettre ouverte de l'acteur,
18:10 publiée sur le site du Figaro.
18:12 Il éclame son innocence.
18:14 "Je ne suis ni un violeur ni un prédateur", dit-il.
18:17 Des records de chaleur attendus.
18:19 Encore aujourd'hui en France, il fera encore plus chaud qu'hier.
18:22 C'est entre l'Auvergne et le Sud-Ouest que le thermomètre va grimper.
18:26 Plus de 30 degrés sont attendus à Clermont-Ferrand,
18:29 à Bordeaux, à Toulouse ou encore à Montauban.
18:33 En football, Brest arrive en tête de classement de la Ligue 1
18:36 à égalité de points avec Monaco après son nul 0 partout hier contre Nice.
18:41 C'est une surprise et un début de saison inespéré pour le club breton.
18:44 Toujours avec Olivia Grégoire, la ministre chargée des PME,
18:56 du commerce, de l'artisanat et du tourisme.
18:59 Et justement, c'est cette casquette-là dont on va parler aujourd'hui.
19:01 En vertu d'un accord entre l'État et la région,
19:04 la taxe de séjour en Île-de-France devrait tripler l'année prochaine.
19:08 On peut passer de 5 à 15 euros par jour pour un palace, par exemple.
19:11 Les hôteliers sont en colère car ils pensent que ça aura forcément
19:14 un impact sur leurs réservations et qu'au fil du temps,
19:17 ils vont devoir baisser le prix de leurs chambres.
19:20 Le gouvernement avait promis de ne pas augmenter les impôts.
19:22 C'est différent pour les hôteliers ?
19:24 Non, déjà, ce n'est pas le gouvernement tout seul, vous l'avez dit d'ailleurs,
19:26 c'est avec la présidente de région.
19:27 Moi, j'ai deux choses à dire pour être précise pour ceux qui nous écoutent.
19:31 C'est une augmentation de 200%.
19:33 L'augmentation, elle n'est pas obligatoire, c'est un plafond.
19:38 Et deuxièmement, reste à la main des collectivités locales
19:41 le choix de le faire ou pas.
19:44 C'est un élément qui me semble important à rappeler.
19:46 Mais là, en Île-de-France, par exemple, à Paris,
19:48 je la laisserai la maire de Paris, dont je connais la tendance en matière d'impôts,
19:51 prendre ses décisions.
19:52 Mais vous lui donnez la possibilité alors qu'elle n'avait pas cette possibilité
19:55 il y a encore quelques jours.
19:56 On a aussi un sujet qui est important et ça fait partie des défis
19:59 de notre gouvernement qui est que
20:02 on ne finance toujours pas la décarbonation des transports à coups de centimes.
20:06 Ça coûte des milliards d'euros.
20:07 Donc il faut des impôts supplémentaires pour...
20:09 Un enjeu d'accompagnement, notamment dans la région Île-de-France,
20:12 sur la décarbonation des transports, qui sont des enjeux majeurs.
20:15 Et effectivement, c'est une poche qui est ouverte,
20:18 dont je rappelle, à bon escient, pour les acteurs, les maires et les élus locaux
20:22 qui ne sont pas obligés d'aller au maximum de l'augmentation qui est proposée.
20:25 Mais l'objectif, c'est de 100 millions d'euros à peu près, c'est ça ?
20:28 C'est tout à fait ça.
20:29 Oui, non, mais ça veut dire que vous assumez le fait que les impôts
20:32 peuvent augmenter en tout cas sur ce secteur qui est celui dont vous avez la charge,
20:35 le tourisme.
20:36 Oui, c'est un secteur dont j'ai la charme.
20:39 C'est un sujet qui dépasse aussi mon seul secteur,
20:42 que de financer cette transition écologique.
20:45 Vous savez, moi ce qui me choque dans les débats publics,
20:47 et je sais qu'on a peu de temps,
20:48 mais j'aurais pu aussi être à cette place et défendre l'inverse
20:52 si nous ne l'avions pas fait.
20:53 Vous m'auriez, à juste titre, questionné sur comment on finance
20:56 cette transition qui arrive.
20:57 Vous ne prenez aucune mesure.
20:58 Il y a des chantiers gigantesques en Île-de-France et vous ne faites rien.
21:01 Je ne dis pas que c'est facile, je dis que c'est même possiblement compliqué.
21:05 Et ce que je veux vous dire aussi, c'est que je vais surveiller
21:08 et accompagner les organisations professionnelles,
21:09 encore une fois, pour voir comment cette augmentation est mise en place.
21:12 Et s'il le faut, je prendrai mon bâton de pèlerin
21:14 pour aller expliquer à certaines collectivités qu'il ne faut pas aller à ces niveaux-là.
21:18 Olivier Grégoire, nombre de maires sont en guerre contre Airbnb.
21:21 Oui, pour un propriétaire, louer son bien en meublé touristique
21:25 procure un avantage fiscal par rapport à la location classique.
21:29 Il faut que ça change.
21:30 Pareil, vous allez vous dire, décidément,
21:33 peut-être elle respecte trop le Parlement.
21:35 C'est un sujet dont les parlementaires se sont saisis.
21:37 Il y a des textes, notamment une proposition de loi transpartisane
21:40 qui a été écrite avec plusieurs députés d'opposition.
21:44 Moi, ce que je sens du Parlement, c'est qu'ils ont envie
21:46 de diminuer cet avantage fiscal.
21:49 Et dans ce cadre-là, dans le cadre du PLF, ce sera discuté.
21:52 Mais vous y êtes favorable ?
21:54 Moi, vous savez, tous les jeudis, tous les vendredis, je suis en déplacement.
21:57 Ce que je vois, c'est qu'il y a beaucoup de situations différentes.
22:00 Il y a les communes très touristiques qui ont un vrai gros problème avec Airbnb.
22:04 Ça pose des problèmes de logement, vous l'avez vu.
22:05 Moi, j'ai en charge, par exemple, le commerce.
22:07 J'ai des problèmes de saisonniers qui n'arrivent pas à se loger
22:09 dans les campings, dans les restaurants, l'été, etc.
22:12 Donc, c'est un énorme problème.
22:13 Ça n'est pas du tout, si je suis sincère, et je le suis,
22:16 le même problème à Saint-Malo, à Biarritz qu'à Fontaine-Française
22:21 ou qu'en Haute-Saône.
22:22 Ça veut dire, est-ce qu'il faut interdire les Airbnb dans certaines zones ?
22:26 C'est ça la question aussi.
22:26 Moi, je reste indécrottablement assez libéral
22:30 et indécrottablement assez en faveur de la décentralisation.
22:32 Donc, moi, l'idée, peut-être qu'on rabote un peu,
22:35 comme on dit, l'avantage fiscal, parce qu'en réalité,
22:37 il peut aller jusqu'à des montants assez importants,
22:39 pour ne pas dire plus, ne me semble pas être une mauvaise idée.
22:41 Mais ce qui me semblerait surtout important, et j'aimerais bien,
22:44 je crois que les parlementaires l'ont entendu,
22:46 c'est aussi qu'on n'ait pas une règle des reins pour tout le monde
22:49 et qu'on laisse peut-être aussi un peu de liberté aux élus locaux
22:52 pour adapter ou pas certaines législations sur Airbnb.
22:55 Il y a des villes dans lesquelles c'est dramatique,
22:57 ça crée une attrition du logement terrible.
23:00 Il y a des villes où c'est du pouvoir d'achat en plus.
23:02 Donc, je trouve toujours difficile d'avoir une position absolument la même
23:06 sur tous les territoires.
23:07 Je le redis, sur l'avantage fiscal,
23:09 on va voir ce que les députés pensent et font,
23:12 mais je pense qu'il y a possiblement des évolutions en perspective.
23:15 – Le gouvernement, et c'est l'un de vos dossiers,
23:17 a décidé de débloquer 24 millions d'euros pour ce qu'on appelle la France moche,
23:21 ces grandes zones commerciales en périphérie des villes.
23:25 Quel est ce problème, selon vous, avec ces zones commerciales ?
23:27 – Alors déjà, je veux le rappeler,
23:29 je le rappellerai à chaque fois que je serai interrogée,
23:31 jamais je n'ai à coller ces deux mots de France
23:33 et de l'adjectif que vous avez mis à côté.
23:35 C'est toujours intéressant, moi j'adore la communication,
23:37 mais de voir que je commence…
23:39 – Mais vous voulez les transformer, ça veut dire qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
23:41 – Oui, c'est important, parce qu'après, on est,
23:42 "Olivier Grégoire dit la France moche", non !
23:45 – C'est moi qui l'ai dit, d'accord, alors je l'ai dit,
23:46 mais maintenant qu'est-ce qu'on fait ?
23:47 – Parce que cette France que vous avez qualifiée,
23:50 vous avez 72% des dépenses commerciales qui y sont faites.
23:53 Donc tous les gens qui vous écoutent disent,
23:55 là où je vais faire les courses, il me qualifie de France moche.
23:57 Bon, ce qu'il y a de sûr, c'est que vous avez 1500-1800 zones d'activité commerciales
24:01 dans ce pays.
24:02 Les zones d'activité commerciales, elles s'étendent,
24:04 elles mangent beaucoup de foncier, à un moment où on en a beaucoup besoin,
24:07 pour réindustrialiser, pour créer des logements.
24:10 Cette France-là, elle était un peu bloquée, pour plein de raisons,
24:13 notamment pour de sombres histoires administratives,
24:15 où les maires étaient… on leur retirait leur permis de construire
24:19 quand ils enclenchaient ce type d'opération.
24:21 Donc il y avait beaucoup de choses à simplifier.
24:23 Je l'ai fait dans le projet de loi "réindustrialisation verte".
24:26 On ne fait pas grand-chose avec 24 millions d'euros.
24:28 Alors si, mais c'est parce que…
24:29 En fait, 24 millions, ce n'est pas pour intégralement
24:32 transformer des zones commerciales.
24:34 C'est pour permettre de co-financer avec les collectivités locales
24:38 déjà des études de préfiguration, pour voir ce que ces zones d'activité
24:42 commerciales pourraient devenir.
24:44 Parce que parfois, ça coûte des centaines de milliers d'euros
24:46 de rassembler des urbanistes, des architectes,
24:49 pour projeter la zone d'activité commerciale.
24:51 Et c'est en fonction de la projection qu'on se décide dans une mairie
24:53 ou dans une agglomération, est-ce qu'on y va ou pas.
24:56 Quand vous êtes une toute petite commune,
24:57 vous n'avez pas forcément 300 000 euros à mettre pour financer ces études.
25:00 Donc ces 24 millions viennent co-financer une vingtaine de projets pilotes.
25:04 La première vague sera dessinée en novembre, la deuxième en janvier.
25:07 Une sorte d'expérimentation où le gouvernement co-finance
25:11 pour permettre aux élus locaux d'enclencher la transformation
25:14 de ces zones commerciales.
25:15 Objectif, les transformer, créer la zone d'activité commerciale
25:18 des 60 prochaines années, y mettre du logement,
25:21 y mettre de l'industrie et des services.
25:23 C'est un sacré chantier qu'on impulse.
25:25 Et donc les premiers résultats au mois de novembre,
25:26 ça vous fait une autre raison éventuellement de revenir sur France Info.
25:28 Merci beaucoup Olivia Grégoire, ministre chargée des PME du Commerce,
25:31 de l'Artisanat, du Tourisme, invitée du 8.30 France Info ce matin.
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