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  • il y a 2 ans

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00:00 (Générique)
00:06 -Bonjour, Christophe Béchut. -Bonjour, Sarah Brachlia.
00:09 -Vous étiez aux côtés d'Emmanuel Macron hier
00:11 lors du Conseil de planification écologique.
00:13 On va en parler en détail dans un instant.
00:15 Mais d'abord, la Première ministre réunie distributeurs et raffinaires
00:18 cet après-midi pour leur demander de vendre les carburants à prix coûtant.
00:22 Ils ont déjà dit non pour la vente à perte.
00:24 Que se passera-t-il s'ils vous disent non une nouvelle fois pour le prix coûtant ?
00:29 -J'ai aucun doute sur le fait qu'ils ne seront pas dans cette posture.
00:31 Une partie d'entre eux, ces dernières semaines,
00:33 comme d'ailleurs certains distributeurs, ont expliqué
00:36 que s'ils ne pouvaient pas baisser les prix,
00:38 s'ils ne pouvaient pas faire d'efforts, c'était parfois en raison de textes,
00:41 du fait qu'ils étaient obligés d'avoir des temps de négociation qui étaient longs,
00:43 qu'il y avait des dates qui étaient impératives,
00:45 qu'il y avait des textes qui les corsetaient.
00:47 Donc à partir de ce moment-là, je n'ai aucun doute sur le fait
00:50 qu'ils souhaitent, comme nous, faire en sorte de limiter l'inflation sur les Français.
00:52 -Vous leur demandez de vendre à prix coûtant pendant combien de temps ?
00:55 -On leur demande de faire un effort qui soit évidemment le plus long
01:00 et le plus adapté possible.
01:01 Il faut bien comprendre deux choses.
01:04 On est à la fois dans une volonté de sortir des énergies fossiles.
01:09 Et donc l'idée qu'on utiliserait massivement de l'argent public
01:12 pour aller soutenir le pétrole, elle va à l'encontre de la transition écologique.
01:16 Mais en même temps, c'est une transition.
01:18 Donc on a aujourd'hui des gens qui dépendent de leurs voitures,
01:20 en particulier ceux qui se retrouvent à faire beaucoup de kilomètres
01:24 parce qu'ils habitent loin de leur travail,
01:25 ou ceux qui ont besoin de leur voiture
01:26 parce qu'il n'y a pas encore les alternatives existantes.
01:29 Et donc pour cela, on considère qu'il est juste
01:31 qu'il y ait aussi un effort qui soit fait par ceux qui ne se sont pas oubliés
01:36 quand les prix ont augmenté et qui ont aussi profité de cette inflation.
01:39 -Vous parlez des raffineurs aussi,
01:41 puisqu'Emmanuel Macron a dit "on va regarder les marges des raffineurs",
01:43 sauf qu'en fait, il n'y a pas besoin de les regarder, on est tous au courant.
01:45 Elles ont été multipliées par presque 5 ces derniers mois.
01:49 La marge était autour de 25 euros la tonne,
01:51 aujourd'hui c'est autour de 122.
01:52 Est-ce qu'il est question de les taxer, ces marges ?
01:55 -Il n'y a pas de tabou, il ne vous a pas échappé
01:57 qu'on a précisément été chercher les surprofits des énergéticiens
02:01 pour faire en sorte de financer une partie du bouclier tarifaire.
02:05 Le sujet, c'est bien que ce soit toute la chaîne de valeur
02:07 qui soit mise, entre guillemets, à contribution
02:10 pour qu'on puisse avoir des prix qui permettent de conjuguer
02:15 la nécessité de ne pas utiliser de l'argent public pour soutenir le fossile
02:18 et dans le même temps de tenir compte de cette fin...
02:20 Non, ce que nous disons, ce que le président de la République a exprimé,
02:24 ce que la première ministre va dire à tout le monde,
02:25 c'est que tout le monde doit faire un effort
02:26 et vous ne pouvez pas seulement vous contenter d'aller commenter les choses
02:30 ou d'expliquer que ce serait de la faute du gouvernement.
02:31 Ce n'est ni vrai, et c'est beaucoup trop facile.
02:33 -Et quand vous dites, Christophe Béchuc,
02:35 qu'on ne peut pas subventionner massivement les énergies fossiles,
02:37 ça aboutit à ce que certains considèrent comme des demi-mesures,
02:40 100 euros par véhicule et par an pour les travailleurs les plus modestes,
02:43 la prime carburant, c'est trop ou trop peu ?
02:47 -On aura ce débat à l'infini, M. Chapuis, et je l'entends parfaitement.
02:50 Ce que je dis, c'est que de ne pas avoir une ristourne
02:53 qui profite à tout le monde, y compris à ceux qui n'en ont pas besoin...
02:54 -C'est à plein par an.
02:56 -Mais encore une fois, les choses, elles sont très simples
03:01 quand on débat ou quand on discute de manière théorique.
03:04 Il y a derrière des femmes et des hommes
03:05 qui ont, pour certains, absolument besoin de leur voiture.
03:09 On ne peut pas utiliser les ressources collectives des Français
03:13 pour financer, pour entretenir notre dépendance au pétrole.
03:17 Il faut qu'on investisse cet argent pour développer des alternatives,
03:21 pour pousser à l'électrification, pour soutenir les pompes à chaleur,
03:24 pour faire en sorte qu'on ait des alternatives
03:26 qui nous permettent de lutter contre les règlements climatiques.
03:28 Et en même temps, on assume le fait que l'obsession de la fin du monde
03:33 et de la manière de se mobiliser contre,
03:34 elle ne doit pas nous conduire à ignorer les fins de mois qui peuvent être compliquées.
03:38 C'est le chemin d'une transition solidaire.
03:40 Ce sera toujours trop pour certains, trop peu pour d'autres.
03:42 Quand vous êtes en responsabilité, vous ne pouvez pas vous réfugier
03:45 derrière des yakas, des faux cons ou des fausses radicalités.
03:47 -Christophe Véchu et Emmanuel Macron ont présenté sa planification hier
03:50 pour atteindre l'objectif de neutralité carbone en 2050.
03:53 Sauf que l'Agence internationale de l'énergie dit ce matin
03:56 qu'il faut que les pays riches avancent leurs objectifs à 2045.
04:00 Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en fait, votre plan, il est déjà has been,
04:02 il est déjà dépassé ?
04:04 -Notre plan, il est surtout extrêmement précis pour les années qui nous séparent de 2030.
04:08 Et je veux vous dire, c'est bien parce que ceux qui prennent des engagements
04:10 pour dire qu'ils seront au top en 2049,
04:12 mais qui ne vous expliquent pas comment ils vont y arriver,
04:14 ceux-là, il y a peu de chances qu'on soit capable de les suivre.
04:16 On est le premier pays au monde qui documente la manière
04:19 dont en 2030, on sera à 55% de baisse.
04:22 Donc on discutera de 2045 quand déjà, on aura atteint nos objectifs de 2030.
04:27 Il n'y a pas un pays au monde, à la minute où on se parle,
04:30 qui ait trouvé la martingale complète
04:33 pour être dans le bon rythme de baisse des émissions.
04:35 Ce qu'on essaye, ce qu'on a mis en place,
04:38 ce que nous sommes le premier pays à faire,
04:39 c'est une planification systématique qui explique
04:42 où sont les endroits où nous allons faire collectivement des efforts
04:46 pour baisser nos émissions.
04:48 - Cette injonction ou ce conseil de l'AIE ce matin,
04:50 avancer de cinq ans les objectifs qui étaient prévus pour 2050 à 2045
04:55 pour les pays riches, est-ce que la France dit oui ?
04:57 - La France, elle va à l'échelle européenne,
05:00 à la fois regarder la position de l'AIE et arrêter une position commune.
05:03 C'est ce que nous faisons depuis le début,
05:05 la fin de la vente des voitures thermiques,
05:06 c'est en européen qu'on l'a décidé.
05:08 La mise en place du pacte vert européen,
05:10 qui est cet ensemble de 75 mesures pour accélérer de manière collective,
05:14 on l'a fait ensemble.
05:16 L'Europe, elle est aujourd'hui le continent
05:18 où les émissions ont le plus baissé, 30% depuis 1990.
05:22 Dans le même temps, les émissions ont baissé de 10% aux Etats-Unis.
05:27 Donc nous, pays développés européens,
05:30 nous ne sommes pas à la traîne par rapport aux autres,
05:32 et pour autant, il faut quand même qu'on accélère pour tenir nos engagements.
05:35 - Rentrant dans le concret, si vous le voulez bien, monsieur le ministre,
05:36 on en vient à parler des chaudières à gaz.
05:41 Pas d'interdiction, dit Emmanuel Macron,
05:43 mais une volonté de développer les installations de pompes à chaleur "made in France"
05:47 pour ceux qui souhaitent y avoir accès.
05:48 Ils auront le droit à une aide,
05:50 parce que ça coûte cher, les pompes à chaleur, entre 5 et 30 000 euros.
05:54 - Effectivement, en fonction de la taille, du volume, de ce que vous avez à chauffer.
05:57 Le sujet, il est très simple.
05:59 Faire en sorte de lutter contre les règlements climatiques,
06:01 c'est d'abord sortir des énergies fossiles.
06:03 Et donc, on a deux sujets.
06:05 Il ne faut plus de chaudières fuel,
06:07 et il faut beaucoup moins de chaudières gaz.
06:09 Mais le problème, c'est qu'effectivement, une pompe à chaleur, ça coûte plus cher.
06:11 Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
06:13 On dit, avant toute autre chose,
06:16 il faut qu'on aide nos industriels à construire un maximum de pompes à chaleur
06:20 pour pas qu'on se retrouve demain à les subventionner des pompes à chaleur polonaises,
06:23 ce sont eux qui sont les plus forts sur les pompes à chaleur,
06:25 ou chinoises, de manière massive.
06:27 Donc, on refuse une interdiction qui poserait des difficultés.
06:31 On préfère un double mouvement, une écologie qui soit bonne pour l'économie.
06:34 Donc, un soutien à une filière pour qu'on puisse produire jusqu'à 1 million de pompes à chaleur par an.
06:39 Et en même temps, une augmentation des moyens consacrés à ma prime Rénov'
06:43 pour que le reste à charge sur une pompe à chaleur soit comparable à celui d'une chaudière gaz,
06:47 notamment pour les plus modestes.
06:48 La question du rythme est très importante.
06:49 Une spécialiste nous disait ce matin sur France Info, 1 million par an, c'est bien,
06:52 mais il y a 30 millions de logements à équiper, il faudrait 30 ans.
06:55 Alors que là, on parle d'un plan sur 7 ans.
06:57 Ce n'est pas tout à fait exact.
06:58 Il y a 11 millions de ménages qui se chauffent avec des chaudières gaz.
07:02 Donc, l'objectif, c'est les chaudières gaz, c'est les 11 millions.
07:05 Pour être précis, ce sont les un peu moins de 3 millions de chaudières fuel,
07:08 et 11 millions de chaudières gaz sur lesquels là, on a à faire des efforts.
07:11 Et on considère que si dans 7 ans, on a la quasi-totalité des chaudières fuel
07:18 et plus de la moitié des chaudières gaz qui ont déjà été remplacées,
07:21 on sera au rendez-vous des moins 55%.
07:22 Et ensuite, on aura jusqu'en 2045 ou 2050...
07:25 - Mais est-ce que c'est valable pour les territoires ruraux ?
07:29 Nombre d'habitants dans les territoires ruraux disent en fait,
07:31 la pompe à chaleur, ce n'est pas possible chez nous.
07:34 Nos maisons sont trop grandes et elles sont mal isolées.
07:36 - Plusieurs choses. - Donc en fait, ce n'est pas la solution ?
07:38 D'abord, il n'y a pas une solution unique.
07:39 Ce que je veux vous dire, c'est qu'on est aussi en train de regarder
07:42 comment développer la géothermie, qui dans tous les pays du Nord de l'Europe,
07:45 et en particulier en Hollande, je parle d'une géothermie de surface peu profonde,
07:49 est en train d'équiper massivement la plupart des logements,
07:52 et c'est une source d'énergie qu'on a partout
07:54 et sur lequel on est en train de faire des progrès.
07:56 Et donc en parallèle, si on dit "on n'interdit pas",
07:58 c'est bien parce qu'il y a une diversité géographique et de situations,
08:02 et qu'une décision d'interdiction, elle est facile à expliquer à Paris,
08:05 ou à prendre à Paris, mais elle ne correspond pas à la réalité des territoires.
08:08 On assume cette écologie d'incitation,
08:10 et qui se soucie à la fois des conséquences économiques et sociales.
08:13 Encore beaucoup de questions à vous poser, Christophe Béchu,
08:15 ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires.
08:18 On vous retrouve juste après le Fil info à 8h41.
08:21 Maureen Swiniard.
08:22 Incité sans contraindre, voici le plan d'Emmanuel Macron
08:26 pour sa planification écologique.
08:28 Le chef de l'État veut notamment la production
08:30 d'un million de pompes à chaleur d'ici 2027,
08:32 la construction de 13 RER métropolitains.
08:36 Ce qu'il faut surtout, c'est rénover les bâtiments,
08:38 plaide sur France Info Yamina Saeb, co-auteur du dernier rapport du GIEC.
08:42 Le délégué interministériel à la lutte contre le racisme,
08:45 l'antisémitisme et la haine anti-LGBT saisit la justice.
08:49 Après des champs homophobes de supporters parisiens
08:52 dimanche soir au Parc des Princes,
08:53 le PSG n'a pas encore annoncé de dépôt de plainte.
08:56 Selon une étude de la Ligue contre le cancer révélée aujourd'hui,
09:00 moins d'une femme sur deux a réalisé sa mammographie l'année dernière,
09:04 examen pourtant indispensable pour détecter les cancers du sein.
09:08 On compte 62 000 nouveaux cas de cancer chaque année en France.
09:12 La campagne annuelle d'Octobre Rose,
09:14 qui vise aussi à récolter des fonds des buts, se dimanche.
09:17 Le gouvernement de transition du Burkina Faso
09:20 suspend tous les supports de diffusion du média Jeune Afrique.
09:23 Le journal et le site internet est interdit jusqu'à nouvel ordre.
09:27 Cela fait suite à la publication d'articles
09:29 sur des tensions au sein de l'armée burkinabé.
09:33 -France Info.
09:34 -Le 8/30 France Info, Jérôme Chapuis, Salia Braklia.
09:38 -Toujours avec Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique
09:41 et de la cohésion des territoires, au coeur du projet d'île président,
09:45 il y a l'électricité dans cette planification écologique.
09:48 Il promet de reprendre le contrôle du prix sur notre électricité.
09:52 Ça mérite explication.
09:53 On n'a pas très bien compris comment ça allait se passer.
09:56 -Il ne vous a pas échappé qu'on a connu des explosions
09:59 sur les prix d'énergie ?
10:00 -Il y a eu des explosions sur les prix d'énergie
10:02 à cause de la guerre en Ukraine,
10:04 à cause du fait qu'on a décidé d'arrêter d'acheter du gaz et du pétrole aux Russes.
10:08 Et parce que, dans le même temps,
10:10 on s'est retrouvé avec des quantités de travaux sur nos centrales nucléaires
10:13 et avec une sécheresse qui a diminué notre production hydroélectrique.
10:16 On n'est plus dans cette situation.
10:18 EDF a en grande partie repris la main.
10:20 Il y aura donc, au mois d'octobre,
10:22 un temps entre le gouvernement et cette entreprise
10:25 qui a été renationalisée par le gouvernement
10:27 pour qu'on définisse un prix
10:29 qui permette à l'ensemble des acteurs de se projeter
10:31 en termes de business plan et de vision,
10:33 en annonçant ce que doit être le prix de l'électricité.
10:36 C'est une donnée cruciale pour la transition économique.
10:38 -Baisser les prix ?
10:40 -Donner de la visibilité à l'ensemble des acteurs, y compris économiques.
10:43 -Le prix dépend d'un marché européen. On sort du marché européen ?
10:47 -Le président de la République et le gouvernement
10:49 auront l'occasion de préciser la manière dont on va reprendre ce contrôle.
10:54 -Mais "reprendre le contrôle", ça fait référence au Brexit,
10:58 c'est le slogan des Brexiteurs.
11:01 On sort des engagements européens sur ce marché de l'électricité ?
11:05 -Non, ça veut dire que nous assumons le fait
11:07 qu'à partir du moment où nous redevenons exportateurs d'énergie,
11:10 nous avons des moyens de fixer un prix en France,
11:15 avec une modification des règles européennes
11:18 et en utilisant le fait que l'opérateur EDF est un opérateur national.
11:21 -Sauf que l'opérateur EDF a 63 milliards de dettes.
11:26 -C'est vrai. -Alors on fait comment ?
11:27 -Cette réalité ne l'empêche pas aujourd'hui ni de produire,
11:31 ni d'avoir des projets.
11:32 Il faut regarder la hauteur de la dette
11:34 par rapport au chiffre d'affaires et aux perspectives.
11:37 -Le président de la République a annoncé la sortie du charbon,
11:41 la fermeture des 2 dernières centrales électriques
11:43 qui fonctionnent au charbon d'ici 2027.
11:45 En 2017, il faisait cette promesse pour 2022.
11:48 Comment est-ce qu'on est sûrs que cette fois-ci, la promesse sera tenue ?
11:51 -Il ne vous a pas échappé qu'une des raisons
11:54 pour lesquelles ces centrales fonctionnent,
11:56 c'est qu'elles seront fermées pendant d'autres années.
11:59 -Sauf que la manière dont on le dit et le temps qu'on se donne
12:02 font que cette promesse sera tenue.
12:04 C'est un engagement ferme.
12:06 L'engagement du président de la République,
12:08 c'est qu'on aille plus vite. 2027, c'est la date ultime.
12:11 Le sujet, c'est comment, sur Cordomé et sur Saint-Avold,
12:14 on transforme ces centrales pour qu'elles soient éligibles
12:17 à la biomasse.
12:18 -Emmanuel Macron a annoncé un inventaire
12:21 des ressources minières sur notre territoire,
12:23 le cobalt, le lithium et l'hydrogène naturel.
12:26 Vous n'excluez pas le cas chiant d'ouvrir des mines ?
12:29 -On aura besoin, dans un certain nombre de cas,
12:31 de bénéficier de lithium.
12:33 Quel sens ça aurait de construire une transition écologique
12:36 dans laquelle on se retrouverait à importer de manière massive
12:39 des produits du bout du monde dans des avions ou des bateaux
12:43 chargés en kérosène, avec une empreinte carbone
12:45 qui serait particulièrement lourde ?
12:48 Il faut qu'on pense à rapatrier une partie de notre production
12:51 et donc à produire ici.
12:53 Il faut refaire tout ça, réindustrialiser le pays.
12:56 Il faut trouver une façon de s'inscrire
12:58 dans une écologie concrète, bonne pour les emplois,
13:01 mais bonne pour la planète aussi.
13:03 -Le lithium, il y en a en Lauserre.
13:05 On ouvre une mine de lithium en Lauserre, par exemple ?
13:08 -Il faut de la cohérence.
13:10 On ne peut pas expliquer qu'on a besoin de lithium
13:13 pour faire tourner des batteries électriques
13:15 et dire qu'on veut du lithium à condition qu'il vienne de Chine,
13:19 d'Afrique et qu'il ne soit pas près de chez nous.
13:22 On a à la fois des normes, des suivis, des process
13:25 pour montrer qu'on est un respect de l'environnement
13:27 comme dans aucun autre pays du monde,
13:30 mais on ne fait pas croire qu'il y a des solutions simplistes.
13:33 -Vous dites aux riverains, ceux qui pourraient être proches de mines,
13:37 "C'est pas grave, on doit produire en France."
13:40 -Ce que je dis, c'est que tout ça, il y a besoin d'explications.
13:43 Parce qu'on est en train de prendre un cap nouveau.
13:46 Cette explication, ça va être le sens du Tour de France
13:50 que je commence jeudi, pour aller à la rencontre des élus
13:53 et pour montrer, pour présenter la complexité
13:56 qu'il peut y avoir parfois à faire en sorte de tenir compte
13:59 de ces impératifs et en même temps, pour répondre aux questions,
14:03 pour être engueulé, pour défendre ce que nous faisons,
14:06 pour l'expliquer et pour emmener tout le monde.
14:09 La transition écologique, c'est pas seulement une affaire de spécialistes.
14:13 -L'une des clés de la planification écologique,
14:16 c'est la réussite de la rénovation énergétique,
14:18 des bâtiments, des logements.
14:21 La capacité de MaPrimeRénov' va passer de 2,4 à 4 milliards l'an prochain.
14:25 Insuffisant, dit l'écologiste Yannick Jadot, à votre place hier.
14:29 -Tous les experts disent que MaPrimeRénov' est une catastrophe.
14:33 Vous savez qu'on a 1/3, 40 % des Français qui ont froid l'hiver
14:38 dans les quartiers populaires.
14:40 La chaleur l'été, c'est 70 % des logements.
14:44 Il faut mettre, et c'est tout ce que les experts disent,
14:47 au moins 10 milliards par an sur le logement.
14:50 -Il faut mettre 10 milliards d'euros par an.
14:53 On en est à 4, là. On en est loin.
14:55 -On n'en est pas à 4. On en est déjà à 5.
14:57 -On a moitié moins.
14:59 -Il y a des C2E, mais il n'y a pas que ça.
15:01 Vous avez à côté l'argent qu'on met sur les logements sociaux
15:05 et sur les bâtiments publics.
15:06 C'est facile d'aller dire qu'il faut des bras,
15:09 qu'on soit capable de massifier,
15:11 et j'aimerais revenir sur ce qu'on a fait et ce qu'on va faire.
15:15 En 2017, quand les écologistes étaient en responsabilité,
15:18 l'année dernière, 700 000. On a multiplié ce chiffre par 10.
15:22 -Ce n'est pas des rénovations globales.
15:24 -Sur les 70 000, on n'en a que 10 % qui sont globales.
15:27 Tout l'enjeu.
15:28 L'année prochaine, c'est la réforme de MaPrimeRénov',
15:32 avec 2 piliers, un pilier performance, un pilier efficacité,
15:35 une modification des règles pour augmenter le nombre de rénovations,
15:39 ce qui explique qu'on augmente le budget dans ces proportions.
15:43 On aura des occasions de reparler.
15:45 -Il y a un rapport parlementaire transpartisan
15:48 qui préconise une taxation européenne
15:50 sur le patrimoine des plus fortunés pour financer la transition.
15:53 Qu'en pensez-vous ?
15:54 -C'est une bonne chose de poser ce sujet à l'échelle européenne.
15:58 Quand vous prenez des mesures fiscales,
16:00 dans un seul pays, vous avez toujours risque que ça ait un certain impact.
16:05 L'Europe, c'est l'échelle à laquelle il faut avancer
16:08 sur ces questions de transition écologique.
16:10 -A la fin, c'est vous qui faites le budget.
16:13 -C'est en France qu'on vote une partie du budget,
16:16 qui a mis en place un système de crédit carbone aux frontières
16:20 pour qu'on aille moraliser la mondialisation
16:23 et éviter qu'on ait du dumping environnemental,
16:26 qui a pris des règlements contre la déforestation
16:29 pour qu'on contrôle par satellite
16:31 le fait qu'on n'achète pas en Europe des produits...
16:34 -Mais taxer et ne pas financer la transition écologique.
16:37 -Ce débat est lieu à l'échelle européenne,
16:40 comme les auteurs transpartisans de ce rapport vont le présenter.
16:44 -On n'a pas compris comment vous financiez de tels investissements,
16:48 parce que ça se compte en dizaines de milliards,
16:51 sans augmenter les impôts.
16:53 -Si l'écologie devient le prétexte
16:55 pour interdire ou renier des libertés,
16:58 ou pour taxer, on n'emmènera pas tout le monde.
17:01 Je vais vous répondre.
17:03 33 milliards d'euros, c'est la somme que nous avons consacrée
17:06 cette année à la transition écologique.
17:09 On passe à 40 milliards.
17:11 Ce sera présenté demain.
17:13 Un certain nombre de taxes sur des activités brunes.
17:16 Il ne vous a pas échappé.
17:18 -Ca ne vous rapporte pas 40 milliards.
17:20 -Non.
17:22 Mais en parallèle, si vous faites une écologie
17:25 qui consiste à taxer massivement,
17:27 et qu'à la fin, vous avez moins d'entreprises,
17:30 vous avez perdu...
17:32 -Il n'y a pas une illusion à faire croire
17:34 que l'écologie et l'énorme effort qu'on nous demande
17:38 pour les 7 prochaines années va se faire sans douleur ?
17:41 -Ce que je dis, c'est que si vous insistez sur la douleur
17:44 et que vous n'êtes pas capables de tenir un discours
17:47 qui embarque tout le monde, vous êtes sûr de rater.
17:50 Il y a deux choses qui m'inquiètent.
17:53 Ceux qui vous expliquent qu'on ne fait rien, c'est faux.
17:56 Ceux qui vous disent qu'ils sont de plus en plus nombreux,
18:00 précisément qu'on en fait trop,
18:02 et qu'ils sont dans une forme de climato-scepticisme
18:05 qui trouve du regain,
18:07 pas seulement sur les réseaux sociaux,
18:10 mais sur la cohésion des territoires.
18:12 -La France va renoncer à plusieurs projets d'autoroutes.
18:15 Dans les prochaines semaines,
18:18 le ministre des Transports annonce ce matin
18:21 la controvertie A69 entre Castres et Toulouse.
18:24 Pas d'imbondons, mais Clément Beaune promet
18:27 de réduire l'impact environnemental de ce projet.
18:30 Cela fait 3 jours qu'elle a disparu,
18:32 Lina, 15 ans, introuvable, depuis qu'elle est partie de chez elle
18:36 pour prendre le train.
18:38 Elle n'est jamais montée à bord.
18:40 Une nouvelle battue est organisée ce matin dans le Barin à 10h.
18:44 Il quitte massivement le Haut-Karabakh.
18:47 Plus de 13 000 Arméniens qui se trouvaient dans la région séparatiste
18:51 sont arrivés en Arménie depuis une semaine,
18:54 depuis l'offensive de l'Azerbaïdjan sur ce territoire.
18:57 2e match de la Ligue des Nations de football,
19:00 à 18h30, les Français affrontent les Autrichiennes à Vienne.
19:04 Côté masculin, dernier match de la 6e journée de Ligue 1.
19:08 Lille reçoit Reims.
19:09 ...
19:12 -France Info.
19:13 -Le 8.30, France Info.
19:15 Jérôme Chapuis, Salia Brakia.
19:17 -Avec le ministre de la Transition écologique
19:20 et de la Cohésion des territoires, Christophe Béchu,
19:23 Emmanuel Macron disait vouloir baisser de 30 %
19:26 la dépendance des agriculteurs au glyphosate.
19:28 La France ne s'opposera pas à la prolongation du glyphosate dans l'UE ?
19:33 -La position qui consisterait à dire
19:35 qu'on reprend pour 10 ans sans limitation
19:38 n'est pas acceptable et qu'on doit poursuivre
19:41 une baisse de notre dépendance aux intrants.
19:44 30 %, c'est, malgré l'absence d'interdiction,
19:46 la diminution de notre dépendance au glyphosate.
19:49 Interdiction dans les parcs, les jardins publics,
19:52 diminution des usages dans l'agriculture.
19:55 La Commission européenne propose sans restriction 10 ans de plus.
19:59 -Comment on peut avoir votre discours de sauvegarde de la biodiversité
20:03 et de la glyphosate pour encore 10 ans ?
20:06 -Non, nous ne soutiendrons pas une réautorisation
20:09 pour 10 ans sans condition.
20:11 Si on n'arrive pas à trouver une position
20:14 sur laquelle il y a une majorité qualifiée européenne,
20:17 c'est la Commission européenne qui décide seule.
20:21 -On ne peut pas se retirer du processus unilatéralement ?
20:24 -Si vous faites ça, vous vous retrouvez avec des écarts
20:28 de compétitivité et une forme d'hypocrisie.
20:31 Des produits qui ont été faits avec du glyphosate
20:34 à l'extérieur de nos frontières.
20:37 Vous êtes dans une hypocrisie environnementale.
20:40 Le sujet, c'est de travailler à une majorité des 2/3
20:43 pour ne pas être sur la position de la Commission.
20:46 -Il faut parler de la situation catastrophique à Mayotte.
20:50 Depuis plusieurs mois, le département français
20:53 fait face à une sécheresse aiguë.
20:55 Quand les habitants ouvrent leur robinet,
20:58 ils n'ont pas d'eau.
21:00 -On est à l'orée d'une crise humanitaire.
21:03 Ca se passe sur le sol français. Que fait le gouvernement ?
21:06 -Plusieurs choses. On a une situation dramatique
21:09 provoquée par une sécheresse.
21:12 On est décalé. La saison des pluies à Mayotte,
21:15 on l'espère à partir du mois de novembre.
21:18 On est là sur des semaines compliquées.
21:20 Les réserves collinaires sont à sec.
21:23 On a des taux de suites et une gestion globale
21:26 du réseau d'eau qui devra être considérablement améliorée.
21:30 On a des milliers de bouteilles qu'on achemine
21:33 pour faire en sorte de pouvoir accompagner
21:36 les tours d'eau, qui sont des dispositifs spécifiques.
21:39 Le ministre Philippe Vigier, chargé des Outre-mer,
21:43 au côté du ministre de l'Intérieur,
21:45 s'est rendu plusieurs fois sur place.
21:48 Une des principales cadres de mon ministère est sur place,
21:52 la directrice de l'eau et de la biodiversité,
21:55 pour être aux côtés des équipes et des experts
21:59 pour qu'on soit capable d'entreprendre des travaux massifs.
22:02 Usine de dessalement, pour augmenter la capacité.
22:06 Ce n'est pas la solution miracle, mais on a besoin de ça.
22:09 Amélioration du mode de gestion, réflexion sur d'autres réserves.
22:14 Il y a un chantier considérable, nécessitant des dizaines de millions
22:18 d'euros sur lequel les ministères de la Transition écologique
22:22 et des Outre-mer travaillent.
22:24 - Vous agissez vite et de manière coordonnée ?
22:27 - On a un plan hors sec, une organisation à partir du préfet,
22:31 pour que tout s'arrange le plus vite possible.
22:34 - C'est exactement le sens de tout ça.
22:37 On est confrontés à deux difficultés.
22:40 D'abord, ou plutôt à trois.
22:42 D'abord, une difficulté organisationnelle.
22:45 La compétence telle qu'elle a été exercée,
22:48 y compris par les élus locaux, n'a pas été à la hauteur des besoins.
22:52 Deuxièmement, la crise migratoire.
22:55 On aurait pu imaginer qu'on aurait près de la moitié de la population
22:59 qui serait irrégulière.
23:01 Et enfin, la situation climatique, avec une saison des pluies
23:05 qui n'a pas suffisamment rechargé les nappes, les retenues,
23:09 et qui nous pose aujourd'hui cette difficulté.
23:12 - Vous voyez un horizon pour un retour à la normale à Mayotte ?
23:16 - On a tous les yeux braqués vers le mois de novembre.
23:20 On est dans des mesures d'urgence, de soutien, dans des achats massifs
23:25 et dans une situation suivie au jour le jour par une cellule de crise,
23:29 au ministère des Outre-mer et à la transition écologique.
23:32 - Vous êtes le secrétaire général d'Horizon.
23:36 Est-ce le meilleur héritier du macronisme ?
23:39 - C'est quelqu'un qui, dans la façon dont il a conduit l'Etat,
23:43 a su montrer aux Français qu'il avait du sang-froid,
23:47 qu'il avait une capacité à prendre les décisions pour le pays.
23:51 C'est l'activité au quotidien que nous devons pour les Français.
23:55 - C'est pas ce que dit Edouard Philippe.
23:58 - Il dit qu'il a une idée claire pour la suite,
24:02 mais l'essentiel du discours qu'il a consacré pour sa rentrée,
24:06 c'était bien sur les défis qui nous attendent, sur les réformes
24:10 qu'il faut faire pour le pays.
24:12 Penser que la suite, ce qui se passera au-delà de 2027,
24:16 c'est à la fois irrespectueux des électeurs
24:20 et le tour de France que je vais entreprendre dans quelques jours.
24:24 Pour parler de biodiversité dont on n'a pas eu le temps de parler
24:28 de façon importante ce matin, de rénovation,
24:31 de lutte contre l'étalement urbain, de reconstruction de la ville,
24:35 de tant d'autres sujets, ça commence jeudi.
24:39 - On aura l'occasion de vous entendre à nouveau sur France Info.
24:43 Merci d'avoir été l'invité de France Info,
24:46 ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires.
24:49 - Quel est le programme ?
24:51 - Deux sujets d'actualité.
24:54 D'abord, l'écologie à la française, façon Emmanuel Macron.
24:57 Comment le président tente de concilier fin du monde et fin du mois.
25:00 Et pourquoi l'éducation nationale n'est pas à la hauteur
25:03 face au harcèlement scolaire.
25:05 Des courriers de rectorat inappropriés ont été envoyés à des parents
25:09 qui demandaient pourtant la protection de leurs enfants.
25:12 Comment remettre de l'or dans tout ça ?
25:15 On en parle dans quelques instants avec Renaud Delis et ses informés.
25:18 ♪ ♪ ♪
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