- il y a 3 ans
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00:00 Agathe, Mahué et Aurélien Redemont.
00:02 Bonjour Valérie Rabault.
00:08 Allez-vous lire le nouveau livre de Nicolas Sarkozy qui sort la semaine prochaine ?
00:12 Je ne crois pas.
00:13 Ne pensez pas.
00:14 Ça s'appelle "Le temps des combats".
00:15 L'ancien président y adoube son ex-porte-parole Gérald Darmanin, qu'il souhaite voir accéder à l'Elysée.
00:21 Puisqu'Emmanuel Macron ne va pas se représenter, Nicolas Sarkozy trouve au ministre de l'Intérieur
00:26 les qualités évidentes pour cela.
00:28 Vous ne partagez pas l'analyse ?
00:30 Écoutez, on peut toujours faire des projections sur 2027.
00:34 Je vois bien que tous les regards sont rivés vers la prochaine présidentielle.
00:39 Mais je pense que quand on veut parler du temps des combats, ça doit être le temps présent.
00:42 Donc pour l'instant, il y a quand même beaucoup de choses à mener à l'heure actuelle,
00:46 avant peut-être de se projeter en 2027.
00:48 L'ancien président de la République a le droit d'écrire tout ce qu'il souhaite et d'avoir les idées qu'il souhaite.
00:53 Moi je pense qu'on ferait mieux de se concentrer sur le moment actuel,
00:57 qui pose quand même beaucoup de questions, que ce soit sur le pouvoir d'achat de nos concitoyens,
01:01 que ce soit sur la sécheresse, que ce soit sur la gestion de l'eau,
01:04 que ce soit sur la gestion de vrais projets structurants pour notre pays.
01:07 Malgré tout, le ministre de l'Intérieur lui-même se met en quelque sorte sur les rails vers 2027.
01:12 Gérald Darmanin tend la main d'ailleurs à des figures de la gauche,
01:16 au communiste Fabien Roussel ou à l'insoumis François Ruffin.
01:20 Il estime qu'il considère eux aussi la question sociale prioritaire, d'où cette main tendue.
01:24 Vous qui êtes socialiste, ça vous parle ce discours de Gérald Darmanin ?
01:28 Ecoutez, non. Franchement, je ne comprends pas.
01:32 Je sais très bien que la vie politique française est organisée autour de l'élection présidentielle,
01:36 mais franchement c'est dans quatre ans quand même.
01:38 Donc aujourd'hui, ce qui compte c'est de résoudre les problèmes actuels et de se concentrer là-dessus.
01:43 Et alors justement...
01:44 Et j'espère que le ministre de l'Intérieur, parce que vous parliez tout à l'heure précédemment
01:47 de ce qui se passe à Marseille avec 33 meurtres qui ont eu lieu, ce qui est quand même plus que l'an dernier,
01:52 je pense que c'est la priorité. La priorité d'un ministre de l'Intérieur,
01:55 c'est d'assurer la sécurité de nos concitoyens.
01:57 Avant effectivement la suite 2027, il y a la rentrée qui va se rapprocher.
02:02 Emmanuel Macron ce soir va prononcer un discours à borne de mimosa
02:06 et il promet pour la fin de l'été une initiative politique d'ampleur
02:09 qui s'adresserait à tous les autres partis politiques de l'arc républicain, socialistes compris.
02:14 Est-ce que vous vous considérez, vu les défis du pays, qu'il faut travailler avec Emmanuel Macron ?
02:18 Moi je considère que depuis un an, on est dans une situation inédite,
02:21 où c'est la première fois sous la Ve République qu'il n'y a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale.
02:26 Certes il y avait eu sous Rocart, il manquait 4 voix, mais là il en manque plus de 40.
02:29 Donc c'est inédit puisque la Ve République a été construite pour une majorité absolue à l'Assemblée nationale,
02:34 ce qui n'est pas le cas. Donc il faut trouver les voix et les moyens pour pouvoir travailler
02:38 et faire en sorte que ce ne soit pas 5 ans perdus pour le pays, parce que ce serait extrêmement grave.
02:43 Mais cette initiative, elle doit revenir à ceux qui ont le plus de députés à l'Assemblée nationale,
02:47 c'est-à-dire le parti Renaissance. Depuis un an, on voit que le mode de fonctionnement
02:53 ne s'est pas adapté à cette nouvelle donne. Et je vais prendre un exemple très concret.
02:58 Vous voyez quand mon collègue Guillaume Garrault, en juillet 2022, il y a exactement un an,
03:01 crée un groupe transpartisan de LR à LFI, pour réfléchir à une proposition commune sur les déserts médicaux,
03:08 alors que nous savons que nous ne partageons pas tous les mêmes propositions qui étaient dans nos programmes électoraux.
03:14 200 députés la signent, 200, et que la majorité Renaissance la balaye comme ceci.
03:20 Et a préféré faire sa propre proposition.
03:22 Mais oui, mais du coup, quand on est dans la situation actuelle, il faut que Renaissance prenne des propositions
03:28 qui ne viennent pas d'elle.
03:29 Ça veut dire que vous ne croyez pas en la bonne volonté d'Emmanuel Macron quand il promet de travailler différemment.
03:34 Moi je veux bien croire à plein de choses, vraiment, je veux bien de bonne volonté, mais ce qui compte, ce sont les faits.
03:38 Là, il va y avoir un deuxième défi, c'est la loi Grand âge, qui a été sans cesse reportée,
03:43 et on a bien vu qu'il y avait dans les EHPAD des situations catastrophiques pour nos concitoyens.
03:49 Donc ça aussi, ça va être là aussi, nous avons mis une proposition sur la table.
03:52 Je dois saluer juste la seule initiative qui a été faite, c'est que la première ministre a demandé un rapport à ma collègue Christine Pires-Bohon,
03:59 et que du coup, il y a eu un peu d'argent qui a été remis sur la table.
04:02 Ça, je le concède, mais ce que je veux dire par là, c'est que si le président de la République n'engage pas son groupe parlementaire
04:09 à l'Assemblée nationale à avoir de vraies initiatives en disant "on prend des propositions qui ne viennent pas de chez nous",
04:16 même si effectivement, elles ne correspondaient pas tout à fait à leur programme électoral,
04:20 mais on ne peut pas balayer d'un revers de main une proposition qui a été signée par 200 députés, qui vont des Républicains à LFI.
04:28 Ça, c'est pas possible.
04:29 Vous parliez de bonne volonté à l'instant, vous aviez dit avoir refusé le poste de Premier ministre l'an dernier.
04:35 Est-ce que vous seriez intéressée cette fois-ci, Elisabeth Borne que vous évoquiez, qui t'aime à Tignon, et si l'occasion se présentait à nouveau ?
04:41 Non, mais c'est pas comme ça que les choses se passent. En politique, ce qui compte, c'est de savoir ce qu'on veut faire.
04:47 Et quand vous avez une situation comme elle est aujourd'hui, il n'y a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale,
04:54 il faut trouver une nouvelle méthode. Mais la nouvelle méthode, ça ne peut pas être de dire, Renaissance dit "voici mes propositions, votez-les".
05:01 C'est pas comme ça que ça doit marcher.
05:02 Emmanuel Macron dit que dans son initiative d'ampleur, qui est encore un petit peu floue, il pourrait y avoir des thèmes à aborder avec les oppositions.
05:10 L'écologie, les services publics, le travail, l'ordre, le progrès, l'immigration. Est-ce que là-dessus, il y a des choses où vous pensez que vous pourriez être en phase ?
05:18 Quand on prend tous ces sujets, c'est quasiment un programme entier pour le pays.
05:23 Donc ça ne peut pas être des idées qui soient jetées comme ça. Vous vous rendez compte ?
05:27 Par exemple, quand l'Allemagne fait un programme de coalition, c'est un document qui fait 200 pages.
05:31 Qui est négocié des mois à l'avance.
05:32 Tout est écrit, qui est négocié. Mais oui. Donc c'est ça. S'il n'y a pas une méthode où les choses sont négociées, il ne se passera rien.
05:39 Et l'initiative du président de la République, je crains qu'elle soit assez vaine.
05:43 Vous n'y croyez pas, à ce rendez-vous fixé pour la fin de l'été par le président ?
05:46 Je ne sais pas ce qu'il va dire, je ne sais pas ce qu'il va proposer. Moi, j'observe ce qui s'est passé depuis un an.
05:51 Ce qui s'est passé depuis un an ne va pas dans le sens de dire, on essaie de trouver un consensus national sur un certain nombre de sujets pour avancer.
05:58 Et le consensus national, ça ne peut pas être les propositions de renaissance imposées aux autres.
06:03 Ça ne marche pas comme ça.
06:04 Et est-ce que vous pouvez y participer, à cette initiative proposée par le président, sachant que l'un de vos alliés, la France insoumise, en est exclu ?
06:12 Encore une fois, je ne sais pas ce qu'il va proposer. Donc moi, je ne signe pas de chèque en blanc, jamais.
06:19 Et comment va la nupe d'ailleurs Valérie Rabault ? Parce qu'on le voit, à partir de la semaine prochaine, il y a des rentrées en ordre dispersé de tous les partis.
06:27 Vous n'auriez pas pu faire une rentrée tous ensemble pour montrer cette alliance ?
06:32 Ou ça veut dire que cette alliance a du plomb dans l'aile ? On voit que pour les sénatoriales, la France insoumise ne fait pas partie des listes communes.
06:38 Pour les européennes, ça risque de finir chacun pour soi ? Ça existe encore la nupe ?
06:43 Mais les accords, les alliances électorales qui permettent de construire des projets, n'empêchent pas que chaque parti garde sa propre identité.
06:53 Unie avec sa propre identité. Ça a toujours été le cas. Ça a été le cas quand Jospin a créé la gauche plurielle.
07:01 Ça a été le cas lorsqu'il y a eu un programme commun. Donc je ne vois pas ce qui, franchement, devrait changer.
07:06 C'est uni, mais chacun garde son identité.
07:09 Vous avez longtemps été hostile à l'égard de la nupe. Vous l'êtes moins aujourd'hui ?
07:13 Mais moi, je considère qu'il y a des choses sur lesquelles on peut avancer. On l'a vu pendant un an à l'Assemblée nationale.
07:21 Je pense qu'il y a des vraies propositions qui peuvent émerger. Après, moi, je revendique l'union avec mon identité socialiste.
07:31 Voilà, ça n'a pas changé.
07:33 Vous restez avec nous, Valérie Rabault, députée socialiste du Tarn-et-Garonne, vice-présidente de l'Assemblée nationale.
07:39 D'abord, le Fil info à 8h40. Valentine Letez.
07:42 La CRS 8 envoyée dans les prochains jours à Marseille. Le ministre de l'Intérieur annonce le déploiement de cette unité spécialisée pour lutter contre le trafic de drogue.
07:53 Sept morts par balle dans la ville depuis le début du mois. Des affaires sur fond de trafic de stupéfiants.
07:58 On attend des poutchistes qu'il libère le président Basoum.
08:02 Déclaration de son directeur de cabinet adjoint ce matin sur France Info.
08:06 Le président du Niger est retenu depuis trois semaines par la jeune.
08:12 Une possible intervention militaire de la CDAO est encore débattue aujourd'hui avec une réunion des chefs d'état-major des pays de la communauté de l'Afrique de l'Ouest.
08:19 La température monte. La Loire et la Haute-Loire reviennent.
08:23 Les cinq départements de la région déjà placés en vigilance orange canicule.
08:27 Et EDF envisage maintenant de réduire ce week-end la production de ses centrales nucléaires.
08:32 Du budget dans l'Ain et de Trick Instinct dans la Drôme.
08:35 Entrée réussie des Bleus dans l'Euro 2 volet.
08:38 Les Françaises ont battu l'Estonie 3-7 à zéro hier soir. Prochain match demain contre l'Espagne.
08:44 Valérie Raveau, députée socialiste du Tarn-et-Garonne, vice-présidente de l'Assemblée Nationale est toujours avec nous.
08:59 Gabriel Attal, le nouveau ministre de l'Éducation Nationale, vient de donner sa position sur l'allocation de rentrée scolaire qui est versée depuis hier à 3 millions de familles modestes.
09:07 Si cette allocation permet de réparer le frigo, de payer des factures en retard, c'est aussi bon pour les enfants.
09:12 C'est une forme de minima social. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette analyse du ministre de l'Éducation ?
09:17 Non, non. Parce que d'abord, cette allocation a été versée depuis hier.
09:22 Et on voit bien qu'on l'a vu dans des supermarchés, il y a des parents qui sont venus faire les courses pour la rentrée scolaire.
09:28 Donc très majoritairement, mais dans 95% des cas, elle est utilisée pour la rentrée scolaire.
09:35 Et cette allocation, je rappelle que celui qui l'a valorisé de plus de 25% en une année, c'était François Hollande en 2012.
09:42 Là, c'est 20 euros en plus cette année.
09:44 Oui, alors là, elle est revalorisée pas tout à fait à l'inflation des fournitures scolaires.
09:48 Sans dire les 6%, alors que les fournitures peuvent monter à 10 ou à plus de 10%.
09:51 Alors que les fournitures sont plutôt autour de 10% d'après un certain nombre d'instituts.
09:54 C'était important qu'elle soit revalorisée. Vous parlez de 3 millions de familles, mais enfin ça fait quand même plus de 5 millions de collégiens, écoliers, lycéens.
10:03 Sur les 13 millions, un peu plus que compte notre pays.
10:05 Donc vraiment, c'est nécessaire la rentrée scolaire.
10:08 Ça coûte cher. Donc je ne partage pas totalement l'avis du...
10:12 Mais ce qu'il faut dire...
10:13 Gabriel Attal dit aussi que c'est nécessaire.
10:15 Mais il dit, voilà, si ça peut servir à autre chose, ce n'est pas grave, ce n'est pas un problème.
10:19 Mais est-ce que fondamentalement, ce n'est pas un problème si aujourd'hui, des familles sont obligées de se servir de cette allocation ?
10:25 Il faut augmenter les aides ?
10:26 C'est bien, c'est bien. La question du pouvoir d'achat face à l'inflation...
10:30 Enfin franchement, les données qui sont sorties cet été sont affligeantes.
10:34 Quand l'INSEE dit sur la consommation alimentaire, on est retombé sur des niveaux de 1980 avec un certain nombre de nos concitoyens qui se privent.
10:44 Ça, c'est le vrai sujet.
10:45 Le gouvernement avait parlé d'un chèque alimentaire dont personne n'a encore vu le début du commencement.
10:50 Donc ça, ce sont les vrais sujets.
10:52 Ce n'est pas la politique politicienne qui franchement ne va pas faire en sorte que le pouvoir d'achat de nos concitoyens s'améliore.
10:58 Il est souhaitable ce chèque alimentaire selon vous ?
11:00 C'est la bonne solution ?
11:02 Non mais ce qui est souhaitable, c'est que les salaires permettent de vivre.
11:06 Et quand on est confronté à une inflation alimentaire qui a été de 13-14% depuis un an sur des produits de base,
11:13 puisque encore une fois on parle d'alimentation, ça veut dire que votre pouvoir d'achat est gangréné d'autant.
11:20 Et certains ont été obligés de se priver.
11:22 Donc ça, c'est la vraie question.
11:24 Donc ce sont les salaires qu'il faut augmenter ?
11:26 Les salaires, oui, il faut les augmenter.
11:27 Mais comme les salaires, on ne les augmente pas, il faut qu'on ait aussi cette force de capacité à produire de la valeur ajoutée en plus.
11:33 Et on voit bien que la France aujourd'hui, dans ce qu'on appelle la croissance potentielle, c'est-à-dire celle qui peut être attendue,
11:38 elle est très faible.
11:39 Et notre pays n'a pas redémarré.
11:41 Et la question se pose aussi pour l'Allemagne, qui est la première économie de l'Union européenne.
11:46 Et on voit que ce qui se passe aux États-Unis, notamment avec le plan Biden, donne un sacré coup d'accélérateur,
11:51 à la fois pour la reprise de l'économie et aussi pour le changement climatique,
11:55 pour faire en sorte d'être en capacité d'affronter ce changement climatique.
12:00 Ça, ce sont les deux sujets qui devraient mobiliser à 100% le gouvernement.
12:04 Et vous dites à Emmanuel Macron, quitte à essayer de travailler ensemble, avançons sur ces dossiers-là.
12:08 C'est là-dessus.
12:09 Je pense qu'on va parler de l'eau.
12:11 La question de l'eau, aujourd'hui, on voit bien qu'il y a l'équivalent quasiment du lac d'Annecy,
12:15 qui disparaît sur l'eau potable qui est traitée, parce qu'on a des fuites sur les canalisations.
12:19 Donc là, il faut un grand projet massif de faire en sorte que ces canalisations puissent être réparées, restaurées.
12:25 Certaines ont 40, 50 ans, 60 ans.
12:27 Ça, c'est du concret.
12:29 Avec un convoi de l'eau qui s'élancera demain de Seine-Solyne, effectivement,
12:33 avec le mouvement des soulèvements de la terre, c'est là qu'avaient eu lieu les affrontements de l'hiver dernier.
12:39 Cette mobilisation, à nouveau, qui va rejoindre donc Paris, avec des vélos, des tracteurs, pendant plusieurs jours,
12:44 c'est une mobilisation que vous soutenez ?
12:46 Je soutiens les projets.
12:50 Et quand on dit non, on veut dire non, très bien, l'irrigation, non à un certain nombre de projets.
12:55 Moi, je soutiens l'idée qu'on soit en dynamique, d'être fait en sorte de réparer nos réseaux d'eau potable,
13:01 d'avoir une vraie réflexion avec l'INREE, l'Institut national de la recherche pour l'agriculture et l'environnement,
13:07 qui propose de vraies études sur l'étude des versants,
13:10 pour faire en sorte qu'on puisse faire attention à l'eau, ne pas la gaspiller,
13:14 et en même temps, continuer à avoir une agriculture.
13:16 Parce qu'une fois qu'on a dit non à tout, certains ne veulent aucun projet.
13:20 Qu'est-ce qu'on fait ?
13:22 Qu'est-ce qu'on fait ?
13:24 C'est la vraie question.
13:26 Moi, je suis plutôt dans une phase positive, qui est de dire,
13:29 oui, il y a le changement climatique, oui, il faut préserver notre ressource en eau,
13:33 et oui, il faut préserver notre agriculture.
13:35 Mais quel regard portez-vous sur cette mobilisation militante et citoyenne que l'on évoque ?
13:40 Il peut y avoir une mobilisation citoyenne, militante.
13:44 Si vous voulez savoir si je la soutiens, je ne la soutiens pas particulièrement.
13:48 Pas particulièrement, pourquoi ?
13:49 Parce que je ne soutiens pas les projets qui veulent dire non à tout.
13:52 Je préfère qu'on dise, voilà, on a une question sur la préservation de l'eau,
13:56 on veut préserver l'agriculture, on veut être en capacité d'affronter le changement climatique,
14:00 eh bien, on définit des solutions.
14:03 Là, il n'y a pas de solution.
14:05 Les actions, parfois, des soulèvements de la terre,
14:07 qui avaient conduit le ministre de l'Intérieur à vouloir dissoudre ce mouvement,
14:10 qui a dit "solution" qui a été suspendue par le Conseil d'État,
14:13 ce n'est pas forcément un mode d'action que vous, vous soutenez ?
14:16 Non, mais le ministre de l'Intérieur tente de passer par des voies juridiques
14:20 sur des questions politiques.
14:22 Eh bien, d'ailleurs, le Conseil d'État lui a expliqué...
14:23 Ah, dit non !
14:24 Oui, voilà, la loi s'applique aussi au ministre de l'Intérieur.
14:27 Donc, il y a en France, on a la liberté de s'exprimer,
14:30 on a la liberté d'association,
14:32 on a la liberté de dire qu'on est contre un certain nombre d'évolutions,
14:37 mais moi, j'ai aussi la liberté de penser que si on veut avancer
14:41 et avoir sur la question de l'eau, la gestion de l'eau,
14:44 eh bien, il faut être en mode projet et il faut le réfléchir avec de l'ingénierie,
14:48 avec, je citais tout à l'heure, l'Inrae qui fait énormément de travaux
14:52 sur notamment des huit versants de bassins qui ont le plus de risques.
14:58 Eh bien, ça, ça doit être un vrai projet qui doit nous mobiliser.
15:01 Valérie Rabault, on parlait tout à l'heure de pouvoir d'achat.
15:04 On a appris cette semaine que la France compte aujourd'hui
15:07 près de 3 millions de millionnaires en parallèle de cette actualité.
15:10 Est-ce que c'est une bonne nouvelle ou pas ?
15:12 Alors, on apprend aussi dans cette étude que la France est le seul pays
15:16 où le nombre de millionnaires a augmenté, alors que dans d'autres pays,
15:19 notamment les États-Unis, il a baissé du fait des questions économiques.
15:25 Donc ça, ça pose un vrai sujet.
15:27 Ça, c'est vraiment la question qui intervient.
15:30 Et on voit bien que sur la fiscalité, depuis le début du premier quinquennat,
15:35 l'ensemble des gestes fiscaux ont été faits en direction des Français les plus aisés.
15:41 Et ce qui, à mon avis, pose une vraie question aussi pour l'unité de la nation.
15:45 Vous ne pouvez pas avoir des inégalités qui augmentent
15:48 avec des personnes qui n'arrivent plus à se nourrir
15:50 parce que les prix alimentaires ont augmenté de 14 %,
15:54 et puis d'autres qui ont eu, grâce à la suppression de l'ISF,
15:59 grâce à la création de la flat tax, grâce à un certain nombre de mesures fiscales
16:03 qui ont été prises, une fortune qui a augmenté.
16:06 Et alors, dans le même temps, Bruno Le Maire, lui, veut faire de grosses économies
16:09 dès le budget 2024 dans les dépenses publiques.
16:12 Il veut économiser notamment un milliard d'euros d'excédent de trésorerie
16:15 dans des opérateurs publics comme le CNRS ou Météo France.
16:18 Vous en dites quoi, vous, Valérie Ravaud ?
16:20 On aura le débat en septembre prochain et en octobre prochain à l'Assemblée nationale.
16:24 Mais Bruno Le Maire a refusé, depuis avril 2020, qu'on fasse une conférence de financement.
16:30 Quand il y a une crise telle que celle qu'on a vécue avec la pandémie,
16:33 il est évident qu'il faut se poser la question du financement.
16:36 Il l'a refusé.
16:37 Là, évidemment, il se fait rattraper parce qu'il est dans des budgets qui ne vont pas arriver à tenir.
16:42 La TVA rentre moins.
16:44 En juin 2023, on s'est aperçu que la TVA, perçue par l'État,
16:48 comme les gens consomment moins, elle rentre moins dans les caisses de l'État.
16:51 Et donc, il va avoir une équation budgétaire très difficile à mener.
16:54 Nous, on va lui proposer un contre-budget qui sera bien différent du sien.
16:58 Un contre-budget de l'ANUP ou du Parti socialiste ?
17:01 Écoutez, là, pour l'instant, je m'exprime au nom du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.
17:05 Valérie Rabault, députée socialiste du Tarn-et-Garonne, vice-présidente de l'Assemblée nationale.
17:10 Merci d'avoir accepté l'invitation de Transinfo.
17:12 Merci à vous.
17:13 Bonne journée.
17:14 8h50, Valentine Lettesse pour l'Essentiel ce matin.
17:16 - Merci, à vous de vous joindre.
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