- il y a 3 ans
Les Vraies Voix avec Arnaud Péricard, Sébastien Ménard, Catherine Euvrard et Priscillia Ludosky
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00:00 Les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:03 J'assume pleinement la responsabilité de cet échec
00:06 et j'en tire les conclusions en me retirant de la vie politique.
00:10 Il y a 9 ans, j'ai quitté la politique avant qu'elle ne m'abandonne.
00:13 Je suis quelqu'un qui aime l'engagement.
00:14 L'engagement politique, l'engagement syndical,
00:17 l'engagement dans sa profession.
00:18 J'aime les gens qui s'engagent.
00:19 Je quitte la politique comme professionnel,
00:21 mais je ne quitte pas l'action politique comme citoyen engagé.
00:25 Et si je peux créer quelques emplois, j'aurais servi à cause de mon pays.
00:28 Je me tire, je me demande pourquoi je ne suis pas qui sont mon type.
00:31 Parfois, je sens mon cœur qui se réveille.
00:33 C'est vous qui avez choisi la musique ?
00:34 Non, c'est notre Lucide Montier qui est notre réalisatrice.
00:38 Elle a le truc pour aller chercher.
00:40 Oui, alors c'est officiel, les membres du gouvernement sont priés de choisir
00:44 une destination de vacances compatible avec leurs responsabilités.
00:47 Pas toujours facile quand même la vie de ministre.
00:50 Il faut avoir déclaré une pleine honnêteté,
00:52 essuyer les attaques personnelles, un vrai sacerdoce.
00:56 Mais il y a aussi les élus des territoires,
00:58 ceux qui siègent dans les assemblées et ceux qui assurent le quotidien dans les mairies.
01:02 Et là, la tendance tourne à la crise des vocations.
01:05 Peu veulent travailler comme politiques.
01:07 D'où notre question, les carrières politiques sont-elles encore attractives ?
01:11 Et d'ailleurs, écoutez ce constat de Philippe Barry,
01:14 qui est président des maires de la Haute-Vienne.
01:16 Hausse des incivilités, hausse de la tension qui est palpable.
01:20 Cette tension, elle est palpable.
01:22 On le voit à travers des conflits de voisinage, par exemple, plus nombreux
01:27 et des réactions qui parfois sont d'une hostilité quand même inquiétante.
01:33 Réaction, tension entre les administrés, entre les citoyens
01:37 et tension aussi qui se répercute sur les élus de différentes natures.
01:41 Certains collègues ayant subi de graves menaces, des attaques d'ailleurs,
01:47 et les tensions sont effectivement très présentes et exacerbées.
01:51 Arnaud Perricard, je rappelle que vous êtes maire de Saint-Germain-en-Laye,
01:54 donc vous êtes un politique, vous êtes un élu.
01:55 Est-ce que vous constatez que votre métier devient de plus en plus difficile ?
01:59 Est-ce que vous constatez justement une montée des tensions
02:01 et une montée, une perte du respect en fait finalement de la fonction elle-même ?
02:05 Alors je voudrais d'abord peut-être ôter un doute aux uns et aux autres.
02:10 Peut-être 99% des élus locaux de ce pays sont fiers du travail qu'ils accomplissent
02:16 et des missions qu'ils remplissent tous les jours.
02:18 Non mais c'est important de le dire, on a l'impression que...
02:21 Sur 36.600 communes, 30.500 à peu près.
02:24 Que les maires ou les élus passent leur temps à pleurer, c'est pas vrai.
02:27 On est tous heureux, fiers et on s'engage dans un cadre honnêtement désintéressé
02:32 et on le fait par conviction, par envie,
02:35 parce qu'on a envie de mener des projets sur nos territoires et on est heureux de le faire.
02:37 Ça je pense qu'il faut d'abord le rappeler parce que c'est la réalité.
02:41 La deuxième des réalités c'est que oui c'est plus dur qu'avant.
02:44 Et c'est plus dur qu'avant.
02:45 Et c'est qu'aujourd'hui il y a ce sentiment d'appartenance et de proximité.
02:49 Vous ne vous appartenez plus, vous appartenez à votre téléphone portable
02:54 et à tous les messages que vous recevez toutes les 30 ou 40 secondes des administrés
02:57 qui aimeraient que vous puissiez leur répondre dans la minute qui suit
03:01 et qui ne comprennent pas à l'heure où tout va tellement plus vite qu'on ne puisse pas le faire.
03:07 - Sachant que vous êtes aussi conseiller départemental, Arnaud.
03:10 - Exactement, mais voilà, aux interpellations du quotidien,
03:14 au conflit de voisinage, à la technicité des dossiers.
03:17 Le maire ce n'est pas un monarque de droit divin dans sa commune.
03:20 Il est aussi tenu par un certain nombre de règlements, de dispositifs applicables.
03:24 Il ne fait pas non plus ce qu'il veut.
03:25 Et donc il y a cette culture de la pédagogie qui est je trouve plus compliquée
03:29 chez nos concitoyens.
03:30 Et après ça dépend des territoires.
03:32 Il y a des territoires, moi j'ai de la chance d'être élu d'une ville
03:34 où les gens sont encore bien élevés, où il y a de la bienveillance.
03:38 Il y a des territoires où c'est plus compliqué, ça c'est vrai.
03:41 - Alors Priscilla, ça fait des années que je vais vous poser la question.
03:46 Première heure, les Gilets jaunes, vous en êtes, vous arrivez de la société civile,
03:49 tout le monde vous voit, mais qu'est-ce qu'elle s'exprime bien,
03:51 on vous fait venir dans les vraies voies.
03:53 Mais quand est-ce que vous y allez à la politique Priscilla ?
03:55 Quelqu'un comme vous, vous n'allez pas me dire que vous n'avez pas cette vocation Priscilla Ludovsky ?
04:00 - En tout cas j'y ai pensé à plusieurs reprises, mais peut-être, on verra.
04:04 - Ah, il y a un scoop à Radio ce soir.
04:07 - Mais oui, mais en tout cas la question se pose, et pourquoi elle se pose,
04:11 parce que oui, ça peut être difficile en tant que militante ou activiste,
04:15 on se fait déjà largement harceler, agresser verbalement.
04:19 Je pense que la frontière aussi commence à se dissiper entre la sphère numérique et la sphère physique.
04:25 Il y a tellement d'impunité sur la sphère numérique,
04:27 qu'on a l'impression que tout est permis, il n'y a pas vraiment de sanctions.
04:30 Je trouve qu'en tout cas, il y a un manque au niveau de la justice
04:35 sur les sanctions qui sont faites auprès des gens qui harcèlent, que ce soit les élus ou les militants.
04:38 Et de ce fait, peut-être que ça se traduit aussi dans la rue beaucoup plus facilement,
04:40 puisque si on peut agir en toute impunité sur Facebook et sur Twitter, pourquoi pas dans la rue d'à côté.
04:45 Donc oui, je pense que c'est... Et aussi, un autre sujet au-delà de ça, la confiance envers les élus.
04:50 Quand on est militante et qu'on a mené les actions, et qu'on a la confiance de certaines personnes,
04:56 elles ont peur que vous basculiez de l'autre côté, que vous entriez dans la machine institutionnelle,
05:01 et que de ce fait... - Le système !
05:02 - Voilà, et que de ce fait, vous soyez soit corrompu, que vous soyez...
05:05 - Perdi votre âme, quoi.
05:06 - Voilà, que vous agissez pas dans l'intérêt général, il y a cette vraie crainte.
05:08 Et je rappelle qu'un des taux qui avaient été annoncés il n'y a même pas deux ans,
05:12 c'était 11% le taux de confiance envers les élus.
05:14 Donc oui, ça donne envie d'y aller, mais est-ce qu'on irait si les gens vous font plus confiance ensuite ?
05:18 - Je vous rassure, nous les journalistes, on est pas mal aussi.
05:20 - Ouais, j'imagine. - Sur le taux de confiance en Saint-Judith.
05:22 - Catherine Evra, vous avez envie de réagir ?
05:24 - Non, alors moi je trouve qu'il faut distinguer les hommes politiques, les maires, sur le terrain, etc.
05:29 Parce que ça, je trouve ça formidable.
05:30 Si d'ailleurs on m'avait demandé de l'être un jour, j'aurais certainement dit oui.
05:33 Et les ministres.
05:34 Et moi je trouve qu'être ministre aujourd'hui, il faut être un peu barge, excusez-moi de dire ça.
05:39 Mais il n'y a plus aucun respect de l'État, finalement.
05:43 Ils sont pas très bien payés.
05:44 Aux États-Unis, je le rappelle, on peut être ministre et ensuite on peut reprendre un job,
05:49 je dirais même que c'est garanti.
05:50 On peut être cinq ans ministre et puis on garantit son job ensuite.
05:54 Donc vous avez des gens, à mon avis, de mauvais niveau et de très bon niveau.
05:58 En France, à un moment donné, il va plus y en avoir.
06:00 D'ailleurs, dans le système actuel des retraites,
06:03 le mandat électoral ne constitue pas une activité professionnelle à proprement parler.
06:07 Donc ça veut dire qu'il y a encore un garde-fou en moins.
06:09 Bah, quand même, il faut vraiment être barge, moi je trouve, pour être ministre.
06:13 - Sébastien Ménard, c'est vous qui disiez tout à l'heure hors antenne
06:14 que quand vous avez commencé en tant qu'élu, justement, dans votre jeunesse,
06:17 vous étiez fier de vous promener avec votre cocarde
06:19 et que maintenant c'est beaucoup moins sympa.
06:22 Mais pourtant, vous continuez.
06:23 - Oui, je continue parce que j'aime...
06:25 Alors, j'ai fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de politique.
06:28 J'ai été directeur de cabinet, chef de cabinet, conseiller ministériel, fonctionnaire.
06:32 Enfin, j'ai fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses.
06:34 Mais j'ai toujours combiné ça avec un engagement local
06:37 au sein de différents conseils municipaux.
06:40 Et je suis toujours aujourd'hui élu dans la ville que j'aime, ma ville,
06:44 aux côtés d'une mère, pluriel.
06:46 - Pierre Ritz. - Pierre Ritz, on le rappelle.
06:47 - Pierre Ritz. - Pierre Ritz, qu'on embrasse avec Arnaud,
06:50 qu'on accueillera dès demain.
06:51 - Allez-y, monsieur. - Non, je dis simplement que...
06:53 Si je reprends une phrase de notre ami commun Emmanuel Macron
06:57 qui dit qu'on est à portée de baffe.
06:59 Quand il disait ça, c'était au sens figuré.
07:01 - Oui, mais c'est au sens vrai aussi. - Mais aujourd'hui...
07:04 Aujourd'hui, alors...
07:05 Emmanuel Macron l'avait repris, mais c'est aujourd'hui, c'est au sens propre.
07:10 Et c'est ça qui est dingue.
07:11 - C'est au sens physique, quoi.
07:13 - Évidemment, nous, on a une chance incroyable d'être dans une...
07:16 Je dirais dans une cité balnière extrêmement privilégiée.
07:19 Mais on n'est pas à l'abri d'une bonne engueulade.
07:23 On est clairement...
07:24 On a le sentiment d'être au service et au-delà.
07:28 D'être un espèce d'obligé quelque part de nos concitoyens.
07:32 Alors certes, on est engagé.
07:33 Certes, on est obligé de servir parce que c'est l'engagement qu'on a pris.
07:36 - Vous n'êtes pas à disposition non plus, c'est ça que vous voulez dire.
07:38 - Mais parfois, c'est le sentiment qu'on a.
07:39 Vous voyez ? Et il y a une petite nuance.
07:41 Mais que les Françaises et les Français,
07:43 et c'est pas propre à Pierre Ritz, je pense que c'est...
07:45 On retrouve ça un peu partout.
07:47 C'est devenu quelque part une exigence normale, voilà, de leur part,
07:53 que de demander et d'attendre beaucoup, tout le temps,
07:56 comme le disait Arnaud, de leurs élus locaux.
07:59 - Pour l'instant, la consultation sur le compte Twitter de Sud Radio.
08:03 À la question "Les carrières politiques sont-elles encore attractives ?"
08:07 Vous dites oui seulement à 47%, donc non à 53%.
08:11 - Oui, et puis 0826-300-300 veut nous appeler, vous réagissez.
08:14 On a deux auditeurs qui ont envie de réagir à cette conversation.
08:18 On commence avec Yann. Yann, vous nous appelez des Landes.
08:20 Alors, je vous pose la question à grand que Frédéric Brindel ne vous la pose.
08:23 Où ça, dans les Landes ?
08:25 - Alors, je suis à quelques kilomètres de Mont-de-Marsan.
08:30 Et alors, pour info, j'embrasse aussi Maïder, parce que Maïder est une amie.
08:36 On fait partie de la même formation politique que la maire de Biarritz.
08:41 La maire-esse de Biarritz est une amie.
08:44 C'est d'ailleurs la maire d'Angleterre, Claude Odile.
08:46 - C'est sa fête ce soir.
08:48 - Est-ce que vous auriez envie d'être politique ?
08:50 - On a un militant LR en ligne.
08:52 - Pour info, j'ai un peu réagi au propos de votre auditeur du jour.
08:56 - Oui.
08:58 - Qui disait qu'a priori, la place politique c'était tellement bonne que tout le monde veut y aller.
09:02 Alors, moi, je vous invite à se présenter sur la liste électorale.
09:05 Je vais vous expliquer une chose.
09:07 Moi, j'ai été élu municipal.
09:09 De droite, dans une ville socialiste, avec 14 opposants,
09:14 avec un maire socialiste et 14 élus socialistes face à moi,
09:18 je peux vous assurer que quand on est élu d'opposition, ce n'est pas facile.
09:21 Et la plupart des élus dans les petites communes sont des bénévoles.
09:26 Donc, la place est bonne.
09:28 Il ne faut pas oublier qu'on paye toutes nos représentations sur notre propre portefeuille,
09:34 qu'on n'a absolument aucune indemnité.
09:37 Et par contre, on en prend plein la gueule, effectivement,
09:39 quand il se passe quelque chose, on a de tout ce pourri, on a de tout ce qu'on veut.
09:43 Donc, au bout d'un moment, quand les gens ont un fantasme du politique
09:48 parce qu'ils se rendent compte qu'un ou deux ministres,
09:51 ou un ou deux députés en profitent largement,
09:55 ce n'est pas le cas de la majorité des élus.
09:58 Et moi, je défends tous les élus de France, parce que globalement,
10:01 la plupart des maires, la plupart des conseillers municipaux
10:05 sont des gens qui se dévouent corps et âme à leur commune.
10:08 - Alors Yann, parlons très sur cede radio, parce que...
10:10 - Là, on parle des maires, il n'y a pas que les maires.
10:11 Mais alors justement, vous avez parlé de quelqu'un.
10:12 - Vous avez parlé de Simon, notre éditeur Phil Roger du jour.
10:15 Et bien, Simon, réagissez à ce que vient de vous dire Yann.
10:18 - Simon, répondez !
10:20 - Merci beaucoup de me donner la parole.
10:23 Effectivement, mon propos liminaire était effectivement très simple,
10:27 et il ne rentrait pas dans les détails.
10:29 Et je rejoins tout ce qu'a dit Yann, parce que ça, je suis tout à fait au courant de ce qu'il se passe.
10:34 Mais dites-vous une chose, c'est qu'il y a des gens qui sont assez volontaires
10:39 et qui veulent à tout prix faire ce genre de choses pour rendre service aux autres.
10:44 Mais il faut faire un distinguo entre la politique nationale
10:47 et les politiques même municipales, selon la taille de la municipalité.
10:52 Voilà, parce que quand c'est des grosses municipalités,
10:55 on voit souvent que c'est des hommes politiques de premier rang,
10:58 souvent, qui restent accrochés à ce poste,
11:01 sans être pejoratifs, quand je dis accrochés.
11:03 Mais qui restent sur ces postes, alors que sur les petites communes,
11:07 effectivement, il y a peu d'indemnités, les conseillers municipaux sont des volontaires,
11:12 il y a peu de budgets, et effectivement, on est au plus proche de la population.
11:15 Mais ce qui est d'autant plus valorisant,
11:17 c'est que vous pouvez apporter un plus à cette société,
11:21 puisque ça représente quand même bien une société,
11:23 dans une commune de taille moyenne ou petite d'autant plus.
11:27 - Bon, Simon et Yann, restez bien avec nous, nos vrais voix vont réagir.
11:31 On a quand même l'impression qu'il y a deux tendances,
11:33 soit on parle des élus locaux, soit on parle de ceux qui font la carrière,
11:37 ministre, etc. Il y a deux approches différentes.
11:39 - Non, c'est pas tout à fait pareil. Catherine Eudra, justement, selon vous,
11:42 on a finalement autant besoin des deux,
11:45 peut-être que c'est une question de travail d'organisation ou de communication.
11:49 - On a autant besoin des deux, mais dans mon poste de chasseur de tête,
11:52 il y a quand même quelque chose que je ne comprendrai jamais,
11:54 c'est que, en fait, les ministres, on veut des experts, on cherche des experts.
11:58 Mais je peux vous dire que dans la vie privée, c'est l'inverse.
12:01 Un patron, il doit avant tout avoir du courage et du charisme.
12:04 Et ensuite, il fait travailler et il écoute des experts,
12:08 il donne des lignes et des objectifs et on avance.
12:10 Et j'ai l'impression, mais je peux me tromper,
12:12 que dans la politique, les ministres, on cherche des experts, il n'y a qu'à voir.
12:16 Enfin bon, je ne vais rien dire. Je voulais lancer le débat.
12:19 - Ah bah si, vous parlez vrai, vous êtes sorti de radio.
12:21 - Je voulais lancer le débat sur Papandyaï.
12:23 Je pense qu'au départ, on imaginait qu'il était expert,
12:25 et c'est quand même pas une réussite folle.
12:27 Donc je veux dire, il faut d'abord chercher des hommes qui ont du courage et qui n'ont pas peur,
12:32 et qui ont la tête bien faite, pas trop intellectuels.
12:36 Enfin ça, c'est mon point de vue.
12:37 Plus on est intellectuel, moins on avance.
12:39 Vous savez qu'il y a une belle phrase dessus.
12:40 - C'est une façon d'être, finalement.
12:42 Vous nous la donnez, la petite phrase ?
12:45 - Il me semble qu'un intellectuel assis marche moins vite qu'un C qui court.
12:49 - Oui, voilà, c'est ça.
12:51 - Salut Charles de Littorre.
12:54 - Moi, je l'ai en tête depuis le début.
12:56 - Sébastien Ménard, on est d'accord ?
12:58 - Je n'ai pas de commentaire à faire là-dessus.
13:00 - Heureusement qu'on a dit que c'était par l'ombre.
13:02 - Allez, on a quelqu'un qui veut faire de la politique au standard.
13:04 - 0826-300-300.
13:06 - 0826-300-300. François, vous nous appelez dans les Yvelines.
13:10 Bonjour, bonsoir François.
13:11 - Bonsoir, je suis du côté de Saint-Germain, allez.
13:13 - Faites attention, il y a votre mère.
13:17 - Alors vous François, vous réfléchissez à vous lancer en politique, carrément ?
13:21 - Oui, j'y ai réfléchi plusieurs fois.
13:25 Je suis à modeste contribution, je suis délégué syndical,
13:29 je suis aussi dans les syndicats de la copropriété dans lesquels j'étais.
13:33 On a envie d'en faire plus, parce qu'on se rend compte qu'on rend service aux gens,
13:38 on est vraiment avec des personnes qui n'ont pas forcément le dogme politique au cœur,
13:43 et qui ne font pas carrière, mais qui ont envie de faire avancer les choses
13:46 d'une manière réfléchie, collégiale et sans enjeu personnel.
13:50 Je trouve ça très bien.
13:51 Par contre, le fait de se lancer en politique, je trouve que ce côté-là n'était pas effacé,
13:56 parce qu'il y a beaucoup de gens qui font carrière,
13:58 vous avez cité d'autres hommes politiques, je ne vais pas y revenir dessus,
14:01 et aussi qu'il y a quand même une exposition de sa vie personnelle,
14:06 et parfois les bas coûts, et on se dit que plus on monte haut, plus on peut tomber vite,
14:10 et d'une manière, je trouve tout à fait abasdommageable,
14:15 pour non seulement la cause et l'avancée du pays,
14:17 juste par des causes de jalousie ou autre.
14:19 C'est vraiment quelque chose qui me refroidit énormément.
14:22 - Arnaud Péricard, c'est vrai ce qu'il dit, François, finalement,
14:24 c'est que quand on devient homme politique, on sait qu'on va se faire, pardonnez-moi le terme,
14:27 screiner de la tête aux pieds, et qu'on n'aura plus du tout de vie privée.
14:31 - Déjà, vous avez des obligations déclaratives auprès de la haute autorité,
14:34 et que tout le monde peut consulter.
14:36 Moi, ça ne me pose aucune difficulté.
14:38 Que les gens sachent ce que l'on gagne, ce que l'on a comme bien,
14:41 tant qu'on ne rentre pas dans le voyeurisme, ça ne me pose pas de difficulté.
14:46 Le plus dur, c'est peut-être pour les proches, pour les enfants.
14:50 Mais bon, moi, je suis fils de mère.
14:52 Mon père a été mère pendant 27 ans, donc j'ai été confronté à ça.
14:55 Donc, évidemment, c'est plus facile pour moi de l'exposer à mes propres enfants,
14:58 parce que j'ai vécu ce qu'eux, peut-être, ont...
15:00 - Votre père vous a donné ce goût, justement ?
15:02 - Non, pas du tout.
15:05 - Il ne vous a pas incité ?
15:07 - Non, parce que je me suis engagé bien après qu'il ne soit plus là.
15:11 Évidemment, ça formate.
15:13 Ce que je trouve très bien dans ce qui est dit par notre éditeur,
15:15 c'est que moi, ce que je constate depuis quelques années,
15:18 ce que constate François,
15:20 c'est qu'il y a un engagement citoyen qui est réel chez nos habitants.
15:23 Ils s'engagent dans le syndic, ils s'engagent dans des associations,
15:27 ils s'engagent dans des associations sportives si les gamins font du sport.
15:31 Et ça ne se traduit pas par un engagement civique ou citoyen sur le champ politique.
15:37 Et je trouve ça très bien de se dire "je vais franchir ce pas-là,
15:40 je me suis engagé comme citoyen, même si je ne vote pas".
15:43 Aujourd'hui, c'est ça.
15:44 Vous avez des gens qui vont réagir sur des pétitions,
15:47 mais qui pour autant ne vont pas aller mettre un bulletin dans l'urne.
15:49 Et je trouve ça très bien de continuer à perpétuer une forme d'engagement citoyen
15:54 avec un engagement qui est politique, mais qui en fait n'est pas très politique.
15:58 Parce que quand on s'engage localement, ce n'est pas un engagement politique.
16:00 - Priscilla Ludovsky, pour préserver les vocations,
16:04 est-ce qu'il faut aussi laisser un peu de prérogatives aux politiciens ?
16:10 C'est-à-dire qu'il n'y a pas de gros salaires, on doit se mettre à nu,
16:15 il y a un moment où il faut aussi qu'on y trouve son compte, non ?
16:18 - Qu'on soit indemnisé comme il faut pour le temps qu'on passe,
16:22 parce que c'est quand même une vie bien pleine, je pense, lorsqu'on est politique.
16:27 Et effectivement, la vie est exposée au grand public, et parfois très durement.
16:32 Je trouve aussi que ce soit normal qu'il y ait quand même ce devoir d'exemplarité,
16:37 en tout cas de respect du programme qui était censé être mis en place,
16:40 le devoir de pouvoir rendre compte à certains moments sans pour autant être fliqué.
16:44 Et je pense que peut-être cette violence, ou en tout cas cette méfiance des gens en général
16:50 envers les politiques, elle vient aussi du fait, et qui est liée d'ailleurs au sujet des votes,
16:54 de l'abstention en général, c'est le fait qu'il n'y ait pas de résultat,
16:57 ou en tout cas d'impact positif sur la vie des gens.
17:00 Le niveau de vie ne s'améliore pas, il y a des manifestations qui sont sur les sujets de la précarité.
17:05 Ce qu'on entend comme témoignage, c'est ça, c'est de dire qu'en fait je m'en sors plus,
17:07 j'arrive plus à joindre les deux bouts. Enfin moi j'en ai entendu énormément de témoignages comme ça.
17:10 Il y a des gens qui ne font plus forcément confiance aux politiques,
17:13 parce que les programmes mis en place n'améliorent pas les conditions de vie au quotidien.
17:16 Donc je pense que le fait de dire "on a besoin de rendre compte",
17:19 mais en même temps quand on rend compte, il n'y a pas de lien au résultat,
17:24 ça empêche peut-être, ça fait naître peut-être ce sentiment aussi d'impuissance.
17:32 Et je me dis que ce n'est pas si mal qu'il n'y ait pas ce pas qui soit franchi.
17:34 Il y a beaucoup de gens qui œuvrent dans l'humanitaire, dans le caritatif, dans le social,
17:38 et ce n'est pas une obligation que de franchir ce pas.
17:40 Je pense que les gens qui veulent franchir le pas, c'est peut-être celles et ceux qui se disent
17:43 "comme il n'y a rien qui change, je vais peut-être moi essayer d'apporter ma pierre à l'édifice".
17:46 Puis peut-être qu'après quand on y est, on se rend compte que non.
17:48 - Vous parlez d'où en fait ?
17:50 - On commence à avoir des idées du programme Priscillia !
17:53 - Sébastien Ménas, est-ce que ce n'est pas aussi toutes les affaires justement,
17:56 les mises en examen multiples, même des gens du gouvernement,
17:59 qui posent souci un moment donné sur la confiance du peuple tout simplement ?
18:02 - Je ne sais pas. Ce que dit Priscillia est vrai.
18:05 C'est-à-dire qu'il y a une envie d'agir, mais depuis toujours,
18:09 parce que c'est finalement très français de vouloir s'investir pour la cité.
18:14 Mais je pense qu'aujourd'hui, la France passe à côté d'un certain nombre de ses meilleurs talents.
18:20 Et on le voit, et je ne connais pas ma voisine de gauche, mais...
18:26 - Catherine Evra, qui est à votre gauche mais qui n'est pas de gauche !
18:29 - Ça vous n'en savez rien !
18:31 - Moi, je suis recto verso !
18:33 - Mais aujourd'hui, quand on voit la complexité pour un président de la République,
18:40 je rappelle, on a un président de la République qui est l'un des plus jeunes au monde,
18:45 d'une superpuissance, parce que la France, en déplaise à quelques-uns, reste une superpuissance,
18:51 qui a été élu président de la République à 39 ans, qui n'arrive pas à s'entourer des meilleurs.
18:56 Je rappelle que pour nommer Elisabeth Borne, il s'y est pris à 4 fois !
19:00 Il a eu 3 refus, vous vous imaginez ?
19:03 Donc, pourquoi ? Parce que, effectivement, c'est compliqué,
19:07 parce qu'effectivement, comme l'a dit avec beaucoup de justesse et des pincettes mon collègue Arnaud,
19:15 la réalité, c'est qu'aujourd'hui, la haute autorité pour la transparence de la vie publique,
19:19 c'est pas qu'il y ait des gens qui ont des choses à se reprocher,
19:21 mais il y a des gens qui ne veulent pas exposer leur famille,
19:23 qui ne veulent pas exposer leur belle famille,
19:25 qui ne veulent pas exposer leur mome, qui ne veulent pas s'exposer !
19:27 - Ce qui semble normal !
19:29 - Et moi, je trouve particulièrement dommageable,
19:33 parce qu'on a des gens qui réussissent dans l'industrie, dans l'entreprenariat,
19:36 dont la France pourrait bénéficier et devrait bénéficier de leurs talents, de leurs savoirs, etc.
19:42 Mais je peux vous assurer qu'il y a, aujourd'hui,
19:44 on avait l'habitude de dire qu'il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus,
19:48 je peux vous assurer qu'il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d'appelés très directement par le président,
19:52 pour peu de gens qui acceptent la charge.
19:55 - C'était passionnant !
19:57 - On a terminé !
19:59 On en reparlera !
20:01 - On fait un petit point sur le sondage, quand même, sur Twitter,
20:05 vous avez dit que non, les carrières politiques ne sont pas attractives,
20:08 vous, les auditeurs de Sud Radio, à 53% pour un oui à 47%,
20:12 donc c'est quand même assez serré, mitigé.
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