- il y a 6 semaines
Mettez vous d'accord avec Alex Darmon, Philippe Coy, Gilles Platret et Yves D'Amécourt
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NewsTranscription
00:00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:05Bonjour à toutes et à tous, bienvenue si vous nous rejoignez pour ces deux heures d'info.
00:00:10Bonjour Gilles Ganzman.
00:00:11Bonjour Valérie.
00:00:11Bonjour à vous Félix Mathieu.
00:00:13Bonjour, bonjour.
00:00:14On va parler des galères des propriétaires.
00:00:17Quand un locataire disparaît du jour au lendemain, c'est vrai qu'on parle souvent des squatteurs,
00:00:21mais il y a d'autres problèmes, en particulier celui-ci qui semble prendre de l'ampleur des locataires qui
00:00:27partent.
00:00:28Quand ils disparaissent, c'est presque aussi compliqué que le problème des squatteurs quelque part,
00:00:31parce qu'on ne peut pas juste dire, ah ben ils sont partis, je les remets en location, il y
00:00:34a beaucoup de démarches à faire.
00:00:35On va en reparler avec vous, on va parler nous de la violence en politique,
00:00:40et en particulier de ces images extrêmement choquantes qu'on a pu voir dans différentes mairies,
00:00:44en particulier en Seine-Saint-Denis, de maires qui sont huées, insultées, poussées vers la sortie,
00:00:50obligées d'être escortées, 0826 300 300.
00:00:53Est-ce que vous avez été choqués par ces images ?
00:00:55Est-ce que vous êtes inquiets, parce que ça témoigne encore une fois d'une certaine violence dans notre société
00:01:02?
00:01:02On en parlera avec vous à 11h, et vous Gilles ?
00:01:06Dans le zapping, on parlera de Trump, on se demandera à quoi il joue,
00:01:09parce qu'il souffle chaud et le froid, 0826 300 300.
00:01:13Et on parlera également de ces maires qui ont été élus, soit au conseil municipal,
00:01:18ou soit comme maires, mais qui ont des condamnations assez lourdes,
00:01:21et pourtant les gens votent pour eux. Pourquoi vous votez pour un maire qui sont condamnés pour viol ?
00:01:27Pour viol, pour agression sexuelle, pour escroquerie.
00:01:30Qu'est-ce qui fait qu'on vote pour un maire qui a des casiers lourds ?
00:01:34Et faudrait-il peut-être faire une loi par rapport à ça ?
00:01:37On va parler donc de ces locataires qui disparaissent du jour au lendemain.
00:01:43Galère, on peut imaginer, pour les propriétaires, qui se retrouvent totalement démunis.
00:01:48Et cela, en fait, arrive de plus en plus souvent, Félix.
00:01:51Oui, 6 000 logements abandonnés comme ça du jour au lendemain par leurs locataires l'année dernière.
00:01:56C'est une hausse de 11% du phénomène, nous apprenait le Parisien aujourd'hui en France.
00:02:00Il y a quelques jours, bilan 2025 de la Chambre nationale des commissaires de justice.
00:02:04C'est ce qu'on appelait auparavant, vous savez, les huissiers.
00:02:07En général, ça arrive après des mois d'impayés.
00:02:09Sauf que, quand c'est comme ça, le propriétaire ne peut pas relouer tout de suite.
00:02:12Il en a pour souvent des mois de procédure.
00:02:15Un commissaire de justice va réclamer officiellement les loyers.
00:02:18Puis, faute de réponse, il faudra faire un constat d'abandon avec un serrurier.
00:02:22Puis ensuite, il faudra obtenir au tribunal la résiliation du bail pour abandon.
00:02:27Résiliation transmise aux locataires, enfin si on le trouve en tout cas.
00:02:30Parce qu'il aura deux mois en théorie, en tout cas, pour contester.
00:02:33Bref, ça, plus ça, plus ça, plus ça, vous imaginez, ça fait au moins six mois de procédure.
00:02:38Au mieux, au mieux, parce que parfois les tribunaux sont engorgés.
00:02:41Donc, ça peut être plus que ça.
00:02:43Bref, ça peut être beaucoup plus.
00:02:44Et ça s'ajoute en général à des mois d'impayés.
00:02:47Donc, ça peut être compliqué quand le propriétaire a évidemment un emprunt sur le dos
00:02:51et qu'il doit rembourser tous les mois.
00:02:52Et puis, souvent, ces locataires disparaissent parce qu'ils n'arrivent pas à payer leur loyer.
00:02:57C'est l'une des principales raisons.
00:02:59Ça peut être l'une des explications.
00:03:01C'est ce que laisse penser en tout cas à un autre chiffre.
00:03:03Par ailleurs, celui du nombre d'expulsions qui est, lui aussi, en hausse 30 000 l'année dernière.
00:03:0730 000 expulsions, toujours selon les commissaires de justice.
00:03:10Donc, toujours selon ce qu'on appelait les huissiers avant.
00:03:13Un chiffre en hausse de presque un tiers, celui des expulsions.
00:03:16Alors, une fois qu'on a dit ça, ce chiffre témoigne aussi de la législation qui s'est un peu
00:03:20durcie
00:03:21contre notamment les squatteurs avec la loi Casbarian-Berger.
00:03:24Les difficultés des propriétaires face aux impayés sont censées être un peu plus prises en compte qu'avant
00:03:30par les pouvoirs publics, avec aussi des préfectures qui vont peut-être un peu plus envoyer facilement
00:03:34la police qu'avant pour les expulsions.
00:03:36C'est ce que dit d'ailleurs la Fondation pour le logement.
00:03:39Pour autant, une fois qu'on a dit tout ça, quand un locataire décide juste de disparaître,
00:03:43de tout laisser en plan, sans laisser de nouvelles, vous l'aurez compris,
00:03:46c'est quand même le parcours du combattant pour remettre le logement sur le marché.
00:03:50On en parle avec vous, Maître Romain Rossilandy.
00:03:53Bonjour, vous êtes avocat, vous dirigez un cabinet spécialiste du droit immobilier.
00:04:01Bonjour à vous.
00:04:02Est-ce que c'est effectivement un phénomène en augmentation ?
00:04:06Oui, je pense que c'est effectivement un phénomène en augmentation.
00:04:09Alors moi, j'en ai toujours eu, ce que j'appelle des départs à la cloche de bois,
00:04:12à mon cabinet, ça existe effectivement depuis longtemps.
00:04:16Un cabinet d'avocat, c'est un peu un laboratoire, je le dis souvent sur votre antenne,
00:04:19c'est les problèmes, la crise du logement, nous ça fait 10 ans qu'on la voyait venir
00:04:24en fait au cabinet, avec les impayés qui augmentent, et c'est le genre de situation.
00:04:28Le départ à la cloche de bois, moi vraiment, je ne le comprends pas, ça ne sert à rien
00:04:32pour le locataire, parce qu'il ne faut pas oublier qu'il doit continuer à payer
00:04:36les loyers ou les invités d'occupation jusqu'à la remise des clés.
00:04:39Donc s'il ne rend pas les clés, c'est idiot, le compteur continue à tourner.
00:04:43Donc je n'ai jamais compris ce phénomène.
00:04:45Je crois qu'il y a beaucoup de locataires qui s'imaginent parce qu'ils sont partis,
00:04:48ils ne doivent plus payer, c'est faux. Le compteur continuera à tourner,
00:04:51effectivement, jusqu'à ce qu'il y ait une remise officielle des clés.
00:04:54Et ce qui est vrai, c'est que cette procédure d'abandon, qui n'est pas du tout bien faite,
00:05:01elle n'est pas du tout adaptée, notre droit n'est absolument pas adaptée à ce genre
00:05:04de situation, parce que la principale difficulté pour le propriétaire qui suspecte
00:05:09que son locataire est parti, c'est effectivement de ne pas se rendre coupable
00:05:13d'une violation de domicile. Donc il faut vraiment être certain que le locataire est parti.
00:05:18Et c'est très compliqué ça dans la pratique.
00:05:20Comment on fait pour être certain qu'il n'est pas parti en vacances quelques mois ?
00:05:26C'est ça, c'est bien le principe. Alors quand on voit, il y a des indices,
00:05:30la boîte aux lettres qui commence à déborder de courrier, ça c'est effectivement un indice.
00:05:34Les voisins ou le gardien de l'immeuble qui vous dit,
00:05:36ben non, je ne l'ai pas vu depuis X temps, là j'ai un dossier, c'est exactement ça.
00:05:40Apparemment le locataire est parti à la cloche de bois depuis les fêtes de fin d'année.
00:05:45On ne l'a pas vu depuis la fin de l'année.
00:05:47Mais, vous voyez, on est au mois de mars, moi je dis à mon client,
00:05:49écoutez, c'est difficile, ils sont peut-être partis faire un tour du monde,
00:05:53on ne sait pas, on n'a aucune garantie, je n'ai pas suffisamment d'éléments de preuve,
00:05:57à part des soupçons de mon client, que ces gens sont partis.
00:06:00C'est très difficile à prouver.
00:06:01Donc, dans un dossier comme ça, moi en tant qu'avocat, c'est très simple.
00:06:04De toute façon, les loyers ne sont pas payés.
00:06:06Neuf fois sur dix, quand il y a un abandon, il y a une dette de loyer.
00:06:08Donc, je fais ma procédure d'expulsion traditionnelle,
00:06:11la même qu'on fait pour un locataire qui est dans les lieux.
00:06:13Vous comprenez, c'est la même chose.
00:06:15Oui, c'est la même chose.
00:06:160826 300 300, appelez-nous.
00:06:18Si vous avez été victime d'un locataire qui a refusé de payer ses loyers,
00:06:25si vous avez eu des problèmes avec vos locataires,
00:06:28si l'un d'entre eux est parti, on attend vos témoignages.
00:06:31On a Florence qui nous appelle.
00:06:32Bonjour Florence.
00:06:33Oui, bonjour.
00:06:35Bonjour.
00:06:35Alors, vous, ça vous est arrivé ?
00:06:38Oui, moi, ça m'est arrivé.
00:06:39Mais je n'ai pas pris du tout cette option de procédure et tout ça.
00:06:44Parce que la personne a eu un accident de vie.
00:06:48Et j'ai choisi de la laisser.
00:06:52Et le temps qu'elle reprenne une situation,
00:06:56que sa maladie passe.
00:06:58Et elle a tout régularisé.
00:07:00Parce que ce n'est pas exactement la même chose.
00:07:01C'est-à-dire qu'elle n'est pas partie,
00:07:03elle n'a pas laissé abandonner le logement.
00:07:05C'est quelqu'un qui n'a pas payé son loyer ?
00:07:08Pendant cinq mois.
00:07:09Pendant cinq mois, je me rappelle.
00:07:12Mais il y a eu des échanges ?
00:07:15Voilà.
00:07:15Nous avons discuté.
00:07:18Et j'ai pris...
00:07:20Enfin, j'ai fait confiance.
00:07:21J'ai dit, bon, écoutez,
00:07:22elle m'a dit, je vous rembourse, surtout.
00:07:24Mais il me faut du temps.
00:07:26Et c'est ce qui a été fait.
00:07:27Elle était locataire depuis combien de temps ?
00:07:30Et justement, elle était locataire depuis déjà dix ans.
00:07:32Ah oui, vous avez une relation de confiance.
00:07:35Oui, c'est un petit peu différent.
00:07:36Jusqu'à ce qu'il se passe ça,
00:07:38voilà, rien ne s'était pas...
00:07:40Elle était elle à payer toujours ses loyers, tout ça.
00:07:42Mais oui, mais bon, j'ai pris l'option quand même.
00:07:44Oui, mais j'ai quand même pris la décision de l'aider.
00:07:48Parce que j'ai...
00:07:49Bon, là, j'ai tendu la main, quoi.
00:07:50Oui, bien sûr.
00:07:51Mais effectivement, quand on peut discuter,
00:07:55Maître Rossilandi, c'est ce qu'il y a de mieux.
00:07:57Ah ben, ça change tout.
00:07:58Ça change tout.
00:07:59Mais la plupart du temps, malheureusement,
00:08:00il n'y a aucun contact avec les occupants.
00:08:03Oui.
00:08:03Il n'y a plus de communication.
00:08:05Là, cette dame sait très bien ce qu'elle a fait.
00:08:06Elle a été patiente.
00:08:07Elle a eu raison.
00:08:08Elle a continué à discuter avec sa locataire.
00:08:09Elle a eu à 41 délais.
00:08:10Ça s'est régularisé.
00:08:11Ça devrait se passer comme ça normalement.
00:08:13Le droit protège beaucoup l'occupant, de toute manière.
00:08:17Ça, je n'arrête pas de le répéter sur votre antenne très régulièrement.
00:08:20Clairement, c'est la loi du 6 juillet 1989,
00:08:23qui est cette grande loi qui est d'ordre public,
00:08:26protège beaucoup plus les intérêts du locataire,
00:08:29effectivement, comme le cas de cette dame
00:08:30qui a eu un accident de la vie, une maladie.
00:08:32Ça, c'est tout à fait logique.
00:08:33Le droit de propriété, il passe au second plan.
00:08:36Et on peut le comprendre.
00:08:36Le droit au logement prime sur le droit de propriété.
00:08:38Là, dans la situation de l'abandon du logement,
00:08:40c'est le contraire.
00:08:41On continue à protéger un logement qui est vide.
00:08:44Donc, c'est ça qui ne va pas, qui est incohérent.
00:08:45On aurait pu imaginer que c'est quelque chose d'assez insolite.
00:08:48Un locataire qui juste disparaît.
00:08:50Non, c'est suffisamment courant pour avoir un nom,
00:08:53une expression.
00:08:53Vous appelez ça « départ à la cloche de bois ».
00:08:55C'est vraiment pas vous qui avez inventé cette expression.
00:08:57C'est quelque chose d'identifié par les professionnels de l'immobilier.
00:09:02Ça se dit dans un restaurant aussi ?
00:09:04Ah oui, moi, mon commissaire de justice avec qui je travaille régulièrement,
00:09:07je lui dis « tiens, j'ai encore un dossier cloche de bois ».
00:09:09On sait tout de suite ce que ça veut dire.
00:09:10Pourquoi cloche de bois ?
00:09:11C'est une expression qui vient du Moyen-Âge.
00:09:15Les gens qui partaient sans payer, il y a tout, il faut aller sur Wikipédia.
00:09:20Mais c'est une expression de partait sans se nourrir.
00:09:23Mais il y a une procédure spécifique dans le code qui s'appelle la procédure bétail
00:09:27qui est prévue dans ce cas spécifique.
00:09:29Et ce qui est intéressant, c'est que ce départ à la cloche de bois,
00:09:31il peut arriver en amont d'une décision d'expulsion,
00:09:34comme c'est souvent le cas.
00:09:36Les gens arrêtent de payer et disparaissent.
00:09:37Mais on a aussi ce cas-là.
00:09:38Une fois qu'on a obtenu une décision d'expulsion,
00:09:40donc on a un titre exécutoire du tribunal.
00:09:43Là, souvent, ça se passe très fréquemment.
00:09:44Le locataire part parce qu'il sait qu'il va être expulsé,
00:09:46Emmanuel Tari, d'ici quelques semaines.
00:09:48Et là, toujours, le propriétaire doit encore attendre
00:09:50obtenir le concours de la France publique du préfet
00:09:52pour pouvoir récupérer le logement.
00:09:53Il ne peut toujours pas aller changer les sédures lui-même.
00:09:55Donc, on a parfois des situations ubuesques
00:09:57où pendant plusieurs mois, on sait qu'on a gagné,
00:10:00on a un jugement d'expulsion,
00:10:01on sait qu'il n'y a plus personne dans le logement.
00:10:03Mais comme on n'a pas encore obtenu le concours de la France publique,
00:10:05on ne peut toujours pas récupérer légalement le logement.
00:10:08Ça veut dire qu'ils partent sans prendre leurs affaires,
00:10:11leurs meubles, leurs biens.
00:10:14Parce que...
00:10:15Qu'est-ce que vous retrouvez dans cet aparté ?
00:10:17Est-ce qu'ils partent quand même avec tout ça ?
00:10:19Parce que ça se voit quand on est...
00:10:20Les clés, même les clés ?
00:10:21Alors, il y a une procédure spécifique
00:10:23pour ce qu'on appelle le sort des meubles.
00:10:25Donc, lors d'une procédure d'expulsion,
00:10:27le commissaire de justice qui va faire un état des lieux
00:10:29constate qu'il y a eu des choses qui ont été abandonnées.
00:10:31Il doit les conserver pendant deux mois.
00:10:33Parfois, on les met même au garde-meuble,
00:10:34aux frais du propriétaire,
00:10:35pour que le locataire vienne un jour les récupérer.
00:10:37Le cas échéant.
00:10:38Au bout de deux mois, si le locataire ne s'est pas manifesté,
00:10:40on peut se débarrasser de ses effets personnels.
00:10:44Mais effectivement, ça aussi, c'est une des questions.
00:10:45C'est-à-dire que moi, j'ai eu des cas
00:10:46où le commissaire de justice s'est présenté.
00:10:48On pensait que les gens étaient partis.
00:10:50Et le commissaire de justice m'a dit
00:10:51« Ah, mais j'ai vu une valide ! »
00:10:52Et donc là, il ne veut pas intervenir.
00:10:54Il ne va pas faire un PV de reprise s'il y a une valide.
00:10:56Il ne va pas prendre le risque, lui,
00:10:56de se rendre coupable d'une violation de domicile.
00:11:00C'est très compliqué.
00:11:00On va y revenir.
00:11:02On va continuer à évoquer ces sujets,
00:11:04les problèmes entre les bailleurs,
00:11:07entre les propriétaires et les locataires,
00:11:09en particulier quand les locataires quittent un logement
00:11:12sans avoir payé les loyers.
00:11:15On en parle dans un instant avec vous.
00:11:170826 300 300.
00:11:21Et nous sommes de retour avec vous sur Sud Radio.
00:11:24Nous parlons de ces locataires voyous.
00:11:27Voilà, c'est l'expression d'un auditeur.
00:11:29Alors, d'autres, comme Stéphane, me disent
00:11:31« Ce n'est pas vrai.
00:11:32Le droit protège que les voleurs et les escrocs
00:11:35et les puissants, mais pas les victimes.
00:11:37Moi, huit jours de retard de loyer,
00:11:39je reçois un courrier.
00:11:40Les bailleurs, cinq mois de retard
00:11:42pour le remboursement, on ne peut rien faire.
00:11:44La loi, elle est quand même ultra protectrice.
00:11:46Maître, vous êtes avec nous,
00:11:47Maître Romain Rossilandi, spécialiste du droit immobilier.
00:11:51La loi, elle est extrêmement protectrice
00:11:53pour les locataires.
00:11:54On peut quand même l'affirmer,
00:11:57le dire comme cela.
00:11:58Moi, je n'ai aucun problème à le dire.
00:12:00La loi du 6 juillet 89,
00:12:01elle est très protectrice du locataire.
00:12:03On le comprend.
00:12:03C'est pour le locataire de bonne foi.
00:12:05Celui comme cette dame,
00:12:06vous parliez à l'instant,
00:12:07qui a été malade
00:12:08et qui a un accident de la vie
00:12:09ou quelqu'un qui perd son emploi.
00:12:10Le problème, c'est que cette loi,
00:12:12elle profite à tous les autres.
00:12:13Tous ceux qui sont de mauvaise foi.
00:12:16Les locataires voyous,
00:12:17c'est un peu fort l'expression,
00:12:18mais des gens qui comprennent le système,
00:12:20qui savent qu'une procédure d'expulsion,
00:12:22ça dure en moyenne entre 18 mois et 24 mois.
00:12:27Effectivement, ces gens-là profitent du système,
00:12:29profitent de cette protection
00:12:30alors qu'ils ne méritent pas d'en protéger.
00:12:32Moi, je me suis bâti.
00:12:33Vous parliez des squatteurs,
00:12:34c'est vrai que ce n'est pas le sujet du tout.
00:12:35On n'est pas sur l'occupant de bonne foi
00:12:37qui est rentré dans les lieux
00:12:38avec un contrat,
00:12:39avec un contrat de location.
00:12:41Mais pendant des années,
00:12:42cette loi profitait aussi aux squatteurs.
00:12:44Et c'est que très récemment
00:12:46que le législateur s'est dit,
00:12:47mais effectivement,
00:12:48pourquoi les squatteurs bénéficieraient-ils
00:12:50de la traite hivernale, par exemple ?
00:12:51Vous voyez ce genre de choses.
00:12:51Donc, petit à petit,
00:12:54il faut essayer de rééquilibrer cette loi.
00:12:57Mais bon, le logement n'a pas été vraiment
00:12:59au cœur des préoccupations de nos politiques
00:13:02ces dernières années.
00:13:02C'est moins qu'on puisse dire.
00:13:03Là, il commence un peu à ouvrir les yeux,
00:13:05mais c'est un peu tard.
00:13:06Alors, je disparais, je m'en vais,
00:13:08je laisse une facture de 15 000 euros
00:13:11et je pars à l'étranger ou ailleurs.
00:13:14Est-ce que vous,
00:13:14quand vous allez faire votre procédure,
00:13:17maître,
00:13:18est-ce qu'il y a des recherches
00:13:19qui sont mises en place ?
00:13:20Est-ce qu'à l'aéroport,
00:13:22je peux être arrêté ?
00:13:23Est-ce que la police prend en charge
00:13:25cette disparition ?
00:13:26J'imagine que non.
00:13:27Donc, une fois que je me retrouve
00:13:29en Espagne ou ailleurs,
00:13:30qu'est-ce que vous faites, vous,
00:13:31dans votre cabinet ?
00:13:32Enfin, dans votre cabinet, en général ?
00:13:34C'est une très bonne question.
00:13:36Alors, premièrement, effectivement,
00:13:37quand vous êtes condamné,
00:13:38c'est du civil.
00:13:39Ce n'est pas du pénal.
00:13:40Vous êtes condamné à désarrêter le loyer.
00:13:41Il n'y a aucun aspect pénal.
00:13:43Donc, la police ne vous arrête pas.
00:13:45Il n'y a pas de délit.
00:13:46Vous avez une dette de loyer.
00:13:48Il faut savoir deux choses.
00:13:49Le titre d'expulsion,
00:13:51le jugement, est valable 10 ans.
00:13:53Donc, pendant 10 ans,
00:13:54le propriétaire peut récupérer ses sous
00:13:56contre son locataire.
00:13:58Moi, je conseille à mes clients
00:13:59de ne pas essayer d'exécuter la décision
00:14:01juste après le jugement,
00:14:02parce qu'en général,
00:14:03les locataires sont insolvables à ce moment-là
00:14:05ou ont organisé une insolvabilité
00:14:06parce qu'ils savent qu'à ce moment-là,
00:14:08le propriétaire va venir les chercher.
00:14:10Et parfois, la patience, ça paye.
00:14:12Alors, c'est très rare.
00:14:13Je vais vous dire honnêtement,
00:14:14le cas où le propriétaire récupère sa créance,
00:14:18c'est rarissime.
00:14:19Mais j'ai eu un cas où la locataire
00:14:21était une architecte un peu connue,
00:14:23d'ailleurs, sur les réseaux.
00:14:26Ma cliente propriétaire s'est fait oublier
00:14:28pendant 4 ou 5 ans.
00:14:29Et elle a vu un jour que sur les réseaux,
00:14:31cette dame avait acheté une maison
00:14:33en Bourgogne avec une grande piscine, etc.
00:14:35Ce qui imaginait un peu la réaction de ma cliente.
00:14:38Il y avait une dette de plus de 65 000 euros.
00:14:40Alors, avec les intérêts,
00:14:41la dette valait 90 000.
00:14:43Eh bien, elle a fait une saisie
00:14:44du jour au lendemain, 6 ans plus tard.
00:14:45Et ça a fonctionné.
00:14:46C'était une saisie fructueuse.
00:14:48Alors, on a fait inscrire
00:14:49une hypothèque judiciaire sur la maison.
00:14:51Ah, génial.
00:14:51Bien sûr.
00:14:52Et on a obtenu le prénom.
00:14:53C'est vraiment un cas
00:14:54dont on est assez fier
00:14:55parce que c'est rare.
00:14:56Pourquoi c'est rare ?
00:14:57Parce qu'en général,
00:14:58mes clients laissent tomber, en fait.
00:15:00Ils sont tellement contents
00:15:01d'avoir récupéré leur logement
00:15:02qu'ils se disent, après tout,
00:15:03la dette de loyer,
00:15:04bon, tant pis,
00:15:05je suis mal tombé cette fois-ci.
00:15:07C'est comme ça que ça se passe.
00:15:08Il y a un autre cas aussi
00:15:09qui, moi, me choque aussi
00:15:10à titre personnel,
00:15:13où la dette de loyer
00:15:14est purement et simplement
00:15:16effacée par la commission
00:15:17de sur-endettement.
00:15:18Ça, c'est un cas extrêmement fréquent.
00:15:20J'ai eu des cas
00:15:21où il y a du 30 000,
00:15:2240 000 euros de loyer
00:15:23qui sont, hop,
00:15:24coup de baguette magique,
00:15:25effacés.
00:15:26Et jamais la situation
00:15:27du propriétaire
00:15:28n'est examinée à ce moment-là.
00:15:29Le fait qu'il ait un crédit,
00:15:30lui, à rembourser sur la maison,
00:15:32ça n'intéresse absolument personne.
00:15:33Alors ça aussi, je me bats.
00:15:35Maintenant, je conteste aussi
00:15:36ces décisions un peu
00:15:38prises à la va-vite
00:15:39par la commission de sur-endettement.
00:15:40Je vais devant le juge
00:15:41des contentieux de la protection
00:15:42pour contester, etc.
00:15:43Mais il faut avoir des propriétaires
00:15:44qui ont un peu l'air insolides
00:15:45et qui ont envie de se battre.
00:15:46Ce n'est pas le cas de tout le monde.
00:15:47Comment on se protège
00:15:49quand on est propriétaire
00:15:50de ce type ?
00:15:51Est-ce qu'on peut se protéger ?
00:15:53Bien choisir ses locataires,
00:15:54vous allez me dire,
00:15:54mais ce n'est pas écrit
00:15:55sur le visage des gens,
00:15:57s'ils sont honnêtes ou pas ?
00:15:59Éternel débat.
00:16:00Il y a eu des propositions
00:16:02de faire afficher, vous savez,
00:16:03des locataires mauvais payeurs.
00:16:04Ça a été évidemment retoqué.
00:16:07La meilleure garantie, quand même,
00:16:08je crois, moi,
00:16:09c'est déjà de prendre une caution,
00:16:11d'avoir quelqu'un
00:16:12qui se porte caution.
00:16:13Déjà, vous avez un débiteur supplémentaire
00:16:15en cas de non payé.
00:16:16Vous voyez ce que je veux dire ?
00:16:17Donc ça, c'est quand même
00:16:18une bonne garantie.
00:16:19Après, il y a des assurances
00:16:20loyers payées
00:16:21qui fonctionnent assez bien.
00:16:22Les assurances privées,
00:16:23ça fonctionne assez bien.
00:16:24Il y a Visal qui était très bien,
00:16:26qui est un peu moins bien maintenant
00:16:27parce que Visal, c'est gratuit,
00:16:29mais ça ne couvre que trois ans maintenant.
00:16:30Avant, ça couvrait toute la durée.
00:16:31Et maintenant, ça ne coûte que trois ans.
00:16:32C'est quoi, Visal ?
00:16:35Visal, c'est une garantie
00:16:36qui est faite par l'État.
00:16:37C'est l'État qui se porte caution
00:16:38pour votre locataire.
00:16:40Ça, c'est automatique ?
00:16:41Non.
00:16:42Non, il faut y souscrire.
00:16:43Il faut y souscrire.
00:16:44Mais c'est relativement simple.
00:16:46C'est gratuit.
00:16:47Mais la garantie loyers payée,
00:16:49c'est encore autre chose.
00:16:51C'est avec une assurance privée.
00:16:52Vous payez en général
00:16:53un petit pourcentage.
00:16:55Là, c'est pareil.
00:16:55Ça fonctionne assez bien.
00:16:56Alors moi, je vois quand même
00:16:57des inconvénients en tant qu'avocat.
00:16:59C'est que j'ai des clients
00:16:59qui viennent me voir en disant
00:17:01ne payent pas, mais la garantie joue.
00:17:04Je ne comprends pas
00:17:05pourquoi la procédure d'exposition
00:17:06n'a toujours pas été lancée.
00:17:07Et en fait, dans ces cas-là,
00:17:08c'est les avocats de la compagnie d'assurance
00:17:10qui doivent faire la procédure
00:17:11et ça traîne.
00:17:12Ce n'est pas toujours une procédure
00:17:13qui est optimale.
00:17:15Donc, le locataire reste
00:17:16pendant deux ou trois ans sans payer.
00:17:18On a un appel.
00:17:19On a René en ligne.
00:17:20Bonjour, René.
00:17:21Oui, bonjour.
00:17:22Bonjour.
00:17:23Est-ce que vous êtes concerné
00:17:25par ce sujet d'un locataire
00:17:28qui est parti,
00:17:29qui n'a pas payé ses loyers ?
00:17:31Alors, d'une part,
00:17:33ils payent sans finir
00:17:34de payer les loyers.
00:17:35D'autre part,
00:17:36quand ils payent les loyers,
00:17:37ils vous laissent l'appartement
00:17:38comme une merde.
00:17:39Et c'est vous qui êtes obligé
00:17:41de vous prendre
00:17:42les frais de remise en état
00:17:44à votre charge.
00:17:46Et deuxièmement,
00:17:47je voulais aussi réagir
00:17:49au monsieur qui disait
00:17:50oui, le locataire
00:17:51qui a eu un accident de la vie.
00:17:52Moi, je veux bien
00:17:53que le locataire ait eu
00:17:54un accident de la vie.
00:17:54Mais pourquoi c'est le propriétaire
00:17:56qui va subir les conséquences ?
00:17:58Le propriétaire,
00:17:59ce n'est pas un banquier.
00:18:00Oui, après,
00:18:02c'est des questions
00:18:04effectivement de relations
00:18:06entre propriétaires
00:18:07et locataires.
00:18:08Mais c'est vrai que
00:18:09quand on est...
00:18:09Ah non, madame.
00:18:10Non, madame.
00:18:10Le propriétaire,
00:18:11ce n'est pas un banquier.
00:18:12Ce n'est pas un financier.
00:18:13Le propriétaire,
00:18:14il a un investissement.
00:18:15Il attend des retours
00:18:16pour payer
00:18:16ses engagements.
00:18:19Et vous,
00:18:19ça vous est arrivé ?
00:18:21Vous avez un logement
00:18:22que vous avez loué
00:18:22et vous avez eu des problèmes ?
00:18:26Ah ben moi,
00:18:26j'ai eu un logement
00:18:27où j'ai eu la chance
00:18:29que le locataire
00:18:30parte au bout
00:18:31de trois mois
00:18:31de loyer impayé.
00:18:33Ça fait des années,
00:18:34il a toujours parié.
00:18:36Voilà,
00:18:37parce que ça va en justice,
00:18:38machin, truc et tout.
00:18:39Vous connaissez la justice
00:18:40à l'heure actuelle.
00:18:41Ça met des plombes
00:18:43à vous répondre
00:18:45et à faire des jugements.
00:18:47Et quand vous avez
00:18:47le jugement,
00:18:48encore,
00:18:49il faut le faire exécuter.
00:18:50Vous voyez un petit peu
00:18:51le topo, quoi.
00:18:52Et quand il y a des travaux,
00:18:53alors là,
00:18:53c'est même plus la peine
00:18:54d'en parler.
00:18:55Parce qu'alors là,
00:18:56vous pouvez déjà
00:18:57commencer les travaux
00:18:58et les faire
00:18:58parce que le gars,
00:19:00jamais il vous remboursera
00:19:01un rond, quoi.
00:19:02Quand vous avez vécu ça,
00:19:03quand vous avez vécu ça,
00:19:04est-ce que vous...
00:19:05J'ai vécu ça, monsieur,
00:19:07que j'ai remis
00:19:07mon appartement en vente
00:19:08et je l'ai remis
00:19:09à l'occasion.
00:19:10Pécher.
00:19:11C'était ma question.
00:19:12Vous continuez
00:19:13à louer quand même ?
00:19:15Ah ben,
00:19:15au prix que je le loue,
00:19:17c'est le mec
00:19:18qui s'approche.
00:19:19c'est qu'il n'a pas
00:19:20trop l'intention
00:19:21de me payer, quoi.
00:19:22Oui.
00:19:23Alors,
00:19:24est-ce qu'on est protégé
00:19:25par des loyers élevés
00:19:26ou pas ?
00:19:27C'est-à-dire,
00:19:27on a moins de risques
00:19:28avec des gens...
00:19:29Non, pas forcément.
00:19:31Non, pas du tout.
00:19:32Moi, j'ai des dossiers
00:19:32dans le 16e arrondissement
00:19:33à des loyers
00:19:35à 6 ou 7 000 euros
00:19:36par mois
00:19:36et c'est pas payé.
00:19:37J'ai eu des cas comme ça.
00:19:38Et le pire,
00:19:39écoutez-moi bien,
00:19:40le pire,
00:19:41c'est qu'effectivement,
00:19:41j'entends ce monsieur,
00:19:42ce qui est le plus décourageant
00:19:43pour le propriétaire,
00:19:44c'est qu'il gagne son procès
00:19:45et là,
00:19:46le préfet ne bouge toujours pas,
00:19:47n'accorde toujours pas
00:19:48le concours de la force publique,
00:19:49n'exécute pas une décision de justice
00:19:50alors qu'il a l'obligation
00:19:51de le faire.
00:19:52Donc, dans ces cas-là,
00:19:52et je le répète sans arrêt,
00:19:54il faut absolument
00:19:54que le propriétaire
00:19:55fasse un recours indemnitaire
00:19:56pour refus
00:19:57de concours de force publique
00:19:58et là,
00:19:59c'est l'État
00:19:59qui va vous régler les loyers.
00:20:01On marche sur la tête.
00:20:02Donc, moi,
00:20:02j'ai des cas
00:20:02où je fais payer.
00:20:03J'ai eu un cas,
00:20:04justement,
00:20:05dans ce cas dont je vous parlais
00:20:05dans le 16e arrondissement
00:20:06où l'État a payé le loyer
00:20:08à 6 ou 7 000 euros par mois
00:20:09pendant deux ans
00:20:10aux frais du contribuable
00:20:11au lieu d'expulser
00:20:12une dame
00:20:13qui n'avait rien à faire
00:20:14dans cet appartement.
00:20:15Donc là,
00:20:15on marche sur la tête
00:20:16et effectivement,
00:20:17ça décourage
00:20:18complètement les propriétaires
00:20:19parce que
00:20:20vous avez gagné votre procès,
00:20:21vous avez payé une procédure
00:20:22et là,
00:20:22le préfet ne bouge toujours pas.
00:20:24Oui.
00:20:24Et c'est que,
00:20:25pardon,
00:20:25juste le pourcentage
00:20:26d'expulsions
00:20:27par rapport
00:20:28quand il y a des...
00:20:29Alors,
00:20:30c'est une très bonne question,
00:20:31madame.
00:20:31Moi,
00:20:31je me pose la question.
00:20:32J'ai vu les chiffres officiels.
00:20:361 000 expulsions en 2025,
00:20:37c'est un record absolu,
00:20:39mais le chiffre qu'on ignore,
00:20:40c'est le nombre de dossiers
00:20:41qui sont en préfecture
00:20:42parce que là,
00:20:43les dossiers
00:20:43qui ont été expulsés
00:20:44cette année,
00:20:45ce sont les dossiers
00:20:45post-Covid.
00:20:46Il y a toujours
00:20:47ce fameux décalage.
00:20:48Donc,
00:20:48peut-être ça a augmenté un peu
00:20:49parce qu'il y a eu
00:20:50une suspension des expulsions
00:20:51pendant le Covid,
00:20:52mais c'est des dossiers
00:20:53de 2022 à 2021-2022
00:20:55qui ont été expulsés
00:20:56cette année.
00:20:57La loi Casbarian
00:20:58n'a rien à voir avec ça.
00:20:59Tout le monde vous dit
00:20:59c'est à cause
00:21:00de la loi Casbarian.
00:21:01La loi Casbarian,
00:21:01les dossiers de la loi Casbarian,
00:21:02ils viendront plus tard.
00:21:04Ils viendront l'année prochaine,
00:21:05probablement,
00:21:05les premiers dossiers.
00:21:06Donc,
00:21:06on ne sait pas
00:21:07combien il y a de dossiers
00:21:08en préfecture
00:21:08qui ne sont pas exécutés.
00:21:10Moi,
00:21:10j'avais vu à un moment
00:21:11100 000,
00:21:11ça me paraît énorme.
00:21:13Après,
00:21:13on peut comprendre,
00:21:13on ne va pas mettre
00:21:14100 000 personnes à la rue aussi.
00:21:15Vous voyez,
00:21:16politiquement,
00:21:16il y a un problème.
00:21:17Mais en attendant,
00:21:18c'est les propriétaires
00:21:18qui payent.
00:21:19Et quand la commission
00:21:20de surendettement,
00:21:21vous en parliez,
00:21:22raye d'un trait de plume,
00:21:23la créance,
00:21:23par exemple,
00:21:24d'un de vos clients,
00:21:25il n'y a aucun recours possible
00:21:27pour une indemnisation
00:21:28de ce client,
00:21:29même s'il a,
00:21:29par exemple,
00:21:30un emprunt sur le dos
00:21:31à rembourser tous les mois ?
00:21:32Non,
00:21:33c'est de la perte sèche.
00:21:34Et ça,
00:21:34croyez-moi,
00:21:34quand ça vous arrive,
00:21:35c'est terminé.
00:21:36Là,
00:21:36pour le coup,
00:21:37ils vendent leur appartement
00:21:38parce qu'ils n'ont pas le choix.
00:21:39Et plus jamais de leur vie,
00:21:40ils rouleront.
00:21:41C'est évident.
00:21:42C'était ma question.
00:21:43C'est peut-être aussi
00:21:44pour cette raison
00:21:45qu'on trouve de moins en moins
00:21:46de logements
00:21:47dans les grandes capitales,
00:21:48à Lyon,
00:21:48ou à Marseille
00:21:49ou à Paris
00:21:51d'appartements
00:21:52parce qu'ils préfèrent
00:21:54faire du Airbnb
00:21:54ou de...
00:21:55Ah oui,
00:21:56c'est évident.
00:21:58Et même les Airbnb
00:21:59ne mettent pas à l'abri.
00:22:01On a vu des cas
00:22:01où des appartements
00:22:03sont squattés.
00:22:06Et donc,
00:22:06pour vous,
00:22:07il est urgent
00:22:07de revoir la loi.
00:22:08Mais la loi,
00:22:09comme vous le disiez vous-même,
00:22:10elle n'est parfois
00:22:11même pas appliquée.
00:22:12Donc,
00:22:12c'est très compliqué
00:22:13comme situation.
00:22:15C'est vrai que Airbnb,
00:22:16à un moment,
00:22:17a eu beaucoup de succès
00:22:17parce qu'au-delà
00:22:18même de la rentabilité
00:22:19qui est trois fois plus forte
00:22:20ou quatre fois plus forte
00:22:21que la location traditionnelle,
00:22:22c'est vrai que le touriste,
00:22:23à la fin de son séjour,
00:22:24il part.
00:22:24Donc,
00:22:24vous n'avez pas de risque
00:22:25normalement
00:22:27de maintien dans les lieux,
00:22:28etc.
00:22:28Sauf que maintenant,
00:22:29les squatteurs,
00:22:30avec la loi Casse Barrier,
00:22:31ils ont trouvé la parade.
00:22:32Ils vont sur Airbnb,
00:22:33comme vous l'avez dit.
00:22:34Et là,
00:22:35il n'y a pas de squat
00:22:35puisqu'on leur a remis
00:22:37les clés volontaires.
00:22:38Ça ne peut pas être considéré
00:22:38comme un squat.
00:22:40Et donc,
00:22:40c'est ça,
00:22:41le nouvel Eldorado
00:22:42maintenant des squatteurs,
00:22:42c'est de prendre une location
00:22:43sur Airbnb.
00:22:44On ne vous demande
00:22:44aucune garantie de solvabilité.
00:22:46On ne vous demande pas
00:22:46le même dossier
00:22:47qu'on demande
00:22:47à un locataire traditionnel
00:22:49avec des fiches de paie
00:22:50et des avis d'imposition,
00:22:50etc.
00:22:51C'est très facile
00:22:51de rentrer dans les lieux.
00:22:52Et là,
00:22:53vous êtes protégé.
00:22:53Donc,
00:22:54le propriétaire
00:22:55devra faire une procédure
00:22:56d'expulsion traditionnelle.
00:22:58Vous ne bénéficierez pas
00:22:59de l'article 38
00:23:00de la loi Casse Barrier,
00:23:01etc.
00:23:01Donc,
00:23:01ça peut durer encore des années.
00:23:03Merci beaucoup,
00:23:04Maître Rossi-Landy,
00:23:05d'avoir été avec nous.
00:23:06On vous entend régulièrement
00:23:07sur l'antenne
00:23:07de Sud Radio,
00:23:09spécialiste du droit immobilier.
00:23:11Merci d'avoir été avec nous
00:23:13et de nous avoir
00:23:14un peu expliqué
00:23:15ce qu'était le problème
00:23:16avec pas beaucoup
00:23:18de solutions,
00:23:18en fait,
00:23:19pour les propriétaires.
00:23:21Merci à vous.
00:23:22Nous,
00:23:22on se retrouve dans un instant
00:23:23pour commenter l'actualité.
00:23:25A tout de suite.
00:23:26Mettez-vous d'accord,
00:23:27Valérie Expert.
00:23:28Mettons-nous d'accord,
00:23:29débattons,
00:23:30commentons l'actualité
00:23:31avec vous,
00:23:32avec Philippe Coy.
00:23:34Bonjour,
00:23:34Buralis,
00:23:35vice-résident de la CPMO.
00:23:36Bonjour à vous.
00:23:37Gilles Plattray,
00:23:38maire de Châlons-sur-Saône.
00:23:39Bonjour à vous.
00:23:40Bonjour, Valérie.
00:23:41Maire brillamment élu,
00:23:42on peut le dire,
00:23:43au premier tour,
00:23:44avec combien ?
00:23:4461,5.
00:23:46Bon,
00:23:46on est content pour vous
00:23:47puis on va évoquer
00:23:51les difficultés
00:23:52que vous avez eues
00:23:54au sein de votre mairie
00:23:56à propos du conseil municipal
00:23:57et de...
00:23:59De la laïcité
00:24:00que nous voulons faire respecter
00:24:01dans la tenue vestimentaire
00:24:02avec une reconnaissance
00:24:05du juge
00:24:05pour cette obligation
00:24:07qui pourrait s'imposer demain
00:24:08partout en France.
00:24:09Oui,
00:24:09on peut poser la question
00:24:11de savoir
00:24:11est-ce qu'on peut arriver
00:24:12avec des signes religieux
00:24:14dans un conseil municipal
00:24:160826 300 300.
00:24:18Moi,
00:24:18je pensais que ça allait de soi,
00:24:19je pensais que c'était déjà la loi.
00:24:20Eh bien non.
00:24:21On va en reparler avec vous,
00:24:22Yves Damécourt,
00:24:23viticulteur,
00:24:24ancien élu local.
00:24:25Vous êtes porte-voix
00:24:26de Nouvelle Énergie.
00:24:28Votre patron,
00:24:30David Lissnard,
00:24:31a été brillamment élu.
00:24:32Alors lui,
00:24:32avec un score
00:24:34plus de 80%.
00:24:36Alors qu'il y avait
00:24:36beaucoup de mairies
00:24:37où les gens ont été élus
00:24:38avec 100%,
00:24:38mais lui,
00:24:39il avait plusieurs listes.
00:24:40Oui,
00:24:40absolument,
00:24:4180%.
00:24:41Et puis,
00:24:42vous avez publié
00:24:43L'humain,
00:24:43l'écologie et la politique.
00:24:45En fait,
00:24:45ça paraît le 9 avril
00:24:47aux éditions
00:24:47du Bien commun.
00:24:48Et Alex Armand,
00:24:51journaliste politique.
00:24:52On vous retrouve
00:24:53sur Youtube,
00:24:54sur votre chaîne,
00:24:54Les Indécis.
00:24:55Et puis,
00:24:56ce soir,
00:24:56à ne pas manquer
00:24:57sur Paris 1ère,
00:24:58Paris Apprendre,
00:25:00c'est à 21h.
00:25:01Vous avez été
00:25:01en immersion
00:25:02pendant 3 mois,
00:25:03plus de 3 mois,
00:25:05auprès des candidats
00:25:06à la mairie de Paris.
00:25:07C'est un doc formidable.
00:25:08Moi,
00:25:08je l'ai vu hier soir.
00:25:10On ne s'ennuie pas
00:25:11une seconde.
00:25:12C'est monté
00:25:12de façon extrêmement dynamique
00:25:14et on est vraiment
00:25:14au cœur de la campagne.
00:25:15Ce n'est pas les programmes,
00:25:17c'est vraiment
00:25:17les candidats,
00:25:18l'humain.
00:25:20C'est un boulot
00:25:21incroyable
00:25:21que vous avez fait.
00:25:22C'est gentil,
00:25:23merci beaucoup.
00:25:23Merci beaucoup d'abord,
00:25:24Valérie,
00:25:25d'être venue.
00:25:25Et merci beaucoup
00:25:26de vos mots.
00:25:28Et c'est vrai
00:25:28qu'il y a une séquence
00:25:28qui est incroyable,
00:25:30cette séquence
00:25:30sur Emmanuel Grégoire
00:25:32qui apprend
00:25:32qu'il est maire de Paris
00:25:34et on est les seuls
00:25:34à la voir
00:25:36et elle est incroyable
00:25:37cette séquence
00:25:37parce qu'on découvre
00:25:38un homme différemment
00:25:39mais on découvre
00:25:40des hommes et des femmes
00:25:40différemment,
00:25:41je pense,
00:25:42en tout cas,
00:25:42tout au long du documentaire.
00:25:43Alors,
00:25:43l'extrait a été mis en ligne
00:25:44par Paris Première.
00:25:46Ce qui est assez étonnant,
00:25:47c'est que son premier réflexe,
00:25:48c'est d'appeler sa maman.
00:25:50Moi,
00:25:50cet extrait m'a énormément touché
00:25:52de voir
00:25:53qu'il s'isolait
00:25:54pour appeler sa maman
00:25:56sur le fait d'être élu.
00:25:58Je trouve que ça l'a rendu humain
00:25:59et ce qu'on me disait...
00:26:00C'est vous ?
00:26:01J'ai fait pareil.
00:26:02J'ai fait pareil.
00:26:03J'ai appelé ma mère,
00:26:04évidemment,
00:26:04bien sûr,
00:26:05parce qu'on partage ça
00:26:05avec celle qui nous a donné le jour.
00:26:08Donc, voilà,
00:26:09c'est un moment...
00:26:09Et vous lui dites quoi ?
00:26:10On lui dit qu'on est heureux,
00:26:11on partage le bonheur avec elle,
00:26:13on lui donne déjà le résultat.
00:26:14Non,
00:26:14c'est un moment d'intimité,
00:26:15effectivement,
00:26:16au milieu du brouhaha.
00:26:18Bon, écoutez,
00:26:18j'ai déjà un point commun
00:26:19avec le futur maire de Paris.
00:26:20Ça me rassure peut-être.
00:26:22Quand on est élu,
00:26:23on appelle ses proches,
00:26:24en fait.
00:26:24Il y a un grand fossé
00:26:26entre ce que les gens
00:26:28perçoivent des élus
00:26:29et la réalité.
00:26:30On reste des hommes
00:26:31et des femmes engagés.
00:26:33C'est ce qu'on voit
00:26:34dans ce doc,
00:26:35c'est l'humain,
00:26:36c'est les rapports entre eux aussi.
00:26:38Vous êtes la petite souris,
00:26:40finalement,
00:26:42au cœur de cette campagne de Paris.
00:26:45Même si vous n'habitez pas Paris,
00:26:46même si...
00:26:47Bon, c'est la capitale de la France,
00:26:48donc c'est vrai que...
00:26:50C'était une mairie importante,
00:26:52mais ça montre aussi
00:26:54la façon dont les candidats
00:26:55s'investissent au quotidien.
00:26:57Emmanuel Grégoire,
00:26:58on voit...
00:26:58Enfin, c'est vrai
00:26:59qu'il vous a beaucoup
00:27:00ouvert ses portes,
00:27:00mais on voit la fatigue
00:27:01sur son visage.
00:27:02Au fil du temps.
00:27:03C'est au fil du temps.
00:27:04On voit Sophia Chikirou,
00:27:06son énergie.
00:27:07Rachida Dati,
00:27:08qui fait du porte-à-porte,
00:27:09qui lâche rien non plus.
00:27:10Oui, et juste,
00:27:11si vous me permettez une chose aussi,
00:27:13c'est de dire qu'avec l'équipe
00:27:14avec laquelle on a fait
00:27:15ce documentaire,
00:27:16on a essayé d'être
00:27:17le plus objectif possible
00:27:18et le plus neutre
00:27:19et ça, c'était important pour moi
00:27:21parce qu'aujourd'hui,
00:27:22les documentaires politiques,
00:27:23il faut toujours
00:27:23qu'ils aient un billet
00:27:24ou quelque chose.
00:27:25Là, on observe,
00:27:25on regarde
00:27:26et on ne donne pas notre avis
00:27:27et je pense que c'est aussi
00:27:28ce qui marche,
00:27:29c'est que les images
00:27:30parlent d'elles-mêmes.
00:27:30Parce qu'on découvre
00:27:31Pierre-Yves Bournazel
00:27:33aussi sous un autre jour.
00:27:34On se dit,
00:27:35peut-être que si on avait vu
00:27:37le doc avant,
00:27:37ça aurait changé
00:27:38peut-être la perception
00:27:40des choses.
00:27:40Est-ce qu'il vous a surpris
00:27:41dans Pierre-Yves Bournazel ?
00:27:43Un côté assez humain,
00:27:45très humain
00:27:46et puis brillant
00:27:48qui n'apparaissait pas forcément
00:27:51dans ce qu'on a pu voir
00:27:53dans les différentes...
00:27:54Ça veut dire que parfois
00:27:55nos auditeurs ont raison ?
00:27:56C'est-à-dire que les médias
00:27:57ne donnent pas forcément
00:27:57la bonne image de l'élu ?
00:27:59Oui, ou lui-même aussi.
00:28:01Les élus, moi je suis d'accord.
00:28:02Quand il y a les caméras,
00:28:03parce que là,
00:28:03c'était le deal,
00:28:04les caméras sont là
00:28:06mais elles sont diffusées après.
00:28:07La campagne,
00:28:08ils sont beaucoup plus naturels
00:28:09et quelquefois le naturel,
00:28:10c'est ce que veulent voir,
00:28:11je pense, à mon avis,
00:28:12les électeurs.
00:28:12Ça vous a fait sourire,
00:28:13vous aussi ?
00:28:13Vous trouvez que les médias...
00:28:14Oui, mais il y a un message.
00:28:16Forcément, il y a un biais
00:28:17et je suis d'accord avec vous,
00:28:18on éditorialise beaucoup de choses
00:28:19aujourd'hui,
00:28:20ça c'est certain.
00:28:21Et avoir un peu de fraîcheur,
00:28:22je pense que ça ne fait pas de mal.
00:28:24En tout cas,
00:28:24je le regarderai avec plaisir.
00:28:26Alors non, Stéphane me dit
00:28:27que ça démontre
00:28:27qu'ils ne sont pas sincères.
00:28:28Non, au contraire,
00:28:29je pense que le doc vous montre
00:28:31justement la sincérité.
00:28:34Ils ne sont pas faits
00:28:35qu'aucun de ceux qu'on voit
00:28:36ne sont faux dans leur comportement.
00:28:39Peut-être, Philippe Corrier ?
00:28:41Ce que je retiens
00:28:42de ce que vous dites là,
00:28:43c'est le côté humain.
00:28:44Alors, j'ai eu été élu politique
00:28:46dans ma petite ville de l'Escar
00:28:48en 2014,
00:28:48puisque j'étais le seul candidat
00:28:50à faire égalité parfaite
00:28:52sur 7500 votants.
00:28:54J'ai vu que cette année,
00:28:54il y en a eu plusieurs,
00:28:55parce qu'il y avait des listes uniques.
00:28:57Mais ce que renvoient des fois
00:28:58les médias,
00:28:59l'ensemble des médias
00:28:59où les hommes et femmes politiques,
00:29:01c'est ce vernis d'appareil
00:29:03qui peut des fois déplaire
00:29:05à nos concitoyens,
00:29:06alors que derrière,
00:29:08comme vous venez de le rappeler,
00:29:09nous sommes des hommes et des femmes.
00:29:10Nous avons notre sensibilité,
00:29:11nous avons nos douleurs,
00:29:13nos difficultés.
00:29:14Et appeler sa maman,
00:29:15je crois que c'est ce que j'ai dû faire
00:29:17également en 2014,
00:29:19puisque à la base,
00:29:20j'étais un candidat défait
00:29:22au deuxième tour
00:29:23et je suis arrivé à la mairie.
00:29:24On m'a annoncé
00:29:25que j'étais à égalité parfaite
00:29:27et il a fallu d'ailleurs
00:29:28beaucoup de temps
00:29:29avant de trouver la solution.
00:29:30Donc,
00:29:31c'est vrai que la vie politique
00:29:33aujourd'hui renvoie une image
00:29:34qui n'est pas celle aussi
00:29:35de certains hommes et femmes
00:29:37d'engagement.
00:29:39Catherine,
00:29:39une notatrice me dit
00:29:40quand on est capable de mentir,
00:29:41de s'allier avec des gens pourris,
00:29:42tu m'étonnes
00:29:43qu'on pense qu'ils sont pourris.
00:29:44Oui, mais mettons pas tout le monde
00:29:45dans le même sac.
00:29:46Enfin, je veux dire,
00:29:47il peut y en avoir
00:29:47comme dans toutes les professions,
00:29:49bien évidemment.
00:29:50Mais respectons aussi,
00:29:51on avait dit ici,
00:29:52sur ce plateau la semaine dernière,
00:29:54un coup de cœur brisé
00:29:56que j'avais fait
00:29:56sur ce maire du Pays Basque
00:29:58qui a mis fin à ses jours
00:30:00après le résultat du premier tour.
00:30:03Donc, c'est quand même aussi,
00:30:04avant tout,
00:30:05des hommes,
00:30:05des femmes qui s'engagent
00:30:06avec passion.
00:30:07Il y a certainement des dérives.
00:30:09Il faut les condamner,
00:30:10mais ne mettons pas tout
00:30:11dans le même panier.
00:30:12Oui, alors,
00:30:13les éditeurs ne comprennent pas
00:30:15vraiment ce que j'exprime.
00:30:16C'est-à-dire que moi,
00:30:17j'ai trouvé que c'était intéressant
00:30:19de voir le comportement
00:30:21de ces hommes et de ces femmes
00:30:22en immersion.
00:30:23En immersion, c'est tout.
00:30:25Je ne dis pas qu'ils sont des...
00:30:28Je ne transforme pas du tout.
00:30:31Je les ai tous cités en plus
00:30:32parce que tous ont quelque chose
00:30:34d'intéressant à découvrir.
00:30:36On peut peut-être dire les choses comme ça,
00:30:37ça ne change rien.
00:30:38Oui, parce que vous parlez de l'humain
00:30:39et non de la tendance politique
00:30:40ou de l'image politique qu'ils représentent.
00:30:42Comment c'est ça qui est la force
00:30:43du documentaire ?
00:30:44Ils faisaient mes cours ?
00:30:44Oui, une campagne électorale,
00:30:46c'est un engagement,
00:30:47c'est une forte tension.
00:30:49Et d'ailleurs, je pense que
00:30:50si on continuait les reportages
00:30:52au lendemain des élections,
00:30:53on s'apercevrait qu'il y a
00:30:54des petites dépressions,
00:30:55qu'il y a des burn-out.
00:30:57Et donc, moi,
00:30:59à chaque fois,
00:30:59après chaque élection,
00:31:00j'essaye d'appeler
00:31:01les gens qui ont perdu
00:31:03parce qu'en fait,
00:31:04tout le monde les oublie.
00:31:04Quand vous gagnez,
00:31:05vous recevez des tonnes
00:31:06de messages de félicitations.
00:31:07Quand vous avez perdu,
00:31:08il n'y en a plus eu de messages.
00:31:09Le syndrome du téléphone,
00:31:10on appelle ça.
00:31:10Et donc, moi,
00:31:11j'appelle les gens qui ont perdu,
00:31:12je leur envoie des SMS,
00:31:14etc.,
00:31:14pour les réconforter,
00:31:17les consoler,
00:31:17dire qu'il n'y a pas
00:31:18que la politique dans la vie
00:31:19et qu'il faut revenir
00:31:19sur les fondamentaux.
00:31:20Les hommes politiques mentent,
00:31:22me dit Catherine,
00:31:23pas pour le bien des Français,
00:31:25mais pour garder leur place,
00:31:26regarder les abstentions.
00:31:29Je ne dis pas
00:31:29qu'ils ne mentent pas,
00:31:30je dis juste
00:31:31que ce doc était
00:31:32un éclairage
00:31:34sur ces hommes
00:31:35et ces femmes
00:31:35qui ont choisi
00:31:36de s'investir dans la vie politique,
00:31:37que ce soit peut-être
00:31:38par ambition personnelle
00:31:39pour certains.
00:31:40Vous le découvrez d'ailleurs
00:31:41peut-être dans le doc,
00:31:42mais c'est...
00:31:43Et surtout,
00:31:44ce qu'il est important de dire,
00:31:45c'est qu'ils mentent peut-être,
00:31:47après, moi,
00:31:47je ne veux pas juger,
00:31:48mais sur cette campagne à Paris,
00:31:50ils ont tous dit
00:31:51qu'ils ne feraient pas alliance
00:31:52ou en tout cas
00:31:53pas avec certains partis
00:31:53et cela a été respecté.
00:31:55Et ça fait bien longtemps
00:31:56que dans une élection,
00:31:56à Paris,
00:31:57je l'entends,
00:31:58ça fait bien longtemps
00:31:59que dans une élection,
00:32:00des personnalités politiques
00:32:01n'avaient pas tenu leur parole.
00:32:02Emmanuel Grégoire,
00:32:03on le voit d'ailleurs
00:32:03sur une séquence
00:32:04à Sud Radio,
00:32:06dit qu'il ne fera pas alliance
00:32:08avec LFI
00:32:09et on a cru qu'il allait perdre
00:32:10parce qu'il a tenu bon
00:32:11jusqu'à la fin.
00:32:13Rachid Adati a dit
00:32:13qu'elle ne ferait pas alliance
00:32:14avec Sarah Knafo.
00:32:15Après,
00:32:15il y a des bruits de couloir,
00:32:16mais sur le fond,
00:32:17elle ne fait pas alliance
00:32:18et Sarah Knafo lui en veut
00:32:20avec Sarah Knafo,
00:32:21Rachid Adati.
00:32:22Et puis,
00:32:23ils mentent,
00:32:23mais ils sont là
00:32:24pour séduire.
00:32:25C'est des séducteurs,
00:32:26les hommes politiques.
00:32:27Alors forcément,
00:32:29quand vous avez le travail
00:32:30qu'a fait Alex,
00:32:32c'est-à-dire de rester
00:32:32trois mois avec eux,
00:32:33à un moment,
00:32:34ils oublient la caméra
00:32:35et ils redeviennent l'humain
00:32:36qu'ils sont
00:32:37parce que c'est le fait,
00:32:38c'est un peu...
00:32:39Vendredi,
00:32:40vous étiez notre invité,
00:32:40j'ai parlé de Love Story
00:32:42où ils oublient les caméras
00:32:43au bout d'une semaine.
00:32:44Mais c'est ça,
00:32:45c'est-à-dire que
00:32:45quand l'homme politique
00:32:46est en confiance,
00:32:47on a le vrai homme politique.
00:32:50Mais en effet,
00:32:51sur les plateaux de télé,
00:32:52vous êtes agressé,
00:32:53donc vous répondez à l'agression.
00:32:55Vous avez un parti derrière
00:32:56qui vous met la pression
00:32:57parce que vous faites un passage.
00:32:59Donc c'est compliqué
00:33:00d'être un homme politique.
00:33:02C'est des bêtes de scène
00:33:03et des bêtes de pouvoir,
00:33:05non ?
00:33:05Je ne sais pas
00:33:05si vous êtes d'accord, vous ?
00:33:06Ce qui est sûr,
00:33:06c'est qu'une campagne électorale,
00:33:08c'est un champ de bataille.
00:33:08Il faut bien se dire
00:33:10qu'on est confronté
00:33:11et c'est normal,
00:33:12c'est le jeu de la démocratie
00:33:13à une adversité
00:33:14qui est plus ou moins rude,
00:33:16qui est plus ou moins loyale,
00:33:17d'ailleurs, parfois,
00:33:17parce que ça peut être très dur.
00:33:19Et je peux comprendre
00:33:19que quand on perd une élection
00:33:21et qu'on estime
00:33:23que les adversaires
00:33:23l'ont gagné
00:33:25en manquant d'honneur,
00:33:26ça puisse avoir des conséquences
00:33:28pour sa vie personnelle.
00:33:29Mais je crois qu'il faut
00:33:30toujours garder cette idée
00:33:32que c'est le passage nécessaire,
00:33:34le combat nécessaire.
00:33:35Il y a un aspect guerrier.
00:33:36Alors, heureusement,
00:33:37bien sûr,
00:33:38sauf exception,
00:33:39on ne meurt pas.
00:33:40Donc, ça reste un art mineur
00:33:41par rapport à la guerre.
00:33:42Il faut quand même
00:33:43remettre autre chose
00:33:43dans le contexte.
00:33:44Ceux qui prennent des risques,
00:33:45ce sont nos soldats,
00:33:46ce ne sont pas les hommes politiques.
00:33:47Pour autant,
00:33:48c'est vraiment un conflit permanent
00:33:50et on baigne là-dedans.
00:33:51Et je pense que l'intérêt,
00:33:52c'est pour ça que je vais regarder
00:33:52avec beaucoup de passion,
00:33:55l'intérêt,
00:33:55c'est de voir
00:33:56qu'à ces petits moments de répit
00:33:57où on se pose un peu,
00:33:59on réfléchit,
00:34:00on doute peut-être
00:34:01pour essayer de prendre demain
00:34:02la bonne décision
00:34:03et être fort sur le champ de bataille.
00:34:04Parce que c'est ça
00:34:05qu'on a tendu.
00:34:06Mais en toute transparence,
00:34:06est-ce que vous cherchiez
00:34:07les casseroles
00:34:08de vos adversaires ?
00:34:10Non.
00:34:10C'est vrai ça ?
00:34:11Non, non.
00:34:11Vous pouvez...
00:34:12Enfin, là,
00:34:12c'est à cœur ouvert
00:34:13puisque ma campagne a été...
00:34:15Enfin, elle est publique.
00:34:16Donc, non, non, non.
00:34:17Il y a d'autres...
00:34:18Alors, je suis maire sortant,
00:34:20j'avais un bilan à défendre
00:34:21et puis un projet à apporter.
00:34:23J'ai laissé à d'autres,
00:34:24peut-être d'autres méthodes,
00:34:25mais ils ne sont pas là.
00:34:26Donc, je ne vais pas rentrer le débat,
00:34:27je ne vais pas refaire
00:34:27les campagnes municipales ici.
00:34:29Mais je dis simplement que...
00:34:31Enfin, si on a besoin d'aller...
00:34:32D'abord, honnêtement,
00:34:33ça ne marche pas,
00:34:35très honnêtement,
00:34:35parce que les gens
00:34:37sont beaucoup plus au fait
00:34:38de la politique
00:34:39qu'on pourrait le croire.
00:34:40On croit que...
00:34:41Et c'est d'ailleurs aussi pour ça
00:34:41qu'ils sont méfiants,
00:34:42les réactions de vos auditeurs, Valérie.
00:34:44Donc, je pense qu'il y a un fond
00:34:47et c'est là-dessus
00:34:48que les gens vont juger.
00:34:48Vous savez, les casseroles,
00:34:50les articles putassiers
00:34:51qui paraissent deux jours avant,
00:34:52ça n'a pas une influence telle.
00:34:54Enfin, les électeurs savent très bien
00:34:56ce qu'ils doivent penser
00:34:56et ce n'est pas à la veille
00:34:58qu'ils vont se déterminer.
00:34:59Pour beaucoup,
00:35:00c'est fait bien avant.
00:35:01Alors, on va se retrouver
00:35:02dans un instant
00:35:02avec le zapping de Gilles.
00:35:04Oui, justement,
00:35:05parler de politiques
00:35:06qui ont de grosses casseroles
00:35:07qui ont été condamnées
00:35:09ou qui ont eu des choses
00:35:11et des gens ont voté pour lui.
00:35:11C'est ce que dit une auditeur,
00:35:13Marie, elle dit,
00:35:14vous trouvez ça normal
00:35:15qu'un maire condamné
00:35:16interdit de séjour
00:35:17dans sa commune soit réélu.
00:35:18C'est de lui dont je veux parler.
00:35:20Absolument.
00:35:20Alors qu'elle nous écoute
00:35:21après la pub.
00:35:22Restez avec nous.
00:35:25Alors, nous continuons
00:35:28à parler de ces municipales
00:35:29avec vous, Gilles.
00:35:30Oui, j'espère que notre auditrice
00:35:31est restée.
00:35:31Si la présomption d'innocence
00:35:33autorise une personne
00:35:34mise en examen
00:35:35à se présenter
00:35:36à une élection municipale,
00:35:38elle le peut aussi
00:35:39le faire en cas de condamnation.
00:35:41Il y a eu de nombreux candidats
00:35:42qui ont été élus
00:35:43et qui séjouront
00:35:44à des conseils municipaux aussi
00:35:46qui sont arrivés deuxième
00:35:48sur des listes
00:35:49malgré leur séjour en prison
00:35:50ou des condamnations
00:35:52pour viol,
00:35:53pour escroquerie,
00:35:55mais le pire
00:35:56est peut-être
00:35:57le cas du maire
00:35:58de Boisseuil.
00:35:59Le maire de Boisseuil,
00:36:01mis en examen pour 4 viols,
00:36:02a été réélu
00:36:03mais n'a pas le droit
00:36:04de vivre dans sa commune.
00:36:05Ça se passe près de Limoges
00:36:07à Boisseuil.
00:36:07Philippe Janico a été réélu
00:36:09dimanche 15 mars
00:36:10et a retrouvé samedi
00:36:11son fauteuil
00:36:12à la tête de son conseil municipal
00:36:13sous la surveillance
00:36:14de gendarmes.
00:36:15Mais le maire
00:36:15ne pourra pas rester.
00:36:16Il est mis en examen
00:36:17pour viol
00:36:18et interdit de séjour
00:36:19dans sa commune
00:36:19pour ne pas entrer en contact
00:36:20avec les femmes
00:36:21qui l'accusent.
00:36:22Il ne peut se rendre
00:36:22en Haute-Vienne
00:36:23que dans le cadre
00:36:24de son mandat municipal
00:36:25et de ses fonctions
00:36:25de vice-président
00:36:26de Limoges Métropole.
00:36:27L'élu avait été placé
00:36:28en détention provisoire
00:36:29une dizaine de jours
00:36:30en décembre dernier
00:36:31après les plaintes
00:36:32de 4 femmes pour viol.
00:36:33Depuis,
00:36:34Philippe Janico,
00:36:34qui conteste les faits,
00:36:35est hébergé à Bordeaux
00:36:37chez son fils.
00:36:37Il a quand même
00:36:38pu faire campagne
00:36:39et l'a emporté
00:36:40de 55 voix
00:36:41dans le village
00:36:41de 3000 habitants
00:36:42où il avait été élu
00:36:43une première fois en 2020.
00:36:45Il est donc maire
00:36:46et il ne vit pas
00:36:47dans cette ville.
00:36:48Et vice-président
00:36:49de la métropole.
00:36:50Et vice-président
00:36:50de la métropole.
00:36:51Les élections n'ont pas
00:36:53eu lieu à la métropole encore.
00:36:54Alors,
00:36:55je n'ai pas fait le sujet.
00:36:56Je fais un zapping.
00:36:57Mais c'est vrai
00:36:58que ça paraît,
00:36:59Philippe Coy,
00:37:00je vous vois aussi...
00:37:01C'est ahurissant.
00:37:02Enfin,
00:37:02à un moment,
00:37:03je rejoins les auditeurs
00:37:04qui doutaient
00:37:05des hommes et femmes politiques
00:37:06tout à l'heure.
00:37:07Quand vous affichez
00:37:08ce genre de scénario,
00:37:10on parle de viol,
00:37:12avec la présomption
00:37:13d'innocence,
00:37:14bien évidemment.
00:37:15Qu'on n'habite pas
00:37:16sur la commune,
00:37:17vous savez,
00:37:17il y a beaucoup d'élus
00:37:18qui ont une adresse
00:37:19qui leur permet
00:37:19d'être candidats
00:37:21sur la commune,
00:37:21qui ne résident pas
00:37:22forcément.
00:37:24C'est déjà pas normal.
00:37:25Je suis d'accord avec vous,
00:37:26M. le maire,
00:37:26mais en tout cas,
00:37:27c'est des choses qui existent.
00:37:28Mais là,
00:37:28il est interdit de séjour,
00:37:29il n'a le droit
00:37:31de revenir dans sa commune
00:37:32que pour des actions
00:37:33municipales
00:37:34et encadrées
00:37:34par des gendarmes.
00:37:35Franchement,
00:37:36les électeurs,
00:37:37je voudrais bien savoir
00:37:38qu'est-ce qui leur est passé
00:37:39par la tête
00:37:40pour soutenir
00:37:41ce genre de candidature.
00:37:42Vous aviez eu le cas,
00:37:43alors ça n'a strictement
00:37:44rien à voir,
00:37:45mais de M. Balgani
00:37:46à Levallois
00:37:47qui avait été réélu
00:37:48malgré des condamnations.
00:37:50En fait,
00:37:51on peut,
00:37:52d'être réélu
00:37:53si le juge a prononcé
00:37:54une peine d'inéligibilité.
00:37:56Donc si la peine
00:37:58qu'il a déjà endossée
00:37:59visiblement ce maire
00:38:01n'a pas été assortie
00:38:03d'une peine d'inéligibilité
00:38:04légalement,
00:38:05et c'est là
00:38:05où la loi doit être changée,
00:38:07moi je souhaite
00:38:08qu'elle se durcisse
00:38:08parce qu'il y a quand même
00:38:10des peines
00:38:10que je trouve
00:38:11particulièrement infamantes
00:38:12et qui devraient empêcher
00:38:13de pouvoir se présenter.
00:38:15Il y a quand même
00:38:16des degrés dans l'horreur
00:38:17et qu'un maire
00:38:18interdit aujourd'hui
00:38:19par un juge
00:38:20des libertés,
00:38:21je l'imagine,
00:38:22interdit de rentrer
00:38:23sur la commune
00:38:24puisse être élu.
00:38:25Alors je pense
00:38:25qu'il n'y avait pas
00:38:25de compétition,
00:38:26à mon avis,
00:38:27il y avait une compétition.
00:38:28Bon alors c'est encore pire.
00:38:30Mais en tout état de cause,
00:38:32il y a aujourd'hui
00:38:33un trou dans la raquette
00:38:34et c'est à la loi
00:38:35pour le coup
00:38:35de s'y pencher.
00:38:36Je ne suis pas d'accord
00:38:37avec vous monsieur le maire,
00:38:38excusez-moi.
00:38:39Bien sûr.
00:38:40Pourquoi la loi ?
00:38:41Qu'est-ce qu'on fait
00:38:41de l'éthique ?
00:38:42Qu'est-ce qu'on fait
00:38:43de l'honneur ?
00:38:44Si on veut regagner
00:38:45du crédit
00:38:45dans la démocratie,
00:38:47dans l'engagement,
00:38:52des amours
00:38:52ou un manque
00:38:53de croyance
00:38:55en la parole politique.
00:38:57Est-ce que la loi
00:38:58doit régler ?
00:38:59Certainement.
00:39:00Mais est-ce que l'éthique,
00:39:01la probité,
00:39:02ne doit pas être
00:39:02la conscience de ces gens ?
00:39:04C'est une question
00:39:05que je pense.
00:39:06Parce que la loi...
00:39:07Mais ça n'a plus de joie.
00:39:09Il faut que la loi encadre.
00:39:10Il faut que la loi encadre.
00:39:10Oui.
00:39:11Mais quand même,
00:39:12je pense que là,
00:39:13comment on peut se regarder ?
00:39:15Alors certainement
00:39:15avec la présomption
00:39:16d'innocence,
00:39:17je le redis.
00:39:17Non mais il y a des gens
00:39:18condamnés
00:39:19qui ont été réglés.
00:39:20Je ne vois pas
00:39:21comment on peut revenir
00:39:22la tête haute
00:39:23face à des électeurs.
00:39:24Je suis d'accord avec vous.
00:39:25Oui.
00:39:25Alex ?
00:39:26Je suis d'accord avec vous.
00:39:27L'éthique,
00:39:27Philippe,
00:39:28bien évidemment
00:39:29que c'est la première des choses.
00:39:30Mais aujourd'hui,
00:39:30l'éthique dans notre société,
00:39:31malheureusement,
00:39:32ce n'est pas la première des valeurs.
00:39:33Donc moi,
00:39:34je pense que la loi
00:39:35doit faire son chemin.
00:39:37Il faut se servir de la loi.
00:39:38Il faut que la loi,
00:39:39aujourd'hui,
00:39:40que le pouvoir législatif
00:39:42reprenne le dessus.
00:39:43Je veux dire,
00:39:43on parle du pouvoir législatif
00:39:45que pour dire
00:39:46qu'ils s'engueulent,
00:39:46qu'ils ne savent pas se parler,
00:39:47ils ne savent pas échanger.
00:39:49Mais en fait,
00:39:50ce qui est terrible,
00:39:50c'est qu'aujourd'hui,
00:39:51je trouve que nos élus
00:39:52dans notre pays,
00:39:53ils s'en foutent
00:39:53de ce qui se passe
00:39:54dans les territoires.
00:39:54A commencer par ça.
00:39:56A commencer par le fait
00:39:57qu'un type qui est soupçonné,
00:39:59parce que présentation
00:40:00d'innocence,
00:40:00il y a,
00:40:01vous avez raison,
00:40:02de viol,
00:40:02puisse se présenter.
00:40:04Ça, c'est grave, en fait.
00:40:05Il faut que la loi...
00:40:06Mais vous avez des gens condamnés,
00:40:07il y a des gens qu'on fait...
00:40:08La loi, c'est le jugement.
00:40:10La loi, c'est d'aller plus vite.
00:40:12Quand vous êtes,
00:40:15je pense,
00:40:16en passe d'être jugé
00:40:17pour viol
00:40:18que vous avez été condamné,
00:40:19ça doit être automatique.
00:40:21Il n'a pas été condamné.
00:40:22Non, mais il y a des gens
00:40:23qui ont été...
00:40:23Il y a un article
00:40:24dans le Parisien
00:40:25qui ont été élus
00:40:27sur le chemin liste
00:40:29pour l'extorsion de fonds,
00:40:32pour l'argent volé.
00:40:33Je pense que
00:40:34si la mesure
00:40:34d'éloignement
00:40:37a été prise
00:40:37pour ce monsieur,
00:40:38c'est pour protéger
00:40:39les dames
00:40:40qu'il a violés,
00:40:42qu'il a agressés.
00:40:43Je ne vois pas
00:40:43en quoi un maire
00:40:44serait au-dessus des lois
00:40:46et au-dessus
00:40:46d'une procédure d'éloignement.
00:40:48Le fait qu'il soit maire
00:40:49ne change pas le danger
00:40:50pour les personnes
00:40:50qu'il a agressées.
00:40:51Je ne comprends pas bien.
00:40:53Pourquoi les gens votent ?
00:40:56Après, il faudrait
00:40:57se reponger
00:40:57sur le contexte local,
00:40:59savoir dans quel cadre
00:41:00il s'est présenté.
00:41:01Je suis d'accord avec vous.
00:41:02Dans une société idéale,
00:41:04la morale personnelle
00:41:06doit empêcher
00:41:06de faire un certain nombre
00:41:07de choses.
00:41:08C'est pour ça
00:41:09que les lois existent
00:41:10et que la morale personnelle
00:41:10n'est hélas
00:41:11pas souvent suffisante.
00:41:13Juste, si je peux rajouter
00:41:14un peu de légèreté
00:41:16dans le dossier,
00:41:17vous savez que pour faire
00:41:17mon métier de buraliste,
00:41:18il me faut un casier judiciaire.
00:41:20Je ne peux pas être
00:41:21agréé par la douane
00:41:22et pour être détenteur
00:41:23d'un agrément
00:41:24de distributeur de jeux,
00:41:25que ce soit
00:41:25le français des jeux
00:41:26et le PMU,
00:41:27il ne faut aucune inscription,
00:41:30même ancienne,
00:41:30à mon casier judiciaire.
00:41:32Vous voyez,
00:41:32il y a deux points de mesure
00:41:33et là,
00:41:34je vous rejoindrai.
00:41:35Si je vous écoute,
00:41:36monsieur Platret,
00:41:37ça veut dire que
00:41:37Rachida Dati
00:41:38ne devait pas se présenter
00:41:40à Paris ?
00:41:40Écoutez,
00:41:41moi je pense,
00:41:42c'est très gentil,
00:41:43merci de la question au piège.
00:41:44Si vous voulez,
00:41:45je me fâche avec une chalonnaise
00:41:46et que je reçoive un SMS
00:41:48qui me vire de sa part
00:41:49dans les deux minutes
00:41:49qui viennent
00:41:50parce qu'elle écoute
00:41:50Sud Radio,
00:41:51vous n'auriez pas fait différemment.
00:41:54Je pense honnêtement
00:41:55qu'il y a un certain nombre
00:41:56de peines
00:41:56qui devraient empêcher,
00:41:58très honnêtement.
00:41:58En fait,
00:41:59il faut que le législateur
00:42:01se penche sur les peines
00:42:02que je trouve moins infamantes
00:42:03et qui sont,
00:42:04à mes yeux en tout cas,
00:42:06aux yeux du législateur
00:42:07pour être incompatibles
00:42:08avec l'exercice du mandat.
00:42:09Voilà.
00:42:09Ce n'est pas le casier vierge
00:42:10parce qu'encore une fois,
00:42:11il peut y avoir des peines
00:42:13qui, pour moi,
00:42:14peut-être ne seraient pas
00:42:15contradictoires
00:42:16avec l'exercice d'un mandat.
00:42:17Mais quand vous avez trompé
00:42:18la confiance publique,
00:42:19quand vous êtes enrichi
00:42:21personnellement,
00:42:22ça, ça peut être des choses
00:42:23qui créent un doute sérieux
00:42:25sur la probité
00:42:26avec laquelle vous allez mettre
00:42:27en jeu votre compétence
00:42:29pour l'exercice de votre mandat.
00:42:30Voilà.
00:42:30Mais il y a un travail,
00:42:31mais le problème,
00:42:31si vous voulez...
00:42:32Alors, les sénateurs,
00:42:33c'est très compliqué.
00:42:33Oui, moi aussi,
00:42:34je suis en casier vierge.
00:42:34Parce qu'ils sont élus par les maires.
00:42:37Alors, est-ce qu'ils auront,
00:42:38voilà, est-ce qu'ils auront
00:42:39à un moment donné
00:42:40le courage de se saisir de ça ?
00:42:41C'est pourtant la Chambre haute
00:42:42qui devrait, le Sénat,
00:42:44qui devrait le premier
00:42:45se pencher là-dessus.
00:42:46Alors, sauf qu'il y a
00:42:47des sénatoriales à l'automne,
00:42:48donc c'est peut-être compliqué.
00:42:49Mais je pense que
00:42:49passer les sénatoriales,
00:42:50pardonnez-moi d'être
00:42:51un petit peu cynique,
00:42:52ça serait quand même
00:42:53un joli chantier
00:42:54à lancer depuis le Sénat.
00:42:55La prochaine fois,
00:42:56je prendrai
00:42:56Sophia Chiquirou.
00:42:58Il y a un maire
00:42:59sortant à la peine.
00:43:01Alors, je ne connais pas...
00:43:04Attendez.
00:43:06Alors, c'est à la peine
00:43:07sur Uvaune,
00:43:08Nicolas Bazouki,
00:43:09qui lui, a été battu
00:43:11et il avait été condamné,
00:43:13mis en examen
00:43:14pour viol et violence conjugale
00:43:15sur deux anciennes compagnes.
00:43:17Il est arrivé en tête
00:43:17au premier tour
00:43:18et il a finalement été battu.
00:43:20Oui, mais battu,
00:43:21ça veut dire qu'il va être
00:43:21au conseil municipal
00:43:23et qu'il va siéger.
00:43:27C'est ce que raconte très bien
00:43:28l'article du Parisien,
00:43:29c'est qu'il y a certains
00:43:30qui ont été battus,
00:43:31mais ils ont pu se présenter.
00:43:33Donc, ils se retrouvent
00:43:34au conseil municipal,
00:43:35payés par le conseil municipal
00:43:36et avec un pouvoir politique
00:43:39que donne la France.
00:43:41Donc, allez voir
00:43:42cet article du Parisien,
00:43:43ce qui a inspiré ce zapping.
00:43:44On se retrouve dans un instant.
00:43:45On va continuer
00:43:45de parler de politique
00:43:46et en particulier
00:43:47de la violence en politique
00:43:48et dans certaines villes
00:43:49de Seine-Saint-Denis,
00:43:50on a vu un maire
00:43:51carrément escorter
00:43:54à la sortie
00:43:55parce qu'il risquait
00:43:56de se faire tabasser.
00:43:57On a vu des hurlements,
00:43:58des cris
00:44:01absolument scandaleux,
00:44:02c'est inadmissible.
00:44:03On en parle avec vous
00:44:03dans un instant.
00:44:05Sud Radio.
00:44:09Cette semaine,
00:44:10midi,
00:44:11mettez-vous d'accord,
00:44:12Valérie Expert.
00:44:13Et nous sommes ensemble
00:44:14avec vous sur Sud Radio
00:44:15pour commenter
00:44:16cette actualité
00:44:17des municipales
00:44:18de ces violences
00:44:20auxquelles on a pu assister
00:44:21dans certaines villes,
00:44:23en particulier
00:44:24en Seine-Saint-Denis.
00:44:25On en parle avec vous,
00:44:270826 300 300,
00:44:28est-ce que vous avez été
00:44:29choqué par ces images ?
00:44:31On en parle avec Alex Darmont,
00:44:32journaliste politique.
00:44:33On vous retrouve
00:44:34sur votre chaîne
00:44:35Les Indécis,
00:44:36c'est sur Youtube.
00:44:37Et puis ce soir,
00:44:38Paris Apprendre,
00:44:39en immersion,
00:44:40dans la campagne
00:44:41des municipales
00:44:42à Paris.
00:44:43C'est ce soir
00:44:43sur Paris 1ère
00:44:44à 21h
00:44:45et ce sera sur
00:44:46M6 Plus également.
00:44:48Je vous conseille vraiment
00:44:49de regarder
00:44:50ce documentaire.
00:44:51Philippe Coif-Buralis,
00:44:53vice-président
00:44:53de la CPME,
00:44:55Gilles Platré,
00:44:55maire de Chalon-sur-Saône
00:44:56et Yves Damécourt,
00:44:57viticulteur,
00:44:58ancien élu local,
00:44:59porte-voix
00:45:00de Nouvelle Énergie,
00:45:01le parti de David Lissnard.
00:45:03Et le 9 avril prochain
00:45:04va sortir un livre,
00:45:06L'humain,
00:45:06l'écologie et la politique
00:45:08aux éditions du Bien Commun.
00:45:10Alors ces images
00:45:11assez choquantes
00:45:13qu'on a pu voir
00:45:13sur les réseaux sociaux
00:45:15de maires
00:45:16qui sont exfiltrées
00:45:18purement et simplement.
00:45:20Mantes-la-Jolie,
00:45:21Vaud-en-Velin,
00:45:22au Blanc-Ménil
00:45:23et à Creil.
00:45:24Écoutez.
00:45:26Sors-de-là !
00:45:27Vaud-en-Velin,
00:45:31vaut-en-Velin !
00:45:33Vaud-en-Velin !
00:45:35Vaud-en-Velin !
00:45:37Vaud-en-Velin !
00:45:38Non, ne reviens pas !
00:45:40Vaud-en-Velin,
00:45:41vaut-en-Velin !
00:45:41Non, ne reviens pas !
00:45:44Vaud-en-Velin,
00:45:44vaut-en-Velin !
00:45:45Allez, sors-de-là,
00:45:46arrache ta mère !
00:45:49Tu nous as trop fait la misère !
00:45:51Allez, vaut-en-Velin !
00:45:53Voilà, c'est un petit fleurilège
00:45:55et c'est vrai qu'avec les images,
00:45:56c'est encore plus violent
00:45:59parce qu'on sent vraiment
00:46:00cette haine qui peut y avoir.
00:46:04Oui, on peut parler de haine.
00:46:05On a Marie qui nous dit
00:46:07« Je vis dans le 93.
00:46:08Franchement, si mes petits-enfants
00:46:10n'étaient pas aussi installés
00:46:12dans le département,
00:46:13je vendrais ma maison
00:46:14pour m'expatrier dans un lieu
00:46:16beaucoup plus loin
00:46:17de tout cet islamisme rampant. »
00:46:19C'est elle qui emploie le mot
00:46:20« Le 93 est foutu et dangereux
00:46:22pour qui ne fait pas partie
00:46:24de certaines communautés. »
00:46:26Et je n'exagère pas du tout.
00:46:30Gilles Platret,
00:46:31vous avez vu ces images ?
00:46:32Oui, j'ai vu ces images.
00:46:33Peut-être, d'ailleurs,
00:46:34c'est ce qui va rester
00:46:35de plus marquant de cette élection
00:46:36parce que c'est toujours compliqué
00:46:37de tirer des leçons politiques
00:46:40générales dans un scrutin
00:46:41municipal qui se joue
00:46:42à 35 000 élections différentes.
00:46:44Il y a quelques tendances
00:46:45qu'on a bien notées.
00:46:46Le RN qui multiplie
00:46:47le nombre des communes
00:46:48qu'il va désormais gouverner.
00:46:50la droite et la gauche
00:46:52dites de gouvernement,
00:46:53même si le mot est un peu dévoyé aujourd'hui,
00:46:56qui maintiennent quand même
00:46:57leur position.
00:46:58Mais ce qui, pour moi,
00:46:59en tout cas,
00:47:00est l'élément majeur
00:47:00de cette élection,
00:47:01c'est la victoire
00:47:02dans un certain nombre
00:47:03de communes
00:47:04de listes LFI
00:47:05qui ont très clairement
00:47:06fait campagne
00:47:07sur la reconnaissance,
00:47:09l'avancée,
00:47:09la victoire du communautarisme.
00:47:11Et ça se traduit
00:47:12par les scènes de violence,
00:47:13de haine.
00:47:13On peut parler le mot
00:47:14parce que c'est exactement ça.
00:47:16Donc,
00:47:16qui sont des scènes
00:47:16anti-républicaines,
00:47:17disons-le.
00:47:18Parce que dans la République,
00:47:19j'ai parlé tout à l'heure
00:47:20de combat
00:47:21lors d'une campagne électorale,
00:47:22c'est un combat,
00:47:22bien entendu,
00:47:23mais il y a un minimum,
00:47:25un minimum,
00:47:26je ne dis pas
00:47:26qu'on n'est pas des anges,
00:47:27sinon on ferait autre chose
00:47:27que de la politique,
00:47:28mais il y a un minimum
00:47:29de respect de l'adversaire.
00:47:31Or,
00:47:31ce que nous avons vu,
00:47:32c'est un déchaînement
00:47:33très clairement violent
00:47:35qui aurait pu d'ailleurs
00:47:36mal tourner
00:47:36si des protections policières
00:47:38n'avaient pas...
00:47:38Enfin, écoutez,
00:47:39moi je me mets à la place
00:47:40de ces maires
00:47:40de droite ou de gauche
00:47:41qui ont dû quitter
00:47:46et qui sont encore maires
00:47:47jusqu'à vendredi,
00:47:48samedi, dimanche,
00:47:49vers l'élection
00:47:49par le conseil municipal
00:47:50de leurs successeurs
00:47:51et qui ont dû quitter
00:47:52leur hôtel de ville
00:47:53sous protection policière,
00:47:54sous les huées
00:47:55et les points vengeurs.
00:47:57Il y a des images
00:47:57absolument terribles
00:47:58où l'on voit
00:48:00des individus rageurs
00:48:02tendant le point
00:48:03en direction des maires
00:48:04et je trouve que là,
00:48:05on est en train
00:48:06de basculer en quelque chose.
00:48:07Donc, votre auditrice
00:48:08a raison,
00:48:09l'islam politique
00:48:09a été un ressort
00:48:11particulièrement important
00:48:12dans cette élection.
00:48:13C'était un élément
00:48:13de fédération
00:48:14d'un certain nombre
00:48:15d'électeurs
00:48:15autour des listes LFI
00:48:16qui ont très clairement
00:48:18joué là-dessus.
00:48:18Vous connaissez
00:48:18le discours de Mélenchon.
00:48:19J'étais anti-Catho avant
00:48:24mais j'ai beaucoup évolué.
00:48:25Vous avez la même chose
00:48:26avec le futur maire de Roubaix
00:48:27qui vous dit
00:48:28exactement la même chose.
00:48:29Ils disent tous
00:48:29la même chose.
00:48:30En gros,
00:48:30ils bouffaient du curé
00:48:31mais maintenant,
00:48:31les imams,
00:48:32ça leur va bien
00:48:32et si l'islam est politique,
00:48:34c'est pas gênant
00:48:34parce que c'est la reconnaissance
00:48:35des droits des minorités.
00:48:37Donc, on est exactement là-dessus
00:48:38et c'est en train de se passer.
00:48:39Donc, je souhaite bien du plaisir
00:48:41aujourd'hui
00:48:42non seulement aux élus
00:48:43d'opposition
00:48:43dans ces mairies
00:48:44mais aux habitants
00:48:45qui n'ont pas voté
00:48:46aujourd'hui
00:48:47parce que je crois
00:48:47que c'est un des maires
00:48:48qui a été sorti
00:48:49sous protection policière
00:48:50qui a dit
00:48:50évidemment la commune
00:48:51aujourd'hui,
00:48:52c'est ceux qui sont
00:48:53sur des logiques communautaristes
00:48:54et ceux qui vont avoir peur.
00:48:56Voilà comment la commune
00:48:57est divisée
00:48:57et le maire ajoutait
00:48:58le département,
00:48:59c'était le 9-3
00:48:59et perdu.
00:49:00Donc, on a aujourd'hui
00:49:02véritablement un basculement.
00:49:03Je crois que c'est
00:49:04l'élément majeur
00:49:04de cette élection municipale.
00:49:06Alors, on a Thierry
00:49:06en ligne avec nous.
00:49:07Bonjour Thierry.
00:49:09Oui, bonjour.
00:49:10Vous avez vu ces images
00:49:12j'imagine sur les réseaux sociaux
00:49:13parce que ma connaissance,
00:49:15il n'y a pas beaucoup
00:49:15de chaînes de télévision
00:49:16qui les ont montrées
00:49:16hier soir.
00:49:17Enfin, ce n'était pas
00:49:18dans les JT.
00:49:19Donc, vous avez vu ces images ?
00:49:22Oui, bien sûr.
00:49:24Bien sûr.
00:49:24C'est catastrophique.
00:49:25Oui.
00:49:26Et ça vous inspire quoi ?
00:49:29Alors moi, je suis élu local.
00:49:31J'ai été réélu
00:49:33dans une zone rurale
00:49:36et je suis outré
00:49:37du climat politique ambiant
00:49:41qui donne de très mauvais signes
00:49:42aux Français.
00:49:44Cette violence en politique,
00:49:45elle est quasi quotidienne
00:49:47et pour moi,
00:49:47elle se retranscrit aujourd'hui
00:49:48dans le peuple
00:49:50chez les gens
00:49:52qui ne font plus la différence
00:49:54entre les propos intolérables
00:49:57et les propos du quotidien.
00:50:00On entend des propos politiques
00:50:03dans les débats
00:50:04à l'Assemblée nationale,
00:50:06à l'occasion des campagnes électorales
00:50:08ou dans des meetings même
00:50:11qui font que les gens
00:50:13n'ont plus de limites
00:50:15parce qu'ils s'identifient
00:50:17à des propos
00:50:18qu'ils entendent quotidiennement
00:50:20et qui ne devraient pas être
00:50:22monnaie courante.
00:50:24Voilà.
00:50:25Je trouve que c'est
00:50:26un très mauvais exemple
00:50:27que donne aujourd'hui
00:50:28une certaine partie
00:50:29de la classe politique
00:50:31qui ne reprennent pas
00:50:32dans des meetings
00:50:33des propos haineux
00:50:36ou insultants
00:50:37et donc les Français,
00:50:39ils voient ou entendent
00:50:40ces invectives
00:50:41ainsi que les actes
00:50:42faits ou commis
00:50:43par certains élus
00:50:45qui sont complètement
00:50:46intolérables.
00:50:47Et je trouve que,
00:50:48vous voyez,
00:50:49moi je suis élu
00:50:49depuis quelque temps,
00:50:50maintenant c'est la quatrième fois
00:50:51que j'ai été réélu.
00:50:53Il fut un temps
00:50:53où l'élu était respecté
00:50:55mais parce qu'il était respectable.
00:50:57je crois qu'aujourd'hui
00:50:59il y a de très mauvais exemples
00:51:01qui sont donnés.
00:51:03Ça arrive même
00:51:04en zone rurale,
00:51:05vous voyez.
00:51:06Donc je ne suis pas surpris
00:51:08que le peuple,
00:51:10que dans des scènes
00:51:11comme l'on a vues,
00:51:13certains n'aient plus de repères
00:51:14et se permettent tout
00:51:15parce qu'ils entendent
00:51:17à la radio
00:51:18ou ils voient à la télé
00:51:18des comportements
00:51:20qui ne sont pas normaux,
00:51:22qui ne sont pas tolérables.
00:51:24Merci Thierry.
00:51:26Vous avez senti,
00:51:27vous,
00:51:28parfois de la violence
00:51:29pendant votre tournage justement ?
00:51:31Oui,
00:51:31de la violence
00:51:32mais aussi des règlements
00:51:34de compte,
00:51:34beaucoup.
00:51:35Mais juste pour revenir
00:51:36à ce que vous disiez
00:51:36monsieur le maire
00:51:37sur le fait que
00:51:38certains maires sont maires
00:51:39jusqu'au week-end prochain
00:51:41et au changement
00:51:41de conseil municipal,
00:51:43il faut quand même savoir
00:51:44que ces maires
00:51:45qui sont sortis
00:51:45sous les huées
00:51:46et autres,
00:51:47c'est ceux qui proclamaient
00:51:48les résultats.
00:51:49Est-ce que c'est ça ?
00:51:50C'est eux qui proclament
00:51:51les résultats.
00:51:52C'est-à-dire qu'ils vont
00:51:52au bout du processus
00:51:53démocratique,
00:51:54ils perdent.
00:51:55C'est déjà difficile
00:51:56pour un homme ou une femme
00:51:57de perdre le conseil municipal
00:51:59et de perdre une élection.
00:52:01Ils vont au bout
00:52:01de tout cela,
00:52:03ils annoncent les résultats
00:52:03et pendant qu'ils annoncent
00:52:04les résultats,
00:52:05ils sont insultés.
00:52:05C'est ça.
00:52:06C'est quand même
00:52:06extrêmement grave.
00:52:07C'est-à-dire que là,
00:52:08on arrive à un point
00:52:09de non-retour,
00:52:11à un point de rupture
00:52:12dans notre société démocratique
00:52:14qui veut dire quoi ?
00:52:15Qui veut dire que
00:52:16on n'a pas été élevés tous,
00:52:18malheureusement,
00:52:18avec le même état d'esprit
00:52:19et avec les mêmes règles.
00:52:21Et moi, je dis juste une chose,
00:52:23c'est que,
00:52:23et je l'avais dit
00:52:24sur votre plateau,
00:52:25il y a six ans,
00:52:26vous aviez des maires RN
00:52:28qui avaient été élus
00:52:28pour la première fois
00:52:30et qui sont réélus
00:52:31aujourd'hui
00:52:32avec des scores
00:52:33extrêmement importants.
00:52:34Parce qu'ils ont joué
00:52:35le rôle,
00:52:36ils ont joué le jeu
00:52:37de la démocratie
00:52:38et ils ont respecté,
00:52:39ils ont essayé
00:52:40de faire le mieux
00:52:40pour leur ville.
00:52:41Moi, je n'habite pas
00:52:42dans leur ville,
00:52:43donc je ne sais pas.
00:52:44Mais en tout cas,
00:52:44ils sont réélus
00:52:44avec des scores importants.
00:52:46Il faudra voir
00:52:46dans six ans,
00:52:47sept ans,
00:52:48parce qu'il y aura
00:52:48une présidentielle,
00:52:48donc je pense que
00:52:49les municipales
00:52:49seront décalées.
00:52:51Il faudra voir
00:52:52dans sept ans
00:52:53où on en sera
00:52:54de ces gens
00:52:55qui ont été élus
00:52:56aujourd'hui.
00:52:57Je pense que
00:52:57ce sera le vrai test.
00:52:58Mais c'est vrai
00:52:59que pendant
00:52:59les sept prochaines années,
00:53:01quand on lit
00:53:01les programmes
00:53:02qui sont proposés
00:53:03par ces maires,
00:53:04vous vous dites
00:53:04qu'ils sont
00:53:04dans le comportement
00:53:05mais aussi dans les faits,
00:53:07dans ce qu'ils proposent,
00:53:08en rupture complète
00:53:09avec le modèle
00:53:10laïque et républicain.
00:53:12On a
00:53:13François-Xavier Bellamy
00:53:14qui a tweeté
00:53:15« L'honneur,
00:53:16la civilité,
00:53:17la décence politique
00:53:17veulent que même
00:53:18après une campagne
00:53:19difficile,
00:53:19on respecte
00:53:20l'adversaire battu.
00:53:22Plus encore
00:53:22quand il s'agit
00:53:23d'un maire
00:53:23qui a servi
00:53:24pendant des années,
00:53:25ces scènes
00:53:25qui se multiplient
00:53:26dans tant de villes
00:53:27n'ont plus rien
00:53:27à voir avec la démocratie.
00:53:28Il ne s'agit plus
00:53:29de la victoire
00:53:30d'un clan
00:53:30qui se transforme,
00:53:31il ne s'agit plus
00:53:32que de la victoire
00:53:33d'un clan
00:53:33qui se transforme
00:53:34en meute.
00:53:35Je pense que
00:53:36le mot est choisi
00:53:36à dessein
00:53:37face à des perdants.
00:53:39Scène d'humiliation
00:53:40à la limite
00:53:41de la violence physique
00:53:42contre des élus
00:53:42de droite
00:53:43comme de gauche
00:53:43qui disent
00:53:44la transformation
00:53:44de notre démocratie
00:53:49est prononcée
00:53:51affrontement communautaire.
00:53:52Effectivement,
00:53:53Yves Damécourt,
00:53:54ces images
00:53:54sont terrifiantes.
00:53:55Oui,
00:53:56c'est des images
00:53:56terrifiantes.
00:53:58Il y a toujours
00:53:58des moments
00:53:59un peu violents
00:53:59dans une campagne.
00:54:00Je me souviens
00:54:01d'un article
00:54:01de Sud-Ouest
00:54:02qui disait
00:54:02la chasse à Damécourt
00:54:03est ouverte,
00:54:04lancée par le président
00:54:05du conseil général.
00:54:06Un opposant
00:54:07qui avait fait une lettre
00:54:08en disant
00:54:08l'aristocratie
00:54:09à la guillotine
00:54:09à Saïra
00:54:10alors que je suis aristocrate.
00:54:12C'est assez violent.
00:54:14Mais un maire,
00:54:15c'est trois choses.
00:54:16C'est d'abord
00:54:16le représentant des habitants,
00:54:18c'est le président
00:54:20du conseil municipal
00:54:21et c'est aussi
00:54:22le représentant
00:54:23de la République
00:54:23dans sa ville.
00:54:24Et donc,
00:54:25quand on eut
00:54:25un maire
00:54:26toujours en exercice,
00:54:28c'est puni par la loi.
00:54:30Et donc,
00:54:30j'espère que
00:54:30toutes ces images
00:54:31sont aujourd'hui captées,
00:54:33que des plaintes
00:54:33vont être déposées,
00:54:34que ces gens
00:54:35seront confondus
00:54:36et que derrière,
00:54:37il y aura des suites
00:54:38et qu'il y aura
00:54:38une jurisprudence
00:54:39et que l'éducation
00:54:40qui n'a pas été faite avant,
00:54:41j'espère qu'elle va être faite
00:54:42maintenant
00:54:43au nom de la République.
00:54:44On va en reparler.
00:54:460826 300 300,
00:54:47ces scènes de violence
00:54:48à la limite
00:54:49de la haine,
00:54:50ce sont des scènes
00:54:52qui sont inadmissibles
00:54:54en démocratie.
00:54:55On a entendu
00:54:57la mère
00:54:57sortante de gauche
00:54:58Hélène Geoffroy
00:54:59à Vaud-en-Velin
00:55:00dans l'agglomération
00:55:02lyonnaise
00:55:02qui a été
00:55:04insultée,
00:55:05malmenée.
00:55:05Allez,
00:55:05sors de là,
00:55:06arrache ta mère,
00:55:07tu nous as trop fait
00:55:08la misère,
00:55:08tire-toi de là,
00:55:09dégage.
00:55:10C'est indigne,
00:55:11absolument indigne.
00:55:12A tout de suite.
00:55:14Sud Radio,
00:55:15Valérie Expert.
00:55:16Alors,
00:55:17nous parlons de ces violences
00:55:18auxquelles on a assisté,
00:55:20de ces insultes,
00:55:21des insultes,
00:55:22mais à la limite
00:55:22de la violence.
00:55:24Alors,
00:55:24c'est vrai qu'un auditeur
00:55:25nous fait remarquer
00:55:25qu'à Arcachon aussi,
00:55:26on a assisté
00:55:27à un épisode
00:55:28assez violent
00:55:28entre le maire sortant
00:55:30et un autre candidat.
00:55:33Néanmoins,
00:55:34là,
00:55:34c'est la population
00:55:35qui exfiltre
00:55:36les maires,
00:55:38des maires injuriées,
00:55:39humiliées,
00:55:40après leur défaite.
00:55:41Philippe Coy,
00:55:42vous vouliez réagir ?
00:55:43Réagir,
00:55:44parce qu'en définitive,
00:55:45en étant commerçant
00:55:46de proximité,
00:55:47on voit cette société
00:55:48et on voit la tension
00:55:49qu'il y a dans la société
00:55:50au quotidien.
00:55:51Je veux dire,
00:55:51mon commerce,
00:55:52c'est un commerce
00:55:53qui accueille des concitoyens,
00:55:55des clients,
00:55:55et on voit déjà
00:55:56qu'il y a des relations
00:55:58de plus en plus difficiles
00:56:00entre concitoyens
00:56:01et avec nous
00:56:02dans nos commerces.
00:56:03Je suis malheureusement
00:56:04peu étonné
00:56:05de ces réactions,
00:56:06je les condamne,
00:56:07mais je m'interroge
00:56:09pour savoir
00:56:09si notre démocratie
00:56:10n'est pas en danger
00:56:11parce que la démocratie,
00:56:13ce bel outil
00:56:14que nous avons
00:56:15pour débattre,
00:56:16c'est pour débattre
00:56:17d'idées.
00:56:18On ne peut
00:56:18ne pas être d'accord
00:56:19et c'est ça
00:56:20la noblesse du débat.
00:56:21Mais aujourd'hui,
00:56:22vous êtes face
00:56:23à l'invective,
00:56:24face à la menace,
00:56:25face à l'inquisition
00:56:26des autres
00:56:26quand vous n'avez pas
00:56:27les mêmes idées
00:56:28que votre adversaire
00:56:29ou toute une communauté.
00:56:31Et je m'interroge
00:56:32sur l'avenir
00:56:33de nos débats publics,
00:56:35de cette démocratie,
00:56:36quelle place
00:56:36va-t-elle pouvoir tenir
00:56:37si vous êtes intimidés,
00:56:39on a déjà dit
00:56:40à l'antenne
00:56:41qu'il manquait
00:56:42de candidats
00:56:43dans certaines communes,
00:56:44dans des petites communes,
00:56:45certes,
00:56:46mais comment
00:56:46en 2032,
00:56:49il faudra avoir
00:56:50le courage
00:56:50de s'engager
00:56:51si,
00:56:52quand vous n'avez
00:56:53pas les idées
00:56:54que certains veulent
00:56:55que vous ayez,
00:56:56vous soyez intimidés.
00:56:58Je crois qu'on est
00:56:59en train d'abîmer
00:56:59la démocratie,
00:57:01de bordéliser,
00:57:02ça a été dit,
00:57:03et ça m'inquiète
00:57:04quelque part
00:57:05parce qu'on a besoin
00:57:06de ce débat
00:57:06et de cette respiration
00:57:08démocratique.
00:57:08Oui,
00:57:09tout à fait,
00:57:10oui,
00:57:10peut-être juste
00:57:11parce que
00:57:11dans le mandat
00:57:12qui s'est écoulé,
00:57:14la loi s'est durcie
00:57:15d'ailleurs et tant mieux,
00:57:16les instructions
00:57:17données aux procureurs
00:57:17pour mieux sanctionner
00:57:18les agressions
00:57:19vers les élus.
00:57:20Bon,
00:57:20j'ai toujours dit
00:57:21à ce micro
00:57:21qu'il ne faut pas
00:57:22que les élus
00:57:23se payent sans cesse,
00:57:23ils ont accepté
00:57:24de prendre des responsabilités
00:57:25donc ils ont parfois
00:57:26l'occasion
00:57:27de se voir confrontés
00:57:28à une certaine hostilité.
00:57:29Là où il y a dérapage,
00:57:30c'est s'il y a menace
00:57:31et évidemment
00:57:32voie de fait.
00:57:33Mais néanmoins,
00:57:33on a quand même vu monter
00:57:34ce phénomène
00:57:35ces dernières années.
00:57:36Nous avons sans doute
00:57:37vécu
00:57:38la campagne des municipales
00:57:39la plus dure
00:57:40depuis très longtemps
00:57:42en termes de violence,
00:57:44de pression,
00:57:45de fake,
00:57:46etc.
00:57:46On disait en antenne
00:57:47tout à l'heure
00:57:47que les réseaux sociaux
00:57:48n'y sont pas pour rien.
00:57:49C'est-à-dire qu'ils ont
00:57:50été actionnés
00:57:51comme jamais
00:57:52dans cette campagne électorale.
00:57:53Alors je trouve
00:57:54que ça peut être
00:57:54une bonne chose
00:57:54pour apporter
00:57:55de l'information positive
00:57:56mais quand c'est
00:57:57pour propager
00:57:58des rumeurs
00:57:58ou développer
00:57:59des hashtags
00:58:00qui sont parfois
00:58:01très très durs
00:58:02à l'endroit
00:58:03des personnes
00:58:04et pas des projets,
00:58:05ça devient
00:58:06absolument détestable.
00:58:07Encore une fois,
00:58:08je ne veux pas du tout
00:58:08jouer les pleureuses
00:58:09parce que ce n'est pas mon genre
00:58:10mais quand vous avez
00:58:11un hashtag
00:58:11plâtrès dégage,
00:58:13c'était inimaginable
00:58:14dans une campagne
00:58:15il y a encore
00:58:15un mandat ou deux.
00:58:16Maintenant,
00:58:17c'est le lot commun.
00:58:18Donc je crois
00:58:18que le responsable,
00:58:20le grand responsable
00:58:21de ça
00:58:21dans le paysage,
00:58:22ça ne veut pas dire
00:58:23qu'il n'y a pas d'exception
00:58:25dans tous les partis politiques.
00:58:26Le grand responsable
00:58:27c'est LFI.
00:58:28C'est penser.
00:58:29C'est-à-dire que
00:58:29cette violence
00:58:30dans la politique
00:58:31est un moyen
00:58:32d'action
00:58:32et de conquête
00:58:33du pouvoir,
00:58:34de radicalisation
00:58:34des électorats
00:58:35qui dans certains contextes
00:58:37et vous venez de citer
00:58:38les communes
00:58:39de cette banlieue
00:58:40maintenant,
00:58:40cette ceinture
00:58:41qui est peut-être rouge
00:58:42mais qui est surtout woke
00:58:44et racisée
00:58:45puisque c'est le mot
00:58:45qu'elle emploie
00:58:46y compris
00:58:46que la grande égérie
00:58:48Rima Assad
00:58:48emploie régulièrement
00:58:49pour saluer
00:58:50ces mères de couleur
00:58:51qui arrivent aujourd'hui.
00:58:52Eh bien,
00:58:52cette ceinture-là
00:58:53elle est née aussi
00:58:54de ce phénomène-là.
00:58:55C'est-à-dire que
00:58:56LFI a pensé la violence,
00:58:58a pensé,
00:58:59vous l'avez dit tout à l'heure,
00:59:01pour arriver à atomiser
00:59:03en réalité des oppositions
00:59:04et être plus certain
00:59:05en radicalisant l'électorat,
00:59:07en démobilisant l'autre
00:59:08d'arriver à ces fins
00:59:09de conquête électorale.
00:59:11Donc nous vivons
00:59:11en réalité
00:59:12grandeur nature
00:59:13une stratégie électorale
00:59:15qui a fonctionné
00:59:16dans un certain nombre de villes
00:59:17mais qui a rejailli
00:59:18dans tout le paysage institutionnel
00:59:19avec de la violence
00:59:20mais véritablement
00:59:21comme on n'avait jamais connu
00:59:22auparavant
00:59:23dans une campagne municipale.
00:59:24Gilles Gansman ?
00:59:24Est-ce que les hommes politiques
00:59:26ne sont pas responsables
00:59:27de laisser faire ?
00:59:28Est-ce que lorsque vous avez
00:59:29des insultes
00:59:30ou de la diffamation
00:59:31sur les réseaux sociaux,
00:59:34est-ce que vous attaquez ?
00:59:35Est-ce que vous montrez
00:59:37que vous êtes contre ça ?
00:59:39On a l'impression
00:59:40que quoi qu'il se passe
00:59:41à l'Assemblée,
00:59:42quoi que fasse LFI,
00:59:44on les laisse faire.
00:59:45Vous n'avez pas tort.
00:59:46C'est-à-dire que
00:59:49je peux m'en accuser moi-même,
00:59:50on a laissé passer
00:59:51des propos
00:59:52qui auraient pu être
00:59:53judiciarisés
00:59:53pendant la campagne.
00:59:54Parce que,
00:59:55je vous parle du cas de Chalon
00:59:56en l'occurrence,
00:59:57parce qu'on a estimé
00:59:58qu'on avait mieux à faire
00:59:59que de se lancer
00:59:59dans un combat judiciaire
01:00:00et que du coup,
01:00:01on allait aussi donner
01:00:02du gras à moudre
01:00:03à l'adversaire,
01:00:03c'est-à-dire en reprenant
01:00:04ces arguments
01:00:05pour s'en défendre.
01:00:06En fait,
01:00:06j'ai juste donné
01:00:07quand même satisfaction
01:00:09à mes troupes
01:00:09qui s'en sont pris
01:00:10plein la figure,
01:00:10notamment de la part
01:00:12de ce parti
01:00:12pendant l'élection municipale
01:00:13lors du dernier meeting
01:00:15en dénonçant
01:00:15ce qui s'était passé.
01:00:16Mais j'aurais pu le faire
01:00:17avant, effectivement,
01:00:18parce qu'on est dedans,
01:00:19parce que la campagne
01:00:19dure grosso modo
01:00:20six semaines
01:00:21et qu'on a laissé passer.
01:00:22Mais vous avez sans doute
01:00:23raison sur le long terme,
01:00:25laisser passer
01:00:25c'est aussi sans doute
01:00:26encourager.
01:00:27C'est-à-dire,
01:00:27je souhaite bien du plaisir
01:00:28aux juges
01:00:29si tous les élus
01:00:30et candidats
01:00:31qui ont été insultés
01:00:32dans cette campagne
01:00:33avaient dû saisir la justice,
01:00:35je pense qu'on a eu
01:00:36du contentieux
01:00:36et de l'engorgement judiciaire
01:00:38pour un bon moment.
01:00:39Mais c'est une réalité.
01:00:41Parfois,
01:00:41on laisse faire
01:00:42parce qu'on se concentre
01:00:43sur nos propres thèmes
01:00:44et on décide
01:00:45en tout cas
01:00:46de ne pas se laisser
01:00:47enchaîner
01:00:48par une revanche judiciaire.
01:00:49Mais à long terme,
01:00:51c'est sans doute
01:00:51une mauvaise pratique.
01:00:52Oui, certainement.
01:00:54La violence
01:00:55que vous déclarez,
01:00:56M. le maire,
01:00:57on l'a ressenti,
01:00:58on l'a souvent commenté
01:00:59ici à l'antenne
01:01:00parce que,
01:01:01n'oublions pas,
01:01:02c'était le dernier rendez-vous,
01:01:03grand rendez-vous électoral
01:01:04avant 2027.
01:01:06Et cette formation politique
01:01:07et bien d'autres
01:01:08s'en sont servies
01:01:08de tribunes.
01:01:10En galvaudant
01:01:11le sens
01:01:12de cette élection,
01:01:13en allant au-delà
01:01:14de l'intérêt municipal
01:01:16et des concitoyens,
01:01:17du bien-être
01:01:17qu'un maire doit avoir
01:01:19dans sa commune,
01:01:21ils ont voulu déjà,
01:01:22et vous le dites très bien
01:01:23avec vos mots,
01:01:24se servir
01:01:25de ce rendez-vous électoral
01:01:26pour préparer
01:01:27ce qui doit nous attendre
01:01:29dans 15 mois.
01:01:30Et je suis inquiet
01:01:31de voir déjà
01:01:32la puissance,
01:01:33l'intensité
01:01:33qui a été donnée
01:01:34au débat démocratique
01:01:35et politique,
01:01:36la violence
01:01:37que vous venez
01:01:38de décrire
01:01:39parce que nous avons
01:01:41un vrai besoin
01:01:41de sujets de fond,
01:01:43de qualité
01:01:43et forcément,
01:01:45quand vous bordélisez,
01:01:47et vous avez bien fait
01:01:48certainement
01:01:49de ne pas répondre
01:01:49aux injures
01:01:50parce qu'en définitive,
01:01:51ils ne cherchent
01:01:52qu'à vous mettre
01:01:52dans les cordes
01:01:53pour justement récupérer
01:01:55et se victimiser
01:01:56eux-mêmes à leur tour.
01:01:57Alors,
01:01:58communiqué de presse
01:01:59de la France insoumise
01:02:00de Seine-Saint-Denis
01:02:02qui assume totalement
01:02:03en disant
01:02:04cette forte progression
01:02:06de la France insoumise
01:02:07consacre le succès
01:02:08de notre stratégie
01:02:09Nouvelle France.
01:02:11Je ne sais pas
01:02:11ce que c'est que
01:02:11la Nouvelle France
01:02:12qui depuis 2017
01:02:13nous conduit à mobiliser
01:02:14et impliquer
01:02:14des quartiers populaires
01:02:15dans nos campagnes
01:02:16ou en alliance
01:02:17avec des mouvements citoyens
01:02:18comme Seine-Saint-Denis
01:02:19au cœur.
01:02:20Nous saluons dans ce cadre
01:02:21la victoire
01:02:22de Demba Traoré
01:02:23au Blanc-Ménil
01:02:23qui a permis de battre
01:02:24la droite mafieuse
01:02:26la droite mafieuse
01:02:27c'est un communiqué
01:02:29aisémouriste
01:02:29de notre département
01:02:30mais aussi
01:02:31celle de l'écologiste
01:02:32Édouard Denoël
01:02:33à Bagnolet
01:02:35c'est ce communiqué
01:02:37d'une violence
01:02:38absolue aussi
01:02:39ce succès
01:02:39annonce d'autres
01:02:41annoncent d'autres
01:02:41sur notre département
01:02:42qui seront autant
01:02:43de leviers
01:02:43pour des succès
01:02:45à l'échelle nationale
01:02:46et l'implantation durable
01:02:47en Seine-Saint-Denis.
01:02:48Juste,
01:02:48simplement pour réagir
01:02:49sur le Blanc-Ménil
01:02:50moi je pense que
01:02:51vous auriez dû réagir
01:02:52d'abord pour commencer
01:02:53sur les attaques
01:02:54que vous avez eues
01:02:55vous auriez dû réagir
01:02:56c'est comme le patron
01:02:57de votre parti
01:02:58Bruno Retailleau
01:02:58C'est plus le mien
01:02:59je l'ai quitté
01:03:00depuis 18 mois
01:03:00mais voilà
01:03:01j'en pense pas forcément
01:03:03du mal
01:03:03mais en tout cas
01:03:04en tout cas c'est comme
01:03:05le patron des républicains
01:03:06qui dit que pour lui
01:03:07la France Insoumise
01:03:08sort de l'arc républicain
01:03:09mais qui accepte
01:03:09de débattre avec eux
01:03:10je veux dire il y a 20 ans
01:03:11quand on disait
01:03:12que le Rassemblement National
01:03:13sortait de l'arc républicain
01:03:14on a été cohérents
01:03:15on n'allait pas débattre
01:03:16le Front National
01:03:16on n'allait pas débattre avec eux
01:03:17mais je ne dis pas
01:03:18qu'il ne faut pas le faire
01:03:18je dis simplement
01:03:19qu'il faut avoir
01:03:20la cohérence de ses propos
01:03:21si on considère
01:03:22qu'un parti
01:03:22comme la France Insoumise
01:03:24sort de l'arc républicain
01:03:25quand on a un respect
01:03:26de la politique
01:03:26on ne va pas débattre avec eux
01:03:28et je pense que
01:03:28vous auriez dû réagir
01:03:29parce que
01:03:30vous n'avez pas à être insulté
01:03:31vous n'avez pas à être déconcidéré
01:03:33vous n'avez pas tort
01:03:34je ne peux pas vous donner tort
01:03:36sur ce que vous dites là
01:03:37je vous dis simplement
01:03:37qu'on l'a fait
01:03:38pour ne pas donner
01:03:39davantage de prise
01:03:40à ce sujet
01:03:41dans la campagne
01:03:41et ne pas la polluer
01:03:42pour rester sur des thèmes
01:03:43qui étaient des thèmes positifs
01:03:44pour notre ville
01:03:45mais sur le fond
01:03:46vous avez quand même raison
01:03:46je ne peux pas vous donner tort
01:03:47sauf qu'il n'y a plus de limites
01:03:48il n'y a plus de limites
01:03:49et demain c'est la violence
01:03:50il ne s'arrête pas
01:03:51et par rapport au Blanc-Ménil
01:03:52simplement pour réagir
01:03:54le maire qui a perdu
01:03:55et qui proclame ses résultats
01:03:56et qui sort sous les sifflets
01:03:57il dit quand même
01:03:58qu'il n'a pas fait campagne
01:03:59au second tour
01:04:00il dit qu'il pensait
01:04:02qu'il avait gagné
01:04:02et il le regrette
01:04:03et je pense qu'en fait
01:04:04la politique aujourd'hui
01:04:06est devenue
01:04:06en tout cas au niveau local
01:04:08peut-être quelque chose
01:04:09de trop facile
01:04:09pour certains maires
01:04:13qu'ils ont pensé
01:04:14qu'ils avaient gagné
01:04:14trop vite
01:04:15et ils le regrettent
01:04:16ce maire du Blanc-Ménil
01:04:17ils perdent 1%
01:04:181,5%
01:04:19c'est rien
01:04:19c'est 400 voix
01:04:20je crois au Blanc-Ménil
01:04:22il aurait dû faire campagne
01:04:23et il aurait gagné
01:04:24et je pense que ça
01:04:25par contre
01:04:26c'est un manque de respect
01:04:27envers les électeurs
01:04:28et envers les habitants
01:04:29de constater
01:04:30après le second tour
01:04:31que certains maires
01:04:32n'aient pas fait campagne
01:04:33certains extremaires
01:04:34n'aient pas fait campagne
01:04:34Mais Valérie
01:04:35dans le communiqué
01:04:36que vous avez lu
01:04:37le communiqué
01:04:37de la France Insoumise
01:04:38moi je vois très clairement
01:04:39en fait deux conceptions
01:04:40de la politique
01:04:41et pour le coup
01:04:42LFI assume totalement
01:04:43vous savez
01:04:45pardonnez-moi
01:04:45je vais peut-être choquer
01:04:46certains
01:04:46mais les dictateurs
01:04:48agissent toujours
01:04:49et disent toujours
01:04:49à ciel ouvert
01:04:50ce qu'ils veulent faire
01:04:51je crois qu'il y a une tendance
01:04:52dictatoriale dans ce parti
01:04:53mais surtout
01:04:54on a depuis 200 ans
01:04:55essayé
01:04:56peu ou prou
01:04:57avec difficulté
01:04:57de consolider
01:04:59l'unité de la République française
01:05:01l'unité de la nation
01:05:02c'était un objectif
01:05:03que des partis politiques
01:05:05partageaient très largement
01:05:06aujourd'hui
01:05:06LFI fait le chemin inverse
01:05:08c'est-à-dire
01:05:08il est dans une logique
01:05:09séparatiste
01:05:10il ne cherche pas
01:05:11à unir la population
01:05:12il cherche à assurer
01:05:13la domination
01:05:14d'une fraction
01:05:15de la population
01:05:15qu'il représente
01:05:16et à qui il permet
01:05:18d'accéder au pouvoir
01:05:19et l'écrasement
01:05:20de l'autre
01:05:20et symboliquement
01:05:22l'écrasement de l'autre
01:05:22ça commence
01:05:23par virer les maires
01:05:24qui ont été battus
01:05:26de leur propre
01:05:27hôtel de ville
01:05:27donc on est dans une logique
01:05:29totalement séparatiste
01:05:30aujourd'hui
01:05:30ce parti est un parti séparatiste
01:05:32comme l'avait été
01:05:33du temps de la gloire
01:05:35de l'Union soviétique
01:05:36le parti communiste français
01:05:37c'est-à-dire
01:05:38dans les années 50-60
01:05:39on était dans une logique séparatiste
01:05:41c'est exactement
01:05:42ce qu'elle est en train
01:05:43de refaire
01:05:43et ça fonctionne
01:05:45on le voit bien
01:05:45et d'ailleurs
01:05:46c'est pas étonnant
01:05:47si c'est quand même
01:05:47la même ceinture
01:05:49autour de Paris
01:05:49qui tombe la première
01:05:50donc on n'est pas sortis
01:05:52de l'auberge
01:05:52et je le dis bien
01:05:53moi je pense aux habitants
01:05:54qui sont
01:05:55pour 6 ans
01:05:56ou 7 ans
01:05:57s'il y a prolongation
01:05:58du mandat municipal
01:05:59qui sont condamnés
01:06:00à subir aujourd'hui
01:06:01des pressions telles
01:06:04par les nouveaux maîtres
01:06:05des lieux
01:06:05je pense que ça va être
01:06:06particulièrement violent pour eux
01:06:07on se retrouve
01:06:09dans un instant
01:06:10avec vous
01:06:11on va parler
01:06:11de ce qui s'est passé
01:06:13à Chalon
01:06:14en particulier
01:06:15avec ses coups de boutoir
01:06:17pour essayer
01:06:18d'entamer
01:06:19la laïcité
01:06:20on va revenir
01:06:22également
01:06:23on va parler
01:06:24de nos agriculteurs
01:06:25avec vous
01:06:25avec encore une aberration
01:06:26Yves Damécourt
01:06:27à tout de suite
01:06:35Mettons-nous d'accord
01:06:36et vous avez
01:06:36des coups de projecteur
01:06:39sur certains sujets
01:06:40Yves Damécourt
01:06:41avec vous
01:06:41on va parler
01:06:41de nos agriculteurs
01:06:43Gilles Platron
01:06:44va continuer avec vous
01:06:45et on l'a évoqué
01:06:47la semaine dernière
01:06:48avec
01:06:49donc cette volonté
01:06:51de certains élus
01:06:52de votre conseil municipal
01:06:53de venir au conseil municipal
01:06:55avec un voile
01:06:56moi je pensais
01:06:57que c'était interdit
01:06:58dans l'espace
01:07:00public
01:07:00enfin dans la fonction
01:07:02publique
01:07:02dans les mairies
01:07:03et autres
01:07:03de porter un voile
01:07:05et bien jusqu'à présent
01:07:06ça ne l'était pas
01:07:07en réalité
01:07:08pour refaire rapidement
01:07:09le film
01:07:09le 14 janvier dernier
01:07:10j'avais proposé
01:07:11au conseil municipal
01:07:12de Chalon
01:07:12parce que je sentais
01:07:13venir les choses
01:07:14et la poussée
01:07:15d'un certain nombre
01:07:16d'éléments communautaristes
01:07:17qui risquaient
01:07:18de faire leur entrée
01:07:19au conseil municipal
01:07:19j'avais proposé
01:07:20de changer le règlement
01:07:21de notre conseil municipal
01:07:22qui jusqu'à présent
01:07:23n'avait pas du tout
01:07:24abordé la question
01:07:24de la tenue vestimentaire
01:07:26des élus
01:07:26et pour ça
01:07:27on s'était appuyé
01:07:28sur le règlement
01:07:28de l'Assemblée nationale
01:07:29qui est assez bien fait
01:07:30et qui dit
01:07:30qu'un élu ne peut pas
01:07:32par son habit
01:07:34à la fois défendre
01:07:35une religion
01:07:37défendre un parti politique
01:07:38défendre une marque
01:07:39ou un logo commercial
01:07:40donc c'était plutôt
01:07:41une neutralité
01:07:42très large d'ailleurs
01:07:43qui était posée
01:07:44par le règlement
01:07:44de l'Assemblée nationale
01:07:45et ça n'a pas manqué
01:07:46donc j'ai à l'essieu
01:07:48des élections municipales
01:07:49à Châlons
01:07:49du 15 mars
01:07:50au premier tour
01:07:51donc nous avons
01:07:51deux élus
01:07:52de la liste et les filles
01:07:53dont la numéro 2
01:07:54qui est une femme
01:07:56qui porte le voile
01:07:57qui appartient par ailleurs
01:07:58à une organisation
01:07:59qui s'appelle
01:07:59Libawat
01:08:00qui est affiliée
01:08:01à l'Alliance citoyenne
01:08:02de Grenoble
01:08:03donc on n'est pas très loin
01:08:04des mouvances fréristes
01:08:05ça a été établi par ailleurs
01:08:07et qui donc dit
01:08:08écoutez moi
01:08:08je suis privé
01:08:09par la décision
01:08:10du maire
01:08:11et du conseil municipal
01:08:12de siéger
01:08:12puisque je ne veux pas
01:08:13retirer mon voile
01:08:14donc j'attaque
01:08:15j'attaque ce règlement
01:08:16et donc elle attaque
01:08:17en référé liberté
01:08:18auprès du juge administratif
01:08:20de Dijon
01:08:20et là
01:08:20le juge administratif
01:08:22de Dijon
01:08:22dit la chose suivante
01:08:23donc nous on explique
01:08:24comme vous le dites
01:08:25très bien Valérie
01:08:25ça paraît assez anuré
01:08:26de penser
01:08:27qu'un conseil municipal
01:08:28doit être neutre
01:08:29en tout cas que les tenues
01:08:30d'ailleurs on doit voter
01:08:31on n'a pas le droit
01:08:32d'enfreindre les lois
01:08:33de la laissité
01:08:33dans nos décisions
01:08:34donc par conséquent
01:08:35dans nos tenues vestimentaires
01:08:36on devrait
01:08:36ça devrait être naturel
01:08:37de les respecter
01:08:38et là le juge
01:08:39a rendu une décision
01:08:41une ordonnance
01:08:41donc on est sur un référé liberté
01:08:43qui dit la chose suivante
01:08:44depuis le mois de décembre
01:08:46de l'année dernière
01:08:47donc c'est tout récent
01:08:48la loi a changé
01:08:49on a instauré
01:08:51au sein du
01:08:52code général
01:08:52des collectivités territoriales
01:08:54qui régissent nos communes
01:08:55et nos élus
01:08:56une charte de l'élu local
01:08:57qui précise que l'élu
01:08:59doit respecter
01:09:00le principe de la république
01:09:01liberté, égalité, fraternité
01:09:03mais aussi
01:09:04la laïcité
01:09:05et donc le juge
01:09:07reconnaît au conseil municipal
01:09:08le caractère
01:09:09d'un organe
01:09:11d'une autorité administrative
01:09:12de la république
01:09:13à ce titre soumis
01:09:14à la neutralité
01:09:15de la puissance publique
01:09:16donc il nous donne raison
01:09:18et donc
01:09:19il empêche
01:09:20que notre règlement
01:09:21soit cassé
01:09:22et il le conforte
01:09:23alors
01:09:24ce n'est que le début
01:09:25du combat judiciaire
01:09:26l'élu en question
01:09:27nous avons installé
01:09:29le conseil municipal
01:09:30samedi dernier
01:09:30l'élu en question
01:09:32n'a pas voulu siéger
01:09:33en estimant que
01:09:34finalement son voile
01:09:35était plus important
01:09:36que sa commune
01:09:37c'est un choix
01:09:37sa religion
01:09:38avant Chalon
01:09:39elle n'est pas venue siéger
01:09:41elle attend
01:09:41les décisions de justice
01:09:42donc la décision
01:09:44a été attaquée
01:09:44cette fois-ci
01:09:45sur le fond
01:09:45par les mêmes
01:09:46donc on attendra
01:09:47dans quelques semaines
01:09:48dans quelques mois
01:09:48que le juge se penche
01:09:50mais ce qui est très important
01:09:51si vous voulez
01:09:51et c'est vraiment pour ça
01:09:52que cette jurisprudence
01:09:53peut aujourd'hui
01:09:54concerner la France entière
01:09:56c'est que c'est la première fois
01:09:57donc sur l'action
01:09:59que nous avons menée
01:09:59nous à Chalon
01:10:00c'est la première fois
01:10:01qu'un juge dit
01:10:02vous ne pouvez pas
01:10:03venir au conseil municipal
01:10:05avec un signe religieux
01:10:07ostentatoire
01:10:07avec une marque
01:10:10commerciale
01:10:10ou quelle qu'elle soit
01:10:12d'ailleurs je vais juste citer
01:10:13parce que j'ai appris ça
01:10:14avec beaucoup de satisfaction
01:10:15dans
01:10:16vous savez que la Bourgogne
01:10:17ma chère Bourgogne
01:10:18il y a le berceau
01:10:19de l'ordre cistercien
01:10:20et à Citeau
01:10:21il y a une commune
01:10:22qui contient
01:10:23l'abbaye de Citeau
01:10:24et dans cette commune
01:10:25un moine a été élu
01:10:27parce que
01:10:28c'est normal
01:10:29il participe à la vie municipale
01:10:30ce moine a déclaré
01:10:31cette semaine
01:10:32qu'il viendrait au conseil municipal
01:10:34en jean et en basket
01:10:35il tomberait donc
01:10:36la robe monastique
01:10:37parce que justement
01:10:38il voulait rester
01:10:39dans une approche
01:10:40qui est une approche
01:10:41séculière
01:10:41quand il siège au conseil municipal
01:10:43il n'est pas là
01:10:43comme religieux
01:10:44il est là comme citoyen
01:10:45même s'il porte avec lui
01:10:46son histoire
01:10:47et forcément
01:10:48le monastère
01:10:49auquel il appartient
01:10:50mais il respecte ça
01:10:51donc je pense que
01:10:52c'est un travail
01:10:53qui doit être fait
01:10:54et nous avons ouvert
01:10:55la voie à Chalon
01:10:56vous savez que c'est une commune
01:10:57pour laquelle
01:10:57nous avons toujours insisté
01:10:59sur les questions de laïcité
01:11:00et d'unité de la nation
01:11:01le juge aujourd'hui
01:11:03nous donne raison
01:11:03le combat n'est pas terminé
01:11:05parce qu'il y aura appel
01:11:06il y aura d'autres instances
01:11:07mais nous tiendrons ferme
01:11:08on ne peut pas aujourd'hui
01:11:09ouvrir nos conseils municipaux
01:11:10aux communautaristes
01:11:12qu'ils soient islamistes
01:11:13ou autres
01:11:13nous avons besoin
01:11:14d'être exemplaires
01:11:15la commune c'est celle
01:11:16qui crée du commun
01:11:17c'est celle
01:11:18où on se retrouve
01:11:19indépendamment de nos différences
01:11:20on n'y vient pas représenter
01:11:21ni nos religions
01:11:22ni nos partis politiques
01:11:23ni nos marques
01:11:24aux intérêts privés
01:11:25on vient représenter
01:11:26la population
01:11:27c'est exactement le sens
01:11:28de nos décisions
01:11:29et de la décision du juge
01:11:30elle a fait campagne
01:11:30avec le voile
01:11:31oui bien sûr
01:11:33elle a fait campagne
01:11:34avec le voile
01:11:34ce qui est terrible
01:11:35dans cette liste
01:11:36je le dis
01:11:36parce que ça s'est passé
01:11:37partout ailleurs
01:11:38il y a 5 femmes musulmanes
01:11:40qui étaient sur cette liste
01:11:41les 5 étaient voilées
01:11:43donc quel espoir
01:11:44on donne
01:11:45à ces femmes musulmanes
01:11:47sincères
01:11:47qui voudraient
01:11:48ne pas porter le voile
01:11:49vous savez
01:11:50il y a quand même
01:11:50il faut quand même
01:11:51qu'on se dise aussi les choses
01:11:53il y a une fraction
01:11:54heureusement
01:11:55de l'opinion musulmane
01:11:56qui n'est pas islamiste
01:11:58qui ne veut pas
01:11:59que la charia
01:12:00devienne la loi de la république
01:12:01il y a aussi des femmes
01:12:02qui voudraient
01:12:03pouvoir sortir tête nue
01:12:04tout en pratiquant
01:12:05leur religion
01:12:06sans être insultées
01:12:07constamment
01:12:07avec une police du voile
01:12:08dans le bas des cages d'escalier
01:12:10dans nos quartiers
01:12:11donc
01:12:11toutes les femmes voilées
01:12:13ne sont pas non plus islamistes
01:12:15pardon
01:12:15toutes les femmes voilées
01:12:16ne sont pas des islamistes
01:12:18je dis simplement
01:12:18qu'elles répondent
01:12:19mais elles répondent
01:12:20à une pression
01:12:20elles répondent surtout
01:12:21à des pressions
01:12:22d'un ordre patriarcal
01:12:24qui lui
01:12:24est largement islamiste
01:12:26est-ce que vous êtes
01:12:27à la merci aussi
01:12:27d'une interprétation
01:12:28de la justice
01:12:29est-ce que la loi est claire
01:12:31est-ce que la loi est claire
01:12:32ou pas sur les sujets
01:12:33j'ai eu des contacts
01:12:34et ça c'est plutôt intéressant
01:12:35j'ai eu des contacts
01:12:36à l'issue de cette ordonnance
01:12:38du juge
01:12:38avec un certain nombre
01:12:40de parlementaires
01:12:40qui sont revenus vers moi
01:12:41et qui sembleraient
01:12:44décider à bouger un peu
01:12:45je pense notamment
01:12:46à une sénatrice
01:12:47absolument exemplaire
01:12:47Jacqueline Sache-Brineau
01:12:49ancien maire de Saint-Grassien
01:12:50qui connaît très bien
01:12:51ce que c'est que la lutte
01:12:51contre les islamistes
01:12:52et qui est en train
01:12:54de travailler
01:12:54de réfléchir en tout cas
01:12:55a par la loi
01:12:57une obligation de neutralité
01:12:58dans les tenues
01:12:59de tous les élus
01:13:00quels qu'ils soient
01:13:00je pense qu'elle serait
01:13:01une avancée fabuleuse
01:13:03et si ça peut venir du Sénat
01:13:04là aussi ça serait assez logique
01:13:05que ça parte de là
01:13:06on verra ce que l'Assemblée nationale
01:13:07en fera
01:13:07mais en tout cas
01:13:08nous avons besoin
01:13:09aujourd'hui de réaffirmer
01:13:10ces principes
01:13:10nous avons besoin
01:13:11de préserver des espaces
01:13:13où on se retrouve
01:13:14comme citoyen
01:13:15comme être humain
01:13:16avant d'être
01:13:17des êtres religieux
01:13:18bien sûr
01:13:18je vois le tweet
01:13:20aussi de Verlaine
01:13:22qui est un éditorialiste
01:13:24politique
01:13:25qui dit
01:13:25rappelez qu'il y a
01:13:26en Ile-de-France
01:13:26beaucoup d'élus
01:13:27qui ont la même couleur
01:13:28de peau que moi
01:13:28lui il est noir
01:13:29qui sont de droite
01:13:30qui bossent
01:13:31sans s'essentialiser
01:13:32sans complaint de victimaire
01:13:34à l'exemple
01:13:34de Roland Cranoli
01:13:36réélu maire de Gagné
01:13:38dès le premier tour
01:13:38avec 73,18%
01:13:40des voix
01:13:41il y a aussi
01:13:42des musulmans
01:13:43qui n'essentialisent pas
01:13:45leur communauté
01:13:48peut-être une réaction
01:13:49je voudrais simplement dire
01:13:51que la charte
01:13:51de l'élu local
01:13:52dont parlait
01:13:53Gilles Platret
01:13:54pour la première fois
01:13:55elle a été élue
01:13:56en début d'installation
01:13:58des maires
01:13:58et des adjoints
01:13:59cette année
01:14:00de manière obligatoire
01:14:01dans les 36 000 communes
01:14:02de France
01:14:02et que donc
01:14:03il y a une logique
01:14:04à ce que le juge
01:14:05ait pris cette décision
01:14:06et donc il faut avancer
01:14:07dans ce sens là
01:14:07moi je suis en train de lire
01:14:09un livre très intéressant
01:14:10de quelqu'un qui vient
01:14:11régulièrement ici
01:14:12à Sud Radio
01:14:12qui s'appelle
01:14:13Fergan Asiari
01:14:14qui s'appelle
01:14:14l'islam contre la modernité
01:14:16et je conseille
01:14:17cette lecture
01:14:17à tous les gens
01:14:18qui se posent des questions
01:14:19sur ce qui se passe actuellement
01:14:20parce qu'on y trouve
01:14:21pas mal de clés
01:14:22pour comprendre
01:14:22ce qui est en train
01:14:23de se passer
01:14:23le mouvement qui est en route
01:14:25et la façon
01:14:26dont un certain nombre
01:14:27de gens sont en train
01:14:27d'influencer
01:14:28ces communautés
01:14:29pour en faire
01:14:30des mouvements politiques
01:14:31très clairement
01:14:32réaction ?
01:14:34Non ?
01:14:34Non je laisse Alex
01:14:35peut-être avoir un mot
01:14:36non mais ça paraît
01:14:38ça paraît tomber sous le sang
01:14:39sauf que ça n'était pas
01:14:41pour moi c'était logique
01:14:42pour moi c'était logique
01:14:43quand on est dans une administration
01:14:44normalement
01:14:45on ne doit pas être voilé
01:14:47donc un conseil municipal
01:14:48est une...
01:14:49Oui mais jusqu'à présent
01:14:50l'interprétation
01:14:51voulait que
01:14:52on n'était pas
01:14:53directement lié
01:14:54à l'autorité administrative
01:14:55c'est pour ça que
01:14:56le code
01:14:57et la charte de l'élu
01:14:58elle est essentielle
01:14:58vous avez raison
01:14:59de rappeler
01:14:59que nous l'avons lu
01:15:01dans tous les conseils municipaux
01:15:02et elle va l'être
01:15:02ce week-end là
01:15:03pour les installations
01:15:04de ceux qui ont été élus
01:15:05au deuxième tour
01:15:05moi j'appelle vraiment
01:15:06tous mes collègues maires
01:15:07et futurs maires de France
01:15:09à s'inspirer
01:15:10du règlement
01:15:11de l'Assemblée Nationale
01:15:11je suis à leur disposition
01:15:12même pour celui de Chalon
01:15:13et la décision de justice
01:15:15on la communiquera volontiers
01:15:16aujourd'hui
01:15:17on a une opportunité
01:15:18de rétablir la laïcité
01:15:19parce que Valérie
01:15:20les choses sont claires
01:15:21dans le mandat précédent
01:15:22vous avez eu plein
01:15:23de signes religieux
01:15:24dans les conseils municipaux
01:15:25et les personnes
01:15:26qu'est-ce que vous allez faire
01:15:27si elles viennent voler ?
01:15:29dans ce cas là
01:15:29j'applique le règlement
01:15:30elle doit quitter la séance
01:15:31le règlement est très clair
01:15:32sur l'observation rigoureuse
01:15:35d'une neutralité
01:15:36de l'ensemble des tenus élus
01:15:37vous savez bien qu'il y a aussi
01:15:37la force doit aller à la loi
01:15:40c'est un rapport de force
01:15:41donc si cette circonstance
01:15:43devait arriver
01:15:43elle n'a pas été le cas
01:15:45samedi dernier
01:15:45mais si elle devait arriver
01:15:46écoutez moi je veux juste
01:15:47rappeler aussi une chose
01:15:49elle est une femme
01:15:50elle est une citoyenne
01:15:51avant d'être une musulmane
01:15:53donc elle a été élue
01:15:54par la population de Chalom
01:15:55certes minoritaire
01:15:56mais elle est élue
01:15:56par la population
01:15:57elle représente la population
01:15:58pas une religion
01:15:59donc si on arrive
01:16:01à un moment donné
01:16:01à comprendre cela
01:16:02je pense que
01:16:03alors ça c'est la morale personnelle
01:16:05de chacun
01:16:05mais en tout cas
01:16:06si on n'arrive pas à le comprendre
01:16:07il faudra simplement
01:16:08que le maire
01:16:09qui est à la police de l'Assemblée
01:16:10fasse respecter le règlement
01:16:11ce que je ferai
01:16:13juste ce que je voulais dire
01:16:14j'étais à peu près
01:16:15comme vous
01:16:16en termes de connaissances
01:16:17Valérie
01:16:17je pensais que c'était
01:16:18tout l'espace public
01:16:19avec la charte Marianne
01:16:21qui s'appliquait
01:16:21et la laïcité
01:16:23et j'ai entendu
01:16:24il y a quelques jours
01:16:25votre première déclaration
01:16:27bien évidemment
01:16:28aujourd'hui
01:16:28vous dites
01:16:29il faudrait que le Sénat
01:16:30s'en saisisse pour là aussi
01:16:32redonner un cadre
01:16:32et que ça soit définitif
01:16:35pour tous les conseils municipaux
01:16:36c'est un lieu de démocratie
01:16:38et un lieu du bien commun
01:16:40et je suis bien d'accord avec vous
01:16:41mais je pose la question
01:16:43que pense l'AMF
01:16:44de votre sujet
01:16:46parce que
01:16:46vous dites
01:16:47le Sénat devrait s'en saisir
01:16:48et comme il y a des élections
01:16:49au mois de septembre
01:16:50ça va être un peu compliqué
01:16:51comme pour le sujet
01:16:52que nous avons abordé
01:16:54en début d'antenne
01:16:54mais l'AMF
01:16:56qui est votre représentation nationale
01:16:59qui doit aussi vous accompagner
01:17:01quelle position prend l'AMF
01:17:02et son président ?
01:17:03Pour le moment
01:17:05alors j'ai un représentant
01:17:06de David Lissnard
01:17:07à côté de moi
01:17:08et donc
01:17:09c'est pour ça
01:17:10que je vais sans doute
01:17:11un peu sévère
01:17:12mais la réponse viendra
01:17:14je trouve que l'AMF
01:17:15est particulièrement tiède
01:17:17sur ces sujets
01:17:17j'avais dénoncé
01:17:19au mois de janvier
01:17:19ici même d'ailleurs
01:17:20dans ce studio
01:17:21le risque des islamistes
01:17:23rentrent dans nos conseils municipaux
01:17:24légalement
01:17:24parce que rien ne les empêchait
01:17:26on a parlé des élus condamnés
01:17:27mais c'est la même chose
01:17:28pour les islamistes
01:17:29dont on sait
01:17:30qu'ils peuvent être dangereux
01:17:31mais on les a laissés rentrer
01:17:31dans nos conseils municipaux
01:17:33silence radio
01:17:34du côté de l'AMF
01:17:35moi j'ai été chargé
01:17:37d'un groupe de travail
01:17:37formé par François Baroin
01:17:39à l'époque
01:17:39en 2015
01:17:40après les attentats
01:17:41sur la laïcité
01:17:41on avait produit
01:17:42en novembre
01:17:43novembre 2015
01:17:44juste après le Bataclan
01:17:45un vademecum
01:17:46pour essayer d'aider les maires
01:17:47qui étaient confrontés
01:17:48au coup de boutoir
01:17:50du communautarisme
01:17:50et de l'islamisme
01:17:51ou d'autres religions d'ailleurs
01:17:52dans le sein
01:17:53de la sphère municipale
01:17:54j'ai l'impression quand même
01:17:56que depuis
01:17:56l'AMF
01:17:57est un peu en retard
01:17:58voilà je le dis
01:17:59mais je le dis
01:18:00avec plein d'espoir
01:18:00qu'elle se saisisse
01:18:01enfin de ces sujets
01:18:02parce que désormais
01:18:03sur le terrain
01:18:04c'est bien dans cette ambiance là
01:18:05qu'on va devoir évoluer
01:18:08Juste un point
01:18:09sur le fait
01:18:10qu'il peut y avoir
01:18:11des lignes
01:18:11des lignes communautaires
01:18:14avant même
01:18:15de parler des conseils municipaux
01:18:16je peux parler des listes
01:18:17qui se présentent
01:18:18et je pense
01:18:19qu'il y a beaucoup de listes
01:18:21communautaires
01:18:21bien sûr
01:18:21et tout le monde
01:18:22a l'air de trouver ça normal
01:18:23mais je pense que le problème
01:18:24commence là
01:18:25parce que vous dites
01:18:25qu'elle a fait campagne
01:18:26avec son voile
01:18:27bien sûr
01:18:28parce que le moment
01:18:28où elle fait campagne
01:18:29c'est toujours pareil
01:18:30qu'elle rentre dans l'arc républicain
01:18:32après aller lui opposer le fait
01:18:33et je suis d'accord avec vous
01:18:35c'est pas normal
01:18:35qu'elle vienne voiler
01:18:37en conseil municipal
01:18:37mais à partir du moment
01:18:38où elle fait campagne
01:18:39comme cela
01:18:40vous savez que même
01:18:41les assesseurs
01:18:42aujourd'hui dans nos bureaux de vote
01:18:43ça fait réagir pas mal
01:18:44de citoyens d'électeurs
01:18:45peuvent être voilés
01:18:46par exemple
01:18:46moi je trouve que
01:18:47si on n'est pas là
01:18:48dans le cadre d'un service public
01:18:49de la démocratie même
01:18:51il devrait y avoir
01:18:52une neutralité
01:18:52de la tenue
01:18:53de tous ceux
01:18:53qui siègent dans un bureau de vote
01:18:55qui soit
01:18:55alors évidemment
01:18:56les agents de la ville
01:18:57ça va de soi
01:18:57mais là je ne parle pas
01:18:58des agents de la ville
01:18:59je parle des assesseurs
01:19:00représentant les listes
01:19:00et qu'il y ait des signes religieux
01:19:02dans les bureaux de vote
01:19:03moi ça me gêne énormément
01:19:04sauf que pour le moment
01:19:05encore une fois
01:19:05dans le silence de la loi
01:19:06c'était possible
01:19:07donc je pense qu'on avance
01:19:08quand même petit à petit
01:19:09et dans le cadre de vote
01:19:11que cadre municipal
01:19:12ce n'est que pour la tenue
01:19:14du conseil municipal
01:19:15mais pas dans les autres
01:19:16rendez-vous
01:19:17notamment les bureaux de vote
01:19:18non pour le moment non
01:19:19mais je comptais sur moi
01:19:20pour commencer à faire avancer
01:19:21les choses
01:19:22en tout cas
01:19:22nous avons un document obligatoire
01:19:24qui est le règlement
01:19:25municipal qui va d'ailleurs
01:19:26dans toutes les communes de France
01:19:27être délibéré
01:19:28dans les six mois qui viennent
01:19:29là on s'est appuyé
01:19:30sur la réforme
01:19:30qu'on avait fait de l'ancien
01:19:31évidemment
01:19:32mais qui s'applique encore aujourd'hui
01:19:33donc tous les conseils municipaux
01:19:34doivent voter un règlement intérieur
01:19:36donc on peut
01:19:36sur le fonctionnement même
01:19:37du conseil municipal
01:19:38vous ne pouvez pas aller au-delà
01:19:39mais je pense qu'on a
01:19:40des avancées à faire
01:19:41notamment sur la neutralité
01:19:42des assesseurs
01:19:43dans les bureaux de vote
01:19:44de tous les espaces
01:19:46Yves Dameco
01:19:47vous voulez dire une dernière chose
01:19:49je travaille avec David Lissnard
01:19:50et je pense que sur ce sujet là
01:19:51lui à titre personnel
01:19:53les nouvelles énergies
01:19:53notre mouvement n'est pas tiède
01:19:55par contre l'AMF
01:19:57c'est autre chose
01:19:59donc c'est un bureau
01:20:00c'est l'association des maires de France
01:20:01c'est l'association des maires de France
01:20:02il y a beaucoup de gens
01:20:04d'origines différentes
01:20:05et donc sans doute
01:20:06qu'il faut que l'AMF
01:20:06se saisisse de ce sujet
01:20:07sur le temps long
01:20:09pour arriver à avancer clairement
01:20:11et je pense que
01:20:12le fait que
01:20:14les événements
01:20:15de Chalon
01:20:16vont certainement
01:20:17à mon avis
01:20:18faire que ce sujet
01:20:19va arriver
01:20:19et comme David
01:20:20est plutôt quelqu'un
01:20:21qui va au bout
01:20:22des processus
01:20:23et des décisions
01:20:24je pense que le sujet
01:20:25va être posé
01:20:26et que derrière
01:20:26des décisions sont prises
01:20:28on va parler de nos agriculteurs
01:20:30avec vous
01:20:30alors un prêt
01:20:31pourquoi faire
01:20:32un prêt
01:20:33des taxes
01:20:34encore des aberrations
01:20:36on en parle avec vous
01:20:37dans un instant
01:20:37Yves Damécourt
01:20:38à tout de suite
01:20:38et on est ensemble
01:20:42avec vous
01:20:43sur Sud Radio
01:20:44jusqu'à midi
01:20:45alors Yves Damécourt
01:20:47vous vouliez revenir
01:20:48sur encore une fois
01:20:50une absurdité
01:20:51ou une incongruité
01:20:52ça parle de nos agriculteurs
01:20:53en fait
01:20:54avec la guerre
01:20:55en Iran
01:20:56le blocage
01:20:57du détroit d'Ormouz
01:20:58les carburants
01:20:58augmentent beaucoup
01:20:59donc les agriculteurs
01:21:00sont à la peine
01:21:00les pêcheurs
01:21:01sont à la peine
01:21:01il y a des bateaux
01:21:02qui restent à quai
01:21:03des tracteurs
01:21:03qui restent dans leur hangar
01:21:05et hier soir
01:21:06Annie Gennevar
01:21:07charmante dans son jardin
01:21:09de son ministère
01:21:10fait une annonce
01:21:11en disant qu'elle va
01:21:11faire un grand plan
01:21:12pour aider les agriculteurs
01:21:14donc elle leur propose
01:21:15un prêt
01:21:15pour acheter leur gasoil
01:21:17enfin je veux dire
01:21:18aujourd'hui
01:21:19on a
01:21:19la France
01:21:20est le recordman européen
01:21:22de taxes sur l'énergie
01:21:23on est je crois
01:21:23à 60 milliards de recettes
01:21:24sur les taxes sur l'énergie
01:21:26les taxes sur l'énergie
01:21:27il y a les assises
01:21:28et ensuite il y a les taxes
01:21:29sur les taxes
01:21:29puisque les assises
01:21:30sont soumises à la TVA
01:21:31donc on met une TVA
01:21:31sur les assises
01:21:32maintenant on va faire
01:21:33un prêt bonifié
01:21:34avec des intérêts
01:21:35pris en charge par l'Etat
01:21:36pour permettre aux gens
01:21:37de payer la TVA
01:21:37sur les assises
01:21:38sur le carburant
01:21:39enfin on est vraiment
01:21:40c'est tout ça
01:21:40est hubuesque
01:21:42donc on leur propose
01:21:42de faire des prêts
01:21:43pour acheter leur carburant
01:21:44on leur propose
01:21:45de reporter les cotisations sociales
01:21:47enfin reporter les cotisations sociales
01:21:49un jour il faudra les payer
01:21:50on leur propose
01:21:51de faire des prêts structurels
01:21:53pour améliorer leur trésorerie
01:21:54je rappelle que la trésorerie
01:21:55aujourd'hui
01:21:55des agriculteurs
01:21:56des pêcheurs
01:21:57des artisans
01:21:58des commerçants
01:21:59elle est flinguée
01:22:00par les prêts garantis
01:22:01par l'Etat
01:22:01qu'ils ont fait
01:22:02au moment du Covid
01:22:03on a remplacé un chiffre d'affaires
01:22:05par un prêt
01:22:06et maintenant il faut rembourser le prêt
01:22:07il n'y a jamais eu autant
01:22:08de procédures de règlement amiable
01:22:11dans l'agriculture
01:22:11qu'en ce moment
01:22:12jamais eu autant
01:22:13de redressement judiciaire
01:22:14et donc les PME
01:22:16les TPE
01:22:17sont en train
01:22:17de baisser leur rideau
01:22:19un peu partout
01:22:19et on nous propose
01:22:20des nouveaux prêts
01:22:21qui vont permettre
01:22:22de rembourser
01:22:23les anciens prêts
01:22:23qui vont nous permettre
01:22:24de payer les taxes
01:22:25qui vont nous permettre
01:22:25de payer les assises
01:22:28les agriculteurs
01:22:29les pêcheurs
01:22:30ils ont besoin
01:22:30de liberté
01:22:31ils ont besoin
01:22:32de compétitivité
01:22:33et aujourd'hui
01:22:34elles proposent
01:22:35un grand plan engrais
01:22:37vous savez que les engrais
01:22:38il y a les engrais organiques
01:22:39ils viennent de l'élevage de porc
01:22:40de l'élevage de poulet
01:22:41quand on mange
01:22:42la moitié des poulets
01:22:43qui viennent du Brésil
01:22:44ou d'Ukraine
01:22:44les engrais ils sont là-bas
01:22:45ils ne sont pas chez nous
01:22:47on n'a pas le droit
01:22:48en France
01:22:48de la filière d'engrais azotés
01:22:50elle n'existe pas
01:22:51et donc on va taxer
01:22:52les engrais à l'entrée en France
01:22:53alors qu'on interdit aux gens
01:22:54de produire des engrais chez nous
01:22:55tout ça est complètement aberrant
01:22:57il n'y a plus de pilote
01:22:58dans l'avion
01:22:59pour la première fois
01:23:00depuis 50 ans
01:23:01la balance commerciale
01:23:02de l'agriculture
01:23:03est déficitaire
01:23:03et on est en train
01:23:05d'avancer des pansements
01:23:07pour mettre sur des jambes de bois
01:23:09comme disait Pierre Dac
01:23:10dans un monde en évolution
01:23:11il vaut mieux penser le changement
01:23:12que changer le pansement
01:23:13il serait temps
01:23:15mais d'où ça vient cette idée
01:23:17qui a décidé ça
01:23:18comme dirait Sophie de Mentor
01:23:20à chaque fois
01:23:20il paraît que les conseillers
01:23:21de la ministre
01:23:22sont les mêmes
01:23:22qu'il conseillait Hervé Guémard
01:23:23il y a 30 ans
01:23:24donc c'est toujours
01:23:24les mêmes recettes
01:23:25qu'on nous resserre
01:23:26et on n'avance pas
01:23:27il n'y a pas de stratégie
01:23:29un pays qui se nourrit
01:23:30c'est un pays souverain
01:23:32un pays qui n'a pas de dette
01:23:33c'est un pays souverain
01:23:34un pays qui encourage
01:23:35ses entreprises
01:23:35c'est un pays souverain
01:23:36on fait tout le contraire
01:23:37il serait temps
01:23:38de remettre la main
01:23:39sur tout ça
01:23:39de redonner de la liberté
01:23:41d'une capacité à innover
01:23:42et de libérer nos entreprises
01:23:44pour qu'on puisse
01:23:45mais ça ça va être
01:23:45ça va être appliqué
01:23:47ce qu'elle propose
01:23:49bah écoutez
01:23:49je pense que ça va être appliqué
01:23:51parce que les gens
01:23:51sont tellement dans la merde
01:23:52alors qu'ils n'ont même
01:23:53plus d'argent
01:23:54voilà
01:23:54c'est un prêt
01:23:55pour rembourser le prêt
01:23:55et voilà
01:23:57c'est la deuxième fois
01:23:58cette année
01:23:58qu'on propose
01:23:59des prêts structurels
01:24:00pour aider les gens
01:24:01à améliorer leur trésorerie
01:24:02enfin on augmente la dette
01:24:03pour améliorer la trésorerie
01:24:04en fait l'Etat propose
01:24:05aux entreprises
01:24:06de faire ce que lui fait
01:24:08depuis des années
01:24:09c'est-à-dire
01:24:11faire des crédits
01:24:11pour rembourser les crédits
01:24:12sauf que nos entreprises
01:24:13ne peuvent pas vivre
01:24:14à découvert
01:24:15vous avez cité
01:24:16le cas du PGE
01:24:17qui a été certes
01:24:18salutaire pour certaines entreprises
01:24:19mais qui les plonge
01:24:20aujourd'hui
01:24:20dans la grande difficulté
01:24:21vous citez
01:24:22les agriculteurs
01:24:23bien évidemment
01:24:24qui sont en proie
01:24:25à la difficulté
01:24:25de la hausse des carburants
01:24:26mais je pense également
01:24:27à tous nos amis routiers
01:24:29dans le transport
01:24:30aujourd'hui
01:24:30les marchandises
01:24:31qui se retrouvent
01:24:32impactées immédiatement
01:24:34par ce coût
01:24:35et cette flambée
01:24:35du gazole
01:24:36comme les autocaristes
01:24:37nous avons un vrai sujet
01:24:39aujourd'hui
01:24:39sur cette économie
01:24:40que sont les transporteurs
01:24:42autocaristes
01:24:43ou de marchandises
01:24:44parce que personne
01:24:45ne vient les soutenir
01:24:46il n'y a pas de réponse forte
01:24:48de la part des pouvoirs publics
01:24:49pour accompagner
01:24:50ce que nous subissons
01:24:51au quotidien
01:24:52le coût de l'énergie
01:24:53et puis je voudrais ajouter
01:24:54simplement
01:24:55pour nos armateurs
01:24:56nos pêcheurs
01:24:57aujourd'hui la France
01:24:58est le deuxième territoire
01:24:59maritime du monde
01:25:01nous importons 80%
01:25:02du poisson
01:25:03que nous consommons
01:25:05c'est un sujet
01:25:06qui vous parle
01:25:06si avec le poisson
01:25:07c'est un petit question
01:25:09sur la tête
01:25:10nos amis
01:25:11on marche sur la tête
01:25:13y a-t-il un pilote
01:25:14dans l'avion
01:25:14toutes les expressions
01:25:15sont à l'extérieur
01:25:17je ne voudrais pas
01:25:17qu'on allait au crache
01:25:18quand même
01:25:18un kebab sur deux
01:25:20qu'on vend en France
01:25:22un kebab sur deux
01:25:24qu'on mange en France
01:25:25a de la viande
01:25:26d'origine étrangère
01:25:2770% des volailles
01:25:29en restauration collective
01:25:30sont étrangères
01:25:30et brésilières
01:25:31pour l'agneau
01:25:33et le kebab
01:25:33c'est l'affaire
01:25:34du Rainbow Warrior
01:25:35c'est l'amende
01:25:37que la France paye
01:25:38en achetant
01:25:38de l'agneau néo-zélandais
01:25:40ça s'appelle
01:25:41la repentance alimentaire
01:25:42c'est la repentance alimentaire
01:25:43dont Perico le gas
01:25:44a parlé souvent
01:25:45donc Perico parle souvent
01:25:47mais c'est vrai
01:25:48je vais vous parler
01:25:48d'autre chose
01:25:51on va voir avec
01:25:52Nicolas Boné-Houlach
01:25:53qui est un jouet
01:25:53parti communiste français
01:25:55à la mairie de Paris
01:25:56si on va tourner
01:25:56la page de l'hidalguisme
01:25:57ou si la gauche parisienne
01:25:59va poursuivre
01:26:00dans cette logique
01:26:02on verra ensuite
01:26:03si on peut voir
01:26:03de la vitelle
01:26:04et de la contre-ex
01:26:05puisque la fameuse source
01:26:06de pollution
01:26:07n'est pas un dérèglement urbain
01:26:08mais une décharge
01:26:09créée par Nestlé
01:26:10dans les années 60
01:26:11avec des bouteilles en plastique
01:26:12en tassé
01:26:13qui ont pollué
01:26:13l'anaphréatique
01:26:15je recevrai
01:26:15de 13 à 14 heures
01:26:16Paul Melin
01:26:17pour Plouk Story
01:26:18c'est le roman
01:26:19de la France périphérique
01:26:20c'est que Jean-Christophe Guilly
01:26:21et Jérôme Fourquet
01:26:23est mis en scène
01:26:23par le d'Ostray
01:26:24et ce qui est français
01:26:25et puis on se posera
01:26:26quand même une petite question
01:26:27pour madame Dati
01:26:28faute d'avoir accédé
01:26:29à la pompe à fric
01:26:29est-ce qu'elle va devenir
01:26:30la pompe à dour
01:26:31à Versailles
01:26:32hier
01:26:33cette information
01:26:34qui a fuité
01:26:34effectivement
01:26:35selon laquelle
01:26:37elle remplacerait
01:26:38non
01:26:38je ne sais pas
01:26:39si c'est fait
01:26:40en tout cas
01:26:40c'est une rumeur
01:26:41qui dit que le président
01:26:42de la république
01:26:42pour la consoler
01:26:43de son échec à Paris
01:26:44lui confierait
01:26:45la présidence
01:26:45du château de Versailles
01:26:46à la suite
01:26:47de madame Pégard
01:26:49qui l'a remplacée
01:26:50au ministère
01:26:50de la culture
01:26:51elle rebondit
01:26:52Rachida
01:26:53c'est à ça
01:26:55qu'on la reconnaît
01:26:55allez
01:26:56une chaleunesse
01:26:57qu'on salue
01:26:59merci à tous les quatre
01:27:00très très bonne émission
01:27:01à vous Péricault
01:27:02à demain
01:27:02merci
01:27:02Laverie
01:27:03Sud Radio
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