00:00 Ils ont dit bonjour, elle a dit au revoir.
00:02 Je voulais aussi revenir dans cette édition sur la nomination de l'américaine Fiona Scott-Morton
00:08 au poste de la DG Concurrence en tant que chef économiste de la Direction Générale de la Concurrence de l'Union Européenne.
00:15 Nomination qui a créé un débat, un débat assez important en France avec une pétition
00:22 pour empêcher la nomination d'une américaine à un poste stratégique et clé d'une Direction Générale de l'Union Européenne.
00:29 Alors ce moment-là, on dit long finalement sur ce qu'est devenue l'Union Européenne,
00:35 sur aussi la façon dont Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission Européenne,
00:41 et Madame Vestager, sa bras droite, ont pensé capables et normales de nommer une citoyenne américaine,
00:48 ressortissante américaine, ancienne lobbyiste des GAFAM qui travaillaient pour Microsoft, Apple et Google,
00:54 au poste de chef économiste de la DG Concurrence pour s'occuper du cas de ces mêmes GAFAM.
01:00 Et heureusement qu'en France, on a eu une levée de bouclier importante avec une pétition qui a été lancée,
01:06 tout ça pour faire en sorte qu'on empêche cette nomination.
01:10 Et ce qui a été choquant, c'est de voir la réaction de certains politiques européens
01:14 qui pensaient que c'était tout à fait normal et qu'il n'y avait pas à s'en inquiéter
01:18 puisque Madame Fiona Scott-Morton était tout à fait compétente pour faire ce travail.
01:23 Emmanuel Macron s'en était ému en se demandant même s'il n'y avait pas des responsables européens
01:30 qui avaient les mêmes compétences et qui auraient pu être choisis pour ce job.
01:33 Et ce qu'il faut savoir, c'est que dans la Constitution et dans les traités européens,
01:38 il est clairement écrit que les hauts fonctionnaires à des postes stratégiques
01:42 ne peuvent pas être nommés s'ils n'ont pas de nationalité, de pays membre de l'Union Européenne.
01:47 Donc il y a eu une entorse énorme aux droits européens.
01:50 Il y a eu là un arrangement encore, une fois, entre Ursula von der Leyen et les États-Unis
01:55 avec cette nomination importante et scandaleuse.
01:58 Et seule la France finalement a animé ce débat et essayé d'emmener d'autres nations
02:05 dans finalement une réflexion plus profonde sur le rôle de l'Union Européenne.
02:09 Et c'est vrai que quand on regarde ces derniers temps l'Union Européenne,
02:12 on peut se demander ce qu'il en est.
02:14 Et si vraiment cette Union nous protège de la guerre, nous protège de l'inflation,
02:20 puisque l'inflation est devenue quasiment incontrôlable ou difficilement contrôlable.
02:24 Les tarifs bien sûr de l'électricité et du gaz qui ont explosé,
02:29 tarifs réglementés bien sûr par cette autorité de la concurrence européenne
02:34 et qui fait qu'aujourd'hui, évidemment, nous allons à partir du 1er août
02:37 payer encore plus cher notre énergie en France.
02:40 Donc cette nomination, est-ce que c'était un ballon d'essai pour savoir
02:44 si les États-Unis pouvaient gouverner l'Union Européenne directement depuis Washington
02:49 ou bien est-ce que c'était une tragique erreur ou bien simplement
02:54 une volonté de voir si tout ça était possible ?
02:57 Évidemment, aujourd'hui, on regarde ça un peu à mer
03:00 parce que non seulement Ursula von der Leyen n'a fait aucune réaction,
03:05 Madame Vestager, elle, a répondu à côté des questions des députés européens
03:12 et puis Fiona Scott-Morton n'a pas été virée,
03:15 elle a simplement décliné poliment l'offre d'emploi
03:18 comprenant qu'il y avait là peut-être un problème.
03:21 Donc l'union des lobbies, est-ce la fin finalement de la récré ?
03:25 Est-ce qu'il y aura un avant et un après cette nomination de Fiona Scott-Morton
03:30 à la DG Concurrence ou bien est-ce qu'il y aura d'autres ballons d'essai ?
03:34 Il faudra être vigilant parce que visiblement,
03:37 d'autres pays européens le sont beaucoup moins que la France.
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