00:00 Il n'y a pas de solution technique à l'échelle
00:02 pour conserver les quelques milliards de passagers aériens qu'on a par an.
00:05 Il faut diminuer et il a raison de dire qu'à l'échelle on ne peut pas le faire dans les délais.
00:09 Il va falloir réserver les vols en avion à des déplacements qui ne pourraient pas se faire autrement.
00:12 La modération dans le comportement du transport aérien est souhaitable.
00:16 L'avion est né avec le pétrole et mourra avec le pétrole.
00:20 On va être neutre en émissions de carbone en 2050.
00:29 Il y a énormément d'investissements en technologie et dans les carburants
00:33 pour rendre cette feuille de route possible.
00:34 Si on regarde les chiffres pour 2019,
00:38 l'aviation globale représente à peu près 2,8% des émissions en tropique.
00:57 On peut décomposer l'ensemble des émissions du secteur en un produit de trois facteurs.
01:00 Le premier, c'est l'intensité énergétique.
01:03 Le deuxième, c'est l'intensité carbone.
01:04 Et le troisième, c'est le niveau de trafic.
01:06 Si on brûle moins de kérosène, on émettra moins de CO2.
01:14 En général, il y a quatre postes qui correspondent à peu près aux quatre métiers du secteur.
01:24 Il y a le motorisme, améliorer l'efficacité du moteur.
01:26 Améliorer l'aérodynamique pour limiter la traînée.
01:29 La structure, c'est d'alléger au mieux les avions.
01:31 Et le dernier poste, c'est les systèmes avions.
01:34 Les processus dont on a besoin au sein de l'avion
01:36 qui ne sont pas destinés à la génération de portants.
01:38 On estime qu'à l'horizon 2050, on pourrait, dans les meilleurs des cas,
01:51 encore gagner 1,5% d'efficacité par an en moyenne.
01:55 À cela, on pourrait ajouter aussi des gains sur tout ce qui est opération.
01:58 Donc remplir mieux les avions.
01:59 Et puis, optimisation de trajectoire.
02:01 On parle aussi des fois de vol en formation.
02:03 Et dans les scénarios les plus optimistes, on pourrait encore gagner 1,5%.
02:07 Et donc, sur l'ensemble des mesures, gagner à peu près 2% par an jusqu'à 2050.
02:11 L'idée, c'est de repenser complètement la structure, l'architecture de l'avion.
02:19 La rupture dont on entend le plus souvent parler, c'est la fameuse aile volante.
02:23 Donc là, on considère que l'ensemble de l'avion va servir aux efforts aérodynamiques.
02:26 Et après, il y a aussi des améliorations de rupture qui sont envisagées sur les systèmes propulsifs.
02:30 Notamment, par exemple, l'hybridation électrique kérosène.
02:33 Ces améliorations de rupture, elles ne sont pas accessibles tout de suite.
02:41 Elles ne vont pas, en tout cas, répondre à la problématique dans les prochaines décennies.
02:44 Là, le principe, c'est de prendre le kérosène
02:51 et de le remplacer par un autre vecteur énergétique.
02:53 L'avantage de ces avions-là, c'est qu'il n'y a plus aucune émission en vol.
03:04 Il n'y a pas de combustion.
03:05 Les émissions vont être déplacées en amont dans la phase de production d'électricité.
03:09 Et donc là, en fait, l'enjeu, c'est d'avoir un mix électrique bas carbone
03:12 pour pouvoir produire de l'électricité bas carbone.
03:13 À l'échelle du monde, on a fait le calcul,
03:15 avec le mix actuel, on émettrait plus qu'avec du kérosène.
03:18 Donc, ça n'a pas d'intérêt pour le monde.
03:19 Et le deuxième point, c'est qu'en fait, on a un problème de densité énergétique.
03:23 Les batteries, ça pèse lourd.
03:24 Et du coup, même quand on se projette à l'horizon 2050,
03:27 ça va représenter une frange très, très marginale du trafic.
03:30 Ça ne va pas répondre à grande échelle au problème de la décarbonation.
03:33 Soit on l'utilise directement dans les moteurs, on le brûle,
03:44 un peu comme son fait, par exemple, dans les fusées.
03:45 Soit on l'utilise dans des piles à combustible.
03:47 Donc, on a un moteur électrique derrière.
03:49 Et dans les deux cas, en fait, il n'y aura pas d'émission de CO2 pendant le vol.
03:52 Et donc, toutes les émissions résiduelles
03:54 seront déportées sur la phase de production d'hydrogène.
03:57 Donc, essentiellement, à partir de l'électrolyse de l'eau,
04:09 on en revient toujours à la ressource primaire,
04:11 c'est-à-dire l'électricité que la carbone.
04:12 Airbus a annoncé le premier avion hydrogène pour 2035.
04:15 Donc, ça, ce serait le premier prototype volant.
04:17 Derrière, il faut passer la certification.
04:19 Puis après, la production à l'échelle industrielle et le déploiement dans la flotte,
04:23 ce qui nous amène probablement vers 2050, voire au-delà.
04:25 Donc, en fait, ce type de solution ne va pas répondre à l'urgence climatique.
04:28 L'idée, là, c'est de produire quelque part du kérosène de synthèse.
04:31 C'est de reconstruire des chaînes d'hydrocarbures
04:33 à partir d'une source de carbone et d'une source d'hydrogène.
04:36 Si le carbone provient de la biomasse,
04:41 on parlera de biocarburant ou d'agrocarburant.
04:44 Si le carbone provient de l'eau, on parlera de biocarburant.
04:46 Si le carbone provient de l'eau, on parlera de biocarburant.
04:48 Et si le carbone provient de l'eau, on parlera de biocarburant.
04:50 Donc, on va avoir des solutions qui vont être très, très efficaces.
04:53 Et donc, on va avoir des solutions qui vont être très, très efficaces.
04:55 Si le carbone est prélevé directement dans l'atmosphère
04:58 ou en sortie de processus industriel,
05:00 là, on parlera d'électrofuel.
05:01 Le premier, c'est effectivement la montée en maturité de certaines voies de production
05:14 et leur déploiement à l'échelle industrielle.
05:16 Le deuxième, c'est la disponibilité en ressources,
05:18 que ce soit la biomasse ou l'électricité bas carbone.
05:21 Biomasse pour les agrocarburants,
05:22 électricité bas carbone pour les électrocarburants.
05:24 C'est une ressource qui est finie.
05:26 Et quand on regarde les projections pour l'une ou pour l'autre à l'horizon 2050,
05:30 en imaginant d'une part une flotte qui fonctionnerait uniquement avec des biocarburants,
05:35 on a estimé que ça pourrait aller de 30 à 70 % de la bioénergie disponible en 2050.
05:40 Et pour les électrocarburants, on a estimé pareil qu'il faudrait entre 15 et 40 %
05:44 d'électricité bas carbone pour faire voler l'ensemble de la flotte.
05:47 Sur ces estimations qu'on a faites,
05:49 on est parti sur l'hypothèse qui est annoncée par le secteur,
05:51 c'est-à-dire une croissance du trafic de l'ordre de 3 % par an.
05:54 On imagine bien qu'en fonction de l'évolution du trafic,
05:57 ce sera plus ou moins facile de décarboner.
05:59 Les effets non-CO2, ce sont le reste des effluents moteurs,
06:10 les particules de suie, les aérosols, les NOx qu'on émet.
06:14 On estime à l'heure actuelle que la contribution de l'aviation
06:18 aux forçages radiatiques d'origine anthropique varie entre 4 et 6 % du total.
06:21 Le CO2, c'est vraiment un effet cumulatif et sur le long terme,
06:29 et les effets non-CO2, c'est plutôt instantané et de court terme.
06:31 On a aussi des effets de la pollution,
06:38 c'est-à-dire que le CO2, c'est un effet qui est très peu,
06:41 mais qui est très peu, et qui est très peu, très peu.
06:43 C'est un effet qui est très peu, mais qui est très peu, très peu.
06:46 C'est un effet qui est très peu, mais qui est très peu, très peu.
06:48 C'est un effet qui est très peu, mais qui est très peu, très peu.
06:51 C'est un effet qui est très peu, mais qui est très peu, très peu.
06:54 C'est un effet qui est très peu, mais qui est très peu, très peu.
06:57 C'est un effet qui est très peu, mais qui est très peu, très peu.
07:00 C'est un effet qui est très peu, mais qui est très peu, très peu.
07:03 C'est un effet qui est très peu, mais qui est très peu, très peu.
07:06 C'est un effet qui est très peu, mais qui est très peu, très peu.
07:09 Les sapphires ont un effet de serre, puisqu'ils sont constitués de vapeur d'eau essentiellement,
07:12 qui est un gaz à effet de serre, et qui bloque une partie du rayonnement terrestre
07:15 et le renvoie vers la surface.
07:17 La combinaison est dominée par l'effet de serre,
07:19 et c'est à ce titre-là qu'ils ont un effet réchauffant sur le climat.
07:22 Les sapphires sont très proches du kérosène d'origine fossile,
07:30 mais ils ont des petites différences de composition chimique,
07:32 et ils contiennent notamment moins d'aromatiques.
07:34 Ce qu'on sait, c'est que les aromatiques sont responsables de la production de ces suies,
07:38 qui vont servir plus tard de noyaux de nucléation
07:40 pour la condensation de la vapeur d'eau et la formation des traînées de condensation.
07:43 On a construit une enveloppe vraisemblable
07:56 de ce que pourraient être les hypothèses technologiques des différents scénarios.
07:59 Le premier, c'est quel niveau de trafic,
08:04 et l'autre, c'est quelle part du budget carbone mondial
08:07 on alloue à l'aviation.
08:08 Ce qu'on appelle « allocation de référence »,
08:15 c'est qu'on prend la part qu'il a à l'heure actuelle dans les émissions,
08:17 et on lui donne cette part.
08:18 Donc si on part de ce postulat-là,
08:19 et qu'on se fixe l'objectif de limiter le réchauffement à 1,5°C,
08:23 quelles que soient les hypothèses technologiques sur les scénarios,
08:26 on se rend compte qu'il faut faire décroître le trafic assez fortement,
08:29 de l'ordre de 10% par an jusqu'en 2050.
08:36 Les scénarios les plus optimistes d'un point de vue technologique
08:39 permettent de maintenir une croissance du trafic de l'ordre de 3%.
08:42 Et pour les scénarios les plus pessimistes,
08:44 il faut augmenter légèrement la part du budget carbone
08:46 donnée à l'aviation, jusqu'à 5%.
08:49 On parle d'une décarbonation complète de la flotte.
08:59 Tous les avions voleront avec autre chose que du kérosène.
09:01 On a aussi tablé sur l'avènement de l'avion à hydrogène.
09:04 On a poussé les leviers technos d'amélioration au maximum.
09:08 C'est hautement improbable d'avoir toute cette conjonction complète
09:11 de toutes les améliorations technologiques.
09:13 Elle pourra permettre le maintien d'une aviation bas carbone post-2050.
09:22 Du coup, derrière, il y a un arbitrage à faire,
09:29 qui est politique, sociétal, entre le niveau de trafic qu'on souhaite d'ici 2050
09:34 et la marge de manœuvre qu'on donne au secteur pour se décarboner.
09:37 On ne pourra pas faire les deux.
09:38 Il faudra soit donner plus de marge de manœuvre,
09:40 soit réduire le trafic.
09:41 [Musique]
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