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  • il y a 3 ans
Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, Virginie Calmels, Régis Mailhot et Guillaume Bigot, politologue et éditorialiste Sud Radio et Cnews.

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2023-07-03##

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Transcription
00:00 Les vraies voix Sud Radio, le code projecteur des vraies voix.
00:04 Et donc pour faire face aux violences qui éclatent depuis mardi dans tout le pays,
00:07 François Hollande a donc appelé à l'unité nationale et au rétablissement de l'ordre républicain.
00:11 Selon lui, le seul principe qui vaille dans cette période, Philippe.
00:15 Je sais ce que soutient l'ancien chef de l'État, l'Union Nationale, je cite,
00:19 "pour soutenir la famille du jeune Nahel, pour la justice et un soutien aux forces de l'ordre et aux autorités publiques".
00:24 Alors est-ce que l'Union Nationale sait ce qu'il faut en ce moment face aux émeutes ?
00:29 Ou est-ce que ça ne peut pas exister ?
00:31 Ou est-ce que vous pensez que les propos de François Hollande, c'est un peu ménager la chèvre et les choux ?
00:35 Est-ce que vous pensez finalement qu'il a fait la synthèse comme il l'a fait pendant des années au Parti Socialiste ?
00:39 Venez nous le dire au 0826 300 300.
00:42 Et pour nous en parler, c'est Guillaume Bigot qui est avec nous.
00:44 Guillaume, bonjour.
00:45 Bonsoir.
00:46 Bonsoir. Vous êtes politologue et éditorialiste Sud Radio et CNews.
00:51 Juste avant de revenir vers vous, Guillaume Bigot, un petit tour de table sur cette unité nationale.
00:57 Ça pourrait être le bon sens, de bons sentiments, mais Philippe Bilger, est-ce que ce serait possible ?
01:02 Alors d'abord, Cécile et Philippe, si on me l'avait demandé, j'aurais été persuadé que compte tenu du fait qu'un policier était en cause
01:14 et que c'était un jeune de Nanterre qui était mort dans les conditions qu'on sait, il n'y aurait pas eu d'Union Nationale.
01:23 Mais je ne pensais tout de même pas à ce point que, au moins, un parti, Virginie l'a dit tout à l'heure, Jean-Luc Mélenchon et certains de ceux qu'il soutiennent,
01:34 irait de manière aussi ostentatoire et délibérée porter atteinte à une volonté d'apaisement et, je dirais, de concorde.
01:44 Parce que même le Parti Socialiste, sur ce plan, a été correct.
01:48 Même Marine Tendelier a dit tout de même qu'il est souhaitable que, lorsqu'elle a vu la tentative d'assassinat de la famille du maire.
02:00 Donc, François Hollande a raison, mais en réalité, la question que vous posez est, j'allais dire, tardive.
02:10 Elle n'a, d'une certaine manière, plus de sens parce que l'Union Nationale qu'on aurait pu attendre n'a pas eu lieu, n'a pas pu lieu.
02:20 Et donc, en réalité, ça s'apaise un petit peu à l'heure actuelle.
02:25 Elle n'aura pas davantage lieu après, puisqu'elle n'aura plus lieu d'être.
02:29 - Virginie Kelmels. - Oui, conscrèt à ce que vient de dire Philippe,
02:32 je redis que pour moi c'est absolument ahurissant que des personnes élues qui ont envie d'avoir des responsabilités de premier plan
02:42 puissent à ce point diviser les Français, jeter de l'huile sur le feu, voire détourner un acte de ce qui s'est réellement passé.
02:52 Parce que, pardon, mais là encore, ce n'est pas un crime raciste, ce n'est pas une tentative de meurtre, ce n'est absolument pas ça.
02:58 C'est malheureusement un policier dans l'exercice de ses fonctions qui peut-être a commis quelque chose d'irréversible et de grave.
03:06 - Mais c'est l'enquête qui le déterminera. - L'enquête le déterminera.
03:11 Cécile, vous rappeliez quand même qu'il y a eu une très mauvaise interprétation de la vidéo et des propos.
03:16 Les mains derrière la tête, ça ne veut pas dire "je vais te mettre une balle dans la tête".
03:20 Il n'y a pas d'intention de tuer.
03:22 A contrario, on voit la réponse d'attaque des maires où là, il y a une volonté délibérée et pour homicide volontaire sur, par exemple, la famille du maire de Lailleros.
03:33 Donc, on est en train de tout mélanger avec une gauche radicale qui, pour moi, est devenue un danger public.
03:39 Donc oui, bien sûr que l'Union Nationale paraît être de mise dans n'importe quelle situation.
03:46 Je veux dire, on voit bien que c'est gravissime ce qui se passe.
03:49 On est tous malheureux de voir les images partout en France.
03:53 Donc, on se dit qu'on a quand même des gens extrêmement dangereux qui attisent des feux et qui sont pour moi des irresponsables.
04:01 Ça, c'est le premier temps.
04:02 Deuxième temps, est-ce qu'il faut une Union Nationale derrière cela ?
04:07 Eh bien, moi, je fais partie de ceux qui pourtant considéraient qu'il fallait que la droite se reconstruise, qu'il fallait offrir des alternatives,
04:13 que je n'étais pas du côté de ceux qui ont rallié Emmanuel Macron.
04:17 Mais aujourd'hui, je le redis, je pense qu'on ne peut pas avoir quatre ans pour rien.
04:22 Je pense qu'il faut à un moment donné que sur des choses aussi graves, aussi urgentes,
04:28 on voit bien que l'embrasement des banlieues, c'est aujourd'hui, mais ce sera peut-être à nouveau demain ou après-demain.
04:33 Il faudrait, de mon point de vue, que ce que j'appellerais des hommes et des femmes de bonne volonté se rassemblent au-delà des clivages politiques.
04:41 Quand j'entends à Bernard Cazeneuve, je pense qu'il a un avis intéressant sur ce qui peut se passer en banlieue,
04:46 y compris chez les LR et ainsi de suite, pour forcer le gouvernement à prendre des décisions courageuses.
04:52 Et j'ai bien aimé le changement de pied de Dupont-Moretti ce week-end, donc je tenais à le dire.
04:57 - Maillot ? - L'union nationale, c'est un peu une harlaysienne de tout temps,
05:03 comme maître d'accord des gens qui ont fait un principe de désunion, finalement,
05:09 un principe de gouvernance ou d'opposition politique.
05:12 C'est un peu une chimère. - C'est utopique ? - Oui, à mon sens.
05:17 L'union nationale, c'est comme discuter d'opage dans le Tour de France.
05:21 Tout le monde est d'accord sur le principe, mais en coulisses, ça ne fonctionne pas.
05:25 - Yves, Guillaume Bigot est avec nous, politologue et éditorialiste sur le radio CNews.
05:30 Forcément, quand François Hollande jette ça, c'est aussi une façon de reprendre la parole,
05:37 mais est-ce que c'est une phrase ou en tout cas une proposition qui peut apaiser ?
05:42 - Il n'a pas dit que ça. Il a dit également que ce qui se passait dans les banlieues,
05:48 et maintenant c'est sorti des banlieues, c'est toutes les émeutes,
05:51 ça n'avait rien à voir avec l'immigration.
05:53 C'est un peu comme s'il avait dit que les tremblements de terre n'ont rien à voir avec l'activité sismique,
05:58 ou les volcans n'ont rien à voir avec l'activité volcanique.
06:06 C'est surréaliste.
06:08 Donc je pense que dans tous les moments graves de l'histoire de France,
06:11 on a très envie, nous les citoyens, que nos dirigeants se rassemblent par-delà les clivages.
06:17 On a très envie d'une union sacrée, parce qu'on sent bien tous que l'heure est grave.
06:20 On a vraiment envie de ça.
06:22 - Mais ça veut dire que quoi ? Ça veut dire qu'il fait encore du déni aujourd'hui ?
06:25 C'est ça que vous voulez dire, que c'est du déni ?
06:27 - C'est une formule assez lapidaire d'Einstein.
06:30 On connaît Einstein sur des équations un peu plus compliquées que ça,
06:33 mais je crois qu'il a raison quand il dit que ce n'est pas les gens qui ont créé les problèmes qui vont pouvoir les résoudre.
06:39 Si l'union sacrée, si l'union nationale, c'est vraiment un moyen de faire encore cinq minutes,
06:45 M. Lebourgreau, de prolonger des solutions qui non seulement n'en sont pas,
06:51 mais ce sont les politiques qui nous ont amenés là où on en est.
06:55 Donc si c'est pour prolonger encore un État...
06:58 Parce que qu'est-ce qu'ils appellent au fond les valeurs républicaines ?
07:01 Qu'est-ce que c'est pour eux l'union nationale ?
07:03 C'est d'abord la dissolution de l'identité nationale.
07:06 Cette république, c'est comme un arbre sans sève.
07:09 Ils parlent en général de la république, ils ne parlent jamais de la république française.
07:13 La France et la république sont deux faces d'une même pièce.
07:17 La république, c'est un système juridique, c'est un système institutionnel,
07:21 qui est d'ailleurs cohérent avec la démocratie, avec une certaine idée d'intérêt général aussi.
07:25 C'est assez particulier à la France, c'est un État.
07:28 Et en même temps, c'est un attachement à une histoire, à un peuple, à un territoire,
07:34 qui charrie, comme dit Renan, un plébiscite de tous les jours,
07:37 un "affectio societatis", comme disent les latins, une volonté d'être ensemble.
07:41 Or là, ce qui se passe dans les banlieues, c'est l'échec de cette...
07:44 C'est pas le plébiscite de tous les jours, le plébiscite de tous les soirs, il est perdu là.
07:49 Donc qu'est-ce que ça veut dire cette union nationale, autour de quoi ?
07:51 Autour des gens qui ont pulvérisé l'idée de nation ?
07:53 Autour des gens qui ont fait venir 4 millions d'immigrés depuis les émeutes de 2005 ?
07:58 Ils veulent qu'on continue ça ?
07:59 Je veux le dire, mais ça va pas mal se passer.
08:01 Restez avec nous, beaucoup de réactions au standard,
08:03 avec 0826-300-300, avec Jaffar qui est avec nous et qui voudrait réagir.
08:07 Bonsoir Jaffar.
08:08 Bonsoir Jaffar.
08:09 Bonsoir.
08:10 Bonsoir à vous.
08:10 Vous nous appelez du Gard.
08:12 Voilà, je suis très honoré.
08:15 Bonjour à la France, et bonjour quand je dis au français, ça veut dire tout le monde.
08:19 Du...
08:22 Voilà, c'est vraiment, je suis très honoré.
08:24 Je vous écoute.
08:25 On vous écoute, vous venez réagir Jaffar.
08:28 Voilà, en fait il y a énormément de choses qui font que certaines personnes,
08:31 c'est-à-dire que moi, je suis né au début des années 70,
08:35 et j'ai remarqué de plus en plus les nouvelles générations,
08:38 on n'arrive plus à les raisonner,
08:40 on n'arrive plus à, comment dirais-je, à discuter avec eux,
08:44 à essayer de les temporiser, tout ça.
08:47 Et je pense aussi, l'éducation joue beaucoup dedans,
08:52 parce qu'en fait les parents n'osent plus, ne les tiennent plus.
08:55 Vous voyez, le fait aussi que les parents savent que,
08:57 moi j'ai un enfant, il sait très bien que si je lui mets une torniole,
09:00 s'il fait des bêtises, il peut aller à la police, il peut porter plainte.
09:04 Vous voulez faire quoi dans ces cas-là ?
09:07 Oui, c'est ce que certains papas disent aussi,
09:09 qu'effectivement quand il est régiment, voilà, c'est ça.
09:13 Voilà, voilà, et en fait, par moment, il y a certaines mesures,
09:19 comment, certaines lois qui sont pas bien réglées, je dirais.
09:24 Vous voyez, des fois on jette un peu le bébé avec l'eau du bain.
09:27 Vous voyez ? Donc en fait, il faut pouvoir réprimander son gamin
09:32 dans la limite du raisonnable, dans, vous voyez,
09:35 mais je dis pas qu'il faut s'amuser à taper son gamin,
09:38 je veux dire, il faut aussi qu'on puisse avoir...
09:40 Non, il faut remettre de l'autorité, quoi qu'il arrive.
09:42 Remettre de l'autorité.
09:43 Voilà, c'est ça, réinstaurer de l'autorité.
09:44 C'est exactement ça.
09:45 Restez avec nous, Jafar Patrick, 0826 300 300,
09:49 Patrick Delariez voulait réagir aussi.
09:53 Une union nationale, oui, non ?
09:55 De toute façon, je dirais, une sursaut nationale, c'est évident.
10:00 Seulement, comment réaliser une union nationale
10:02 avec un parti qui tienne les propos inadmissibles ?
10:05 Et s'il appartenait à notre bourg politique,
10:07 je pense que les sanctions auraient été autrement plus sévères
10:10 que, je dirais, qu'une réprobation...
10:12 Une réprobation...
10:13 Vous parlez de LFI, vous dites que s'ils avaient été à droite,
10:16 ça aurait fait scandale.
10:17 Ah ben oui, honnêtement, oui.
10:19 Je pense qu'on aurait même parlé d'interdiction du parti.
10:22 On va...
10:23 Restez avec nous, Patrick, on va réagir sur ce que vous dites.
10:26 En fait, Cécile Philippe,
10:28 l'union nationale, à la supposée politiquement souhaitable,
10:32 elle est techniquement impossible.
10:35 Parce qu'en réalité, elle imposerait
10:38 qu'on soit prêt à regarder le réel et le factuel tel qu'ils sont.
10:42 On n'admet même pas que Nahel
10:45 a un certain nombre de signalements judiciaires très préoccupants.
10:50 Et de l'autre côté, bien sûr, pour certains,
10:53 le policier est présumé coupable.
10:55 À partir du moment où on ne parvient même pas à s'accorder
10:59 sur des données incontestables,
11:01 on ne peut pas espérer une union nationale.
11:04 En parlant du...
11:05 Pour vous dire ce que disait Patrick, Virginie, Kalmelz,
11:08 on a l'impression qu'aujourd'hui, le parti le plus marginalisé
11:12 ou extrême de la politique française,
11:14 c'est devenu la France insoumise.
11:15 C'est vrai ou c'est pas vrai ?
11:17 Notamment là, quand on voit les derniers sondages,
11:20 Jean-Luc Mélenchon s'effondre par rapport à ceux
11:23 aux réactions des politiques depuis le début des violences.
11:26 - C'est rassurant.
11:27 Je pense que les Français, dans leur grande majorité,
11:31 traduisent dans les sondages
11:33 que malheureusement, il s'est mis en dehors des règles républicaines.
11:37 Regardez, ça fait des années qu'on se demande
11:39 si le Rassemblement National avant Front National
11:42 est un parti républicain ou pas.
11:43 Mais aujourd'hui, le parti le plus anti-républicain de France,
11:48 c'est celui de Jean-Luc Mélenchon.
11:49 Il se met systématiquement en marge des règles,
11:54 des principes, du respect de l'Union Nationale
11:58 et aujourd'hui, pour moi, il s'est mis en marge de la République.
12:01 Je pense que la question devrait être effectivement
12:04 sur la pérennité de ce parti
12:07 qui quand même appelle à des choses lunaires.
12:10 - L'insurrection la plupart du temps.
12:12 0826-300-300, Jean-Pierre est avec nous de Marseille.
12:15 Bonsoir Jean-Pierre, merci d'être avec nous.
12:18 Une réaction ? - Avec plaisir.
12:20 Ecoutez, moi je suis toujours sidéré
12:22 que l'ancien président Hollande ose encore s'exprimer.
12:25 Lui, sur ces sujets-là,
12:27 qu'il ait le droit, personne ne lui conteste,
12:30 mais qu'il ose encore le faire, après le bilan qui est le sien.
12:32 Et après avoir fait part dans un livre qui s'appelle
12:35 "Un président ne devrait pas dire ça",
12:37 des propos qu'il n'a jamais démentis,
12:39 évidemment, puisqu'il était enregistré par les deux journalistes,
12:41 David et l'homme.
12:42 Il a dit "Tout ça finira par une partition".
12:44 Une partition.
12:45 Alors, qu'est-ce qu'il voulait dire en fait ?
12:47 Alors moi je vous dis, quand ils prônent l'Union Nationale,
12:49 faudrait-il encore qu'il y ait une nation ?
12:51 Faudrait-il encore qu'on parle de la France et pas d'une République ?
12:55 Et faudrait-il encore qu'on dise clairement à ceux qui sont les derniers à arriver
12:59 "Et j'en fais partie, hein, et j'en fais partie,
13:01 et je ne suis pas blanc de peau, c'est la première fois que je le dis à votre antenne,
13:04 alors que ça fait une bonne dizaine de fois que j'y passe".
13:07 Il faudrait apprendre à ces gens-là les règles de la France,
13:11 l'héritage de la France, l'histoire de France,
13:14 et le respect de la France.
13:15 Parce que ces gens-là ne l'aiment pas la France.
13:17 Ils la détestent.
13:18 Alors il va falloir leur imposer.
13:20 Il va falloir leur imposer.
13:22 Il va falloir arrêter l'immigration,
13:25 il va falloir arrêter tout un tas de choses qui mettent ce pays par terre,
13:29 il va falloir surtout que nos dirigeants s'achètent une paire de ce que j'appelle les partis les plus viriles,
13:34 si vous voyez ce que je veux dire, parce que franchement,
13:36 il va falloir qu'ils se disent qu'il faut du courage,
13:39 et qu'il va falloir assumer les blessés,
13:41 il va falloir assumer peut-être des morts,
13:43 mais il va falloir faire régner l'ordre.
13:44 - Eh bien vous restez avec nous Jean-Pierre.
13:45 Yves Bigaud, quand vous entendez ça...
13:47 - Non c'est Guillaume Bigaud.
13:48 - Ah pardon, Yves...
13:50 - Yves Bigaud, tu fais dans les médias aux enfants.
13:52 - Pardon Guillaume.
13:53 Excusez-moi, Guillaume Bigaud.
13:55 Quand vous entendez ça, et il le dit, il s'appelle Jean-Pierre,
13:58 mais voilà, il y a eu aussi de l'immigration,
14:01 est-ce qu'on a été peut-être trop laxistes ?
14:05 - Mais déjà je pense qu'il y a un énorme problème.
14:08 Quand j'entends...
14:10 D'abord on n'a pas besoin pour dire des choses qui sont vraies,
14:13 de rappeler qu'on n'a pas une telle ou telle couleur de peau que nous sommes en France.
14:18 C'est le pays le moins raciste du monde.
14:20 C'est le pays qui a inventé l'antiracisme.
14:22 C'est le pays qui a aboli l'esclavage.
14:23 Devrait-on le rappeler ?
14:24 C'est un pays sur lequel, dont frontons nos édifices publics,
14:28 il y a liberté, égalité, fraternité.
14:31 C'est ce qui nous compte, c'est ce que nous sommes.
14:33 Alors ça fait 40 ans que des gens qui sont non seulement des eunuques,
14:36 je suis absolument d'accord avec votre interlocuteur,
14:39 mais avec notre auditeur, mais aussi des gens qui n'ont pas de cervelle.
14:43 Ça fait 40 ans que par lâcheté, par tremblote,
14:46 en fait auto-accusent des Français préventivement,
14:49 chargent les Français d'une espèce de xénophobie,
14:53 d'une espèce d'amalgame, d'une espèce de détestation de l'autre,
14:56 d'une espèce de mépris,
14:58 qui est celui malheureusement d'une bonne partie de l'immigration
15:02 qui arrive de zones ré-islamisées.
15:05 Ils ramènent une version assez intégriste et stupide de leur religion
15:11 qui a été réinventée dans les années 80-90 dans ces régions.
15:15 Et ils détestent l'autre, ils sont dans la xénophobie,
15:18 ils sont dans la haine raciale,
15:20 et nous, nous nous accusons nous-mêmes d'être comme ça
15:23 pour cacher cette réalité.
15:25 C'est pas cacher ce sein que je ne saurais voir,
15:27 c'est cacher cette xénophobie, cette haine de l'autre
15:29 que nous ne voulons pas voir.
15:32 Ça a été très très bien expliqué dans le livre
15:35 qui est passé absolument, mais absolument sous les radars
15:38 quand il est sorti pour la première fois
15:40 "Les Territoires perdus de la République"
15:42 où en fait, les auteurs, et Georges Bensoussan,
15:46 le coordonnateur de ce livre collectif,
15:48 a expliqué qu'en fait, l'idée c'était quoi ?
15:51 C'était de plaquer sur les enfants d'immigration
15:53 le schéma des porteurs d'étoiles jaunes.
15:55 Ils sont intouchables parce que symboliquement,
15:57 ils sont les porteurs d'étoiles jaunes.
15:59 Sauf qu'à un moment dans les classes,
16:01 les anges, les porteurs d'étoiles jaunes,
16:03 ils toisent leurs professeurs et ils leur disent
16:05 "On arrête de parler de la Shoah
16:07 parce que malheureusement Hitler n'a pas fini le travail."
16:09 C'est ça qui s'est passé.
16:10 Alors là, évidemment, erreur 404.
16:12 Mais qu'est-ce qu'on a fait ?
16:13 Ça date des années 2000.
16:15 Qu'est-ce qu'on a fait ? Poussière sous le tapis.
16:17 On n'en parle pas.
16:18 C'est interdit d'en parler.
16:19 Allez, on dégage.
16:20 Et on continue dans ce déni, dans ce délire,
16:22 puisque j'entends sur les ondes,
16:24 j'entends "Ah, mais ils brûlent leurs propres écoles,
16:27 leurs propres mairies, leurs propres quartiers."
16:29 Non, ils brûlent nos écoles, nos mairies,
16:32 notre quartier, c'est notre pays.
16:34 Le "nôtre", c'est-à-dire celui des Français.
16:36 De tous comme celui des immigrés.
16:38 Nous sommes un peuple, un seul peuple.
16:41 - Guillaume, après, ils sont pour la majorité aussi français,
16:46 donc c'est bien leurs écoles...
16:47 - Mais précisément, c'est précisément parce qu'ils sont français
16:50 et vous leur appuyez à droite et à droite appuyez à la touffe.
16:53 - Mais Guillaume, vous ne pouvez pas nier que certains
16:55 ont des problèmes pour trouver du travail,
16:57 vous ne pouvez pas nier que certains ont des problèmes
16:59 pour trouver des logements aussi, ça vous ne pouvez pas nier non plus.
17:01 - Tessaie de le minibus, vous ne pouvez pas nier non plus
17:03 que s'il y avait un jeune de Lauser qui avait été victime d'une bavure
17:07 et que ses copains avaient brûlé une gendarmerie,
17:09 le président de la République n'aurait pas appelé à apaisement.
17:11 Vous ne pouvez pas nier que 90 milliards d'euros
17:13 ont été déversés sur ses banlieues.
17:15 Vous ne pouvez pas le nier.
17:17 Donc cette culpabilité, en fait,
17:19 elles, ils le sont, les jeunes de ces cités dans lesquelles j'ai grandi,
17:23 je connais par cœur, ces jeunes sentent
17:25 que ces excuses, ces génuflexions,
17:27 il y a deux réalités.
17:29 Et à la fois ils sentent bien que c'est du mépris du racisme,
17:31 parce qu'il y a une gêne, parce qu'on parle de ces gens-là
17:33 pour dire qu'ils ne sont pas comme nous,
17:35 d'ailleurs c'est la raison pour laquelle on ne veut pas leur appliquer la même loi qu'à tous,
17:39 et en plus, compte tenu de leur culture,
17:41 compte tenu de l'installation de cette culture du ghetto américain,
17:45 compte tenu de l'installation de cette culture
17:47 de la vie de trafic de stupéfiants,
17:49 de la violence qui règne, de l'ambiance qui règne
17:51 et de la ré-islamisation,
17:53 des valeurs qui sont aux antipodes des bisounours LGBT et compagnie,
17:56 là je peux vous assurer que si en plus,
17:58 vous les plaignez,
18:00 et en plus vous êtes dans une culture de l'excuse,
18:03 et que vous mettez un genou à terre,
18:05 non seulement ils vont vous mépriser,
18:07 mais ils vont vous haïr, et c'est exactement ce qui se passe.
18:09 Et quand on fait une minute de silence pour en a-elle,
18:11 c'est pas un genou à terre qu'on met,
18:13 c'est toute la classe politique qui se met à plat ventre.
18:15 Merci beaucoup Guillaume Bigot d'avoir été avec nous,
18:18 vous restez des réactions,
18:20 826, 113, ça sonne énormément au standard,
18:24 on se sent jusqu'à 19h, à tout de suite.
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