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  • il y a 3 ans
Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, Tom Connan, Jean Doridot, Romain Le Goaster, industriel de bûches reconstituées, président du collectif “Défense artisans, fermes et usines en danger”(ADAFUD) pour la Bretagne, Philippe de Veulle, avocat de ADAFUD et Antigone (syndicat du collectif des pendus) et Michael Sadoun, chroniqueur et consultant

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##LES_VRAIES_VOIX-2023-04-24##

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News
Transcription
00:00:00 Les vraies voix sur le radio, 17h20, Philippe David.
00:00:04 Les vraies voix en ce lundi 24 avril, je suis tout seul aujourd'hui, Stéphanie de
00:00:10 Berruy a passé une semaine avec nous et on a la bise, je l'ai eue ce matin au téléphone
00:00:16 de Cécile de Ménibus qui est dans les starting blocks, on dirait Usain Bolt au départ d'un
00:00:21 100 mètres olympique et qui sera de retour demain et qui embrasse l'ensemble des vraies
00:00:26 voix et des auditeurs.
00:00:27 Au menu des vraies voix à 17h30, faut-il maintenir le bouclier tarifaire sur l'électricité
00:00:34 pour les entreprises ? Oui, il avait été mis en place pour limiter la hausse des factures
00:00:39 des ménages français, il était maintenu théoriquement jusqu'en 2025 si on en croit
00:00:44 Bruno Le Maire vendredi, pas tout à fait puisqu'hier le ministre délégué à l'industrie
00:00:48 Roland Lescure a déclaré que le bouclier ne serait pour l'instant pas prolongé pour
00:00:52 les entreprises contraintes par l'agenda européen mais le ministre explique qu'aujourd'hui les
00:00:57 entreprises n'ont pas besoin d'aide et que si nécessaire la proposition pourrait être
00:01:01 examinée à l'automne.
00:01:02 Vous êtes entrepreneur, vous avez une facture d'énergie qui a explosé ou vous avez pu
00:01:08 négocier avec le fournisseur d'énergie, venez nous expliquer tout et nous le dire
00:01:13 et parler vrai au 0826 300 300.
00:01:16 A 18h30, notre grand débat.
00:01:19 Il y a un an aujourd'hui, Emmanuel Macron était réélu et il est au plus bas dans les
00:01:24 sondages de popularité depuis la crise des gilets jaunes, 26,7% d'opinion favorable le
00:01:29 17 avril et décrié même par la presse internationale.
00:01:33 Alors dans une interview donnée aux parisiens, Emmanuel Macron a estimé n'avoir pas de
00:01:37 leçons à recevoir, pour lui une chose est sûre et certaine, il faut pouvoir répondre
00:01:41 aux défis du pays sans installer une habitude du mensonge ou du déni réel.
00:01:46 Est-ce que pour vous Emmanuel Macron est comme un certain Alain Juppé en 1995 droit dans
00:01:51 ses bottes ou est-ce qu'il est plus déconnecté de jamais dans tous les cas de figure et ça
00:01:57 sonne déjà un seul numéro de téléphone, le 0826 300 300.
00:02:01 Et nos éditorialistes du jour, superbes tout en bleu, le président de l'institut de la
00:02:11 parole, monsieur le président, monsieur le procureur, monsieur l'animateur, Philippe
00:02:16 Billicher.
00:02:17 Non je ne voudrais pas qu'on commence l'émission par un mensonge.
00:02:22 Mais c'est vrai que c'est une idée, je te verrais très bien pape.
00:02:25 Oui mais écoute...
00:02:26 Il ne faut pas avoir été marié.
00:02:27 Ah oui, à mince pardon.
00:02:28 Alors comme c'est un pape du 7ème siècle peut-être.
00:02:32 C'est une idée.
00:02:33 Vous l'avez entendu, il a écrit son dernier livre qui s'appelle Pollution, publié chez
00:02:38 Albin Michel, artiste et essayiste, vous je ne vous appellerai pas Sassante.
00:02:43 Non, non effectivement je ne passe pas cette prétention mais je peux coacher les autres
00:02:47 éventuellement puisque je ne peux pas occuper cette place moi-même.
00:02:49 Je ne compte pas être essayiste.
00:02:51 Réussi.
00:02:52 Ça va Tom ? Ça va pas mal, très bon week-end, mais un
00:02:54 peu triste de ne pas voir Cécile.
00:02:56 Mais on la retrouve demain.
00:02:57 Mais j'espère que vous serez à la hauteur.
00:02:59 On va essayer, on va faire ce qu'on peut avec ses faibles moyens.
00:03:02 Enfin avec mes faibles moyens bien évidemment.
00:03:04 Et l'homme qui a fait fortune grâce aux consultations qu'il fait avec les vrais voix,
00:03:09 Jean Dorido, docteur en psychologie et créateur de l'application Zenfie.
00:03:14 Bonsoir les amis.
00:03:15 Parce que toutes les vraies voix consultent chez vous.
00:03:17 Vous savez qu'il y a un secret professionnel qui m'empêche de dévoiler l'identité de
00:03:22 mes clientes et de mes clients.
00:03:24 Bien sûr.
00:03:25 Bon, même pas une vraie voix.
00:03:26 Même pas une vraie voix, impossible.
00:03:28 Mais est-ce que les rumeurs de plusieurs millions d'euros par mois pour les consultations sont
00:03:32 vraies ? Si seulement ça pouvait être vrai.
00:03:34 Ce serait pas mal.
00:03:35 Ce serait pas mal.
00:03:36 Vous avez passé un bon week-end les vraies voix ?
00:03:37 Très beau.
00:03:38 Top.
00:03:39 Excellent.
00:03:40 Vous avez fait le beauf devant la télé ?
00:03:41 J'ai fait un peu le beauf hier, mais je suis allé au cinéma tout de même.
00:03:47 Et samedi, super, convivial, social, avec des gens intéressants.
00:03:52 Magnifique.
00:03:53 Ça arrive.
00:03:54 Magnifique.
00:03:55 Notre vraie voix du jour, direction Limoges.
00:03:57 Bonsoir Benoît.
00:03:58 Bonsoir.
00:03:59 Comment va Benoît ? Et quel temps fait-il à Limoges ?
00:04:03 Ça va très bien, je suis ravi d'être avec vous.
00:04:05 Et on est ravi de vous avoir parmi nous.
00:04:07 Et puis, il fait gris, mais c'est pas trop mauvais.
00:04:10 Alors, on vous prévient, on vous a mitonné un petit quiz mix de questions d'actualité
00:04:16 et de quick-a-dit qui va pas être piqué des hannetons.
00:04:20 Super.
00:04:21 Vous avez déjà une idée de quelle vraie voix vous allez vouloir affronter dans un
00:04:25 combat qui rappellera les duels Borg-McEnroe où vous faites des rêves Nadal ?
00:04:28 Je dirais Philippe Bilger.
00:04:30 Tiens.
00:04:31 C'est bien.
00:04:32 Il y en a, je les adore, ils veulent me voir perdre.
00:04:36 Et comme je mord assez régulièrement la poussière médiatique, ça va devenir très
00:04:40 dangereux.
00:04:41 Mais vous êtes adorable.
00:04:42 C'est pas mal cette expression, mordre la poussière médiatique.
00:04:45 Je connaissais pas, mais c'est joliment dit.
00:04:47 Si, je morde la poussière.
00:04:48 Et comme on est dans les médias avec le meilleur animateur de ce radio.
00:04:52 Merci.
00:04:53 Après Patrick Roger, bien sûr.
00:04:56 Benoît Jacques Bourdin et André Besson.
00:04:58 Bien sûr, en toute neuve.
00:05:00 Et après, je me retrouve en dernier.
00:05:01 Benoît, on vous retrouve tout à l'heure.
00:05:04 Vous avez le micro ouvert pendant les deux heures d'émission.
00:05:07 Et tout de suite, la chanson du jour.
00:05:08 Si je sais que tu m'aimes la vie que tu aimes, on le voit.
00:05:12 Me donne tout ce sens.
00:05:14 Et pourquoi Véronique Sanson ?
00:05:15 Ah, je croyais que c'était Patrick Bruel.
00:05:17 Non.
00:05:18 Parce qu'elle fête ses 74 prins-enfants aujourd'hui.
00:05:22 Je vous ai mis le nom.
00:05:24 Et je vais vous donner une phrase d'anthologie prononcée par Félix Mathieu en préparant
00:05:29 l'émission.
00:05:30 La radio, c'est mieux avec son que sans son.
00:05:32 C'est vrai.
00:05:33 Joli calembour.
00:05:34 C'est formidable.
00:05:35 Elle est très bonne.
00:05:36 J'ai promis à Félix que je la citerai à l'antenne.
00:05:38 Mais elle est exceptionnelle.
00:05:40 C'était aussi l'anniversaire de Barbara Streisand.
00:05:43 Il y en avait pas mal, mais on a préféré mettre Véronique Sanson.
00:05:45 Vous êtes un homme qui sait tenir ses promesses dans les domaines importants.
00:05:50 C'est vrai que c'est devenu un monument cette femme.
00:05:52 C'est devenu vraiment une légende.
00:05:54 Les chansons du début étaient magnifiques.
00:05:56 Oui, Vancouver, etc.
00:05:57 C'est déjà pour moi, c'est amoureux.
00:06:01 Allez, on passe au réquisitoire du procureur.
00:06:04 Les vraies voix Sud Radio.
00:06:06 Le réquisitoire du procureur, Philippe Bilger.
00:06:09 Monsieur le procureur veut requérir contre les B.A. en politique, notamment pour la
00:06:14 préparation des Jeux Olympiques de Paris.
00:06:16 Oui, alors.
00:06:17 On est bien dans le micro.
00:06:19 Vous avez raison, mon cher Philippe.
00:06:22 Ça branle le micro.
00:06:26 Allez-y, ne touchez plus rien.
00:06:28 Mettez-vous en face.
00:06:29 N'avoir mauvais esprit en permanence.
00:06:32 J'y vais.
00:06:35 En réalité, c'est vrai que ça m'est venu à l'esprit en entendant la critique de
00:06:41 Rachida Dati sur ce qu'elle appelle l'impréparation des Jeux Olympiques et évidemment une charge
00:06:47 contre Ami Dalgo.
00:06:48 Et je veux bien croire que les Jeux Olympiques ne soient pas préparés comme ils devraient.
00:06:54 Non pas que je me penche en permanence sur le problème, mais j'ai l'impression que
00:07:00 Rachida Dati, malgré sa volonté de s'opposer à Ami Dalgo, est plus plausible dans cette
00:07:06 espèce d'analyse que la maire de Paris.
00:07:10 J'ajoute que, et c'est mon point de vue, entre la B.A. et la critique systématique,
00:07:17 il y a peut-être un juste milieu qui permet d'avoir une critique argumentée et fondée
00:07:23 et tout ce que je lis, et notamment je pense à Guy Rutt et à d'autres, montre que les
00:07:30 Jeux Olympiques de Paris ne vont pas être une longue scène tranquille, si j'ose dire,
00:07:36 en faisant référence à la cérémonie d'ouverture.
00:07:39 Mais précisément, qu'est-ce qu'elle reproche exactement à Ami Dalgo ?
00:07:42 Qu'on n'est pas prêt.
00:07:43 Sur le plan de la sécurité.
00:07:44 Oui mais Tom, vous me pardonnerez de n'être pas allé dans les coulisses des Jeux Olympiques
00:07:50 de Paris, mais problème de sécurité, pas assez d'argent ou on en dépense trop.
00:07:57 Les critiques sont assez multiformes.
00:08:00 J'évoquais Guy Rutt, Rachida Dati, si vous lisez Le Parisien qui en général, et je crois
00:08:06 votre lecture de bave, vous verrez il y a quelque chose d'intéressant.
00:08:10 Avec un mot, Tom Connade, un mot, Jean Doridé.
00:08:13 Effectivement, il n'y a pas énormément d'informations sur les JO qui arrivent quand même dans très
00:08:16 peu de temps.
00:08:17 Mais deux choses que j'ai retenues, c'est d'un côté, ça n'a même rien à voir l'un
00:08:21 avec l'autre, d'un côté la spéculation des AirBnB dans quelques mois qui va s'installer
00:08:26 de manière assez hallucinante avec des triplements, quadruplements de prix pour pouvoir profiter
00:08:30 de la période d'activité.
00:08:31 Il y aura du moins des gens qui vont enlever leurs locataires pour pouvoir faire cette
00:08:35 petite spéculation sympathique pendant quelques semaines.
00:08:37 Donc ce n'est pas très intéressant et très sportif non plus.
00:08:41 Et de l'autre côté, des appels à bénévoles, mais on ne sait pas trop pour faire quel type
00:08:45 de tâche, mais il n'y a pas de lisibilité effectivement de ce qui va se passer.
00:08:48 Jean Doridou.
00:08:49 Oui, alors sans vouloir tomber dans l'hidalgo bashing, ce que je regrette, c'est qu'on connaît,
00:08:54 surtout en psychologie, le plaisir de l'attente, la réjouissance avant la fête.
00:08:58 Et c'est quand même, quoi qu'on pense des JO...
00:09:00 Le meilleur moment, c'est quand on monte l'escalier, disait Clément Saufry.
00:09:02 Vous avez lu dans mes pensées, Philippe David !
00:09:04 On savait qu'elle gère aussi !
00:09:05 Je me suis auto-censuré, je n'ai pas voulu faire cette référence un peu ole-ole.
00:09:09 17h13, on est déjà dans le salle.
00:09:12 Le plaisir de l'attente, c'est quand même délicieux.
00:09:14 Et quoi qu'on pense des JO, c'est quand même une fête inouïe d'avoir les JO en France,
00:09:19 en plus à Paris.
00:09:21 Et c'est un fait que pour vivre dans Paris, je ne vois pas même d'anneaux olympiques,
00:09:27 de grandes toiles.
00:09:28 Cette espèce d'effervescence, comme ça, les Parisiens vous disent toutes et tous qu'ils
00:09:33 vont se barrer pour les JO, qu'ils vont effectivement louer leur appart pour gagner de l'argent.
00:09:38 Et c'est triste, je trouve, qu'il n'y ait pas d'enthousiasme, qu'il n'y ait pas cette
00:09:42 effervescence.
00:09:43 C'est quand même un événement mondial, les JO.
00:09:47 C'est en France, ben voilà, même quand on n'est pas pour, je veux dire, autant se faire
00:09:51 une raison.
00:09:52 Et là, c'est vrai que c'est vraiment, c'est très très raplapla, et c'est dommage.
00:09:56 - Les Vrais Voix, 17h14 à 17h30, notre premier débat.
00:10:01 Dans Les Vrais Voix, on vous pose cette question.
00:10:03 Faut-il maintenir le bouclier tarifaire sur l'électricité pour les entreprises, puisqu'il
00:10:07 y a a priori 100 mauvais jeux de mots de l'eau dans le gaz ? Vous voulez réagir, vous êtes
00:10:11 entrepreneur, vous avez une entreprise et vous n'arrivez plus à payer vos factures
00:10:14 d'électricité, ou vous avez trouvé une méthode pour négocier, ou vous avez trouvé
00:10:18 le système D ? Dans tous les cas, on vous attend en 0826 300 300.
00:10:22 On se retrouve dans quelques instants pour les 3 mots de l'actu de Félix Mathieu.
00:10:25 Restez.
00:10:26 - Les Vrais Voix Sud Radio, 17h20, Philippe David.
00:10:30 - Retour des Vrais Voix avec Philippe Bilger, Jean Dorido, Tom Conan.
00:10:34 C'est l'heure des 3 mots dans l'actu de Félix Mathieu.
00:10:36 - Les Vrais Voix Sud Radio.
00:10:39 - Bonsoir Félix Mathieu.
00:10:40 - Bonsoir tout le monde.
00:10:41 - 3 mots, expulsion, évacuation et sumo.
00:10:45 - Expulsion de migrants comoriens à Mayotte, c'est l'opération Wambushu où les Comores
00:10:49 dénoncent une action unilatérale de la France et refusent d'accueillir les bateaux avec
00:10:53 les expulsés.
00:10:54 Des évacuations d'étrangers qui continuent au Soudan face au combat entre armées et
00:10:58 paramilitaires.
00:10:59 La France ferme son ambassade à Khartoum, elle n'est plus un point de passage, l'ambassade
00:11:02 pour fuir le pays.
00:11:03 Et puis on va finir par une étrange tradition au Japon, le festival des bébés sumo qui
00:11:08 pleurent.
00:11:09 Le but du jeu, arriver à faire pleurer son bébé en premier avant les autres en l'effrayant
00:11:13 avec des masques.
00:11:14 C'est bon pour sa santé paraît-il.
00:11:16 - Les Vrais Voix Sud Radio.
00:11:19 - On n'arrêtera pas les opérations contre la délinquance et les bidonvilles.
00:11:23 Déclaration tout à l'heure du préfet de Mayotte à quelques pas des affrontements
00:11:26 entre les CRS et les jeunes de ces bidonvilles du 101e département français dans l'océan
00:11:31 indien.
00:11:32 Depuis plusieurs jours, la France déloge ces migrants illégaux pour les renvoyer.
00:11:36 Sauf que les Comores indiquent aujourd'hui refuser désormais l'accostage des bateaux
00:11:40 français dans leurs ports.
00:11:41 Tant que la partie française décidera de faire les choses de façon unilatérale, nous
00:11:46 prendrons nos responsabilités.
00:11:48 Aucun expulsé ne rentrera dans un port sous souveraineté comorienne.
00:11:52 C'est ce que déclare le ministre comorien de l'Intérieur.
00:11:54 Le préfet, de son côté, dit espérer pouvoir reprendre rapidement les rotations de navires
00:11:59 vers les Comores.
00:12:00 Alors pour en parler, nous sommes en ligne avec Pierre qui habite à Mamoudzou.
00:12:03 Bonsoir Pierre.
00:12:04 Bonsoir.
00:12:05 Bonsoir.
00:12:06 Merci d'être avec nous dans les vraies voix sur Sud Radio.
00:12:08 Est-ce que vous pouvez un peu nous raconter ce que vous voyez tout simplement autour de
00:12:11 vous ? Comment ça se passe concrètement cette opération ? Wambouchou, vous avez vu les
00:12:15 forces de l'ordre se préparer depuis plusieurs jours ?
00:12:17 Oui, tout à fait.
00:12:19 C'est déjà plusieurs semaines qu'arrivent énormément de forces de l'ordre de métropole.
00:12:27 Et aujourd'hui, on a pu constater de très nombreux véhicules blindés qui circulaient
00:12:34 dans Mamoudzou.
00:12:35 C'est-à-dire qu'ils sont arrivés, ils se sont logés tant bien que mal, donc vous saviez
00:12:42 qu'il allait se passer quelque chose ?
00:12:43 Ah oui, depuis cet article dans les Canards Enchaînés du mois de février, on était
00:12:50 au courant plus ou moins par la rumeur et le candirapson de ces opérations qui sont
00:12:56 arrivées après l'Aïd El-Fitr, à la fin du ramadan.
00:12:59 Les autorités administratives n'avaient pas du tout démenti ces opérations et depuis
00:13:06 hier dimanche, celles-ci ont commencé.
00:13:09 Avec donc des blindés qui circulent, des contrôles d'identité, c'est ça ?
00:13:13 Oui, tout à fait.
00:13:16 Sur les très nombreux ronds-points de Mamoudzou ou d'autres communes de Grande-Terre, on
00:13:21 peut constater une forte présence policière.
00:13:23 Et également les gendarmes mobiles ou encore la CRS 8 ou le RAID qui, dans les bidonvilles,
00:13:29 la plupart du temps sur les hauteurs et dans la jungle, investissent ces lieux et expulsent
00:13:37 des clandestins et détruisent des casentoles ondulées qui sont illégalement présentes
00:13:45 sur le domaine, principalement le domaine public.
00:13:48 C'est-à-dire que concrètement, il y a un contrôle d'identité, quelqu'un n'a pas
00:13:51 de papier français, il est envoyé dans les centres de rétention ?
00:13:54 Oui, tout à fait.
00:13:56 Alors le centre de rétention administratif de Pavendie à Petite-Terre est, paraît-il,
00:14:01 plein.
00:14:02 Mais par contre, un autre a été créé dans la MJC de M'saperré, au sud de Mamoudzou.
00:14:07 Et actuellement, ceux-ci se remplissent.
00:14:11 Et la petite inquiétude de la population locale est de savoir ce qui va se passer ces
00:14:15 prochains jours, puisque comme vous le savez, les autorités comoriennes ont refoulé, donc,
00:14:20 le bateau avec des clandestins d'origine comorienne, qui donc sont revenus au centre
00:14:26 de rétention administrative de Petite-Terre à Pavendie.
00:14:29 Et la population locale se demande très légitimement si d'ici deux ou trois jours, avec ces arrestations
00:14:36 et ces reconduites dans les centres de rétention, si ceux-ci sont pleins, si les Comores ne récupèrent
00:14:41 pas leurs ressortissants, que va-t-il se passer ? Est-ce que l'opération Rouen-Bouchoux
00:14:44 va continuer ? Est-ce qu'elle va s'arrêter ? Est-ce qu'elle va être bloquée ? Voilà
00:14:49 où on en est aujourd'hui, après à peu près 24 heures du début de cette opération.
00:14:53 C'est étonnant ce refus des Comores d'accueillir les bateaux avec leurs ressortissants, selon
00:14:57 vous ? Non, puisqu'il y a un litige entre l'Union
00:15:02 des Comores et la France à propos de Mayotte française.
00:15:05 L'Union des Comores et Moroni revendiquent Mayotte comme étant comorienne.
00:15:08 Le peuple maorais, comme la France, considère que depuis les années 1840, la souveraineté
00:15:15 de la France s'applique à Mayotte et que Mayotte est entièrement française.
00:15:18 C'est un litige très ancien et malheureusement, on en est encore là.
00:15:26 En tout cas, en attendant, le déclenchement de ces expulsions a donc provoqué des émeutes
00:15:30 sur place, vous l'avez vu de vos yeux.
00:15:31 Oui, mais malheureusement, j'ai envie de vous dire ici, la violence, la délinquance
00:15:38 de nombreuses bandes de mineurs isolés et quelque chose de quasi quotidien.
00:15:42 Des cocktails Molotov, des caillassages, des agressions violentes.
00:15:47 Ici, c'est le quotidien de la population, d'où le fort soutien de la population civile,
00:15:53 qu'elle soit originaire d'un métropole, d'Afrique, de Madagascar, des autres dômes,
00:15:57 vis-à-vis de l'opération Mambouchou, pour essayer de reprendre le dessus sur ces bandes
00:16:02 et d'essayer de stopper, de contenir l'insécurité qui ici pourrit complètement la vie au quotidien
00:16:09 de la population.
00:16:10 Avec des bidonvilles que vous avez pu voir vous-même.
00:16:13 Ah oui, malheureusement, des bidonvilles qu'on voit très facilement depuis la route, qu'on
00:16:20 voit dès qu'on prend des chemins, des bidonvilles où la majorité de la population se comporte
00:16:25 très correctement.
00:16:26 C'est qu'une minorité de mineurs isolés et de délinquants qui pourrissent la vie
00:16:30 des bidonvilles.
00:16:31 Et en plus, il faut rajouter à ça l'insanité, l'insalubrité des bidonvilles, des cas
00:16:38 d'anthologues vulés, sans eau ni électricité, en plein milieu de la boue et de la jungle.
00:16:43 C'est très particulier et c'est très choquant lors d'aujourd'hui que le 101e département
00:16:49 français soit dans cet état.
00:16:50 En tout cas, merci beaucoup Pierre de nous avoir répondu depuis Mamoudzou à Mayotte.
00:16:55 Merci beaucoup.
00:16:56 Autre sujet Félix, toujours plus d'évacuation d'étrangers au Soudan.
00:16:58 Les neuf jours de combat pour le pouvoir entre armées paramilitaires ont déjà fait des
00:17:02 centaines de morts sans aucune issue en vue.
00:17:04 Explosions, raids aériens, tirs, ne s'arrêtent pas à Khartoum et dans d'autres villes.
00:17:09 Mais en attendant, les capitales étrangères sont parvenues à négocier des passages avec
00:17:13 les deux belligérants.
00:17:14 D'un côté, l'armée du général Abdel Fattah al-Bourtan, dirigeant de fait du Soudan.
00:17:19 Et de l'autre, son adjoint devenu son rival, le général Mohamed Hamdan Daghlo qui commande
00:17:24 les forces de soutien rapide.
00:17:26 C'est ce que nous explique Marc Lavergne, directeur de recherche et mérite au CNRS
00:17:30 et spécialiste du Soudan.
00:17:31 C'était son numéro deux, mais ce n'est pas un général.
00:17:33 C'est un mercenaire, un supplétif de l'armée au Darfour.
00:17:36 Et donc il a recruté des gamins dans les camps de réfugiés, etc.
00:17:40 Tous ceux qui n'avaient pas de travail.
00:17:41 Soit ils partent en France, ils essayent de traverser le désert et la Méditerranée,
00:17:46 soit ils s'embauchent comme mercenaires.
00:17:47 Finalement, on a deux crocodiles qui se battent dans le même marécage pour prendre quoi ? Les
00:17:51 richesses du pays.
00:17:52 Au départ, c'était le pétrole, mais le pétrole il est resté pour la plupart au
00:17:56 sud, souvent, donc ils n'ont plus grand chose là-dessus.
00:17:58 Mais c'est l'or, l'or, il y a de l'or partout.
00:18:01 C'est la réserve d'or dans tous les déserts.
00:18:03 Tout le monde quitte son travail pour aller chercher de l'or.
00:18:05 Et c'est les mercenaires, les fameux, les gens de Mohamed Abdelhamid Dagallo qui contrôlent
00:18:10 ça.
00:18:11 Donc ils empochent l'or et ils l'envoient brut à Dubaï.
00:18:14 Et puis à Dubaï, il est raffiné, puis après il est expédié en Suisse ou ailleurs.
00:18:18 C'est vraiment à la fortune du pays pour l'instant.
00:18:20 Marc Laverne du CNRS au micro de Jean-Jacques Bourdin ce matin sur Sud Radio.
00:18:23 La France, en tout cas, a fermé aujourd'hui son ambassade à Khartoum.
00:18:26 C'est ce qu'annonce le ministère des Affaires étrangères.
00:18:29 Cette ambassade ne constitue plus un point de regroupement pour ceux qui souhaiteraient
00:18:32 fuir les combats dans la capitale soudanaise.
00:18:35 Un mot, Philippe Bilger, c'est la France qui évacue tous les Européens parce qu'on
00:18:38 a encore une base militaire à Djibouti ?
00:18:39 Oui, mais là, elle n'a pas le choix.
00:18:41 Je veux dire dès lors qu'il y a deux factions dont la principale préoccupation est d'avoir
00:18:47 le plus d'or possible.
00:18:49 La France doit faire de la sauvegarde à outrance.
00:18:53 Non, moi, dans ce cas-là, Félix, je ne suis pas du tout expert de ces sujets.
00:18:56 Mais comment est-ce que ça se passe ? A Dubaï, la revente, c'est quoi ? Il y a un recel
00:19:00 de matières premières ?
00:19:01 C'est pas moi qui le disais, c'est Marc Lavergne.
00:19:03 Oui, bien sûr, on est des spécialistes.
00:19:05 Vous pensiez aller à Dubaï ?
00:19:07 Non, mais je me dis que ça peut être intéressant.
00:19:09 Du coup, ça donne un débouché.
00:19:11 Ça confirme que l'or rend fou, la soif de l'or.
00:19:15 Les gens se tuent pour de l'argent, que ce soit sous forme d'or, que ce soit à Marseille,
00:19:21 il y a encore un jeune qui a capté une balle.
00:19:23 Ça rend fou.
00:19:24 Et on termine par cette étonnante tradition japonaise, un concours de pleurs de bébés.
00:19:28 Des bébés habillés en sumo et portés par des sumos.
00:19:32 C'est le but.
00:19:34 Le but, c'est de faire pleurer son bébé en premier, avant les autres.
00:19:39 Pour y arriver, les employés du festival se promènent avec des masques de démons
00:19:43 pour les effrayer.
00:19:44 Sympa, je regarde en même temps le psychologue Jean Dorido pour la fin.
00:19:50 Oui, je peux rien vous cacher.
00:19:52 Une tradition sincère.
00:19:54 Je connais des bébés qui auraient gagné le concours, moi.
00:19:58 Tradition censée apporter la bonne santé aux enfants.
00:20:00 Figurez-vous, ce festival des bébés sumo qui pleure a fait son retour pour la première fois
00:20:04 après 4 ans de pandémie.
00:20:05 Le sumo des pleurs organisé dans les sanctuaires, dans les temples, à travers tout le Japon.
00:20:09 Il attire beaucoup de spectateurs.
00:20:11 Les bébés qui pleurent fort grandissent en bonne santé, assure l'un des organisateurs
00:20:15 qui se dit conscient que cette tradition pourrait sembler un peu choquante
00:20:18 pour un public non averti.
00:20:19 Notez que les règles varient même d'une région à l'autre, puisque dans certaines,
00:20:22 il faut faire pleurer son bébé en premier.
00:20:25 Dans d'autres, c'est au contraire le dernier bébé qui pleure qui a gagné.
00:20:28 Donc voilà, ça dépend des localités.
00:20:30 Un mot très court.
00:20:31 Un mot très court, si vous voulez, c'est le darwinisme en réalité qui est appliqué ici.
00:20:36 La sélection naturelle.
00:20:37 On a ça aussi en France, cette espèce d'idée que tout ce qui peut endurcir fait du bien.
00:20:42 Parce que c'est l'histoire de notre espèce humaine finalement.
00:20:45 La sélection naturelle, les plus faibles meurent.
00:20:48 Le problème, c'est qu'à l'arrivée, ça crée des traumatismes pour un mouton.
00:20:52 Ça fait travailler les psychologues en même temps.
00:20:54 Ça fait marcher le commerce.
00:20:55 - Mais extérieurement, c'est assez choquant, ça ressemble un peu à une corrida humaine.
00:20:58 Où justement, la bête de foire, c'est un humain et en plus un môme.
00:21:02 - Philippe Billard, le mot de la fin ?
00:21:04 - Le mot de la fin, non, j'ai rien à dire, ça paraît tellement aberrant.
00:21:08 - Pas de Japon bashing, on entend ça en France, genre les fessées ça fait du bien, ça endurcit.
00:21:13 Je suis passé par là, j'en suis pas mort.
00:21:15 Enfin tout ça est consternant bien sûr.
00:21:17 - C'est pas sur le même plan.
00:21:18 - C'est exactement le même plan.
00:21:19 - C'est pas un concours.
00:21:20 - Ah non, c'est exactement le même plan.
00:21:21 - C'est ce que vous avez dit de Philippe Billard.
00:21:22 - Non, non, c'est exactement le même plan.
00:21:23 - Merci beaucoup Félix Batteu, tout de suite.
00:21:25 Notre premier débat, faut-il maintenir le bouclier tarifaire sur l'électricité pour les entreprises ?
00:21:30 Vous êtes 76% à dire oui, vous êtes entrepreneur, votre facture a explosé,
00:21:35 vous pensez même à mettre la clé sous la porte,
00:21:37 ou vous dites, moi j'ai trouvé des solutions, on vous attend au 0826 300 300.
00:21:42 Retour des vraies voix avec Philippe Billard, Jean Dorido, Tom Connane,
00:21:47 c'est l'heure du grand débat du jour.
00:21:49 Les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:21:53 - Le bouclier énergétique, Bruno Le Maire a annoncé cette semaine qu'il va être prolongé jusqu'en 2025 sur l'électricité.
00:21:58 - Aujourd'hui on a un calendrier qui nous est dicté par l'Europe sur les entreprises
00:22:01 qui nous autorise à mettre en place ce qu'on appelle le guichet jusqu'à fin 2023.
00:22:04 - L'État indemnise les acteurs alternatifs en leur donnant de l'argent public pour appliquer le bouclier tarifaire.
00:22:10 - Le bouclier tarifaire il concerne les particuliers, uniquement ça ne concerne pas les entreprises.
00:22:15 - Aujourd'hui les entreprises n'ont pas besoin d'aide.
00:22:19 - Mise en place pour limiter les hausses des factures des ménages français,
00:22:23 le bouclier tarifaire sur l'électricité est maintenu jusqu'en 2025.
00:22:27 Annoncée par Bruno Le Maire vendredi, cette mesure avait de quoi satisfaire tout le monde.
00:22:31 Eh bien, pas tout à fait, puisqu'hier, le ministre délégué à l'industrie Roland Lescure a déclaré
00:22:36 que le bouclier ne sera pour l'instant pas prolongé pour les entreprises.
00:22:40 Contraint par l'agenda européen, le ministre explique qu'aujourd'hui les entreprises n'ont pas besoin d'aide
00:22:44 et que si nécessaire, la proposition pourrait être réexaminée à l'automne.
00:22:48 Une annonce qui suscite le mécontentement et qui soulève quelques incohérences au sein du gouvernement.
00:22:52 Pour vous, faut-il maintenir le bouclier tarifaire ?
00:22:55 En particulier pour les PME, eh bien vous êtes 76% à dire oui sur Twitter.
00:23:01 On vous attend pour réagir, vous qui êtes entrepreneurs, vous qui êtes petits artisans boulangers par exemple
00:23:06 et qui ne vous en sortez plus, on vous attend pour témoigner au 0826 300 300.
00:23:11 Avec nous, Romain Le Gohaster, industriel de bûches reconstituées,
00:23:15 président du collectif Défense Artisans, Ferme et Usines en Danger,
00:23:19 l'Adafut pour la Bretagne, bonjour.
00:23:22 - Oui allô ? - Oui, bonjour Romain Le Gohaster.
00:23:25 Et avec nous également, Philippe Deveul qu'on connaît bien dans les vraies voix,
00:23:29 avocat de l'Adafut et de Antigone, c'est le syndicat du collectif Dépendu, bonjour.
00:23:34 - Bonjour Philippe. - Alors on va commencer avec Romain Le Gohaster.
00:23:38 - Bonjour Philippe. - Bonjour Maître Deveul.
00:23:42 - Alors Romain Le Gohaster, vous, vous êtes industriel en bûches reconstituées,
00:23:47 c'est ce qu'on met dans les cheminées à l'hiver.
00:23:49 Et si je ne m'abuse, votre facture d'électricité est passée de 5000 euros hors taxes par mois
00:23:55 à 30 000 euros hors taxes par mois.
00:23:58 - Oui c'est exactement ça. Ce qui est un peu dommage d'ailleurs,
00:24:01 c'est que moi quand je regarde un peu la fiche de mon entreprise, je coche toutes les cases.
00:24:05 C'est-à-dire que je suis dans la transition énergétique, je valorise des déchets de bois,
00:24:09 donc c'est ce qu'on appelle l'économie circulaire, et je suis de l'industrie,
00:24:12 une petite PME industrielle dans le centre de la Bretagne.
00:24:15 - Vous avez combien de salariés ? - J'ai 9 salariés, donc vraiment la TPE industrielle.
00:24:20 Je suis sur un marché qui est en pleine explosion puisque tout ce qui est granulés de bois,
00:24:25 bûches de bois densifiées, etc., les gens se sont rués sur mes produits
00:24:29 pendant la fameuse crise de l'énergie, donc électricité, gaz, etc.
00:24:34 Donc j'allais dire, moi tous les signaux étaient ouverts, c'était merveilleux.
00:24:37 Une entreprise que j'ai reprise en juillet 2019 qui avait de grosses difficultés,
00:24:41 sur laquelle j'ai investi beaucoup pour robotiser, mécaniser,
00:24:46 dans le cadre du plan de relance d'ailleurs, puisqu'on a été aidé dans le cadre du plan de relance.
00:24:50 Donc là, jusque là, une espèce de description merveilleuse.
00:24:54 Je suis une TPE, c'est-à-dire que moi je suis une petite boîte, 9 salariés, toute petite boîte,
00:24:59 on fait un peu plus d'un million d'euros de chiffre d'affaires.
00:25:01 Et la surprise est arrivée.
00:25:04 Alors déjà la première chose, c'est qu'on n'a pas été prévenus.
00:25:06 Donc moi déjà l'année dernière, ma facture avait bondi de 50%,
00:25:09 et là elle rebondit de 350%.
00:25:11 Alors quand j'entends les politiques dire "les entreprises n'ont pas besoin d'aide",
00:25:15 je ne sais pas dans quelle réalité alternative ils vivent,
00:25:18 puisque c'est comme si demain, on disait que votre loyer était multiplié par 4,
00:25:22 sans toucher à votre source de revenu qui est votre salaire.
00:25:25 Je ne sais pas très bien comment on pourrait affirmer que vous n'avez pas besoin d'aide.
00:25:29 - Tom Connell vous pose une question.
00:25:31 - Oui, ce que je trouve terrible, c'est qu'effectivement,
00:25:33 ceux qui ont vraiment besoin de visibilité, c'est évidemment les ménages,
00:25:36 mais c'est aussi beaucoup les entreprises qui ont affaire à des investissements,
00:25:39 qui ont à se projeter dans l'avenir, et surtout qui embarquent d'autres personnes avec eux,
00:25:42 en l'occurrence les salariés.
00:25:44 Donc c'est quand même éminemment important pour eux de savoir se projeter.
00:25:48 Mais du coup, pourquoi est-ce que vous ne rentrez pas concrètement dans votre cas,
00:25:51 dans les conditions du bouclier ?
00:25:53 Qu'est-ce qui fait que vous avez des seuils que vous dépassez,
00:25:55 ou en dessous desquels vous êtes ?
00:25:58 - Alors déjà la première chose, c'est que le constat que je fais,
00:26:02 c'est une opacité absolue dans le système.
00:26:05 Moi j'ai fondé ce petit collectif en Bretagne,
00:26:07 qui regroupe des agriculteurs, des artisans, des entreprises industrielles comme les miennes,
00:26:11 et on est déjà une quarantaine ou une cinquantaine d'entreprises concernées,
00:26:15 et j'allais dire il y a 40 à 50 histoires différentes.
00:26:18 Alors la seule constante, c'est qu'on a tous une facture qui explose,
00:26:22 mais il n'y a pas deux scénarios pareils.
00:26:24 Donc déjà la première chose, c'est dans les affaires, on dit,
00:26:26 quand on ne comprend pas bien, c'est qu'il y a un loup.
00:26:29 Donc là on ne comprend rien, déjà la première chose, c'est une opacité absolue.
00:26:33 La deuxième chose, le bouclier tarifaire, mais attendez c'est une blague,
00:26:36 vous augmentez de 40% et vous avez une aide de 20%, on peut comprendre,
00:26:40 mais quand vous augmentez de 400% et qu'on vous donne une aide de 20%,
00:26:44 c'est comme si on vous disait, on vous met devant un poteau d'exécution,
00:26:48 et au lieu de mettre 12 tireurs, on en met 8.
00:26:50 Mais vous voyez, en gros, ça ne change pas grand-chose.
00:26:52 - C'est pas mal comme métaphore, oui.
00:26:54 - Alors moi j'ai une question pour vous, j'écoute bien sûr attentivement votre témoignage.
00:26:59 Je me demande bien, précisément, 400% d'augmentation,
00:27:02 qui est votre fournisseur d'électricité ?
00:27:05 - Alors écoutez, moi je vais vous surprendre, mais moi je suis un vieux conservateur,
00:27:08 et je pense qu'il y a des espèces de monopoles d'État, moi,
00:27:12 qui ne m'ont jamais tellement dérangé.
00:27:14 Donc moi je suis chez EDF Canal Historique.
00:27:16 - D'accord.
00:27:17 - Et alors précisément, alors là je vous remercie pour cette information
00:27:20 qui me semble essentielle, parce que ça veut dire qu'aujourd'hui,
00:27:23 il est autorisé, parce qu'il y a quand même des règles en France,
00:27:26 le commerce est soumis à des règles,
00:27:28 il y a des contrats qui sont contractés entre fournisseurs d'énergie et un usager,
00:27:34 ou là en l'occurrence une entreprise,
00:27:36 ça veut dire qu'aujourd'hui, EDF Canal Historique, comme vous dites,
00:27:40 a le droit d'augmenter de 400% le coût de l'électricité qu'elle vend.
00:27:45 - Alors on va faire réagir Philippe Deveul, maître Philippe Deveul,
00:27:48 qui est avocat de l'Aide à la FUD et du collectif Antigone,
00:27:50 c'est le syndicat du collectif des pendus.
00:27:52 Est-ce que EDF ou les autres peuvent augmenter comme ça leur prix ?
00:27:56 Vous me passerez l'expression, mais au petit bonheur la chance.
00:27:59 - Alors accrochez-vous, je vais vous faire des annonces.
00:28:02 Je tiens à vous dire que le prix du coût de l'électricité n'a pas augmenté
00:28:09 de l'électricité produite par les centrales nucléaires que dirige EDF.
00:28:14 En revanche, le nombre de sociétés intermédiaires est au nombre de 23.
00:28:23 C'est-à-dire que c'est la loi AREN et la loi NOM qui ont permis
00:28:28 de multiplier la concurrence sur le prix de l'électricité
00:28:33 qui est en fin de compte sur un marché qui est l'Apex et qui est vérifiable tous les jours.
00:28:37 Vous avez un cours de l'électricité.
00:28:40 Et c'est la loi AREN qui a mis une base de calcul de lot d'électricité
00:28:46 qui s'achète sur cette bourse à hauteur de 100 TWh.
00:28:51 Donc c'est une usine à gaz, sans faire de jeu de mots.
00:28:54 - Oui, mais là on est bien justement sur la question, pas du producteur,
00:28:58 mais du fournisseur, du distributeur.
00:29:01 - Mais à quoi ça sert d'avoir des fournisseurs ?
00:29:05 - Étant donné qu'on a un coût de l'électricité qui est fixe plus ou moins et assuré par les centrales...
00:29:10 - Vous l'avez très bien rappelé mon cher maître, ça c'est une loi.
00:29:13 C'est le législateur français qui a...
00:29:16 Non mais il faut quand même rappeler que pendant des années,
00:29:19 on a entendu un discours libéral qui disait "la concurrence c'est bien,
00:29:23 la concurrence ça va faire baisser les prix".
00:29:26 Et là aujourd'hui, tout le monde est un petit peu groggy,
00:29:29 c'est la gueule de bois au réveil.
00:29:31 On se rend compte que la concurrence, ça peut faire baisser les prix,
00:29:33 ça peut les faire aussi flamber.
00:29:35 Et c'est précisément ça le problème auquel on assiste en ce moment.
00:29:38 - J'aimerais, comme Philippe Deveul est en général très clair,
00:29:43 c'est quoi la dénonciation que vous faites ?
00:29:47 C'est que des intermédiaires se gavent ?
00:29:50 Essayez d'être clair pour le chroniqueur le moins doué dans ces domaines, ici Philippe.
00:29:57 - Vous êtes d'un réalisme à votre égard, impressionnant.
00:30:01 - Qui me manque dans les débats que j'ai eus avec lui.
00:30:05 Évidemment, puisqu'il y a une bourse, il y a un prix d'achat, il y a un prix de vente.
00:30:10 Et tous ces intermédiaires sont des sociétés cotées en bourse.
00:30:13 Ce sont elles qui engrangent les bénéfices de ces hausses.
00:30:17 Mais attention, c'est un système qui est complètement vicié,
00:30:21 puisqu'on calcule le prix de l'électricité sur les 10% de l'énergie
00:30:26 la plus chère pour produire l'électricité.
00:30:29 Parce qu'hormis les centrales nucléaires qui produisent une électricité à un coût fixe,
00:30:33 vous avez le gaz, le pétrole, le charbon et l'énergie éolienne.
00:30:38 Or le gaz a augmenté de 60% sur les deux dernières années.
00:30:44 - J'ai une question pour vous, cher maître, et aussi pour notre invité qui fait des couches.
00:30:50 Est-ce que votre fournisseur d'électricité c'est RTE ?
00:30:54 Pour être tout à fait clair et pour bien comprendre, comme le demande Philippe Bilger.
00:30:58 RTE, pour rappel, c'est le fournisseur d'électricité historiquement qui était EDF.
00:31:04 - C'est ça.
00:31:05 - Voilà, moi je confirme en tout cas que mon fournisseur d'électricité, c'est EDF.
00:31:11 - Et est-ce que c'est RTE qui vous achemine le courant chez vous ?
00:31:14 - Alors moi en fait j'ai un contrat unique, oui oui tout à fait.
00:31:17 - Il n'a pas bougé, il n'est pas allé ailleurs.
00:31:19 - Il n'a pas bougé, je ne suis pas allé moi-même, je ne suis pas allé spéculer.
00:31:24 Sachant que moi, mon cas, j'ai une multiplication de 400% de ma facture,
00:31:28 et dans notre collectif, parce que ça me semble quand même important de rappeler
00:31:31 que là on est en train de parler entre guillemets de l'économie réelle.
00:31:34 Moi j'étais tout à l'heure avec une jeune femme qui était en larmes,
00:31:37 qui a une minoterie, donc qui fait de la farine depuis des générations et des générations,
00:31:44 et qui passe d'une facture de 7000 euros à 63 000 euros.
00:31:48 Oui eux effectivement sont allés voir des fournisseurs un peu plus ésotériques.
00:31:55 Mais on est en train de parler d'entreprises de PME sur des territoires euros,
00:31:59 qui sont là parfois depuis des générations et des générations,
00:32:02 et qui risquent de disparaître d'un trait de plume parce que, il y a quelque temps,
00:32:05 des gens très très intelligents ont décidé de créer ex nihilans pratiquement,
00:32:09 soit disant un marché concurrentiel sur l'électricité,
00:32:13 en oubliant en fait qu'il y a des acteurs qui revendent de l'électricité,
00:32:16 mais des producteurs en tant que tel d'électricité, il n'y en a pas 40 000.
00:32:19 - C'est clair. On part au 0826 300 300 avec notre auditeur du jour, rebonsoir Benoît.
00:32:25 - Rebonsoir.
00:32:26 - Est-ce que pour vous il faut maintenir le bouclier tarifaire sur l'électricité pour les entreprises ?
00:32:33 - Moi je pense qu'il faut le maintenir, et j'irai même plus loin,
00:32:38 je pense qu'il faudrait même maintenir celui sur le gaz.
00:32:41 - Oui, alors le gaz ça ne va pas être maintenu a priori,
00:32:43 puisque d'après le ministre, le cours du gaz ayant baissé depuis l'invasion de l'Ukraine,
00:32:47 il n'y a pas de raison de le maintenir en route.
00:32:49 - Alors c'est bien pour ça que je précise que non seulement je laisserai celui sur l'électricité,
00:32:55 mais je laisserai aussi celui sur le gaz.
00:32:57 Le cours il va baisser, il peut monter, il peut rebaisser, il peut fluctuer d'une façon ou d'une autre,
00:33:02 et puis bon on commence un peu à connaître M. Le Maire,
00:33:05 donc on a un peu tendance à se méfier de ses propos.
00:33:08 Moi je voulais rappeler quand même quelque chose,
00:33:12 une question que je me pose c'est,
00:33:14 est-ce que ça doit toujours être aux français ou aux entreprises,
00:33:17 qu'elles soient des TPE, des PME ou des grandes entreprises,
00:33:20 est-ce que ça doit toujours être à nous, particuliers ou entrepreneurs,
00:33:24 de payer les erreurs stratégiques ou les choix politiques, idéologiques ou électoralistes de politique ?
00:33:33 - On va poser la question, qui veut répondre entre Romain Leguaster ou Philippe Deveuil
00:33:37 et après on donne la parole à Tom Connade qui l'attend depuis tout à l'heure.
00:33:39 - Écoutez, moi je vais répondre Romain Leguaster, vous savez, moi je suis en Bretagne.
00:33:43 En Bretagne il y a eu un procès il y a quelques années très connu,
00:33:46 qui a eu un retentissement important, qui était le sang contaminé, vous vous rappelez de ça ?
00:33:49 - Oui.
00:33:50 - En fait au moment du sang contaminé on a inventé un concept pour les politiques
00:33:53 qui était responsable mais pas coupable.
00:33:56 - Oui c'était Jean-Guy La Dufoix qui avait dit ça sur la plateforme de télévision.
00:33:59 - En fait c'est devenu l'alpha et l'oméga de l'organisation politique en France,
00:34:03 c'est responsable mais pas coupable.
00:34:05 Moi j'invite tous les gens qui vous écoutent et qui ont regardé les interventions
00:34:10 de la commission d'enquête parlementaire sur la perte de souveraineté de la France.
00:34:14 Ça se regarde comme une série télévision tellement il y a des rebondissements etc.
00:34:17 C'est un scandale, il y a quelques temps, il y a un siècle...
00:34:20 - Il y a Arnaud Montebourg qui a témoigné, Henri Proglio, enfin beaucoup, beaucoup de gens.
00:34:23 - Voilà, et en fait quand vous écoutez un certain nombre de témoignages,
00:34:27 écoutez il y a un siècle ces gens-là seraient passés au tribunal pour haute trahison.
00:34:32 Mais sauf qu'en fait on continue à leur donner la parole,
00:34:35 ils vont continuer à être invités sur les plateaux etc.
00:34:37 Moi je vous dis en tout cas l'addition elle se paye sur nos territoires,
00:34:40 elles vont se payer avec une force terrible, terrible parce que là c'est la France qui travaille
00:34:44 qui est en train de crever. Là c'est des gens comme moi qui se lèvent tôt,
00:34:47 qui sont propriétaires de leur outil de travail avec des salariés
00:34:50 qui n'ont pas tellement de plan B et qui eux se lèvent pour aller travailler.
00:34:53 Donc si les gens comme nous on n'a plus la possibilité de travailler,
00:34:56 on va faire quoi ? On va tous s'inscrire en fac de socio à Rennes ?
00:34:59 Alors en fait je vais juste revenir...
00:35:02 Vous aurez Philippe Bilger comme prof de droit, donc vous serez content.
00:35:05 Non moi je créerai le mai 2023.
00:35:08 Moi ce qui me frappe dans tout ça c'est que Macron vous savez il y a quelques jours
00:35:11 il a donné une interview aux parisiens, vendredi dernier,
00:35:14 et il est revenu un petit peu sur son projet pour l'avenir,
00:35:18 il a dit notamment "ce qui m'importe c'est que le pays avance"
00:35:20 et en fait j'ai un peu regardé tout ça,
00:35:22 il a beaucoup insisté sur la réindustrialisation.
00:35:25 Du coup le fait de rapatrier des industries parties ailleurs en France,
00:35:30 de relocaliser des emplois,
00:35:32 dans une perspective à la fois de sauvegarde de l'emploi,
00:35:35 de développement économique et aussi, comme vous savez,
00:35:38 de diminution de l'impact carbone.
00:35:40 Donc évidemment tout ça est très bien.
00:35:42 Mais en fait on voit que là, avec les points qu'on est en train d'envisager,
00:35:46 c'est totalement contradictoire.
00:35:48 Parce qu'une fois qu'une entreprise est confrontée à des difficultés de ce type,
00:35:51 avec des explosions de factures d'énergie,
00:35:54 et une fois qu'elle est en difficulté et qu'elle doit déposer le bilan,
00:35:57 après c'est trop tard et on doit repartir de zéro.
00:35:59 Et en fait ce qui est terrible c'est qu'on a l'impression qu'on a des discours comme ça,
00:36:03 il y a des entretiens dans les médias,
00:36:05 fleuves, avec beaucoup de très bonnes idées,
00:36:08 et il n'y a rien qui est cohérent ensuite, concrètement sur le terrain.
00:36:11 - Alors, Philippe Deveul sur le terrain,
00:36:13 on a parlé avec notre ami la Romain Legault-Aster qui lui fait des bûches,
00:36:16 mais vous avec le collectif Antigone, le syndicat des pendus,
00:36:19 et même la DAFUD, il y a des artisans etc,
00:36:23 où en est la situation, là on parlait pour une petite entreprise industrielle,
00:36:27 mais il y a des gens qui ont une grosse facture d'électricité et chez qui on va tous les jours,
00:36:31 c'est les boulangers par exemple, comment ça se passe pour eux ?
00:36:34 - Tous ces gens-là, quand ils m'ont contacté, pour lesquels j'ai donné des conseils,
00:36:37 ils ont fermé le boutique, ils n'exercent plus,
00:36:40 ils ont fait faillite, ils ont été liquidés,
00:36:43 et le problème c'est de partir trop tard, on perd une bière quand c'est trop tard.
00:36:47 Et là justement j'ai rencontré des industriels, des PME etc,
00:36:51 qui elles ont encore de la trésorerie et peuvent agir,
00:36:54 mais quant aux autres c'est fini.
00:36:56 Autre chose étrange, c'est qu'il y a une TPE de Limoges qui nous a contacté,
00:37:00 qui était une franchise de casino avec trois employés,
00:37:05 la facture était passée de 4000 euros à 20 000 euros,
00:37:08 et ils étaient presque en fin d'activité,
00:37:10 et j'ai fait préagir judiciairement,
00:37:13 ils ont adhéré à Antigone, et comme par hasard,
00:37:16 une cellule de crise de la préfecture a dit
00:37:19 "Bon écoutez, on passe l'éponge sur les 20 000 euros,
00:37:23 et vous n'aurez qu'à payer à peu près 5000 euros,
00:37:25 est-ce que ça vous convient ?"
00:37:27 Et bien ils ont pris.
00:37:28 Mais alors pourquoi ça s'applique avec par-ci, par-là,
00:37:31 et que ça ne s'applique pas pour tout le monde ?
00:37:34 Il y a quand même des choses assez étranges.
00:37:37 - Jean-Henri Dauberg.
00:37:38 - Pour moi, de tout ce que j'entends,
00:37:40 la question ce n'est pas l'action du bouclier tarifaire,
00:37:43 la question c'est qu'il y a un problème au niveau de la loi,
00:37:46 il y a des prix en France qui ne sont pas libres,
00:37:49 on connaît le prix unique du livre,
00:37:51 les médecins, ça vient d'être antériné aujourd'hui,
00:37:54 passent de 25 euros à 26,50 euros.
00:37:57 - Ça différait des médecins.
00:37:58 - Oui, c'est un scandale, toutefois,
00:38:00 ça rappelle à quel point le prix d'une consultation
00:38:03 chez le médecin en France n'est pas libre,
00:38:05 tout ça est réglementé,
00:38:06 et il est complètement inconcevable qu'en France,
00:38:09 le commerce est réglementé,
00:38:11 on puisse avoir un contrat qui permet
00:38:14 de multiplier, d'augmenter de 400% la fourniture,
00:38:18 quel que soit le bien, en l'occurrence du jus,
00:38:21 ou que ce soit n'importe quoi d'autre,
00:38:23 on ne peut pas augmenter de 400% du jour au lendemain,
00:38:25 ça n'est pas possible.
00:38:26 - Mais ce sont les contradictions de notre pays,
00:38:29 qui est ni un pays vraiment libéral,
00:38:32 ni un pays socialiste.
00:38:34 Et d'ailleurs, je pense aussi qu'à titre d'exemple,
00:38:38 il y a l'Espagne et le Portugal
00:38:39 qui sont sortis du marché européen de l'énergie,
00:38:42 à titre provisoire,
00:38:43 mais qui leur ont permis d'avoir des prix très abordable
00:38:46 en matière d'énergie.
00:38:47 Je me demande pourquoi on s'accroche à cette Union européenne
00:38:51 qui pousse nos entreprises dans le vide.
00:38:54 - Un mot, Philippe Girard, mais en 20 secondes.
00:38:56 - Au sujet de ce que vous venez de dire,
00:38:57 il paraît qu'on ne pourrait pas faire
00:39:00 ce qu'ont fait l'Espagne et le Portugal.
00:39:03 Qu'en pensez-vous ?
00:39:04 - Très court, il reste 28 secondes.
00:39:06 - Tout dépend, c'est la volonté politique qui commande.
00:39:10 Il n'y a pas la volonté politique,
00:39:12 il y a une idéologie politique dans ce gouvernement
00:39:14 qui est européiste et mondialiste.
00:39:16 Sans qu'ils auront ces barrages,
00:39:18 ces limites, on ne pourra rien faire.
00:39:21 Et je peux vous dire que le nombre de faillites a augmenté.
00:39:24 Il y a eu 50 000 pour 2022.
00:39:27 Et il faut multiplier par deux le nombre de cessations d'activités
00:39:30 qui ne sont pas complices pour des faillites.
00:39:33 - Merci beaucoup, Philippe Deveux,
00:39:36 l'avocat de l'Adafu des Antigones,
00:39:38 syndicat du collectif des pendus,
00:39:39 et Romain Legault-Astaire,
00:39:40 industriel de bûches reconstituées,
00:39:42 président du collectif défense artisan ferme et usine en danger,
00:39:45 donc l'Adafut pour la Bretagne.
00:39:46 Verdict sur Twitter,
00:39:48 vous êtes 77% à penser qu'il faut maintenir le bouclier tarifaire
00:39:51 avec beaucoup de commentaires.
00:39:54 Il faut surtout retrouver notre indépendance énergétique
00:39:57 en sortant du marché européen de l'électricité.
00:39:59 C'est un leurre, le bouclier,
00:40:00 c'est nous qui le finançons avec nos impôts, etc.
00:40:04 On se retrouve tout de suite pour le quiz.
00:40:06 Préparez-vous, il est très chaud.
00:40:10 Les Vrais Voix Sud Radio, 17h20, Philippe David.
00:40:14 - Retour des Vrais Voix avec Philippe Bilger.
00:40:17 - C'est toujours très chaud.
00:40:18 - Le kick à dit, ça va être très très très chaud.
00:40:21 Avec Philippe Bilger, vous l'avez entendu,
00:40:23 Jean Dorido et Tom Connade,
00:40:24 notre auditeur du jour, Benoît de Limoges,
00:40:26 est toujours avec nous.
00:40:27 Ça va Benoît depuis tout à l'heure ?
00:40:29 - Tout ça va, nickel.
00:40:30 - Bon, vous voulez toujours vous confronter à Philippe Bilger ?
00:40:33 - Je vais le battre, il faut le dire.
00:40:35 - C'est quand même objectif.
00:40:36 - Oui, c'est surtout qu'il me fait moins peur
00:40:38 que les deux autres.
00:40:39 - Benoît est très lucide.
00:40:42 - C'est parti parce qu'on n'a pas trop de temps.
00:40:44 - Les Vrais Voix Sud Radio, le quiz de l'actu.
00:40:47 - Alors on a deux questions.
00:40:48 Or, kick à dit, et après c'est des kick à dit.
00:40:50 Question canicule.
00:40:51 Dans les prochains jours,
00:40:52 quel pays européen va faire face à une canicule ?
00:40:54 - L'Espagne.
00:40:55 - Bonne réponse de Benoît.
00:40:57 - En plus, il est bon, Benoît.
00:40:59 - Deux points.
00:41:00 - Et les canicules nous emballent, on le rappelle.
00:41:02 - Deuxième question.
00:41:03 Question exposition.
00:41:05 Quelle est la particularité,
00:41:06 tiens ça se passe chez Jean Dorido,
00:41:08 de la prochaine exposition organisée jeudi prochain
00:41:11 au musée d'art contemporain de Lyon ?
00:41:13 - Elle a été interdite ?
00:41:17 - Non.
00:41:18 Il faut y aller dans une tenue un peu spéciale.
00:41:20 - Il faut y aller en tenue d'Ève ?
00:41:22 - Oui, absolument.
00:41:23 - Oh, joli Benoît.
00:41:24 - Bonne réponse, ou en tenue d'Adam,
00:41:26 selon qui vous êtes.
00:41:27 - Benoît a de mauvais esprits, il répond à tout.
00:41:29 - Pour y accéder,
00:41:31 il faudra obligatoirement être nu.
00:41:33 L'expo s'appelle
00:41:34 "Incarnation, le corps dans la collection du Mac-Lyon".
00:41:37 - C'est incroyable.
00:41:38 - Jean-Philippe Bilger est en train de réjouir...
00:41:39 - Je vous jette.
00:41:40 - Il faut qu'il y ait un partenariat avec Dorido.
00:41:42 - Philippe Bilger est en train de réjouir ses places
00:41:44 de DGV, faire tantôt.
00:41:46 - Mais moi, je l'ai fait fuir.
00:41:48 - Je suis embêté en feuilles de vigne,
00:41:49 ils font pas ma taille.
00:41:50 - Oh, les prétentieux.
00:41:53 - On attaque les quicadilles.
00:41:56 Question quicadille.
00:41:57 On peut tout à fait contester le président,
00:41:59 mais on doit toujours lutter contre la violence
00:42:01 et l'incivisme.
00:42:03 - Darmela.
00:42:04 - Non.
00:42:05 - Jean-Bertré.
00:42:06 - Non.
00:42:07 - Non, pas bien.
00:42:08 - Madame Born ?
00:42:11 - Non.
00:42:12 - Fabien Roussel.
00:42:13 - Non.
00:42:14 - Jean-Luc Mélenchon.
00:42:15 - On n'est jamais si bien servi que par soi-même.
00:42:16 - Macron.
00:42:17 - Bonne réponse de Philippe Bilger.
00:42:19 - J'ai eu deux points.
00:42:20 - Oui, ben quatre.
00:42:21 Question quicadille.
00:42:23 Est-ce qu'Emmanuel Macron peut faire en 100 jours
00:42:26 ce qu'il n'a pas fait en 6 ans ?
00:42:28 - Ben, il a fait un chanis.
00:42:30 - Comment ?
00:42:31 - La CGT, la nouvelle secrétaire.
00:42:32 - Non, non, non.
00:42:33 - Marine Le Pen.
00:42:34 - Non.
00:42:35 - Mélenchon.
00:42:36 - Non.
00:42:37 - Clémentine Autain.
00:42:38 - Non.
00:42:39 - Monsieur Ruffin.
00:42:40 - LR.
00:42:41 - Siotty ?
00:42:42 - Non.
00:42:43 - Siotty ?
00:42:44 - Non.
00:42:45 - Ou Rotailleau.
00:42:46 - Non.
00:42:47 - Larcher.
00:42:48 - Larcher, bonne réponse de Philippe Bilger.
00:42:49 - De manière parfaitement spontanée.
00:42:51 - Voilà, c'est ça, au 7ème essai.
00:42:53 - Quicadille.
00:42:55 Le clivage mondialiste-souverainiste
00:42:57 ne cesse de faire gagner les mondialistes.
00:42:59 Les souverainistes de gauche,
00:43:00 comme chevènement au monde bourg,
00:43:01 finissent toujours par voter pour le mondialiste Macron
00:43:04 plutôt que pour la patriote de droite.
00:43:06 - Marine Le Pen ?
00:43:07 - Non.
00:43:08 - Sandrine Rousseau.
00:43:10 - Non.
00:43:11 - Bardella.
00:43:12 - Non.
00:43:13 - Il était tout à l'heure sur Sud Radio.
00:43:16 - C'est Eric Zemmour !
00:43:17 - Bonne réponse de Jean Dorido.
00:43:19 C'était chez André Bercoff.
00:43:21 Et c'est Eric Zemmour qui a dit ça.
00:43:23 Question quicadille.
00:43:25 Tant qu'on ne retire pas cette réforme des retraites,
00:43:27 on aura du mal à retrouver des relations de confiance.
00:43:30 - La secrétaire de la société Générale.
00:43:33 - Sophie Binet.
00:43:34 Bonne réponse de Benoît.
00:43:36 - Je vous remercie, il ne me rappelait pas son nom.
00:43:38 - Il a fûté Benoît.
00:43:39 - Elle est bonne, Binet.
00:43:40 Franchement, elle est très agressive.
00:43:42 - J'ai entendu ce matin sur une émission concurrente,
00:43:44 très bonne.
00:43:45 - Question quicadille.
00:43:46 Pour réussir tous les défis,
00:43:48 il faut être à l'écoute.
00:43:49 Connaître la vraie vie des gens.
00:43:51 Moi, mon bureau, c'est le terrain.
00:43:52 Lui, il s'enferme à l'élysée.
00:43:54 - Armand Noll ?
00:43:55 - Non.
00:43:56 - Il n'est pas M. Macron.
00:43:57 - Non.
00:43:58 - J'ai entendu quelqu'un qui a dit ça.
00:44:00 - Femme socialiste du Sud-Ouest.
00:44:02 - Delga.
00:44:05 - Bonne réponse, Carole Delga.
00:44:07 Mais vous l'avez dit en même temps avec Benoît.
00:44:09 - Non, Benoît, admets que je l'ai dit avant lui.
00:44:12 - Benoît, vous l'avez dit avant ou après ?
00:44:14 - Alors, moi, je l'ai dit certainement avant.
00:44:16 - Il l'a dit avant.
00:44:17 - J'ai entendu Benoît le dire avant.
00:44:19 - Oui, mais ça m'aurait étonné.
00:44:21 - Et c'est confirmé dans le casque par un autre Benoît.
00:44:23 - Non, Benoît, vous l'avez dit, Carole,
00:44:25 mais j'ai été le seul à dire la dernière question.
00:44:27 - Il est tricheur et puis il n'y a pas suffi de minibus pour l'aider.
00:44:30 - Exactement.
00:44:31 - Allez, une dernière question des vrais voix.
00:44:33 - Elle ne l'est plus malheureusement depuis quelques temps.
00:44:35 - Qui a dit "une seule solution pour retrouver l'apaisement,
00:44:37 l'abrogation de la réforme des retraites" ?
00:44:39 - L'ONG.
00:44:40 - Non.
00:44:41 - Stamina ?
00:44:42 - Non, socialiste.
00:44:43 Et du Sud-Ouest aussi.
00:44:45 - Ah, ça me...
00:44:47 - Des Landes.
00:44:48 - Olivier Faure.
00:44:49 - Ah oui, Fon, Fréot.
00:44:51 - Ça va.
00:44:52 - Non.
00:44:53 - Valot, Valot.
00:44:54 - Bon, il ne répond pas.
00:44:55 - La réponse de Jean Dorigo, 4, 6, 8, 12 à 4.
00:44:59 C'est bien, Benoît Benyploit.
00:45:01 - Bravo Benoît.
00:45:03 - On se retrouve dans quelques instants.
00:45:05 Bravo, vous restez comme auditeur du jour.
00:45:07 On se retrouve dans quelques instants.
00:45:09 À 18h30, notre grand débat.
00:45:11 Macron est-il plus déconnecté que jamais ?
00:45:13 Vous les réagirez le 0826 300 300 et les réseaux sociaux.
00:45:17 Les vraies voix Sud Radio, 17h20, Philippe David.
00:45:22 - Retour des vraies voix avec ce trio de choc.
00:45:25 Philippe Bilger, président de l'Institut de la parole,
00:45:28 auteur de "Libre propos d'un inclassable",
00:45:30 publié à la Nouvelle Librairie.
00:45:32 - Bravo.
00:45:33 - Tom Conan, artiste et essayiste,
00:45:35 auteur de "Pollution", publié chez Albin Michel.
00:45:38 Enfin, notre docteur en psychologie,
00:45:40 créateur de l'application Zenfi, Jean Dorigo.
00:45:42 Tiens, votre dernier livre ?
00:45:44 - "Le bonheur est une science exacte", chez Larousse.
00:45:46 - Et c'est surtout en écoutant Sud Radio.
00:45:48 - Exactement.
00:45:49 - Absolument.
00:45:50 - 18h30, notre grand débat.
00:45:52 Un an après sa réélection,
00:45:53 Macron est-il plus déconnecté que jamais ?
00:45:55 Vous êtes 97% à dire oui.
00:45:58 Vous les réagirez le 0826 300 300.
00:46:01 Tout de suite, le coup de gueule.
00:46:03 - Les vraies voix Sud Radio.
00:46:05 - Et c'est un coup de gueule contre l'incontinence verbale
00:46:08 et les indignations à géométrie variable.
00:46:10 Affaire date du 4 avril, mais a fuité ce week-end.
00:46:13 Le président LR de l'agglomération de Tours,
00:46:15 Frédéric Ogis, aurait qualifié le maire d'Hiver-Droite
00:46:17 de la ville de Fondette, Cédric de Oliveira.
00:46:19 Je cite de "sales portugais".
00:46:21 Une affaire qui est sortie dans les médias
00:46:23 et qui a pris une proportion plus importante
00:46:25 puisque le député des Portugais de France
00:46:27 qui s'appelle Paolo Pisco a écrit une lettre ouverte
00:46:29 à Éric Ciotti, Olivier Marlex et à Christine Pires-Bône,
00:46:33 présidente du groupe d'amitié France-Portugal
00:46:35 à l'Assemblée Nationale.
00:46:36 Une lettre remise à l'ambassadrice de France au Portugal,
00:46:39 Hélène Farnot de Frommond.
00:46:41 Des propos qui ont choqué les franco-portugais
00:46:44 et jusqu'au Portugal.
00:46:45 Alors moi j'ai du mal à comprendre
00:46:47 le peu de réactions dans la classe politique.
00:46:49 Les franco-portugais étant parfaitement intégrés
00:46:51 à la communauté nationale.
00:46:53 Et également le silence des associations antiracistes
00:46:55 puisqu'aux dernières nouvelles,
00:46:57 seule la LICRA a réagi.
00:46:59 Mais comme pour la stigmatisation des Anglais
00:47:01 après la funeste finale de Ligue des Champions
00:47:03 au Stade de France,
00:47:04 on doit pouvoir stigmatiser certains et pas d'autres.
00:47:07 Alors j'espère simplement que les réactions
00:47:09 ne vont pas tarder.
00:47:10 L'image de la France à l'étranger
00:47:12 n'étant pas franchement au firmament ces derniers temps.
00:47:16 - Philippe Bilger, un mot ?
00:47:18 - Totalement raison Philippe.
00:47:20 Même si les portugais étaient désagréables
00:47:22 et peu acceptés en France,
00:47:24 on ne devrait pas parler d'eux comme ça.
00:47:26 En plus c'est un peuple,
00:47:28 une nationalité qui est adorée par les français.
00:47:30 Et donc je ne fais pas référence à Coluche
00:47:33 qui disait "C'est des Algériens
00:47:35 qui viennent manger le pain de nos portugais".
00:47:37 - Oui c'était Coluche.
00:47:39 - Mais c'est vrai, c'est totalement scandaleux.
00:47:41 Vous êtes l'un des rares à en parler.
00:47:43 - Oui, Jean Doribaud ?
00:47:45 - Oui, c'est vrai que je tombe de l'armoire.
00:47:47 Ça paraît dingue, on a du mal à le croire.
00:47:49 - Je suis mort quand je parle portugais
00:47:52 avec l'association des journalistes lusophones.
00:47:54 Et c'est des amis journalistes lusophones
00:47:56 qui m'ont envoyé les articles,
00:47:57 qui commencent à sortir dans la presse.
00:47:58 Et je n'imaginais pas qu'on puisse dire ça.
00:48:00 - C'est absolument inouï qu'un élu en plus
00:48:02 puisse tenir des propos pareils.
00:48:04 Et puis c'est vrai, je rejoins votre coup de gueule.
00:48:06 C'est une espèce de silence assourdissant.
00:48:09 Les associations antiracistes en France
00:48:11 n'ont quand même pas ce qu'ils manquent.
00:48:13 - On peut saluer Lallycra, qui s'indigne
00:48:17 à juste titre de ses propos.
00:48:19 J'espère qu'il va être radié de DLR, ceci dit.
00:48:23 - Jean Doribaud ?
00:48:24 - Il faudrait que ce soit systématique.
00:48:26 Il y a parfois des attaques contre des peuples,
00:48:28 des cultures, des traditions,
00:48:30 totalement gratuites et absurdes.
00:48:32 Ça devrait être absolument systématique.
00:48:34 C'est très bien comme coup de gueule.
00:48:36 C'est nécessaire de pallier cette carence.
00:48:39 - Tout de suite, le top click de Félix Mathieu.
00:48:41 - Les vraies voix Sud Radio,
00:48:43 ça fait du click sur les réseaux sociaux.
00:48:45 - Bonsoir Félix Mathieu.
00:48:46 - Bonsoir tout le monde.
00:48:47 - Se promener en motocross dans un centre commercial,
00:48:50 ça semble être la toute dernière tendance,
00:48:52 ça devrait être très tendance, pardon, ces derniers jours.
00:48:54 - Oui, le but étant ensuite de partager
00:48:56 la vidéo de son exploit sur TikTok.
00:48:58 Dernier exemple en date,
00:48:59 vendredi dans la galerie commerciale
00:49:01 Orvaux-Grandval, c'est au nord de Nantes.
00:49:03 Les clients ont été sidérés d'entendre
00:49:05 le vrombissement de ces trois motos
00:49:07 qui ont interrompu le bip des caisses,
00:49:09 plus habituel.
00:49:10 Tranquillement, les trois motos
00:49:12 entrent dans la galerie commerciale,
00:49:14 empruntent même le tapis mécanique
00:49:16 destiné aux caddies, aux chariots.
00:49:18 Et puis ces petites motos traversent la galerie
00:49:20 avant de ressortir.
00:49:21 Bon, il n'y a pas de son sur la vidéo,
00:49:23 publiée par l'un des pilotes,
00:49:24 mais en tout cas, on a entendu un bruit énorme
00:49:26 à raconter à West France,
00:49:27 une esthéticienne dans un bar à ongles.
00:49:29 "Ma cliente en a tremblé."
00:49:31 Alors au-delà de la manucure ratée de cette cliente,
00:49:33 eh bien, la séquence aurait pu mettre
00:49:35 les clients en danger, réagit la police
00:49:37 qui a saisi les images de vidéosurveillance
00:49:39 en espérant pouvoir identifier les fauteurs de troubles.
00:49:42 Ce genre de scène, en plus de ça,
00:49:44 s'est déjà multiplié à Van Nant, à Bordeaux,
00:49:46 à Échirol, en Isère ou encore à Brest,
00:49:48 avec forcément un phénomène de mimétisme
00:49:50 qui inquiète, une sorte de surenchère
00:49:52 vu que chacun y va de sa petite séquence
00:49:54 ensuite partagée sur les réseaux sociaux.
00:49:55 - Réaction à la voix.
00:49:56 Philippe Végère, c'est surréaliste ces vidéos.
00:49:58 - Absolument, je suis frappé de voir à la fois
00:50:00 à quel point on ne réprime pas
00:50:02 ce type d'agissement,
00:50:03 et comme la faiblesse de l'État
00:50:05 et des forces de police ou judiciaire
00:50:08 qui ne parviennent pas à l'éradiquer
00:50:11 développe l'arrogance des transgresseurs.
00:50:15 Alors c'est à cette occasion
00:50:17 qu'on a parlé de la pratique anglaise...
00:50:19 - De renverser les gens qui font des rodéos.
00:50:22 - Je crois que les Français payent 40 ans
00:50:26 de culture de l'excuse.
00:50:27 Je me rappelle toute mon enfance
00:50:29 avoir entendu, je me rappelle même de François Mitterrand
00:50:32 à l'époque à Vaud-en-Velin, justement,
00:50:34 qui disait "Ces jeunes, il faut les comprendre,
00:50:36 il faut quand même bien qu'ils s'amusent".
00:50:38 À l'époque, quelqu'un volait une moto,
00:50:40 il ne la volait pas, il l'empruntait.
00:50:42 Et voilà le résultat, 40 ans après,
00:50:44 voilà ce que ça donne, une espèce d'impunité totale.
00:50:47 - Jean Dorido, je pense que...
00:50:48 - Tom Cullen, je voulais poser une question,
00:50:50 mais quand un gosse va se faire renverser
00:50:52 sur un travellator d'un hypermarché
00:50:55 ou dans une galerie marchande,
00:50:56 qu'est-ce qu'on va faire ?
00:50:58 - C'est terrible, effectivement,
00:50:59 mais je pense que ce n'est pas forcément
00:51:00 la culture de l'excuse derrière,
00:51:01 c'est aussi une espèce de folie qu'il y a
00:51:03 sur les réseaux, notamment sur TikTok,
00:51:05 et pas seulement pour avoir le contenu
00:51:07 le plus original qui va ressortir dans l'algorithme.
00:51:09 Il faut quand même comprendre
00:51:10 qu'une grande partie des gens aujourd'hui
00:51:12 dans les pays développés
00:51:14 sont un nombre incalculable d'heures par jour
00:51:17 sur les réseaux, et ceux qui créent,
00:51:19 c'est une petite partie des utilisateurs seulement,
00:51:22 ils veulent absolument ressortir.
00:51:23 Et l'algorithme, il change tout le temps.
00:51:25 C'est très très dur maintenant
00:51:26 d'émerger sur des réseaux.
00:51:28 Tout est permis justement
00:51:29 pour pouvoir y arriver et exploser.
00:51:31 - Et Félix Mathieu, maintenant,
00:51:32 ouvrons la rubrique "Casseroles".
00:51:34 - Alors, on en avait aujourd'hui où ça ?
00:51:36 Eh bien, Poitiers par exemple.
00:51:38 "Arrivée de François Brune,
00:51:42 ministre de la Santé au CHU de Poitiers
00:51:44 avec casserole à l'appui",
00:51:45 écrit Laurent Godin sur Twitter.
00:51:47 Il y en a eu aussi, par exemple,
00:51:48 pour le ministre de l'Éducation,
00:51:49 Papendiaï du côté de Lyon.
00:51:51 Voilà, voilà, comité d'accueil de Papendiaï
00:51:56 filmé par nos confrères du journal Le Progrès.
00:51:58 Notez que pourtant,
00:51:59 le ministère de l'Éducation nationale
00:52:00 avait pris soin d'annoncer le déplacement
00:52:02 au tout dernier moment,
00:52:03 juste deux heures avant.
00:52:04 Mais ce petit comité de casserole
00:52:05 a eu le temps de se constituer.
00:52:06 Des scènes similaires également
00:52:08 près du Mans, à la prison de Coulennes,
00:52:10 pour Éric Dupond-Moretti.
00:52:11 Ou encore en Belgique,
00:52:12 près du mini sommet européen
00:52:13 dans lequel se trouvait Emmanuel Macron.
00:52:16 Quant aux intermittents du spectacle,
00:52:17 ils promettent d'ores et déjà
00:52:18 d'en faire autant ce soir,
00:52:19 lors des Molières,
00:52:20 à l'invention de la ministre de la Culture,
00:52:22 Rima Abdoulmalak.
00:52:23 - Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:52:24 Les vrais voix, ça va durer,
00:52:25 les concerts de casserole ?
00:52:27 - Sûrement.
00:52:28 Moi, j'avais été,
00:52:29 alors que je ne raffole pas
00:52:31 de la politique d'Emmanuel Macron,
00:52:33 j'avais trouvé...
00:52:34 - Mais tu aimes les casseroles ?
00:52:35 - Non, j'avais...
00:52:36 Mais sérieusement, Tom,
00:52:37 j'avais trouvé très dangereux
00:52:39 les contacts qu'il avait
00:52:41 au cours de ses pérégrinations.
00:52:43 Mais j'ai été rassuré,
00:52:44 parce que tout de même,
00:52:46 son service d'ordre
00:52:47 prend des précautions très sérieuses.
00:52:50 On ne sait pas où il va tout le temps.
00:52:52 Et par conséquent,
00:52:54 même les casseroles...
00:52:56 - Tom, après...
00:52:57 - Non, mais bon,
00:52:58 c'est un moyen pacifique,
00:52:59 quand même, de dénoncer,
00:53:00 de continuer à s'engager dans ce combat.
00:53:02 Moi, je trouve ça assez positif.
00:53:04 Après, effectivement,
00:53:05 il y a d'autres manières de faire, sans doute.
00:53:07 Il s'agit toujours d'attirer l'attention
00:53:08 pour maintenir un petit peu l'idée
00:53:09 de combat dans les esprits.
00:53:10 Ça peut paraître un peu désespéré,
00:53:12 mais en même temps,
00:53:13 c'est pacifique, ça coûte rien
00:53:14 et ça permet de continuer cette lutte.
00:53:16 - Jean Dorido ?
00:53:17 - Oui, je trouve ça effectivement
00:53:18 très très sain par rapport aux casseurs,
00:53:20 par rapport même à ce type
00:53:21 qui avait mis une claque au président.
00:53:24 La violence, c'est inacceptable.
00:53:26 Là, c'est la vraie tradition française.
00:53:28 Ça fait penser à Astérix et Obélix.
00:53:30 Voilà, du bruit, des casseroles,
00:53:32 c'est pacifique,
00:53:33 ça veut bien dire ce que ça veut dire.
00:53:35 - Totalement régulier.
00:53:36 - Et ça rappelle que ça n'est pas fait
00:53:37 que pour la cuisine,
00:53:38 les casseroles et les chiens à bois,
00:53:40 la caravane passe.
00:53:41 - J'imagine, Philippe Hichard,
00:53:44 t'apprends toujours des casseroles.
00:53:45 Je trouverais ça génial.
00:53:47 - Je me prendrais une poêle.
00:53:48 - Rémi Brica, d'ailleurs, là, mon caisse.
00:53:50 - Rémi Brica, absolument.
00:53:51 - On a salué sa mémoire, il était bon.
00:53:53 - Merci beaucoup, Félix Mathieu,
00:53:54 à 18h30, notre grand débat.
00:53:56 Un an après sa réélection,
00:53:58 Macron est-il plus déconnecté que jamais ?
00:54:00 Vous êtes 97% à dire oui.
00:54:02 On se retrouve tout de suite avec Les Vrais Voix
00:54:04 pour leur tour de table de l'actualité.
00:54:05 Restez bien avec nous.
00:54:06 - Les Vrais Voix Sud Radio,
00:54:09 17h20, Philippe David.
00:54:11 - Retour des Vrais Voix avec le trio de chocs,
00:54:14 Philippe Bilger, Tom Connane, Jean Dorido,
00:54:17 et c'est l'heure du tour de table de l'actualité.
00:54:19 - Tu sais à quoi je prends ?
00:54:20 - Je pense pas que deux trous du cul
00:54:21 soient plus efficaces qu'un seul.
00:54:22 - Vous avez raison,
00:54:23 c'est exactement ce que je pense.
00:54:24 - Le tour de table.
00:54:25 - Le tour de table.
00:54:26 - De l'actualité.
00:54:27 - Et Philippe Bilger voulait nous parler
00:54:29 d'une information très triste qui est tombée,
00:54:32 c'est Mathieu Larteau.
00:54:33 - Ah oui.
00:54:34 Il y a des commentateurs qui me tapent sur les nerfs,
00:54:38 comme je suis un beauf, je regarde,
00:54:40 je suis un sportif en chambre.
00:54:42 Je n'aime jamais les commentateurs du foot,
00:54:45 j'aime très peu les commentateurs du cyclisme,
00:54:49 et en revanche, pour le rugby,
00:54:51 j'aimais assez Mathieu Larteau,
00:54:54 si je n'aimais pas du tout celui qui officiait avec lui
00:54:57 l'ancien demi-mêlée Gershwin.
00:54:59 - Dimitri Gherchvili.
00:55:00 - Pas du tout.
00:55:01 Mais Mathieu Larteau,
00:55:02 il était devenu pour moi presque un personnage familier
00:55:05 sur la 2, les samedis en général.
00:55:07 - Comme avant lui,
00:55:08 le baladé jaune ou encore coudère.
00:55:10 - Voilà.
00:55:11 Et j'ai appris il y a quelques temps
00:55:14 qu'il avait eu un cancer du genou,
00:55:18 avait repris malheureusement de la vivacité,
00:55:21 et hier ou avant-hier,
00:55:23 il a dit avec beaucoup de délicatesse et de courage
00:55:26 qu'on allait devoir l'amputer de la jambe droite,
00:55:29 et ce qu'il y a d'extraordinaire,
00:55:31 ce qui montre le courage de cette personnalité,
00:55:34 il a dit "je m'y étais préparé depuis longtemps en réalité".
00:55:37 Mais ça n'empêche que
00:55:39 ceux qui se plaignent de petits bobos comme ça
00:55:43 devraient réfléchir au fait que...
00:55:47 - Et moi j'ai aussi aimé les propos du bâton qui dit
00:55:50 "je serai là pour le premier match des Bleus
00:55:53 le 8 septembre prochain à la Coupe du Monde,
00:55:55 je le commenterai au Stade de France"
00:55:57 et j'ai trouvé ça magnifique.
00:55:58 Jean Dorido, Tom Conan ?
00:56:00 - Je suis sous choc parce que j'ai vu passer sur Twitter
00:56:02 un de ses messages il y a quelques jours
00:56:04 qui annonçait, très touchant,
00:56:06 qu'il allait se battre,
00:56:08 qu'il avait justement pour objectif la victoire,
00:56:10 et là j'apprends qu'il va y avoir cette amputation,
00:56:15 et vraiment j'ai une pensée pour lui,
00:56:17 pour ses proches dans cet époque.
00:56:19 - C'est toujours très important de parler des choses dramatiques,
00:56:22 encore plus quand ça concerne des gens qui sont
00:56:24 a priori dans le milieu des paillettes,
00:56:26 ou de ce que les gens considèrent comme étant le showbiz,
00:56:29 ou les médias, qui sont des choses un peu abstraites.
00:56:32 Derrière il y a des personnes très concrètes
00:56:34 qui sont parfois soumises à des drames,
00:56:35 ça arrive même beaucoup plus souvent qu'on croit,
00:56:37 et là c'en est un exemple très beau,
00:56:39 et en même temps on souhaite que ça se passe bien,
00:56:41 et qu'il puisse reprendre, continuer sa vie
00:56:43 le plus normalement possible.
00:56:44 - Et tout notre soutien à Mathieu Larteau,
00:56:46 et on espère qu'il commentera "Les Bleus contre la Nouvelle-Zélande"
00:56:48 sur France Télévisions,
00:56:50 le 8 septembre prochain,
00:56:51 pour le match d'ouverture de cette Coupe du Monde,
00:56:53 qu'on attend avec tant d'impatience.
00:56:55 Tom Conan, vous voulez parler de la réforme du prix du carbone
00:56:58 voté par le Parlement européen.
00:56:59 - Alors vous savez...
00:57:00 - C'est une nouvelle idée européenne qui est pas mal.
00:57:03 - Voilà, en fait vous savez il y a quelques années,
00:57:04 il y a eu les Gilets jaunes,
00:57:05 qui faisait suite à l'annonce d'une taxe carbone,
00:57:09 qui avait finalement été retirée,
00:57:11 mais en fait le projet continue évidemment à progresser,
00:57:15 parce qu'en fait en réalité il y a une importance
00:57:18 de mettre en place un prix du carbone.
00:57:19 Comme vous le savez, en gros, le but c'est
00:57:21 de mettre en place une sorte de Nutri-Score à terme,
00:57:23 pour que, disons, la manière qu'on discrimine
00:57:26 les produits qui sont trop gras, trop sucrés
00:57:28 par rapport aux autres,
00:57:29 il s'agirait de discriminer les activités,
00:57:31 les produits qui sont trop consommateurs d'énergie,
00:57:34 et qui créent du coup des émissions de CO2
00:57:37 en volume trop important.
00:57:38 Donc derrière, il y a une bonne idée,
00:57:40 mais concrètement,
00:57:41 ça va forcément se matérialiser dans les prix.
00:57:43 On a parlé tout à l'heure assez abondamment
00:57:45 de l'explosion du prix d'énergie,
00:57:46 et ça, ça risque également d'accentuer le phénomène,
00:57:49 parce que le Parlement européen a adopté
00:57:51 la réforme du marché du carbone,
00:57:52 qui va s'étendre dès 2017,
00:57:54 au chauffage et au carburant pour les particuliers.
00:57:56 C'est-à-dire qu'en gros, pour l'instant,
00:57:58 ça va concerner les entreprises,
00:57:59 donc il va y avoir progressivement un système de quotas
00:58:02 qui existe déjà,
00:58:03 mais qui va effectivement donner des droits
00:58:05 à polluer aux entreprises.
00:58:06 Donc celles qui pollueront trop
00:58:07 devront acheter des droits à polluer à d'autres,
00:58:10 et évidemment ces prix peuvent fluctuer.
00:58:12 Et donc s'il y a beaucoup d'activités polluantes
00:58:14 à un moment donné sur une année considérée,
00:58:16 vous pouvez être amené à débourser beaucoup d'argent
00:58:19 pour pouvoir continuer votre activité.
00:58:21 Et surtout, c'est quand même la nouveauté
00:58:22 qui est effectivement un peu inquiétante,
00:58:24 c'est qu'il va y avoir dans ce plan
00:58:27 un deuxième marché du carbone,
00:58:30 celui des particuliers.
00:58:31 Donc dès 2027,
00:58:32 les foyers devront s'acquitter du prix du carbone
00:58:34 sur le carburant et le chauffage.
00:58:36 Ce qui veut donc dire, en gros,
00:58:37 c'est comme une espèce de taxe carbone, si vous voulez,
00:58:39 sauf que c'est un système un peu différent,
00:58:41 mais de fait, les entreprises seront obligées
00:58:43 de le répercuter effectivement sur les factures.
00:58:46 Et surtout, ce qu'il faut comprendre,
00:58:48 c'est que ce n'est pas un phénomène temporaire,
00:58:50 c'est-à-dire qu'en réalité, avec le temps,
00:58:51 le but de l'Union Européenne,
00:58:52 c'est de restreindre les droits à polluer
00:58:54 au fur et à mesure que le temps avance,
00:58:56 et donc ça va coûter de plus en plus cher.
00:58:58 Jean Dorino, l'écologie, c'est le meilleur truc
00:59:00 pour nous faire les poches ?
00:59:01 Alors, écoutez, oui, je pense.
00:59:03 Figurez-vous, j'ai lu ce week-end
00:59:04 le tout nouveau livre de Marc Duguin
00:59:06 que je conseille, il a dit que ça s'appelait "Le Tsunami".
00:59:08 Oui, ben écoutez, voyez, comme ça,
00:59:10 ça fait l'équilibre entre vous et moi.
00:59:12 Excellent, excellent auteur.
00:59:14 Je trouve que vous êtes un auteur vraiment excellent.
00:59:16 Il vient d'écrire un livre qui s'appelle "Tsunami".
00:59:18 C'est une fiction politique
00:59:20 sur un président élu en 2027, précisément.
00:59:23 Le livre commence avec la création d'une taxe,
00:59:26 un malus ou un bonus fiscal,
00:59:28 c'est-à-dire qu'avec toutes les données
00:59:30 qu'on a avec le big data, avec les GAFAP,
00:59:32 pour chaque individu,
00:59:34 eh bien, on vous évalue votre empreinte carbone
00:59:37 et on établit une norme, quand je dis "on",
00:59:39 c'est le gouvernement.
00:59:40 Si vous êtes au-dessus, malus fiscal,
00:59:42 si vous êtes en-dessous, bonus fiscal.
00:59:44 Les auteurs sont souvent des prophètes,
00:59:46 alors nous verrons bien ce que l'Amnob nous réserve sur le sujet.
00:59:48 Philippe, il vient de taxer les gens sur le carbone,
00:59:50 alors que, je vais vous prendre un exemple au niveau de l'Europe,
00:59:52 la France va devoir payer 500 millions d'amendes,
00:59:55 d'euros d'amendes,
00:59:56 parce qu'elle n'a pas développé assez les énergies renouvelables
00:59:58 et l'Allemagne, qui pollue le plus avec ses centrales à charbon,
01:00:01 va pas devoir payer un centime.
01:00:03 Est-ce qu'on se fout pas de nous ?
01:00:04 Si, mais pour avoir, Tom, vous approuver, vous...
01:00:08 Si vous voulez, fondamentalement oui,
01:00:10 parce qu'en fait, concrètement, derrière,
01:00:12 le réchauffement climatique fait qu'il faut bien des actions,
01:00:14 et les actions les plus concrètes, c'est ça, en fait.
01:00:16 C'est discriminer entre les produits ou les services
01:00:19 qui sont fortement émetteurs de CO2
01:00:21 et ceux qui ne le sont pas.
01:00:22 En effet, ça va être intégré.
01:00:24 Taxons les centrales à charbon allemand,
01:00:25 et pas les centrales nucléaires françaises.
01:00:26 Jean Dorido, votre tour de table,
01:00:28 parce qu'il nous reste un peu plus de deux minutes.
01:00:30 Pour vous, il est plus qu'important
01:00:31 de mettre davantage de moyens sur la santé mentale.
01:00:33 Ben oui, écoutez, alors ça devient une tarte à la crème,
01:00:35 et en même temps, tous les jours, l'actualité nous rappelle
01:00:37 à quel point c'est un sujet essentiel,
01:00:39 qui manque de moyens.
01:00:41 Cet papier du Parisien, aujourd'hui en France,
01:00:44 d'aujourd'hui, un homme de 25 ans,
01:00:46 paraissait devant le tribunal correctionnel de Maux.
01:00:49 Il avait roué de coups sa compagne le 6 mars,
01:00:53 vraiment, des coups d'une violence absolument inouïe,
01:00:56 et il a été reconnu, à juste titre,
01:00:59 en état d'abolition du discernement.
01:01:02 Il était sous la prise d'une bouffée délirante à ce moment-là,
01:01:05 il était donc interné.
01:01:06 Et en fait, c'est un garçon qui est symptomatique
01:01:09 de la détresse de ces personnes en France
01:01:11 qui vont extrêmement mal,
01:01:13 qui n'ont pas le suivi nécessaire
01:01:15 qui leur permettrait de suivre leur traitement.
01:01:17 Lui, il avait pris l'initiative d'arrêter son traitement,
01:01:20 parce que ces gens-là ne sont pas suivis.
01:01:23 Et il faut vraiment, de toute urgence,
01:01:25 mettre davantage de moyens sur la santé en général, évidemment,
01:01:29 et sur la santé mentale.
01:01:31 Les psychologues ne sont toujours pas pris en compte
01:01:34 par l'assurance maladie.
01:01:36 Il y a eu une enquête Ipsos récemment
01:01:38 qui montre que plus de 60% des Français,
01:01:40 depuis la pandémie, disent qu'ils vont mal psychiquement.
01:01:43 Seule une personne sur cinq s'autorise à consulter.
01:01:45 Pourquoi ? Le premier élément, l'argent.
01:01:47 Ça coûte trop cher, et on le sait.
01:01:49 Sur la santé en général,
01:01:50 quand il n'y a pas de prise en charge,
01:01:52 quand il n'y a pas d'assurance maladie,
01:01:53 les gens disent "c'est pas si grave",
01:01:55 ils reculent, et c'est comme ça que la santé se dégrade.
01:01:58 Donc il est urgent de mettre le moyen, le paquet sur le sujet.
01:02:01 - Même en dehors des chroniqueurs des vraies voix,
01:02:04 il faut prendre au sérieux les problèmes de santé mentale.
01:02:07 Parce que Jean a totalement raison.
01:02:10 Moi-même, le premier, j'étais...
01:02:12 Je n'en ai jamais ri.
01:02:14 Mais j'avais tendance, toujours bêtement,
01:02:16 à dire que ça n'était pas une maladie,
01:02:18 qu'on pouvait lui résister.
01:02:20 C'était une ânerie absolue.
01:02:22 Mais sous l'influence de notre psychologue de Sud Radio,
01:02:26 ça a beaucoup changé ma dépression d'épaule.
01:02:29 - J'ai beaucoup de gens autour de moi
01:02:31 qui ont été ou qui sont toujours touchés par ça,
01:02:33 mais dans des proportions inouïes.
01:02:35 C'est-à-dire que ce sont des personnes qui peuvent très bien aller,
01:02:37 et ensuite il va y avoir un choc personnel,
01:02:39 un événement, une grande déception,
01:02:41 et ça peut les conduire vraiment au précipice.
01:02:43 C'est quelque chose d'absolument fondamental,
01:02:46 et ça touche en effet beaucoup plus de personnes qu'on croit,
01:02:48 et les moyens ne sont pas du tout à la hauteur.
01:02:50 - Et on a tous les week-ends une émission qui parle de santé mentale
01:02:53 sur Sud Radio,
01:02:54 c'est la route des émotions animée par notre ami Didier Meyran.
01:02:57 Qu'on salue dans quelques instants notre grand débat.
01:03:00 - Les vraies voix Sud Radio, 17h20, Philippe David.
01:03:05 - Retour des vraies voix avec Philippe Bilger, Tom Conan, Jean Dorido.
01:03:09 C'est l'heure de notre coup de projecteur.
01:03:11 Un an... Ah le jingle, pardon.
01:03:14 - Les vraies voix Sud Radio, le coup de projecteur des vraies voix.
01:03:18 - Un jour pour jour après la série d'élections,
01:03:20 l'heure est au bilan pour Emmanuel Macron.
01:03:22 Il est au plus bas dans les sondages de popularité
01:03:24 depuis la crise des gilets jaunes.
01:03:26 26,7% d'hôpitaux favorables le 17 avril,
01:03:29 et décrié par la presse internationale.
01:03:32 Le chef de l'État est conscient de la nécessité de se réengager
01:03:36 dans le débat public, c'est pourquoi il a donné
01:03:38 une longue interview aux Parisiens, à des lecteurs du quotidien.
01:03:42 Pour lui, une chose est sûre, il n'a pas de leçon à le recevoir.
01:03:45 Il faut pouvoir répondre aux défis du pays
01:03:47 sans installer une habitude du mensonge ou du déni du réel.
01:03:49 Est-ce que vous pensez qu'il a raison ?
01:03:51 Ou qu'il n'est pas déconnecté ?
01:03:53 Qu'il parle vrai dans cette interview,
01:03:55 un an après sa réélection ?
01:03:57 Ou est-ce que vous pensez qu'il est plus déconnecté que jamais ?
01:04:00 Dans les deux cas de figure, un seul numéro de téléphone,
01:04:03 le 0 826 300 300, ou autre, prendra vos appels.
01:04:07 Avec nous, Mickaël Sadoun, chroniqueur et consultant.
01:04:10 Bonsoir. - Bonsoir Philippe.
01:04:12 - On va commencer par un tour de table des vraies voix.
01:04:14 Philippe Billiger, est-ce que pour vous, il est plus déconnecté que jamais ?
01:04:17 - J'aurais moins peur de mettre un peu de nuance.
01:04:20 Dans l'hostilité à l'égard d'Emmanuel Macron,
01:04:23 ce soir, plutôt que demain.
01:04:26 Dans la mesure où demain, j'aurai mon ami François Assedegois face à moi,
01:04:30 et j'ai toujours un petit peu peur quand j'introduis une légère modération.
01:04:35 - C'est le côté infirmière de Philippe Billiger.
01:04:39 - Elle a souvent raison, mais pour être sérieux,
01:04:41 il y a quelque chose que je n'ai pas aimé
01:04:44 dans l'entretien aux Parisiens,
01:04:46 mais je vais répondre à la question.
01:04:48 C'est lorsqu'il attaque Marine Le Pen
01:04:50 en faisant état de deux griefs fondamentaux.
01:04:55 D'une part le mensonge, et d'autre part le déni du réel.
01:04:59 Sans vouloir manquer de respect au président,
01:05:03 il lui est arrivé en certaines circonstances
01:05:06 de tomber dans ce double défaut également.
01:05:09 Mais plus généralement, ce qui me frappe,
01:05:11 et l'ami K.L. je pense, peut-être arbitrera.
01:05:16 - Je n'ai pas le sentiment,
01:05:19 même si c'est un peu un lieu commun sur les présidents,
01:05:23 qu'il soit, et Emmanuel Macron en particulier,
01:05:28 totalement déconnecté de la vie des citoyens.
01:05:31 - Sur Jean Dorido.
01:05:32 - En revanche, et j'ai mis,
01:05:35 les citoyens le vivent tout le temps, lui, comme ça.
01:05:40 Et probablement il y a des raisons par les propos qu'il a,
01:05:44 mais je crois qu'il faut faire attention
01:05:47 à ne pas lui prêter une image qui n'est pas forcément la bonne.
01:05:51 - Jean Dorido.
01:05:52 - Sur la déconnexion, tous les chefs d'état français,
01:05:56 depuis toujours, sont déconnectés du suité moyen lambda,
01:05:59 parce que c'est un fait,
01:06:00 ils sont tous issus de la grande bourgeoisie,
01:06:02 il faut le rappeler,
01:06:03 donc ce sont des gens qui n'ont aucune idée
01:06:05 de ce que c'est que la vraie vie.
01:06:07 C'était vrai pour Mitterrand, c'était vrai pour Giscard,
01:06:09 c'était vrai même pour De Gaulle,
01:06:11 qui est malgré tout très aimé, ça n'empêche pas,
01:06:13 simplement ces gens-là,
01:06:14 ils ne connaissent pas la vie du français moyen.
01:06:17 Apparemment c'est la grande bourgeoisie,
01:06:19 il y a une tradition, de toute façon,
01:06:21 depuis l'aristocratie en France, depuis la royauté,
01:06:23 il y a une déconnexion, ça c'est un fait.
01:06:25 Après sur le président Macron en particulier,
01:06:28 c'est qu'il n'a pas le talent de certains de ses prédécesseurs
01:06:31 pour faire croire au contraire.
01:06:33 C'est-à-dire que là où un Chirac,
01:06:35 qui justement a été connu pour la sympathie qu'il inspirait aux gens,
01:06:38 même un François Hollande qui faisait de l'humour,
01:06:41 même un Sarkozy qui faisait des fautes de français exprès,
01:06:44 "Passe-moi la salade, je te passerai la salière", etc.
01:06:48 - "Passe-moi le sel, je te passerai la rue Bar".
01:06:51 - "Passe-moi le séné", en vrai.
01:06:53 Ils avaient tous leur talent,
01:06:55 et c'est vrai que notre président actuel, manifestement,
01:06:57 il ne sait pas donner le change,
01:06:59 voire même c'est le contraire.
01:07:01 Il donne vraiment, c'est un fait,
01:07:03 le sentiment, à tort ou à raison,
01:07:05 d'être complètement à l'ouest de ce que vivent les français.
01:07:08 - Quand il parlait de la fin de l'abondance,
01:07:11 il dit "ça va être la fin de l'abondance",
01:07:13 mais pour des millions de français, il n'y a jamais eu d'abondance.
01:07:16 - Ça ne peut pas être la fin, parce qu'ils n'ont jamais connu l'abondance.
01:07:19 - Après, on est quand même dans un pays, justement,
01:07:22 où on élit un roi,
01:07:24 et donc, en fait, effectivement, on constitutionnalise
01:07:26 le fait que cette personne est déconnectée.
01:07:28 Parce que, quand bien même elle ne viendrait pas de la grande bourgeoisie,
01:07:31 on sort finalement cette personne du "monde réel",
01:07:34 pour le mettre dans un palais, déjà,
01:07:37 c'est quand même assez particulier.
01:07:39 Et ensuite, après, pour l'entourer d'énormément de personnes,
01:07:42 de fusibles, qu'on appelle les ministres,
01:07:44 qui ensuite pilotent des administrations,
01:07:46 avec des chefs de services,
01:07:48 et avec une administration pléthorique,
01:07:50 dans le pays qu'on connaît, qui est la France.
01:07:52 Donc, tout ça, effectivement, crée des murs,
01:07:54 des séparations, vis-à-vis des différents problèmes
01:07:57 que le président a amenés à gérer.
01:07:58 Donc, ça, ce n'est pas spécifique à Macron.
01:08:00 En revanche, je pense que le problème, peut-être,
01:08:02 qu'il y a chez Macron, en effet,
01:08:03 et on l'a vu avec la réforme des retraits, très récemment,
01:08:05 c'est que, finalement, le pouls de la société,
01:08:09 le pouls démocratique, on pourrait dire,
01:08:11 même si ça ne veut un peu rien dire,
01:08:12 l'opinion publique n'existe pas,
01:08:14 mais, en revanche, il y a bien des tendances,
01:08:16 et des tendances sociales lourdes, on pourrait dire,
01:08:18 Macron, effectivement, les ignore assez souvent,
01:08:21 sur les inégalités, sur le niveau des revenus,
01:08:24 il y a beaucoup d'éléments et d'efforts
01:08:26 que les Français sont censés devoir faire,
01:08:28 mais qui sont impossibles à faire,
01:08:29 compte tenu de réalités fondamentales,
01:08:31 comme le salaire moyen, le salaire médian, etc.
01:08:33 C'est ça qu'on peut lui reprocher.
01:08:34 - Mikaël Sadoun, pour faire le juge de paix
01:08:37 avec les trois vrais voix.
01:08:38 - Bon, je vais quand même être jugé parti,
01:08:40 puisque, moi, je m'inscris plutôt en faux.
01:08:43 Alors, d'abord, je pense que la seule fracture
01:08:46 qui existe dans la société n'est pas celle
01:08:48 entre le président de la République
01:08:50 et le reste de la population.
01:08:51 Je pense que ça a été décrit dans plusieurs ouvrages,
01:08:54 la société est archipélisée, elle est multifracturée,
01:08:57 et je pense que chacun d'entre nous, sur ce plateau,
01:08:59 on ne connaît pas exactement la réalité
01:09:01 de tel ou tel Français.
01:09:03 Je ne suis pas sûr, en plus, que ce soit
01:09:05 la mission du président de la République
01:09:07 que de rentrer concrètement dans la vie des gens.
01:09:10 Un président de la République, ce n'est pas un maire,
01:09:12 ce n'est pas un élu local,
01:09:13 et on ne lui demande pas, je dirais,
01:09:16 de compassion ou de proximité particulière
01:09:19 avec le citoyen.
01:09:21 Moi, ce que j'attends, c'est que le président de la République
01:09:23 agisse bien pour son pays,
01:09:24 et là, pour le coup, il y a un vrai débat sur ça.
01:09:27 - Philippe Gérard, vous réagir.
01:09:29 - Mikaël, je continue,
01:09:32 parfois je suis normalement contredit,
01:09:35 à penser que l'opposition,
01:09:40 la virulence contre Emmanuel Macron,
01:09:43 n'a rien de comparable avec l'hostilité politique
01:09:46 qu'il y avait contre ses prédécesseurs,
01:09:49 même parfois très insultante,
01:09:51 parce qu'en réalité, il n'y peut rien,
01:09:54 c'est son être qui déplaît profondément.
01:09:57 Certains ne voudraient plus le voir.
01:09:59 Et est-ce que ça n'est pas là l'étau dans lequel il se trouve ?
01:10:03 Il ne peut pas se débarrasser de lui-même.
01:10:06 Ferait-il demain quelque chose de très remarquable,
01:10:09 il continuerait à baisser dans les sondages.
01:10:12 J'en suis persuadé,
01:10:13 et ça, finalement, ça me donne une sorte de pitié démocratique pour lui.
01:10:17 Sans rire.
01:10:18 - Moi aussi, non, mais c'est pour ça que,
01:10:21 je me fais souvent le défenseur d'Emmanuel Macron,
01:10:24 parce que je pense que,
01:10:25 parfois, les colères qu'il déchaîne
01:10:27 ne sont pas toujours rationnelles
01:10:29 et ne sont pas toujours proportionnées à son action.
01:10:31 Là, en l'occurrence, sur les retraites,
01:10:33 d'ailleurs, je l'avais dit dans une émission qu'on avait faite un peu plus tôt,
01:10:36 il a donné les vraies raisons,
01:10:38 les finances publiques,
01:10:39 la remontée des taux,
01:10:41 la possibilité de dégager des marges de manœuvre,
01:10:43 en plus, il annonce des réformes qui devraient plutôt être populaires,
01:10:46 l'augmentation des professeurs,
01:10:48 peut-être revenir sur l'augmentation des salaires,
01:10:51 qui est demandé par les syndicats depuis un certain temps,
01:10:53 mais je pense que Philippe a raison.
01:10:55 L'égalité des salaires qui s'abat sur lui de temps en temps
01:10:57 est un petit peu irrationnelle,
01:10:59 elle dépend aussi de son caractère,
01:11:01 de sa jeunesse, de son inexpérience,
01:11:03 et je pense que les Français ont un peu de mal
01:11:06 avec ce jeune président à qui tout a réussi,
01:11:09 qui regarde avec un peu de distance
01:11:12 et parfois certainement un peu de mépris
01:11:14 ceux qui, de temps en temps, ont eu plus de difficultés.
01:11:17 Jean-Noël Roux, tu es ensuite homme collègue.
01:11:19 Je reviens sur cette difficulté,
01:11:21 me semble-t-il manifeste,
01:11:23 un sentiment de sympathie ?
01:11:25 Tous nos présidents, je vous rejoins bien sûr,
01:11:27 Michael, sur l'archipélisation,
01:11:29 Jérôme Fauregay, c'est vrai, vous avez raison.
01:11:31 Pour autant, regardez les prédécesseurs du président Macron,
01:11:34 typiquement, Jacques Chirac,
01:11:36 on sait que c'était un bon vivant,
01:11:38 il buvait de la bière,
01:11:40 il mangeait comme comme quatre,
01:11:42 François Hollande, il faisait de l'humour,
01:11:44 il a été pris la main dans le sac,
01:11:46 pardonnez-moi l'expression, sur son scooter,
01:11:48 pour coucher avec une autre,
01:11:51 donc il y a quand même des Français qu'on puisse reconnaître là-dedans,
01:11:53 quel que soit le bord politique, je pense.
01:11:55 Le regardez,
01:11:57 Sarkozy, on sait qu'il était fan de football,
01:11:59 il faisait du vélo, sport très populaire.
01:12:01 Mitterrand, certes, très méprisant,
01:12:03 très auteur, mais il parlait au peuple de gauche,
01:12:05 à l'époque ça existait.
01:12:07 Et notre président,
01:12:09 on a beau chercher
01:12:11 quel élan de sympathie il peut créer
01:12:13 à travers une passion,
01:12:15 on ne trouve rien,
01:12:17 c'est un séducteur,
01:12:19 c'est effectivement que la séduction toute seule
01:12:21 touche sa limite, ça ne marche plus.
01:12:23 - Je suis d'accord,
01:12:25 je suis d'accord,
01:12:27 et c'est très intéressant, désolé,
01:12:29 j'en finis trois secondes avec ça,
01:12:31 c'est qu'on dit souvent qu'il est le premier président
01:12:33 à avoir été élu deux fois sans cohabitation,
01:12:35 mais il y a une autre exceptionnalité
01:12:37 qu'on ne note pas d'Emmanuel Macron,
01:12:39 c'est que c'est le seul président
01:12:41 qui n'a jamais été élu
01:12:43 sur une adhésion à son personnage ou à son programme,
01:12:45 il a toujours été élu
01:12:47 et rejeté à quelqu'un d'autre,
01:12:49 et en l'occurrence à Marine Le Pen et au Rassemblement National,
01:12:51 qu'il continue d'appeler Front National
01:12:53 parce qu'il sait que c'est la seule carte
01:12:55 à jouer pour lui, c'est le rejet
01:12:57 de ce qui n'est pas lui, donc je pense que les Français
01:12:59 en ont marre de prendre à chaque fois
01:13:01 une clé de bras démocratique à chaque élection
01:13:03 et de voter pour quelqu'un
01:13:05 qu'ils regrettent le lendemain.
01:13:07 - Et enfin, on parle de l'automne 6/300.
01:13:09 - Je pense qu'on infantilise beaucoup les gens,
01:13:11 les Français en l'occurrence,
01:13:13 lorsqu'on dit, même si c'est vrai en effet,
01:13:15 qu'il y avait une sympathie pour Chirac
01:13:17 parce qu'il touchait le cul des vaches,
01:13:19 ou il y avait une sympathie pour Hollande parce qu'il faisait des blagues,
01:13:21 etc., en réalité je ne crois pas
01:13:23 qu'il y ait une maturité démocratique beaucoup plus profonde
01:13:25 dans ce pays, je pense que la plupart des gens
01:13:27 sont beaucoup plus informés
01:13:29 que jadis, pour des raisons objectives,
01:13:31 la circulation de l'information, l'accès aux réseaux sociaux,
01:13:33 etc., les gens ne sont pas abrutis
01:13:35 comme on pourrait le dire, ils sont quand même
01:13:37 d'abord informés et en immersion
01:13:39 on pourrait dire, dans cette réalité politique
01:13:41 et informative et communicationnelle,
01:13:43 et donc en réalité ce n'est pas ça qui se passe.
01:13:45 Ce qui se passe, c'est que, ce qui est reproché
01:13:47 à Macron, et je reprends l'exemple
01:13:49 de la réforme des retraites évidemment qui est très symptomatique,
01:13:51 on pourrait prendre l'exemple des gilets jaunes également,
01:13:53 ce qui est reproché dans ces combats-là,
01:13:55 dans ces luttes-là, c'est pas
01:13:57 que Macron ne serre pas
01:13:59 un verre de rouge
01:14:01 ou un morceau de fromage pour faire passer
01:14:03 la pilule, les gens s'en foutraient
01:14:05 complètement s'il faisait ça, quand bien même il le ferait !
01:14:07 Ou voilà, qu'il ait
01:14:09 n'importe quel type d'attitude cool,
01:14:11 tout ça est généralement plutôt moqué, d'ailleurs il s'était même
01:14:13 affiché sur TikTok en t-shirt, tout le monde s'est foutu
01:14:15 de lui parce que c'est pas ça qui crée de la sympathie.
01:14:17 Non, je pense, non,
01:14:19 mais c'est même pas ça, c'est pas ça le sujet,
01:14:21 les gens sont pas là-dedans, il ne faut pas les infantiliser,
01:14:23 c'est la verticalité du pouvoir
01:14:25 il me semble là, qui n'est plus du tout appropriée,
01:14:27 moi je rejoins même quelqu'un comme
01:14:29 Houellebecq qui disait qu'aujourd'hui la démocratie
01:14:31 ça doit avoir une forme aussi
01:14:33 de relation directe avec les gens,
01:14:35 donc c'est la démocratie directe mais ça peut être aussi d'autres formes
01:14:37 de participation, et finalement
01:14:39 les gens les gouvernent à l'ancienne
01:14:41 de manière très verticale, royale
01:14:43 et c'est plus ça qui est attendu par les Français.
01:14:45 - Miquel Sadoun, le monarque républicain
01:14:47 de 58, c'est de ça qu'on accusait
01:14:49 de Gaulle ? - Oui, mais moi je pense que
01:14:51 je vais être encore en contradiction
01:14:53 mais je pense au contraire que les Français
01:14:55 apprécient cela, mais
01:14:57 qu'Emmanuel Macron ne dispose plus
01:14:59 des pouvoirs d'un monarque tel qu'il était pensé
01:15:01 par le général de Gaulle, on lui a quand même
01:15:03 souvent reproché d'être inféodé à l'Europe,
01:15:05 on lui a reproché son manque d'indépendance,
01:15:07 on lui a reproché d'avoir
01:15:09 soumis la France au vent de la mondialisation,
01:15:11 d'avoir bradé notre filière nucléaire
01:15:13 qui aujourd'hui nous rend dépendants
01:15:15 des énergies extérieures, donc au contraire
01:15:17 je pense que c'est
01:15:19 très paradoxal parce que les Français
01:15:21 lui reprochent son autoritarisme
01:15:23 mais dans le même temps lui reprochent quelque part
01:15:25 son manque d'autorité, d'ailleurs c'est pas tellement paradoxal,
01:15:27 on le sait dans notre vie quotidienne, souvent
01:15:29 les gens qui ont besoin d'être le plus rude
01:15:31 sont ceux qui ont le moins d'autorité naturelle
01:15:33 et je crois que c'est ce que les Français
01:15:35 aujourd'hui reprochent au Président.
01:15:37 - On part au 0826 300 300, notre auditeur du jour,
01:15:39 rebonsoir Benoît.
01:15:41 - Rebonsoir.
01:15:43 - Alors quel est votre avis à ce sujet,
01:15:45 bon pour le moment le moins qu'on puisse dire que c'est une majorité,
01:15:47 97% des auditeurs de Tulle Radio
01:15:49 qui pensent qu'Emmanuel Macron n'a jamais été aussi déconnecté.
01:15:51 - Quel sens de la nuance ?
01:15:53 - Alors je vais essayer de faire un peu de nuance
01:15:57 - Vous vous bilégialisez !
01:15:59 - Non non, surtout pas,
01:16:01 parce que je suis assez d'accord
01:16:03 avec tout ce qui a été dit précédemment,
01:16:05 surtout par M. Tom Nolan.
01:16:07 Cela dit, je pense que oui,
01:16:09 M. Macron est complètement déconnecté,
01:16:11 mais ça ne date pas de cette année,
01:16:13 ça fait déjà 6 ans qu'il est complètement déconnecté.
01:16:15 D'ailleurs, on le voit sur sa dernière intervention,
01:16:19 comme quoi il doit recevoir des leçons de personne,
01:16:23 peut-être que ça serait bien qu'il écoute un petit peu les autres,
01:16:25 surtout ceux qui ont un peu plus d'expérience que lui,
01:16:27 peut-être aussi un peu plus de culture que lui,
01:16:29 parce que je pense que c'est quelqu'un
01:16:31 qui est peut-être cultivé,
01:16:33 mais qui ignore quand même beaucoup de choses.
01:16:35 On l'a vu avec l'Algérie,
01:16:37 on l'a vu avec l'Afrique, on l'a vu avec la Chine.
01:16:39 Si vous me permettez,
01:16:41 je vais vous lire juste le début
01:16:43 de la définition de civisme de La Rousse,
01:16:47 "dévouement vers la collectivité et l'État,
01:16:49 et la participation régulière à ses activités".
01:16:53 Moi, ce qui me pose problème avec M. Macron,
01:16:55 c'est qu'il ne sert pas la France,
01:16:57 il sert l'Europe.
01:16:59 Et je pense que pour des gens
01:17:01 qui étaient plutôt pour une Europe,
01:17:03 pas forcément celle-ci,
01:17:05 ça n'aide pas.
01:17:07 Ça n'aide pas du tout à apprécier.
01:17:09 Moi, je pense qu'un président, il doit faire nation,
01:17:11 il doit rassembler, et ce n'est pas le cas.
01:17:13 – Benoît, on va faire réagir,
01:17:15 on va faire réagir M., c'est vrai que
01:17:17 Emmanuel Macron parle tout le temps de souveraineté européenne,
01:17:19 alors que les Européens n'en ont cure,
01:17:21 pour eux, la souveraineté européenne
01:17:23 sur la défense, c'est les États-Unis
01:17:25 qui décident avec l'OTAN.
01:17:27 Il n'y a pratiquement pas un pays européen
01:17:29 qui ait acheté des rafales français, ils ont juste acheté des F-35.
01:17:31 Et est-ce que là, Michael Sadoun,
01:17:33 ce n'est pas quand même un vrai souci ?
01:17:35 Parce que la souveraineté européenne,
01:17:37 ça ne veut rien dire. – Non mais là, on touche
01:17:39 au fond du problème. Il y a deux thèmes
01:17:41 sur lesquels notamment, j'ai relevé ça
01:17:43 dans son interview,
01:17:45 c'est sur l'immigration.
01:17:47 Il parle de défendre les frontières européennes.
01:17:49 Alors désolé, mais c'est déjà compliqué
01:17:51 de s'attaquer à la réforme
01:17:53 des frontières françaises.
01:17:55 Alors, porter ce sujet au niveau européen
01:17:57 et mettre d'accord l'unanimité
01:17:59 des 26 pays qui restent encore dans l'Union européenne,
01:18:01 c'est vraiment mission impossible.
01:18:03 Donc quand il se lance dans ce genre de phrase,
01:18:05 ça montre qu'il n'est pas sérieux dans ses ambitions.
01:18:07 La deuxième chose, c'est sur le pouvoir d'achat.
01:18:09 Parce qu'il parle énormément de pouvoir d'achat,
01:18:11 d'augmentation des salaires, il a dit que ça allait être
01:18:13 dur encore pour les prix dans l'alimentaire, etc.
01:18:15 Mais les prix dans l'énergie,
01:18:17 le fait que la France soit
01:18:19 aujourd'hui dépendante, qu'elle est l'énergie la plus chère d'Europe,
01:18:21 on la doit à qui ?
01:18:23 On la doit notamment à sa politique, à lui,
01:18:25 et au fait qu'il a cédé aux injonctions
01:18:27 d'une Europe qui fait tout pour détruire
01:18:29 notre filière nucléaire.
01:18:31 Donc je pense que si Emmanuel Macron veut être crédible
01:18:33 dans ses ambitions, il faut qu'il
01:18:35 recentre un petit peu son programme
01:18:37 sur la France plutôt que sur l'Europe.
01:18:39 - Philippe, déjà, c'est parti pour réagir.
01:18:41 - Non, non, mais je suis frappé d'abord
01:18:43 qu'à aucun moment on n'a pris la peine
01:18:45 de définir des connexions.
01:18:47 Je veux dire, parce que
01:18:49 est-ce que ça veut dire que ce président
01:18:51 est totalement étranger
01:18:53 aux préoccupations majoritaires de son peuple ?
01:18:55 Je ne crois pas.
01:18:57 Deuxième élément,
01:18:59 Tom, et votre point de vue
01:19:01 et celui de Mickaël, n'étaient pas
01:19:03 contradictoires.
01:19:05 Il me semble que ce qu'on reproche
01:19:07 à Emmanuel Macron, c'est précisément
01:19:09 une sorte de salmigondie
01:19:11 présidentielle
01:19:13 où il mêle
01:19:15 ce que vous avez très bien dit sur le pouvoir
01:19:17 vertical, mais en même temps
01:19:19 une envie de proximité
01:19:21 qui ne parvient pas à s'ouvrir
01:19:23 parce qu'il donne l'impression de n'être
01:19:25 pas sincère. Et au fond,
01:19:27 le troisième élément,
01:19:29 il était tellement important
01:19:31 que je l'ai totalement oublié.
01:19:33 [Rires]
01:19:35 - Je m'excuse.
01:19:37 Si vous me permettez, je peux réagir ?
01:19:39 - Oui, très court.
01:19:41 - En fait, c'est ça. Alors, M. Macron,
01:19:43 il est un peu pénalisé aussi par les choix politiques
01:19:45 que, comme je disais tout à l'heure,
01:19:47 les stratégies un petit peu idéologiques
01:19:49 qu'on a eues par nos anciens élus.
01:19:51 Mais je pense que la plupart des
01:19:53 politiques sont déconnectées.
01:19:55 Vous savez, quand vous commencez à toucher, grosso modo,
01:19:57 6 000 euros par mois
01:19:59 et que vous faites ça sur toute votre carrière
01:20:01 alors que grosso modo 80%
01:20:03 des Français touchent moins
01:20:05 et plus de 55%
01:20:07 ne touchent même pas le Smig,
01:20:09 ça ne peut que déconnecter.
01:20:11 Et en plus, il y a le mépris derrière.
01:20:13 - Avant de donner la parole à Tom Collin,
01:20:15 on va retrouver ce qu'il avait oublié.
01:20:17 - Oui, j'allais faire un compliment à Jean Dorido.
01:20:19 C'est quelque chose que je ne voudrais pas manquer.
01:20:21 Vous avez pris l'exemple du football.
01:20:23 Eh bien, il est très important.
01:20:25 Parce que Chirac,
01:20:27 son esservi, mais il connaissait rien.
01:20:29 - On le voyait ne pas connaître.
01:20:31 - Tandis qu'Emmanuel Macron connaît à fond le football.
01:20:33 Mais le traite de manière dogmatique.
01:20:35 - Ça ne s'est pas marqué de ça.
01:20:37 - Et ça ne lui sert à rien.
01:20:39 - Son entretien dans les vestiaires avec lesquelles il a bien bappé
01:20:41 était pathétique.
01:20:43 - Je veux dire par contre,
01:20:45 que là où je vois un gâchis dans la politique de Macron,
01:20:47 et peut-être qu'il y aura des bonnes surprises,
01:20:49 il ne faut pas désespérer,
01:20:51 c'est que, contrairement à ce qu'a dit M. Collin,
01:20:53 il n'a pas d'incitation à être déconnecté.
01:20:55 Mais plutôt l'inverse.
01:20:57 Premièrement, c'est son deuxième mandat.
01:20:59 Il ne pourra pas en faire de troisième.
01:21:01 Donc c'est vraiment maintenant qu'il doit lancer la sauce.
01:21:03 Et essayer de montrer ce qu'il sait faire.
01:21:05 Et jusqu'où il veut aller.
01:21:07 Et comment il veut redresser la France.
01:21:09 Et ensuite, sur l'argent,
01:21:11 il y a quelque chose qui avait été reproché de manière absurde.
01:21:13 D'ailleurs à Macron, avant qu'il soit élu,
01:21:15 c'est qu'il ait de l'argent.
01:21:17 Moi je trouve que c'est plutôt une bonne chose.
01:21:19 Dans le sens où ça ne l'incite pas à rester uniquement pour l'argent.
01:21:21 Parce que je pense qu'il s'en fout complètement
01:21:23 de gagner 6 000 balles ou 10 000 balles par mois.
01:21:25 Vu qu'il a gagné avant pas mal d'argent.
01:21:27 - 10 secondes, Jean-Henri Dand, il m'en a pas.
01:21:29 - Juste pour Tom, je parle de sympathie,
01:21:31 ça n'empêche pas l'intelligence.
01:21:33 Les français sont très lucides, intelligents.
01:21:35 La sympathie ça existe.
01:21:37 Et je rejoins Michael Sadoun tout à l'heure
01:21:39 parce qu'il est incontournable du terme.
01:21:41 Et un petit chef, c'est ces personnes qui justement
01:21:43 par manque d'autorité naturelle, font un excès de zèle
01:21:45 dans l'autoritarisme.
01:21:47 Et là quand même c'est un vrai sujet, un vrai problème.
01:21:49 - Le mot de la fin de Michael Sadoun en 20 secondes ?
01:21:51 - 15 secondes !
01:21:53 - Ce manque d'autorité se révèle peut-être
01:21:55 dans son entourage.
01:21:57 Je reprends un petit peu la formule
01:21:59 d'Olivier Gisbert qui a dit qu'il n'était entouré
01:22:01 que d'ectoplasmes. C'est un peu dur.
01:22:03 C'est un peu dur de le dire parce qu'en plus
01:22:05 il y a des personnalités politiques et qui ont
01:22:07 des bouteilles autour de lui, Darmanin ou Le Maire
01:22:09 sont des bons ministres. Moi je trouve que
01:22:11 ce sont des bons ministres.
01:22:13 Mais c'est sûr qu'Emmanuel Macron fait
01:22:15 peut-être moins confiance à son charisme et à son autorité
01:22:17 qu'à Nicolas Sarkozy par exemple.
01:22:19 - Merci beaucoup Michael Sadoun, chroniqueur et consultant.
01:22:21 Toujours un plaisir de vous avoir.
01:22:23 - Toujours un plaisir. - Verdict sur Twitter,
01:22:25 vous êtes 97% à penser qu'Emmanuel Macron
01:22:27 est déconnecté. Notre audistrice du soir ce sera
01:22:29 Laetitia de Paris sur ce sujet justement.
01:22:31 Restez bien avec nous sur Sud Radio.
01:22:33 - Les vraies voix Sud Radio
01:22:35 17h20, Philippe David.
01:22:37 - Retour des vraies voix
01:22:39 avec Philippe Bilger, Jean Dorido,
01:22:41 Tom Conan, Michael Sadoun
01:22:43 et restez avec nous. Et notre auditrice du soir
01:22:45 c'est Laetitia de Paris.
01:22:47 Bonsoir Laetitia. - Bonsoir.
01:22:49 - Et vous voulez réagir sur le
01:22:51 deuxième sujet, pourquoi Michael Sadoun
01:22:53 est resté avec nous.
01:22:55 A votre avis est-ce que Macron est plus déconnecté que jamais ?
01:22:57 C'est ce que pensent 97% des
01:22:59 votants sur le compte Twitter de Sud Radio.
01:23:01 - Oui.
01:23:03 - Et votre avis ? Alors un an
01:23:05 après, je lis votre fiche,
01:23:07 vous ne comprenez, aujourd'hui
01:23:09 vous ne savez pas pourquoi il a été réélu. Est-ce que vous pouvez
01:23:11 nous expliquer ?
01:23:13 - On ne sait pas pourquoi parce que déjà
01:23:15 après son premier quinquennat il y avait beaucoup de personnes,
01:23:17 la plupart des Français qui n'étaient pas
01:23:19 pour la réélection d'Emmanuel Macron.
01:23:21 D'ailleurs on a bien vu que
01:23:23 très peu de personnes finalement ont voté pour lui.
01:23:25 On avait un choix entre la peste
01:23:27 et le choléra et finalement on a choisi
01:23:29 la peste mais encore une fois sur une très très
01:23:31 peu partie des Français
01:23:33 puisqu'il y a eu très peu de voix pour cette élection-là.
01:23:35 Et je trouve qu'au lieu de se dire
01:23:37 qu'il a fait déjà beaucoup de bêtises
01:23:39 pendant ses premières années,
01:23:41 aujourd'hui il réitère.
01:23:43 On a eu les gilets jaunes, on a eu la crise
01:23:45 Covid où il s'est passé n'importe quoi
01:23:47 et aujourd'hui on a les retraites
01:23:49 où là encore on a énormément
01:23:51 de gens qui sont mécontents mais on ne les
01:23:53 écoute pas.
01:23:55 Emmanuel Macron a été élu par une
01:23:57 partie du peuple pour le peuple et aujourd'hui
01:23:59 on se rend compte qu'en fait il ne travaille que pour
01:24:01 lui et ses intérêts.
01:24:03 Je ne trouve pas qu'il ne sache pas faire
01:24:05 ou quoi, il est juste méprisant et
01:24:07 tous ses propos depuis ces dernières années
01:24:09 je vous ai montré tout simplement.
01:24:11 Et donc voilà, je trouve que c'est
01:24:13 un peu énervant d'entendre toujours
01:24:15 qu'on lui fait des excuses alors qu'il n'en a pas en fait.
01:24:17 - Alors Laëtitia, on va faire réagir
01:24:19 les vrais voix. Mickaël Sadoun, qui est de
01:24:21 consultant, je vais réagir. On a l'impression
01:24:23 que de toute façon Emmanuel Macron a atteint
01:24:25 un tel niveau de détestation qu'il est à 26%
01:24:27 d'opinion favorable
01:24:29 et que s'il remontait
01:24:31 à 30%, 33%,
01:24:33 un tiers au lieu d'un quart, ce serait vraiment
01:24:35 comme on dit, et je l'utilise un terme mécanique,
01:24:37 le point mort haut, comme il y a le point mort haut
01:24:39 dans un moteur thermique.
01:24:41 - Bon après il faut relativiser, c'est toujours
01:24:43 pas le président le plus impopulaire de la 5ème
01:24:45 République. Hollande l'a été
01:24:47 beaucoup, beaucoup, beaucoup plus.
01:24:49 - C'est très l'an François Hollande
01:24:51 et c'est pas parce que François Hollande
01:24:53 était moins bon qu'il faut que
01:24:55 le prochain soit encore plus mauvais.
01:24:57 Au contraire, je pense que là la France
01:24:59 ça fait très longtemps qu'elle est dans un mauvais état
01:25:01 et qu'il serait temps de la rehausser.
01:25:03 Et au lieu de ça, notre cher Emmanuel Macron
01:25:05 ne fait que la démembrer, nous diviser
01:25:07 et nous appauvrir. Donc on voit vraiment
01:25:09 pas ce qu'il fait pour nous en fait.
01:25:11 Effectivement il fait beaucoup pour l'Europe,
01:25:13 mais on s'en fout un peu. Aujourd'hui
01:25:15 on veut la France. On a pas de moyens dans les écoles,
01:25:17 on a pas de moyens dans les hôpitaux.
01:25:19 Il a vendu une partie de l'électricité,
01:25:21 maintenant il a envie
01:25:23 d'échanger de l'eau
01:25:25 des Français alors qu'on manque d'eau en France
01:25:27 pour aller le vendre au Moyen-Orient.
01:25:29 Et ça c'est encore... On parle pas d'Alstom...
01:25:31 - Ce que je voulais dire, je voulais juste répondre
01:25:33 à la question de Laetitia en l'occurrence,
01:25:35 pourquoi il a été élu. Parce que dans ce pays
01:25:37 il y a un caillou démocratique
01:25:39 qui fait vraiment du mal qui s'appelle
01:25:41 la diabolisation du RN.
01:25:43 Il n'est pas normal qu'une partie
01:25:45 des médias politiques soit placée non sur
01:25:47 le terrain de la contradiction rationnelle, mais sur le terrain
01:25:49 de la morale. On peut s'opposer au RN
01:25:51 qui, à mon avis,
01:25:53 vit des insanités économiques, etc.
01:25:55 Mais on le dit sur un terrain
01:25:57 rationnel. Quand on a
01:25:59 le même mécanisme qui marche depuis 40 ans
01:26:01 et qui grippe la vie démocratique à chaque fois,
01:26:03 on se retrouve avec des détestations
01:26:05 irrationnelles. - 10 secondes, 10 secondes.
01:26:07 - 10 secondes, je veux juste pour répondre
01:26:09 à Mickaël Sadoun et à Laetitia
01:26:11 sur le fait que notre président ne soit
01:26:13 pas encore le plus détesté de la 5e.
01:26:15 Il y a une différence majeure, me semble-t-il,
01:26:17 c'est que la presse
01:26:19 française était extrêmement
01:26:21 sévère avec M. Hollande,
01:26:23 avec M. Sarkozy, je me rappelle
01:26:25 d'eux, alors que j'ai
01:26:27 le sentiment que la presse française
01:26:29 reste encore à regarder
01:26:31 le président actuel avec les yeux de chimène,
01:26:33 à lui servir la soupe,
01:26:35 comme on dit, et c'est d'autant plus étonnant
01:26:37 qu'il soit si bas malgré cette
01:26:39 aide médiatique, je dirais.
01:26:41 - Oui, Philippe, déjà vos 10 secondes.
01:26:43 - D'abord, c'est Angélique,
01:26:45 ce que vous dites sur le regard des médias,
01:26:47 ça n'est plus le cas.
01:26:49 Deuxième élément, Laetitia m'intéresse
01:26:51 beaucoup parce qu'elle a
01:26:53 un talent pamphlétaire,
01:26:55 j'aimerais savoir, sans qu'elle
01:26:57 révèle rien de ses convictions,
01:26:59 si elle a
01:27:01 quelqu'un dans le monde politique
01:27:03 qui lui plaît. - On reprendra Laetitia parce qu'on a déjà
01:27:05 dépassé le temps d'une minute, on la reprendra
01:27:07 à l'antenne, c'est France Four. - Mais c'est de votre faute.
01:27:09 - Vous avez été trop long, merci beaucoup
01:27:11 Mickael Sadoun, candidat et consultant,
01:27:13 merci Laetitia, merci Philippe Bilger,
01:27:15 Tom Collins, Jean Dorido, tout de suite
01:27:17 les vraies voix citoyennes avec Stéphane Peu.
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