- il y a 8 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:00Deux ou trois semaines, quasiment personne n'était pour la primaire.
00:03Si on avait cet échange, vous m'auriez dit Bruno Retailleau ne souhaite pas la primaire,
00:08des personnalités importantes de LR ne souhaitent pas la primaire.
00:11Regardez ce qui s'est passé depuis.
00:13Bruno Retailleau est favorable à la primaire, Michel Barnier, Valérie Pécresse, Gérard Larcher
00:17ont pris la parole pour défendre la primaire.
00:20Moi je vous dis, cette primaire aura lieu, j'en suis absolument convaincu.
00:25Pourquoi ?
00:26D'abord, si vous me permettez, on souhaite le rassemblement de la droite et du centre.
00:31Il est essentiel pour les raisons qu'on vient d'évoquer.
00:33Parce qu'on ne veut pas laisser effectivement…
00:34C'est derrière notre candidat.
00:36Non, non, je vais vous expliquer Laurent Joffrin.
00:38Pas tout de suite de sexe à risque.
00:39Il est bon là.
00:41Il est bon, on reconnaît.
00:43Et demain, vous appellerez au rassemblement de la gauche derrière Raphaël Glucksmann.
00:46Vous voyez, chacun appelle au rassemblement de qui il souhaite.
00:49Je suis sûre qu'il fera une une du livre journal comme ça.
00:52Pour vous signer la une.
00:53Si vous me laissez une seconde pour expliquer.
00:55Et effectivement, il y a une vraie menace, on ne va pas jouer à se faire peur, d'un second
00:59tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
01:01Et pour le pays, économiquement, il ne s'en remettrait pas.
01:03Donc on a une responsabilité à droite et au centre de construire le rassemblement.
01:08Et Edouard Philippe, d'ailleurs, l'a proposé dès octobre en invitant ses partenaires de la droite et du centre
01:14à une rencontre.
01:15Qu'ils ont tous refusé.
01:17Les rencontres, les déjeuners, c'est fini.
01:18Alors, pourquoi on est contre la primaire ?
01:20Que disait Prisca Thévenot en juin ?
01:22Je n'ai pas tout retenu, mais allez-y.
01:24Mais je vais vous le dire.
01:24Elle disait que Bruno Retailleau, ce n'est pas la famille.
01:26Et ce n'est même pas la famille élargie.
01:28Que jamais, elle n'irait faire sa campagne.
01:30Et que dit David Lysnard ?
01:32Écoutez bien, accrochez-vous.
01:33Il est 20h30 dimanche.
01:34Enfin, écoutez bien.
01:34Il dit, on va organiser une primaire.
01:36Très bien.
01:36Je l'ai dit ici même.
01:37On va organiser une primaire.
01:38Mais je ne soutiendrai pas.
01:39Mais, mais, mais, mais.
01:39C'est pire que ça.
01:40Pardon, c'est pire que ça.
01:41C'est, les perdants ne soutiendront pas le gagnant, mais ils le respecteront sans vraiment le respecter.
01:47Ce n'est pas un outil sérieux pour construire le rassemblement de la droite et du centre.
01:52Ça créera la division.
01:53Ça créera la confusion.
01:54Donc, ce n'est pas le bon outil.
01:56Écoutez-moi.
01:56Qu'est-ce qui est le plus important ?
01:56Je vous écoute, Sonia.
01:57Vous parlez d'un risque, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen.
01:59Il est plus important pour vous de conjurer ce risque ou de ne pas avoir David Lissnard qui vous soutient
02:04si c'est Édouard Philippe qui gâte ?
02:05C'est une question de priorité dans la vie politique.
02:07Mais la priorité, c'est de rassembler la droite et le centre.
02:09Il y a une solution, Sonia Magroup.
02:10Pardon.
02:11Les sondages, effectivement, sont difficiles.
02:13Mais enfin, Édouard Philippe, depuis mois après mois, il reste le candidat le mieux placé.
02:17Vous le commentez ici tous les jours.
02:19Les sondages ne sont pas évidents.
02:20Marine Le Pen, Caracol, en tête.
02:21Vous prenez un risque.
02:22Si vous me dites que le sondage est l'arbitre des élégances, on se retrouve en janvier.
02:26Ce n'est pas ce que je vous dis.
02:29Le mieux placé pour rassembler la droite et le centre.
02:32S'il passe derrière, vous.
02:33Il faut se dépêcher.
02:33Il faut se dépêcher, parce que ça plonge quand même.
02:36Ce n'est pas des petits écarts.
02:36Non, mais c'est une question...
02:38Très bien, mais il pourrait aussi prendre la responsabilité et se dire qu'il est urgent, effectivement, de se rassembler
02:43derrière le candidat qui est le mieux placé.
02:44Et pardon, c'est des discussions qu'on a depuis juin.
02:46Et en juin, les sondages étaient très hauts pour Éparti.
02:49On va voir les sondages.
02:50Il y avait le même refus.
02:51Oui, mais là, les sondages, là, ils sont à touche-touche.
02:54On ne va pas jouer à qui va derrière qui.
02:55Il vaut mieux aller et faire une belle exposition démocratique devant les Français.
02:59On organiserait ici même Gaëtan.
03:01On vous le propose avec toute la rédaction de BFM, les débats.
03:04Sonia Abrouk, vous avez retenu quelque chose à primaire socialiste, à part que Raphaël Gluckman était un stagiaire ?
03:07Pardon, est-ce que vous avez retenu ?
03:09On a retenu que c'était le candidat de la gauche.
03:11Ah oui, très bien.
03:12Pour qu'ensuite, ils en ont un, du coup.
03:13Pour qu'ils le désignent tous, que Raphaël Gluckman soit exclu des manifestations, qu'il n'a même pas le
03:17droit de manifester.
03:17Ça, c'est LFI, ça, c'est autre chose.
03:19Ce n'est pas que LFI.
03:20Et contre, c'est LFI, c'est des écologistes, et c'est même des communistes, maintenant.
03:23Pardon, l'ensemble du groupe communiste est allé rejoindre Jean-Luc Mélenchon.
03:26Les écologistes vont retirer leur candidature.
03:28Vous dites que c'est le poison de la division, c'est ça ?
03:30Il faut dire des choses, vous avez organisé ces débats.
03:32On a retenu de la primaire socialiste que Raphaël Gluckman était un stagiaire.
03:35C'est ça, les primaires.
03:36Oui, mais peut-être qu'il y aura peut-être...
03:38C'est la division.
03:38Mais alors, vous pouvez signer, là encore, une sorte d'accord, une charte, avec le respect de chacun, etc.
03:44C'est possible, entre gens de bonne compagnie.
03:48On est arrivés, mais les gens qui nous regardent, là, qu'est-ce qu'ils pensent ?
03:53Parce que c'est eux qui décident.
03:55Et ils pensent, je le crois en tout cas, que le spectacle est pitoyable.
03:59Nous sommes sur un bateau qui coule.
04:02Voilà, et pendant ce temps-là, l'équipage se fout sur la gueule.
04:05Et d'ailleurs, le capitaine est absent, lui, il est parti ailleurs.
04:08Bon, voilà la réalité.
04:10Et on va appeler ensuite, enfin pas moi d'ailleurs, mais les gens, les Français, à voter pour cela.
04:17Mais c'est juste irréel.
04:19Ça n'a pas de sens.
04:20C'est les poisons et les délices du système que dénonçait le général de Gaulle à la fin de la
04:26Quatrième République.
04:28Moi, en tant que gaulliste, en tant qu'admirateur de de Gaulle, et connaissant cette histoire-là,
04:35je suis effondré de voir que la Cinquième République donne ce spectacle lamentable aux Français.
04:41Voilà, alors que le bateau coule.
04:44Si la situation allait bien, on pourra dire, bon, bah allez, on s'amuse un peu, on rigole, on fait
04:48les imbéciles et tout.
04:49Mais vous vous rendez compte que la France coule ?
04:51Est-ce que les égaux des uns et des autres ne peuvent pas se mettre de côté pour parler de
04:56la France et pour parler des Français ?
04:58Vous avez raison, pardon, mais excusez-moi, Edouard Philippe, en septembre, propose au candidat de la droite et du centre
05:03de se voir, de discuter, d'échanger, de parler d'une nouvelle majorité.
05:07Personne n'a accepté sa proposition.
05:09Est-ce que c'est normal ?
05:10Et, monsieur le maire, excusez-moi, mettons que cette primaire soit organisée comme vous le souhaitez.
05:15Non, mais moi je ne souhaite plus rien, moi je suis dégoûté, donc moi je m'en fous de vos
05:19histoires.
05:20Attendez, vous êtes le maire d'hiver droite d'Orléans ?
05:22Non, mais moi je m'en fous, moi je suis écoeuré, vous vous rendez compte ?
05:26Moi je suis écoeuré, donc je n'en veux plus.
05:28Parce qu'ils feront la même chose quand ils seront éventuellement au pouvoir, on recommence pour un tour.
05:34Vous l'avez dit, il y a la dette, il y a le problème d'ordre public, il y a
05:39des gens qui n'arrivent pas à bouffer, etc.
05:41Et nous on se chipote, non pas nous, pas moi, pas moi, parce que moi j'en suis sorti.
05:46Et moi j'attends qu'il y ait autre chose qui se lève dans ce pays.
05:50J'attends qu'il y ait, je l'ai déjà dit, le 15 de France, pas les égaux, le collectif,
05:56avec les gens, avec les Français.
06:00Et avec quelqu'un qui pourra porter ça.
06:02Monsieur le maire, je ne suis pas Christine Lagarde, je pense à quelqu'un qui est proche des gens, qui
06:07les comprend et qui a une vision pour la France.
06:09Je vais vous le dire, je pense à Jean-Louis Borloo.
06:12Bon, monsieur le maire.
06:12Ah bah écoutez, qu'on salue, parce qu'il nous regarde très souvent, qu'on a reçu ici même.
06:17Monsieur le maire, que diraient les Français si une primaire était organisée pour choisir le capitaine de l'équipe de
06:26France de la droite et du centre,
06:27et qu'à la fin de ce match, les candidats disaient, ah ben non, nous on ne soutient personne, mais
06:32ils diraient, vous êtes foutus de nous.
06:38Il dirait, vous êtes allés sur les plateaux de télévision, Mme Mabrouk a animé des débats pendant des heures, vous
06:43avez discuté, propositions, valeurs,
06:45et à la fin, qu'est-ce que vous nous dites ? Qu'en fait, personne ne soutient le gagnant
06:49?
06:49C'est comme si l'équipe de France choisissait son capitaine, et qu'à la fin, les joueurs disaient, ah
06:55non, le capitaine ne nous plaît pas, nous on quitte l'équipe.
06:57C'est pas comme ça qu'on parle, mais vous avez raison, je vous donne raison là-dessus, mais dans
07:01un système qui est vicié, mais vous êtes dans un système vicié.
07:04Laurent Jopin va intervenir sur la primaire de la droite, pour lui, ça ne veut nier, il va en parler.
07:08Parce que le sondage, ce n'est pas seulement des niveaux, c'est une dynamique.
07:11Si la dynamique continue, on a l'impression que David Lysnard monte et qu'Edouard Philippe descend.
07:18Si jamais, vous dites qu'il faut soutenir le mieux placé, donc si jamais Lysnard passe devant dans les sondages,
07:24est-ce que vous soutiendrez Lysnard dans ce cas-là ?
07:26Edouard Philippe, il accélère sa campagne, il a dit qu'en février, il a dit qu'il fallait se rassembler
07:42dès maintenant, il a proposé qu'on se voit dès octobre, ça a été refusé,
07:45il dit que la primaire n'est pas la bonne solution pour les raisons que j'ai exposées, maintenant il
07:51accélère sa campagne, il va parcourir le pays, il continue de parcourir le pays,
07:54il lance 15 réunions publiques, et en janvier et en février, j'espère qu'on pourra se rassembler, d'ailleurs
07:59le mieux placé, et Edouard Philippe l'a dit qu'il prendra ses responsabilités.
08:03– Chers amis, vous êtes passé à côté de l'appel de M. Grouard, là, il y a quelques minutes.
08:06– Prendre ses responsabilités.
08:07– Le borneau ?
08:07– Oui, d'accord.
08:09– Laurent Geoffrin pourrait quand même, parce que vu l'état quand même de la gauche, pourrait se dire là,
08:16dans un moment, un éclair de lucidité, pourquoi pas ?
08:19– Il y a quand même, parce qu'on entend effectivement, il faudrait appeler au rassemblement, quelle que soit la
08:23méthode, en janvier ou en février,
08:26bon si les sondages ne sont pas bons, ce sera en mars, je veux dire, l'avantage de la primaire,
08:29c'est quand même qu'au moins il y a une date butoir,
08:31c'est-à-dire qu'il y a un moment où les choses sont fixées, c'est réglé, alors certes,
08:34il y en a qui ne joueront peut-être pas le jeu,
08:35mais au moins quelqu'un a été légitimement nommé, élu, comme étant le représentant.
08:40Si, effectivement, je poursuis la question de Laurent, les courbes s'inversent, est-ce qu'au premier sondage où la
08:45courbe s'inverse,
08:46est-ce que vous dites, ben non, mais on attendra le prochain parce que peut-être que ça repassera, est
08:49-ce qu'il y a quand même là une mécanique
08:50où on ne sait pas à quel mois, à quelle date, ces choses-là s'arrêtent, sinon la date de
08:54mi-mars où effectivement les parrainages des candidatures s'arrêteront.
08:56– Je vais vous le redire en d'autres termes, la politique donne déjà tellement un triste spectacle qu'organiser
09:03une primaire
09:04où à la fin des fins, le gagnant ne serait pas soutenu, où les perdants diraient, en fait, j'ai
09:10des problèmes de valeur, donc ce n'est pas sérieux.
09:12– Monsieur le député, je vous écoute depuis tout à l'heure, on a commencé un débat en demandant,
09:18enfin on va demander aux Français, et vous vous demandez des efforts, ah ben il faut en faire aussi.
09:22Si on demande des efforts sur la solidarité, les valeurs, l'effort du travail,
09:28ils vont vous demander aussi de trouver la solution, et il va falloir trouver, pas seulement le sondage.
09:33– Alors on va aller demander à Gabriel Tal et Bruno Retailleau, pourquoi ils ont refusé la proposition d'Edouard
09:38Philippe de discuter, de dialoguer.
09:40– Il faut aussi dire que 60% des Français ne sont pas concernés par ce débat,
09:44parce qu'ils considèrent qu'ils veulent voter pour Jean-Luc Mélenchon ou pour Marine Le Pen,
09:46et que pour eux tout ça, c'est de la pop-up.
09:48– Juste une question, parce que vous avez fait, alors Jean-Luc Borloo, voilà, vous avez parlé de Jean-Luc
09:52Borloo,
09:52de ses mécanos, Christine Lagarde, bon, j'ai compris que c'était déjà un nom définitif.
09:59– Mais non, mais Christine Lagarde est une personne très respectable, je l'ai connue en d'autres temps,
10:04et c'est quelqu'un de très bien, mais je crois qu'aujourd'hui, ce n'est pas le propos
10:09sur une présidentielle.
10:10J'ai l'impression qu'on cherche à tout prix quelqu'un comme ça, et on va, alors voilà, parce
10:14que…
10:14– Monsieur le maire, Gaëtan !
10:17– Pour le coup, vous parliez tout à l'heure de l'importance de réduire notre ennêtement et de réduire
10:22notre déficit.
10:24Elle a été présidente du Fonds monétaire international, présidente de la Banque Centrale Européenne,
10:28elle est reconnue internationellement pour ses capacités à gérer.
10:32Ça pourrait être aussi la première femme présidente en France.
10:36Peut-être qu'elle a justement cette envergure que n'ont pas les autres,
10:40et justement cette stature, vous parliez du général de Gaulle qui s'est effacée pour le pays.
10:47Est-ce que Christine Lagarde, finalement, qui n'est certes pas une femme politique, je le concède,
10:53ne pourrait pas être…
10:54– Gaëtan, il faut toujours faire attention aux phrases, attention, elle ne va rien dire parfois.
10:58Vous vous souvenez de ce qu'elle avait dit, c'était face à la flambée à l'époque de l
11:01'essence ?
11:02Christine Lagarde, vous vous souvenez ?
11:04Je caricature, il faudrait que je retrouve la phrase, je préfère la retrouver puisqu'en ce moment…
11:09En novembre 2007, alors qu'elle était ministre de l'Économie,
11:12Christine Lagarde a conseillé aux Français d'utiliser davantage la bicyclette
11:14pour faire face à la flambée des prix de l'essence.
11:16Non mais c'est…
11:17– C'est ce qu'ils ont fait d'ailleurs.
11:18– C'était un moyen.
11:19– Il y a beaucoup plus de vélos, c'est vrai, donc c'est une belle réussite.
11:22– Non mais on a…
11:22– Et pour les longs parcours, c'est un peu délicat.
11:24– Vous ne vous souvenez pas de cette phrase, vous l'avez retenue ?
11:26C'était un autre temps.
11:27– Évidemment.
11:28– Vous l'avez compris.
11:29– Elle a sa crédibilité, etc.
11:32David Lysnard, candidat de l'automne ou candidat au destin ?
11:36– Moi, je ne fais pas de questions de personne.
11:38Je dis qu'aujourd'hui…
11:40– Je vous le concède, mais moi, je ne suis pas là pour donner des bons points
11:46à l'un ou à l'autre, etc.
11:48– Je me demande si Christine Lagarde ne s'abîmerait pas un petit peu
11:50à aller dans… qu'est-ce qu'elle irait faire dans cette galère ?
11:52On pourrait se demander, parce qu'elle a peut-être d'autres projets
11:53que se jeter dans la marocaine.
11:55– Et si on vous aide la politique en chantant ?
11:58Écoutez.
11:58– Tous les hommes comptent en galère, à la pêche ou à la guerre.
12:02– Je vous voulais en venir.
12:03– Vous avez lu l'excédent interview ?
12:05– Je l'ai lu.
12:06– Quelle transition ?
12:07– On l'a vu.
12:09– C'est votre Duke Box, je suis sûr.
12:10C'est votre playlist tous les matins.
12:12– Moi, je l'aime bien, Sardou.
12:13– Ce n'est pas mes idées.
12:14– Vous aggravez votre cas d'homme de gauche, je vous le dis.
12:16Vous aggravez votre cas.
12:18– En disant que je l'ai bien ?
12:19– Ah bah oui.
12:20– Il est un bon chanteur, mais il est vraiment de droite.
12:23– Trôlement.
12:25– On va rigoler alors, on fait situation.
12:28– Et vous, vous êtes vraiment de gauche.
12:30– Oui, mais j'ai lu l'interview qu'il a donnée.
12:33– Qu'en avez-vous pensé ?
12:34– On commence ?
12:35– On l'a prévue une dimanche, et je constate que c'est un homme de droite,
12:38tout à fait sympathique par ailleurs, il est très bien,
12:41et c'est un très très bon chanteur.
12:43– Mais alors, il dit, il ne faut pas du tout voter pour le RN,
12:47il dit, il faut voter pour la droite classique.
12:48– Ça vous éteigne ?
12:50– Il a un discours plutôt républicain.
12:52– Mais il voterait pour Christine Lagarde ?
12:53– Oui, c'est ça, il voterait pour Lagarde,
12:55et il dit, attention, ne pas mettre de côté les communautés
12:58ou les minorités qui pourraient être stigmatisées.
13:01Il a un discours qui m'a paru sympathique de ce point de vue-là,
13:04même si je ne suis pas d'accord avec ses idées.
13:07– Avec ses…
13:08– Par ailleurs.
13:08– Oui, mais vous écoutez ses paroles, ça vous fait du bien.
13:11– Oui.
13:12– Voilà.
13:12Alors, il voterait pour Christine Lagarde, c'est assez étonnant, je ne sais pas,
13:17mais voici ce qu'il dit, moi j'ai un espoir, Gaëtan Moulin,
13:19il dit que Christine Lagarde se présente, elle peut nous sauver,
13:22dit-il de la… bon voilà, vous l'avez compris,
13:25et il estime qu'elle a toutes les compétences économiques
13:27face à la situation que nous vivons.
13:29– Elle a géré la crise financière, souvenez-vous,
13:31c'était avec Nicolas Sarkozy à l'époque,
13:35et encore une fois, elle a une crédibilité
13:37auprès des instances internationales,
13:39ce qui est très important.
13:40Alors oui, effectivement, peut-être qu'elle est un peu
13:43en dehors de ce système politico…
13:47– Alors, monsieur le maire, il faudrait vous filmer.
13:53– Mais voilà, peut-être que c'est la personne providentielle.
13:57– Non mais, simplement,
14:00elle est très compétente en matière financière,
14:02et peut-être qu'elle peut contribuer à éviter la crise financière,
14:05Mais ce n'est pas les seuls problèmes du pays.
14:08Aujourd'hui, il faut retrouver de l'ordre public.
14:11Parce que c'est le bazar partout, ou presque.
14:14Il faut avoir des grands projets en matière d'environnement,
14:17parce qu'on a vu le dérèglement climatique.
14:19Elle peut s'entourer une bonne équipe ?
14:22Oui, bien sûr.
14:24Mais bon, je pense qu'il faut avoir la connexion avec les Français, avec les gens.
14:29Il faut avoir cette proximité-là.
14:30Donc plutôt les mers, les anciens mers.
14:32Il y a des fractures partout dans le pays.
14:34Si vous n'arrivez pas, par votre personnalité, par ce que vous représentez,
14:39par ce que vous dites, à réconcilier les Français,
14:42de toute façon, c'est peine perdue.
14:43Attention, cette élection, c'est le dessin.
14:45Enfin, normalement, c'est chaque élection.
14:46Mais cette fois-ci, c'est le dessin de la France, véritablement.
14:49Oui, je le pense.
14:50Je pense qu'on est à la croisée des chemins.
14:52Je pense que le pays se délite.
14:54Mais moi, je vois en tant que maire, ça je veux le dire,
14:58qu'il y a une énergie formidable dans ce pays.
15:00Je vois des gens formidables.
15:01Les mécanos de la République de Borloo, je les vois tous les jours.
15:06Mais il veut être candidat, M. Borloo ?
15:08Ou il veut qu'il y ait le 15 de France autour de lui ?
15:12Moi, je vous l'ai sorti comme ça, parce que c'est ce que je pense.
15:14Vous avez dû discuter avec lui.
15:16On poursuit avec les citations.
15:18Vous voulez dire autre chose, peut-être ?
15:19Non, mais peut-être qu'il est temps d'additionner les talents.
15:22C'est-à-dire qu'elle a une qualité.
15:23En plus, Christine Lagarde, c'est qu'au-delà du fait
15:25qu'elle a parfaitement géré la Banque Centrale et le FMI,
15:27ce qu'elle est avraise.
15:28Donc peut-être que les talents dans cette campagne pouvaient s'additionner.
15:33Chacun trouve midi à sa porte.
15:35Mais je le dis sérieusement, il n'y a pas d'hommes ou de femmes providentiels.
15:41Il y a des capitaines, Édouard Philippe.
15:43Je ne fais pas de parole.
15:44Et là, en essayant de porter un projet pour la France,
15:47il a besoin aussi, bien sûr, de rassembler,
15:49non seulement la droite et le centre, mais des personnalités de premier plan.
15:52Vous tendez la main à Christine Lagarde, c'est une femme remarquable.
15:56Elle n'a pas besoin qu'on lui tende la main.
15:58Elle saura, le moment venu, décider ce qui est le mieux pour elle.
16:01Mais elle fait partie des femmes qui pourraient rejoindre une équipe.
16:05J'espère, en l'occurrence, celle d'Édouard Philippe.
16:07Parce qu'on a besoin, effectivement, M. le maire, vous l'avez dit,
16:09à un moment donné que les femmes et les hommes de la droite et du centre,
16:12je défends mon camp, se rassemblent, additionnent leurs talents
16:15et puissent porter un projet pour le pays.
16:19Voilà, c'est important.
16:20– C'est important. Alors, on n'a toujours pas compris
16:22si avec ou pas primaire, on le saura pour vous.
16:24– Je vous ai dit notre position.
16:25– J'ai compris, j'ai compris, j'ai compris, j'ai compris, tout à fait.
16:28Alors, on va poursuivre.
16:29Parce que c'est vrai que dans cet entretien,
16:31il a dit beaucoup de choses, Michel Sardou,
16:34il a dit en sincérité ce qu'il est et ce qu'il pense.
16:37Voyons ce qu'il dit sur Jean-Luc Mélenchon.
16:39Vous vous souvenez qu'en 2022, il avait dit que si Mélenchon
16:43gagnait la présidentielle, il se tirerait.
16:47– Il ne dit pas la même chose pour Demi-Mlaçette.
16:49Qui traite-t-il le pays si Mélenchon était élu ?
16:51Bon, je reconnais avoir un peu exagéré.
16:53Non, je ne me tirerai pas, mais je le combattrai.
16:56– Il a le droit.
16:58– Non, il a le droit.
16:59– Il ne sera pas le seul à le combattre.
17:01– Il ajoute d'ailleurs que ce n'est pas le fait que
17:03Jean-Luc Mélenchon se prétendent révolutionnaire
17:05et qu'il veut la VIème République qui soit un problème en soi.
17:08Ça, il le respecte.
17:09Il dit simplement, c'est le fait, il le compare à Donald Trump
17:11en ce sens-là en disant, c'est le fait qu'il veuille chauffer
17:13ces équipes à blancs qui me portent problème.
17:16– Emmanuel Macron, vous ne serez pas étonné,
17:18il est très déçu.
17:19Alors au départ, je croyais à ses projets, dit Michel Sardou,
17:21mais il y a plein de manœuvres que je n'ai pas comprises,
17:23comme la dissolution de 2024,
17:25mais en même temps, est-ce que quelqu'un l'a compris autour de ce plateau ?
17:27– Non.
17:28– Bon, voilà.
17:30– On a compris que c'était une connerie.
17:36– Alors ça, c'est intéressant.
17:38Ce qu'il dit au sujet de la manière dont il est perçu.
17:41Vous avez dit, vous, chanteur de droite,
17:43et voici ce qu'il dit, parce qu'il a été accusé d'être un facho,
17:46tout au long de sa...
17:48– Oui.
17:48– Ah bah, si, quand même.
17:49– Oui, oui, c'est vrai.
17:50– Il sait de quoi il a été accusé.
17:52– Il m'a fait attaquer pour ça.
17:53– Oui, effectivement.
17:53– Il le dit, d'ailleurs, dans l'interview.
17:54– Effectivement.
17:54Il dit, vous savez, j'ai été traité de facho toute ma vie,
17:56car j'étais le seul chanteur de droite,
17:58alors que tous les autres étaient de gauche.
17:59– Bon, tous les autres n'étaient pas de gauche, quand même.
18:02– Non, je n'y ai pas l'idée.
18:03– Ils seraient emmerdés, ils auraient des soucis,
18:05donc on ne va pas les dénoncer.
18:08– C'était peut-être le plus publiquement de droite.
18:10– Oui, et puis...
18:11– Enfin, le plus assumé, quand même.
18:13– Il a fait des chansons engagées.
18:14– Celles que vous aimez, lesquelles déjà ?
18:17– Sur les colonies, il était un peu bizarre.
18:19– La France, c'est une chanson extraordinaire.
18:21– Par contre, la gauche avait, à mon avis,
18:23eu tort à l'époque, parce qu'il avait fait une chanson
18:26qui s'appelait « Si les Ricains n'étaient pas venus ».
18:28– Oui.
18:29– Et il s'est fait insulter par toute la gauche,
18:31qui avait tort.
18:31– Pas vous, à l'époque.
18:32– Effectivement, si les Ricains n'étaient pas venus,
18:34la suite aurait été différente.
18:36– Vous seriez tous en Germanie.
18:37– On a tous été, enfin, pas tous,
18:39mais beaucoup de gens, sur les plages du débarquement
18:41pour fêter l'anniversaire.
18:43– Bien entendu.
18:44– Sur ce point-là, Sardou avait raison.
18:46Mais encore une fois, sur les questions coloniales,
18:47là, il a vraiment tort.
18:48– L'humour, regardez.
18:49– C'était de l'humour.
18:50– Oui, l'humour.
18:51– D'ailleurs, il l'a chanté dans des pays
18:54étant d'anciennes colonies françaises.
18:56Il a été formidablement applaudi,
18:59justement, parce que les gens ont de l'humour,
19:00c'est peut-être ce qui nous manque un peu.
19:02– Autre, justement, quand il dit
19:03aujourd'hui, si tu fais un barbecue
19:04où tu n'es pas vegan, tu es un facho.
19:06– Voilà, c'est ça.
19:08Ça traduit tout.
19:10– Non ?
19:10Il n'a pas raison encore ?
19:11– Oui, mais ça, c'est la caricature des écologistes.
19:13On oublie toujours de dire
19:14que les écologistes ont eu raison avant tout le monde.
19:16On oublie toujours de le dire.
19:18Maintenant, tout le monde se rend compte
19:19qu'il y a un réchauffement climatique,
19:20alors qu'à l'époque, quand ils ont commencé à le dire,
19:21tout le monde a dit,
19:22« Mais non, ce n'est pas vrai, ce n'est pas sérieux. »
19:23– Mais il n'y a pas que…
19:24– Non, mais Laurent,
19:25il n'y a pas que des écolos qui ont dit ça.
19:27Et quels écolos ?
19:28Il y a d'abord eu des scientifiques qui l'ont dit.
19:32Il y a d'abord eu des scientifiques qui l'ont dit.
19:34Il y a des gens de droite, comme de gauche, effectivement,
19:37qui l'ont dit.
19:37Ce n'était pas un monopole.
19:39Le premier ministère de l'Environnement,
19:41que je sache, c'est en 69, je crois,
19:45c'est Poujade avec Pompidou.
19:47Mais on ne va pas s'accaparer le problème.
19:49– Je vais vous dire, monsieur le maire…
19:50– Parce qu'il y a eu des gens qui ont été précurseurs
19:53et qui ont dit les choses et personne ne les a écoutées.
19:56Voilà.
19:56Et aujourd'hui, on est dans le pétrin là aussi.
19:58– Monsieur le maire, je vous pose la question.
19:58Si Michel Sardou vraiment soutient Christiane Garde,
20:01si elle est candidate, je vous pose la question
20:02parce que les artistes aujourd'hui,
20:03ils ont très peur de soutenir un candidat.
20:06On se souvient Nicolas Sarkozy et Mireille Mathieu,
20:09Nicolas Sarkozy et Faudel,
20:12tout ce qui lui est arrivé à la suite.
20:14Est-ce qu'aujourd'hui, un artiste peut vraiment soutenir
20:17un candidat de droite,
20:18et même à la droite de la droite ?
20:19Sans être excommunié tout de suite.
20:21– Vous avez raison, on commande toujours
20:23les artistes qui soutiennent des candidats de droite.
20:25Bon, on ne commande pas Annie Ernaud
20:26qui était au premier rang ou au deuxième rang
20:28d'un meeting de Mélenchon à la Seine-Saint-Denis.
20:31C'est assez…
20:31Moi, je vais vous dire.
20:32– Vous avez raison.
20:33– C'est un peu comme les journalistes.
20:34Je pense qu'à un moment donné,
20:34il faut foutre la paix aux artistes,
20:36aux journalistes dans ce pays.
20:37La démocratie, c'est fragile.
20:39Les artistes, ils ont le droit d'exprimer
20:41leurs convictions politiques.
20:42Mais je le dis à gravité
20:43parce que là, on en parle un peu trivialement
20:45avec Michel Sardou.
20:45Vous le savez parfaitement, vous en avez parlé.
20:47Il y a des DJs, il y a une DJ,
20:48notamment française,
20:50qu'on censure, qu'on boycotte
20:52parce qu'elle a des…
20:53Elle l'aurait.
20:54C'est pire que ça.
20:55Elle n'a même pas eu des prises
20:55de position politique
20:56parce qu'elle l'aurait des prises
20:58de position politique.
20:59Est-ce que dans ce pays,
21:00on peut laisser les artistes tranquilles ?
21:02Est-ce qu'on peut arrêter
21:02d'appeler au boycott,
21:03à la censure, aux interdictions ?
21:05Un artiste, il peut être de droite,
21:06il peut être de gauche,
21:07il a le droit de les exprimer.
21:09Et le plus grave,
21:09c'est que Michel Sardou
21:10n'a jamais été censuré ou boycotté.
21:12En tout cas, il y a résisté.
21:13Mais aujourd'hui,
21:14il y a une faiblesse.
21:15On a des artistes
21:16qui se font censurer.
21:18Et je me demande
21:18ce qu'aurait été la carrière
21:19de Michel Sardou aujourd'hui.
21:21Est-ce qu'il y aurait des manifestants
21:23devant ces concerts
21:24pour lui interdire de chanter ?
21:25Vous voyez, on en est là.
21:26Il y en avait à l'époque.
21:27Sur certains concerts,
21:29il y a des militants
21:29qui viennent pour lui interdire d'entrer
21:31et interdire aux spectateurs
21:33d'entrer dans les salles.
21:34Et vous avez raison,
21:36c'est très inquiétant.
21:36Non, mais ce qui est interrogé,
21:38c'est ce dont nous avons parlé
21:39tout à l'heure.
21:39C'est la liberté d'expression,
21:42mais c'est toutes les libertés publiques
21:43en réalité.
21:44Et c'est pour ça
21:45que cet entretien
21:45à la tribune dimanche
21:46fait du bien.
21:47Parce qu'on voit bien
21:47qu'il se fout de tout,
21:49de la vie et des autres
21:50et qu'il y en a peu encore
21:51qui peuvent se permettre
21:51de le dire.
21:52Et lui, il le fait.
21:53Il traverse les générations,
21:54les époques.
21:55Toute la première partie
21:56de l'interview,
21:56c'est sur le calme.
21:58Il dit, en gros,
21:59je ne m'emmerde pas
22:00parce que personne
22:00ne vient m'emmerder.
22:01Ce sont ses mots.
22:02Toute la première partie
22:03l'interview, c'est ça.
22:04C'est de dire à quel point
22:04aujourd'hui il est tranquille
22:05dans sa vie,
22:06droit dans ses bottes
22:06et ça ne l'empêche pas
22:07dans une interview
22:07de remettre une pièce
22:08sur ses opinions politiques
22:09alors que certains
22:10pourraient tenter de dire
22:11bon ben maintenant
22:12pars en retraite
22:13et puis ne t'attire pas
22:15de problème.
22:16Lui, il s'en fiche complètement.
22:17Il dit, on me tend le micro,
22:18je réponds.
22:20Monsieur le député,
22:21parce que je ne sais pas
22:22si ça se fait,
22:22mais les journalistes aussi
22:24peuvent saluer parfois
22:24les parlementaires de tous bords
22:26quand ils ont le courage
22:27de dire les choses.
22:28Il faut vous rendre hommage
22:29parce que vous dites les choses,
22:31c'est vrai, vous dites les choses
22:32sur les...
22:33Quel que soit votre...
22:34Quand vous avez dit les choses,
22:35même dans des moments difficiles,
22:36on se souvient lors de la commission
22:37d'enquête sur l'audiovisuel public,
22:39à chaque fois,
22:39que ce soit le privé ou le public,
22:40vous avez dit les choses.
22:41Et moi, je pense,
22:42quelles que soient les convictions
22:43des uns et des autres,
22:44qu'on a plus de députés comme ça,
22:45de maires comme vous,
22:47là, c'est le vrai débat de fond.
22:48Donc, merci pour ça
22:49parce que je sais que même
22:50quand ce ne sont pas vos opinions
22:51et surtout quand ce ne sont pas
22:52vos opinions,
22:52vous les défendez.
22:53C'est rare.
22:54C'est très rare.
22:55Vous savez ce qui est grave
23:01et pas simplement parce que...
23:03À nous tous.
23:04Non, mais c'est plus sérieux que ça.
23:06Pas simplement parce que
23:07j'apprécie le travail que vous faites,
23:09parce qu'effectivement,
23:09je me suis toujours élevé
23:10quand dans ce pays,
23:12on est à un moment nauséabond,
23:14préoccupant,
23:16où les gens ont peur,
23:17où des politiques ont décidé
23:19de faire de l'attaque des médias,
23:21des journalistes,
23:22leur fonds de commerce
23:23ou à l'extrême gauche.
23:24Jean-Luc Mélenchon a commencé
23:25son meeting hier soir
23:26en s'attaquant aux médias.
23:28C'est le troisième
23:28ou la quatrième phrase
23:30de son meeting.
23:30On a à l'extrême droite
23:32Jordan Bardella,
23:33Jean-Philippe Tanguy
23:34qui toute la semaine
23:35commandent ce que font
23:36les journalistes.
23:37Les journalistes dans ce pays
23:39qui travaillent dans l'audituel public
23:41ou dans des médias privés,
23:42qui travaillent dans la presse écrite
23:44ou qui travaillent dans la presse
23:46ou dans la radio,
23:47ils doivent être respectés.
23:49La liberté de la presse,
23:50la presse,
23:51ce n'est pas simplement
23:51le pilier de la démocratie,
23:53c'est la démocratie.
23:54Quand je vois Mélenchon
23:55qui qualifie aujourd'hui,
23:56il y a quelques heures,
23:57libération,
23:58on peut être en désaccord
23:59avec libération,
24:02de petits bulletins paroissials.
24:05C'est ça,
24:05toute la journée
24:06des responsables politiques
24:07qui s'en prennent
24:08à la presse
24:09et aux médias.
24:09C'est grave pour les journalistes
24:10parce qu'ils ont des cibles
24:11dans le dos,
24:12mais c'est grave
24:13pour la démocratie.
24:14Parce que quand il n'y aura
24:15plus de médias
24:16et de journalistes,
24:16la démocratie
24:18s'effondra dans ce pays.
24:19Moi, je me souviens
24:19de cette phrase
24:20d'un des pères fondateurs
24:22de la démocratie américaine
24:23qui disait
24:24si je devais choisir
24:24entre un pays
24:25sans gouvernement
24:26et un pays
24:27sans journaux,
24:28je choisirais
24:29un pays sans gouvernement
24:30parce que je préfère
24:31un pays avec des journaux.
24:33Donc, arrêtons
24:33ces appels
24:34à la censure
24:34de ces news,
24:35arrêtons ces attaques
24:36sur BFM,
24:37sur vous,
24:38sur LCI,
24:39sur l'audiovisuel public,
24:40essayons de respecter
24:41les journalistes,
24:41essayons de se dire
24:42qu'on a la chance
24:43d'avoir des médias
24:43dans ce pays.
24:44Écoutons-le,
24:45prenons des abonnements,
24:46abonnez-nous à des journaux,
24:47à des chaînes de télévision
24:48plutôt que toute la journée
24:49leur mettre des cibles
24:50dans le dos.
24:50– Les Français,
24:51c'est un peuple intelligent
24:52qu'ils se fassent
24:52leur propre opinion.
24:53On peut être respecté,
24:55vous dites,
24:55mais critiqué,
24:56mais pas ciblé.
24:57– Oui, mais c'est moins
24:58spectaculaire des attaques
25:00contre des journalistes
25:00que des attaques
25:01contre des policiers,
25:02des gendarmes
25:03et des enseignants.
25:04Mais je vais vous dire,
25:05c'est presque tout aussi grave
25:06pour la démocratie.
25:07Quand je vois un policier
25:08qui subit des attaques
25:09de cocktail Molotov,
25:10la France entière s'émeut.
25:12Quand des enseignants
25:13sont menacés de mort
25:15ou sont attaqués,
25:15quand des pompiers le sont,
25:16la France s'émeut.
25:17Et quand des journalistes
25:18sont attaqués,
25:20on s'en accommode,
25:21on s'y habitue.
25:22Et ça, c'est très grave.
25:23Et je pense qu'il est temps
25:24de se réveiller collectivement.
25:25– Vous distinguez…
25:26– Quand ils sont morts,
25:27vous avez raison.
25:28– Vous distinguez les attaques.
25:29Si c'est une attaque physique,
25:31vous avez entièrement raison.
25:32– Bien sûr.
25:32– Mais s'il y a des gens
25:33qui répondent à des journalistes,
25:34parce que nous,
25:35on passe notre temps
25:35à émettre des jugements
25:38sur les hommes politiques,
25:39sur les intellectuels,
25:40sur toutes sortes de gens,
25:41quand on nous réponse,
25:42c'est un peu normal aussi.
25:43– Enfin, pardon,
25:44les attaques physiques,
25:45et donc,
25:46quand on vous intervisez
25:47des journalistes,
25:48on n'est pas au-dessus des lois,
25:49on n'est pas au-dessus du débat.
25:50– Non, mais Laurent Joffron…
25:51– On peut être critiqué,
25:52c'est pas un problème, ça.
25:53– Oui, mais…
25:53– Pas menacé.
25:55– Quand vous étiez à Libération,
25:56c'était aussi violent ?
25:58– Non.
25:58– Mais dire Libération
26:00est un bulletin parlemential,
26:01bon, c'est pas gentil,
26:02c'est…
26:02– Non, mais c'est…
26:02– Mais vous savez,
26:03Libération durera plus longtemps
26:04que Mélenchon,
26:04ne vous inquiétez pas.
26:06– Sauf que les idées de Mélenchon…
26:06– Les journaux, ça dure,
26:07et les hommes politiques,
26:08ils passent.
26:09– Je ne suis pas d'accord avec vous.
26:10– Mélenchon,
26:11les hommes politiques passent,
26:12mais les idées qu'ils infusent
26:13restent,
26:14et restent pour bien longtemps.
26:15– Je pense qu'il faut faire
26:15très attention,
26:16et moi je partage
26:17ce que vous venez de dire,
26:19et c'est très important.
26:20Je vais vous raconter une anecdote
26:22qui n'en est pas une.
26:23Vous le savez,
26:24il y a quelques jours,
26:25nous avons accueilli à Orléans
26:26le congrès du Rassemblement National,
26:28la contre-manifestation
26:29de gauche et d'ultra-gauche,
26:31et puis pas mal d'autres personnes
26:33qui n'étaient pas forcément
26:34désirées dans la ville.
26:36J'ai été sidéré.
26:38Il y avait beaucoup
26:39de vos collègues journalistes
26:40qui sont venus,
26:41je crois qu'il y avait 400
26:42qui étaient accrédités,
26:43puis je les ai reçus
26:45un matin à la mairie
26:46pour ceux qui voulaient venir,
26:48avec des croissants,
26:49des petits pains au chocolat,
26:49voilà, parce que quand même.
26:52Et je vois beaucoup de monde,
26:53et puis je vais saluer,
26:55et puis il y en a un qui me dit
26:56mais je ne suis pas journaliste.
26:57Ah bon ?
26:59Moi je suis le garde du corps.
27:02Je suis le garde du corps.
27:05Et plusieurs chaînes de télé,
27:08plusieurs chaînes de télé,
27:10des gardes du corps.
27:10Deux gardes du corps,
27:11trois gardes du corps.
27:12Mais on est où ?
27:15On est où ?
27:15Je pose la question.
27:16C'est la France, ça ?
27:17C'est le pays de Voltaire ?
27:20Il faut arrêter.
27:21La censure, l'interdiction,
27:22c'est l'exemple des régimes autoritaires.
27:25Vous l'avez dit très aimablement,
27:27M. Nema Brouk,
27:28je me suis élevé,
27:29quels que soient les médias concernés,
27:31mais on caricature.
27:32Alors j'étais vendu
27:33à l'audièle publique,
27:34puis ensuite j'étais vendu
27:35à CNews,
27:35puis vendu à BFM,
27:36vendu à LCI,
27:37je ne suis vendu à personne.
27:38C'est que vous êtes au bon endroit.
27:40Je pense que...
27:41Ça fait un gros chèque.
27:41Je pense que la censure,
27:46le boycott,
27:47la suppression de chaînes,
27:48c'est l'apanage
27:49des régimes autoritaires.
27:51Et donc les pétitions
27:52pour fermer l'audièle publique,
27:53ça suffit.
27:54Les pétitions pour fermer CNews,
27:55ça suffit.
27:56Il y a la loi,
27:57la force de la loi.
27:58On peut réguler,
27:59vous le savez parfaitement,
28:00l'ARCOM a tous les moyens
28:02de réguler.
28:02Quand ça dérape,
28:03quand des propos
28:04sont répréhensibles pénalement,
28:06quand ils tombent
28:06sous le coup de la loi,
28:07il faut des sanctions.
28:08Et s'il faut qu'elles soient
28:09plus fortes,
28:10on mettra des sanctions
28:11plus fortes.
28:11S'il faut plus de règles,
28:12on le fera.
28:13Mais pas de suppression,
28:14pas de censure,
28:15pas de boycott.
28:16Parce que demain,
28:16ensuite,
28:17on interdira les partis politiques
28:18et ensuite,
28:19la démocratie ne restaura
28:20pas grand-chose.
28:21Je crois qu'on partage
28:22tous ce que vous dites.