00:00La dernière information, Laurent Valiguier, c'est aussi pour ça qu'on voulait y revenir ce soir,
00:04c'est que le parquet de Paris a décidé de s'intéresser de très près à cette affaire.
00:09De très près parce que d'abord on risque deux ans de prison si on fait un mail avec une
00:12fausse alerte à la bombe en France.
00:15Et puis surtout parce que ça a été, on le découvre un peu avec recul, ça a été panique au
00:19sommet de l'État jeudi dernier.
00:21Panique complète parce qu'un avion était, le Dublin-Rome était en l'air au-dessus de Paris.
00:30Ils l'ont fait tourner quelques tours autour de Chartres et de l'Essonne dans le sud pour savoir où
00:34allait le poser
00:35puisqu'ils avaient une alerte à la bombe pour cet avion.
00:37La décision a été prise par le Premier ministre en personne de le poser sur la base militaire d'Evreux,
00:42ce qui était une décision assez fine disons pour éviter en cas d'explosion que l'avion s'explose sur
00:50un espace habité de la région parisienne,
00:53voire à Orly ou Roissy sur des pistes, imaginez le désastre.
00:58Donc le pilote était un peu récalcitrant, donc on le sait, le pilote irlandais préférait se poser sur un aérodrome
01:06civil que militaire.
01:07Finalement, il a fallu faire décoller un rafale et un mirage pour obliger cet avion à aller se poser sur
01:13une base militaire aéreuse,
01:14sain et sauf, pas de bombe, comme dans aucun de la trentaine d'avions qui a été victime de la
01:19même alerte à la bombe en Europe depuis une semaine.
01:22Pas de bombe. D'ailleurs, le lendemain, les quatre avions qui survolaient l'espace aérien français, qui ont été à
01:27nouveau victimes de cette alerte,
01:30se sont posés trois à Orly et un à Bordeaux.
01:34C'est pour ça que le parquet de Paris, qui a d'ailleurs une section cyber, enquête sur ces alertes.
01:40Et il fait le lien dans son communiqué, le parquet de Paris, c'est important quand même, avec des auteurs
01:45qui pourraient venir de puissances étrangères.
01:49C'est ce qu'il pense, le parquet de Paris, parce que c'est vrai que c'est un contexte
01:52extrêmement inquiétant, Alice, avec ses attaques en début de semaine.
01:57À chaque fois, ce sont des courriels.
01:58Oui, alors là, ce sont des courriels, ce sont des courriels massifs qui visent des avions exclusivement européens dans l
02:04'espace européen.
02:05Ça désorganise tout. Vous imaginez un avion qui se pose, qui est plein, il faut fouiller, il faut le mettre
02:11en bout de piste,
02:11il faut faire la procédure alerte à la bombe, amener les démineurs, les pompiers fouiller l'ensemble des bagages.
02:18C'est une désorganisation complète. Et puis surtout, ça intervient à un moment où lundi, dans la nuit de dimanche
02:23à lundi,
02:24il y a eu à nouveau des attaques, des cyberattaques sur une centaine de frigos européens d'intermarchés, de supermarchés.
02:34Leclerc, Ikea, qui ont été en carafe.
02:37Alors, on en a moins parlé que l'attaque du 12 octobre dernier, qui avait touché 700 frigos de supermarchés
02:43français.
02:44Mais ça a touché aussi, dans la nuit de dimanche à lundi, tout ça est un même contexte,
02:48ça a touché aussi des frigos de l'Agence française du sang.
02:53Et là, par un petit miracle, un veilleur de nuit s'est rendu compte, dans la nuit de dimanche à
02:59lundi,
02:59qu'il y avait qu'une alerte sur des frigos, et que les frigos contenant du sang et du plasma,
03:04vous savez, ça, on touche à nos réserves stratégiques.
03:06Là, c'est plus du tout la même chose, pardon, mais là, on parle de la santé.
03:10Voilà. Donc, c'est plus du tout la même chose, mais ça vient probablement d'un même cerveau.
03:16Merci.
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