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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 05 novembre 2026.
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00:0212h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Et à la une aujourd'hui, cette nouvelle journée de mobilisation contre la vie chère,
00:12manifestation à l'appel des syndicats pour réclamer plus de pouvoir d'achat du monde dans les rues.
00:1817 000 personnes à Limoges d'après la CGT, c'est un des chiffres qu'on a,
00:25les syndicats qui annoncent 130 000 manifestants d'ores et déjà dans les rues,
00:29mais d'autres cortèges, bien sûr, sont prévus cet après-midi,
00:33avec des incidents à signaler, notamment à Nyon, où 500 Black Blocs ont pris tout à l'heure la tête
00:39du cortège.
00:40Un lycée qui a été incendié également, en partie, en tout cas, près de Toulouse.
00:46Pas de blessés, heureusement, mais les cours ont été suspendus.
00:51On va évoquer, bien sûr, ce mouvement de grève.
00:54Si vous participez à ces manifestations, appelez-nous, 3210, dites-nous,
00:57pourquoi vous avez fait le choix de descendre aujourd'hui dans la rue.
01:02Il y avait beaucoup de salariés du privé dans les cortèges ce matin.
01:05C'est ce qu'on a constaté dans plusieurs régions.
01:09Si vous en faites partie, appelez-nous.
01:11Vous nous envoyez un message sur l'application RTL.
01:13Si vous vouliez y aller, mais que vous ne pouviez pas, par manque de moyens notamment,
01:21parce que ça vous aurait coûté une journée de travail, là aussi, appelez-nous.
01:24Et puis, si vous êtes contre ces manifestations, bien sûr, vous avez également la parole dans cette émission.
01:30On peut aussi revenir, et ça aussi, c'est une conséquence du pouvoir d'achat,
01:34de la baisse aussi, ou du manque de place en EHPAD.
01:38De plus en plus de seigneurs vivent aujourd'hui en colocation.
01:42C'est le cas d'une maison partagée à Bonnetable, dans la Sarthe.
01:45Et je m'excuse auprès des habitants de cette commune Gorka,
01:51qui me signale sur l'application RTL.
01:54On dit Bonnetable et non Bonnetable, comme je l'ai dit tout à l'heure.
01:57Pardonnez-moi.
01:57Voilà, l'erreur est réparée.
02:00Si vous connaissez en tout cas des alternatives à la maison de retraite,
02:04appelez-nous, là encore, 3210.
02:05Faites-nous part de vos témoignages.
02:08Et puis, dans cette actualité bien bien chargée,
02:10et avec le retour du froid, on a tous besoin de réconfort.
02:14Ça peut passer par l'assiette.
02:17Quel est le plat qui vous fait du bien ?
02:18Celui qui vous remonte le moral.
02:20Là aussi, on en parle, 3210.
02:22Pour réagir, vous nous envoyez un message sur l'application RTL.
02:25Il est 13h03.
02:27Amandine Bégaud.
02:29RTL midi, les auditeurs ont la parole.
02:31Et on commence donc par ces manifestations un peu partout en France.
02:35260 rassemblements.
02:37On l'a entendu dans la plupart des grandes villes.
02:40À Paris, le cortège doit partir à 14h dans de plus petites communes aussi.
02:45On était tout à l'heure dans la Marne avec Samuel Goldschmidt,
02:50à Vitry-le-François.
02:5110 000 habitants, il y avait des manifestations.
02:53Une manifestation organisée ce matin.
02:56Ça fait réagir les auditeurs, Victor D'Arcas.
02:58Oui, bonjour Amandine.
02:59Sur l'application RTL, vous êtes nombreux à nous écrire comme Stéphane à Nantes.
03:03Prof, je ne suis pas gréviste car la dernière fois, j'ai perdu 600 euros lorsque nous luttions contre la
03:08réforme des retraites.
03:09Aucun résultat.
03:10Par contre, je serai bien présent lors des prochaines élections.
03:14Et puis Dominique, on a laissé s'installer l'idée délétère selon laquelle, pour changer les choses, il faut utiliser
03:19la force.
03:20Manif, grève, où est passé le dialogue social et à quoi servent finalement les élections.
03:25Merci beaucoup Victor, vous continuez à réagir sur l'application RTL où vous nous appelez au 3210.
03:31On va commencer avec Chantal.
03:33Bonjour Chantal.
03:34Oui, bonjour.
03:35Vous allez manifester cet après-midi ?
03:37Je vais manifester à 17h, oui, dans ma ville.
03:41À Chaumont, c'est ça ?
03:42À Chaumont, oui.
03:44Pourquoi est-ce que vous allez vous manifester à titre personnel ?
03:47À titre personnel, déjà, pour défendre le droit à manifester en toute sécurité.
03:52Oui.
03:53Je trouve indigne pour une démocratie que le gouvernement permette aux forces de l'ordre de blesser, gazer des manifestants
04:00pacifiques
04:01et surtout utiliser des armes qui s'avèrent dangereuses.
04:04Alors, les forces de l'ordre, en principe, répliquent quand elles sont elles-mêmes victimes de jets de pierre.
04:13Oui, des fois c'est un peu lipidieux quand même.
04:15Oui, vous avez été témoin de ça ?
04:17Oui, oui, tout à fait.
04:20Et je voudrais soutenir aussi les revendications contre la vie chère pour une justice sociale
04:28et puis aussi celles des revendications légitimes des lycéens.
04:32Je comprends leurs inquiétudes pour leur avenir et celui de la planète.
04:36Et à titre personnel, le pouvoir d'achat, vous vous sentez concerné ?
04:40Oui, bien sûr. Moi, je suis retraitée et effectivement, on voit très nettement notre pouvoir d'achat diminuer.
04:49Oui. Vous êtes salariée dans quel secteur ?
04:52Alors, moi, j'étais salariée dans le privé.
04:56Et concrètement, ça se manifeste comment cette baisse de pouvoir d'achat au quotidien pour vous, Chantal ?
05:01Alors, de façon tout à fait, quand on fait des courses, par exemple, c'est vrai que l'addition est
05:12beaucoup plus élevée qu'avant.
05:15Et puis aussi, on parle de plus en plus de retirer des avantages sur les retraites.
05:24Donc, ça, je ne suis pas trop d'accord.
05:28Il y a beaucoup de retraités qui ne sont pas nantis et qui, malgré tout, participent aux frais pour leurs
05:40enfants ou leurs petits-enfants.
05:42Et puis, qui sont bénévoles dans beaucoup d'associations.
05:47Oui, qui sont des acteurs à part entière, bien sûr, de la vie et du quotidien et de notre société.
05:54Voilà. Souvent pour pallier les manques du gouvernement dans certains secteurs.
05:59Merci beaucoup, Chantal, pour votre témoignage.
06:02William, bonjour.
06:04Oui, bonjour, Amandine.
06:06Vous aussi, vous allez manifester à Epinal, je crois.
06:09C'est cela, oui, à Epinal, à 14h.
06:11Oui. Pourquoi est-ce que vous souhaitiez aller dans la rue ?
06:15Alors, moi, en fait, c'est pour justement soutenir les lycéens.
06:21Je n'aime un fils qui est étudiant à Nancy.
06:26Et je suis là pour les soutenir.
06:29Et puis, également, depuis de nombreuses années, je vois bien que le pouvoir d'achat est vraiment en baisse.
06:34Nos salaires sont plutôt en régression, quoi.
06:38Vous faites quoi dans la vie, William ?
06:40Alors, moi, je suis ingénieur d'études à l'Université de Lorraine.
06:48Et bon, voilà, je n'ai pas de difficultés.
06:51J'ai des enfants, je les aide aussi.
06:55On est des parents qui aidons nos enfants.
06:57Moi, j'ai une fille qui travaille à Paris.
07:00Et bon, ce n'est pas facile tous les jours, quoi.
07:02Voilà.
07:03Vous avez participé aux précédentes manifestations, William ?
07:06Alors, non, pas encore.
07:08Là, j'ai décidé.
07:10Et c'est vrai que j'en suis désolé.
07:12Mais là, maintenant, j'ai dit qu'il faut vraiment que j'y aille parce que c'est nécessaire.
07:15Voilà.
07:16C'est nécessaire.
07:19Qu'est-ce qui fait que vous n'y êtes pas allé les fois précédentes et que là, vous vous
07:22dites que c'est nécessaire ?
07:24Très bonne question.
07:26Oui, oui.
07:27Non, mais effectivement, au départ, je n'ai pas adhéré.
07:34C'est vrai, je n'ai pas accroché, en fait, par rapport aux lycéens, au départ.
07:40Et puis, en fait, avec leur cul, je me suis dit, mais en fait, il y a des manques de
07:44moyens au niveau de nos collègues enseignants.
07:48Et puis, les lycéens ne sont également pas dans leur classe.
07:54Mais là, la manifestation d'aujourd'hui, alors certes, il y a des organisations syndicales lycéennes qui participent,
07:59mais l'appel, d'abord, c'est celui des syndicats dans leur grande majorité qui appellent à protester contre la
08:07baisse du pouvoir d'achat, contre la vie chère.
08:11Oui.
08:11C'est d'abord ça, le mot d'ordre ? Ça vous parle quand même, ça ?
08:14Oui, tout à fait.
08:15Et je ne dis pas que, voilà, moi, je n'ai pas de difficultés par rapport à d'autres personnes,
08:23mais je suis solidaire, justement, parce que je pense aussi aux gens qui sont autour de moi, qui ont des
08:30difficultés,
08:31et ça, on le voit, que ce soit dans ma famille, et je ne trouve pas ça normal qu'aujourd
08:38'hui, en 2026, on soit dans un état comme ça, quoi.
08:41Voilà, ce n'est pas normal.
08:43Moi, j'ai l'impression qu'on régresse d'année en année, quoi.
08:46C'est impensable.
08:48Merci beaucoup, William.
08:50Philippe, bonjour.
08:51Et bonjour, Armandine.
08:53Vous, vous auriez aimé aller manifester, mais ça vous coûte trop cher, ça vous aurait coûté trop cher.
09:00Expliquez-moi.
09:01Disons que ce n'est pas...
09:02Moi, maintenant, j'étais routier pendant 28 ans, je suis artisan maintenant,
09:06donc moi, ce qui me préoccupe surtout, ce sont mes clients.
09:09C'est la demande de mes clients sur des problèmes de radiateurs, des problèmes de volets roulants,
09:16où, voilà, ça marchait, ils appuient un matin, ça ne marche plus,
09:19donc je ne peux pas me permettre, moi, de les laisser attendre.
09:22Alors, par contre, je comprends complètement le mouvement, puisque je suis un ancien gilet jaune,
09:25j'étais représentant syndical pendant 20 ans, donc, oui, toutes les grèves, je les ai faites, toutes les mobilisations.
09:31Le problème qu'on a dans ce pays, c'est qu'il faut se mobiliser pour avoir, ou essayer d
09:35'avoir quelque chose.
09:36Et ce n'est pas sûr, ce n'est pas garanti que ça marche.
09:38On n'a aucune certitude sur les résultats.
09:41Là où j'ai un petit problème sur ce type de mobilisation, c'est que ce sont les lycéens qui
09:46sont partis les premiers,
09:47parce que revendications justifiées, et que les syndicats se sont réveillés.
09:51Alors que les syndicats sont tout au fait de la situation, et ce, depuis des années.
09:55Puisqu'on voit bien que depuis des années, ça se dégrade, ça se dégrade, ça se dégrade,
09:59et qu'on arrive à un moment de temps où, effectivement, il faut avoir un sursaut.
10:03Mais le problème qu'on a en France, c'est qu'on a plein de gens qui braillent dans les
10:06rues,
10:07mais qui ne sont pas capables de se déplacer pour aller voter aux élections.
10:09Et après, on se retrouve avec ce type de problème.
10:12Les personnes qui sont élues ne sont pas les bonnes personnes,
10:14et ne sont pas compétentes au regard du domaine et de la complication de notre société.
10:18Oui, sauf qu'elles sont élues de façon légitime et démocratique, et voilà.
10:23Mais effectivement, avec une abstention, et ça, il faut le rappeler,
10:27qui est de plus en plus forte année après année, scrutin après scrutin.
10:31C'est ça. Et ce qu'il ne faut pas oublier, surtout, c'est qu'en fait,
10:33la population ne se déplace pas pour aller voter.
10:36Donc, en fait, on n'a pas le ressenti réel des gens lors des élections.
10:39C'est là où on a un problème dans notre société démocratique.
10:42Un président peut être élu avec 25% de 25% qui se déplacent pour aller voter,
10:47ce qui n'est pas normal.
10:48Si on mettait en place ne serait-ce qu'un quorum obligatoire au regard des élections,
10:53ça pourrait changer la donne.
10:54Les gens ne se déplacent pas, donc ça veut dire qu'on ne veut pas de ces gens-là,
10:56et on repasse à autre chose.
10:58C'est ce qui se passe dans les élections professionnelles.
11:00Vous le disiez, Philippe, vous êtes artisan.
11:03Le pouvoir d'achat, ces problèmes de pouvoir d'achat, vous êtes concerné, vous, directement, personnellement ?
11:09Alors, oui, j'y suis concerné.
11:10Pourquoi ? Parce que moi, j'ai une activité qui peut être plus ou moins aléatoire.
11:13Il va y avoir des mois où je vais être tranquillement avec 2000-2500 euros,
11:18mais il peut y avoir des mois, surtout ces mois, les mois d'hiver où on arrive,
11:21où il y a quand même une baisse d'activité, où on va passer à 1500 euros.
11:25Sauf que j'ai toujours le même quota de charge.
11:28Donc, il y a des mois qui sont beaucoup plus difficiles que d'autres.
11:31Est-ce qu'il n'était pas le cas forcément il y a quelques années ?
11:34Vous le diriez comme ça ?
11:35Ah oui, je parlais justement avant l'interview.
11:39C'est ce que je disais, l'année dernière, parce qu'on fait toujours plus ou moins les mêmes courses,
11:44il fallait 200 euros pour remplir un chariot pour trois semaines, un mois.
11:47Aujourd'hui, il faut 300 euros.
11:49Merci beaucoup, Philippe, pour votre témoignage depuis Saint-Nazaire.
11:54On va continuer à échanger avec les uns et les autres.
11:57Que vous soyez dans les cortèges ou pas, comme Elliot qui sera avec nous dans quelques instants,
12:02ou que vous ne pouviez pas y aller comme Philippe,
12:05ou alors que vous êtes contre ces manifestations.
12:06On continue à débattre ensemble.
12:09N'hésitez pas à réagir par téléphone ou sur l'application RTL.
12:12A tout de suite.
12:13Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
12:16ou appelez-nous au 30 de 10.
12:1850 centimes la minute.
12:21Jusqu'à 14 heures.
12:23Les auditeurs ont la parole.
12:25Amandine Bégaud sur RTL.
12:27J'arrive à comprendre les gens qui vont manifester.
12:30J'arrive à comprendre que les gens en aient ras-le-bol.
12:32Mais à quoi bon ?
12:33De toute façon, tout le monde sait que les caisses de l'État sont vides.
12:36Donc, manifester et casser, je ne sais pas si c'est la bonne solution.
12:40Parce qu'on aura encore de l'argent à sortir et il y en aura encore moins de restes.
12:45La réaction, le message d'Arnaud au 30 de 10 qui réagit donc à cette nouvelle journée de manifestation,
12:51une mobilisation contre la vie chère.
12:54Eliott, bonjour.
12:55Bonjour.
12:56Vous êtes-vous dans le cortège à Lyon ?
12:59Tout à fait, c'est ça.
13:00Actuellement, nous sommes de partie de la manufacture des tabats
13:02et nous nous dirigeons vers la place Jean-Masté à Lyon.
13:05C'était important pour vous de manifester aujourd'hui ? Pourquoi ?
13:10C'est important.
13:11Alors, moi-même, je suis animateur auprès des enfants.
13:15Nous sommes appelés par les syndicats aujourd'hui à la grève
13:18pour les revendications des lycéens, des étudiants, étudiantes que vous connaissez déjà,
13:23les syndicats professionnels également, de l'éducation et de la santé.
13:28Mais nous, c'est au sujet de la convention Eclat, des revendications que nous portons sur nos salaires,
13:34sur nos contrats qui sont trop précaires, nos conditions de travail qui ne sont pas satisfaisantes.
13:42Donc oui, c'était important aujourd'hui d'être là aux côtés de tous les autres professionnels
13:46qui descendent dans la rue pour dire qu'on en a marre.
13:49Qu'est-ce que vous répondez à Arnaud qui vient de nous laisser ce message
13:52et qui dit ça ne sert à rien, les caisses sont vides ?
13:56Moi, je réponds que ce n'est pas vrai.
14:00À mon sens, les caisses ne sont pas vides.
14:03De l'argent, il y en a. Il suffit d'aller le chercher.
14:04Le Parti Socialiste, notamment, propose la taxe Zuckmann.
14:09Beaucoup de partis de gauche ont des propositions pour aller chercher l'argent là où il est.
14:13Il existe.
14:15Maintenant, la répartition qui en est faite, ce sont des choix politiques.
14:19Des choix politiques que le gouvernement doit assumer
14:21et des choix politiques qu'aujourd'hui nous contestons
14:24puisque la santé, l'éducation, le futur des enfants, le futur de la jeunesse,
14:31tout ça est sacrifié au profit des milliardaires.
14:34Vous êtes animateur à l'école.
14:35Vous êtes aussi, je crois, élu municipal à Villeurbanne, élu PS, c'est ça ?
14:39C'est ça, tout à fait.
14:41Non, mais c'est aussi important de le dire.
14:44Elliot, tout à l'heure, on était dans la manifestation avec notre correspondant à Lyon, Raphaël Vantard.
14:50Il y avait beaucoup, beaucoup de tensions.
14:51Il nous parlait de 500 black blocs.
14:53Est-ce que c'est plus calme, là ?
14:55Alors, le cortège se passe dans le calme.
14:59C'est un cortège unitaire et festif avec beaucoup de musique, de danse.
15:03Moi, je n'ai pas vu tant de violence que ça.
15:06Et la préfecture estimait à 130 seulement le nombre de black blocs.
15:10Donc, je ne m'inquiète pas trop.
15:12Et aujourd'hui, il y a beaucoup, beaucoup de monde en colère, mais festif.
15:15Bon, mais ça s'est passé visiblement en tête de cortège.
15:17Vous, vous n'avez pas vu de casse ni d'affrontement ?
15:20Non, aucun.
15:21Et depuis tout à l'heure, nous défilons dans le calme.
15:23Elliot, je voudrais vous faire dialoguer avec François.
15:25Bonjour, François.
15:27Bonjour.
15:29François, vous pourriez aller manifester.
15:32Vous auriez pu aller manifester, mais vous avez choisi de ne pas le faire.
15:35Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi ?
15:36Oui, bien sûr.
15:38Je n'y ai pas été parce que j'estime que pour manifester, il faut être avec des gens
15:45avec qui on est en accord complet.
15:47Et quand je vois comment la gauche intervient au niveau parlementaire
15:52en nous mettant un amendement sur les abonnements Internet
15:56qui va faire un coût supplémentaire pour nous,
15:58quand je vois que la même gauche refuse un amendement
16:03qui permettrait de baisser la TVA sur les carburants,
16:06ce qui est un problème pour tout le monde et surtout pour ceux qui travaillent,
16:09je me dis que c'est une gauche qui a double langage.
16:13Et quand j'entends des élus de la gauche dire que la violence peut être légitime,
16:21moi je réponds que la violence n'est jamais légitime
16:24et que toute la casse qu'il y a depuis le début des manifestations,
16:29c'est le peuple qui va le payer par le biais des cotisations d'assurance,
16:33par le biais de taxes supplémentaires.
16:35Et que les manifestants, eux qui manifestaient pour le coût de la ville,
16:40le verront augmenter encore.
16:41Vous les trouvez trop politisés, c'est ça ces manifestations ?
16:44Trop, trop politisés, trop politisés dans le sens où s'il suffit de regarder,
16:49les lycéens ont manifesté pour des améliorations pour leurs conditions de travail,
16:56enfin d'études, on va dire d'études, pas de travail.
16:58Et là-dessus, ils brûlent des lycées, ils détruisent les matériels.
17:01Oui, mais ce n'est pas pour ça que c'est politisé, pardon.
17:04Je m'excuse, mais quand vous avez des élus de la gauche qui sont avec eux
17:11et qui n'interviennent pas quand il y a de la brutalité,
17:14on peut considérer que c'est politisé.
17:17Sinon, je n'y connais plus rien en politique.
17:20Et quand ces jeunes refusent un syndicat de droite,
17:26de soi-disant de droite l'uni,
17:28en disant qu'on ne veut pas qu'ils soient dans les manifestations,
17:31on ne veut pas qu'ils soient dans les réunions des étudiants,
17:34on peut considérer que c'est politisé.
17:36Sinon, ce n'est pas que dans un sens.
17:38Et puis surtout, moi, j'en appelle surtout à une cohérence
17:44parce que revendiquer pour un coût de la vie,
17:47c'est une chose très importante.
17:48Moi-même, je suis d'accord sur le coût de la vie
17:50qui est toujours très élevé, trop élevé.
17:53Mais revendiquer en cassant, en laissant casser
17:56et en détruisant, en sachant qu'en fin de compte,
17:59il va falloir payer pour le reconstruire.
18:01Je ne pense pas que les commerçants
18:03qui ont eu leur magasin complètement détruit le 17
18:06considèrent que les manifestations des étudiants
18:09et des lycéens n'étaient pas politisées.
18:11Merci beaucoup, François.
18:14On parlait du cortège à Lyon avec Elliot.
18:17À l'instant, notre correspondant sur place,
18:20Raphaël Vantard, nous signale de nouveaux affrontements
18:22sur le pont Gallieny à Lyon avec jette projectile
18:24et mortier sur les forces de l'ordre.
18:28Michel, bonjour.
18:30Bonjour.
18:31Vous avez vous manifesté ce matin à Saint-Gaudens, c'est ça ?
18:36Oui, tout à fait.
18:37Ce matin, j'ai manifesté à Saint-Gaudens, oui, dans la Haute-Garonne.
18:41On parle beaucoup des manifestations dans les grandes villes.
18:43Dans le journal, on évoquait cette manifestation dans la Marne,
18:46à Vitry-le-France Roy.
18:47Il y avait aussi une manifestation ce matin à Saint-Gaudens.
18:50Vous étiez nombreux ?
18:52Écoutez, il y avait à peu près, il a été annoncé à peu près
18:551 000 manifestants pour une ville de 10 000 à 11 000 habitants.
19:00Je trouve que c'était quand même très représentatif
19:02du mécontentement actuel.
19:04Il y avait beaucoup de jeunes aussi, de lycéens,
19:07qui ont pris la parole d'ailleurs à la fin,
19:09avec des discours très émouvants et très impliqués dans le monde actuel.
19:15Et voilà, ce qui donnait tout son sens à cette manifestation.
19:20Bon, après, c'est vrai qu'à Saint-Gaudens,
19:21on a aussi un souci d'une usine qui s'appelle Fibre-Excellence.
19:25Et qui est, je crois, au cœur de l'actualité actuellement.
19:28Et le 12 novembre risque d'être prononcée la liquidation de cette usine,
19:33qui va très impact, avec des conséquences qui vont impacter
19:37l'économie du commun, je crois qu'on dit, de la région.
19:40Donc, c'est vrai qu'il y avait beaucoup de monde à cette manifestation.
19:45Je pense que ce n'est pas étranger, quoi.
19:47Vous êtes retraité, vous.
19:48Pourquoi est-ce que vous teniez à manifester ce matin ?
19:51Alors, je suis un militant de gauche depuis pas mal d'années.
19:55Depuis toujours, depuis ma plus jeune en France.
19:57À 15 ans, je manifestais déjà en 1968.
20:00J'ai manifesté aussi chez Lippe, à Besançon, dans les années 70.
20:05Voilà, je suis un militant de gauche.
20:07Alors, je ne suis pas un extrémiste,
20:09mais je suis un véritable militant,
20:12alors proche, je dirais proche de LFI,
20:14mais sans pour autant y appartenir.
20:18Et j'ai milité pour le pouvoir d'achat,
20:20et puis aussi pour les retraités.
20:22Quand on nous ponctionne, on nous ponctionne.
20:24Voilà.
20:24Et puis, bon, Macron, qui depuis des années s'est fait élire
20:29grâce au soutien de la gauche pour faire opposition au RN,
20:34parce que sans ça, il n'aurait jamais été élu,
20:37et maintenant, on s'aperçoit qu'il n'a rien fait.
20:39Donc, bon, j'en peux comprendre, posément,
20:41que les gens ne soient pas contents, c'est tout.
20:43Et quand on ne peut pas, on ne peut pas non plus
20:45laisser faire, laisser s'installer un État policier
20:50un petit peu et autoritaire,
20:52comme ça a tendance à le faire actuellement,
20:54parce que c'est facile de dire que les lycéens cassent tout,
20:56mais ce n'est pas vrai.
20:57Ce n'est pas les lycéens qui cassent tout.
20:59C'est tous ces mouvements, tous ces black blocs
21:01qui viennent foutre la pagaille sur les manifestations,
21:04et qui ne sont bien souvent jamais interpellés.
21:07Et je ne parle pas, alors, des mouvements d'extrême droite
21:09qui, soi-disant, protègent les commerçants,
21:10et qui, en fin de compte, sont bien, bien sûr,
21:14ou avec lesquels la police est très tolérante.
21:16Donc, tout ça, c'est quand même une ambiance
21:20qui est quand même très conflictuelle actuelle.
21:23Et très présente et très lourde.
21:25Très présente et très lourde.
21:26Et on s'aperçoit que ça touche toutes les générations.
21:29Voilà, tout simplement.
21:301 000 manifestants, nous disiez-vous, ce matin,
21:33à Saint-Gaudin, ce qui compte, on le rappelle, 11 000 habitants.
21:36Merci beaucoup, Michel, pour votre témoignage.
21:38Philippe, vous étiez, vous, dans la manifestation de Limoges,
21:43ce matin, où il y avait beaucoup, beaucoup de monde,
21:45comme nous le disait tout à l'heure Philippe Demaria,
21:47porte-parole de la Confédération Paysanne de la Haute-Vienne.
21:52Il y avait beaucoup d'agriculteurs, les agriculteurs aussi.
21:54On n'en a pas beaucoup parlé depuis le début de ce mouvement,
21:56mais vous étiez là.
21:58Oui, bonjour.
21:59Oui, on était là.
22:00On est là depuis le début des mobilisations.
22:03La Confédération Paysanne a toujours participé au mouvement social.
22:07Et on était là, évidemment, en soutien aux revendications des salariés,
22:11des lycéens, mais également pour dénoncer le mal-être
22:15que nous vivons aujourd'hui en tant qu'agriculteurs et agricultrices,
22:19avec un changement climatique contre lequel on se bat tous les jours,
22:23avec peu de solutions et d'aides proposées par le gouvernement.
22:29Le gouvernement, pourtant, il a annoncé plein de mesures, un plan,
22:32tout ça, vous ne le voyez pas au quotidien, concrètement ?
22:35Non, mais on ne voit pas l'argent qui va avec le plan.
22:39Un milliard de cent millions, c'est absolument insuffisant
22:42pour venir complucarrer et nous aider après cet été catastrophique
22:50et puis on est également là en soutien pour le service public
22:53qui, on le voit en milieu rural en particulier, sont accents de plus en plus.
22:59Et puis il y a la question du carburant aussi, bien sûr, j'imagine.
23:02Alors il y a la question du carburant avec des augmentations de 30, 40, 60%,
23:06avec une aide de 15 centimes par litre qui, évidemment, ne couvre pas ces augmentations.
23:10Puis nous, ce qui nous surprend, et ça rejoint une des revendications de ces mobilisations,
23:15c'est contre la vie chère, avec évidemment un prix de l'alimentation
23:19qui augmente au niveau des consommateurs.
23:21Et de notre côté, du haut à l'autre bout de la chaîne,
23:23près de 15 à 20% des paysans qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.
23:28Et donc on voit bien qu'il y a quelque chose qui se passe là
23:31entre les producteurs et les consommateurs qui n'est pas satisfaisant
23:34avec des marges de la grande distribution et de l'agroalimentaire qui sont démesurées.
23:38Et donc c'est en ça qu'on est là aujourd'hui en convergence
23:41avec l'ensemble des salariés et des mouvements lycéens.
23:4417 000 manifestants à Limoges, d'après la CGT.
23:47C'est le chiffre que nous donnait tout à l'heure Philippe Demaria qui est sur place à Limoges.
23:51Limoges, c'est aussi un symbole de cette contestation.
23:53Philippe, après l'incendie, bien sûr, de la mairie.
23:57Oui, c'est un symbole de la...
23:59Enfin, Limoges, ça fait longtemps que c'est un symbole des manifestations.
24:02La CGT est née à Limoges au début du XXe siècle.
24:05Donc Limoges a toujours été une ville de mobilisation.
24:08Il y a énormément de monde aujourd'hui.
24:09C'est vrai, c'est un cortège unitaire.
24:12On a participé à l'intersyndical, nous, à la Confédération de Paysanne
24:15avec les autres syndicats, les grosses centrales syndicales.
24:18Et c'est quelque chose dont on est très contents ici.
24:22Et tout s'est très bien passé.
24:24C'est un très, très beau cortège aujourd'hui à Limoges.
24:26Merci beaucoup pour ce témoignage.
24:30Voilà ce qu'on pouvait dire sur ces manifestations
24:32qu'on va continuer, bien sûr, à suivre de près sur RTL tout au long de la journée.
24:38La manifestation à Paris doit partir dans une demi-heure maintenant
24:41de la place de la République, direction Nation.
24:43Vous suivrez ça tout au long de l'après-midi dans les Flash, bien sûr,
24:47et puis dans RTL Soir, ce soir avec Anne-Sophie Lapix.
24:49Nous, on va se retrouver dans un instant et parler d'autre chose.
24:52C'est aussi une conséquence, tiens, de la baisse du pouvoir d'achat,
24:55du manque de place aussi dans les EHPAD.
24:57De plus en plus de seniors vivent d'une autre façon.
25:00En colocation, par exemple, si vous avez trouvé une alternative aux maisons de retraite,
25:05appelez-nous 3210 pour réagir ou un message sur l'application RTL.
25:08On en parle dans un instant.
25:09A tout de suite.
25:09Merci d'écouter RTL.
25:13Who you gonna call ?
25:15Ghostbusters !
25:24Il se trouve que j'ai des parents de 87 ans et qui ont voulu se rapprocher de moi dans
25:28le Maine-et-Loire.
25:29Et en fait, ils n'ont pas trouvé une maison de retraite abordable, ni pour les prix, ni pour les
25:33places.
25:33J'ai décidé aussi d'ouvrir une maison intergénérationnelle.
25:37Il y a donc le père et ma mère de 87 ans et deux jeunes enfants de l'aide sociale
25:41à l'enfance.
25:42Et tout se passe bien.
25:43Ça ravit mes parents de ne pas se retrouver dans une maison de retraite.
25:47Donc voilà.
25:47Le message de Mickaël et ses dispositifs sont de plus en plus nombreux.
25:54Conséquence, bien sûr, de la baisse du pouvoir d'achat, du manque aussi de place en EHPAD.
25:58Eh bien, il y a de plus en plus d'alternatives aux maisons de retraite,
26:01notamment pour les personnes âgées qui restent encore assez mobiles,
26:05en tout cas qui n'ont pas forcément besoin d'être médicalisées 100% du temps.
26:10Mickaël, on vous a rappelé, après ce message, bonjour.
26:13Bonjour.
26:14C'est assez extraordinaire, votre projet, qui est réalisé d'ailleurs,
26:18donc cette maison intergénérationnelle.
26:21Qu'est-ce que vous faisiez avant de créer ça ?
26:24Moi, avant, j'étais éducateur.
26:26J'ai été éducateur spécialisé pendant 30 ans.
26:28J'ai travaillé dans la protection de l'enfance et dans l'autisme, en général,
26:31et d'une manière générale pour l'autisme, mais aussi dans l'handicap.
26:35Et puis, en fait, voilà, j'habitais le Puy-de-Dôme,
26:38mais mes parents habitaient les deux Cèbes,
26:39donc on était quand même à 400 Tacte-en-Borne les uns des autres.
26:42Ce n'était pas facile pour voir,
26:43donc j'ai décidé de me rapprocher en me rapprochant du Maine-et-Noir,
26:46où j'ai trouvé un travail d'éducateur là-bas.
26:49Et puis, mes parents, me voyant dans le Maine-et-Noir,
26:51se sont dit, nous, on aimerait bien se rapprocher dans le Maine-et-Noir,
26:53donc il faudrait que nous trouves une maison ou quelque chose pour nous accueillir.
26:56Donc, une maison, à l'époque, je n'en ai pas trouvé,
26:59en tout cas dans leur budget.
27:01Donc, je suis tourné vers eux en leur disant qu'est-ce qu'on fait.
27:03Et ils m'ont dit, nous, on veut bien aller dans un EHPAD pour être près de toi.
27:08Donc, j'ai commencé à chercher un EHPAD, j'en ai fait plusieurs, vraiment.
27:11J'ai été très vite stoppé par deux choses.
27:14La première qui m'a effaré, c'est le prix.
27:16Le prix, c'est entre 2 500 et 2 600 euros par personne.
27:21Donc, pour eux deux, ça faisait beaucoup.
27:23Voilà, c'est ça.
27:24Donc, au-delà de leur budget, je me suis tourné vers autre chose.
27:26J'ai commencé à chercher des maisons de colocation pour des personnes âgées.
27:31J'en ai trouvé aussi.
27:32Le budget restait relativement cher, mais c'était un peu moins que les EHPAD.
27:37Sauf qu'il n'y avait pas de place, en fait.
27:40Donc, c'était très, très compliqué.
27:42Donc, à un moment donné, moi, ayant aussi de mon côté un petit peu marre
27:47de l'esprit institutionnel que je voyais péricliter chaque année
27:52depuis une trentaine d'années, je me suis dit, stop, j'arrête les frais.
27:54Maintenant, on va faire autrement.
27:56Et donc, j'ai décidé, j'ai proposé à mes parents de les prendre à domicile
27:59dans une grande maison en leur disant, bien, attention, il y aura aussi des enfants
28:03de l'aide sociale à l'enfant.
28:04Donc, ils ont accepté l'idée.
28:06Donc, j'ai mis beaucoup, beaucoup de temps à trouver une maison
28:08parce qu'il fallait que ce soit une maison de plein pied.
28:10Il fallait que ce soit une maison avec plusieurs chambres.
28:12Donc, dans le Ménéloir, je vous le dis, je n'ai pas trouvé.
28:14Si, il y a des budgets, mais qui étaient hors de mon budget.
28:17Donc, je me suis retourné vers les Deux-Sèvres,
28:20à la frontière des Deux-Sèvres et du Ménéloir.
28:21Et là, j'ai trouvé une famille dont le papa était décédé.
28:25Et dont les Deux-Sœurs voulaient, justement, qu'il y ait un but social dans la maison familiale.
28:29Je leur ai expliqué ce que je voulais faire et elles ont été totalement emballées.
28:32Et d'ailleurs, je les remercie pour ça.
28:34Michael, vous avez eu besoin d'autorisation particulière ou pas ?
28:37Aucune.
28:38J'ai ouvert, en fait, la maison.
28:39C'est ma maison à moi.
28:40Je fais ce que je veux dedans.
28:41Je reçois qui je veux.
28:42La seule chose, c'est que j'ai donc donné ma démission en tant qu'éducateur spécialisé.
28:46Et j'ai passé, j'ai fait une demande d'agrément pour devenir assistant familial.
28:51Et donc, à l'heure d'aujourd'hui, je travaille avec le département du Ménéloir.
28:54Même si je suis dans les Deux-Sœurs.
28:56Où on m'a confié deux jeunes filles, dont une jeune fille de 13 ans, dont une qui a une
29:00légère déficience intellectuelle.
29:02Et l'autre qui n'a pas de déficience.
29:04Et j'ai mes parents qui sont chez moi, dont je m'occupe.
29:09Donc, je m'occupe de tout le côté rendez-vous médecin, rendez-vous administratif et tout ça.
29:14Et puis, écoutez, tout ce petit monde...
29:15Non, et puis j'imagine que c'est très riche pour les uns et les autres d'être avec différentes
29:19générations.
29:19Michael, restez avec nous.
29:20Je voudrais donner la parole aussi à Laurent.
29:22Laurent, bonjour Laurent.
29:23Bonjour.
29:24Vous, vous avez fait une maison pour seniors ?
29:26Oui, tout à fait.
29:27Oui ?
29:27En fait, c'est un ancien hôtel-restaurant que j'ai investi il y a quelques années.
29:33Oui.
29:34En 2018.
29:36Et en fait, je me suis lancé dans ce projet pour pouvoir faire une colocation de seniors.
29:41Oui, tout à fait.
29:43Donc, le projet doit se terminer en juin 2028, c'est ça ?
29:46Tout à fait.
29:47Alors, je vais me laisser 2027 pour clôturer tout ce que je dois faire et courant le premier semestre 2028.
29:53Oui, tout à fait.
29:54D'accord.
29:54L'idée, c'est donc d'accueillir plusieurs seniors, pas forcément qui se connaissent, j'imagine ?
29:59Oui, tout à fait.
30:00C'est ça ?
30:01Noctobre, à peu près, je ne suis pas loin de 500 mètres carrés et j'ai une seconde maison qui
30:06va pouvoir accueillir les enfants des seniors.
30:09Il fait le 80 mètres carrés où il y a de quoi habiter, chambre, cuisine, de façon à ce que
30:14les seniors puissent passer du temps en famille entre eux.
30:17Et ça coûte combien pour un senior ?
30:20Je ne me suis pas penché encore sur la question.
30:22D'accord.
30:22Pas encore, oui.
30:23Non, tout à l'heure, on était dans la Sarthe, à Bonnetable, avec une maison partagée qui ressemble un peu
30:28à la vôtre.
30:29C'était entre 2000 et 2500, je crois, euros par personne, sachant qu'ils sont nourris et blanchis.
30:35C'était pris en charge avec deux aides à domicile.
30:38Pourquoi vous avez voulu faire ça, Laurent ?
30:41Parce que j'avais besoin d'une maison familiale et les choses ont fait qu'il a fallu que je
30:47change de fusil d'épaule.
30:50Et donc, je me suis lancé sur ce projet-là.
30:52Au lieu de revendre et puis de passer à autre chose, je me suis dit, comme je suis artisan de
30:58profession,
30:59donc j'ai beaucoup de facilité à rénover les biens.
31:02Donc, je me suis dit, pourquoi pas se lancer ?
31:04Donc là, j'essaie de faire poser mon ascenseur en PMR parce que je suis sur deux étages.
31:11Et puis voilà, je pense que le projet devrait aboutir sagement.
31:16Bon, Laure, bonjour.
31:18Bonjour.
31:19Vous avez un projet assez similaire, pareil, prévu, vous, pour le printemps 2027 ?
31:24Oui, exactement, c'est tout à fait ça.
31:26Avec combien de colocataires, donc, du coup ?
31:30Alors, pour nous, du coup, on fait construire une grande maison d'à peu près 230 m² habitable.
31:35Nous avons six chambres pouvant accueillir aussi bien des personnes seules que des personnes en couple.
31:41Donc, nous, notre projet, en fait, est situé sur la commune de Maringe, dans le Puy-de-Dôme.
31:45Voilà, effectivement, on prévoit une nouvelle...
31:46Mais comment ça vous est venu, l'idée, Laure ?
31:49Eh bien, écoutez, donc, moi, pour ma part, ça fait dix ans que je travaille en tant qu'infirmière à
31:53domicile.
31:54Et mon épouse, également, est tête soignante à domicile.
31:57Donc, en fait, on a vu, en fait, les difficultés rencontrées pour des maintiens à domicile,
32:01l'isolement social de nos aînés, les conflits familiaux, la peur des placements en EHPAD, etc.
32:06Et puis, on a eu également, pendant deux ans, la grand-mère de mon épouse avec nous, à domicile,
32:12pour éviter un placement trop précoce en EHPAD.
32:15Et de là, on a décidé, comment dire, de permettre à des personnes vieillissantes, du coup,
32:22de pouvoir trouver un lieu de vie, un mieux vieillir avec nous.
32:29Voilà, qu'on puisse les accompagner dans leur quotidien.
32:32Et au quotidien, retrouver aussi une sorte de vie familiale,
32:35puisqu'en plus, on est vraiment une petite structure.
32:39On fait vraiment quelque chose à taille humaine.
32:41Avec, effectivement, des liens.
32:42Et on sait à quel point, souvent, le passage en EHPAD est très difficile
32:46et avec beaucoup de conséquences pour bon nombre de seniors.
32:51Voilà, écoutez, moi, j'ai découvert ce type de maison pour seniors,
32:56les projets des uns et des autres.
32:58Je trouvais que c'était important de mettre la lumière sur tout ça.
33:01J'imagine que ça peut donner des idées à tout un tas d'auditeurs qui nous écoutent.
33:06Merci, Mickaël, Laurent et Laure.
33:08Et puis, je vous souhaite plein de succès dans vos projets.
33:11On change de sujet dans un tout petit instant,
33:13dans les auditeurs ont la parole.
33:15On le disait, entre le froid et l'actualité,
33:17qui ne prête vraiment pas à sourire,
33:20on a besoin d'un peu de réconfort.
33:21Ça peut passer par l'assiette.
33:22Quel est le plat qui vous fait du bien ?
33:25Celui qui vous remonte le moral ?
33:26On en parle dans un tout petit instant.
33:28On va tout de suite sur RTL.
33:29Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
33:3350 centimes la minute.
33:34Carrefour.
33:36Jusqu'à 14 heures.
33:38Les auditeurs ont la parole.
33:40Amandine Bégaud sur RTL.
33:42Mon plat favori, c'est ma fille qui me le prépare.
33:46C'est rigolo, c'est moi qui lui ai appris cette recette.
33:48Et maintenant, l'élève a dépassé le maître.
33:51C'est un tiramisu.
33:52C'est un dessert qu'on adore.
33:54Elle l'a amélioré dans plein de trucs.
33:57Notamment sur le plan nutritionnel.
33:59Et ça, c'est cool.
34:01Le message de Sylvie.
34:03Son plat réconfortant à elle.
34:05C'est le tiramisu, vous l'entendiez.
34:07Oui, en fait, on a eu envie de vous poser cette question.
34:10C'est vrai qu'entre le froid et l'actualité,
34:13pas vraiment réjouissante,
34:14on a tous besoin de se remonter un peu le moral.
34:19Chef Viola, bonjour.
34:21Joseph Viola.
34:22Vous êtes en ligne avec nous,
34:23Meilleur ouvrier de France.
34:24Et vous publiez ce livre,
34:26La délicieuse cuisine des dimanches,
34:28aux éditions Lamartinière.
34:30Chef, votre plat réconfortant à vous, c'est quoi ?
34:33Simple.
34:34J'en ai plein.
34:34J'en ai plein.
34:36J'en ai plein dans le répertoire.
34:38Mais il y a un plat qui me vient tout de suite à l'esprit,
34:41c'est le fameux pot au feu.
34:45C'est un plat qui est mythique,
34:47qui fait partie de la gastronomie française
34:49et qui est également dans mon ouvrage.
34:52C'est à peu près facile à faire.
34:54Oui, c'est très facile à faire, très sincèrement,
34:57puisque c'est une cuisine du dimanche.
35:00Donc, ça veut dire qu'on ne se prend pas trop la tête.
35:03Il y a des recettes.
35:05Et suivant le thème,
35:07parce que je dis que le dimanche,
35:08c'est aussi bien, par exemple,
35:09on prend l'idée de faire un brunch.
35:12Eh bien, allez, hop, on fait un petit brunch,
35:14des omelettes, des oeufs au plat,
35:16au bacon et tant d'autres plats à servir.
35:19Et puis, vous avez également, donc,
35:22le fameux poulet rôti du dimanche
35:24que tous les Français connaissent.
35:27Et ça, c'est des plats qui sont assez mythiques, je dirais.
35:30Ou le plat en sauce qui mijote
35:32pendant des heures et des heures.
35:34Restez avec nous, chef Joseph Viola.
35:37On va accueillir Laurence.
35:38Bonjour, Laurence.
35:39Bonjour.
35:40Vous nous appelez d'où, Laurence ?
35:42Limoges.
35:43Bon, et alors, vous, c'est quoi votre plat réconfortant à vous ?
35:47Alors, moi, je suis un petit peu comme le chef,
35:49comme vous aussi.
35:49Moi, j'aime beaucoup de plats.
35:51Mais il y en a un, voilà,
35:52que j'affectionne tout particulièrement,
35:54qui vient de ma ville natale,
35:55Liège, en Belgique.
35:57Ce sont des boulets à la liégeoise
36:01qu'on mange avec des frites.
36:02Alors, les frites, il y a moins de les faire light,
36:04à l'air fryeur.
36:05On n'est pas obligé de les faire à la graisse de porc
36:07comme en Belgique.
36:09Et donc, en fait, le principe,
36:10c'est une farce avec...
36:12Moi, je fais tremper du pain de mie avec du lait,
36:14avec de l'oeuf, je mets du persil.
36:16Je mélange tout très bien.
36:18Je fais des boulets
36:19qui ont à peu près la taille d'un point,
36:21enfin, d'une main, on va dire,
36:24comme si on mettait dans une main.
36:25Et moi, je me suis un peu aspirée
36:27d'une recette d'un chef en Belgique.
36:30Il laissait d'abord dorer au four.
36:32Et ensuite, pendant que ça dore au four,
36:35on fait cette sauce,
36:36donc avec beaucoup d'oignons,
36:37on peut mettre de l'huile d'olive aussi.
36:39C'est plus...
36:40Au niveau nutritionnel, c'est plus sympa.
36:42Et on monte cette sauce
36:44avec le fameux sirop de liège,
36:46aussi qu'on trouve là-bas
36:47à base de pommes de poire.
36:49Mais j'ai découvert qu'on pouvait le faire
36:50aussi avec du sirop d'érable,
36:52avec de la gelée de coin,
36:53parce que je n'ai pas toujours le sirop non plus.
36:55Et donc, je monte cette sauce
36:56qui est sucrée-salée,
37:00parce que j'ai fait déglacer
37:01mes oignons à la bière brune.
37:03Et donc, c'est très goulayant,
37:05c'est très luisant sur les boulets.
37:08Après, on fait mijoter
37:09pendant des heures, des heures.
37:10C'est vraiment quelque chose
37:11de réconfortant,
37:13qui est encore meilleur le lendemain,
37:15comme beaucoup de plats cuisinés.
37:16Et donc, c'est quelque chose
37:17qu'on aime partager avec des amis,
37:20en hiver, au coin du feu.
37:22Donc, les boulets à la liégeoise.
37:24C'est comme ça que ça s'appelle.
37:25Tout à fait.
37:27Mais non, mais ça donne envie.
37:28Vous nous faites saliver, Laurence.
37:30Si je peux, c'est de vous envoyer la recette.
37:33Et puis, ce n'est pas sorcier à faire.
37:34Sinon, si vous allez à Liège,
37:36vous allez au carré à Liège et vous en mangez.
37:38Non, vous allez nous envoyer la recette.
37:39Vous nous la donnez au standard
37:41et puis on la mettra sur les réseaux sociaux.
37:43Merci beaucoup.
37:44Jean-Charles, bonjour.
37:46Oui, bonjour, Mandrine.
37:47Vous nous appelez d'où, vous ?
37:49Alors là, moi, je suis à Perpignan,
37:51mais d'origine, je suis lyonnais.
37:52Ah bon.
37:53Et vous aimez cuisiner ?
37:55En fait, quand on aime bouffer,
37:57on aime cuisiner.
37:59Et alors, votre truc à vous,
38:00ce sont les cuissons longues.
38:01C'est ça qui est réconfortant pour vous ?
38:04Ah ben oui, effectivement.
38:05On parlait du pot-au-feu tout à l'heure.
38:06Le pot-au-feu, effectivement,
38:07c'est des cuissons longues
38:08pour avoir effectivement une viande
38:10qui soit tendre,
38:16parce qu'on met du paleron,
38:18on met des choses comme ça.
38:19Mais effectivement, cette semaine,
38:21là-haut, aujourd'hui même,
38:21quand je vous parle,
38:23je suis sur le pot-au-feu.
38:24Donc là, je l'ai commencé hier
38:26et j'attaque à 7h du matin
38:28pour que ce soit prêt à midi
38:30et que ce soit délicieux.
38:32Ah ben oui, mais il faut que ce soit comme ça,
38:34sinon ce n'est pas bon.
38:35Comme le couscous, c'est pareil,
38:36et le couscous, c'est la même,
38:38en fait, quelque part.
38:40Je n'ai pas envie de faire
38:42un parallèle hasardeux,
38:44mais finalement, le pot-au-feu
38:46et le couscous,
38:46c'est à peu près la même chose,
38:48sauf qu'après,
38:48c'est les épices qui changent.
38:50Oui, mais le principe est le même,
38:52effectivement,
38:52on fait cuire des légumes
38:53dans un bouillon.
38:55C'est ça, le couscous,
38:56vous mettez du paleron,
38:57vous mettez de la souris d'agneau
38:58et vous faites cuire,
38:59effectivement, pareil,
39:00vous commencez à 7h du matin
39:02pour qu'à midi,
39:03ce soit délicieux.
39:05Chef Viola,
39:05le secret d'un pot-au-feu réussi,
39:08c'est quoi ?
39:09C'est déjà d'avoir
39:10des beaux morceaux de viande
39:12bien gélatineux.
39:13D'accord ?
39:14Il faut également avoir
39:15des os à moelle,
39:18de la queue de bœuf,
39:19vous voyez ?
39:19Donc, il faut quand même
39:20une variété de viande,
39:21de bœuf,
39:22mais sachez que
39:24dans un pot-au-feu,
39:25on peut également mettre
39:26de la volaille,
39:27on peut mettre un cervelat
39:28à cuire également.
39:29Donc, le principe,
39:31c'est toujours le même,
39:32au démarrage,
39:33démarrage à l'eau froide,
39:34avec une garniture,
39:36je dirais,
39:37assez copieuse
39:38entre l'oignon
39:39qui est clouté
39:41avec un clou de girofle,
39:42le poireau,
39:43les carottes,
39:45un morceau de navet,
39:46du céleri branche,
39:47du céleri boule,
39:49et il faut absolument
39:50que ce bouillon
39:51puisse cuire
39:53avec la viande
39:55lentement.
39:56Donc, il a raison,
39:57Jean-Charles,
39:57quand il dit
39:58je m'y mets à 5h du matin
39:59pour midi,
40:00à 7h pour midi.
40:01Oui, oui.
40:01Et puis,
40:02si je peux donner
40:03un petit secret,
40:04c'est de prendre
40:04un oignon
40:06non épluché,
40:07vous le coupez en deux
40:08dans le sens
40:09de la largeur
40:09et là,
40:11vous mettez ça
40:11dans une poêle
40:12avec une feuille
40:13de papier aluminium
40:14et vous allez le brûler.
40:16Et ensuite,
40:17une fois que cet oignon,
40:18ce demi-oignon
40:19est brûlé,
40:19vous l'ajoutez
40:21avec vos viandes
40:22et vos légumes
40:23et vous allez avoir
40:24une couleur supplémentaire
40:25à votre bouillon,
40:26une couleur ambrée.
40:28Mais ça ne va pas donner
40:28un goût trop brûlé,
40:30justement ?
40:31Non, non, non,
40:32pas du tout,
40:33pas du tout,
40:33c'est surtout pour avoir
40:34cette belle couleur
40:35de bouillon bien ambrée
40:37et je vous promets,
40:38c'est vraiment délicieux.
40:40Bon, chef,
40:40on va tester.
40:41Jean-Charles,
40:41vous testerez,
40:42vous me direz, non ?
40:43Écoutez,
40:44effectivement,
40:45ça peut être
40:45une bonne astuce.
40:46Vous savez,
40:47moi,
40:47en étant commercial itinérant,
40:49j'ai un peu parcouru
40:51toute la France
40:52et toutes les régions
40:53et j'ai goûté
40:53pas mal de choses
40:54très intéressantes.
40:56J'ai découvert
40:57des plats vraiment
40:58succulents,
41:00d'autres moins,
41:00bien entendu.
41:01Mais il est évident
41:03que c'est ce qui m'a donné
41:04un petit peu,
41:05si vous voulez,
41:05comme je disais
41:06à votre collaboratrice
41:07tout à l'heure au téléphone,
41:08je regarde l'émission
41:09sur M6
41:10avec Johan,
41:12Norbert et Malorie,
41:14les plats des régions
41:16et on redécouvre
41:17effectivement
41:18ce qu'on appelle
41:19les recettes de grand-mère
41:20qui sont les recettes
41:22traditionnelles.
41:23Et effectivement,
41:24ce sont tous ces ragoûts,
41:25tous ces plats
41:27qui vivent longuement.
41:28Vous savez quoi,
41:29Jean-Charles ?
41:29On va continuer
41:30à s'adiver ensemble
41:31dans un instant.
41:31A tout de suite
41:32sur RTL.
41:36Bonne journée
41:37sur RTL
41:44Jusqu'à 14h
41:46Les auditeurs ont la parole
41:47Amandine Bégaud
41:49sur RTL
41:51Moi, le plat
41:52qui me réconforte,
41:53c'est un plat
41:53que je faisais ma maman
41:54quand on était enfant,
41:55c'est qu'on avait
41:56pommes de terre
41:57repris avec des carottes,
41:58des épices,
41:59du sel,
42:00du poivre
42:01et on se revient
42:01dans une petite
42:02cocotte en fond.
42:03Oh là là,
42:04c'est une salade verte.
42:05Et voilà,
42:06moi, c'est mon bonheur.
42:07J'adore cuisiner
42:08mais mon plat
42:09qui me plaît le plus,
42:11c'est faire
42:11une bonne soupe maison.
42:13Je ne mange jamais
42:14de soupe en briques.
42:16J'adore la soupe maison.
42:17Les messages
42:18de Mireille et Jacqueline.
42:20Et vous,
42:20quel est votre plat
42:22réconfortant,
42:22celui qui vous fait du bien ?
42:24Evelyne, bonjour.
42:26Amandine.
42:26Vous aussi,
42:27vous adorez la soupe,
42:28un bon potage.
42:29Oui.
42:30Alors,
42:31je vous propose
42:31de ma recette.
42:32Allez-y.
42:33Alors,
42:34la veille,
42:35je fais tremper
42:36dans l'eau
42:36des pois chiches,
42:37des pois cassés,
42:38des haricots,
42:39lingots blancs.
42:39Les cocons,
42:40je n'aime pas.
42:41Oui.
42:41Les haricots rouges.
42:42Le lendemain,
42:43je rince
42:44tous ces légumineuses
42:46à l'eau fraîche.
42:48Je mets dans une cocotte
42:49et j'ai le bonheur
42:50et j'ai le bonheur
42:51d'avoir un mari
42:51qui acceptait
42:52de cultiver
42:53le jardin.
42:54Donc,
42:55j'ai des courgettes
42:56congelées,
42:57j'ai des tomates
42:57congelées,
42:58des poireaux.
42:59Je coupe très finement,
43:01je mets tout ça
43:02dans la cocotte.
43:03J'achoute des carottes
43:04que je suis allée
43:05chercher au jardin.
43:07J'ai gardé les fins.
43:08Les poireaux,
43:09pareil,
43:10je vais les chercher.
43:11J'émince
43:12tout,
43:12tout,
43:13le tout,
43:13très,
43:14très fin.
43:14Sachant que je ne
43:16mixerai pas
43:16ma soupe.
43:17Ensuite,
43:18j'achoute du thym,
43:20du laurier,
43:20du romarin
43:21que je glisse
43:22dans une boule à thé
43:23de romarin.
43:24Comme ça,
43:25les petites aiguilles
43:25ne se répandent pas
43:27dans le bouillon.
43:28Et puis,
43:29écoutez,
43:30je laisse cuire
43:31tout doucement.
43:32Toute la maison
43:33est parfumée
43:33et le soir,
43:35bien chaud,
43:36ce potage
43:37est délicieux.
43:39Écoutez,
43:39rien que de vous écouter,
43:40Evelyne,
43:41ça donne envie.
43:42Merci beaucoup
43:42pour la recette.
43:44Corinne,
43:44bonjour.
43:45Oui,
43:46bonjour.
43:46Votre plat
43:48réconfortant
43:48à vous,
43:49c'est le hachis
43:49parmentier
43:50de canard.
43:51C'est un
43:52de mes plats
43:53réconfortants.
43:54J'ai fait ça
43:54dimanche dernier
43:55et c'était
43:57un délice.
43:58Et c'est très simple,
43:59ça ne m'échote
44:00pas longtemps
44:00mais c'est super bon.
44:02Et c'est encore
44:02meilleur réchauffé.
44:04Et c'est meilleur
44:05réchauffé,
44:06alors oui,
44:07c'est aussi bon.
44:08C'est aussi bon
44:09réchauffé.
44:10Et puis,
44:10j'ai la chance
44:11d'avoir un petit
44:12boucher
44:13à côté de chez moi
44:14qui m'a préparé
44:15mes cuisses de canard
44:16dans la graisse de canard
44:18et que j'ai fait revenir
44:19à la poêle
44:20tout doucement.
44:21Ensuite,
44:22j'ai gardé
44:22cette graisse de canard
44:24et moi,
44:24je fais des recettes
44:26à ma façon.
44:27C'est-à-dire que
44:28j'ai mis
44:29dans ma graisse de canard
44:30après
44:31un émissé
44:32d'échalotes,
44:33plein d'échalotes.
44:34Et vous savez quoi,
44:35Corinne ?
44:35On arrive au bout
44:36de l'émission.
44:37Ce que je vous propose,
44:38c'est de nous confier
44:38votre recette
44:39et on va la mettre
44:40aussi sur l'application
44:42RTL et sur les réseaux
44:43sociaux de l'émission
44:44comme la recette
44:45d'Evelyne d'ailleurs
44:46avec sa soupe.
44:48Je suis navrée,
44:49mais on arrive au bout.
44:51En tout cas,
44:51ça nous a fait du bien.
44:52Et puis,
44:52si vous voulez,
44:52d'autres recettes
44:54réconfortantes,
44:55lisez le livre
44:55du chef Joseph Viola.
44:57Merci beaucoup
44:58d'avoir été avec nous.
44:59La délicieuse cuisine
45:00du dimanche
45:01s'est publiée
45:01aux éditions
45:02de la Martinière
45:03et on vous retrouve
45:03aussi dans vos restaurants
45:05Bouchon Lyonnais,
45:06notamment Daniel
45:06et Denise.
45:08Merci beaucoup.
45:08Dans un tout petit instant,
45:09l'heure du crime
45:10avec Jean-Alphonse Richard.