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  • il y a 37 minutes
Avec Magali Vicente, Mathias Leboeuf, Philippe Coy

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##ZAPPING-2026-11-05##

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Transcription
00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:0610h33, dites donc qu'on est en retard sur Sud Radio, et l'heure d'accueillir mes débatteurs,
00:11Magali Vissante, communicante politique. Bonjour Magali.
00:14Bonjour Stéphanie.
00:15Mathias Leboeuf, journaliste, philosophe et auteur du petit traité de la lenteur à l'usage des gens pressés aux éditions
00:21Guy Trédaniel.
00:23Bonjour mon cher Mathias.
00:23Bonjour Stéphanie, ravi d'être là.
00:25On est ravis de vous accueillir.
00:27Philippe Coye, buraliste et vice-président des entrepreneurs.
00:30Bonjour Philippe.
00:31Bonjour à tous.
00:32Alors on parlera évidemment parce qu'on est tous...
00:35Je disais à Benjamin Gless tout à l'heure, lors du passage d'antenne, on entendait une auditrice nous dire,
00:40ben voilà, nous on n'a pas le choix, on ne peut pas faire grève, on bosse, on en a
00:44ras-le-bol de ces manifs,
00:46ça casse les commerces, ça casse le commerce, les chiffres d'affaires.
00:50C'est vrai que c'est difficile parce qu'il y a aussi beaucoup de Français qui souffrent.
00:53Je disais à un baromètre hier, un Français sur deux, qui ont des fins de mois difficiles,
00:58qui n'arrivent pas à vivre correctement.
01:00Qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on va dans la rue ? Est-ce que ça
01:02sert à quelque chose,
01:04à quelques mois de la présidentielle, alors qu'on a un gouvernement qui a même du mal à faire un
01:09budget à l'équilibre ?
01:10Et c'est vrai que de ne rien faire, c'est la bonne solution aussi.
01:14On en parle avec vous, c'est un vaste sujet.
01:16En attendant, c'est le zapping de Gilles Gansman.
01:23Stéphanie, j'imagine que vous avez suivi ce jet privé qui s'est écrasé aux Etats-Unis, vous savez, en
01:28plein centre de...
01:29Les réseaux sociaux, chaque fois que j'allumais, j'avais ça, et vous allez me parler de ça en plus.
01:33Je vais vous parler des réseaux sociaux parce que la copilote, Nathalie Gadela, c'était une femme.
01:39Ah bah tout s'explique alors.
01:42Une vague de misogynie comme jamais il y a eu, repérée par M6.
01:47Suite au crash de ce jet privé dimanche en Floride qui a fait 9 morts,
01:51de nombreux messages misogynes visant la copilote sont apparus sur X.
01:56Nathalia Galdéa-Filgueras, 20 ans, coupable, selon ses experts autoproclamés, d'avoir eu sa licence de vol trop tôt.
02:03Coupable de filmer ses vols pour les partager sur les réseaux sociaux, ce qui prouverait qu'elle avait trop confiance
02:09en elle.
02:10Mais aussi pour certains coupables de porter des ongles longs qui l'auraient empêché de maîtriser les commandes des avions.
02:17Et notons qu'aucun de ses comptes ne remet en cause le pilote du jet qui s'est écrasé, qui
02:23lui, était un homme.
02:25C'est honteux quand même, je ne connaissais pas cet homme.
02:27Il y avait un pilote et le pilote était un homme.
02:29Oui, en l'occurrence, ce qu'il appelle le pilote, c'est le commandant de bord.
02:34Donc elle, c'était la copilote.
02:36Exactement.
02:36Donc c'est vrai qu'on n'en parle pas de ce monsieur.
02:38Alors on ne va pas l'accuser à notre tour parce qu'on ne sait pas ce qui s'est
02:41passé.
02:41Si on n'a pas le droit d'avoir des ongles longs et vernis pour conduire un avion,
02:45ça a été incroyable sur les réseaux sociaux de voir cette misogynie.
02:50Megali ?
02:51En fait, on voit bien aujourd'hui que les gens sont dans un jugement permanent et systématique dans les premières
02:57secondes.
02:57C'est-à-dire que c'est très facile aujourd'hui de juger sans aller sur le fond.
03:01On voit bien que la durée moyenne pour regarder une vidéo, c'est qu'on doit accrocher dans les trois
03:06secondes.
03:07Ça devient en fait n'importe quoi.
03:09Et les gens se ruent et on voit bien que ce soit sur le côté politique, que ce soit sur
03:13n'importe quel sujet,
03:14la polarisation est systématique.
03:16C'est-à-dire que chacun est à la recherche du buzz.
03:19Mais dans sa vidéo, mais dans son commentaire, et c'est de pire en pire.
03:24C'est-à-dire que derrière, il n'y a aucune prise de conscience de qui je suis, pourquoi je
03:28dis ça.
03:29Il n'y a pas de sens derrière.
03:30C'est juste, j'alimente, je suralimente parce que ça crée du buzz, parce que derrière on fait parler.
03:35Et puis, quelque part, il y a quand même un peu de sens aussi.
03:38La misogynie, elle continue d'exister.
03:40Elle est de plus en plus exacerbée parce qu'on est dans une polarisation volontaire établie.
03:46C'est-à-dire qu'on choisit son camp, c'est du pour, c'est du contre, c'est systématique.
03:50On met les gens les uns contre les autres.
03:52Et donc, sur les réseaux sociaux, ça s'auto-alimente en permanence là-dessus.
03:56Ce sont des rachos, comme on dit.
03:57C'est tout simplement scandaleux.
03:58C'est tout simplement scandaleux.
04:00Et ça en dit long sur les dévastes que font les réseaux sociaux.
04:04C'est un des sujets de ce matin.
04:05Mais en dehors de la misogynie, on réduit la capacité d'analyse des gens.
04:12Parce que, bien évidemment, le communautarisme, la communication virale a fait que, certainement,
04:18ça a pris des proportions considérables.
04:21Sans penser ce que vous venez de dire, Stéphanie, qu'il y a avant tout, dans le cockpit,
04:25un commandant de bord qui est le seul responsable.
04:28La copilote est l'adjoint.
04:30Donc, forcément, c'est le pilote qui a la responsabilité du vol et des manœuvres.
04:35Et là, on voit bien que les gens, il y a un déversement de haine.
04:38Et on le voit, malheureusement, depuis...
04:39Il y a des mouvements masculinistes qui sévissent sur les réseaux sociaux.
04:42En dehors de cela, ce que je retiens, c'est la perversité de ces réseaux sociaux
04:46qui amènent des gens à réagir, à surréagir, sans prendre le temps de mesurer.
04:51Et on le voit, malheureusement, avec cette journée encore aujourd'hui de mobilisation,
04:54où des gens ont des opinions, délivrent des éléments de langage.
04:57Et tout simplement parce qu'ils ont consommé ça à travers certains réseaux.
05:02Mathias Leboeuf ?
05:03Oui, c'est effarant.
05:04Ça montre que la bêtise est infinie.
05:06Et que les réseaux sociaux en sont gourmands.
05:09Ils s'y alimentent régulièrement.
05:10Alors après, effectivement, la lame de fond, notamment aux Etats-Unis,
05:15c'est qu'il y a un grand retour du masculinisme.
05:17Absolument.
05:17Qui est effarant quand on voit le discours et qui, justement, alimente une forme de misogynie.
05:26Masculinisme qui est alimenté aussi par certaines femmes.
05:30Par tout le mouvement Tradwife.
05:33Femmes traditionnelles.
05:34Femmes traditionnelles.
05:35Qui valident, en fait, la lecture masculiniste du monde.
05:38Et alors, je trouve ça effarant, bien évidemment.
05:41Et le moindre fait divers, tragique, est l'occasion d'appliquer une grille de lecture stupide.
05:48Oui, et je rajouterais quelque chose.
05:50Parce que c'est ce que je vous disais quand vous m'avez dit que vous alliez parler de ça.
05:53J'ai dit, oh non, parce qu'on ouvre les réseaux sociaux.
05:56On se retrouve face à ces images imposées de ce jet qui est en chute libre.
05:59Vous l'avez peut-être entendu.
06:01La boîte noire.
06:02C'est terrible d'entendre ça.
06:03On n'a pas envie d'entendre ça.
06:05On en pourrait, d'ailleurs, parler.
06:06Tous les médias, même très sérieux, ont diffusé cette boîte noire de cette pauvre jeune femme.
06:12Bon, voilà, avant le crash.
06:14Je suis désolée, moi, je n'ai pas envie d'entendre ça.
06:16Et puis, on nous l'impose.
06:17Et pour les familles, c'est terrible.
06:18Pour les familles, mais c'était pareil.
06:20On avait parlé de ce jeune homme qui s'était mis dans le parc en clos, là-haut, en Angleterre.
06:24Il s'est fait attaquer par un tigre.
06:26C'était partout, c'était viral.
06:28Enfin, je ne sais pas.
06:29Et on a du mal à empêcher ça.
06:32En fait, quand vous dites qu'on vous l'impose, oui et non.
06:35Oui, c'est-à-dire qu'en fait, on a tous une responsabilité individuelle dans la consommation des réseaux sociaux.
06:40Parce que qu'est-ce qui fait que ça vient s'imposer à vous ?
06:43C'est parce que c'est nourri et qu'il y a des gens qui nourrissent, à part des commentaires,
06:48ça les nourrit eux.
06:49Donc, forcément, ça nourrit l'algorithme.
06:50Et derrière, ça fait que ça s'impose à vous.
06:52Et c'est comme ça, en fait.
06:53C'est de la manipulation permanente.
06:56Qui n'est pas en colère aujourd'hui ?
06:58Qui n'est pas en colère ?
06:59Eh bien, voilà, la colère et l'injustice sont les sources de la manipulation permanente.
07:02Ne plus fermer son téléphone et ne plus regarder les réseaux sociaux, c'est difficile.
07:06Parce que vous tombez sur ça, forcément, vous regardez...
07:08Ça peut être une bonne option de fermer.
07:11Absolument, on en a besoin, malheureusement, pour notre travail.
07:13Aujourd'hui, on en est devenu addict.
07:16C'est une vraie addiction.
07:17Quand vous voyez...
07:19Je me faisais la remarque hier, dans le métro, ici à Paris.
07:22Plus personne ne se parle.
07:23Enfin, tout le monde est sur son téléphone.
07:27On se parle.
07:28On se parle à celui de la radio.
07:29C'est une grande qualité.
07:30Mais tout le monde est sur son téléphone.
07:32C'est une vraie consommation et une vraie addiction aujourd'hui.
07:35Quelle que soit la personne.
07:38Homme, femme, jeune, ancien.
07:40Tout le monde est sur son téléphone.
07:41Il y a une vraie consommation du message.
07:45Parce que je ne vais pas qualifier ça d'information.
07:48Parce que c'est souvent plus des fakes et de la désinformation.
07:51Eh oui. Gilles.
07:52Alors, du coup, j'ai alterné avec quelque chose de plus heureux.
07:56Vous pourrez commenter 10 secondes.
07:58Mais j'ai trouvé cette histoire magnifique.
08:01Et cette fois-ci, sur les réseaux sociaux, assez magique.
08:04C'est un jeune Finnois.
08:05Il n'a plus de famille.
08:07Plus de parents.
08:08Et il va se marier.
08:09Il se dit, moi, je vais être tout seul à ce mariage.
08:11Alors, il écrit sur les réseaux, voici la suite de l'histoire.
08:15Ce jeune homme de 24 ans, originaire de la province du Yunnan, en Chine,
08:19a lancé un appel un peu particulier sur les réseaux sociaux.
08:22Ayant perdu plusieurs membres de sa famille, il craignait de ne pas avoir assez d'invités à son mariage.
08:27Il a donc proposé à des inconnus de venir partager ce grand jour avec lui et sa compagne.
08:32Et visiblement, son message a été entendu.
08:35Des milliers de personnes ont répondu présent.
08:37Un incroyable élan de générosité pour ce jeune marié qui, finalement, n'aura pas manqué de compagnie pour le plus
08:44beau jour de sa vie.
08:45J'espère qu'il n'a pas invité tout le monde, le beau.
08:47Il y a une très petite personne qui s'est souhaité le soutenir et d'être là avec lui pour
08:52assister à son mariage.
08:53Et du coup, ils ont fait le mariage dehors.
08:58Et ça a été son jour le plus heureux parce qu'il n'était pas seul à son mariage.
09:02J'ai trouvé ça assez magique.
09:05C'est bien de raconter de belles histoires aussi.
09:11On en a besoin, s'il vous plaît, tous les jours.
09:13Les réseaux sociaux peuvent être un formidable outil pour un certain nombre d'élans de solidarité ou de relais de
09:20messages
09:20ou même de liens entre les gens.
09:25C'est vraiment ce qu'on en fait.
09:27Alors, c'est un outil qui n'est pas neutre parce qu'effectivement, l'algorithme n'est pas neutre et
09:32il façonne l'opinion.
09:35Mais, encore une fois, moi, je crois au libre arbitre et au bon usage que l'on peut en faire.
09:43Et là, c'en est un exemple, typiquement.
09:45Après, c'était pour venir participer à un moment sympa.
09:48Quand vous avez vos amis Facebook, si vous avez un vrai problème, je ne suis pas sûre qu'ils viennent
09:52vous aider sans vouloir être un esprit chagrin.
09:54Non, mais il y a des tas d'usages qui sont...
09:59Moi, ça m'est arrivé, par exemple, j'ai un bouquin qui a été édité en turc.
10:03C'est vraiment impossible de le récupérer.
10:06Mon premier livre a été traduit en turc et j'ai pu l'avoir via les réseaux parce que quelqu
10:11'un à Istanbul a acheté...
10:13Donc, voilà, ça peut vraiment être très utile aussi.
10:18Ça l'était au début. En tous les cas, c'était un moyen aussi de relier des gens, rompre l
10:23'isolement.
10:24Vous citez Facebook, qui est plus de notre génération, peut-être.
10:28Ici, on est moins sticktokers, peut-être.
10:31Bien sûr, Gilles.
10:32Mais c'est la perversité de l'usage derrière et de ceux qui ont les manettes derrière,
10:38qui créent, comme vous le dites, Mathias, ces algorithmes qui, du coup, vous façonnent votre sens de penser.
10:43Et si je vais plus loin, après Facebook, il y a quelques années, aujourd'hui, on a un vrai débat.
10:48C'est sur l'IA aussi, qui amène une réflexion guidée, orientée, qu'on ne maîtrise pas vraiment bien, bien
10:56évidemment,
10:56et qui pourra avoir des conséquences aussi assez néfastes à long terme.
11:01On en reparlera de ces réseaux sociaux tout à l'heure dans nos débats, puisque c'est la journée mondiale
11:05du harcèlement scolaire.
11:06Et vous vous souvenez qu'un certain Emmanuel Macron voulait absolument, c'était l'un des grands combats de son
11:10quinquennat,
11:12interdire les réseaux sociaux et je le reconnais bien, là, votre esprit.
11:17Il voulait les interdire au moins de 15 ans.
11:19Non, mais pour le coup, il a essayé, mais enfin, c'est le Conseil constitutionnel qui lui a dit non.
11:24Donc, on en reparlera.
11:25Et puis, dans quelques instants, la suite, d'ailleurs, est fin du zapping.
11:29Et puis, cette mobilisation sociale, on en parlera longuement avec vous.
11:34A tout de suite sur Sud Radio.
11:36A vous de le dire avec Magali Vissante, Mathias Leboeuf, Philippe Coye.
11:41On parlera dans quelques instants de cette grande journée de mobilisation.
11:45Les premiers cortèges se sont élancés à Nantes, Lyon et Marseille.
11:49Est-ce que vous craignez des violences ?
11:51Est-ce que cette mobilisation, elle servira à quelque chose ?
11:53A vous de le dire.
11:540826 300 300.
11:56En attendant, c'est la suite et la fin du zapping de Gilles Granzmann.
11:59Je vous ai parlé des réseaux et vous avez parlé de l'IA.
12:03Qui dit réseau d'IA ?
12:05Dit beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de ressources.
12:08Que ce soit en eau, en électricité.
12:10Et pour cela, il faut des data centers qui consomment énormément.
12:15Et puis, ça fait un bruit, un bruit de dingue.
12:17Mais pour la souveraineté, il faudrait que nous, en France, on ait aussi nos data centers.
12:22C'est assez indispensable, sauf pour les habitants de Châteauroux.
12:26Pour eux, c'est beaucoup moins indispensable.
12:28Marie-Pierre Chabna Canals était adjointe au maire.
12:31Avec trois autres élus, elle a démissionné en septembre dernier,
12:35après le refus d'organiser un référendum local.
12:38Nous n'avons aucun pouvoir décisionnaire d'opposition.
12:42Nous n'avons qu'un avis à donner et ça s'arrête là.
12:45Dans son combat, l'ancienne élue est rejointe par des collectifs,
12:48la Confédération Paysanne et des Riverains.
12:52Ce jour-là, 1200 personnes se mobilisent pour une marche sur le site de ce projet.
12:57L'entreprise promet 1800 à 2600 emplois directs, indirects et induits en phase d'exploitation.
13:03Du côté des élus favorables au projet, on met en avant d'autres retombées.
13:08Le prix de vente du terrain, c'est 60 millions d'euros, c'est une donnée publique.
13:11Les contributions socio-économiques, on les estime sur une dizaine d'années, aussi à 60 millions d'euros.
13:16Donc là, on parle de 120 millions de retombées directes, rapides, sans compter la fiscalité.
13:20Donc c'est quelque chose de très important pour nous.
13:22Alors faut-il construire des data centers ? Je vous ai vu réagir, vous étiez énervé par le début du
13:28son.
13:29Oui, je suis très énervé à écouter votre son parce que ce pays est dingo.
13:35Excusez-moi de le dire ainsi.
13:36On crie matin, midi et soir, on veut notre souveraineté industrielle, du savoir alimentaire, bien évidemment.
13:43Et on a tout le temps des groupes, minoritaires quand même, qui s'opposent à tous les projets.
13:49J'ai écouté le son avec attention.
13:51Bien évidemment, demain on va râler parce que nous n'aurons plus la maîtrise de nos données.
13:56Il faut bien les installer, ces data centers sur notre territoire.
13:59Il faut penser que c'est la création de richesses, la création d'emplois, la maîtrise de la souveraineté de
14:04données.
14:04C'est vrai dans tous les sujets aujourd'hui, où on a besoin de l'industrie.
14:10Vous allez poser une centrale nucléaire, vous allez avoir bien évidemment son lot d'opposants.
14:15L'agriculture a besoin de bassines pour stocker de l'eau et avoir demain la capacité d'ériguer et de
14:23nourrir.
14:23Vous allez avoir des opposants.
14:25Vous voulez mettre des éoliennes, vous allez avoir demain...
14:28C'est comme la 69, vous savez.
14:28La 69, c'est assez compliqué aujourd'hui d'avoir une vision, de projeter des programmes structurants
14:37pour l'économie, pour l'emploi, pour le pays, la souveraineté,
14:40et avoir toujours des gens qui...
14:42Qu'il y ait une concertation, bien évidemment, mais qu'il y ait tout systématiquement une opposition,
14:48on le veut, mais c'est bon chez les autres.
14:50C'est insupportable aujourd'hui.
14:52Oui, souvent la minorité l'emporte.
14:53Souvent, parce qu'elle est plus gruyante que celle qui travaille et qui produit.
14:58Oui, Magali ?
14:59Je rebondis justement sur ce que vous dites.
15:01Tout le monde veut toujours tout, mais jamais à côté de chez soi, en fait.
15:03Et c'est la même chose pour les prisons, c'est la même chose à chaque fois pour les gros
15:06projets,
15:06c'est toujours la même chose.
15:07Ce qui revient systématiquement, c'est effectivement la notion de débat.
15:10Est-ce qu'on est encore en capacité dans ce pays d'avoir un débat sain, intelligent, audible,
15:16pour faire avancer les projets, qu'ils soient locaux ou nationaux ?
15:20Ce n'est plus possible.
15:21Aujourd'hui, les gens sont tellement exaspérés qu'en fait, systématiquement,
15:25c'est je prends position dans un camp ou dans l'autre,
15:27c'est une position de camp, ce n'est plus du tout une posture de débat, d'écoute,
15:31et comment on fait ensemble avancer le projet.
15:33Voilà, ça n'existe plus, et c'est de pire en pire,
15:36et on le voit au quotidien dans cette campagne présidentielle.
15:39Mais là, c'est nécessaire qu'on ait nos data centers en France.
15:40Mais évidemment, mais la souveraineté, tout le monde la veut,
15:44tout le monde l'imagine, tout le monde en parle,
15:46mais dès que ça vient chercher chez vous, justement, l'installation d'un projet,
15:50ou une contrainte supplémentaire...
15:51Après, c'est sûr que ce n'est pas drôle, les data centers,
15:53il y a le même problème aux Etats-Unis, au Texas, il y a une région,
15:57ils ont tous les data centers, je comprends que les habitants ne soient pas très enchantillons.
16:02C'est-à-dire que l'opposition, aussi minoritaire soit-elle, n'a pas forcément tort,
16:08et je le dis d'autant plus que je ne connais pas la couleur politique de l'opposition en question.
16:13Les data centers, ça pose un vrai, vrai, vrai, vrai problème écologique,
16:17et pas seulement en France, d'ailleurs, parce que la Californie est confrontée à un problème magistral en eau.
16:25Ils ont deux problèmes, les data centers et l'amende, la culture de l'amende.
16:29Il y en a beaucoup en Californie qui puisent énormément, énormément d'eau.
16:34La question qui se pose, c'est que, justement, vous allez avoir un rapport concurrentiel pour l'accès à l
16:39'eau,
16:39c'est-à-dire que l'eau qu'on donnera aux data centers, c'est de l'eau que n
16:43'auront peut-être pas les agriculteurs.
16:45Et il faut penser à ça.
16:46C'est-à-dire que le problème du data center, c'est où il va s'approvisionner, comment et à
16:51quel volume.
16:52Et ça, la plupart des data centers qui s'implantent sur le territoire ne veulent pas répondre à cette question
16:58-là.
16:59C'est-à-dire qu'ils ne donnent pas de plan d'exploitation,
17:01ils ne disent pas combien ça va coûter en termes de refroidissement d'eau,
17:05et sur quelle nappe ils vont pomper.
17:07Et c'est un vrai problème, et c'est un vrai problème de politique publique,
17:11et pas seulement d'installation privée.
17:13Donc, la vigilance de l'opposition, ou pas de l'opposition,
17:18d'ailleurs la vigilance des acteurs locaux, est quand même de mise.
17:22Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas installer de data centers.
17:26Et bien évidemment qu'en termes de souveraineté, il faut installer de data centers,
17:29mais pas n'importe où, pas à n'importe quelles conditions.
17:32Pour le coup, que ce soit réglementaire...
17:33Voilà, c'est ça. Avec une réglementation et un plan d'exploitation très précis.
17:37Pour l'instant, on n'a pas ça.
17:39Normalement, on milite plutôt pour lever le pied sur la réglementation,
17:42mais c'est vrai que peut-être que c'est un domaine qui nécessite en effet une organisation
17:47pour ne pas pénaliser certains Français au détriment d'autres.
17:49Mais comme toutes les politiques publiques, quand je parlais de cette notion de débat
17:53et repositionner un débat clair et audible et crédible, c'est ça.
17:57C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a des politiques qui ne sont pas capables
18:00de s'adresser au public en donnant des garanties, en ayant un discours de vérité
18:04et en ayant un discours de courage.
18:05Et donc, le lien de confiance, il est brisé.
18:07Donc forcément, le débat n'existe pas parce que dès lors qu'on le positionne,
18:12les gens se disent de toute façon, je ne lui fais pas confiance,
18:13on va se faire avoir sur quelque chose.
18:15Et ça, on n'est plus capable de le faire parce qu'il y a une rupture de confiance
18:18dans la parole politique.
18:19Dans la parole publique, politique, parce qu'on s'est fait tellement rouler dans la farine.
18:24Excusez-moi de le dire ainsi, Magali.
18:26Je reviens, si vous me permettez, Stéphanie, sur le propos de Mathias,
18:29parce qu'il est inquiétant quand même.
18:30Parce que ce data center, qu'il soit en France, en Europe ou ailleurs dans le monde,
18:35il a besoin de cette énergie qui est l'eau.
18:38Et ça pose un vrai sujet.
18:40Au même moment où chacun s'inquiète des niveaux, des stocks d'eau dans ce pays
18:46et pas que dans notre pays,
18:48ça veut dire que cette technologie qui consomme,
18:50pour le refroidissement du cœur des data centers, de l'eau,
18:55comment on va dans le futur,
18:57où on sait qu'on aura malheureusement de moins en moins de réserves,
19:00de capacités entre l'eau potable pour nous
19:03et bien évidemment l'agriculture et pour ce genre d'industrie,
19:07comment va-t-on faire dans le futur ?
19:08Un des éléments, c'est pour ça que j'évoquais la Californie,
19:11parce qu'ils ont quelques années d'avance sur nous.
19:15Et c'est un vrai, vrai problème.
19:17C'est un des problèmes majeurs de la Californie.
19:20La Californie aujourd'hui est en rupture d'eau,
19:22et notamment d'eau potable.
19:24Donc les problématiques, c'est savoir
19:27est-ce que ces data centers utilisent de l'eau potable ou de l'eau non potable ?
19:32Parce qu'on peut imaginer qu'ils puissent de l'eau,
19:34notamment près du littoral,
19:36et qu'ils peuvent être alimentés en eau non potable.
19:38Et puis, encore une fois, il y a un problème de réglementation,
19:42de transparence de la part de ces acteurs privés
19:44sur le volume dont ils ont besoin.
19:47Et ça, en général, il n'y a pas de réponse.
19:49Et c'est ça qui est inquiétant.
19:50Alors, effectivement, l'argument de dire
19:52la vente du champ ou du terrain,
19:55c'est 60 millions et l'exploitation pour la ville,
19:57bien sûr que c'est une manne.
19:59Mais derrière la manne apparente,
20:01il peut y avoir ensuite des gros soucis écologiques.
20:05Vous vous doutez, on utilise tous l'IA,
20:08il faut bien que les ressources de l'IA soient...
20:11C'est-à-dire qu'on a ce besoin,
20:13donc on va le compter de même.
20:15Il en faut qu'ils nous donnent des réseaux sociaux.
20:19Et ça concerne beaucoup d'électricité, énormément.
20:22C'est justement là où, effectivement,
20:23on devrait mettre en place
20:25une politique publique très pragmatique et concrète
20:29sur ce sujet avec un plan...
20:31On a un plan de retard, comme vous avez dit.
20:33Exactement, on a un plan de retard.
20:34Bon, messieurs, dames, dans quelques instants,
20:37on va parler de cette grande journée de mobilisation,
20:40journée à haut risque.
20:41Évidemment, Philippe Coche, je me tourne vers vous
20:43pour les commerçants qui sont quand même morts d'inquiétude.
20:45Il n'y a pas d'autre mot.
20:46Après le 17 octobre, je passais hier au...
20:49Là, en l'occurrence, je parle de Paris,
20:50parce que nous sommes à Paris
20:52et je voyais ces rues barricadées.
20:54J'imagine que c'est le cas aussi à Marseille,
20:57à Toulouse, à Bordeaux.
20:59C'est une journée de haute tension, évidemment.
21:01Laurent Nunez a prévenu cette fois-ci
21:03qu'il serait intraitable.
21:0470 000 forces de l'ordre mobilisées.
21:07Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
21:08Est-ce qu'il faut manifester ?
21:10Est-ce qu'il ne faut pas relâcher la pression,
21:12demander une hausse des salaires
21:13à quelques mois de la présidentielle ?
21:14Ou est-ce qu'il vaut mieux aller voter,
21:16tout simplement, dans quelques mois ?
21:18A vous de le dire, 0826 300 300.

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