00:00Porte mobilisation donc, et avec elle le risque de nouvelles violences en marge des cortèges.
00:04Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, reconduit ainsi le même dispositif, 70 000 policiers et gendarmes.
00:10Pour la manifestation parisienne, la justice valide quant à elle le parcours entre les places de la République et de
00:16la Nation.
00:17Le tracé évite le cœur de la capitale.
00:20Mais les commerçants redoutent quand même une journée blanche, des boutiques désertées par les clients.
00:25Reportage européen dans les rues de Paris, Emma Benyoussef Sudarovitch.
00:28Les jours de manifestation, il n'y a personne, c'est clair.
00:31Le cri du cœur de cette fleuriste désespérée de voir sa boutique déserte depuis trois semaines.
00:36Dans une rue voisine, Paul, vendeur de vêtements, a perdu plus de 10% de son chiffre d'affaires en
00:41octobre.
00:42Le commerçant s'estime chanceux par rapport à d'autres, mais il voit bien que le quartier est abandonné par
00:47les clients et notamment par les touristes.
00:49Nous, on travaille beaucoup avec les étrangers, ça leur fait peur de venir.
00:52Il y a beaucoup de l'Odoniens, beaucoup de Belges et ainsi de suite qui viennent à la journée, donc
00:55là on en aura un peu moins.
00:56À quelques pas de là, Jeanne, dans sa boutique de vêtements, travaille la boule au ventre.
01:01Au niveau de République, on est toujours impacté par les manifestations, donc on a toujours un petit peu peur.
01:06On a peur de se faire péter la vitrine, de se faire piller, de perdre du chiffre d'affaires.
01:12Les pillages, c'est bien ce qui inquiète Arnaud. Il fait appel à un vigile privé malgré les prix exorbitants.
01:17Moi, personnellement, j'en suis à déjà plus de 5 000 euros de dépenses, rien que pour me sécuriser. Donc
01:21non, on ne s'y retrouve pas.
01:23Tous espèrent un essoufflement des manifestations à l'approche de Noël pour relancer leur commerce.