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  • il y a 7 minutes
Avec Stéphanie Rist, Ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-11-04##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Benjamin Glaze.
00:068h30 sur Sud Radio, bienvenue si vous nous rejoignez.
00:10C'est l'heure du grand entretien politique.
00:12Et aujourd'hui Benjamin, vous recevez Stéphanie Riste,
00:15ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.
00:19Bonjour Stéphanie Riste.
00:21Bonjour Benjamin.
00:22Et merci d'être avec nous sur Sud Radio ce matin.
00:24Commençons par le mouvement lycéen et étudiant.
00:26Au-delà des revendications, il y a un profond mal-être de notre jeunesse.
00:29En preuve en est, la plateforme que vous avez lancée, le gouvernement,
00:33dessus 12% des contributions lycéennes portent sur la prise en charge de la santé
00:37et notamment de la santé mentale.
00:39Quelle réponse le gouvernement compte leur apporter ?
00:42Oui, alors vous avez raison d'en parler parce que c'est, vous savez,
00:4520% des lycéens qui disent avoir eu dans l'année des idées suicidaires.
00:49On est face à un véritable enjeu de santé publique.
00:52Et vous savez, on est dans l'année grande cause nationale santé mentale.
00:55Et donc au début du printemps l'année dernière, avec Edouard Jeffrey notamment,
00:59et d'autres ministres, puisque c'est très interministériel,
01:02nous avons annoncé des mesures qui permettent de mieux prendre en charge
01:06la santé mentale des jeunes.
01:08Et typiquement, pour être très concret, dès ce mois-ci,
01:11tous les lycées auront un numéro de téléphone direct
01:15qui permettra une prise en charge d'orienter le jeune en fonction de ses troubles.
01:20s'il a besoin d'une mesure urgente, un soin urgent ou un soin dans les 24-48 heures,
01:25il aura un rendez-vous.
01:27Et donc ça, c'est une mesure qu'on avait appelée le coupe-fil et pour laquelle j'ai travaillé
01:31avec les professionnels, les psychiatres, les organisations sur les territoires.
01:35Et on peut le mettre en place, on le met en place.
01:38Et donc ça sera une avancée, je crois, importante pour toutes les familles qui nous écoutent
01:42et qui peuvent être face parfois à se dire
01:45mais le rendez-vous est dans six mois, comment je vais faire ?
01:47Et bien, maintenant, il y aura un numéro unique à appeler
01:53qui permet une prise en charge de ces jeunes s'il y a besoin.
01:56Ce coupe-fil, a priori, il devait être mis en place à la rentrée.
02:00Est-ce qu'on a déjà des lycéens, des ados qui ont pu en bénéficier depuis ?
02:03Alors, très probablement oui, puisque c'est des organisations de territoire
02:07où, vous savez, c'est ce qu'on appelle le service d'accès aux soins.
02:10Ça existe déjà pour tout ce qui n'est pas santé mentale.
02:13Et dans plus de la moitié des départements, il existe pour la psychiatrie.
02:16Puis quand il n'existe pas, on a mis en place d'autres organisations
02:19qui permettent aussi d'avoir un numéro de téléphone,
02:23un accès direct à un professionnel qui va dire
02:26oui, il faut que ce jeune soit vu aujourd'hui
02:28ou dans une semaine, on lui donne son rendez-vous.
02:31Et donc les familles ne seront pas abandonnées
02:33et le lycéen aura une prise en charge.
02:35Donc oui, c'est démarré.
02:37Évidemment, il y a une prise en charge possible de rénovation.
02:39Mais avant cela, il y a la présence importante
02:41au sein de l'établissement scolaire.
02:43Edouard Geffray qui a annoncé la création de 500 postes
02:45de psychologues, d'infirmiers, d'assistants, de services sociaux.
02:49C'est une première réponse.
02:50Mais quand on voit sur le terrain 8000 infirmières scolaires,
02:54selon certains parlementaires, il en faudrait 15 000.
02:57Il y a un manque de moyens aujourd'hui à ce sujet du côté du gouvernement ?
03:00Vous savez, il y a eu beaucoup de débats ces derniers jours,
03:03semaines, et on est en plein débat du budget de l'État.
03:07Cette augmentation est vraiment la bienvenue.
03:09Edouard Geffray est vraiment engagé.
03:11Encore une fois, depuis que je travaille il y a un an avec lui
03:16sur les sujets de santé mentale des jeunes,
03:19c'est un engagement très fort.
03:20On ne fait pas d'ailleurs que ce coupe-fil.
03:22C'est pas simplement une goutte d'eau, cette énonce d'Edouard Geffray ?
03:26Non, il y a aussi beaucoup de mesures qui sont mises en place,
03:28notamment de former les professionnels autour des jeunes,
03:31et notamment dans l'éducation nationale.
03:33Des kits qui sont mis en place de formation pour les professeurs,
03:38pour les encadrants.
03:39Et c'est des mesures qui sont majeures.
03:42Nous devons tous pouvoir repérer les signes.
03:44C'est chez un jeune qui va mal.
03:47D'ailleurs, on met en place aussi les premiers secours à la santé mentale.
03:50Ça marche chez les adultes.
03:51On a de plus en plus de Français qui se forment pour prendre en charge
03:55les gens dans leur entourage pour repérer les problèmes de santé mentale.
04:00Et nous allons le faire aussi chez les jeunes.
04:02Et ça, il y a un engagement fort du ministre de l'Éducation sur le sujet.
04:07Stéphane, il reste au rang des bonnes nouvelles.
04:09On a ces 3000 docteurs juniors déployés partout en France.
04:12Depuis lundi, 80% de ces internes ont été affectés
04:14dans des zones en grande difficulté de soins,
04:17dans des déserts médicaux.
04:19Le stage dure un an.
04:20Qui dit qu'ils resteront ensuite dans ces déserts médicaux ?
04:26En termes d'accès aux soins, il y a encore des difficultés.
04:28Évidemment, je ne veux pas dire à tous nos auditeurs
04:30qu'aujourd'hui, ils n'ont plus de problème d'accès aux soins.
04:32Mais ce que je leur dis, c'est qu'on est en train de gagner
04:35le combat contre les déserts médicaux.
04:37Et comment on l'a fait ?
04:38On l'a fait notamment en augmentant le nombre de professionnels,
04:42de médecins formés.
04:44Lundi, 10 000 internes ont pris leur poste.
04:47Ça veut dire une augmentation, si je prends la psychiatrie,
04:51c'est 32% d'augmentation d'interne en psychiatrie.
04:55On est en moyenne à 24% d'augmentation du nombre de médecins.
04:59C'est la fin du numerus clausus.
05:01Hop, ça arrive.
05:01Ensuite, il y a ces docteurs juniors.
05:04Alors, les docteurs juniors, on a rajouté une année de formation
05:07aux médecins généralistes.
05:09Il s'agit de médecins qui ont leur thèse,
05:11donc ils ont leurs compétences médicales,
05:13mais qui avaient besoin d'une année de formation,
05:15notamment pour tout ce qui est à l'apprentissage
05:18de leur future installation.
05:20Tous les trucs pour savoir comment on fait pour s'installer,
05:24remplir les problèmes, les sujets administratifs, etc.
05:26Et donc, ces jeunes, qui sont dans leur dernière année d'études,
05:31qui sont en formation, ils sont encadrés,
05:33mais ils sont dans des territoires où, spontanément,
05:35ils n'iraient pas forcément, soit parce qu'ils ne connaissent pas ces territoires,
05:38soit parce qu'ils ont peur de s'y retrouver tout seuls.
05:40Et là, ce qu'on fait, c'est qu'ils ne seront pas seuls,
05:43puisqu'ils seront encadrés.
05:44Et donc, en un an, ils auront la possibilité de s'y sentir bien
05:48et de rester s'installer sur place.
05:50Le fait de se sentir bien dans un territoire,
05:52ça suffira pour, justement, les garder dans ces territoires ?
05:56Oui, ce qui faisait que les jeunes n'allaient pas dans ces territoires,
05:58c'est vraiment la peur de se retrouver seuls
06:02et de ne pas être en capacité de bien soigner leurs malades.
06:06Et donc là, on leur donne cette assurance.
06:08Et cette assurance va permettre que la plupart s'installeront.
06:12Et puis, tous les ans, il va y avoir ces docteurs juniors.
06:15On est à plus de 3 500 pour l'année.
06:17Ce n'aurait pas été plus simple et plus efficace, pardon, Stéphanie Rizouet.
06:19Ça n'aurait pas été plus simple et plus efficace
06:21juste de mettre en place une obligation d'installation
06:24dans les déserts médicaux, finalement ?
06:26Non, mais parce que si vous mettez cette obligation,
06:28vous faites en sorte que des jeunes vont arriver à un endroit
06:30où ils ne connaissent personne
06:31et où ils vont considérer qu'ils soignent mal les patients.
06:35Et donc, ils ne le feront pas.
06:36Parce qu'en médecine, vous avez la possibilité de faire plein de trucs.
06:39Ils pourront aller bosser dans les hôpitaux
06:41où il y a des postes disponibles,
06:42dans l'industrie pharmaceutique, à la sécu, etc.
06:45Donc, ils ne le feront pas, ça ne marchera pas.
06:47C'est une mesure inefficace, l'obligation.
06:49C'était fait dans d'autres pays.
06:51Les gens reviennent en arrière.
06:53Parce que ça ne marche pas.
06:54Alors que l'installation avec un encadrement,
06:57avec un accompagnement, ça va marcher.
06:59Et puis, il faut reconnaître aussi l'implication
07:01de beaucoup de communes pour faire venir aussi ces médecins.
07:04Et c'est important de le dire, Stéphanie Riz,
07:06ministre de la Santé, des familles de l'autonomie
07:07et des personnes handicapées, je le rappelle,
07:09on est en plein mois sans tabac.
07:11Aujourd'hui, à titre personnel,
07:12vous étiez prononcée en faveur de l'interdiction
07:14de la vente des cigarettes
07:16pour toutes les personnes nées après 2009.
07:18Selon vous, il faudra forcément arriver un jour
07:21à une génération sans tabac ?
07:22Oui, alors moi, je suis favorable à une génération sans tabac.
07:25Vous savez, on n'y est pas très loin.
07:26Si on regarde les chiffres,
07:27pour les 16 ans,
07:29on est à 3% de 16 ans qui fument.
07:33Donc, il nous reste cette marge des 3%.
07:34Donc, il n'y a pas besoin d'interdire, finalement,
07:36dans ce cas-là,
07:37si on va dans le bon sens.
07:38Oui, mais vous envoyez un message très important
07:40de dire aux jeunes,
07:42eh bien, non, c'est interdit.
07:43Vous ne fumerez plus.
07:45Et si on le fait avec des jeunes
07:48qui sont prévenus
07:49que quand ils arrivent à l'âge adulte,
07:50ils n'ont pas le droit,
07:51vous savez, ça a été fait dans d'autres pays
07:53et cela fonctionne,
07:54mais au final, on est à 3%,
07:56on a baissé 10%.
07:57En 10 ans,
07:58le nombre de consommateurs de tabac,
08:00c'est une bonne chose.
08:01On a une politique qui marche de prévention,
08:03d'accompagnement et de fiscalité
08:05qui fonctionne et qu'il faut poursuivre.
08:08Mais le gouvernement, du coup,
08:09là-dessus, vous suit ou pas,
08:10sur cette interdiction ?
08:12Il y a deux choses
08:13qu'il ne faut pas mélanger.
08:15Là où on est défavorable,
08:16et je le suis aussi,
08:17c'est parce qu'il est proposé
08:19dans le budget de la Sécurité sociale
08:21un amendement qui visait à taxer.
08:24Nous, ce qu'on dit,
08:25c'est qu'il faut arriver
08:26à une génération sans tabac.
08:27On voit que finalement,
08:28on y arrive
08:29et qu'on n'aura même peut-être pas besoin
08:31de la mettre l'interdiction.
08:32Mais en tout cas,
08:33penser une société sans tabac,
08:35c'est possible.
08:35L'Assemblée a rejeté en première lecture
08:37le budget de la Sécurité sociale.
08:38Un amendement qui avait été adopté
08:39visait à geler l'indexation
08:41des prix du tabac sur l'inflation.
08:43Est-ce que vous y seriez favorable,
08:44vous-même ?
08:45Alors, on arrive
08:46à ce qui était l'objectif
08:48que nous nous étions posés
08:49dans cette politique
08:50de ces dix dernières années,
08:51qui est un paquet à 13 euros.
08:54C'est une politique,
08:54la fiscalité sur le tabac,
08:56qui a fonctionné.
08:57Mais elle a fonctionné,
08:58elle est accompagnée.
09:00C'est-à-dire qu'il y a
09:01des mesures de prévention,
09:02il y a des financements
09:03qui sont mis pour faire de la prévention,
09:05notamment auprès des jeunes,
09:07mais aussi des personnes
09:08les plus loin de cette prévention,
09:11pour ce qu'on appelle
09:12le aller vers,
09:13aller vers les populations
09:14qui continuent à fumer
09:16plus que d'autres,
09:16parce qu'elles ont moins
09:17l'information,
09:19la sensibilisation,
09:20la prévention.
09:20Et puis, nous accompagnons,
09:22nous avons mis en place
09:23des mesures de remboursement
09:24des substituts nicotiniques
09:26par un grand nombre
09:27de professionnels de santé,
09:28ce qui permet vraiment
09:29d'être efficace
09:30sur cette politique.
09:31Et il faudra arriver un jour
09:32à un paquet à 15 euros,
09:33selon vous ?
09:34Écoutez, ce qui est important,
09:35c'est qu'on regarde à chaque fois
09:37si ça fonctionne ou pas.
09:38Comme je vous le disais,
09:39chez les 16 ans,
09:40on est plutôt bon.
09:41Il reste encore 18%
09:43de fumeurs,
09:44donc c'est encore trop
09:45dans la population,
09:46donc nous devons
09:46continuer cette politique,
09:48je crois.
09:48Et puis lutter aussi
09:49contre le marché noir,
09:50puisque ça va de pair également.
09:52Oui, ce qui est fait,
09:53ce qu'on fait avec
09:54le ministre des Comptes Publiques
09:55de façon importante.
09:57Stéphanie Hériste,
09:58les cures thermales
09:59dans le viseur du gouvernement,
10:00de votre gouvernement,
10:01vous demandez
10:02à transférer 200 millions d'euros
10:04du remboursement des cures
10:05de l'assurance maladie
10:06vers les mutuelles.
10:07Certains dénoncent
10:07un déremboursement déguisé.
10:09Ici, vous ne craignez pas
10:10de mettre en danger
10:12l'activité des cures thermales,
10:13des cités thermales
10:14de tout un tas de territoires,
10:1625 000 emplois,
10:175 milliards de retombées économiques
10:18tout de même.
10:19Alors, ma responsabilité
10:20est de faire que
10:21l'assurance maladie
10:23soit soutenable,
10:24que les dépenses
10:25d'assurance maladie,
10:25on puisse les maintenir
10:28dans les droits.
10:30Vous savez que nous avons
10:30deux financeurs.
10:31Nous avons l'assurance maladie
10:33obligatoire
10:33et nous avons les complémentaires,
10:35les mutuelles,
10:36les complémentaires.
10:36Ce qu'on dit,
10:38c'est qu'une partie
10:40du remboursement
10:41qui était actuellement
10:42par l'assurance maladie
10:43va être transférée
10:45aux complémentaires.
10:46Nous l'avons fait
10:47et j'ai pris un décret
10:48cet été, vous le savez,
10:49pour les médicaments
10:50qui ont un service
10:51rendu modéré
10:52pour lesquels nous avons
10:55diminué le remboursement
10:56de l'assurance maladie
10:57obligatoire
10:57en le passant
10:58aux complémentaires.
10:59Nous faisons pareil
10:59pour les cures thermales.
11:01Vous avez commandé
11:02un rapport
11:02pour évaluer scientifiquement
11:04l'apport médical
11:05justement de ces cures thermales.
11:06Il ne sera rendu
11:07qu'en février prochain,
11:09c'est bien cela.
11:10Pourquoi ne pas avoir
11:11attendu
11:12les résultats
11:13de ce rapport ?
11:14En fait,
11:14vous avez privilégié
11:15d'une certaine manière
11:16la raison économique,
11:17la mesure d'économie
11:18à l'enjeu de santé publique ?
11:20Je dirais la mesure
11:21de cohérence.
11:22À partir du moment
11:22où on a dit
11:23que la science
11:25nous guidait
11:26et nous l'avons fait
11:27pour les médicaments,
11:28c'est-à-dire,
11:28comme je vous disais,
11:30le déremboursement,
11:31la diminution de remboursement
11:32par l'assurance maladie
11:33des médicaments
11:34à plus faible activité,
11:37à plus faible activité,
11:38il était cohérent
11:39de le faire aussi
11:40pour les cures thermales.
11:41Mais nous avons le débat,
11:42vous savez,
11:42le PLFSS,
11:44le budget de la Sécu,
11:44il passe la semaine prochaine
11:46au Sénat,
11:47c'est un débat
11:48qui se fait
11:49et je suis sûre
11:50que sur ce sujet,
11:51nous aurons le débat.
11:51Stéphane Iris,
11:52je rappelle,
11:52vous êtes ministre de la Santé
11:53des Familles,
11:54de l'Autonomie
11:55et des Personnes Handicapées,
11:56vous restez avec nous
11:57à suivre votre carte blanche,
11:58il sera question
12:00de médecine esthétique,
12:01vous avez une annonce
12:02à nous dévoiler,
12:03à ce sujet,
12:03à tout de suite.
12:07Le Grand Matin Sud Radio,
12:097h10h,
12:10Benjamin Glaze.
12:119h moins le quart
12:11sur Sud Radio,
12:12bienvenue si vous nous rejoignez,
12:13nous sommes toujours
12:14avec Stéphane Iris,
12:15ministre de la Santé,
12:16des Familles,
12:16de l'Autonomie
12:16et des Personnes Handicapées.
12:18C'est l'heure,
12:18Stéphane Iris,
12:19de votre carte blanche,
12:20vous avez décidé
12:20de la consacrer
12:21à la médecine esthétique,
12:23vous avez une annonce
12:23à faire ce matin
12:24à ce sujet,
12:24sur Sud Radio,
12:25allez-y.
12:25Oui, pour dire que dans
12:26les jours qui viennent,
12:27il va y avoir un décret
12:28qui va faire diminuer
12:31l'activité des médecins esthétiques
12:32pour libérer du temps
12:33de dermatologues
12:34et de médecins.
12:37Ce décret va dire quoi ?
12:39Et en fait,
12:40c'était une demande aussi
12:41de l'ordre des médecins
12:42avec qui j'ai beaucoup
12:43travaillé sur ce sujet,
12:44une demande des parlementaires,
12:45on avait eu le débat
12:46avec certains parlementaires,
12:48on a un accès aux soins
12:50de dermatologie
12:51qui est très diminué,
12:53ou de médecins généralistes aussi
12:56qui ont,
12:56et certains ont une activité
12:58à temps complet
12:58de médecine esthétique
12:59et ce qu'on dit demain,
13:00c'est que ces professionnels
13:02ne pourront pas avoir
13:03une activité à temps complet
13:04de médecine esthétique
13:05mais qu'elle sera limitée
13:06dans le temps.
13:07Limitée à combien ?
13:09Alors dans le décret,
13:09il y a deux cas,
13:10soit vous êtes un nouveau médecin,
13:11vous n'avez pas commencé
13:12la médecine esthétique
13:13et donc votre temps sera limité
13:14à 30% de votre temps
13:15en médecine esthétique
13:17et par contre,
13:18si vous êtes un médecin
13:18qui fait de la médecine esthétique
13:20à 100% de votre temps
13:21depuis de nombreuses années,
13:23l'Ordre des médecins
13:24va accompagner ces professionnels-là
13:26pour que dans les 2-3 ans
13:27qui viennent,
13:28ils puissent diminuer
13:30leur temps de médecine esthétique.
13:32Concrètement,
13:32comment vous allez contrôler
13:34ces dermatologues ?
13:35Comment vous ferez
13:35pour vérifier
13:36qu'ils le consacrent
13:37pour ceux dont vous parliez
13:39à plus de 30%
13:40de leur activité
13:41à faire de la médecine esthétique ?
13:43Alors c'est quelque chose
13:43qu'on fait déjà par exemple
13:44sur la limitation
13:45de la télémédecine.
13:47Vous savez,
13:47quand les médecins
13:48sont limités,
13:49un pourcentage de leur temps
13:51sur la télémédecine
13:52et donc,
13:52en fait,
13:53il y a des codages,
13:54ils codent les actes
13:55pour être remboursés
13:55par l'assurance maladie
13:56et l'assurance maladie
13:58regarde le pourcentage d'actes
13:59d'une activité
14:00ou d'une autre activité.
14:01Avec des sanctions possibles
14:02du coup envisageables ?
14:03ce qu'on a fait
14:03avec l'Ordre des médecins,
14:04c'est qu'on a créé
14:05un exercice complémentaire
14:07de la médecine
14:07et donc la médecine esthétique
14:08sera un exercice complémentaire
14:10ce qui permet
14:11de valoriser cet exercice,
14:14d'avoir des professionnels
14:15qui seront formés
14:16avec des contrôles possibles.
14:18La médecine esthétique
14:19pour précision,
14:20c'est notamment
14:21les injections d'acide
14:23hyaluronique
14:24qui permettent
14:25de combler les rides
14:26notamment
14:26de redonner du volume
14:28Olève,
14:28le décret pour quand ?
14:30Alors,
14:30il devait sortir ce matin
14:31je pense que ce sera
14:31demain matin
14:32mais en tout cas
14:32avant la fin de la semaine.
14:33Ça sera demain matin
14:34ou plus tard fin de semaine.
14:35Un mot rapide
14:36sur les injections illégales
14:37les fake injectors
14:38comme on les appelle
14:39une femme qui est encore décédée
14:41cet été à Nice.
14:42Que fait le gouvernement
14:42pour lutter contre ce fluide ?
14:44Là,
14:44c'est un vrai sujet
14:46qui est un sujet différent
14:47de ce dont on vient de parler
14:48puisqu'il s'agit de gens
14:50qui ne sont pas
14:50des professionnels de santé
14:51et d'un exercice illégal.
14:54Donc,
14:55avec le ministre Papin
14:57et le ministre des Comptes Publics,
14:59nous travaillons
15:00à faire beaucoup plus
15:02de contrôles,
15:02à lutter contre ces fraudes
15:03et à sanctionner
15:04plus sévèrement
15:05les personnes
15:06qui ont cette activité
15:07qui, je rappelle,
15:08est une activité illégale.
15:09Stéphanie Resson passe
15:10à la question des auditeurs.
15:12Bonjour Madame la Ministre,
15:14Marie-Alie de Beauville.
15:15Ma question est la suivante.
15:17Je suis infirmière libérale
15:18et je fais 48 km par an
15:21en secteur semi-rural.
15:23Ma rémunération
15:24ne me permet pas
15:25d'avoir accès
15:26aux aides carburants
15:27bien que gros rouleurs.
15:29Et mes charges
15:31ne cessent de peser
15:32sur mon pouvoir d'achat
15:33et me contraignent
15:35à augmenter
15:35mon temps journalier
15:36de travail
15:37afin de subvenir
15:38à mes besoins
15:39et ceux de ma famille.
15:41Que proposez-vous
15:42pour sortir
15:43de cette impasse
15:44accentuée
15:45par le désert médical ?
15:47Merci pour votre réponse.
15:49Stéphanie Resson,
15:50vous répondez quoi
15:50à Marie-Alice ?
15:52Merci pour cette question
15:53parce qu'en fait
15:54ça concerne
15:55beaucoup d'infirmiers
15:55qui me posent
15:56cette question.
15:57Nous avons
15:58avec le gouvernement
16:00choisi
16:00et je l'assume
16:02réellement aussi
16:03de cibler
16:04les aides
16:05grands rouleurs
16:06avec effectivement
16:08un revenu seuil
16:09que nous avons
16:10augmenté
16:12élargi
16:13donc il y a plus
16:13de français
16:14qui peuvent avoir
16:14accès
16:15à ces aides
16:16grands rouleurs
16:16qui je rappelle
16:17sont de 100 euros
16:19qui étaient avant l'été
16:20et puis 100 euros
16:21maintenant.
16:22J'ai fait rajouter
16:24pour ces infirmiers
16:25je pense que madame
16:27doit être dans
16:27cette catégorie
16:2980 euros
16:30qui ont été versés
16:31vendredi dernier
16:32par l'assurance maladie
16:34pour les infirmiers
16:35qui roulent
16:35plus de 100 km
16:36en moyenne
16:37par jour
16:38donc ça c'est
16:39les aides
16:40je dirais
16:41ponctuelles
16:42C'est 25 000 infirmières
16:44et infirmières
16:45de pratique avancée
16:45qui étaient concernées
16:46donc un quart
16:48à peu près
16:48des infirmiers
16:49tout le monde
16:50ne roule pas
16:50100 km par jour
16:53donc ça c'est une aide
16:54que je dirais
16:54ponctuelle
16:55je me doute
16:56que cette aide
16:56ne va pas régler
16:57le problème
16:57de pouvoir d'achat
16:58de tous les professionnels
17:00ensuite je dois rappeler
17:01que la négociation
17:02de l'année dernière
17:04des infirmiers
17:04à qui on a augmenté
17:05leur champ de compétences
17:08ont eu des négociations
17:09avec l'assurance maladie
17:10qui a fait des revalorisations
17:12avec une enveloppe
17:12de 500 millions d'euros
17:14donc on est
17:16je ne dis pas
17:17qu'il n'y a pas
17:17de difficulté
17:18évidemment
17:20quand le pouvoir d'achat
17:21l'essence augmente
17:22autant que l'alimentation
17:24augmente
17:24je ne dis pas
17:25qu'il n'y a pas
17:25de difficulté
17:26mais en tout cas
17:26nous faisons le choix
17:28vu l'état
17:29de notre pays économique
17:31les nécessités aussi
17:32de maîtriser nos dépenses
17:34de cibler les personnes
17:35qui en ont le plus besoin
17:36donc pas de hausse prévue
17:37pour leurs indemnités
17:39kilométriques
17:40ce n'est pas
17:41à l'ordre du jour
17:42je rappelle encore une fois
17:43que l'année dernière
17:43il y a eu des négociations
17:44avec l'assurance maladie
17:45de plus de 500 millions d'euros
17:48on poursuit Stéphanie Ries
17:50Félix Mathieu
17:51vous nous avez rejoint
17:52pour parler d'un sujet
17:53qui monte sur les réseaux sociaux
17:55Félix à l'occasion
17:56de la journée mondiale
17:57de la fertilité
17:59lundi Marine Tondelier
18:00a révélé avoir eu recours
18:01à un examen génétique
18:02interdit en France
18:03pour tester la viabilité
18:05des embryons
18:06lors des PMA
18:06la leader écologiste
18:07a publié sur les réseaux sociaux
18:09un long témoignage
18:10au sujet de son parcours
18:11de procréation médicalement assistée
18:12alors au-delà
18:13de son cas personnel
18:14Marine Tondelier
18:15raconte ça pour en appeler
18:16à autoriser cet examen génétique
18:17de l'embryon
18:18issu d'une fécondation in vitro
18:20ça s'appelle le DPI-A
18:21et ça consiste à détecter
18:23d'éventuelles anomalies génétiques
18:25de l'embryon
18:25avant de l'implanter
18:27ça permet par exemple
18:28de se rendre compte
18:29que l'embryon n'est pas viable
18:30et ça permettrait donc
18:31de ne plus l'implanter pour rien
18:33de ne plus implanter
18:34un embryon
18:35voué à la fausse couche
18:36Marine Tondelier raconte
18:37qu'elle a multiplié
18:39justement les fausses couches
18:40lors de ses tentatives
18:41de procréation médicalement assistée
18:42et comme elle le racontait
18:44déjà auprès de France Télévisions
18:45il y a quelques mois
18:46elle s'était rendue compte
18:47presque par hasard
18:48de l'existence de ces tests
18:49quand la médecin
18:50une fois que j'ai fait tous les tests
18:51j'avais un rendez-vous
18:51pour qu'on les examine
18:52et moi j'avais vu dans le résultat
18:53qu'il n'y avait pas grand chose
18:54et je lui dis
18:55mais alors du coup
18:56est-ce que c'est pas un problème
18:57avec les embryons
18:57et là elle me dit
18:59alors oui
19:0020-30% des cas
19:01c'est l'utérus
19:02c'est anatomique
19:03j'en sais rien
19:04et les autres cas
19:05parfois jusqu'à 80% des cas
19:07c'est des embryons
19:07mais ça on ne vous en parle
19:09pas trop en France
19:09parce qu'on n'a pas le droit
19:10d'aller chercher
19:11alors moi je tourne un peu
19:13des nues en disant
19:13bah oui
19:14sauf que ça a l'air d'être mon cas
19:16donc c'est sûr
19:16que si c'est 80% des cas
19:17et qu'on n'a pas le droit
19:18d'aller chercher
19:18et moi j'arrêtais pas de dire
19:20mais pourquoi on n'a pas le droit
19:21elle me dit
19:21bah c'est la loi de bioéthique
19:23qui est très précautionneuse
19:24sur le sujet
19:25un test pourtant légal
19:27par exemple
19:27chez nos voisins espagnols
19:28ou belges
19:29explique Marine Tondelier
19:29d'ailleurs elle
19:30elle a déboursé finalement
19:31environ 10 000 euros
19:33pour le faire en Belgique
19:34ce test
19:34alors si c'était légal en France
19:36on éviterait des fausses couches
19:37à beaucoup de femmes
19:38lors des tentatives de PMA
19:39sans compter que tout le monde
19:40n'a pas les moyens
19:41de payer parfois
19:42plusieurs fois
19:4310 000 euros
19:43pour faire vérifier
19:44son embryon à l'étranger
19:45la leader écologiste
19:46en appelle donc
19:47à soutenir une proposition
19:48de loi transpartisane
19:50pour autoriser
19:50ces tests en France
19:51Madame la Ministre
19:52est-ce que le gouvernement
19:53soutient cette proposition de loi ?
19:55Alors c'est un débat
19:56que nous avons eu
19:57dans les dernières lois bioéthiques
19:59il y a quelques années maintenant
20:00et qu'on avait commencé
20:01à entendre ce débat
20:03depuis le Conseil national d'éthique
20:05s'est saisi
20:06de cette question
20:07qui peut être clivante
20:08parce que vous allez sélectionner
20:10donc il y a des gens
20:11qui sont très défavorables
20:12à cette mesure
20:14moi à titre personnel
20:15je suis assez à l'aise
20:16j'y suis assez favorable
20:17à titre personnel
20:18mais je pense que
20:19notre organisation
20:20en France
20:21est très bien faite
20:21c'est-à-dire que nous avons
20:22un Conseil national d'éthique
20:24qui a fait ses travaux
20:25pendant l'année
20:26sur le sujet
20:27qui doit apporter
20:29des éléments
20:32dans ce débat
20:33et ça doit faire partie
20:33pour moi
20:34je le crois
20:34de véritablement
20:35des débats parlementaires
20:37dans le cadre
20:37de lois de bioéthique
20:38qui permettent
20:39d'avoir du temps
20:40d'entendre tous
20:41de pouvoir regarder
20:42les données scientifiques
20:43encore une fois
20:44je pense qu'il faut avancer
20:46sur ce sujet
20:46et je pense qu'il faut le faire
20:48dans le débat
20:49que nous avons
20:49régulièrement
20:50sur ces sujets éthiques
20:51et donc
20:52attendre que le Conseil national
20:54d'éthique
20:55apporte sa contribution
20:56et puis que des lois
20:58bioéthiques
20:58se rouvrent
21:00sur ce débat
21:01donc ça veut dire
21:02que précisément
21:04sur cette proposition
21:05loi transpartisane
21:06vous ne la soutenez pas
21:08je ne dis pas ça
21:10aujourd'hui
21:10je pense que
21:12que dira le gouvernement
21:13si ça arrive à l'Assemblée
21:14moi je n'ai pas l'habitude
21:16de faire semblant
21:17à cette proposition
21:17de loi
21:18les transpartisanales
21:19à l'Assemblée
21:19je ne suis pas sûre
21:19qu'elle le soit
21:20au Sénat
21:21si je peux être clair
21:22donc la question
21:23c'est comment on avance
21:24moi ce qui m'intéresse
21:24c'est comment on avance
21:25pour les Français
21:26je pense qu'il faut avancer
21:27sur ce sujet
21:28encore une fois
21:28à titre personnel
21:29et il me semble
21:30que la façon
21:31la plus efficace
21:32d'avancer
21:32sur ce sujet
21:33qui encore une fois
21:34peut être très clivant
21:36je pense qu'il faut
21:37passer par le Conseil national
21:38d'éthique
21:39puis des lois
21:40de bioéthique
21:40c'est de cette façon
21:41à mon avis
21:42qu'on ne fera pas semblant
21:44qu'on ne fera pas semblant
21:45pour les Français
21:46mais ce que je voudrais dire
21:47c'est que
21:47c'est le mois de la fertilité
21:49ce mois-ci
21:50et qu'un rapport
21:51m'a été remis hier
21:52et que j'ai pu faire
21:53des annonces
21:54parce que
21:54ce n'est pas le seul sujet
21:56c'est un sujet important
21:57je ne le nie pas
21:58mais il y a beaucoup
21:59d'autres sujets
22:00il y a le sujet
22:00de l'information
22:01la sensibilisation
22:02j'ai pu annoncer hier
22:03que toutes les personnes
22:04de 29 ans
22:05de notre pays
22:05vont recevoir un courrier
22:07de l'assurance maladie
22:08sur l'information
22:10pas pour leur dire
22:11il faut faire des enfants
22:11et pas pour faire
22:12des injonctions
22:13mais sur ce courrier
22:15il y aura des mesures
22:16des informations
22:17sur la contraception
22:18pour ceux qui ne veulent pas
22:19d'enfants
22:19et puis il y aura des mesures
22:20pour trouver les bonnes informations
22:22pour savoir
22:23quoi faire
22:24si on veut par exemple
22:25conserver
22:26ces ovocytes
22:27j'ai pu annoncer d'ailleurs
22:28sur ce sujet
22:29vous savez qu'on a augmenté
22:30le nombre de centres
22:31de conservation ovocitaire
22:32j'ai pu annoncer
22:33que nous allons travailler
22:34à ouvrir
22:35aux centres privés lucratifs
22:37pour qu'on puisse
22:39ne plus avoir
22:39ces délais
22:40qui sont à plus d'un an encore
22:42malgré l'augmentation
22:43du nombre de centres
22:44que nous avons porté
22:44pour que toutes les femmes
22:46puissent être prises en charge
22:47et mieux accompagnées
22:48avec un parcours
22:48mieux personnalisé
22:50dans leur parcours
22:52de fertilité
22:53d'ailleurs
22:53ce qui ne concerne pas
22:54que les femmes
22:54est-ce qu'il ne faut pas mettre
22:55juste aussi plus de moyens
22:56un moment sur la PMA
22:57et la congélation ?
22:59oui alors d'ailleurs
22:59on en met plus de moyens
23:00on en met aussi sur la recherche
23:01et ce que j'ai pu annoncer
23:02c'est que les efforts
23:03sur la recherche
23:04vont se poursuivre
23:05on est à peu près
23:06à 30 millions d'euros
23:06qui sont mis
23:07sur la recherche
23:08sur la fertilité
23:09nous mettons aussi
23:10des financements
23:11sur des plateformes
23:12de santé environnementale
23:13qui sont très intéressantes
23:14parce qu'il y a des professions
23:15qui peuvent être plus exposées
23:17nous avons des professionnels
23:19et nous allons généraliser
23:20ces plateformes
23:21il y en a une quinzaine
23:22en France actuellement
23:23c'est des professionnels
23:24de santé
23:24du travail
23:25qui reçoivent
23:26les gens en consultation
23:28et qui peuvent leur donner
23:28des conseils
23:29très concrets
23:30de prévention
23:31pour leur fertilité
23:32donc il y a un vrai
23:33engagement
23:35de gouvernement
23:36et que je mets
23:37et que j'accélère
23:39sur le sujet
23:40de la prise en charge
23:41de l'infertilité
23:41c'est une situation
23:42ubuesque
23:43où aujourd'hui
23:43on a des femmes
23:44qui partent à l'étranger
23:45qui partent en Espagne
23:46qui partent au Danemark
23:47qui partent ailleurs
23:48justement parce que
23:49ce n'est pas possible en France
23:50c'est une situation
23:50qui est quand même
23:51assez invraisemblable
23:52alors c'est pas que
23:53c'est pas possible en France
23:54en France c'est prise en charge
23:56et tant mieux
23:56par la sécurité sociale
23:58c'est vrai que les délais
23:58sont longs
23:59une file d'attente
24:00de un an
24:00et c'est pour ça
24:00que je vous dis
24:01on a ouvert 30 centres
24:02de plus de conservation
24:03des ovocytes
24:05ça a permis
24:05un peu une diminution
24:07mais de quelques semaines
24:08honnêtement
24:09c'est pas satisfaisant
24:10donc nous devons
24:11augmenter encore
24:12le nombre de centres
24:13de prise en charge
24:14évidemment
24:14sans dépassement
24:15d'honoraires
24:16parce que nous sommes
24:17sur des mesures
24:19qui sont importantes
24:20pour les couples français
24:22donc voilà
24:22encore une fois
24:23nous allons aussi
24:24travailler sur le don
24:24de gamètes
24:25pour favoriser
24:27le don de gamètes
24:27enfin voilà
24:28un ensemble de mesures
24:29que j'ai pu prendre hier
24:30et qui vont permettre
24:31de mieux accompagner
24:32les couples
24:32qui ont le souhait
24:34d'être accompagnés
24:35merci beaucoup
24:36Stéphanie Rist
24:37je rappelle que vous êtes
24:38la ministre de la santé
24:39des familles de l'autonomie
24:40et des personnes handicapées
24:42merci d'avoir été avec nous
24:43ce matin sur Sud Radio
24:44je vous souhaite
24:44une très belle journée
24:46il est 8h58
24:47on revient dans un instant
24:49à suivre les infos
24:50et puis nos débats
24:51avec Elisabeth Lévy
24:53Eric Revelle
24:53on reviendra
24:54sur ce séisme
24:55aux Etats-Unis
24:56le congrès
24:57qui a basculé
24:58côté démocrate
24:59une déroute
25:00pour Donald Trump
25:01est-ce qu'elle est méritée
25:02cette déroute
25:03d'ailleurs vous nous appelez
25:050826 300 300
25:06Manu vous attend au standard
25:07puis moi je vous accueille
25:08à l'antenne juste après ça

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