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  • il y a 7 minutes
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Éric, vous nous appelez de Côte d'Or. Vous aussi, vous voulez peut-être témoigner de cette fracture de la
00:05société française aujourd'hui ?
00:08Oui, bonjour à toute l'équipe.
00:09Bonjour.
00:11Ce que je voulais simplement dire, c'est que cette violence existait déjà à l'époque,
00:16mais bien sûr, elle n'était pas relayée dans les médias, ni écrite, ni dans la presse,
00:21dans le sens où j'étais portier sur Dijon de 1996 à 2004.
00:25J'ai vu mon ami, qui était un tongien, un monstre, qui faisait presque deux mètres,
00:29tombé d'un coup de couteau dans le dos par un jeune de quartier, comme on dit, de 16 ans.
00:34Ça n'a pas fait une ligne dans les journaux.
00:37On a sauvé la vie avec un ami syrien, une jeune demoiselle était venue en hurlant,
00:41fête de la musique, place de la République à Dijon.
00:45Venez nous aider, venez nous aider.
00:46Il y avait cinq, six jeunes de quartier, entre guillemets,
00:49qui se servaient de la tête du jeune qui était par terre comme ballon de foot.
00:52Ils prenaient leur élément et ils choutaient tant.
00:53Donc voilà, on a sauvé ce jeune-là qui a fini à l'ambulance, qui a fini à l'hôpital.
00:59Moi-même, je me suis fait tirer dessus, étant portier, dans une grosse soirée à l'enfer.
01:03C'était une boîte de nuit qui s'appelait l'enfer, entre mots.
01:05Je me suis fait tirer dessus, pareil, des jeunes de quartier,
01:08parce qu'ils venaient à la fin que s'ils voulaient rentrer, qu'est-ce qui est à l'envers
01:11et mal habillés ?
01:11On les avait refugés, on s'est fait tirer dessus.
01:13C'est déjà, je vous dis, il y a 25 ans en arrière.
01:16Mais personne n'en parlait, parce que ça restait confiné.
01:18Donc on a laissé faire, on a laissé macérer tout ça, cette violence.
01:24Et surtout, il ne fallait pas en parler.
01:26Et surtout, il ne fallait pas en parler, il ne fallait surtout pas stigmatiser.
01:30Donc c'était M. Ressamène, le maire de Dijon à l'époque.
01:33Et donc même lui, elle ne disait pas un mot, il savait très bien ce qui se passait la nuit.
01:37Mais ça restait confiné dans le milieu de la nuit.
01:40Et pour beaucoup de gens, le milieu de la nuit est un milieu hostile et donc dangereux.
01:46Merci pour votre témoignage, mon cher Éric.
01:49On voit comment tous les témoignages se rejoignent.
01:51C'est-à-dire que ça existe depuis longtemps, il ne fallait pas en parler, personne n'en parlait.
01:54Et c'est une sorte de cocotte minute et aujourd'hui qui explose.
01:56Merci infiniment d'avoir appelé au Standard Europe 1 dans un instant.
02:00Une question à Grégoire Doubigny, directeur des Relations Institutionnelles de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie.
02:05Comment comprendre, comment expliquer qu'une parente d'élève placée sous OQTF
02:10entre dans une école maternelle avec une arme, avec un couteau,
02:15menace une directrice, menace une enseignante ?
02:17Que comprendre ? On en parle tout de suite sur Europe 1.
02:19Et on en parle avec vous au 01-80-20-39-21.
02:22A tout de suite avec Christine Kelly sur Europe 1.
02:24Sous-titrage Société Radio-Canada

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