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  • il y a 5 minutes
Christine Kelly et ses invités débattent de l’actualité dans Face à l'Info Le 18H30.

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00:0018h30, ravi de vous retrouver ce soir au sommaire de l'actualité, en tout cas de Face à l'Info
00:05jusqu'à 20h.
00:07Une commission d'enquête sur le 17 octobre aura bien lieu sur les modes opératoires, des groupuscules violents,
00:12les défaillances du renseignement et du maintien de l'ordre, le rôle des réseaux sociaux et d'éventuelles ingérences.
00:18Que faut-il en attendre ? Est-ce gagner du temps pour éviter de nommer les responsables ?
00:24L'analyse de Michel Fayad.
00:25Quand ils frappent des policiers, ils pillent l'Occident, ils se vivent en justicier, déclare Alexandre Devicu sur X.
00:34Auteur du livre « Nous vivions côte à côte », le journaliste souligne l'existence en banlieue d'un système
00:39de normes qui encourage la violence.
00:41Certains émeutiers justifieraient leur violence par un système de valeurs opposées aux lois de la République.
00:46C'est la thèse d'Alexandre Devicu qui est avec nous ce soir dans quelques instants dans le 18h30.
00:51« Je m'en fous », David Lissnard répond à une interlocutrice qui ramène la guerre d'Algérie dans l
00:57'actualité française.
00:58La formule « choc », mais faut-il toujours rejouer les conflits d'hier ?
01:02Respecter la mémoire ? Oui, y enfermer l'avenir de la France ? Non, l'édito de Mathieu Bocoté.
01:09Après les violences du 17 octobre, faut-il interdire les manifestations ou instaurer l'état d'urgence ?
01:15Sébastien Lecornu n'exclut pas cette option, mais pourquoi restreindre les libertés de tous plutôt que de mieux cibler les
01:21casseurs ?
01:22Protéger la France, n'est-ce pas préserver la liberté des citoyens, contrairement à celle des casseurs ?
01:28Le décryptage de Charlotte d'Ornelas.
01:30Et puis, la mairie de Limoges, dévastée, est le symbole des échecs des gouvernements successifs sur la sécurité, l'immigration,
01:39l'éducation.
01:40Selon Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, candidat à la présidentielle, a demandé la démission d'Emmanuel
01:47Macron.
01:48Il nous dira pourquoi Nicolas Dupont-Aignan est l'invité de Face à l'Info ce soir à 19h30.
01:54Voilà pour L'Essentiel, c'est parti.
02:10Bonsoir à tous, Michel Fayad, je commence avec vous.
02:13On a appris qu'il y aura une commission d'enquête finalement sur cette journée du 17 octobre.
02:19On a envie de comprendre, est-ce que c'est une façon de gagner du temps ?
02:22Ou bien est-ce que c'est vraiment pour trouver des responsabilités, Michel Fayad ?
02:27Oui, tout d'abord, je voudrais dire qu'il y a trois chiffres importants à se rappeler.
02:33C'est que le vendredi 16 octobre, le renseignement avait parlé territorial,
02:38ce qui a succédé au renseignement généraux,
02:41parlait de 60 000 à 110 000 manifestants de prévue.
02:46Et finalement, le ministre, lui, avait pensé qu'il y en aurait 200 000,
02:50et en réalité, il y en a eu 550 000.
02:53Donc grosso modo, si vous voulez, le thermomètre disait 37,
02:56le ministre a dit 38, puis il y a eu 41.
03:00Et il y a également eu une note qui a été faite par les renseignements,
03:03avec un avertissement.
03:04La note disait donc qu'il y avait un très fort risque d'action offensive,
03:08de dégradation et de pillage.
03:10Donc tout le monde s'est trompé sur le nombre,
03:14les services comme le ministre,
03:15mais en revanche, les services ne se sont pas trompés sur la nature
03:19et ce qui pourrait y arriver.
03:20C'est ça.
03:21Et le lendemain, donc, les violences ont éclaté,
03:23des mairies ont été attaquées, comme à Marseille, à Lille, à Grenoble, à Calais.
03:27Et puis à Bordeaux, il y a même eu la cour de la résidence de la préfète
03:31qui a été envahie, à Limoges, on le sait, l'hôtel de ville qui a été brûlé.
03:35Et il y a même eu un problème avec les policiers,
03:38puisque les policiers eux-mêmes n'avaient plus suffisamment d'armes et de munitions.
03:44Et donc se sont retrouvés parfois à renvoyer les pavés qu'ils recevaient.
03:50Donc faute de cartouches et de gaz.
03:52Ensuite, on parle d'un millier de policiers et de gendarmes blessés,
03:56dont sept grièvement.
03:58La question qui se pose, c'est comment un pays doté de services de renseignement
04:02parmi les plus expérimentés d'Europe,
04:04avec 60 000 policiers et gendarmes dans la rue,
04:06et tous les pouvoirs de l'État, peut-il perdre pendant quelques heures
04:09le contrôle de ses propres centres-villes ?
04:14Ensuite, tout ça n'est pas qu'une question de nombre,
04:17puisque vous savez qu'au pire des Gilets jaunes,
04:19on avait mis 80 000 policiers et gendarmes dans la rue.
04:22Donc la question du nombre ne répond pas à tout.
04:27Il y a une autre chose qui est le maillon.
04:28Le maillon, en réalité, entre la note,
04:31donc la note des renseignements, et la rue.
04:33Parce qu'entre la note et la rue se trouve la décision.
04:37Donc les services signalent,
04:39le ministre et les préfets, eux, choisissent combien d'hommes,
04:42où, quelles munitions, pour protéger, quoi en priorité.
04:45Et dans ce passage de l'information à l'action,
04:48c'est là où il faut chercher les réponses.
04:50C'est là que la commission d'enquête, justement,
04:52va pouvoir apporter quelque chose de nouveau.
04:55Donc il ne faut pas se demander ce qui s'est passé.
04:58Il faudrait d'abord se demander qui a lu la note le vendredi
05:01et qui ne l'a pas fait.
05:03Et celui qui l'a lu, ce qu'il en a fait.
05:07Parce que ne pas voir le danger, c'est une faute.
05:10Le voir et ne pas y préparer, c'est une faillite.
05:13C'est une faillite.
05:14Qui sont ces groupuscules, Michel Fayad,
05:16et les réseaux sociaux, les ingérences étrangères ?
05:19Est-ce qu'on y croit ?
05:20Ils vont enquêter là-dessus ?
05:21Est-ce qu'on y croit vraiment ?
05:22Regardez, pour un commissaire, c'est un cauchemar.
05:25Il a 100 policiers.
05:27On lui demande de protéger à la fois une mairie,
05:29une gare, des commerces et un cortège.
05:32Donc il y a trois groupes qui partent en même temps,
05:33par exemple, à divers endroits.
05:36Par rapport à son choix, c'est trois directions différentes.
05:39Et l'endroit qu'il n'a pas couvert devient la cible.
05:42Donc en réalité, la tactique des émeutiers,
05:45c'est de fatiguer la police sur la plus grande partie du territoire
05:48pour justement que la police soit un peu partout,
05:51mais qu'elle oublie un endroit dans lequel ils peuvent s'engouffrer et attaquer.
05:55Donc l'idée, ce n'est pas forcément d'affronter la police,
05:59mais c'est de l'étirer jusqu'à ce qu'elle cède.
06:01Et dans de nombreuses villes, on a vu évidemment les Black Blocs,
06:05qui sont ces casseurs vêtus de noir et cagoulés,
06:08parfois même pas venus de France, mais venus d'autres pays européens,
06:11qui ont pris position avant même les rassemblements.
06:14Et leurs cibles, elles, n'étaient pas les vitrines.
06:17Au hasard, c'était celles des mairies, des maisons de la République.
06:21À Limoges, les assaillants sont rentrés apparemment par les caves.
06:25Enfin, il y a une enquête en cours, mais c'est ce qui est dit pour le moment.
06:27Ce matin, le raid a interpellé un homme de 34 ans,
06:30soupçonné d'avoir participé à l'incendie.
06:33Il était fiché S pour son appartenance à l'ultra-gauche.
06:36Et la police antiterroriste s'est saisie de l'affaire.
06:38Donc, il est présumé innocent, mais la piste ne sort plus d'un communiqué de Matignon,
06:44elle sort d'une enquête.
06:45Et il faut être précis, parce que la présidence est une force,
06:49il y a eu 550 000 manifestants,
06:51mais 550 000 manifestants ne signifie pas 550 000 émeutiers.
06:56Il y avait trois types de population.
06:57Les Français en colère en raison du prix de l'énergie.
07:00Il y avait également les militants organisés venus pour casser
07:04et les pilleurs venus pour piller, évidemment, et se servir.
07:07Et à Bordeaux, sur les 40 personnes qui ont été interpellées,
07:12en fait, 40% des personnes interpellées étaient des mineurs.
07:15Et ceux-là ne sont pas venus renverser l'État.
07:18Ils sont venus voler notamment des baskets, des téléphones portables, etc.
07:23Et en plus, ils se filment.
07:24Et le contenu, en fait, sur les réseaux sociaux est devenu ce qu'ils ont pu voler.
07:30Ça devient leur contenu.
07:31Et les réseaux sociaux, justement,
07:33tout a démarré, il faut quand même se rappeler,
07:35par un jeune inconnu sur TikTok
07:37qui avait protesté contre le prix d'essence
07:39en disant qu'il fallait faire une journée de mobilisation,
07:42une journée à laquelle il a renoncé.
07:44Mais quand même, son appel avait été écouté
07:47puisqu'il avait eu plus de 500 000 likes
07:50et surtout, énormément de personnes ont repris son idée
07:54en utilisant l'intelligence artificielle,
07:57en envoyant divers postes un peu partout.
08:00Et donc, il y a énormément de comptes anonymes
08:03qui utilisent cette intelligence artificielle.
08:05Et tout, donc, n'est pas de casseur.
08:08Beaucoup cherchent simplement des abonnés
08:10pour augmenter leur nombre d'abonnés,
08:12augmenter leur nombre de likes
08:13et pour se faire voir sur les réseaux.
08:16Et donc, il souffle sur les braises
08:19parce que la colère, ça rapporte.
08:21Ça rapporte en termes de likes,
08:23en termes d'argent sur les réseaux.
08:26Et donc, le désordre est devenu
08:27une sorte de modèle économique.
08:28Et maintenant, sur les ingérences étrangères,
08:32c'est le grand joker.
08:33Parce que, vous savez qu'avant le 17,
08:35il y a Viginium, qui est le service de l'État
08:38qui traque les manipulations étrangères,
08:40qui avait dit qu'il n'y avait pas
08:41d'opérations étrangères significatives.
08:45Mais ça ne veut pas dire
08:46qu'il n'y avait pas d'ingérence.
08:48C'est juste qu'il n'y en avait pas
08:49de manière significative
08:50d'après cette agence.
08:52Et donc, la commission devra vérifier.
08:54Et donc, on va voir.
08:56On va voir.
08:57Alors, moralité.
08:59Selon cette commission d'enquête,
09:00c'est pour la vérité
09:01ou bien une opération politique ?
09:03Et puis, on se dit quand même,
09:04il reste peu de temps avant la présidentielle.
09:05C'est assez surprenant, tout ça.
09:06C'est ça.
09:07Il y a trois écueils, en tout cas.
09:08Le premier, c'est qu'on a déjà vu
09:10un petit peu le film
09:10puisqu'en novembre 2023,
09:12si vous vous souvenez,
09:12après Sainte-Solines et les retraites,
09:14il y avait déjà eu une commission d'enquête.
09:16Et le rapport de l'Assemblée disait
09:18qu'il avait tout fait
09:19sur les groupuscules violents de l'époque.
09:23On avait déterminé leur organisation,
09:25leur financement, leur méthode.
09:26Beaucoup de choses y étaient déjà.
09:28Mais trois ans plus tard,
09:29une mairie a brûlé.
09:30Et la vraie question,
09:31ce n'est pas de savoir
09:32que faut-il savoir,
09:34mais qu'est-ce qu'on savait
09:36et qu'on n'a pas fait.
09:38Et là, cette fois-ci,
09:39il va y avoir deux enquêtes.
09:40Celle des députés
09:41et celle des sénateurs.
09:42Et on espère
09:43qu'il n'y aura pas deux vérités
09:44qui en sortiront.
09:46Ensuite, la deuxième,
09:47c'est la frontière avec le juge.
09:48C'est-à-dire que la commission
09:50ne peut pas juger
09:51et elle ne peut pas non plus
09:53enquêter sur les enquêtes
09:54déjà ouvertes par la justice.
09:56Donc, ce qui sera important
09:57de faire au niveau de la commission,
09:59c'est de déterminer la doctrine,
10:01la chaîne de commandement, etc.
10:03Et le troisième point,
10:05c'est celui que vous évoquez,
10:06c'est le ring électoral,
10:07puisque Manuel Bompard
10:09a saisi, lui,
10:10la cour de justice
10:11de la République
10:12contre Laurent Nunez.
10:15Et à l'instar de Mediapart,
10:16il accuse les renseignements
10:18d'avoir incriminé son parti
10:20à la demande du ministre.
10:21Le ministère, bien sûr,
10:23de l'Intérieur,
10:24dément cela.
10:25Et juste pour conclure,
10:27une commission d'enquête
10:28peut être un scalpel
10:29ou un oreiller.
10:30Le scalpel ouvre la paix
10:32pour la soigner.
10:33L'oreiller étouffe
10:33le problème en douceur.
10:35Les Français ont vu
10:36leur mairie brûler.
10:37Ils n'ont pas besoin
10:38qu'on les berce.
10:38Ils ont besoin
10:39qu'on les protège.
10:40Les Français ont besoin
10:41qu'on les protège.
10:42Et cet après-midi,
10:42à l'Assemblée nationale,
10:44séance houleuse
10:46avec Sébastien Lecornu,
10:47les différents députés,
10:49faillite de l'État,
10:50faillite de l'État,
10:51faillite de l'État,
10:52disaient les différents intervenants.
10:55Et vous allez écouter
10:56Laurent Nunez.
10:57Laurent Nunez
10:58qui répondait
10:59notamment
11:00à Manuel Bompard
11:02dans un contexte
11:03plutôt colérique.
11:05Vous avez accusé
11:06le ministre de l'Intérieur
11:07de manipuler
11:08les services de renseignement
11:09pour les diriger
11:10contre la France insoumise.
11:12C'est faux,
11:12monsieur le député.
11:13Les services de renseignement
11:15dans ce pays
11:15ne travaillent pas
11:16sur les partis politiques.
11:17C'est faux.
11:18Vous le savez très bien.
11:19Jamais il n'a été demandé
11:20comme vous m'avez accusé
11:21de l'avoir fait ce matin
11:22sur France Info,
11:23d'écrire sur la LFI.
11:25Jamais.
11:26C'est faux.
11:27C'est faux.
11:28Et c'est votre diversion.
11:29C'est votre action de diversion.
11:31Vous avez jeté de l'huile sur le feu.
11:33Il y a eu de graves incidents.
11:34Et vous avez une part
11:35de responsabilité.
11:37Alors je vais vous répondre,
11:38monsieur le député.
11:39Je vais vous répondre
11:40sur le fait
11:40où on laisserait à penser
11:41que l'ultra-gauche
11:42ne serait pas responsable
11:44des incidents.
11:45L'ultra-gauche,
11:46l'extrême-drome radicalisée.
11:47Monsieur le député,
11:48dans votre circonscription
11:49à Marseille,
11:50d'où sont partis
11:51les cortèges
11:51de la société Eurolinks
11:53parce qu'il y avait
11:54l'ultra-gauche
11:55qui était à la manœuvre
11:56et qui a fait
11:56que tout a dégénéré
11:58ce jour-là à Marseille.
11:59Voilà, monsieur le député,
12:00la vérité.
12:01Et je vous rassure,
12:02les services de renseignement
12:03ne travaillent pas
12:04sur les partis politiques.
12:05Mais le trait d'union,
12:06le trait d'union
12:08entre la France Insoumise
12:09et certains groupuscules,
12:10il est réel.
12:11Vous avez un député
12:12qui est membre
12:13de la jeune garde
12:13dans vos rangs.
12:15Voilà,
12:15menace sous-estimée
12:16de l'ultra-gauche.
12:17On en parlera dans un instant
12:18avec Mathieu Bocoté,
12:19Laurent Nunez
12:20qui a évoqué Marseille.
12:21Je vais vous montrer
12:22dans un instant
12:23une vidéo choc
12:24à propos de Marseille.
12:25Mais d'abord,
12:26le canard enchaîné
12:26qui explique comment
12:28Laurent Nunez
12:29aurait laissé
12:30au repos
12:3114 compagnies de CRS.
12:33Je cite,
12:33« Perçuadé
12:34que le mouvement
12:34s'essoufflerait
12:35avec le début
12:36des vacances scolaires,
12:37le ministère de l'Intérieur
12:38n'avait pas anticipé
12:40ni le nombre
12:40de manifestants
12:41ni l'injonction
12:42de l'ultra-gauche
12:43avec des jeunes décités
12:44au point de laisser
12:4614 compagnies de CRS
12:48au repos
12:49une bévue
12:50à tout casser. »
12:51regardez cette frayeur.
12:53Beaucoup de Français
12:54ont peur.
12:54On peur que
12:55ces casseurs,
12:57un cap n'ait été franchi
12:58et que ces casseurs
12:59n'entrent dans les appartements.
13:01Et regardez,
13:02par exemple,
13:02Marseille
13:03où certains se disent
13:04« On a tout cassé.
13:05Maintenant,
13:06direction Paris. »
13:08En mode-là,
13:09les Marseillais
13:10ils se chauffent
13:10à monter sur Paris.
13:11Ouais !
13:12Cette image,
13:13elle décrit tout.
13:14Elle décrit tout.
13:15En plus,
13:15elle a dit quoi ?
13:16Le 17, 18,
13:17cet échauffement.
13:18Le match,
13:19c'est 24.
13:19Et la victoire,
13:20c'est le 31.
13:22Le 24,
13:23j'ai entendu
13:24que nous,
13:25Marseille,
13:25on va partir à Paris.
13:28Ils savaient pas
13:29c'est quoi les ténèbres.
13:31La police,
13:32là,
13:32qui regarde mes commentaires
13:33à chaque fois
13:33ont fait ça
13:34en toute légalité.
13:36Moi,
13:36je dis Avengers
13:37en force.
13:38Il n'y a plus rien
13:39à récupérer chez nous.
13:40On arrive chez vous.
13:43Donc voilà ce qui se passe
13:45en tout cas
13:46sur les réseaux sociaux
13:47aux vues
13:48et à la barbe de tous.
13:49On va recevoir
13:50Alexandre Devecchio.
13:51On pourra lui poser
13:52des questions.
13:53Vous le connaissez bien.
13:55Venez,
13:55installez-vous.
13:56Il a écrit le livre
13:57Nous vivions côte à côte.
13:58Il nous avait accordé d'ailleurs
13:59son interview en exclusivité
14:01pour la sortie
14:01de son livre.
14:03Et aujourd'hui,
14:04Alexandre Devecchio,
14:05j'ai vu vos différents tweets
14:06et votre livre
14:07fait évidemment écho
14:08à l'actualité.
14:11Sommes-nous passés,
14:13Alexandre Devecchio,
14:14de l'air du côte à côte
14:15au face à face ?
14:17Qu'est-ce qui a changé
14:17depuis votre jeunesse
14:19que vous racontez
14:20justement dans ce livre,
14:22votre jeunesse en banlieue ?
14:23Bonsoir, Alexandre.
14:23Bonsoir, Christine.
14:24Bonsoir à tous.
14:26Qu'est-ce qui a changé ?
14:28Je dirais que malheureusement,
14:30la situation s'est aggravée
14:32et s'est propagée
14:33sur tout le territoire.
14:34à l'époque,
14:36moi je raconte
14:36les émeutes de 2005,
14:38peut-être que si on avait
14:39fait le bon diagnostic,
14:41on avait écouté
14:41notamment les habitants
14:43de ces quartiers,
14:44les honnêtes gens
14:47qui commençaient
14:47à se sentir étrangers
14:49dans leur propre quartier,
14:51eh bien on ne s'en serait
14:52pas arrivé là.
14:53Mais à l'époque,
14:54les émeutes étaient encore
14:55circonscrites en banlieue.
14:57C'était encore le cas
14:58en 2023,
14:59à l'exception de Marseille.
15:01Et ce qui a changé
15:01aujourd'hui,
15:02c'est qu'elle touche
15:03le cœur même
15:03des centres-villes.
15:05Alors,
15:06les habitants de banlieue
15:08se sentent peut-être
15:09moins seuls,
15:10mais c'est une maigre
15:10consolation parce que
15:11ceux qui se sentaient
15:12étrangers dans leur quartier
15:13ou dans leur ville
15:14se sentiront peut-être
15:16demain étrangers
15:17dans leur propre pays,
15:18voire chez eux,
15:19puisque maintenant,
15:20vous l'avez dit tout à l'heure,
15:22les racailles,
15:23les agresseurs
15:24viennent jusque
15:24dans les appartements.
15:25Encore peut-être
15:26deux, trois questions
15:27et puis les mousquetaires
15:28vont vous interroger également.
15:29Vous avez publié
15:30un papier intitulé
15:31les Black Blocks
15:32dans le Figaro
15:33et les pilleurs d'iPhone
15:34du 17 octobre
15:35ne sont pas
15:36les misérables
15:37de Victor Hugo.
15:38Pourquoi ce clin d'œil
15:39à Victor Hugo
15:40et s'ils ne sont pas
15:41les misérables ?
15:42Qui sont-ils ?
15:43Dans un instant,
15:43on verra les profils
15:44justement avec Marc Menon.
15:45Mais selon vous,
15:46qui sont-ils ?
15:47J'y ai pensé aux misérables
15:49à cause de la sortie du film
15:50parce qu'en écoutant
15:51Vincent Lindon,
15:53on avait l'impression
15:53effectivement qu'on était
15:55face à une colère sociale.
15:57On voit bien
15:58que ce n'est pas du tout
15:59le cas.
16:00Qui sont-ils ?
16:01Ils sont en partie,
16:02comme on l'a beaucoup
16:03entendu sur les plateaux,
16:05des enfants de la société
16:06de consommation
16:07complètement décérébrés
16:08qui pillent
16:09pour aller voler
16:10des iPhones,
16:11etc.
16:12Mais je crois
16:13que c'est plus profond
16:14que ça.
16:15Et c'est là où je peux
16:16peut-être le relier
16:17à mon livre
16:18et à ce que j'ai pu voir
16:19en banlieue.
16:20C'est aussi le produit
16:21d'une forme de désintégration.
16:23On a entendu pendant ces...
16:24On a vu d'avoir
16:25des drapeaux palestiniens,
16:26ce qui est tout un symbole.
16:27On a entendu
16:28des jeunes crier
16:29« Wallah ! »
16:30« Besmila ! »
16:31Donc on voit bien
16:33qu'ils sont aussi
16:33le fruit d'une forme
16:34de désintégration culturelle
16:36et qu'il y a
16:37dans cette volonté
16:38de tout casser
16:38une forme de ressentiment
16:40à l'égard
16:41de la France.
16:43L'anthropologue
16:43Florence Bergeau-Blaclaire
16:45le dit très bien.
16:47Dans les cités,
16:48les islamistes
16:50finalement
16:52encouragent
16:53ce type
16:54de radia.
16:56Pour eux,
16:57c'est une forme
16:58de revanche
17:00et presque
17:00de justice.
17:02Alors je ne dis pas
17:02que c'est le cas
17:03de tous les émeutiers
17:04mais je crois
17:04qu'il y a cette dimension-là
17:06et qu'encore une fois
17:07on y est aveugle.
17:09on n'est plus
17:10dans l'excuse sociale
17:11comme on l'était
17:12en 2005
17:12mais on refuse
17:13encore de voir
17:14le facteur culturel
17:16qui n'est pas
17:16le seul facteur
17:17mais qui reste
17:17un facteur
17:18je crois important
17:19dans ces émeutes.
17:21Alors beaucoup
17:21de commentateurs
17:23évoquent
17:24l'anomie
17:24de la jeunesse
17:25qui casse
17:25et qui vole
17:26de manière gratuite.
17:28Vous ne partagez pas
17:29entièrement ce point ?
17:29Non, c'est ce que je disais
17:31c'est-à-dire qu'effectivement
17:33il y a des décès rébrés
17:34mais je pense qu'il y a
17:35une forme d'intention politique
17:38consciente ou inconsciente
17:39d'hostilité à l'égard
17:40de la France
17:41de la même manière
17:42qu'en 2005
17:44il y avait certes
17:45des facteurs sociaux
17:45c'est vrai
17:46mais on avait surtout
17:47une jeunesse
17:48qui se dressait
17:49contre la France
17:50qui manifestait
17:51sa détestation
17:51de l'État
17:52et de la France
17:53et je crois que c'est le cas
17:54et puis la nouveauté
17:55ce que je n'ai pas dit
17:56au début
17:56c'est que pour la première fois
17:59il y a une jonction
18:00entre la jeunesse
18:01des banlieues
18:01et effectivement
18:02les black blocs
18:04l'extrême gauche
18:05qui partage
18:06également cette détestation
18:07de la France
18:08et de l'État
18:09et qui est dans un projet
18:11révolutionnaire
18:11de nouvelle France.
18:12Alors on verra
18:13tout à l'heure
18:13avec Marc Menon
18:14ses profils aussi
18:15parce que justement
18:16il y avait l'ultra-gauche
18:17il y avait ses jeunesses
18:18des quartiers
18:19et l'ultra-gauche
18:20les black blocs
18:20mais ils ne se sont pas
18:21fait interpeller
18:22les black blocs
18:22c'est intéressant
18:23C'est des professionnels
18:24de la classe
18:24Très intéressant
18:25et on verra
18:26qui a été interpellé
18:27Mathieu Bocoté
18:27Vous avez utilisé
18:29deux termes importants
18:29me semble-t-il
18:30Vous avez parlé de razia
18:31vous avez parlé
18:32de dimension politique
18:33de ce point de vue
18:34est-ce qu'on peut dire
18:34que c'est aussi
18:35un geste d'appropriation
18:36territoriale
18:36et de conquête
18:37qu'on a vu
18:38qui fait écho
18:39à d'autres scènes historiques
18:40qui remontent
18:40à d'autres siècles
18:41mais on arrive quelque part
18:42on dit
18:42c'est nous
18:42que nous faisons la loi
18:43on s'empare de vos biens
18:44on repart
18:45mais on reviendra
18:46Alors on a vu
18:47sur les réseaux sociaux
18:47les gens comparer ça
18:48à la chute de Rome
18:51si vous voulez
18:52aux invasions barbares
18:53moi je crois
18:53qu'on n'en est pas là
18:54en tout cas
18:54je l'espère
18:56mais effectivement
18:57déjà dans les premières émeutes
18:58il y avait
18:59une dimension
19:00de conquête territoriale
19:02on ne l'a pas beaucoup dit
19:02mais il y a eu les émeutes
19:04elles étaient d'abord
19:04circonscrites
19:05à Clichy-sous-bois
19:07et Montfermeil
19:08et en fait
19:08elles se sont propagées
19:09dans toute la France
19:10puisqu'il y a une
19:10internation de police
19:11à Clichy-sous-bois
19:13et une grenade
19:14à la Clémogène
19:15qui par accident
19:16est arrivée dans une mosquée
19:17en fait
19:17de cité en cité
19:19c'est Gilles Képel
19:20qui le raconte très bien
19:21s'est propagé
19:22l'idée
19:23que l'État français
19:24attaquait l'islam
19:25et donc il y avait déjà
19:26une forte dimension culturelle
19:27et une forme
19:28de revanche religieuse
19:30de volonté
19:31de s'approprier
19:32les territoires
19:32qui là
19:33étaient les territoires
19:34de banlieue
19:35et c'est vrai que là
19:37ce qui a changé
19:38c'est qu'ils s'attaquent
19:39effectivement
19:39au cœur
19:41des grandes villes
19:42et c'est une manière
19:43effectivement
19:44de prendre
19:45le pouvoir
19:46je pense qu'ils ne peuvent pas
19:47le faire
19:48totalement
19:48si demain
19:49il y a une réaction
19:50de l'État
19:50mais c'est en tout cas
19:51symboliquement
19:52c'est le message
19:53qui est envoyé
19:54je ne pense pas
19:55qu'ils cherchent
19:56à prendre le pouvoir
19:57ils sont simplement
19:59dans la haine
20:00de la France
20:01il y a un moment donné
20:02peut-être les deux
20:02ils déferment
20:03pardon
20:03peut-être les deux
20:05non parce que je crois
20:06qu'ils sont
20:07incapables
20:07de s'imaginer
20:08au pouvoir
20:09ils veulent éventuellement
20:10qu'il y ait la charia
20:11mais c'est là
20:12il y a quand même
20:13une grande nuance
20:14entre les deux
20:14oui c'est pas
20:16une organisation politique
20:17j'ai dit qu'il y a
20:17une dimension politique
20:19une dimension culturelle
20:20un peu inconsciente
20:21mais effectivement
20:22il n'y a pas de projet
20:23politique organisé
20:24c'est un mélange
20:25effectivement
20:26de facteurs religieux
20:28de haine en rentrée
20:30de la France
20:31et puis de nihilisme
20:32c'est-à-dire
20:32c'est le croisement
20:33effectivement
20:33entre une idéologie
20:34islamiste
20:35qui elle est construite
20:36et l'effondrement
20:38contemporain
20:39en réalité
20:39la déconstruction
20:45on parle beaucoup
20:46des jeunes
20:47des jeunes
20:47que vous avez connus
20:49mais on ne parle pas
20:50de leurs parents
20:50pourtant ce n'est pas
20:51une génération spontanée
20:52comment ils se comportent
20:54dans ces événements
20:55on a vu certains
20:57qui étaient
20:57plus ou moins complices
20:59de la radia
20:59si on en croit
21:00les images
21:00ou en tout cas
21:01du pillage
21:02mais est-ce qu'il y en a
21:03qui aimeraient retenir
21:04leurs enfants
21:05mais qui n'y arrivent pas
21:06qu'est-ce qui se passe
21:06au fond ?
21:07Je crois que de toute manière
21:09on est dans une société
21:10où on a
21:10méprisé l'autorité
21:12et l'autorité
21:12des adultes
21:13pas seulement
21:14en banlieue
21:15un peu partout
21:16on voit bien
21:17qu'à l'école
21:17le maître
21:18n'est plus du tout
21:18respecté
21:19ça a d'ailleurs
21:19commencé
21:20à l'école
21:22mais oui
21:23les adultes
21:24ont une grande
21:25responsabilité
21:26et effectivement
21:27on ne sent pas
21:28on ne les sent pas
21:29condamnés
21:30fermement
21:31ces actes-là
21:32je pense que
21:32à mon âge
21:34à leur âge
21:35moi mes parents
21:36ne me laissaient pas
21:36faire n'importe quoi
21:37et il y aurait eu
21:39couvre-feu
21:40à domicile
21:41sans avoir besoin
21:42de l'État
21:42pour décréter
21:42je vais le dire autrement
21:43quand votre enfant
21:44revient avec des gros sacs
21:45à la maison
21:45vous vous demandez
21:46peut-être d'où ils viennent
21:47non ?
21:47on voit surtout
21:48les mamans
21:48qui vont avec les enfants
21:50et les pères
21:50qui disent aussi
21:52allez-y
21:53prenez
21:53ou cassez telle boutique
21:54pour moi
21:55c'est intéressant
21:55parce qu'ils sont complices
21:56on les voit
21:57les parents
21:57pas tous
21:58il y a un problème
21:59de valeur
21:59dans cette histoire
22:00et pas seulement
22:01des individus
22:02décérébrés
22:04effectivement
22:04l'éducation
22:06particulièrement
22:06quand on vient d'ailleurs
22:07normalement
22:08on doit respecter
22:09le pays
22:10le pays
22:11où l'on va
22:12c'était d'ailleurs
22:13le cas de mon grand-père
22:14italien
22:15et on voit que là
22:15pour un certain nombre
22:16d'individus
22:16c'est pas le cas
22:17Charlotte et Michel
22:18comment vous décririez
22:21la différence
22:22qu'il y a entre
22:23ces jeunes-là
22:24leurs parents
22:24et même peut-être
22:25leurs grands-parents
22:26pour certains
22:26parce qu'ils sont
22:26désormais très jeunes
22:28dans le rapport
22:30à la France
22:30et ceux qui précisément
22:32ont choisi la France
22:32qu'est-ce qui a changé
22:33quelle a été la différence
22:34est-ce que c'est des personnes
22:35est-ce que c'est des villes
22:37est-ce que c'est
22:37la présence de la France
22:39dans leur vie
22:39est-ce que c'est une question
22:40de service public
22:40comme on entend parfois
22:41de police de proximité
22:42c'est quoi la différence
22:43dans mon lien
22:43je dis que mes grands-parents
22:45portugais et italiens
22:46sont la génération
22:47de l'assimilation
22:48mes parents
22:49c'est celle de l'intégration
22:50et moi je commence
22:52à être la génération
22:53de la désintégration
22:54je crois qu'il y a eu
22:55deux changements
22:56c'est-à-dire qu'on est passé
22:58d'une immigration maîtrisée
23:00à une immigration de masse
23:02une immigration en plus
23:03qui venait de pays
23:04quand même culturellement
23:05assez proches
23:06de pays plus lointains
23:07mais il y a la force
23:08du nombre
23:08qui fait qu'effectivement
23:09dans certaines villes
23:11le processus d'assimilation
23:12et d'intégration
23:13est rendu totalement impossible
23:14puisque ce sont des codes
23:16étrangers
23:16qui se sont imposés
23:18ajoutés à cela
23:19que l'état a renoncé
23:20à toute politique
23:22d'assimilation
23:23on est passé
23:23au multiculturalisme
23:25voire au modèle
23:26McDonald's
23:27venez comme vous êtes
23:28et c'est plus à vous
23:28de vous adapter
23:29à la culture française
23:30mais c'est à la France
23:31de s'adapter
23:32je pense que ce changement
23:33radical explique
23:36la différence
23:37entre leurs grands-parents
23:37puisque effectivement
23:38ça se passait mieux
23:39avec les premières générations
23:40qu'avec la troisième
23:41ou la quatrième
23:41peut-être dix secondes
23:42rapidement
23:43vous avez évoqué
23:442005 et les émeutes
23:45mais il y a eu aussi
23:46les territoires perdus
23:47de la république
23:48avec Georges Ben Soussan
23:49en 2002
23:50et puis il y a cette idée
23:51parfois islamique
23:53comme quoi une terre
23:54qui n'est pas islamique
23:54on peut y faire tout ce qu'on veut
23:55on peut voler
23:56on peut tout faire
23:57oui c'est aussi pour ça
23:58que je parlais de radia
24:01je pense que
24:02et je ne mets pas tout le monde
24:03dans le même palier
24:04mais en tout cas
24:05dans certaines cités
24:06on sait très bien
24:07qu'elles sont sous l'influence
24:08des frères musulmans
24:09sous l'influence
24:10des islamistes
24:12et que le système de normes
24:13n'est pas le nôtre
24:14effectivement
24:15dans le système de normes
24:16des islamistes
24:17il est bien vu en réalité
24:18de faire une radia
24:20sur les mécréants
24:21sur les couffards
24:23etc
24:24c'est un peu cette logique là
24:26dans laquelle s'inscrivent
24:29cette jeunesse
24:30merci beaucoup
24:30pour cette analyse
24:32Alexandre Devecchio
24:33nous vivions
24:34côte à côte
24:35chez Fayard
24:35à relire
24:36et c'est pour ça
24:37pour toutes ces raisons
24:38que vous dites
24:38qu'il est trop facile
24:39de viser uniquement
24:40les insoumis
24:40on marque une pause
24:41on revient
24:41pour face à l'info
24:43avec qui sont les casseurs
24:44est-ce qu'il faut
24:45emprisonner les casseurs
24:46est-ce qu'il faut
24:47emprisonner la population
24:48on parlera aussi
24:49de David Lissnarr
24:50et de son
24:51je m'en fous
24:51à tout de suite

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