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Christine Kelly et ses invités débattent de l’actualité dans Face à l'Info Le 18H30.

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00:00Peut-être avant, peut-être après, sur un certain nombre de places publiques.
00:04Ces manifestations seront considérées comme étant des attroupements visant à commettre des violences.
00:08Donc elles seront dispersées, on interprèdera les gens.
00:10La dissimulation du visage dans l'espace public est interdite depuis une loi de 2010.
00:14Et depuis une loi de 2019, le fait de se dissimuler le visage dans une manifestation
00:19au cours de laquelle sont commis des troubles à l'ordre public,
00:22ou au cours de laquelle on a de bonnes raisons de penser que des troubles à l'ordre public seront
00:26commis,
00:26c'est même un délit.
00:28Vous avez le visage dissimulé sur l'espace public, sans aucun motif légitime, c'est une contravention.
00:33Quand c'est en manifestation et qu'on pense qu'il va y avoir des troubles à l'ordre public,
00:36et là les appels sont explicites, ça devient même un délit,
00:39qui est puni d'une peine d'emprisonnement d'un an, 15 000 euros d'amende.
00:42On appliquera ces textes.
00:44On appliquera ces textes pour ces rassemblements qui sont, je vous assure,
00:48quand vous lisez les réseaux sociaux, c'est tout sauf du festif ou même du revendicatif.
00:53Sur les rassemblements, bien sûr.
00:57Le prétexte de la nuit d'Halloween ne sera pas un motif légitime pour se dissimuler le visage dans l
01:02'espace public,
01:02pour commettre des troubles à l'ordre public, que les choses soient claires.
01:05Et on a passé des instructions en ce sens à l'ensemble de nos effectifs.
01:10Pas d'autres questions ? Merci beaucoup, merci à vous.
01:14Tu veux en parler ?
01:19Ravi de vous retrouver, il est à 18h30, vous avez pu suivre en direct sur CNews la conférence de presse
01:25du ministre de l'Intérieur pour ce dispositif,
01:28pour ce 31 octobre, un dispositif musclé.
01:33On en parlera dans le 18h30.
01:35Une partie de la gauche appelle à bloquer les comptes d'extrême droite sur les réseaux sociaux pour réduire leur
01:43audience.
01:43Pourquoi ne pas chercher à convaincre ceux qu'on refuse d'écouter ?
01:47On peut choisir ses abonnements.
01:49Pourquoi piétiner la liberté de s'abonner au lieu de bloquer en masse ?
01:54Défendre la démocratie exige aussi de répondre aux arguments de ses adversaires.
01:59L'édito de Mathieu Boccoté dans un instant.
02:02Dans une note qu'Europe 1 a consulté, le renseignement parisien anticipe 100 000 à 150 000 manifestants dans les
02:09rues parisiennes ce samedi.
02:11Parmi eux, des contestataires, violents, des casseurs, des jeunes des quartiers, un cocktail explosif, Halloween.
02:19C'est un dispositif musclé, annonce Laurent Nunez.
02:21Qu'est-ce que faut-il craindre ? Pourquoi la France vit-elle au rythme des émeutiers ?
02:25Le regard de Marc Menant.
02:28Kevin T a été mis en examen.
02:31Il doit dormir en prison ce soir.
02:33À Trappes, l'enquête décrit un crime raciste prémédité.
02:38Mais le débat tourne au règlement de compte politique.
02:41Chacun accuse l'autre d'avoir armé le tueur.
02:44Dénoncer l'islamisme ne signifie pas appeler au meurtre.
02:47Combattre le racisme exige de la fermeté,
02:50pas de désigner des coupables par association.
02:53Le décryptage de Charlotte Dornelas.
02:56Le fascisme n'était pas d'extrême droite.
02:59Le parti de Hitler s'appelait National Socialist.
03:02Contrôle des prix, contrôle des salaires, contrôle de la production.
03:07Depuis 70 ans, nous avons dû un plan de table de mai 789
03:11pour cacher le vrai clivage.
03:13Ce contrôle de la liberté.
03:16Le fascisme est d'extrême gauche.
03:18C'est la démonstration qu'on vient nous faire ce soir.
03:21Brivelle Lepogam, dans Face à l'Info,
03:23chef d'entreprise, très repris par Elon Musk sur Twitter.
03:28Ces bistrots victimes des casseurs.
03:30Quand un bistro ferme, village, perd un lieu où se retrouver, se parler.
03:34Dans son livre « Café et bistro, la plus belle histoire d'amour des Français »,
03:39Alain Fontaine défend ces lieux qui font vivre la France.
03:43Les préserver, c'est défendre une habitude précieuse.
03:45Passer du temps ensemble, ailleurs que devant un écran.
03:48Alain Fontaine est en exclusivité dans le 18h30 ce soir.
03:52Et puis, les taxes sur l'essence n'empêchent pas Roland Lescure de dormir.
03:56Elles étranglent pourtant ceux qui doivent rouler pour travailler.
03:59L'État ne maîtrise pas le pétrole, mais il choisit sa fiscalité.
04:04Quand le plein devient luxe, gouverner, c'est agir, pas dormir tranquille.
04:08L'analyse de Michel Fayad.
04:10Voilà pour le 18h30.
04:12On est ensemble jusqu'à 20h.
04:13C'est parti.
04:26D'abord, Michel Fayad ce soir.
04:30Depuis hier, une petite phrase du ministre de l'Économie Roland Lescure sur le prix de l'essence
04:36fait le tour de la France et un peu le feu aux poudres à 48h avant les manifestations.
04:43D'abord, je vais le défendre parce que vous avez bien entendu,
04:48puisque c'est un ministre qui a dit une certaine vérité.
04:50Une vérité terrible, mais la vérité, puisque hier à l'Assemblée,
04:53pendant les questions au gouvernement posées par les députés aux ministres une fois par semaine,
04:59face caméra, il a parlé du plein, du gazole qui frôle les 2,40 le litre.
05:05Il s'est levé, lui l'homme de la finance qui est passé par le Québec
05:08et qui est aujourd'hui ministre de l'économie, des finances, de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique.
05:15Un titre si long qu'il faut un demi-plein pour en faire un tour.
05:20Ce qu'il dit, c'est la chose suivante.
05:22La raison essentielle pour laquelle les prix du pétrole en France sont plus élevés,
05:26c'est qu'on taxe plus qu'ailleurs.
05:28Taxer le pétrole, dit-il, c'est une bonne manière, puis il lâche.
05:32Moi, ce n'est pas une taxe qui m'empêche de dormir.
05:34Je sais que ça empêche de dormir d'autres, mais ça ne m'empêche pas de dormir.
05:38Ça permet de financer plein d'infrastructures.
05:41C'est très bien, c'est très bien, retenez ces mots.
05:43Parce que ces autres dont il parle, sur les réseaux sociaux, on leur a donné un prénom.
05:47C'est Nicolas, vous savez, ce Français qui travaille, qui paye tout, qui ne reçoit presque rien.
05:52C'est Nicolas qui paye.
05:53Donc, notre Nicolas, à nous, on va prendre un exemple, à 30 ans,
05:56il est technicien de maintenance dans la Creuse.
05:58Et chaque matin, il part en voiture, donc dépanner des chaudières, de village en village.
06:04S'il fait un plein par semaine, c'est 119 euros le litre, 119 euros, pardon, le plein.
06:10Et par mois, ça fait 500 euros, enfin plus de 500 euros, plus d'un quart de son salaire.
06:17Alors, il n'y a pas de métro dans la Creuse et on ne peut pas réparer une chaudière par
06:21le télétravail.
06:23Donc, vous savez qu'on a prêté à Marie-Antoinette le fameux qu'il mange de la brioche.
06:27Les historiens disent qu'elle ne l'a jamais dit.
06:30Roland Lescure n'aura pas cette chance puisqu'il l'a dit face caméra.
06:33Une maladresse, dit le gouvernement, non, il connaît la souffrance des Français et il dort quand même.
06:39Justement, quand Nicolas paie son plein, où va son argent ?
06:43Alors, on monte en voiture et on va suivre un litre de gazole jusqu'à la pompe de Nicolas.
06:49Donc, moi, je connais bien ce domaine, j'y ai travaillé.
06:52Et donc, on dit toujours qu'entre le puits et la pompe, il y a un long trajet, un long
06:58voyage.
06:58Et chaque étape a son prix.
07:01Donc, prenons un litre dont le pétrole vient du Golfe.
07:04Il doit franchir d'abord le détroit d'Hormuz.
07:07Et vous savez, avec toutes les difficultés qu'on connaît, le 9 octobre, il y a même eu un navire
07:11qui a été attaqué.
07:12Les autres passent, mais avec la peur au ventre.
07:14Et sur les marchés, la peur se paye.
07:17La deuxième étape, c'est la raffinerie.
07:19La raffinerie, c'est un peu la cuisine du pétrole.
07:22Donc, le brut entre, le gazole sort.
07:24Des raffineries ont été frappées en Russie, endommagées en Arabie Saoudite et ailleurs dans le Golfe.
07:29Le gazole manque.
07:31Et ceux qui le fabriquent gagnent gros.
07:33Ce matin, Total Energy a même annoncé des profits records, multipliés par 5 en un an,
07:38même si c'est surtout dû à la chimie et la pétrochimie.
07:41Et la France ?
07:42Eh bien, en 1975, nous avions 24 raffineries.
07:45Il nous en reste plus que 6.
07:47En 2012, on en avait 10.
07:49Et sous l'ère Hollande puis Macron, on en a perdu 2.
07:52Dont une en Normandie qui desservait Paris et la région parisienne.
07:58La dernière étape, c'est la pompe.
07:59C'est là où l'État monte à bord.
08:02D'abord, une taxe fixe, environ 61 centimes par litre.
08:05C'est l'ancienne TIPP.
08:07Puis la TVA à 20%.
08:09Calculée aussi sur cette taxe, oui, une taxe sur la taxe, au total sur un litre à 2,38 euros,
08:15environ 1 euro par à l'État.
08:17L'Iran, les raffineries russes, la France ne les contrôlent pas.
08:21Mais ce dernier euro, lui, dépend de choix politiques à Paris et à Bruxelles.
08:27Alors, le gouvernement répond qu'il n'a pas de cagnotte et qu'une baisse des taxes coûterait trop cher.
08:32Alors, que faire, Michel ?
08:33Sur la cagnotte, il a raison.
08:35L'État encaisse moins parce que les Français achètent moins de carburant.
08:39Combien de Nicolas renonce à un trajet, à une visite, à un chantier ?
08:43Voilà le paradoxe.
08:44L'État veut qu'on consomme moins de pétrole, mais il vit des taxes sur le pétrole qu'on consomme.
08:49L'Allemagne a baissé ses taxes de 17 centimes jusqu'à la fin de l'année.
08:53L'Italie, qui n'est pas plus riche que nous, l'avait déjà fait au mois de mars.
08:56Elle a choisi.
08:58Et Paris, donc, le 12 octobre, le gouvernement a annoncé qu'il va revendre à prix coûtant une partie de
09:03ses stocks de secours,
09:04ses stocks stratégiques, achetés avant la guerre, donc quatre fois moins chers.
09:08À la pompe, ce sera ce dimanche.
09:11Trois semaines de délai pendant lesquels le baril a grimpé de 100 dollars à plus de 116 dollars.
09:16Et le président est allé chercher du gazole, vous le savez, dans le Golfe, en Arabie Saoudite et dans d
09:20'autres pays du Golfe.
09:22Du gazole qui, pour l'essentiel, devra lui aussi passer par le détroit d'Hormuz.
09:25On nous promet 12 à 18 centimes de moins.
09:28C'est une rustine puisque ses stocks, il faudra les reconstituer un jour.
09:31Donc, les que faire, comme vous disiez.
09:33D'abord, premièrement, une taxe qui baisse quand les prix flambent.
09:38Lionel Jospin l'avait fait en 2000 et Lionel Jospin, ce n'est pas un libéral.
09:42Et un député du camp de Macron et du ministre vient de déposer une proposition de loi dans ce sens.
09:49Cela coûte, il faudra le financer et vérifier que la baisse arrive à la pompe.
09:53Ensuite, il faut se battre à Bruxelles parce que c'est une règle européenne qui impose une taxe sur la
09:58taxe.
09:59Enfin, il faudra raffiner davantage chez nous, pas pour payer moins cher, mais pour moins dépendre des autres.
10:05Donc, 10 milliards, c'est beaucoup et il faudra dire où on les prend.
10:09Mais dans un État qui en dépense plus de 1 600 par an, prétendent qu'on ne peut pas les
10:13trouver, c'est un aveu de faiblesse.
10:15En 2018, quelques centimes de taxe ont mis des gilets jaunes sur tous les ronds-points.
10:21Alors, monsieur le ministre, dormez sur vos deux oreilles, mais ne gouvernez pas les yeux fermés,
10:26car ceux qu'on empêche de dormir finissent toujours par réveiller ceux qui dorment trop bien.
10:30– Ceux qui dorment trop bien, merci beaucoup, Michel Fayal.
10:33Je vois que ces messieurs ont des costumes trois pièces, mais pas vous, mon cher Michel.
10:38Ça viendra ?
10:39– Non, mais c'est à la mode, et ni Marc Menand.
10:41Je vois qu'il y a une petite évolution de tenue.
10:44– C'est l'ordre de gauche, il porte la cravate, c'est déjà pas mal.
10:47– C'est vrai.
10:49– On peut être de gauche et être honorable pour autant, mon seigneur.
10:54– Charlotte, elle est toujours la princesse et la reine.
10:57– Alors, on continue dans un instant, Charlotte, avec vous en deuxième partie.
11:01On va parler effectivement de l'affaire de Trappes, et on en sait plus effectivement sur Kevin T.
11:06On en parlera avec vous après 19h.
11:09Marc Menand, on est à 48h d'Halloween.
11:13Certains pensent VT Halloween, certains commerçants craignent cette soirée.
11:19On a entendu Laurent Nunez qui annonce un dispositif particulièrement musclé,
11:25et on l'a entendu effectivement annoncer que la soirée va être très compliquée.
11:30– Oui, dit grande doctrine, une doctrine de grande réactivité qui se veut efficace.
11:35Nous aurons un engagement robuste.
11:38Alors, je ne vais pas décliner tous les éléments qu'il a mis en place.
11:41Disons que les troupes d'élite seront présentes.
11:45Plus de 75% des CRS, leur aide, le GIGN, vous vous rendez compte, c'est quand même pas…
11:53Ces gens-là sont mobilisés pour des manifestations.
11:57Le GIGN…
11:58– Mais pas pour les préoccupations quotidiennes des Français.
12:01– Non, non.
12:01– Non, mais je veux dire, tous les politiques, tous les regards se tournent vers ça.
12:04– Voilà. Mais ils sont d'autant plus inquiets. Pourquoi ?
12:07Alors, moi, les réseaux sociaux, vous savez très bien que je les ignore,
12:10il y a une question d'âge là-dedans. Mais il n'en reste pas moins qu'il semblerait
12:15qu'aujourd'hui, on arrive avec pas grand-chose à faire, à instiller une sorte de fureur de fièvre.
12:24Et en l'occurrence, j'exècre depuis longtemps et toujours, je dirais, Halloween.
12:29Pour moi, comment peut-on se laisser porter et faire en sorte que des enfants
12:33soient mobilisés par l'horreur, soient mobilisés par le sordide ?
12:38Et on leur dit, c'est la… Je fais ce que je veux, mon cher Stéphane.
12:41Je suis contre. J'aime ce qui est beau.
12:44– Il est contre les bonbons aussi.
12:46– C'est quoi votre dispute, là ?
12:48– Il est contre Halloween.
12:50– Oui.
12:50– Alors Stéphane, vous venez d'arriver parmi nous, sachez que ça fait 7 ans qu'on est contre Halloween.
12:59Donc, bienvenue, mais avec Charlotte, nous, on n'est pas tellement…
13:01– Avec mon déguisement, à la prochaine fois.
13:03– Non, mais nous, on n'est pas très pour fêter le mal.
13:06– Voilà.
13:06– Non, mais c'est vrai en plus.
13:07– Alors, vous aurez le droit de parler dans un an ?
13:10– Tout va bien.
13:13– Mais jusque-là, même pas de joker, rien !
13:15– Non, mais trêve de plaisanterie.
13:17J'entends bien aussi ce que vous dites, mais bon, c'est vrai que, voilà, je vais vous dire un
13:20peu à la tonalité quand même,
13:21parce qu'à chaque fois, on fait un édito, tous les 31 et les 31.
13:25– Voilà, la joie, c'est pas l'horreur.
13:27– Regardez, Marc Menon pour rebondir, un petit article du Figaro.
13:31Il y aura des clowns tueurs contre des CRS.
13:34Regardez, ça va être American Nightmare, préviennent-ils.
13:39« Manifestation la journée » et « Halloween » plus « Manifestation le soir », ça va être historique.
13:45Ryan, un manifestant promettant le pire pour l'acte 3 des mobilisations.
13:51On ne peut pas dire qu'on n'aura pas été prévenus.
13:53– Oui, mais c'est la purge.
13:54Alors, ça aussi, je ne suis pas très série.
13:57Il y a une série qui est la purge et qui correspond à Halloween.
14:02Et alors, qu'est-ce qui se passe avec la purge ?
14:04Eh bien, la nuit d'Halloween, tous les crimes sont permis.
14:08Vous voyez, moi, je veux bien que ce soit un divertissement.
14:10J'aime l'humour noir, mais il y a quand même des choses dont ma petite tête
14:17ne peuvent pas arriver à se coordonner et à atteindre l'admissible.
14:21Donc, nous avons cette fureur-là qui est apparue pour la première fois, c'était en 2018.
14:27Et il y a un petit bougre qui a dit « Ben voilà, il y a la purge et on
14:31va faire les forces de l'ordre ».
14:33C'était en 2018, ça n'avait jamais existé.
14:35Et ce qui est formidable dans cette logique-là, c'est que vous postez,
14:39et là, c'est une affiche, mais vous pourriez simplement prendre une photo d'une devanture
14:43et puis vous dites « Allez, on fait la purge ! »
14:47Les gens connaissent la purge et hop, ça va, ça vient, ça se diffuse
14:52et ça apprègne soit les plus fous, soit les plus démentiels,
14:57soit les plus démunis intellectuellement.
15:00Toujours est-il qu'ils se retrouvent éventuellement dans la capacité de l'action.
15:05Le maire de Trappes, il y a deux jours, il était là, il disait « Oui, vous vous rendez compte
15:09? »
15:09Les propos qui sont tenus sur CNews, vous voyez la réalité.
15:14Mais il ne s'est pas opposé à ça apparemment.
15:16Donc, on a ces gens et en 2018, alors que c'était la première fois qu'on exploitait ce phénomène,
15:25il y a eu plus de 100 interpellations qui étaient liées à des gens qui étaient dans la rue
15:30et qui voulaient se faire des flics.
15:32Donc, oui, aujourd'hui, en dehors du fait que les étudiants, les lycéens n'ont pas trouvé de réponse,
15:39que le gouvernement joue le dilatoire, il y a une inquiétude,
15:43car vient s'amplifier dans le mécontentement ce phénomène d'une utilisation métaphorique.
15:51Et si l'on revient encore, et Charlotte en parlera tout à l'heure, de l'affaire de Trappes,
15:56l'acrimonie de certains, vous imaginez le cocktail explosif qui est là actuellement en poudrière derrière nos cerveaux.
16:07La mouvance contestataire veut créer, je cite, une situation insurrectionnelle.
16:13Le 31 octobre prévient le renseignement parisien.
16:18Là aussi, on ne pourra pas dire que le renseignement n'aura pas prévenu.
16:22On en est là en France.
16:23Stéphane Nazyari, comme vous êtes nouveau mousquetaire, vous avez le droit de parler.
16:27Venez votre avis. Ensuite, on reçoit notre invité.
16:29On fera un autre débat sur Halloween.
16:31La prochaine fois, je viendrai déguisé avec mon guillot de citrouille.
16:34On discutera à battre au rompu.
16:37Chacun son avis.
16:38Nous allons accueillir, merci beaucoup mon cher Marc, accueillir Alain Fontaine.
16:42Installez-vous, cher Alain Fontaine.
16:43Vous êtes cuisinier propriétaire du restaurant Le Mesturet, situé dans le 2e arrondissement de Paris.
16:49Vous êtes également président de l'association des bistrots et cafés en France,
16:53engagé dans la défense de ce patrimoine social et culturel.
16:57Nous avons déjà reçu, vous êtes président d'honneur de l'association française des maîtres restaurateurs.
17:02Et vous œuvrez notamment pour la reconnaissance des bistrots et cafés français au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.
17:10Vous sortez le 6 novembre et vous êtes ici en exclusivité.
17:13Ce livre que l'on voit ici affiché, café et bistrots.
17:18Où en est-on aujourd'hui du projet d'inscription des bistrots et cafés français au patrimoine immatériel de l
17:26'UNESCO ?
17:27Et puis est-ce que vous craignez, vous, à 48 heures du 31 octobre,
17:31que nos cafés, nos bistrots, notre identité française ne soient détériorées ?
17:37Alors d'abord, je vous avais promis de venir, que vous seriez la première pour laquelle je ferai la promotion
17:44du livre.
17:44Et j'ai tenu ma promesse, vous êtes la première.
17:46Merci pour cette exclusivité et cette confiance.
17:49Et ce livre sort demain, en fin de compte, le vendredi, c'est demain le 30 octobre.
17:55Il va sortir dans FNAC, Cultura et autres librairies.
18:00Le projet pour l'UNESCO avance bien.
18:03On travaille en étroite collaboration avec le ministère de la Culture.
18:08Parce que maintenant, il faut qu'on ait été inscrit au patrimoine français.
18:12Maintenant, on cherche à aller à l'UNESCO.
18:14Il faut un langage UNESCO.
18:16Donc il faut que le ministère de la Culture remanie bien sûr notre dossier.
18:20Mais on avance, on travaille en étroite collaboration.
18:22Et puis après, c'est le temps de l'UNESCO.
18:25Parce que ce n'est pas parce qu'on souhaite être inscrit à l'UNESCO.
18:27Mais c'est l'UNESCO qui décide de nous inscrire à un moment donné.
18:30Mais les choses vont...
18:32Ça sera dans les...
18:33Prochainement, voilà.
18:35Ces bistrots, page 7.
18:37Ces bistrots et ces cafés de France sont des passeurs du temps.
18:40Ils traversent les siècles.
18:42Ils croisent les générations.
18:44L'objectif est de sauver les quelques 30 000 débits qui survivent aujourd'hui.
18:49Sachant qu'il y en avait 200 000 en 1968 et un demi-million en 1938, l'année de Marc
18:55Menand.
18:56L'enjeu est donc patrimonial, social, mais aussi politique.
19:00Vous êtes le fervent défenseur de ces cafés et de ces bistrots qui sont l'identité,
19:05qui sont un lieu de partage, un lieu de culture, un lieu d'histoire,
19:08un lieu où on peut justement échanger et ces lieux disparaissent.
19:11C'est très important.
19:12C'est effectivement ce qu'on appelle la sociabilité.
19:15Et ces lieux disparaissent.
19:16Alors, on veut sauver, bien sûr, ces 34 000 bistrots, parce que le chiffre, c'est ça.
19:20Et on veut aussi les réinstaller.
19:22Vous avez 23 000 communes en France, 23 000 sur 35 600 et quelques.
19:27Donc, ça fait 62 %, qui n'ont plus de commerce.
19:30Donc, de facto, plus de bistrots et de cafés.
19:33Donc, c'est presque discriminatoire.
19:35C'est-à-dire qu'il y a une partie de la population française,
19:37ce qu'on appelle la diagonale du vide,
19:39qui n'a plus droit à la sociabilité.
19:41Ils n'ont plus droit.
19:42C'est-à-dire que pour des raisons x et y.
19:44Alors, c'est un problème aussi politique,
19:46parce que comment on a pu, à un moment donné,
19:49laisser s'installer ces déserts de sociabilité ?
19:52Alors, on parle, et vous en parlez souvent, des déserts médicaux.
19:55Mais les déserts de sociabilité sont aussi importants, voire plus importants,
20:00parce que quand vous êtes chez vous, tout seul,
20:03quand vous ne voyez plus personne,
20:05ça engendre des peurs, des angoisses, de la dépression, plein de choses.
20:08Donc, les déserts de sociabilité sont très importants.
20:11Alors, oui, il faut les réimplanter.
20:12Et puis, ces bistrots et ces cafés,
20:14c'est des lieux d'intégration, d'assimilation.
20:16C'est là où, je dirais, le peuple de France s'est construit,
20:20avec ses différences, avec ses contradictions également.
20:23Mais on s'est construit parce qu'on a discuté, on a parlé.
20:26Et ce n'est pas des endroits, je dirais,
20:30c'est des endroits intellectuels aussi,
20:32parce que la philosophie,
20:34alors c'est des endroits où on a des conversations comme ça,
20:37pour rigoler,
20:38mais c'est des endroits très politiques.
20:40D'ailleurs, vous avez un des candidats qui est appelé,
20:42je crois, Mille Bistrot.
20:44Oui, mais il n'y en avait pas grand monde.
20:45Il n'y en avait que 700.
20:46La dernière fois que vous m'avez interviewé, c'est sur ça,
20:47c'était le 9 septembre,
20:48et je vous avais promis que je viendrais ici.
20:51Donc voilà, ça fait partie de notre vie,
20:55c'est le syndicalisme, c'est plein de choses.
20:56Alors Alain Fontaine,
20:57votre livre sort demain en exclusivité.
20:59Encore merci pour votre présence.
21:01Est-ce que les cafés et bistrots disparaissent
21:04parce qu'il n'y a plus de France qui se sociabilise,
21:07qui a envie de discuter entre elles,
21:09lorsqu'on voit cette France qui a feu,
21:11et qui n'a pas envie de parler,
21:14qui n'a pas envie de débattre,
21:15ou bien c'est parce qu'il n'y a pas de bistrot
21:18que ça contribue aussi au fait que la société soit écartelée ?
21:22C'est la deuxième version.
21:23C'est effectivement le manque de ces lieux de sociabilité
21:26qui fait qu'on ne se parle plus.
21:28On ne se parle plus qu'à travers des réseaux sociaux,
21:30avec sa communauté.
21:31Et donc ça, quand on parle...
21:32Alors vous pensez vraiment que les gens vont lâcher leur téléphone
21:35pour aller dans les bistrots ?
21:36C'est une question.
21:37Alors nous, on pense que sur l'avenir,
21:40on a beaucoup de chance, c'est avec l'IA,
21:42c'est-à-dire que les gens vont en avoir assez
21:43de lire des choses qui sont générées par l'IA,
21:46de regarder des choses qui sont générées par l'IA,
21:49d'écouter,
21:49et on va avoir besoin de se retrouver.
21:51Il faut à un moment donné qu'il y ait la bascule.
21:53On va avoir besoin de se retrouver,
21:55de se toucher,
21:56de se regarder
21:57et de savoir qu'on est des humains.
22:00Parce que dans les bistrots et les cafés,
22:02il y a ce côté très humanisme et très humain.
22:04Et donc,
22:06c'est très important de conserver cela
22:08et d'en parler surtout.
22:11Parce que de dire aux jeunes
22:12qu'il est important qu'on reste ensemble surtout,
22:15parce que c'est les jeunes aujourd'hui
22:17qui ont des revendications.
22:19Quand on a des enfants,
22:20on sait ce que ça veut dire des lycées
22:22ou des écoles qui sont mal entretenues.
22:24Mais c'est ça le débat.
22:25C'est que les jeunes se retrouvent ensemble,
22:28qu'on se retrouve ensemble.
22:29Et c'est pour ça qu'on pousse
22:31pour la journée des bistrots, cafés et terrasses,
22:35toujours le premier,
22:36mais je viendrai vous en parler si vous le souhaitez,
22:38le premier, je dis, de chaque mois de juin.
22:40C'est un événement national
22:41qu'on essaye de faire comme la fête de la musique
22:43le 21 juin
22:44pour que ça soit une grande fête des voisins
22:48dans les bistrots, les cafés et terrasses,
22:49que dans les villages, dans les quartiers,
22:51on se retrouve et qu'on discute.
22:53Alors des fois, on s'engueule, c'est clair.
22:55Mais un bistrot et café est fait pour ça.
22:57Mais oui, mais c'est ça.
22:58Ne pas s'envoyer des insultes par des réseaux,
23:01mais se parler.
23:02Et puis quand on se parle,
23:03vous avez le monsieur ou la madame loyale
23:04derrière le bistrot, derrière le comptoir
23:06qui calme les ardeurs des uns et des autres.
23:08Se parler de l'humanité,
23:10se toucher dans les bistrots,
23:12on ne parlait, page 16,
23:17on ne parlait bien entendu pas de réseau social.
23:21Et pourtant, il existait déjà.
23:22Les premiers téléviseurs apparaissaient
23:24dans les bistrots, dans les cafés.
23:26On commentait le quotidien du quartier
23:27comme la situation internationale.
23:29On ne craignait pas de parler,
23:31car l'autocensure, le bien-pensant
23:32et le bien-dire ne faisaient pas
23:35à leur partie des instants passés autour
23:37du comptoir d'une table.
23:38Voilà un exemple.
23:39Mathieu Bocoté.
23:40Alors, je regardais pendant que vous parliez
23:42la carte de votre resto.
23:44Pour savoir si...
23:45On se demandait ce qu'il était sur son téléphone.
23:48Il a toujours faim.
23:50Absolument.
23:50Vous chantez les lieux
23:52où les gens peuvent se rencontrer,
23:52mais il y a aussi ce truc tout à fait particulier
23:54de la gastronomie française populaire,
23:55si je peux me permettre.
23:56Il y a une gastronomie très complexe,
23:58très compliquée, très élaborée,
23:59c'est très bien,
23:59mais il y a aussi le plaisir
24:01des saveurs de son pays.
24:02J'ai l'impression que c'est un des arguments
24:04qui plaident pour vous.
24:04C'est rentrer dans un bistrot,
24:05c'est normalement rentrer
24:06dans un endroit où spontanément
24:07la gastronomie française populaire
24:09est à l'honneur.
24:10Oui, c'est la gastronomie
24:11de nos mères et nos grands-mères.
24:12C'est la tête de veau,
24:13c'est le bourguignon,
24:14c'est la blanquette.
24:16On n'a plus le temps
24:17de le faire à la maison.
24:19Il y a des fractures familiales,
24:20des fractures sociales.
24:22Il y a aussi...
24:22Et heureusement,
24:23les femmes travaillent aujourd'hui
24:25et se sont émancipées,
24:26sauf que nous, les garçons,
24:27on n'a pas réussi à faire la cuisine
24:28que nos femmes,
24:30nos mères et nos grands-mères faisaient.
24:31On commande,
24:32on commande,
24:33on est livrés et tout ça.
24:34Alors qu'il faudrait
24:36que les hommes
24:36prennent leur place en cuisine
24:37à la maison
24:38pour faire des bourguignons,
24:39des blanquettes,
24:40des choses comme ça.
24:41Et donc, nos bistrots,
24:42on fait ça.
24:43On fait cette cuisine traditionnelle
24:44et on est...
24:45Les bistrots et les cafés,
24:46c'est une madeleine de Proust
24:47pour tout le monde.
24:48C'est une madeleine de Proust
24:49pour tout le monde.
24:50On retrouve des saveurs
24:51et des odeurs
24:52qui nous manquent des fois.
24:53Marc Menand.
24:54Moi, j'ai une tête de cochon,
24:55mais je ne serai pas à la table.
24:58Non, la question qu'on peut se poser,
25:00aujourd'hui,
25:01on sait quand même
25:02que certains éléments
25:04qui constituent
25:05les plaisirs de la table
25:07peuvent être toxiques.
25:08Comment ?
25:09Comment ?
25:09Non mais...
25:10Entre autres,
25:11le sucre et compagnie,
25:12etc.
25:13Même parfois la charcuterie
25:15si on en abuse.
25:16Comment faire des plats
25:17traditionnels
25:18tout en tenant compte
25:20de cette évolution
25:20de la connaissance
25:22par rapport
25:22au risque de maladie ?
25:24Dernier mot.
25:25Alors ça,
25:25c'est très intéressant.
25:26la question que vous posez
25:27parce que les bistrots,
25:29ça va vous surprendre,
25:30il y a une diététique des bistrots
25:31parce qu'il y a le plat du jour,
25:32il y a l'entrée du jour,
25:33le dessert du jour.
25:34Et chaque jour,
25:34on change.
25:35Et quand vous mangez
25:37dans un bistrot,
25:38vous ne mangez pas
25:38des choses trop sucrées.
25:40Effectivement,
25:40quand vous allez dans
25:41d'autres restaurants,
25:42c'est toujours très sucré
25:43parce qu'on cherche
25:44à solliciter
25:45vos papilles gustatives
25:45sur le sucre
25:46ou des fois sur le sel
25:47ou sur le piquant.
25:49Et donc,
25:50cela,
25:50ce n'est pas
25:51dans les bistrots et les cafés.
25:52Vous mangez une cuisine
25:53qui est équilibrée,
25:55celle que faisaient
25:56nos mères et nos grands-mères.
25:57Il y a 40 ou 50 ans,
25:59on n'était pas obèse.
26:00L'obésité
26:01est un mal moderne.
26:03Est un mal moderne,
26:04n'est pas un mal
26:05des bistrots et des cafés.
26:06Merci.
26:07Voilà ce qu'il faut savoir.
26:08Et j'espère que samedi,
26:09ça va bien se passer
26:10parce que c'est très dur pour nous.
26:12Il y a la casse,
26:13mais il y a aussi
26:13le manque de chiffre d'affaires
26:14dans les bistrots et cafés.
26:16Donc, pensez,
26:17moi je dis à tout le monde,
26:18pensez à ces femmes
26:19et ces hommes
26:20qui ne sont pas riches,
26:20qui ont des commerces
26:22de chaussures ou autres
26:23dans des restaurants.
26:25Quand on prend nos oeufs,
26:26on est en dessous du SMIG
26:27et c'est quand même très dur.
26:28Donc, pensez à nous.
26:29On a des combats
26:30qui sont similaires aux vôtres
26:31et on en souffre beaucoup.
26:34C'est Bistrot qui se barricade.
26:36Café et Bistrot,
26:38la plus belle histoire
26:39d'amour des Français
26:40qui sort demain
26:42aux éditions Ouest France.
26:44Dans un instant,
26:46la deuxième partie
26:46de Face à l'Info
26:47avec cet appel
26:50à bloquer tous ceux
26:51qui sont d'extrême droite.
26:52Pourquoi est-ce qu'on ne discute plus
26:53qu'il faut des bistrots
26:54peut-être sur les réseaux sociaux ?
26:56On en parle tout de suite.
26:58Allez, c'est parti.
26:59À tout de suite.
27:01À tout de suite.
27:02Sous-titrage Société Radio-Canada
27:03Sous-titrage Société Radio-Canada

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