Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 minutes
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Europe 1, 11h-13h, Christine Kelly et vous.
00:07Nous sommes en train d'aborder les journalistes qui sont ciblés, peut-on encore, formés librement,
00:14quand les journalistes deviennent des cibles, on a parlé des policiers qui deviennent des cibles
00:20depuis quelque temps, d'un pompier de Marseille qui s'est fait tirer dessus
00:24alors qu'il intervenait avec ses collègues sur un incendie
00:27et on va aborder effectivement ces journalistes attaqués.
00:32Je ne veux quand même juste lire le message d'une femme de policier
00:37juste avant d'aborder cette dernière partie.
00:40Et vous pouvez réagir bien sûr au 01-80-20-39-21 au standard d'Europe 1
00:45pour appeler Christine Kelly, le numéro est non surtaxé.
00:48Vous envoyez aussi vos messages sur WhatsApp, nombreux et nombreuses de nous contacter
00:51au 01-80-20-39-21-midi-5 sur Europe 1.
01:00Le samedi, je n'ose plus rien prévoir.
01:04Mon mari est systématiquement rappelé pour maintenir les forces face à ces violences.
01:10On en a marre de cette vie suspendue.
01:13Chaque fois, je me demande s'il rentrera à Demne.
01:15Ce n'est pas une existence.
01:17Les commerçants ferment, les rues se vident, on ne vit plus.
01:21Il faut arrêter de se voiler la face.
01:23Nous sommes en guerre et l'État nous a lâchement abandonnés.
01:27Voilà le message d'une femme de policier en Ile-de-France.
01:33Abordons maintenant à la fois les pompiers mais aussi les journalistes,
01:36je le disais, qui sont devenus des cibles.
01:39Samedi, une équipe de CNews a été agressée à Paris,
01:42selon le témoignage de Régène Delfour.
01:44Dimanche, Jean-Luc Mélenchon a attaqué Anne-Claire Coudray
01:46de relayer des propos qu'il juge racistes.
01:48Après son entretien avec Édouard Philippe,
01:50ses faits sont différents.
01:52Mais il nous oblige à réfléchir au poids des mots,
01:55critiquer une interview illégitime,
01:57transformer une journaliste en ennemi,
01:59pose une autre question.
02:00Que devient notre liberté ?
02:02Notre liberté d'informer.
02:04Voilà la question que nous vous posons,
02:07vous, auditeurs d'Europe 1.
02:08Écoutez Régine Delfour,
02:10journaliste de CNews agressée samedi au marteau.
02:13On est journaliste de terrain.
02:15Nous, en tant que journaliste de terrain,
02:16on est là pour relater ce qui se passe sur le terrain,
02:18ce qu'on entend, ce qu'on voit.
02:20Nous ne sommes pas des éditorialistes,
02:22nous ne prenons pas position.
02:24Depuis une semaine,
02:25je sors un peu de mon cadre de journaliste
02:26parce que là, en fait,
02:27ce qui s'est passé, c'est extrêmement grave.
02:29Et je vais parler à titre personnel aussi.
02:32Nous, depuis une semaine, en fait,
02:33on est visé.
02:34On est clairement visé
02:35parce qu'on serait responsable,
02:36soit disant notre chaîne serait responsable,
02:38responsable d'un attentat raciste.
02:40Sur les réseaux sociaux, en fait,
02:41il n'y a pas que notre chaîne qui est visée.
02:43Il y a aussi d'autres chaînes.
02:44Donc, en fait, il y a vraiment
02:45une haine vis-à-vis des journalistes.
02:47Cette haine, elle a été,
02:48c'est une parole qui a été adoubée
02:50par des politiques,
02:51par des syndicats aussi,
02:52que ce soit des syndicats lycéens
02:53qui nous aident des cibles, en fait.
02:55On est venu des cibles mouvantes.
02:56Et c'est d'une extrême gravité
02:59puisque la population
03:00se sent maintenant autorisée
03:01à venir nous frapper.
03:04Autorisée à venir nous frapper.
03:07Écoutez la polémique,
03:08ce qui a déclenché la polémique aussi,
03:11un propos d'Anne-Claire Coudray,
03:12après des propos tenus par Édouard Philippe.
03:15Jean-Luc Mélenchon,
03:16cible directement Anne-Claire Coudray,
03:19critique Édouard Philippe,
03:20le jugeant de raciste,
03:22et paré coucher Anne-Claire Coudray également.
03:23Écoutez Édouard Philippe sur TF1.
03:26Dans les images que nous avons vues,
03:28des pillages,
03:30je ne parle pas des pillages,
03:31il y avait de fait un certain nombre,
03:34un nombre important,
03:37de jeunes Français, sans doute,
03:40que je considère comme des Français,
03:41issus de l'immigration,
03:43ce qui traduit,
03:44ce qui traduit un sujet
03:45qu'on doit regarder les yeux dans les yeux.
03:47Et on doit s'interroger sur
03:49comment est-ce qu'on fait nation,
03:51comment est-ce qu'on fait nation
03:51pour ceux qui sont arrivés
03:53il y a une, deux ou trois générations,
03:55et pour les autres ?
03:56Or, nous voyons bien
03:57que ce lien national,
03:59cette union nationale,
04:00les Français,
04:00ils ont envie d'être unis.
04:01On voit bien qu'il y a des moments de fête
04:03que la nation,
04:04elle se rassemble.
04:05Mais on voit bien aussi
04:06qu'il y a des fractures sociales
04:07considérables dans notre pays
04:08et qu'on doit pouvoir faire en sorte
04:11par l'école,
04:13par la croissance,
04:14par des institutions nouvelles.
04:16J'ai longuement parlé
04:16d'un service national obligatoire
04:18qui s'adressait aux jeunes.
04:19On doit faire revenir
04:20ce sentiment d'appartenance nationale
04:22sans quoi rien de grand ne se fera.
04:23À cause de ces propos,
04:25Edouard Philippe a été taxé de raciste.
04:28Écoutez le tweet de Jean-Luc Mélenchon.
04:31Je cite Anne-Claire Coudray,
04:32reprend à son compte
04:33les calomnies racistes d'Edouard Philippe,
04:36lequel déroule son discours dégoûtant
04:38sans être interrompu.
04:40Lundi, je n'irai pas aux 20 heures de TF1,
04:44aux 20 heures de cette chaîne.
04:46Et comme je le disais tout à l'heure,
04:47TF1 a riposté
04:49en déclarant qu'il dément,
04:53la chaîne dément les propos
04:55de Jean-Luc Mélenchon.
04:57Je cite,
04:57sa venue avait été annulée dès jeudi
04:59et cela n'a donc aucun lien
05:01avec l'interview
05:02d'Edouard Philippe-Pierre Soir.
05:04Gabriel Pruzel,
05:05je vous donne la parole
05:05avant d'avoir Michel et Benoît
05:06qui nous ont appelés au Stonard d'Europe.
05:08Il faut se rendre compte
05:09de ce qui est en train de se passer.
05:11Déjà, c'est absolument scandaleux
05:13dans un pays comme la France.
05:15Les journalistes n'aient pas
05:16la liberté d'informer.
05:17Je me souviens de cette association,
05:21de cette fondation,
05:22je ne sais pas quel c'est son statut,
05:24reporter sans frontières,
05:25qui était censé défendre
05:27la liberté de la presse
05:28à l'extérieur de nos frontières.
05:29Là, on ne l'entend plus
05:30alors que la liberté de la presse
05:32est menacée à l'intérieur
05:33de nos frontières.
05:34C'est vraiment gravissime.
05:36Et je peux en témoigner.
05:37Moi, je m'occupe d'une rédaction,
05:38Boulevard Voltaire,
05:38quand on fait partir quelqu'un
05:40sur le terrain,
05:41on lui dit,
05:41tu enlèves la bonnette,
05:43surtout tu y vas un peu
05:44avec une casquette
05:47pour que le col relevé
05:48si jamais on t'avait vu
05:50sur d'autres vidéos.
05:52Vous imaginez ?
05:52Voilà, ils y vont un peu
05:54avec la peur au ventre.
05:54Moi, je leur dis, fais gaffe.
05:55Moi, j'ai la peur au ventre
05:56quand je les envoie.
05:57Donc, si vous voulez,
05:58ce n'est quand même pas
05:59des reporters de guerre.
06:00Ou alors, on dit que c'est la guerre.
06:01Voilà.
06:02On dit que c'est la guerre civile
06:03et à ce moment-là,
06:05nos journalistes sont tous
06:06des reporters de guerre.
06:08Ça, c'est le premier point.
06:08Mais s'agissant
06:10de Mme Coudray,
06:11je trouve que c'est intéressant,
06:13il faut la défendre.
06:13Moi, je suis solidaire
06:14parce que je sais évidemment
06:16ce qui s'est passé ensuite,
06:17c'est que dès que vous avez
06:17une attaque de ce genre-là,
06:19après, vous avez
06:20une rafale d'attaques numériques.
06:24Vous vous faites traiter
06:26de racisme dans tous les sens,
06:27il y a des menaces de mort.
06:28Et quand vous sortez de chez vous,
06:30vous allez faire vos courses,
06:31vous êtes assez inquiets.
06:32Pour l'avoir vécu,
06:33je sais de quoi il s'agit.
06:35Quand on a une menace
06:36de LFI de ce genre,
06:37c'est très grave.
06:38Mais il faut aussi voir
06:40ce qui se passe aussi
06:41à l'aune de CNews.
06:43Souvent, on a dit
06:44« Ah oui, mais c'est CNews,
06:46c'est CNews qui est attaqué. »
06:47Ben non, ce n'est pas que CNews.
06:48Ce sont tous les journalistes,
06:50dès qu'ils prétendent dire la vérité
06:52et décrire ce qu'ils voient,
06:54eh bien, ils sont attaqués.
06:56Gabrielle Cluzel,
06:56sur un rappeur,
06:57on a des messages WhatsApp ?
06:59Exactement.
06:59Je pense que les médias,
07:00tant qu'ils font leur métier
07:02de journaliste,
07:02c'est-à-dire rapporter la vérité,
07:03dérangent forcément
07:04les politiques malintentionnées
07:05qui jouent avec la vérité
07:06pour tromper l'opinion
07:08et tout mon soutien
07:09à vos équipes de journalistes.
07:10Je suis scandalisée.
07:12Merci d'appeler
07:13aux standards de repeint
07:14comme Michel.
07:14Bonjour Michel,
07:15qui nous appelle de Pornic.
07:17Oui, bonjour.
07:18Bonjour Christine.
07:19Encore bravo
07:19et bravo à CNews.
07:21Merci, merci infiniment
07:22à vous, c'est adorable.
07:24Vous voulez réagir ?
07:24Non, non, mais attendez-moi.
07:26Oui, dites-moi.
07:26Je vais vous dire,
07:26si jamais on attaquait à CNews,
07:28moi je suis prête
07:28à descendre dans la rue.
07:29Vous voyez ?
07:30Et pourtant, j'ai 63 ans.
07:31Signer la pétition,
07:32il y a quelqu'un
07:33qui a lancé une pétition,
07:34je ne sais pas qui.
07:35Signer la.
07:36On n'est pas, voilà,
07:37descendre dans la rue,
07:38j'entends bien.
07:38C'est gentil à vous,
07:39en tout cas,
07:40pour la rédaction.
07:41Je vais essayer
07:42d'en dire le maximum
07:43dans l'unimum de temps.
07:44Ce que j'ai vu hier
07:45croire d'Edouard Philippe,
07:46ah bon ?
07:47Il découvre ça,
07:48Edouard Philippe ?
07:48Alors moi, je vais vous dire,
07:49j'étais 40 ans à LR,
07:51avant LUMP ou RPR,
07:52il y a 40 ans,
07:53avec Chirac et tout ça,
07:54et je vais vous dire,
07:55je les ai quittés
07:55tellement ils sont malhonnêtes.
07:57Ils sont malhonnêtes.
07:58Et si les gens vont voter Le Pen,
08:00il ne faut pas qu'ils n'auront
08:01qu'à s'en prendre qu'à eux.
08:02Parce que ce qu'on avait
08:03encore hier avec Edouard Philippe
08:04qui découvrait l'immigration,
08:06alors franchement,
08:06ça vous donne envie de partir.
08:08Alors moi,
08:08je voulais vous dire
08:08pour Mélenchon.
08:10Mélenchon,
08:10pourquoi il attend de Horat ?
08:12Mais Mélenchon,
08:13c'est un gourou.
08:14C'est le gourou.
08:15Il a un pouvoir
08:16sur des jeunes esprits
08:17comme tous les gens
08:18qui gravitent autour de lui,
08:19Mathilde Panot,
08:21Clémence Guétier,
08:21toutes ces petites minettes-là.
08:23Eh bien, ces gens-là,
08:24ces jeunes...
08:27Je modère.
08:29Non, mais écoutez,
08:29modérez si vous voulez,
08:30mais c'est le cas.
08:31Il a beaucoup de jeunes
08:32autour de lui.
08:32Vous avez remarqué,
08:33et des femmes.
08:34Mais ces jeunes,
08:34vous comprenez,
08:35il a des pouvoirs
08:35comme un gourou
08:36sur les esprits jeunes
08:37en quête d'idéal.
08:38Et lui, Mélenchon,
08:39il dit les choses.
08:40Et les jeunes...
08:41Alors, Michel,
08:42est-ce que Jean-Luc Mélenchon
08:43n'est pas un simple
08:45homme politique,
08:47un véritable tribun,
08:48ce qu'il manque peut-être à droite ?
08:50On marque une pause,
08:51on revient tout de suite
08:51dans un instant sur Europe 1.
08:53Restez à l'écoute, Michel.
08:54J'ai envie de vous entendre
08:55en suivant cette question.
08:56Qu'est-ce qui représente
08:57précisément Jean-Luc Mélenchon ?
08:59Un gourou ?
09:00Un chef de parti ?
09:01Un leader ?
09:02Comment analyser
09:04avec ses attaques,
09:05effectivement,
09:06contre, notamment,
09:07Anne-Claire Caudray ?
09:08On en parle sur Europe 1
09:08avec vous, Michel,
09:09tout de suite.
09:10Oui, oui.

Recommandations