00:0011h-13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:06Jean, 55 ans, nous appelle de Bourges et il dit qu'il est temps d'arrêter de nous prendre pour
00:12des imbéciles avec cette histoire de R.N. à Carcassonne.
00:16Et vous allez nous dire quelque chose, peut-être des félicitations, je ne sais pas, c'était ça ?
00:21Oui, je voulais féliciter ce jeune qui a pris des nouvelles fonctions. Félicitations à lui.
00:27Ça fait une semaine, il est dans le studio d'Europe 1, il vous écoute.
00:29Eh bien, voilà, félicitations à lui, et puis il va falloir qu'il s'attende à prendre des coups pendant
00:33toute sa carrière,
00:34si tu fais une carrière politique, parce que malheureusement, c'est un milieu où on ne se fait pas de
00:39cadeaux.
00:41Voilà, sinon, moi, Christine, je voulais encore vous féliciter pour tout ce que vous faites sur Europe 1 et CNews.
00:46En fait, c'est pour ça que le système va tout faire pour essayer de vous fermer.
00:51Et puis, j'aimerais dire aux Français, réfléchissez sur un bilan, sur un bilan de fond.
00:58Regardez ce qu'on vous a pris, ce qu'on vous ment, et qu'on ne vous vole pas votre
01:02élection l'année prochaine.
01:03Donc, allez voter massivement et votez bien, voilà.
01:06Je pense que c'est un moment, un moment pas stratégique, mais presque.
01:11Parce qu'en fait, vu le déclin de la France, il y a encore moyen de redresser la barre, mais
01:15ça va être difficile.
01:17Merci beaucoup, Jean, qui nous appelle de Bourges.
01:20Boilem Sansal a dit que cette élection présidentielle est l'élection la plus importante de l'histoire de France depuis
01:28la Première Guerre mondiale.
01:30Yaën, vous nous appelez de la Nièvre.
01:32Vous êtes femme de policiers.
01:34Vous dites que ces gens sont des racistes, ils sont des policiers.
01:38Comment vous qualifiez les policiers avec ces insultes misogynes racistes qu'on a entendues ?
01:45Bonjour d'abord. Je risque de bafouiller un peu, parce que je suis intimidée.
01:50On aime bien les bafouilles, on aime bien tous ceux qui sont intimidés.
01:53On est nature sur Europe 1, c'est votre radio, c'est votre émission. Allez-y, Yaëlle.
01:58Moi, je suis femme de policier, voilà.
02:01Et bon, ils travaillent dans un département très touché par l'immigration en France.
02:08Et en fait, ce que j'ai entendu ce matin, enfin là, à l'instant, c'est plus de deux
02:13hommes qui sont extrêmement racistes
02:15et imbéciles que des policiers.
02:17Enfin, je veux dire, c'est d'abord leur caractère plutôt que leur métier.
02:22Et on a tendance à faire un amalgame.
02:25Et voilà.
02:27Je veux dire, c'est pas le fait qu'ils soient policiers et qu'ils sont racistes,
02:31c'est le contre, enfin, ça n'a rien à voir.
02:34Mais c'est ça.
02:34Et ils sont racistes d'abord avant d'être policiers.
02:38Et des gens comme ça, il y en a, il y en a partout, et ils ne sont pas policiers.
02:42Je suis absolument avec vous, Yaël.
02:44Vous êtes très claire dans votre expression.
02:47Et je vais vous dire, on en a partout.
02:49Vous savez, je suis noire de peau, ça n'a échappé à personne.
02:53Des racistes, j'en ai vu partout.
02:55Plus près de soi qu'on peut le penser, d'ailleurs.
02:58Là, on croit qu'il n'y en a pas.
03:00Ils sont là, ils sont autour de vous, ils vous entourent, ils vous encerclent.
03:03Et pourtant, et pourtant, et pourtant, qu'est-ce qu'on fait ?
03:06Eh bien, on fait comme si on ne les voit pas.
03:08On avance quand même, on se dit qu'ils sont cons, et on se dit que tous les Français ne
03:11sont pas racistes, n'est-ce pas, Yaël ?
03:14Exactement, et tous les racistes ne sont pas policiers.
03:17Et tous les racistes ne sont pas policiers.
03:18Excellente conclusion, ma chère Yaël.
03:20Vous êtes femme de policier.
03:23Merci infiniment pour votre témoignage en direct sur Europe 1.
03:27Tony Bonallet, président du Rassemblement National Jeunesse.
03:31Peut-être le mot de la fin sur ce sujet.
03:32Ensuite, Bruno Pommard.
03:33Et puis peut-être aussi une réaction par rapport à RN,
03:36où on entend là LFI qui dit
03:39« Ouh là là, on n'ira plus sur certaines chaînes parce qu'il y a trop de RN. »
03:43Eh bien, moi déjà, je salue le travail de Christophe Barthès,
03:48qui pour le début de son mandat fait un travail exemplaire à la tête de la mairie de Carcassonne,
03:53notamment sur les sujets de sécurité.
03:55Et puis, voilà, le Rassemblement National est clair.
03:59Il condamne fermement les propos qui ont été tenus.
04:02Et on ne tolère aucun comportement semblable.
04:06Et on écartera toute personne au Rassemblement National
04:09qui pense qu'en pensant comme ça, il a sa place parmi nous.
04:13Tony Bonallet.
04:14Bruno Pommard, je vais vous relancer peut-être sur l'autre sujet
04:17dont on voulait parler ce matin.
04:19Restez avec nous aussi.
04:20Vous, Tony Bonallet, président du Rassemblement National de la Jeunesse.
04:24Monsieur Europe 1, Crépole.
04:26Thomas avait 16 ans.
04:27Près de 3 ans après sa mort à Crépole,
04:309 des 14 mis en examen sont libres.
04:33Après une instruction marquée par intimidation, insulte, incident, prison.
04:40Et toujours, personne identifié comme l'auteur des coups mortels.
04:44Comprenez-vous, c'est remise en liberté Bruno Pommard et ensuite Gabriel Cluzel.
04:49Écoutez, d'abord c'est l'affaire de la justice, c'est elle qui décide de tout.
04:53Les juges d'instruction sont là pour travailler sur un dossier avec des éléments probants
04:57qui leur permettent évidemment de mettre en examen ou pas les individus qui sont évidemment ciblés.
05:03Ce qui interroge encore une fois dans cette affaire,
05:06alors c'est vrai qu'on a mis de côté le racisme anti-blanc,
05:09bon, visiblement ça n'existe pas.
05:11Écoutez, on a le droit, on nous explique que l'histoire fait que
05:15colonialisme, l'esclavage, etc. a fait qu'on a pu mettre,
05:18on a pu définir le racisme anti-noir, c'est ça, clairement.
05:24Ce qui m'interroge là encore une fois, c'est la rapidité de la justice.
05:28Parce que, je veux dire, il y a des faits probants,
05:29il y a les gendarmes qui ont fait des constatations,
05:32qui ont fait des auditions bien précises,
05:34et là encore, on s'attend évidemment à des réactions
05:37beaucoup plus fortes de la part de la justice,
05:39et là, on s'aperçoit que les individus sont remis en liberté.
05:43Voilà, c'est une vraie question, une vraie question qui se pose
05:45par rapport évidemment aux parents du petit Thomas,
05:49qui est quand même mort, ce gamin,
05:51et visiblement ça n'a pas avancé ça.
05:53Ça n'a pas aussi perturbé la vie de ce village, etc.
05:55On ne se rend pas compte des dégâts collatéraux,
05:57et je pense encore une fois que la justice devrait répondre
06:00beaucoup plus vite à ce type d'événement.
06:02– Gabriel Closé, j'ai envie de nous entendre,
06:04on s'est là-dessus, on marque une pause, on revient,
06:05et puis on vient d'avoir là un appel de Thomas,
06:08c'est pas Thomas de Crépaule, mais sur le sujet précédent,
06:11il est policier, il voulait intervenir.
06:12On va vous donner la parole aussi, on marque une pause, on revient.
06:14– Justement, 01-90-20-39-21, pour vous donner la parole,
06:18laissez-nous aussi vos messages sur le même numéro,
06:2001-90-20-39-21 sur WhatsApp,
06:23sur le thème de ce jeudi, suite à la mort de Thomas à Crépaule,
06:25il y a 3 ans, 9 des 14 mises en examen sont libres.
06:28Aujourd'hui, Christine Kelly vous revient dans un instant,
06:31ça continue, à tout de suite sur Europe 1, midi 12.
06:33– Sous-titrage ST' 501 –
06:36– Sous-titrage ST' 501 –
06:38Sous-titrage FR ?
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