- il y a 13 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:00Bonsoir Rocaïa Diallo, merci de votre présence. Nous sommes également avec Victor Hérault, bonsoir.
00:04Bonsoir Sonia.
00:05Journaliste politique à Valeurs Actuelles, Jonas Haddad nous accompagne, bonsoir à vous.
00:09Porte-parole des Républicains, vice-président de la région Normandie,
00:13Rudi Mana, je vous salue, monsieur le policier, délégué national de l'UNSA Police.
00:17Et nous sommes avec lui, Lou Toublon, bonsoir.
00:19Bonsoir.
00:20Merci d'être avec nous, vice-président de l'association Les Lycéens.
00:24Première réaction, on s'attendait à un dispositif massif, conséquent, impressionnant, diront certains.
00:31Rudi Mana, c'est vous-même, ce matin, sur notre antenne, qui avait précisé ce chiffre de 70 000 forces
00:36de l'ordre,
00:37BRI, RED, GIGN, mais dites-moi, ce sont bien des manifestations, ça me dit, quand même.
00:45On se pose la question, mais en tout cas, on ne peut pas faire plus.
00:48Là, je crois qu'on a sorti tout le monde.
00:51Il faut rajouter que le dispositif sera plus important, parce qu'il y avait beaucoup de force à Orléans la
00:55semaine dernière,
00:56qui vont être certainement rapatriées, soit sur Paris, soit sur Lyon, soit sur Marseille.
01:00Donc, on a un dispositif, encore une fois, gigantesque, stratosphérique.
01:04Je crois que Laurent Nines l'a dit de manière très claire, il a supprimé les congés de tout le
01:08monde,
01:08il a supprimé les repos de tout le monde.
01:11On va être confrontés, probablement, à une violence débridée, encore une fois, peut-être ultra-violence.
01:18Probablement, en fin de soirée, quand il va faire une bonne nuit noire.
01:21Et puis, nous, on va être là, encore une fois, on va essayer de faire face,
01:24on va essayer de protéger les commerçants, on va essayer de protéger les centres-villes,
01:27on va essayer de protéger le domaine public, encore une fois,
01:29en essayant d'avoir le moins de blessés possibles,
01:31et évidemment, le moins de blessés possibles, pardon, aussi, de l'autre côté.
01:37Espérons que tout se passe bien, maintenant.
01:38Il faut être optimiste aussi, un petit peu, parfois.
01:40Quand on écoute le ministre de l'Intérieur, là, c'est véritablement, comment dire,
01:45la jonction entre Halloween et la journée de samedi
01:49semble être placée sous le signe de la très grande fermeté.
01:53Mais, je vous assure, quelqu'un qui écoute, qui n'a pas suivi pendant certains jours,
01:57ou qui arrive de l'étranger et qui regarde, il se dit,
01:58est-ce qu'on est en train de préparer des manifestations,
02:01ou est-ce qu'on se prépare à des attaques tous azimuts ?
02:03Vous n'êtes pas fait la même remarque ?
02:05Bien sûr, on a vécu le 17 octobre, et c'est terrible.
02:09Enfin, à quoi on se prépare ?
02:10Et lui, le Toublon, vous nous direz,
02:11parce que vous étiez tout à l'heure avec le ministre de l'Intérieur,
02:14les lycéens rencontrent le ministre de l'Intérieur
02:15pour parler de maintien de l'ordre.
02:17Qu'est-ce qui se passe, monsieur le policier ?
02:19Ah bah, écoutez, moi, je trouve ça lunaire.
02:20Je vous dis la vérité, il n'y a rien contre vous.
02:23Je trouve ça lunaire.
02:24Mais vraiment, je vous le dis de manière très claire.
02:26Les lycéens qui vont expliquer au ministre de l'Intérieur
02:28qu'il ne faut pas agir comme ça en maintien de l'ordre.
02:30Il y a une doctrine de maintien de l'ordre.
02:32On est des policiers, on est des gendarmes,
02:34on est professionnels.
02:35On a une doctrine, on n'a pas de leçons à recevoir de lycéens
02:38qui vont expliquer qu'il ne faut pas utiliser ça,
02:40il ne faut pas utiliser ça.
02:41Nous, souvent, je vous laisse parler après,
02:43nous, souvent, quand on utilise les lacrymogènes
02:46ou quand on utilise d'autres armes non létales, évidemment,
02:49c'est parfois pour sauver nos vies,
02:50et parfois pour sauver des commerçants.
02:53Et je suis absolument halluciné
02:55que des lycéens aient pris la parole cet après-midi
02:58pour dire qu'il ne faut pas faire comme ça
03:00en maintien de l'ordre, il ne faut pas faire comme ça.
03:01D'accord, il faut demander des comptes au ministre.
03:03Je suis d'accord, mais je dis par rapport à ce que j'ai entendu,
03:06les conférences de presse qui ont été faites par certains lycéens.
03:09Déjà, le ministre n'a absolument pas répondu à nos demandes,
03:12et donc, soyez contents, vous allez pouvoir continuer
03:14à mener le maintien de l'ordre qui est mené actuellement
03:17par la police, maintien de l'ordre,
03:19dont nos camarades, en fait, on est juste à les défendre,
03:22nos camarades lycéens,
03:24qui, pour beaucoup, ont été victimes de violences
03:27de la part de la police, qui, pour beaucoup, ont,
03:30pour un certain nombre, eu leurs membres arrachés,
03:33leurs yeux endommagés.
03:35Pour certains, ils les ont perdus,
03:37et ça, c'est absolument insupportable.
03:39Et même des lycéens qui ne manifestent pas.
03:41À Colmar, par exemple, en marche des manifestations
03:43du 17 octobre, une jeune fille de 14 ans
03:46se baladait dans la rue,
03:47non loin de la manifestation,
03:49et c'est par une intervention de police
03:52qu'elle a perdu l'usage de ses yeux
03:54ou d'un de ses bras, je ne sais plus.
03:55C'est absolument dramatique.
03:57Que vous a dit le ministre de l'Intérieur
03:58quand vous lui avez dit tout cela ?
04:00Qu'est-ce qu'il vous a dit ?
04:00Il nous a dit que, finalement,
04:02la police était là pour protéger
04:04également les manifestants
04:05et également ce qui se passait autour.
04:07Mais moi, je n'ai pas l'impression
04:08que les manifestants soient protégés.
04:09Je n'ai pas l'impression
04:10que les manifestants soient protégés.
04:12Je peux vous poser une question ?
04:13Oui.
04:14Est-ce que vous trouvez tout aussi insupportables
04:17les 2000 policiers qui ont été blessés ?
04:19Ça m'est absolument insupportable.
04:21Merci.
04:21Ça m'est absolument insupportable, pour autant.
04:23Très bien de le dire.
04:25Tout le monde ne le dit pas.
04:26On l'a toujours dit, mais si, monsieur.
04:27Non, non, tout le monde ne le dit pas.
04:28Non, mais vous croyez vraiment
04:29qu'on appelle à la violence contre la police ?
04:30Pas du tout.
04:31Je vous demande si vous trouvez ça insupportable.
04:32Ne pas le dire, ne pas le dire.
04:33Ce serait anormal.
04:34D'autres lycéennes ne m'ont pas répondu.
04:36Je suis ravi que vous me répondiez
04:37que c'est insupportable, vraiment.
04:38Ce n'est pas normal de taper un policier,
04:40mais pour autant, je pense que
04:41la violence qui s'exprime de la police
04:43vers certains lycéens,
04:44parce qu'en même temps, ce qu'on voit,
04:45c'est une anomalie,
04:46enfin, une asymétrie de moyens
04:48qui est en soi assez logique
04:50entre les moyens qu'ont
04:52les manifestants
04:53et ceux qu'ont la police.
04:54Et d'ailleurs, normalement,
04:54il ne devrait même pas y avoir d'abord.
04:56Il ne devrait pas y avoir d'abord.
05:14Démonstration de très grande fragilité
05:16et même de fébrilité.
05:18Malgré tout, il y aura des manifestations
05:19et beaucoup de cortèges samedi.
05:21Donc, retenons aussi ça
05:22et puis on verra,
05:23même si c'est une journée à risque.
05:25C'est les deux à la fois.
05:26Si vous voulez, d'ailleurs,
05:27Laurent Nunez se réfère au 24 octobre
05:30systématiquement.
05:30Il ne parle plus du tout du 17 octobre.
05:32Il dit qu'on va faire exactement
05:33la même chose que le 24
05:33parce que le 24 s'est plutôt bien passé
05:35comparé au 17.
05:36Mais il faut voir l'ensemble des moyens
05:38qui ont été déployés le 24.
05:39Vous l'avez dit,
05:40ce sont des moyens qui ne sont pas du tout
05:42ceux qu'on a l'habitude de voir
05:43pendant une manifestation
05:44ou que sais-je.
05:46D'ailleurs, cette situation
05:47ne va pas pouvoir durer indéfiniment
05:49parce que je ne suis pas certain
05:50quand vous me dites
05:51que les policiers seront contents
05:52d'exercer le maintien de l'ordre.
05:53Beaucoup de policiers, en réalité,
05:54sont complètement éreintés.
05:55Ils ont besoin de partir en repos.
05:57Non, mais ce sont des humains
05:57comme les autres.
05:58Et en fait, beaucoup sont enlevés,
06:00sont extraits, soustraits à leur congé
06:02pour pouvoir assurer le maintien de l'ordre.
06:03Maintenant, il faut dire quand même,
06:04et là, c'est politique,
06:05mais c'est le fond de l'affaire.
06:07Il n'est pas normal
06:08que l'exercice d'un droit
06:09tel que le droit de manifester
06:11doivent s'accompagner,
06:12mais parce que le réel nous l'impose,
06:13de tels moyens.
06:15Comme il n'est pas normal
06:16qu'une fête de la musique
06:16dégénère en émeute,
06:18il n'est pas normal
06:19qu'un nouvel an dégénère en émeute.
06:20Là, on est dans le constat.
06:21Ce n'est pas normal
06:22que n'importe quelle scène de liesse
06:23ou d'exercice de droit dans ce pays
06:25se transforme, si vous voulez,
06:26en émeute.
06:27Mais moi, j'interroge des manifestations.
06:29C'est quand même...
06:29Vous avez raison de comparer
06:31à d'autres événements.
06:32Moi, j'interroge.
06:33Qu'est-ce qui pourrait,
06:35de samedi en samedi,
06:36faire diminuer la tension
06:37ou la pression ?
06:38Une seule chose.
06:39Une issue politique.
06:41Répondre aux revendications.
06:42Ça, c'est la première des choses.
06:43Les policiers pouvaient leur demander
06:44l'impossible.
06:45Ils ne vont pas répondre
06:46aux revendications des liens.
06:48Donc moi, j'interroge vraiment.
06:49Mais Sonia Mabrouk,
06:50vous voyez bien
06:52qu'il y a des gens
06:52qui ne veulent pas
06:54que ça s'arrête.
06:55Il y a des gens
06:56qui ont fait de ces manifestations
06:57un objet politique
06:58pour lever une insurrection,
07:01pour parler de violence légitime.
07:03Et lorsque, à un moment,
07:04on dit, par exemple,
07:05OK, on va supprimer Parcoursup,
07:06c'est ce qu'a dit le gouvernement,
07:08ou OK, on va accéder
07:10à un certain nombre
07:10de revendications,
07:11les gens disent toujours
07:11ça ne suffit pas.
07:13D'ailleurs, c'est ce thème
07:14complètement absurde
07:16de convergence des luttes.
07:17Est-ce qu'on peut m'expliquer
07:18quelle est la lutte commune
07:20entre un pêcheur
07:20qui réclame
07:21qu'on baisse les taxes
07:22sur l'essence
07:23et un lycéen
07:24qui réclame
07:24qu'on supprime Parcoursup ?
07:25C'est une vision
07:26très trotskiste et marxiste
07:27qui consiste à dire
07:28la révolution nécessite
07:30de l'insurrection
07:30et donc peu importe
07:31la réponse politique,
07:33on continuera l'insurrection.
07:35Donc moi, je pose la question
07:37où ça va s'arrêter ?
07:38Ça ne s'arrêtera pas
07:39puisque les gens
07:40qui viennent d'ailleurs
07:41en dehors de France,
07:42on a trouvé des Hollandais,
07:45des Irlandais
07:45qui venaient avec des disqueuses
07:47pour ouvrir des commerces.
07:48Quelle espèce de rapport
07:49il y a avec une réponse politique
07:50de Parcoursup ?
07:51Il n'y en a pas.
07:52Ce sont des gens
07:52qui sont dans une démarche
07:53insurrectionnelle.
07:54Vous avez une minorité
07:56infime de personnes
07:57qui effectivement
07:57ont cette envie-là.
07:58Mais moi,
07:59ce que je peux vous dire,
08:00c'est que le jour où finalement
08:02vous n'avez plus la masse,
08:03la masse lycéenne,
08:04la masse de la population
08:06qui désire qu'on réponde
08:07à ces revendications,
08:08il ne restera que
08:09les éléments radicaux.
08:10Et là, ce sera très facile
08:11à la police
08:12de prendre juste
08:13les éléments radicaux.
08:13Parce que ce qui se passe
08:14actuellement dans les manifestations,
08:16c'est qu'on a une masse,
08:17je l'ai dit,
08:18pacifiste,
08:19avec quelques éléments radicaux
08:20qui sont problématiques
08:21et normalement,
08:23ce qui se passe,
08:24c'est que souvent,
08:25finalement,
08:25il y a ces éléments radicaux
08:26qui vont mener
08:28des feux de poubelle,
08:30des détériorations.
08:32Mais comment vous osez
08:33minimiser un truc pareil ?
08:34Non, laissez-moi aller où ?
08:35Laissez-moi aller où ?
08:37On est obligé de mettre une taxe
08:39sur les assurances.
08:41Laissez-moi aller où vous,
08:42s'il vous plaît.
08:43Laissez-moi aller où ?
08:43Allez-y, allez-y.
08:45Quand on a des individus
08:46qui finalement,
08:47dans des manifestations
08:48qui globalement sont pacifistes,
08:50commettent des dégradations,
08:53la majorité est amplement pacifistes.
08:55Eh bien, à partir de là,
08:57si vous ne laissez pas la...
08:58Parce que normalement,
08:59ce qui se passe,
09:00c'est que les manifestants,
09:01en réalité,
09:02dans des manifestations
09:02qui sont pacifistes,
09:03une grande masse de manifestants
09:05va vers les éléments radicaux
09:06et leur dit
09:07mais maintenant,
09:07tu sors, tu sors.
09:09Mais quand la police...
09:11S'il vous plaît,
09:12là, on ne va pas faire
09:12un cours de maintien de l'ordre ici.
09:14Non, non, non.
09:15C'est très important.
09:15C'est déjà la revendication.
09:16Mais oui,
09:17il n'y a pas de revendication.
09:18Mais si,
09:18mais moi, je vous le dis,
09:19voilà, demain,
09:20le gouvernement ouvre des places
09:20en université,
09:22il abolit par poursuit
09:23et il y a un moment
09:23où les lycéens,
09:24ils vont...
09:24Je vous pose une question claire.
09:26Attendez,
09:26s'il vous plaît,
09:27une question claire.
09:28Il y a la liberté de manifester,
09:29fort heureusement,
09:30dans notre pays
09:31et c'est encadré.
09:32C'est un principe constitutionnel.
09:34Mais il y a la liberté
09:35de travailler.
09:36Il y a la liberté de circuler.
09:38Il y a la liberté
09:39d'ouvrir son commerce
09:39et de ne pas avoir
09:40une ville morte.
09:41Ce n'est pas dit contre vous,
09:42je veux que vous me regardez.
09:43Mais ces libertés-là,
09:45pourquoi on n'en parle pas aussi,
09:47Rockaia Diallo ?
09:47Ce que je veux dire,
09:48c'est que,
09:48comme vous le dites,
09:49il y a différentes formes de liberté
09:50qui doivent cohabiter
09:51et le gouvernement doit
09:52à la fois présenter des garanties
09:53pour permettre à chacun,
09:54chacune,
09:54d'arpenter les rues en sécurité
09:55mais aussi pour garantir
09:57la liberté d'expression.
09:58Et la vitalité démocratique,
09:59c'est la possibilité
10:00pour chacun,
10:00chacune,
10:01d'exprimer,
10:01de s'exprimer en manifestation.
10:03Je pense que c'était important
10:03ce que vous disiez
10:04par rapport à des personnes
10:06qui,
10:06soit parce qu'elles prenaient
10:07part aux manifestations,
10:08soit parce qu'elles circulaient
10:09à proximité,
10:10ont été blessées.
10:11Je vous avais cité
10:12cette adolescente à Colmar
10:14mais nous,
10:15à Politis,
10:15on a interviewé
10:16une jeune fille de Mulhouse
10:18qui avait 17 ans
10:18qui allait s'acheter un kebab
10:19et qui a reçu un gaz lacrymogène
10:21dans l'œil
10:21et qui a perdu l'usage
10:22de son œil
10:23alors qu'elle n'était même
10:24pas manifestante.
10:25Et quand bien même
10:25elle l'aurait été,
10:26ça ne l'aurait pas justifiée.
10:27Mais il y a cette question-là,
10:28c'est-à-dire qu'on ne peut pas,
10:30au nom du maintien de l'ordre,
10:32risquer la vie,
10:33en tout cas risquer la sécurité
10:35et l'intégrité physique
10:36des personnes
10:36parce qu'elles manifestent
10:37ou parce qu'elles se trouvent
10:38à proximité de manifestations.
10:39Mais cette question-là,
10:40elle interroge
10:41et je pense que...
10:42Mais alors imaginons,
10:44dans un monde idéal,
10:45vous imaginez quoi ?
10:46Vous imaginez que
10:47les forces de l'ordre
10:48arrivent sans gaz lacrymogène,
10:51sans grenades,
10:52sans casque,
10:58d'ouvrir les bras
10:59et d'attendre les pavés ?
11:00Auparavant,
11:00on ne voyait pas
11:01des images
11:01comme le 17 octobre.
11:03Les manifestations
11:04étaient beaucoup plus pacifiques.
11:05Donc en fait,
11:06il y a eu des blessés
11:07avant le 17 octobre.
11:08Il y a eu déjà
11:08des personnes qui ont été...
11:10Je vous rappelle
11:10qu'en 2010...
11:11Les appartements
11:12ont été forcés le 17 octobre.
11:13Il y a des personnes
11:13qui ont reçu
11:14des gaz lacrymogènes
11:14dans leur appartement
11:15et qui ont été blessées
11:16dans leur appartement.
11:16Et vous oubliez donc
11:17ceux dont on a forcé
11:18les appartements ?
11:19Je ne sais pas
11:19personne n'en a parlé.
11:20Donc en fait,
11:21c'est aussi la liberté
11:21de vivre en paix
11:22dans son propre appartement.
11:23Mais je vous en prie,
11:24allez-y,
11:25personne ne vous coupe.
11:26Personne ne vous coupe
11:26à part vous.
11:27C'est un débat,
11:28allez-y.
11:28Sauf si vous estimez
11:29qu'on n'êtes personne
11:29mais je ne crois pas.
11:31Donc en 2010,
11:31moi je me rappelle
11:32qu'il y avait
11:32des manifestations
11:33de lycéens
11:34et à l'époque,
11:35un lycéen avait été blessé,
11:36il avait perdu son oeil.
11:37A l'époque,
11:37c'était Brice Hortefeux
11:38qui était ministre de l'Intérieur
11:38donc qui était un ministre
11:39qui n'était pas considéré
11:40comme quelqu'un
11:40de particulièrement doux.
11:42A l'époque,
11:42on avait décidé
11:43de demander aux policiers
11:44de désescaler.
11:44Vous me ferez la liste
11:45des ministres doux
11:46de l'Intérieur.
11:47Oui, mais Brice Hortefeux,
11:47c'était quand même...
11:47Non, mais je ne sais pas.
11:58Il y a tout ce qui s'est passé
11:59et c'était un gouvernement de gauche.
12:01C'était Emmanuel Macron.
12:01Mais attendez,
12:01on confond deux sujets
12:02avec tout de même.
12:03Qui ne s'est pas révélé
12:04comme étant un grand gauche.
12:05Il y a les cas individuels
12:07dramatiques et c'est vrai
12:08de manifestants
12:09qui ont été blessés, etc.
12:10Il y a d'ailleurs
12:10des enquêtes qui sont ouverts.
12:11Et de non manifestants.
12:12Ça c'est vrai.
12:12Non mais ça c'est vrai.
12:13Mais ce sont des cas,
12:13là, ce dont on parle,
12:15ce n'est pas ça.
12:15Là, on dévie le sujet.
12:16C'est un sujet.
12:17Le gros du problème
12:18qui s'est passé,
12:18je ne minimise pas
12:19chacun individuel de drame
12:20qui s'est produit.
12:21En revanche,
12:21le gros du sujet,
12:22ce sont les émeutes
12:23qui se sont produites
12:24précisément là où la police
12:25n'a pas pu agir
12:26puisqu'elle n'était pas là.
12:27Mais vous parlez du 7 octobre.
12:28Moi, je parle de ce qui s'est passé avant.
12:30Attendez,
12:30on ne peut pas dire
12:31que c'est à cause
12:33du maintien de l'ordre
12:34et de la façon
12:34dont la police maintient l'ordre
12:35que se sont produits ces événements
12:36alors qu'ils se sont produits
12:37précisément là où la police
12:38n'était pas.
12:40Donc, c'est par l'absence
12:41de la police
12:41et c'est stupéfiant
12:42qu'il faille que la police
12:43soit partout sur le territoire
12:45lors d'une journée
12:50à quel point les commerçants
12:51sont désespérés.
12:52À quel point les forces de l'ordre
12:53qui, je pense,
12:54véritablement dans leur
12:55très grande majorité,
12:56personne n'a envie
12:56de se réveiller en tant que policier
12:58gendarme,
12:58dire je vais aller
12:59taper un lycéen.
13:00Vous parliez des libertés concurrentes
13:01de la liberté du commerçant
13:03de pouvoir commercer.
13:04Donc, quelle est la seule solution ?
13:05Elle est politique.
13:06Oui.
13:07Je pense que les lycéens
13:08ne vont pas faire changer
13:09leur ennuis sur le maintien de l'ordre.
13:10Je ne pense pas.
13:11Et je ne pense pas
13:11qu'Emmanuel Macron
13:13qui a dit plus jamais
13:14le 17 octobre
13:15a envie de revoir
13:16les mêmes scènes.
13:17D'ailleurs, il l'a dit
13:18de manière très affirmée
13:19plus jamais le 17 octobre.
13:20De manière très assurée.
13:21C'est un vrai traumatisme.
13:22Déjà pour les policiers,
13:24pour les commerçants,
13:24mais je crois aussi pour l'État.
13:26Parce que ça a été
13:26une journée tellement difficile.
13:28Mais après, moi,
13:29je veux bien rassurer tout le monde.
13:30Si samedi,
13:31on peut tous rester à la maison
13:33tranquillement
13:33à profiter de nos familles,
13:35je vous assure
13:35qu'on le fera
13:36avec grand plaisir.
13:37Faites ces propositions,
13:38on reste à la maison
13:39et on le laisse faire.
13:41Et on le voit une fois.
13:43Et après, chacun
13:44qui aura proposé cette idée-là
13:45devra assumer.
13:47ce qu'il a proposé.
13:48Nous, je vous assure,
13:48tous les policiers de France,
13:49et là, je peux le dire pour eux,
13:50on préfère rester à la maison.
13:52On est avec nos familles,
13:53on profite.
13:53Ça fait un moment
13:54qu'on n'a pas profité
13:55de nos familles.
13:56Puisque pendant les vacances,
13:57on a été...
13:58Les lycéens,
13:58c'était tous les jours.
13:59Tous les samedis,
14:00on a eu des manifestations.
14:01Je vous assure que ça,
14:02c'est une vraie proposition.
14:03On reste et on voit
14:04si ça ne passe pas.
14:05Vous savez, à vous écouter,
14:06il y a une différence majeure
14:07avec tout ce qui s'est passé
14:09il y a quelques années.
14:10Les gilets jaunes,
14:11le drame
14:11et les émeutes après Naël.
14:14En fait, on a, aujourd'hui,
14:16on a une...
14:17Il y a une homogénie...
14:18Enfin, comment dire ?
14:19Une conjonction,
14:19je ne sais pas si c'est des colères,
14:21mais des revendications.
14:22Parfois, elles peuvent paraître
14:23hétérogéniques,
14:23mais il y a une jeunesse
14:24qui est beaucoup très politisée,
14:26qui est sortie,
14:27comme le dit Alain Bauer,
14:28d'ailleurs,
14:28de la génération Naël,
14:29qui est très politisée.
14:30Il y a une avant-garde
14:31qui fait la différence,
14:33qui est radicale
14:34et qui casse
14:35et qui pille, etc.
14:36Mais il y a une jeunesse
14:37très politisée
14:38et qui, aujourd'hui,
14:38demande des comptes.
14:39Et donc, quand l'issue politique
14:41leur dit
14:42« Écoutez, il n'y a plus d'argent
14:44ou c'est pas...
14:44ou c'est trop peu, trop tard »,
14:46ben, monsieur...
14:46Oui, mais vous me faites non.
14:47Non, vous n'avez pas d'accord.
14:48Je pense que la différence
14:50avec les jeunesses
14:50que vous évoquiez
14:51par le passé,
14:52il y a quelques années seulement,
14:54c'est qu'à l'époque,
14:55tout le monde était d'accord
14:56dans le champ politique
14:56pour dire que la violence
14:57était illégitime.
14:58Mais depuis 2-3 ans,
15:00il y a une libération
15:01de la parole
15:02qui est totalement dingue
15:03de la part, notamment,
15:03des élus de la France insoumise,
15:05mais pas qu'eux.
15:05Il y a un certain nombre
15:06d'intellectuels,
15:07je pense à Aurélien Bélanger,
15:09à Édouard Louis,
15:10qui disent, face caméra,
15:11que la violence est légitime,
15:13qu'elle est donc nécessaire.
15:14Donc, à un moment,
15:15le garde-fou politique
15:16et intellectuel
15:17de ceux qui devraient dire
15:19que la violence
15:20n'est pas légitime
15:21pour une revendication
15:22qui peut l'être,
15:23elle n'est plus là.
15:24Donc, évidemment,
15:25comme disait Anna Arendt,
15:26la barbarie se développe
15:27par la banalité
15:28de ceux qui se disent
15:30des intellectuels.
15:31Et donc, c'est ça
15:31la vraie différence.
15:32C'est que maintenant,
15:32il y a un permis de casser...
15:33Elle parlait du nazisme,
15:34Anna Arendt.
15:35Enfin, juste, voilà,
15:35il ne faut peut-être pas
15:36faire des comparaisons.
15:37Non, non, non.
15:37Dans la banalité du mal,
15:39elle donne l'exemple
15:39du nazisme,
15:40mais elle analyse
15:41dans toute l'histoire
15:43la banalité du mal.
15:44Je pense qu'on n'est pas
15:45lue en intégralité.
15:46Si, j'ai lu...
15:47Si, j'ai dit Anna Arendt,
15:48je l'ai cité dans...
15:48Je veux bien qu'on en passe ici
15:50une thèse.
15:51Ce serait forcément passionnant.
15:53Mais moi, je veux savoir
15:54ce qui va se passer.
15:55Est-ce que vous allez pouvoir,
15:56dans une même journée,
15:58concilier la liberté
15:59de manifester
16:00avec des revendications
16:01légitimes,
16:05ils vont, pour certains,
16:07je ne pense pas, ouvrir,
16:07mais ils vont essayer
16:08de s'organiser différemment.
16:10La liberté aussi de circuler
16:11parce qu'il y a des centres-villes
16:12qui sont devenues des villes...
16:13Enfin, des villes mortes
16:14complètement.
16:15Donc, comment on fait ?
16:16Si je suis un magicien,
16:17je vous dis oui,
16:18on va y arriver.
16:18Mais comme je suis
16:19comme un policier, un homme,
16:20je vous dis que ça va être
16:21extrêmement compliqué.
16:22Et puis, vous savez,
16:23les centres-villes,
16:24les commerces,
16:25aujourd'hui,
16:26les clients,
16:27ils ne viennent plus.
16:27Les consommateurs,
16:28ils ne viennent plus.
16:29Dans les centres-villes,
16:29ils ont peur.
16:30Vu ce qui s'est passé le 17,
16:31je vous assure qu'à Marseille,
16:33la semaine dernière,
16:33tous les magasins étaient ouverts,
16:35il y avait beaucoup de police,
16:36il n'y avait pas un seul client.
16:38Les restaurants avaient
16:38zéro réservation.
16:40Et c'est partout,
16:40dans toutes les villes de France
16:41qui ont été touchées.
16:42Le drame,
16:43il est beaucoup plus loin.
16:44Là, il y a des gens
16:45qui n'ont plus de vie.
16:47Ils n'ont plus de vie professionnelle
16:48à cause du chaos
16:49qu'il y a eu le 17.
16:50Ça, c'est une...
16:51Mais nous, on l'a vu,
16:52on était aux premières loges,
16:54on a vu ce qui s'est passé.
16:55Ils ont tout pillé,
16:57ils ont tout cassé.
16:58C'était hallucinant
16:59ce qu'on a pu voir le 17 octobre.
17:00Je vous assure,
17:01on n'est pas là
17:01pour dramatiser les choses.
17:03Mais le 17 octobre,
17:04ce qui s'est passé,
17:04je ne l'avais jamais vu
17:05en 31 ans de police.
17:06Jamais.
17:07Il faut se dire ce genre de choses.
17:09Donc, c'est dramatique
17:09ce qui s'est passé.
17:10Et là, on va essayer demain
17:11de rétablir
17:13aussi bien que possible.
17:14Ce que j'essaye de dire,
17:15c'est que le 17 octobre,
17:16sous les cendres fumantes encore
17:18et leurs verres brisés,
17:20par là des casseurs
17:21et des pillères,
17:22il n'y avait pas de revendications.
17:23Il y avait une haine
17:24enquistée et enracinée.
17:25À côté, il y a des revendications.
17:27À côté, il y a les commerçants
17:28qui veulent ouvrir
17:29leur commerce, etc.
17:30Donc, quel est le seul point commun
17:32de tout cela ?
17:33Le seul point commun,
17:34c'est le calme.
17:35C'est le rétablissement.
17:35Bien sûr.
17:36C'est la politique,
17:37encore une fois.
17:38C'est la politique.
17:38Le président a dit cette phrase.
17:41Il a dit,
17:41l'ordre a été maintenu.
17:42Mais moi, je pose action.
17:43Est-ce qu'il a été rétabli ?
17:45Vous avez vu le 24 octobre.
17:47La manifestation du 24 octobre,
17:49globalement en France,
17:50s'est très bien déroulée.
17:51Et donc, on nous dit,
17:53on joue à se faire peur
17:54sur le 31.
17:55Moi, je dis attention.
17:56Parce qu'en faisant ça,
17:57vous allez attirer des radicaux
17:58qui vont se jeter sur le truc
18:00et qui vont semer, effectivement,
18:03le bazar dans les manifestations.
18:03Vous pensez que le gouvernement
18:04fait amplifier les choses ?
18:06J'en sais rien.
18:07Mais je pense que,
18:07vu comment ça s'est passé
18:08le 24 octobre,
18:09c'est-à-dire très bien,
18:11pourquoi est-ce qu'on est là
18:12à, finalement,
18:13jouer à se faire peur
18:14par rapport au 31 ?
18:16Très bien, le 24 octobre.
18:17Vous avez vu à quel prix
18:18tous les centres-villes bouclés,
18:20les commerçants,
18:21les failles de commerçants.
18:22Le 24 octobre.
18:24Le 24 octobre,
18:25les manifestations
18:26n'étaient même pas
18:26dans les centres-villes.
18:27La plupart des centres-villes
18:28étaient fermés,
18:30fermés, bouclés.
18:31Les commerçants ont fait faillite
18:32et ils sont en train
18:33de faire faillite.
18:34Mais vous vivez
18:35dans quel monde, en fait ?
18:36Non, je n'oppose pas.
18:38Vous savez, je suis avocat
18:39et j'accompagne des commerçants
18:40qui sont en train
18:41de déposer le bilan.
18:42Donc, c'est bien gentil
18:43de dire non
18:44et ça ne se passe pas.
18:44Il y a des gens
18:45qui sont en train
18:45de crever économiquement.
18:48Il y a aussi des commerçants
18:49qui soutiennent le mouvement aussi.
18:51C'est aussi, moi, ce que je pense,
18:53c'est que...
18:53C'est vos familles, hein ?
18:54Non, mais arrêtez.
18:55C'est démagogique.
18:56C'est aussi nos familles.
18:57C'est pas démagogique.
18:58C'est facile, mais si, monsieur,
18:59c'est très démagogique
19:00ce que vous faites.
19:00Mais pourquoi c'est démagogique ?
19:02C'est vos familles.
19:03C'est vos familles.
19:05Une société, c'est une chaîne.
19:06Il n'y a pas que les lycéens ?
19:08Je vais vous répondre.
19:09Sur la question des tensions
19:10dans les manifestations,
19:11moi, ce que je crois,
19:11c'est que le gouvernement
19:12a joué le jeu du pourrissement.
19:14Depuis un mois,
19:14il ne répond pas aux revendications.
19:16Et aujourd'hui, effectivement,
19:17je pense que la police,
19:18les commerçants,
19:19paient le prix
19:20de ce que l'État n'a pas fait,
19:22de ce que le gouvernement
19:23n'a pas fait pendant un mois.
19:24Et désormais,
19:25on ne pose,
19:26d'ailleurs, je l'ai vu là
19:27sur le bandeau,
19:28liberté de manifester
19:29ou liberté de travailler,
19:30mais non.
19:31Moi, je ne pense pas
19:32qu'il faille opposer
19:33la liberté de travailler,
19:34la liberté de manifester,
19:35la liberté d'avoir le droit
19:37à l'éducation,
19:37la liberté d'éducation
19:38et la liberté de manifester.
19:40Si on se bat actuellement,
19:42c'est pour le droit à l'éducation.
19:43C'est pour le droit
19:44à une vie digne.
19:45Et c'est clairement ça.
19:46Et là, on peut vous rejoindre.
19:47Mais expliquez-moi.
19:48C'est ça pour répondre
19:49à nos revendications.
19:50Trois semaines.
19:51Attendez.
19:51Trois semaines.
19:52Je ne juge pas
19:52le gouvernement trop peu,
19:53trop tard.
19:54Je pose un point.
19:54Mais trois semaines
19:55pour venir dire
19:56que par cours sur peut-être
19:58en 2028,
19:59après l'élection,
20:00pourrait être un débat au Parlement
20:02formidable pour la démocratie
20:04et des choses...
20:06Pourquoi ne l'avoir pas dit
20:08il y a trois semaines ?
20:09Pourquoi tant de blessés ?
20:11Pourquoi tant de crispations ?
20:12Pourquoi toute cette libération
20:13de haine ?
20:14Pourquoi ?
20:14Parce qu'ils n'ont pas
20:14voulu venir les choses.
20:15Ils n'ont pas voulu voir venir.
20:16Attendez.
20:17Trop tard, c'est certain.
20:18Trop peu, je ne suis pas d'accord.
20:20Et c'est précisément...
20:20En fait, le mal se cache
20:21dans quelque chose
20:22d'un petit peu flou.
20:24Le diable est dans les détails,
20:25on dit souvent.
20:26Mais lorsque vous dites
20:27nous nous battons pour
20:28le droit à l'éducation
20:29et le droit à la dignité,
20:31je veux dire,
20:31ce sont des revendications
20:32qui ne veulent rien dire
20:33quand elles sont dites comme ça.
20:35C'est-à-dire que si vous dites cela,
20:36il n'y a aucun motif
20:38qui puisse arrêter
20:39la manifestation
20:39puisqu'on ne sait pas
20:40ce qui permettra
20:41de répondre à cette revendication.
20:42Je ne suis pas d'accord avec vous.
20:42Vous voulez que je détaille
20:43les revendications ?
20:43Le mépris est un carburant
20:46pour descendre dans la rue.
20:47Non, non, mais je ne dis pas
20:47le mépris.
20:48Je dis qu'il faut,
20:49pour pouvoir terminer
20:50une manifestation,
20:50une satisfaction
20:51des revendications.
20:52Pas seulement.
20:52Il faut être déroulant
20:53une négociation également.
20:55Claire et possible.
20:56Ce sont les deux conditions.
20:57Il faut de la considération.
20:58Je pense qu'il faut
20:59de la considération
21:00qu'il y a une forme,
21:01effectivement,
21:02vous dites très justement,
21:03Sonia,
21:03de mépris.
21:04Cette manière
21:04dont on a disqualifié
21:05la parole lycéenne,
21:07dont on les accusait
21:08à la fois de ne pas savoir
21:08ce qu'ils disaient,
21:09de ne pas être...
21:10Dire qu'on ne veut pas
21:11de sélection,
21:12c'est ridicule.
21:12Je le dis,
21:13je méprise cette proposition.
21:13Ce n'est pas ce qui a été dit.
21:14C'est-à-dire qu'on a dit
21:15qu'ils étaient manipulés.
21:16On a dit qu'ils étaient manipulés.
21:19Ça, c'est ridicule.
21:19Est-ce que je peux finir une phrase ?
21:21Je crois que je n'ai jamais réussi
21:22à finir une phrase
21:22depuis le mois de septembre ici.
21:24Allez-y.
21:26Alors, on a dit,
21:27comme vous l'avez sous-entendu
21:28à l'instant,
21:29qu'ils étaient manipulés
21:30par la France insoumise
21:30alors que leur demande...
21:31Je ne l'ai pas sous-entendu,
21:31je l'ai affirmé.
21:32Voilà, comme vous l'avez dit.
21:33Tout à fait.
21:33Comme vous l'avez dit.
21:34Mais c'est une manière
21:35de déconsidérer des revendications.
21:38Les manifestations,
21:38les mobilisations
21:40précèdent l'implication
21:41de la France insoumise.
21:42Ça a commencé le 31 août
21:43à Mayotte,
21:447 septembre en Guyane
21:45et puis ça s'est répandu
21:45un petit peu en Ile-de-France,
21:46à Créteil, à Saint-Denis, etc.
21:48Et la France insoumise
21:49est venue,
21:49comme l'ont toujours fait
21:50les partis de gauche,
21:51donner une dimension politique
21:52à des revendications.
21:53De tout temps,
21:54les lycéens,
21:55quand ils sont mobilisés,
21:55il y a toujours eu
21:56la proximité de partis.
21:57Alors, avant,
21:58ce n'était pas la France insoumise
21:58puisqu'elle n'existait pas,
21:59c'était le Parti socialiste.
22:00Mais ça a toujours été le cas.
22:02Le fait est que
22:04de ne pas considérer les lycéens
22:11si je peux répondre à ça.
22:12Non, mais parce que
22:12je trouve que
22:13si je peux répondre à ça.
22:14Non, c'est moi qui vais répondre.
22:15C'est moi qui vais répondre.
22:17Parce que j'ai terminé.
22:18je vous perpétuez.
22:19J'ai terminé.
22:20Non, j'ai terminé.
22:21Allez-y.
22:22Je pensais que cette façon...
22:23Non, mais c'est vrai.
22:24D'écrivez.
22:25Allez, s'il vous plaît.
22:26J'ai le tout blanc.
22:27D'accord.
22:27Il va répondre
22:28et après vous allez réagir.
22:29Ce que je dis juste,
22:29c'est que je ne dis pas
22:30que le mouvement
22:32a été instrumentalisé.
22:33J'ai dit que le mouvement
22:33a été initié.
22:34Quand je prends
22:35Riyad Rani,
22:36monsieur qui était président
22:38de l'Union syndicale ICN,
22:39il était sur des listes
22:40LFI au municipal.
22:41Je ne suis pas complotiste
22:42quand je dis ça.
22:42C'est une affirmation.
22:44Quand vous avez...
22:45Mais il n'était pas maillot
22:45le 31 juin.
22:46Vous voyez,
22:46vous ne me laissez pas finir
22:47moi aussi.
22:47Quand vous avez
22:48dans les manifestations...
22:49Quand vous avez
22:51des manifestations,
22:52dans chaque manifestation,
22:53il y a des députés LFI
22:54et que Jean-Luc Mélenchon dit
22:56je ne peux pas dire
22:57que la violence est illégitime.
22:59Ce n'est pas qu'il instrumentaliste.
23:00Ça s'appelle attisé.
23:02D'accord ?
23:02Donc je ne dis pas
23:02qu'ils sont manipulés,
23:03je dis qu'ils sont encouragés
23:05dans ces formes de radicalité.
23:08Et enfin,
23:09dernier point,
23:09les revendications
23:10qui sont formulées,
23:12on pourrait les entendre
23:14ou les débattre
23:14s'ils n'étaient pas
23:15très empreintes
23:16d'une vision très gauchiste
23:18de la société.
23:19S'il y avait un équilibre...
23:21Prenons un exemple.
23:22Le président de la République
23:23accueille tous les syndicats lycéens.
23:24Il n'accueille même pas l'Uni
23:25qui est le seul syndicat de droite.
23:27Mais qui n'a aucune revendication.
23:28C'est pas un syndicat étudiant.
23:30Vous voyez, en fait,
23:30vous privez...
23:31C'est un syndicat étudiant.
23:32Vous privez...
23:32Oui, mais il y a d'autres
23:33syndicats étudiants
23:34qui ont voix au chapitre
23:35dans tous ces débats.
23:36Parce qu'ils ont des revendications.
23:39Donc, ce que je dis,
23:40c'est que la problématique,
23:41c'est qu'on a effectivement
23:42un twist gauchiste
23:44de la plupart de ces revendications.
23:45Ça a toujours été le cas.
23:46Oui, mais attendez,
23:47on a le droit d'exister à droite ou pas ?
23:48Bien sûr.
23:49Mais les mobilisations...
23:50Non, mais je ne dis pas
23:52la jeunesse.
23:53Désolé, ça ne doit exister.
23:54S'il vous plaît,
23:56est-ce qu'on peut dire
23:56l'électorale des retraités,
23:59il ne faut pas s'étonner
23:59que les jeunes ne peuvent pas venir chez vous ?
24:00Mais attendez !
24:01Mais non, mais c'est vrai !
24:03C'est vrai,
24:03on ne peut pas parler au nom
24:04de la jeunesse.
24:05Ce que je vais dire,
24:07c'est que la classe politique
24:08se positionne sur des questions.
24:10Sur l'éducation,
24:11il semblerait que la gauche
24:12soit celle
24:13qui porte les revendications
24:15des lycéens.
24:16Mettre des moyens
24:17dans l'éducation,
24:17c'est pas neutre.
24:18Moi, j'ai d'autres revendications,
24:19mais je ne suis pas d'accord avec vous.
24:21Sur la question, finalement,
24:22du positionnement électoral.
24:24Je pense qu'il y a
24:25un électoralisme partout
24:26et que, de fait,
24:27la politique,
24:28c'est chercher un public.
24:29La droite, monsieur,
24:31cherche un public
24:32qui est clairement retraité.
24:34Mais si, monsieur...
24:35Est-ce que vous considérez de gauche ?
24:37Comment ?
24:37Est-ce que vous considérez de gauche ?
24:38Moi ?
24:39Oui.
24:39Je n'en sais rien.
24:40Moi, ce que je sais,
24:41c'est que je veux défendre
24:41les lycéens et les lycéens.
24:42Pourquoi vous dites camarades
24:42à tout bout de champ, par exemple ?
24:44Parce que, je ne sais pas
24:45si vous êtes déjà allé en classe.
24:47Ça t'est...
24:48Enfin...
24:48Non, non, mais...
24:49Vous êtes déjà allé en classe,
24:50s'il vous plaît.
24:52Comment ?
24:53Ça bégaye trop vite.
24:54Non, mais attendez, attendez.
24:55Lui, l'outoublon,
24:56c'est pas...
24:56Être de gauche,
24:57c'est pas...
24:58C'est pas grave.
24:58C'est pas un problème.
24:59Ce que je veux dire,
25:00c'est que la jeunesse,
25:01massivement, aujourd'hui,
25:01est de gauche.
25:02Non, mais vous...
25:03Moi, je suis un porte-parole
25:05de cette jeunesse.
25:05Mais est-ce que vous considérez de gauche ?
25:07Oui.
25:07D'accord.
25:08Bon, voilà, c'est pas grave.
25:09Bon, ok.
25:09Donc, en fait...
25:10Donc, j'ai le droit
25:10d'avoir ma vision de droite,
25:11vous avez le droit
25:12d'avoir ma vision de gauche,
25:13et c'est pas...
25:13Non, mais monsieur,
25:14ne vous étonnez pas,
25:16quand les lycéens
25:18ne sont pas derrière vous
25:19parce que...
25:19Quand les lycéens,
25:20vous n'avez aucune proposition...
25:21Messieurs, s'il vous plaît,
25:22est-ce qu'on peut s'entendre...
25:23Non, non, non,
25:24Jonas Haddad,
25:26est-ce qu'on peut s'entendre
25:27sur quelque chose ?
25:27Quand on reçoit
25:28des organisations,
25:29les CN ou des étudiants,
25:31on peut avoir la vôtre,
25:32on peut avoir l'Uni,
25:33on peut avoir tout le monde
25:34et discuter.
25:35Parce que moi,
25:36ce qui m'a semblé,
25:37c'est que quand l'Uni
25:37a été invité, semble-t-il,
25:39certains de vos camarades,
25:40peut-être pas vous,
25:41n'ont même pas voulu
25:42qu'ils soient considérés.
25:43L'Uni, ils font des saluts nazis.
25:44Enfin, il y a un moment
25:44moins des associations.
25:45C'est vrai, c'est vrai.
25:47L'Uni, visiblement,
25:48fait des saluts nazis,
25:49c'est une organisation
25:50qui est problématique.
25:51Mais qu'est-ce que vous racontez ?
25:51Mais qu'est-ce que vous racontez
25:52fait des saluts nazis ?
25:54Mais attendez,
25:54il y a des syndicats lycéens,
25:56je vous ai dit,
25:56qui étaient à la France insoumise
25:57et qui ont légitimé
26:00les casses,
26:00franchement,
26:01et qui ont légitimé
26:02la jeune garde.
26:03L'Uni n'a jamais fait
26:03de saluts nazis.
26:04Je ne sais pas si
26:07je connaissais une représentante
26:09de l'Uni qui disait
26:09qu'il fallait gazer les blancs.
26:10Est-ce que ça veut dire
26:11que l'Uni doit être écartée ?
26:12Oui, franchement.
26:13C'est absurde de dire ça.
26:14En tout cas,
26:15ça n'a pas été médiatisé.
26:16Ce que j'ai vu,
26:18c'est effectivement
26:19des syndicats étudiants,
26:21en l'occurrence l'Uni,
26:21qui commettaient des saluts nazis.
26:23Et même quand on entend
26:24leur représentante en chef,
26:28Madame Louise...
26:29Montangon,
26:29on a reçu ici,
26:30comme vous,
26:31comme d'autres.
26:31Qui, sur ces news,
26:32traitait les gauchistes de moches.
26:34Elle l'avait dit comme ça.
26:35Ils sont affreux physiquement.
26:37Attention,
26:37je vais vous rappeler
26:38Jean-Luc Mélenchon,
26:39tout blanc, tout moche.
26:39Donc, n'allons pas
26:41sur ce sujet-là.
26:43Louise Montangon,
26:43ce qu'elle disait,
26:44c'est quand même hyper problématique
26:45d'être assis comme ça
26:46sur le physique.
26:46Vous avez des revendications légitimes.
26:48Parlons,
26:49on a parlé du sujet
26:50le plus important.
26:51C'est bien que tout le monde
26:52soit représenté.
26:53C'est le cas sur ce plateau.
26:54Je vous remercie,
26:54Louis Le Toublanc.
26:55On a compris en tous les cas.
26:56Lundi aussi,
26:57c'est les blocus
26:58au retour de...
26:59Nous, ce qu'on demande,
27:00c'est que le gouvernement
27:01répondent à nos revendications.
27:02Ça passera par une mobilisation
27:04lundi,
27:05mais surtout le 5 novembre
27:06à l'appel de l'intersyndical
27:07de l'éducation nationale.
27:08Merci.
27:09Vous aurez l'occasion
27:09de revenir.
27:10Je vous remercie.
27:11Restez avec nous.
27:12On va avoir d'autres invités
27:13qui vont arriver
27:13pour poursuivre le débat
27:14parce que dans ce contexte,
27:16chaque propos politique compte.
27:19Monsieur Lescure,
27:20Monsieur Lescure,
27:22on va l'écouter tout à l'heure.
27:23Moi, je me demande
27:24dans quelle proportion
27:24certains adorent craquer
27:26des allumettes
27:26sur des barils de poudre.
27:27Mais tout d'abord,
27:28Laurent Nunez
27:29qui nous donne les détails
27:30d'une journée
27:31qui s'annonce à haut risque.
27:33Ce sera une doctrine
27:34extrêmement réactive.
27:35On ne tolérera aucun débordement.
27:38Aucun débordement.
27:39Il y aura des interventions
27:40systématiques.
27:41Nous avons,
27:41j'ai demandé
27:42à l'ensemble des forces
27:43de sécurité intérieure,
27:44d'abord à l'ensemble
27:44des préfets
27:45et puis ces consignes
27:46ont été relayées
27:47par les directeurs généraux
27:48et par Monsieur le préfet de police,
27:49des doctrines d'extrême fermeté.
27:51Les troubles à leur public
27:52que nous entendons
27:53sont importants.
27:54Donc les forces réagiront
27:55avec une grande fermeté,
27:57beaucoup de réactivité,
27:58beaucoup de mobilité
27:58pour disperser,
28:00puis le cas échéant
28:01même interpeller
28:02les groupes à risque.
28:03Et avec Jonas Haddad,
28:05avec Rokhaya Diallo,
28:06avec Rudimana
28:06et Victor Hérault,
28:08on accueille
28:09Dominique Carlac.
28:10Bonsoir.
28:11Merci d'être avec nous.
28:12Chef d'entreprise,
28:13vice-présidente
28:13d'ABGIS France
28:15et ancienne vice-présidente
28:17du MEDEF également.
28:18Yann Brossat nous accompagne.
28:19Bonsoir à vous.
28:20Bonsoir Sonia.
28:20Merci de votre présence.
28:24Évidemment,
28:25vous êtes sénateur
28:25parti communiste de Paris.
28:27C'est important pour la capitale
28:29parce que Paris,
28:30comme d'autres villes,
28:31blocus sécuritaire,
28:33même pour certaines villes
28:34confinées.
28:35Je voudrais avoir votre avis
28:36à la fois en tant que chef d'entreprise,
28:38représentante évidemment
28:39de tous les tissus économiques
28:40et donc nos commerçants.
28:41Et monsieur le sénateur
28:45et représentant de la capitale,
28:46est-ce que vous estimez
28:47qu'on peut continuer comme ça
28:48longtemps avec des villes aussi
28:51bloquées,
28:52des villes mortes
28:53qui sont pour certaines
28:54totalement, oui,
28:55sous blocus sécuritaire,
28:56sous confinement sécuritaire ?
28:57Ça ne tient qu'au gouvernement.
28:58Personne ne manifeste
28:59pour le plaisir de manifester.
29:00Je vois bien qu'on parle beaucoup
29:02de la question du maintien de l'ordre
29:03et je le conçois parfaitement.
29:05Mais enfin, le vrai sujet,
29:06c'est qu'est-ce qui fait
29:07qu'on en est arrivé là ?
29:08On en est arrivé là
29:09parce qu'on a un gouvernement
29:10qui est sourd aux revendications sociales.
29:12Je vais vous dire,
29:12dans notre pays,
29:13je pense que nous avons
29:14une double rupture.
29:15D'abord, une rupture sociale
29:16parce qu'un pays
29:17dans lequel on a
29:1710 millions de pauvres
29:19alors qu'on a des entreprises
29:20du CAC 40
29:20qui versent 61 milliards d'euros
29:22de dividendes
29:23à leurs actionnaires,
29:24c'est indécent.
29:24Et une rupture démocratique
29:26parce qu'on a des Français
29:27qui ont voté
29:27aux dernières élections législatives
29:29et les perdants
29:30continuent de gouverner ce pays.
29:32Les gens qui gouvernent aujourd'hui
29:33n'ont aucune espèce de légitimité.
29:35Il y a une élection
29:36dans 5 mois et demi.
29:37Oui, d'accord.
29:38Mais enfin, en l'occurrence,
29:39la dernière élection législative,
29:40d'ailleurs pas de note faite,
29:41c'était une dissolution
29:42voulue par le Président
29:42de la République,
29:43elle n'a pas vu
29:44le camp qui gouverne
29:46en ce moment gagner.
29:47Pas du tout.
29:47Et les mêmes gouvernent
29:48et même la même politique.
29:50Moi, je pense que
29:50quand on a perdu,
29:51on devrait quand même
29:52être un peu humble.
29:53Or, vous l'avez dit tout à l'heure
29:54en évoquant par exemple
29:55les propos de M. l'escure,
29:56on a affaire à des gens
29:57qui provoquent
29:58matin, midi et soir.
30:00Et donc, oui,
30:00il y a des mobilisations sociales.
30:02Mais vous savez,
30:02moi, j'en veux pas aux policiers.
30:04Pour moi, c'est pas ça le sujet.
30:06Les policiers, en réalité,
30:07c'est...
30:07Les policiers, en réalité...
30:09On leur demande l'impossible.
30:09Non, mais j'en termine.
30:10Mais bien sûr
30:11qu'on leur demande l'impossible
30:12parce que c'est le dernier
30:12bout de la chaîne.
30:13Pourquoi est-ce qu'on mobilise
30:14des policiers
30:15pour sécuriser des manifestations ?
30:17Parce qu'on a
30:17des mobilisations sociales.
30:19Pourquoi on a
30:19des mobilisations sociales ?
30:20Parce qu'on a un gouvernement
30:21qui n'écoute pas
30:22ce que dit la grande majorité
30:23des Français.
30:24Dominique Carlac,
30:25peut-être que vous pourriez
30:26partager certains points
30:27de l'argumentaire
30:28de Yann Brossat,
30:29mais c'est vrai
30:29que les commerçants
30:31exténués,
30:31à beau,
30:32ils disent
30:32il nous faut une suspension,
30:33au moins une pause,
30:34s'il vous plaît,
30:35jusqu'à Noël.
30:35Qu'est-ce qu'on leur dit ?
30:36En fait, là,
30:37ce qu'on subit,
30:39les entreprises,
30:40qu'elles soient petites,
30:41moyennes, grandes,
30:41c'est un climat
30:42pré-insurrectionnel.
30:44Ce qui est un petit peu embêtant,
30:45c'est que d'habitude
30:45l'intensité dramatique maximum
30:48des gens dans la rue,
30:49c'est plutôt au moment
30:49de la campagne présidentielle.
30:51Là, on est avant
30:52la campagne présidentielle.
30:53Donc on se dit
30:54qu'est-ce que ça va être
30:55dans la campagne présidentielle ?
30:56Et moi, je ne me place
30:58pas d'un point de vue politique
31:00au sens gauche-droite,
31:02bien au contraire,
31:03comme disait Coluche.
31:04Je me place plus
31:05du point de vue
31:06des partenaires sociaux,
31:08organisations d'employeurs,
31:09organisations syndicales,
31:10qui se disent
31:10que l'éléphant au milieu
31:12de la pièce,
31:12c'est le pouvoir d'achat.
31:13En fait, c'est le pouvoir d'achat
31:15qui vraiment pose problème
31:16aux Français aujourd'hui.
31:17Et le pouvoir d'achat,
31:18il ne se décrète pas en réalité.
31:21Il y a deux choses
31:21qui génèrent du pouvoir d'achat.
31:24Il y a la première chose
31:25qui génère du pouvoir d'achat
31:27et de l'emploi,
31:27c'est la croissance.
31:28Aujourd'hui,
31:29on est à 0,4% de croissance
31:31et à 8,3% de chômage.
31:34Et ça fait six trimestres
31:35que ça augmente le chômage.
31:36Donc, on rentre dans une espèce
31:37de période de stagflation
31:39où on a à la fois de l'inflation
31:41avec un 3% d'inflation
31:43mais un 26% sur le carburant.
31:46Et puis,
31:46la deuxième chose
31:48qui génère du pouvoir d'achat
31:49au-delà de la croissance,
31:51c'est la négociation.
31:52C'est la négociation
31:53et les partenaires sociaux,
31:54ils savent le faire.
31:54Mais là, vous mettez le point.
31:55Mais pardonnez-moi,
31:56ils sont où les corps intermédiaires ?
31:57Qu'est-ce qu'on en a fait
31:58pendant dix ans ?
31:59Mais dites-moi,
32:02normalement,
32:03les manifestations
32:04étaient parfaitement encadrées
32:05il y a encore un certain temps.
32:07Et d'ailleurs,
32:07en partie par la CGT,
32:09je vous regarde
32:09parce que vous les connaissez,
32:10camarades, évidemment.
32:12Et donc,
32:13vous avez un affaiblissement
32:14des corps intermédiaires,
32:16affaiblissement de la situation,
32:17effondrement en partie
32:18de l'État
32:18qui a reconnu lui-même
32:19sa faillite.
32:20Et vous faites le lien,
32:22Jonas Haddad,
32:22j'y pense, voilà.
32:23Madame, vous le dis,
32:24le lien entre ces jeunes
32:25et des revendications
32:26sur le pouvoir d'achat,
32:27c'est que quand ils rentrent
32:28chez eux, dans leur famille,
32:29qu'est-ce qu'ils voient ?
32:30Ils voient qu'on va demander
32:31à leurs grands-parents,
32:32aux parents,
32:33de casquer pour le budget.
32:35Ils se disent,
32:35écoutez,
32:36ce n'est pas possible,
32:36déjà que je n'aurai pas ma retraite.
32:38Et en plus,
32:38on demande à mes parents
32:39et grands-parents
32:39de donner le fruit de leur travail.
32:40Le jeune qui était assis là
32:42a parlé de la retraite
32:43en disant,
32:43au contraire,
32:44les politiques ne font qu'engraisser,
32:46pardonnez-moi le mot,
32:47les retraites.
32:48Et les retraites,
32:48et donc,
32:49il disait plutôt,
32:49le grand-parent,
32:50sentir bien comparé à moi.
32:52C'était le discours du jeune
32:53qui était jeune.
32:53Chacun son jeune,
32:54chacun ses jeunes.
32:55Voilà.
32:55C'est un discours majoritaire.
32:56Je parle d'une diversité de voix.
32:58Il faut quand même faire part
33:00quand même du ras-le-bol
33:01du monde du travail.
33:02Et dans le monde du travail,
33:03je rentre à la fois,
33:04je dirais,
33:05le dirigeant d'entreprise,
33:07quelle que soit la taille,
33:08et les salariés qui sont dedans.
33:10C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
33:11quand vous regardez
33:12ce qui est en train
33:13de faire flamber
33:13le climat social
33:14qui est le prix du carburant,
33:16c'est une dépense
33:16complètement contrainte.
33:18Parlons-en.
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