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  • il y a 9 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:0022h sur BFM TV, merci d'être avec nous. Et comme tous les soirs, à 22h désormais, tous les soirs,
00:06toutes les images, tous les débats de la présidentielle avec la bande.
00:09Je vous présente tout le monde dans une seconde, mais là-bas, les images, c'est avec le 20-27,
00:13évidemment un 20-27 largement consacré ce soir à ce qui se passe dans les lycées
00:18et à la manière dont les politiques s'invitent dans cette colère lycéenne. C'est avec Raphaël Rodon et Sophie
00:22Herbé.
00:27– Ah, cette ère de mai 68 qui flotte au-dessus des lycées bloqués et des étudiants dans l'arbre.
00:36Des mobilisations parfois musclées qui n'ont pas manqué de faire réagir nos candidats à la présidentielle.
00:43– Bravo ça ! – Elle est même notre affiche, non ?
00:48Belle peut-être, différente sûrement d'il y a 50 ans. En mai 68, le parti communiste était hostile aux
00:56étudiants en colère.
00:57Hier, Fabien Roussel leur a sorti le grand jeu.
01:00– Vous dites aussi aux jeunes bloquer les lycées.
01:03– Mais je dis bien sûr à toutes celles et ceux aujourd'hui qui veulent vivre dignement,
01:07qui veulent pouvoir accéder à une école gratuite, à une faculté gratuite, pouvoir étudier, accéder aux connaissances,
01:14qu'ils puissent le faire. C'est le propre d'une nation de protéger son peuple, de protéger ses concitoyens.
01:20Or aujourd'hui, ce gouvernement lui fait les poches.
01:23– À chaque prétendant à l'Elysée, une façon de dire son soutien aux étudiants.
01:31Le candidat à la primaire du Parti Socialiste, Raphaël Glucksmann, est lui très adepte du « en même temps ».
01:38– Je soutiens les revendications des lycéens qui sont dans une situation souvent intenable.
01:43– Je condamne toute forme de violence. Et le succès de ce mouvement sera basé sur la non-violence.
01:49– Lui a décidé de jouer la carte de la proximité.
01:54– Je veux m'adresser directement à vous, à tous les lycéens de France.
01:57– L'ancien ministre de l'Éducation nationale, venu au soutien.
02:01– C'est ce que vous voulez, des classes propres, des profs présents.
02:05– Jusqu'à un certain point.
02:07– Mais je vais vous dire quelque chose, les images de poubelles brûlées devant vos lycées,
02:11– C'est ça qu'on risque de retenir de vous, pas vos revendications.
02:13– Un discours de grand frère.
02:16Mais l'animal politique n'est jamais très loin.
02:19– Regardez qu'il vous pousse à aller plus loin.
02:21Cherchez leur programme sur l'éducation, il n'existe pas.
02:23– Vous avez aimé la petite mise en scène intimiste de Gabriel Attal ?
02:28Vous allez adorer celle de son principal adversaire du bloc central, Édouard Philippe.
02:33– Bonjour, en moins de 20 minutes, je vais vous expliquer ce que je propose aux Françaises et aux Français
02:38en matière de retraite.
02:41Parce qu'il est temps de parler des retraites.
02:42– Ne vous asseyez pas trop confortablement non plus, Édouard Philippe, parce qu'on n'a pas 20 minutes devant
02:47nous.
02:48Mais en deux mots, votre réforme, c'est quoi ?
02:51– Je propose de porter progressivement la durée de cotisation à 45 ans et l'âge de départ à 65
02:57ans.
02:58– Des mesures pas forcément populaires.
03:00– J'ai hâte de pouvoir en discuter avec vous.
03:02– Présentées en pleine manifestation syndicale.
03:05Et si savoir trouver le bon moment pour faire passer les messages difficiles,
03:10c'était l'une des clés de cette présidentielle.
03:13– Voilà pour ce 2027, avec moi autour de la table,
03:21Isabelle, Dominique Rizé, Amélie Rosic et Yves Tréard.
03:23Olivier Babou nous rejoint dans un instant.
03:25Dominique, juste une chose, on parlait des lycéens ce soir, à l'instant dans le 2027.
03:29Je regarde les chiffres, plus de 350 lycées touchés depuis le début du mouvement.
03:33625 interpellations rien qu'aujourd'hui.
03:36625 interpellations et on a 85 élèves blessés en trois jours,
03:40119 élèves et personnels, 83 forces de l'ordre blessées rien que pour aujourd'hui.
03:44– Rien que pour aujourd'hui, 625 personnes interpellées,
03:48donc des étudiants, des lycéens, contre 440 hier.
03:51Souvenez-vous, Laurent Nunez était ici hier, il nous a dit 440 interpellations
03:55et les deux tiers seront judiciarisés.
03:58Donc là, si on est à 625, on est à peu près dans les mêmes proportions.
04:03Ce qui est important de noter, c'est la progression fulgurante, j'ai envie de vous dire,
04:08du nombre d'interpellations, c'est-à-dire de personnes qui se sont livrées à ces violences.
04:15Et puis, le discours politique, Laurent Nunez nous dit montée assez significative de la violence,
04:22intrusion dans des établissements à Lyon, à Rennes, Lyon le lycée, la Martinière,
04:27avec des véhicules d'enseignants qui ont été dégradés.
04:32Et puis, une organisation quand même, puisque ça encore, c'est le ministre qui nous le dit tout à l
04:35'heure,
04:36des agitateurs qui vont de lycée en lycée.
04:38On les voit dans un lycée, puis dans un autre, des groupuscules extrémistes.
04:42Et donc, effectivement, c'est en train de monter.
04:46Sur les 356 établissements dont on parle aujourd'hui, bloqués, il y en a 205 qui n'étaient pas bloqués
04:54hier.
04:54Vous vous rendez compte comme ça avance ? Comme ça va vite ?
04:56– Yves Tréard, quand on voit ces chiffres-là, des interpellés, des blessés,
05:00que ce soit du côté des élèves, des lycéens, des forces de l'ordre, des personnels, etc.,
05:04ça ne peut pas continuer comme ça.
05:07Il faut qu'il se passe quelque chose.
05:08Alors, ce soir, le ministre de l'Éducation disait, j'ouvre une plateforme de concertation
05:14pour les lycéens pour qu'ils s'expriment.
05:16Est-ce que ça suffit ?
05:17– Je ne sais pas, ça va être très compliqué,
05:19mais je pense qu'effectivement, il y a une instrumentalisation terrible.
05:23Et c'est ça qui est terrible, c'est que tout ça se fait, finalement,
05:27si on prend un peu de recul, sur le dos des lycéens.
05:30Il y a des véritables problèmes dans les lycées, de moyens.
05:34Et j'entendais le commentaire tout à l'heure avec la comparaison de mai 68,
05:37et là, pour le coup, l'expression n'est pas galvaudée,
05:40comparaison n'est vraiment pas raison.
05:42Mai 68, c'était un mouvement de croissance.
05:47On avait tout ce qu'il fallait en 68.
05:49Et on faisait grève parce qu'on voulait plus de liberté,
05:51on voulait que les garçons puissent aller avec les filles,
05:54on pouvait se mélanger,
05:56on voulait pouvoir fumer dans les établissements scolaires.
06:00On en avait assez de l'ordre gaullien, d'une certaine façon.
06:04Là, ça n'a rien à voir.
06:05Là, ce n'est pas des manifestations de la croissance,
06:08c'est des manifestations de la misère.
06:10Et c'est vrai que dans beaucoup de lycées,
06:13les lycées d'ailleurs,
06:14c'est vrai que quand vous êtes dans le beau quartier,
06:16c'est déjà plus préservé, c'est vrai.
06:17Il y a quand même deux poids, deux mesures.
06:19On ne peut pas le nier du tout, du tout, du tout, du tout.
06:21D'abord parce qu'il n'y a pas la même sociologie.
06:24Et la même intégration, je dirais.
06:26Et donc, il y a des problèmes.
06:27Et ce qui est terrible,
06:29c'est que certains dans le personnel politique
06:32se servent sincèrement,
06:35prennent en otage les enfants pour faire...
06:37Ce sont des enfants, des adolescents,
06:39pour faire avancer leur...
06:41Enfin, pardon, pas leur business, mais leur discours,
06:44alors que les problèmes, ils sont réels.
06:46Et alors, je suis d'accord, la plateforme, je ne suis pas sûr.
06:49Simplement, ça ne peut pas se régler en face à face entre...
06:53C'est exactement ce que je disais.
06:54Oui, mais la réponse est totalement en dessous.
06:58Et pour le coup, je vous rejoins totalement
07:00sur la colère liée à la misère.
07:02J'ai été frappée d'entendre, notamment sur notre antenne,
07:05des témoignages d'enfants, en tout cas, on va dire, d'adolescents,
07:09qui réclament d'avoir des profs et d'avoir des cours.
07:11Enfin, je veux dire, quand on a 15-16 ans,
07:13on peut réclamer d'en avoir peut-être moins.
07:15Alors, ils réclament aussi d'autres choses.
07:16Ils réclament aussi de se réveiller plus.
07:19plein des trucs comme ça, la loi, la loi...
07:21Oui, mais ça, ça a toujours été.
07:23C'est pas nouveau, c'était de mon époque,
07:24c'était probablement de la vôtre.
07:25Exactement.
07:26Enfin, sincèrement.
07:27Là, vraiment, j'ai été frappée d'entendre des adolescents
07:32qui réclament d'avoir des profs
07:34contre les heures et de ne pas savoir quoi faire,
07:37qui réclament d'avoir des murs et des toilettes saines et propres.
07:41Enfin, voilà.
07:41Deuxième chose, la violence, évidemment, c'est intolérable,
07:46mais la réponse politique est totalement en dessous.
07:50Et surtout, le gouvernement,
07:52et je pense qu'on se rejoindra là-dessus,
07:53a totalement sous-estimé ce mouvement.
07:55Il ne l'a pas vu venir.
07:56Il ne l'a pas vu venir.
07:57Et juste une info encore...
07:58En répondant avec cette plateforme,
08:00c'est que clairement, ce n'était pas préparé.
08:01Juste une info encore.
08:03Demain, le principal syndicat lycéen appelle à un acte 2,
08:07si je puis dire, à ce que ça soit amplifié.
08:08Et la semaine prochaine, il appelle à ce que se rejoignent
08:11les lycéens et les étudiants.
08:14Et on sait qu'il y a certaines facs...
08:15Le 6 octobre.
08:16Absolument.
08:16Il y a certaines facs qui commencent à être bloqués.
08:18Non, non, il faut que les étudiants n'ont jamais été aussi pauvres.
08:20Ils ne disent pas simplement, on met les moyens et tout ça.
08:23Il faut qu'il aille beaucoup plus loin que ça.
08:25Il faudrait qu'il aille sur le terrain, dans des lycées.
08:28C'est ça qu'il faut qu'il fasse,
08:29plutôt que d'aller sur des plateaux de télévision.
08:30Il faut qu'il aille dans des lycées.
08:32Et il faut qu'il prenne la mesure de la chose
08:34avec les recteurs pour avoir des réponses qui soient précises.
08:38Mais aussi, il faut un langage de fermeté
08:40vis-à-vis des autres formations politiques
08:42qui se servent des lycéens.
08:44Vous observerez que le problème des étudiants,
08:46maintenant, ou des lycéens,
08:47ça n'est plus le gouvernement, c'est la police.
08:49Parce que le gouvernement voit la police,
08:51les policiers font ce qu'ils peuvent.
08:52Et le discours, mais très très vite,
08:54de Laurent Nunez, tout à l'heure,
08:56qui dit, les directives que j'ai données au préfet
08:58pour des déblocages trouvent la loi publique,
08:59avec la stricte proportionnalité,
09:03et il rajoute derrière,
09:04parce qu'il a un peu les fesses entre deux chaises,
09:05notre ministre de l'Intérieur,
09:07ce qui ne veut pas dire inaction.
09:09Si vous êtes policier, débrouillez-vous avec ça.
09:11Vous avez la matraque à la main, faites-le.
09:13J'y vais, j'y vais pas.
09:13On continuera à en parler tout à l'heure.
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