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  • il y a 9 heures
Chaque soir, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Le gouvernement qui se prépare à avoir encore des dizaines de milliers de personnes potentiellement dans la rue des samedis.
00:06Il va y avoir déjà une mobilisation vendredi, des casseroldes visiblement devant l'Assemblée Nationale.
00:11Il y a ce tract qui a circulé ces dernières heures, on va peut-être le voir, qui appelle à
00:17se rassembler le 31 octobre.
00:19Le gouvernement tremble déjà, continuons de leur faire peur.
00:23C'est un tract des syndicats étudiants.
00:27On l'a bien compris, l'Union étudiante qui appelle à faire trembler le gouvernement, qui tremble déjà, dit ce
00:32tract.
00:33Céline Gérard, on a bien compris que ça allait continuer malgré les annonces du gouvernement.
00:37Est-ce que le président de la République a raison, comme il le disait hier, de redouter cette journée ?
00:42Alors, qu'il y ait une inquiétude, je pense qu'elle est palpable et elle est entendable.
00:46Il y a eu des avancées quand même dans cette négociation avec les étudiants, avec les enseignants.
00:54Mais je pense que ce qui pêche encore aujourd'hui, c'est que finalement, ce manque de considération qu'ils
00:58ont eu au départ,
00:5940 jours, on le rappelle, que ce conflit, que cette crise a démarré, est larvé en fait.
01:05Et malheureusement, malgré tout ce que le gouvernement pourrait proposer,
01:10les mesures qui sont annoncées pour les lycéens, j'ai peur que cet abcès soit difficile à crever.
01:16Parce qu'il y a une forme de mépris.
01:18Oui, il y a un côté de la part des lycéens et des étudiants, tant qu'on ne voit rien
01:21de concret, on continue.
01:23C'est ça. Et on a la sensation à la fois qu'on arrive un peu en butée, c'est
01:27-à-dire que là, c'est les vacances, ça va revenir,
01:29il va y avoir d'autres requêtes.
01:30Même avant, puisqu'il va y avoir les manifestations de samedi.
01:33Absolument. Et de l'autre côté, il y a celle du 5 novembre qui se profile.
01:36Voilà. Moi, je pense que cette erreur et cette forme de mépris, quelque part,
01:41et le fait que le Premier ministre dévoile ses annonces aux influenceurs,
01:46avant même d'en parler aux enseignants et aux lycéens, c'était terrible.
01:50Mais donc, vous comprenez qu'il continue ? Vous comprenez que les blocages reprennent lundi ?
01:54Parce que visiblement, c'est aussi ce qui se profile ?
01:56Je pense que c'est un espèce de feuilleton qui ne va pas s'arrêter tout de suite.
02:03et que même si... La question que je me pose, c'est que même si on arrive à déposer 10
02:07milliards sur la table,
02:08puisque c'est ce que demandent les lycéens, est-ce que cette crise s'arrêtera ? J'en suis pas
02:11sûre.
02:12En son temps, lui-même, Gabriel Attal, dont vous êtes la porte-parole, quand il était Premier ministre,
02:15a invité régulièrement des influenceurs à Matignon,
02:19soulevant parfois les questions des oppositions politiques qui disaient « Mais pourquoi des influenceurs ? »
02:22Mais par contre, alors là, je vais vous contredire, pardon,
02:25il le voyait toujours avant les organisations syndicales ou les syndicats...
02:29C'est vrai.
02:29Avant de faire les annonces dans les conférences.
02:32Et c'était tout le contraire de ce qu'avait fait M. Blanquer, effectivement,
02:35ou d'autres ministres de l'Éducation avant.
02:37Mais c'est vrai, vous avez raison, il voyait les syndicats...
02:38Parce que là, pour ceux qui n'ont pas suivi, les influenceurs qui ont été reçus
02:41ont dévoilé toutes les mesures du gouvernement,
02:43avant même que les organisations lycéennes et étudiants soient reçues.
02:47Ça craint un petit peu.
02:48En termes de com' et de considération, je pense que ça, c'est le cœur du sujet.
02:52Et tant que cette considération, en tout cas,
02:54ce capital confiance ne sera pas revenu au sein de ce groupe de lycéens et d'enseignants,
02:58je pense que ça va continuer.
03:00Au-delà des lycéens et des étudiants, ça va beaucoup plus loin que ça,
03:03on l'a bien compris.
03:03Est-ce que ça peut être très tendu, là, vendredi, samedi ?
03:08Est-ce qu'il faut dupliquer le dispositif policier qui était en place la semaine dernière ?
03:1270 000 forces de l'ordre, le RED, le GIGN ?
03:16Ce qui est sûr, c'est que ça s'est bien passé,
03:18en tout cas, ça s'est mieux passé la semaine dernière,
03:20et que les principales polémiques qu'on voit,
03:22c'est plutôt quand la police a mis à l'abri des manifestants néo-nazis
03:25en les laissant partir alors qu'ils venaient de taper des gens.
03:29Donc c'est la faute de la police si ça se passe mal, c'est ça ?
03:31Non, mais si on met à l'écart ces incidents-là,
03:34je crois que le sujet, c'est surtout qu'on puisse...
03:37Non, mais vous n'avez pas vu toutes les vidéos, Yves Tréhard,
03:40Vous faites référence à ces militants d'ultra-droite, etc.
03:46Il y a eu des vidéos qui ont circulé de militants d'extra-droite
03:51qui étaient, pour le coup, pas interpellés,
03:54alors qu'ils venaient de commettre des violences.
03:55C'est quand même étonnant, juste vous...
03:57Oui, mais votre premier réflexe, c'est de parler de ça,
04:00c'est ça qui est étonnant.
04:01Moi, je vous dis ça parce que je dis globalement,
04:03la mobilisation du week-end dernier s'est plutôt bien passée.
04:06Les choses qui m'ont choqué, moi, dans ce que j'ai vu,
04:09c'est notamment ça.
04:09Voilà, il n'y a pas eu les images de casse intersidérale
04:14qu'on avait eues la semaine d'avant,
04:15qui étaient absolument ahurissantes.
04:17Et donc, c'est la preuve que la mobilisation,
04:18elle a du sens, qu'il y a un mouvement immense,
04:22parce qu'il y avait quand même quasiment 500 000 personnes
04:24encore le week-end dernier,
04:25pour défendre des revendications diverses,
04:27notamment autour de la question du pouvoir d'achat,
04:28mais aussi autour des revendications des lycéens,
04:31auxquelles, précisons-le quand même,
04:32le gouvernement n'a répondu que très partiellement.
04:34Certes, une première victoire sur les annulations
04:36de suppression de postes,
04:37sur... On va remettre un peu par cours sur le métier,
04:40mais c'est vrai qu'il n'y a pas grand-chose
04:43quand même sur les créations de places à l'université,
04:45il n'y a rien sur la question de la santé
04:47des lycéens et des étudiants,
04:48de la santé mentale.
04:50Enfin, 15 000 places uniquement dans les IUT et les BTS,
04:53et pas finalement dans le reste de l'université,
04:55alors qu'il y a quand même aujourd'hui
04:56une embolisation de parcours sup'
04:58aussi autour de ces questions-là.
04:59Mais vous dites que ça s'est globalement bien passé,
05:01aussi parce qu'il y avait 70 000 forces de l'ordre.
05:03Est-ce qu'il en faudra autant samedi ?
05:05À voir, moi je ne suis pas ministre de l'Intérieur,
05:07mais il faut que le dispositif policier
05:09soit suffisamment dimensionné
05:10par rapport aux risques qui existent.
05:14Alors, non, parce que vous avez bien vu
05:16qu'il y avait des manifestations
05:17qui s'étaient passées dans les centres-villes
05:18où il n'y a pas eu de problème.
05:20Moi, je vous dirais par exemple à Caen.
05:22La manifestation, elle s'est passée dans le centre-ville,
05:25comme la semaine d'avant,
05:26il n'y a pas eu une vitrine de dégradé cette semaine.
05:30Donc, vous vous dites,
05:32non, il ne faut pas éviter les centres-villes,
05:34vous vous dites oui, Céline Géraud,
05:35et vous, Julien Audoul ?
05:37Vous avez fait ça, je ne sais pas ce que ça veut dire.
05:40Non, parce que c'était M. Delaporte
05:42qui tournait en boucle.
05:45Moi, ce que j'observe...
05:45Il répond à mes questions.
05:46Oui, tout à fait, bien sûr.
05:48Et longuement, il a la chance
05:50de pouvoir répondre longuement,
05:51sans être coupé.
05:52On va mettre des chronos sur le tableau.
05:55Non, non, pas d'autres.
05:56J'ai fait mon petit compte, moi, vous êtes bien,
05:58là, au niveau de temps de parole.
05:59Moi aussi, je vais faire mes comptes.
06:00Mais très clairement,
06:01il y a eu des dizaines de policiers
06:03qui ont été blessés,
06:04donc c'est vrai qu'on peut se satisfaire
06:06que c'était moins pire que la dernière fois.
06:08Très bien, c'était apocalyptique le 17 octobre,
06:10c'était moins pire parce qu'il y avait
06:12un dispositif d'envergure
06:14et que là, le ministre de l'Intérieur
06:15était présent.
06:16Parce que le week-end d'avant,
06:17il nous avait dit qu'il n'était pas présent.
06:18On ne sait pas où il était.
06:20Mais très clairement,
06:21ça ne va pas répondre.
06:22Nous le savons.
06:23Pourquoi ?
06:23Parce que le gouvernement
06:25est incapable de répondre
06:26à la colère sociale,
06:28notamment sur le volet pouvoir d'achat
06:29et sur l'inflation
06:31et les prix des carburants.
06:32La seule mesure qui permettrait
06:34de redonner de l'air
06:36et un signal extrêmement fort,
06:38c'est la baisse des taxes
06:39sur les carburants
06:40et ça, ils s'y refusent toujours.
06:42Et puis, vous avez des éléments radicalisés
06:44à la fois chez les étudiants,
06:47lycéens
06:47et toute la nébuleuse
06:49d'extrême-gauche.
06:50Vous pouvez leur mettre
06:5150 milliards sur la table,
06:53vous pouvez supprimer
06:54Parcoursup,
06:55vous pouvez leur offrir
06:55100 000 professeurs.
06:57Ils n'en ont rien à faire.
06:58Eux, ce qu'ils veulent,
06:59c'est la violence,
07:00le chaos.
07:01Et moi, excusez-moi,
07:02je pense aux commerçants
07:03qui, chaque week-end,
07:05perdent près de 2 milliards d'euros.
07:06C'est 2 milliards de paires
07:07Et du coup, l'éloignement
07:08des centres-villes,
07:09c'est une bonne chose ?
07:10Pour chaque week-end.
07:11Non, mais encore une fois,
07:12je veux bien qu'on essaye
07:13de trouver des subterfuges
07:15ou des manœuvres
07:16pour épargner nos commerçants.
07:17Très bien.
07:18Mais déjà, il faut rétablir l'ordre.
07:20Il faut dissoudre les groupuscules
07:22qui sèment la violence
07:23et la dévastation.
07:24Et excusez-moi,
07:25mais pour 95% d'entre eux,
07:27ils sont à l'extrême-gauche
07:28et à l'ultra-gauche
07:29et pas à l'ultra-droite.
07:31Et puis, très clairement,
07:33il faut que le gouvernement,
07:33à un moment donné,
07:35prenne conscience
07:36de tout ce qui n'a pas été fait
07:37et de tous les retards
07:39qui ont été pris,
07:40notamment sur le pouvoir d'achat.
07:41Et là, il y a urgence
07:42parce que les carburants,
07:44aujourd'hui,
07:44c'est un vrai pochumar
07:45pour nos citoyens.
07:46Anne-Saura Dubois,
07:49allez-y, imposez-vous.
07:52Tant de sources gouvernementales
07:53que sécuritaires,
07:54il est parfaitement inenvisageable
07:56de refaire ce qui a été fait
07:56samedi dernier,
07:58plusieurs samedis d'affilée.
07:59C'est absolument impossible.
08:01Mais samedi prochain,
08:02c'est ce qui se profile ?
08:04Non, si, effectivement,
08:06les cortèges sont plus éloignés.
08:08C'est ce qu'il a dit ce matin.
08:09Mais en fait,
08:09tout ce que la France
08:10et la Navarre comptaient
08:11de policiers,
08:12de gendarmes,
08:13l'opération Sentinelle,
08:14le RAID, les hélicoptères,
08:16les blindés, etc.,
08:17tout le monde était sur le terrain.
08:19Tous ceux qui avaient des congés,
08:20on leur a demandé
08:21de les annuler.
08:22Ceux qui en avaient des prévus,
08:23on les leur a sucrés également.
08:25Il est parfaitement,
08:26mais inenvisageable
08:27de continuer comme ça
08:28de samedi en samedi,
08:30comme ça a été fait,
08:30notamment pendant la période
08:31des Gilets jaunes,
08:32tout simplement parce que
08:32les forces de l'ordre
08:33n'auront pas la possibilité
08:35de travailler comme ça.
08:36On ne pourra pas mobiliser
08:38tous les moyens de l'État
08:38tous les samedis.
08:39D'abord, ça coûtait énormément d'argent.
08:40Et puis ensuite,
08:42vous avez quand même,
08:42ce sont des fonctionnaires aussi,
08:44c'est à un moment récupéré.
08:46Donc, c'est la raison
08:47pour laquelle aussi,
08:47il est envisagé de sortir
08:49les cortèges des centres-villes
08:50pour pouvoir permettre aussi
08:51une sécurisation
08:52un tout petit peu moins
08:55militaire, quasi guerrière
08:56que ce qui a été fait
08:57samedi dernier
08:58parce que c'était
08:59un dispositif, mais inouï.
09:00C'était hors des centres-villes,
09:02d'ailleurs.
09:03En partie, en partie.
09:05Mais Valérie Pécresse,
09:07tout à l'heure,
09:07président de la région
09:08Île-de-France,
09:09disait, oui,
09:09à partir de maintenant,
09:10il ne faut plus
09:11qu'il y ait une manifestation
09:11place de la Bastille,
09:13à Nation,
09:13ou à République.
09:14La semaine dernière,
09:15il y avait une mobilisation
09:16qui était très importante
09:17et si le mouvement social continue,
09:19le gouvernement va être obligé
09:20de répondre présent
09:21par les forces...
09:23Ou avec des mesures d'urgence.

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