00:00L'édito politique de votre matinale avec Loïc Besson ce matin et les débats s'enflamment après l'attentat de
00:05Trappes.
00:06Et on est très loin, Loïc, de l'unité nationale qui préside normalement après un acte terroriste.
00:11Ah oui, vous vous souvenez, à chaque fois c'était un peu le même discours, il fallait faire bloc derrière
00:15la République et ses valeurs.
00:17C'était l'unité qui était prônée, un délai de décence, de dignité pour montrer de la compassion, de la
00:22fraternité sans éluder le débat, se souvient un nostalgique, le Premier ministre.
00:26Alors il y a bien eu une minute de silence hier à l'Assemblée, mais une minute et pas une
00:30seconde de plus.
00:31Retour à la chasse très vite pour trouver qui porte la responsabilité d'un climat qui aurait poussé l'assaillant
00:35dans son périple meurtrier.
00:37Les accusés sont tout désignés pour la gauche qui cible le RN, des minables récupérations politicardes, le déshonneur et la
00:45honte, rétorque Sébastien Chenu.
00:47La gauche s'en prend au RN mais aussi au LR et jusqu'au gouvernement qui considère, je cite, la
00:53théorie du grand remplacement comme un élément du débat.
00:56Ça c'est ce que fustige la présidente des députés écolos. Réponse piquée du Premier ministre qui renvoie la balle
01:02à l'envoyeur.
01:03Quand les choses sont confuses, c'est aussi d'être clair sur le rejet de toute forme de violence.
01:09Il y a des discours, en tout cas il y a des gens qui portent des discours et des mots
01:12qui finissent par armer d'autres qui eux passent à l'acte.
01:16Il faut lutter de la manière la plus claire qu'il soit devant toute forme de recours à la violence.
01:23Dans la République, le combat pour ses valeurs, il ne se fait pas à la carte.
01:27Mais pardon, mais à Louis Bisson, on n'entend que les extrêmes. Il est où le bloc central ?
01:31Ah ben ils sont bien là, ils sont dans la salle.
01:32Ah bon ?
01:33Né aux premières loges, c'est tout. Spectateurs en dehors de la scène. L'entourage de Gabriel Attal le reconnaît.
01:38C'est une période difficile pour tout ce qui n'est pas RN ou LFI.
01:42Édouard Philippe aussi. Dans les moments de forte tension, les voix radicales bénéficient toujours d'un écho plus puissant.
01:49C'est aussi ça hier que le Premier ministre a voulu faire le lien.
01:53Avec la polémique, vous vous en souvenez, c'était en début d'année, ça semble loin, le meurtre de Quentin
01:57après une rixe entre groupes d'Ultra.
02:00Ça a été le lancement de la présidentielle, reconnaissait-il déjà à l'époque.
02:03On a vu les deux extrêmes effacer complètement tout ce qu'il y a au centre avec ce tête-à
02:08-tête redouté.
02:09Et pourtant, il n'y a pas d'excuses parce que la présidentielle, elle est bien lancée.
02:12Mais avec des candidats qui ont été traumatisés par 2022 de voir leur campagne bousculée par la guerre en Ukraine.
02:18Résultat cette fois, ils n'entendent rien lâcher, aucune pause tolérée.
02:22Et tant pis si ça sent la récup, le recel, pour reprendre les mots du Premier ministre.