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Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.

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00:00:00Bonsoir à tous et bienvenue dans Punchline jusqu'à 18h30, ambiance explosive à l'Assemblée nationale cet après-midi au
00:00:05moment de dommage aux victimes de l'attentat raciste de Trappes,
00:00:08passe d'armes violentes de la part de LFI envers le Rassemblement national et même envers le gouvernement provoquant un
00:00:14coup de colère du Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:00:17On va l'entendre. Comment la campagne présidentielle va-t-elle pouvoir s'articuler dans un tel climat de haine
00:00:23et de tension ?
00:00:24On va en parler ce soir avec Henri Guénaud qui est notre invité dans cette première heure de Punchline.
00:00:28Par ailleurs, chacun retient son souffle pour savoir comment les prochaines manifestations vont se dérouler.
00:00:33Le gouvernement avance des propositions qui sont refusées. Le schéma des forces de l'ordre est renforcé.
00:00:37Mais les lycéens et les syndicats appellent déjà à la poursuite des mobilisations.
00:00:40Ça passe ou ça casse dans un pays déjà bien facturé. Voilà pour les grandes lignes de nos débats.
00:00:45On l'évoque juste après le rappel des titres de l'actualité. Il est 17h et c'est Félicité Kindoki
00:00:50qui est avec nous. Bonsoir Félicité.
00:00:54Bonsoir Laurence, bonsoir à tous.
00:00:55L'Assemblée nationale a observé une minute de silence en mémoire de Pengo Pocio Wangui, victime de l'attaque raciste
00:01:03dans les Yvelines vendredi.
00:01:04Le Premier ministre a pris la parole. Il est revenu sur l'importance du terme attribué à cette attaque.
00:01:09Sébastien Lecornu a insisté sur l'appellation d'attentat terroriste raciste.
00:01:13Le projet de loi Casseur-Payeur au cœur des débats a été discuté aujourd'hui au Sénat.
00:01:18Un sujet qui suscite de nombreuses critiques, notamment pour ces mesures décriées sur la responsabilité solidaire des fauteurs de troubles
00:01:25et la saisie de leurs prestations sociales.
00:01:27Sébastien Lecornu fait de ce projet de loi une priorité avant l'élection présidentielle, soucieux d'avoir des outils nouveaux
00:01:33pour basculer de la réponse pénale à la réponse civile.
00:01:36Quatre membres d'une même famille comparaissent aujourd'hui devant la justice de Draguignan.
00:01:40Ils sont soupçonnés d'avoir escroqué le fisc, l'URSSAF et la CAF à hauteur d'1,8 million d
00:01:47'euros.
00:01:47Dans le cadre d'un système massif de fraude sociale et de blanchiment d'argent, c'est un simple contrôle
00:01:53routier qui avait permis de remonter le fil il y a huit mois.
00:01:55En Israël, les premières élections législatives enregistrent un taux de participation record depuis 1973, mais se déroulent sous haute tension.
00:02:04D'une part, le centriste Gadi Essenkot, principal rival de Benyamin Netanyahou, a appelé les électeurs à chasser du pouvoir
00:02:12ce qu'il appelle le pire gouvernement de l'histoire d'Israël.
00:02:15De l'autre, le Premier ministre qui dénonce des tentatives de voler l'élection, notamment par des achats de voix
00:02:20et demande par ailleurs à prolonger l'ouverture des bureaux de vote.
00:02:23Et puis on termine en Turquie où une tornade a fait quatre morts et un blessé dans la province d
00:02:27'Antalia, dans le sud du pays.
00:02:28Un phénomène rare dans cette région touristique. Les victimes sont des ouvriers d'un chantier qui dormait lorsque la tornade
00:02:35s'est abattue, détruisant le conteneur dans lequel ils étaient logés.
00:02:38Deux d'entre eux sont décédés sur place et les deux autres à l'hôpital. Une cinquième personne est légèrement
00:02:43blessée.
00:02:44Merci beaucoup, Félicité Kindoki, pour ce rappel des grandes lignes de l'actualité. Je salue nos invités, Henri Guénoëla. Bonsoir
00:02:50à vous, merci beaucoup d'être là, mon cher Henri.
00:02:52On va parler évidemment de ce qui se passe dans notre pays, de l'état de tension maximum dans lequel
00:02:56nous sommes à peine six mois de la présidentielle.
00:02:58C'est fort inquiétant. Louis de Regnal est là, bonsoir. Eric Nolot aussi.
00:03:02Et j'ai demandé à Elodie Huchard du service politique de CNews. Bonsoir, Elodie, d'être avec nous pour nous
00:03:07expliquer, nous raconter ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale.
00:03:10Parce qu'avant de parler des manifestations, on va parler de cet attentat terroriste raciste qui s'est déroulé à
00:03:14Trappes.
00:03:14Et Henri, vous allez écouter ce qui s'est passé. Vous allez découvrir, en même temps que nos téléspectateurs, les
00:03:18séquences qui ont émaillé la séance à l'Assemblée nationale.
00:03:22Ça a commencé par un hommage aux victimes, ma chère Elodie. On va écouter Yael Broun-Pivet, hommage à la
00:03:28victime de cet attentat de Trappes, un homme âgé de 26 ans.
00:03:31Écoutez Yael Broun-Pivet.
00:03:33Un jeune homme. Un jeune homme a perdu la vie.
00:03:37Monsieur Pengo Bossio Wangui.
00:03:40Mes chers collègues, Pengo Bossio Wangui avait 26 ans.
00:03:45Espoir des arts martiaux mixtes, il s'entraînait sans relâche dans son club d'Aubervilliers pour concourir au plus haut
00:03:52niveau.
00:03:53Il avait des rêves, des projets, une vie à construire.
00:03:58La haine raciste lui a volé cet avenir.
00:04:01Le racisme tue.
00:04:03La haine de l'autre tue.
00:04:06Face au racisme, notre République, une et indivisible, ne doit donc rien céder et ne cèdera rien.
00:04:14Mes chers collègues, en votre nom, à tous, je voudrais adresser nos condoléances à la famille et aux proches de
00:04:22monsieur Pengo Bossio Wangui.
00:04:25Voilà donc pour cet hommage qui s'est évidemment déroulé dans le calme avec tous les députés qui étaient debout
00:04:30à l'unisson.
00:04:31On va écouter rapidement aussi les deux séquences qui nous permettent de comprendre le climat de cet après-midi.
00:04:36La prise de parole de Sébastien Chenu, du Rassemblement National, qui lui aussi rend hommage à la victime dans l
00:04:40'hémicycle.
00:04:41Et puis une partie des députés de gauche qui partent.
00:04:44Et on entendra ensuite monsieur Le Corne.
00:04:46Mais d'abord Sébastien Chenu.
00:04:48Le déshonneur et la honte pour ceux qui tentent ces minables récupérations politicardes démontrent combien leurs intérêts politiciens,
00:04:57on est loin du pas d'amalgame, on est loin du pas d'amalgame,
00:05:01prennent le pas sur la concorde nationale appelée de nos voeux par Marine Le Pen et Jordan Bardella.
00:05:07Ce qui se joue ici, monsieur le Premier ministre, c'est ce que notre pays est en train de devenir,
00:05:11ou plutôt ce que nous ne voulons pas qu'il devienne.
00:05:14Un pays communautarisé, un pays dans lequel les Français, quelles que soient leurs origines,
00:05:19leurs couleurs de peau ou leurs religions, se sentent menacées.
00:05:23Voilà, et la troisième séquence que je vais vous faire voir, c'est quand Sébastien Le Corne nous reprend la
00:05:29parole,
00:05:29au milieu d'un chahut épouvantable, en dénonçant une ambiance nauséabonde.
00:05:36De voir ce spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle matin, midi et soir.
00:05:44Toussant le recel politicien marque une forme d'indignité et, croyant combattre le racisme,
00:05:54précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite du Rassemblement national.
00:06:00Vous devriez justement, précisément, être présent dans cet hémicycle,
00:06:05ne pas avoir déserté, mener le débat, défendre l'unité de la République,
00:06:10défendre les valeurs de la République et faire corps, faire bloc et ne rien lâcher.
00:06:16Et cette ambiance, particulièrement nauséabonde de ces questions au gouvernement,
00:06:21laisse présager de rien de bon pour les semaines et les mois qui viennent.
00:06:25Donc moi, mesdames et messieurs les députés,
00:06:27quelles que soient vos sensibilités politiques,
00:06:29j'en appelle au sursaut et j'en appelle à être debout pour la République.
00:06:35Voilà, l'appel au sursaut de Sébastien Lecornu, Henri Guénaud.
00:06:38Est-ce que certains dans cet hémicycle sont capables de l'entendre ?
00:06:41Et qu'est-ce que ça donne comme impression pour les six mois qui arrivent
00:06:45de cette campagne présidentielle qui risque d'être très compliquée ?
00:06:49Alors, d'abord que la campagne présidentielle soit présente dans toute la vie politique,
00:06:54six mois des présidentielles, c'est normal.
00:06:56En revanche, qu'elle soit aussi radicalisée, aussi haineuse,
00:07:04ça c'est tout à fait nouveau.
00:07:05Je veux dire, c'est à ce point, à ce point, on se croirait revenu
00:07:08à certaines heures de l'entre-deux-guerres.
00:07:13Il y a quelque chose qui ne va pas dans cette campagne, dans cette République.
00:07:19Alors maintenant, le ton du Premier ministre ne me paraît pas forcément tout à fait adapté.
00:07:22Autant je suis d'accord avec la fin, que je trouve bonne,
00:07:25autant le début ne me paraît pas susceptible de calmer les ardeurs.
00:07:29Surtout pour un gouvernement qui est, en fin de parcours,
00:07:33qui a besoin de rassembler et non pas d'attiser les radicalités les unes contre les autres.
00:07:42Voilà, je pense que le début et le ton n'étaient, à mon sens,
00:07:45n'étaient pas adaptés à la situation.
00:07:47Moi, je souhaiterais avoir des hommes d'État qui se placent au-dessus.
00:07:52Ce qu'il a dit à la fin était, encore une fois, très très bien.
00:07:54Ce qu'il a dit au début me paraît.
00:07:57Après, il y a eu tout un enchaînement aussi de séquences que peut-être Elodie va nous décrypter.
00:08:02C'était quasiment impossible d'entendre ce qu'il se disait dans l'Assemblée,
00:08:04tellement ça hurlait du côté de la gauche, c'est bien ça ?
00:08:06Oui, parce que là, en fait, on a le rendu de ce qu'on voit à la télé.
00:08:09Et nous, journaliste, on est en tribune, donc juste au-dessus.
00:08:11On est très proche physiquement des députés.
00:08:13Je n'arrivais pas à entendre véritablement ce qui se passait.
00:08:17C'est-à-dire qu'il faut imaginer le chahut.
00:08:19Quand il sort, la gauche, on a l'impression qu'il sort sur ces images presque en silence.
00:08:23En fait, il y a énormément de bruit.
00:08:25Il continue à crier quand il sort de l'hémicycle.
00:08:28Aurore Berger, quand elle a tenté de s'exprimer pour dire
00:08:31qu'il fallait une union nationale autour de ce drame
00:08:33et dénoncer tous les racismes,
00:08:36elle a été huée et invectivée.
00:08:37Elle avait deux minutes de prise de parole.
00:08:39Pendant deux minutes, on a la gauche qui lui hurle dessus.
00:08:42Il n'y a pas d'autre mot.
00:08:43Donc, effectivement, la tension, elle monte.
00:08:45Et ce qui explique sans doute aussi le Premier ministre
00:08:47dans sa première réponse à Cyril Châtelain,
00:08:49comme l'hémicycle était calme,
00:08:51il a fait une réponse d'ailleurs plutôt calme.
00:08:53Là, évidemment, il voit d'un côté des députés qui crient,
00:08:55d'autres qui s'en vont,
00:08:57d'autres qui ne veulent pas écouter un président de groupe
00:08:58qu'est Sébastien Chenu.
00:08:59La tension, elle monte aussi forcément du côté de ceux qui répondent.
00:09:02Éric Nolot, spectacle pour les Français.
00:09:04Alors là, affligeant.
00:09:05Franchement, affligeant.
00:09:06Indécent.
00:09:07Non, mais là, je crois que le mauvais génie est sorti de la lampe.
00:09:10C'est-à-dire qu'on est entré dans autre chose qui n'a plus rien à voir
00:09:12avec le débat, qui n'a plus rien à voir avec la vie démocratique
00:09:16et qui n'a même plus rien à voir avec les polémiques habituelles
00:09:19parce qu'en fait, il y a une seule chose qui est avérée,
00:09:23c'est que ce meurtre est raciste et terroriste.
00:09:26Le reste, c'est de la récupération.
00:09:27C'est ce que dit le Parc national antiterroriste.
00:09:29Donc, c'est la version.
00:09:30Ça ne fait aucun doute pour moi et pour personne autour de ce plateau.
00:09:32Après, la tentative de récupération, c'est vraiment indigne.
00:09:35Je ne crois pas que Kevin T soit d'extrême droite ou d'extrême gauche.
00:09:38Je crois que c'est quelqu'un de profondément perturbé.
00:09:42Certains éléments le rattachent à la mouvance pro-palestinienne.
00:09:45Apparemment, il aurait tourné dans des clips de rap,
00:09:47ce qui n'est pas vraiment une spécialité de l'extrême droite non plus.
00:09:49On a trouvé chez lui une littérature quand même assez contradictoire.
00:09:53Je pense qu'il faut privilégier l'axe psychiatrique.
00:09:55Si vous voulez vraiment le faire basculer d'un camp ou d'un autre,
00:09:58c'est que vous voulez faire votre miel sur le malheur des gens.
00:10:01J'entends ce que vous dites, Eric.
00:10:02L'enquête est en cours.
00:10:03Le suspect est toujours interrogé par les enquêteurs.
00:10:05Pour l'instant, on se garde, nous, d'aller sur, encore une fois, les motivations.
00:10:09On en s'en tient à ce qu'a dit le procureur hier.
00:10:12Exactement.
00:10:12Attentats terroristes racistes.
00:10:15Louis de Ragnel, on va juste écouter peut-être Aurore Berger
00:10:17qui, vous le disiez, Elodie a tenté vainement de s'exprimer.
00:10:20Et puis, on va revenir, encore une fois, sur cette atmosphère détestable.
00:10:25Aucun Français ne devrait avoir peur pour lui-même ou pour ses enfants
00:10:28à raison de son identité, de sa couleur de peau, de son origine, de son orientation sexuelle.
00:10:33Face à cet attentat raciste, il y a trois risques.
00:10:36Celui de la banalisation, celui de la division et celui de l'instrumentalisation.
00:10:42La France n'est pas une couleur de peau.
00:10:44La France n'est pas une religion.
00:10:46La France n'est pas une origine.
00:10:48Nous n'avons qu'une seule réponse à adresser, celle de l'unité républicaine.
00:10:52C'est ce que nous faisons au sein de ce gouvernement.
00:10:54Voilà, hystérisation du débat, Louis, sur un sujet ultra sensible.
00:10:58Et évidemment, la lutte contre le racisme.
00:11:00C'est là où je partage, rejoins ce que disait Henri Guénaud tout à l'heure.
00:11:03Moi, mon inquiétude, c'est que ça ne va pas s'améliorer.
00:11:05Ce qu'on observe, c'est que c'est la France insoumise, très clairement,
00:11:08qui produit cet effet, qui systématiquement hurle, beugle,
00:11:11pour surtout qu'on ne puisse pas entendre d'autres arguments que les leurs.
00:11:14Et ce que je vois, c'est que LFI est solidement ancré dans le pays.
00:11:18On voit bien dans toutes les enquêtes d'opinion que Jean-Luc Mélenchon ne baisse pas.
00:11:22Au contraire, il progresse même après des épisodes, des drames comme celui qu'on a vécu.
00:11:27Le deuxième élément, par rapport aussi à ce que disait Sébastien Lecornu,
00:11:31l'appel au sursaut, c'est très bien dans les mots,
00:11:33mais ça ne peut fonctionner que si c'est accompagné à la fois de fermeté et de clarté.
00:11:37Le problème, c'est que l'appel au sursaut, c'est un mot comme ça,
00:11:40mais l'appel au sursaut, ça veut dire quoi ?
00:11:42L'appel au sursaut républicain ?
00:11:43La dignité, oui, un peu de dignité.
00:11:46Oui, mais le problème, c'est que tout ça intervient dans une confusion totale
00:11:49avec un contexte de manifestation où la France a été mise quasiment à sac il y a une dizaine de
00:11:55jours.
00:11:55Chaque week-end, on va se demander dans quel état on va retrouver notre pays le lundi matin.
00:11:59Et simplement un mot sur trappe, il ne faut quand même pas oublier que la victime dont on parle
00:12:04et à laquelle on a rendu hommage tout à l'heure est une victime chrétienne.
00:12:07Bien sûr. Henri Regueno, quand vous voyez encore une fois ce spectacle,
00:12:10vous comprenez que les Français soient dégoûtés.
00:12:12Ils se disent, mais en fait, ces élites politiques-là, on ne veut plus.
00:12:14En fait, on n'en veut plus de ce spectacle-là.
00:12:17Alors d'abord, le spectacle que donne l'Assemblée, mais ce n'est pas nouveau,
00:12:20ça fait déjà des mois, voire des années, est effectivement lamentable.
00:12:25Alors il y a eu dans l'histoire politique française des moments de grande violence dans l'hémicycle,
00:12:29mais on avait un peu perdu l'habitude d'arriver à ce point de chien-lis,
00:12:33comme aurait dit le général de Gaulle.
00:12:35C'est insupportable.
00:12:36Mais qui va dans un contexte général de chien-lis aussi.
00:12:39Un pays qui livrait aux manifestations et aux casseurs.
00:12:41C'est l'endroit où ça devrait être un peu plus apaisé,
00:12:45où les gens se respecteraient un peu plus.
00:12:48Elle reflète l'état de la société et elle le fait empirer.
00:12:52Parce que quand on déshonore à ce point le politique,
00:12:58alors il n'y a plus rien.
00:12:59Il n'y a plus rien.
00:13:01Quand on regarde ça, on se dit qu'après les élections présidentielles,
00:13:05ça va être pire qu'avant.
00:13:07Il n'y a aucune raison que ça s'améliore.
00:13:10Non, il n'y a aucune raison, mais il y a même beaucoup de raisons de penser que ça ne
00:13:13va pas s'améliorer.
00:13:14Et quand le politique se dissout dans la radicalité,
00:13:18les fractures qui sont à la fois sociales, idéologiques, morales, etc.,
00:13:23il ne reste plus rien pour tenir la société.
00:13:26C'est-à-dire que le politique devient lui-même à la fois l'instrumentalisateur et l'instrument de cette
00:13:33radicalité et de cette violence.
00:13:34Et on voit bien que là, on est arrivé, à mon sens, à un point de quasi non-retour.
00:13:40Un point de quasi non-retour ?
00:13:41Oui, un point de quasi non-retour.
00:13:41Avant quoi ? Avant la violence ?
00:13:42Oui, avant la violence, elle monte depuis très longtemps.
00:13:45Regardez là, on disait, moi je ne sais pas ce que c'est qu'un attentat terroriste raciste.
00:13:50Je veux dire, attendons effectivement d'avoir le résultat des enquêtes.
00:13:55Mais si tout le monde passe son temps à se traiter de raciste, le racisme, ça a une définition.
00:14:00Après, il peut y avoir d'autres formes de violence.
00:14:02Mais moi, chaque fois que je suis confronté à ce phénomène, je pense à Lévi-Strauss,
00:14:09le grand anthropologue qui, au début des années 60, fait un texte pour l'UNESCO qui s'appelle « Races
00:14:17et histoire »,
00:14:18qui est considéré comme un manifeste de l'antiracisme.
00:14:20Alors, pas du tout sur le registre des abrutis qui s'envoient des injures à la figure.
00:14:26Tout le monde applaudit.
00:14:27L'UNESCO lui demande, dix ans après, de refaire un texte pour le dixième anniversaire.
00:14:31Il y a enfin un qui s'appelle « Races et culture », où il a une position très nuancée
00:14:37et qui ne plaît pas aux antiracistes de l'époque.
00:14:41Et donc, il se fait agonir d'injures, il se fait traiter de raciste.
00:14:44Lévi-Strauss, c'est-à-dire un anthropologue pour qui le relativisme culturel
00:14:48est une chose absolument indépassable.
00:14:52Et il se fait agonir d'injures.
00:14:54Et il dira dans des interviews qui seront consécutives à cette vague d'attaques contre sa personne,
00:15:01il dira « Mais, vous savez, le racisme a une définition.
00:15:04À force de mettre le racisme à toutes les sauces, on finit par le banaliser.
00:15:09Et on rend le pire service qui soit à la cause antiraciste.
00:15:12Et c'est aussi ce qui nous arrive.
00:15:14C'est que les mots n'ont plus de sens.
00:15:18Tous les mots sont utilisés en injure, en accusation, en anathème, en excommunication.
00:15:25Mais ils n'ont plus de sens.
00:15:27Il n'y a plus que la violence qui perce dans le langage.
00:15:31Les discours n'ont plus de sens autre que de mettre plus de violence encore dans la vie publique et
00:15:37dans la société.
00:15:38Et c'est ce qui est en train de se passer.
00:15:40– Elodie Huchard, je vous ai aussi demandé de venir parce que vous étiez présente toute cet après-midi à
00:15:44l'Assemblée.
00:15:45Vous avez tendu votre micro à tous les hommes et femmes politiques,
00:15:50comme chaque fois tous les groupes, comme vous le faites depuis des mois, voire des années.
00:15:54Et vous avez été très surprise d'entendre un élu, alors écologiste, Benjamin Lucas,
00:16:01mettre en cause directement les journalistes, beaucoup de journalistes,
00:16:04mais d'autres chaînes en particulier.
00:16:06– Oui, exactement.
00:16:07En fait, chaque mardi, il y a des conférences de tous les groupes politiques.
00:16:10L'Assemblée nationale auquel assistent CNews et tous nos confrères et consœurs, bien évidemment.
00:16:15Et à l'issue, en général, les porte-parole du groupe où les présidents font ce qu'on appelle un
00:16:19micro tendu,
00:16:19donc ils répondent à toute l'actualité.
00:16:22Donc c'était autour des écologistes.
00:16:24Et Benjamin Lucas, donc je tendais simplement mon micro, je faisais en fait mon travail.
00:16:28Et effectivement, quand il voit mon micro, c'est un confrère qui l'interroge sur trappe pour le contexte.
00:16:33Et visiblement, notre micro l'a beaucoup gêné.
00:16:35On va écouter cet extrait où Benjamin Lucas parle.
00:16:39– Tout ça ne vient pas de nulle part.
00:16:41Le racisme, il monte, il progresse dans notre société aussi parce qu'il y a ça.
00:16:43Et donc c'est vraiment, je vous le dis, ça m'est très pénible de devoir vous répondre.
00:16:46Alors qu'ici, on tolère dans les quatre colonnes de l'Assemblée nationale,
00:16:48dans le temple de la République et de la démocratie,
00:16:50à quelques instants d'une minute de silence en hommage à des victimes d'un attentat raciste,
00:16:54qu'on le fasse devant ce logo-là qui incarne aujourd'hui, avec d'autres,
00:16:58mais qui incarne particulièrement ce poison du racisme et de la violence.
00:17:03Je trouve qu'on est là dans quelque chose qui est complètement dystopique.
00:17:05Il y a deux camps. Il y a le camp de la République, de la démocratie.
00:17:08La démocratie, ce n'est pas juste des règles du jeu, c'est des valeurs.
00:17:10Et puis il y a le camp de la haine, du racisme, de CNews, du RN,
00:17:13de ceux qui aujourd'hui veulent abattre la République et diffuser le racisme.
00:17:16– Ces propos sont absolument indignes.
00:17:18Ils sont absolument indignes d'un élu de la République.
00:17:21Il mériterait, je trouve, qu'il soit porté en justice.
00:17:26Néanmoins, nous continuerons à dire ce qui se déroule réellement dans notre pays, Elodie.
00:17:31– Oui, et en fait, on voit bien directement, il voit le micro.
00:17:35Ce n'est pas la première fois qu'il voit mon micro, évidemment.
00:17:37Chaque mardi, il nous dit ça, mais immédiatement, parce que le son est encore plus long.
00:17:43Et je sens qu'il voudrait que j'enlève ce micro, puisque directement, il invective, il commence.
00:17:47C'est la question en disant qu'il ne peut pas répondre sur trappe devant ce micro.
00:17:49Je suis journaliste, je suis accritée à l'Assemblée, comme tout le monde.
00:17:52Donc il est évident que je n'ai pas enlevé mon micro.
00:17:54Ce n'est même pas moi qui ai posé la question.
00:17:55J'ai juste tort pour lui, j'imagine, d'être sur place.
00:17:58Donc il fait toute cette longue réponse, où en fait, d'ailleurs, sur le fond,
00:18:01il ne répond pas du tout à la question de notre confrère,
00:18:03parce qu'il fait un petit plaidoyer anti CNews et ça le regarde.
00:18:07Mais en revanche, ce n'était pas vraiment le fond de la question.
00:18:09– Et d'autres médias, d'ailleurs. Il englobe aussi d'autres confrères.
00:18:11– Oui, et par contre, la France Insoumise, quelques minutes avant cela,
00:18:15avait à plusieurs reprises accusé les médias, sans en citer en revanche aucun.
00:18:21Mais ils avaient aussi expliqué que les médias sont responsables
00:18:24de ce qui s'est passé à Trappes.
00:18:25– Et juste après, il y avait une conférence, je crois, du maire de Trappes ?
00:18:29– Oui, du maire de Trappes, qui était accueilli par les écologistes,
00:18:32qui a été en tribune, on l'a vu tout à l'heure,
00:18:34et qui donc a tenu une conférence à l'Assemblée nationale,
00:18:37conférence à laquelle on a voulu assister, puisqu'on travaille,
00:18:40donc on veut suivre évidemment ce qui se passe.
00:18:42– L'attaché de presse du groupe écologiste nous a informé
00:18:45que CNews n'était pas convié, donc on n'a pas pu assister
00:18:49à cette conférence de presse.
00:18:51Et un confrère qui était à l'intérieur a demandé de lui-même
00:18:55pourquoi CNews avait été interdit de conférence de presse.
00:18:59Ça fait quand même un moment que je vais à l'Assemblée,
00:19:01honnêtement, je n'ai jamais moi-même été interdite de conférence de presse,
00:19:04ni vu d'autres collègues l'être.
00:19:06Et le maire de Trappes a expliqué qu'il était, je cite,
00:19:08allergique à CNews et qu'il ne pouvait pas se trouver
00:19:10dans la même pièce que nous. On a été évacués
00:19:13de cette conférence de presse, et j'ai raconté cela
00:19:15dans la foulée sur l'antenne, pour expliquer aussi
00:19:18à nos téléspectateurs pourquoi ils ne suivraient pas
00:19:20cette conférence de presse, et je l'ai fait sous l'œil
00:19:22de l'attaché de presse qui écoutait comment je racontais les choses
00:19:25et qui n'a pas dû être déçue, puisque j'ai raconté les choses
00:19:27précisément comme elles se sont passées
00:19:29et comme ils ont voulu, eux, qu'elles se passent.
00:19:30– Donc il y a censure et surveillance, il y a les deux.
00:19:32– Voilà, la surveillance a été vite évacuée
00:19:34quand il a entendu que je parlais de lui, du coup ça a été dissuasive.
00:19:36– Bien sûr, peut-être qu'Élodie aurait posé, Louis,
00:19:38une question au maire de Trappes
00:19:40concernant la présence aussi de monsieur…
00:19:43– Elias Dimzalen, qui est fiché S,
00:19:46qui est bien connu des services de renseignement,
00:19:49parce que dès qu'il y a un sujet en lien
00:19:51réel ou supposé avec l'islam
00:19:53ou avec de l'islamophobie,
00:19:55selon les termes en tout cas employés par le CCIF notamment,
00:19:58eh bien il est présent, il était présent
00:20:00au moment de l'expulsion de l'imam Ikhwissan,
00:20:03il est très régulièrement, il est invité à Bruxelles
00:20:06pour défendre la cause des frères musulmans,
00:20:09c'est quelqu'un de très intelligent,
00:20:10moi j'ai pu le rencontrer,
00:20:12et qui défend systématiquement un discours de liberté,
00:20:15et c'est ça tout le paradoxe,
00:20:17c'est qu'à chaque fois il explique
00:20:18« mais laissez-nous libre, laissez-nous libre »
00:20:20et dans son discours, il essaye d'inverser totalement
00:20:24la logique du fonctionnement de notre système
00:20:26et de notre État,
00:20:27et vous vous retrouvez face à quelqu'un
00:20:29qui vous explique que c'est lui qui défend la liberté,
00:20:31et c'est vous qui défendez la contrainte,
00:20:33donc c'est quelqu'un très intelligent,
00:20:34il a fait des études à Oxford,
00:20:36il a grandi à côté de Versailles,
00:20:37il connaît bien Trappes,
00:20:39et voilà, c'est quelqu'un qui est très surveillé
00:20:41par les services de l'ensemble.
00:20:42Henri Gueno, je voulais que vous ayez l'ensemble
00:20:43de ce qui s'est passé cet après-midi
00:20:45pour que vous compreniez bien ce qui s'y est déroulé.
00:20:47Là encore, là on met en cause des médias,
00:20:49on met en cause des journalistes,
00:20:50on censure des journalistes.
00:20:52Ce climat, il vous rappelle quoi en fait ?
00:20:54On a déjà connu ça dans notre histoire.
00:20:56D'abord, le premier épisode,
00:20:58celui qui a marqué le plus,
00:20:59et c'est ce moment où dans l'histoire de France
00:21:02on criait
00:21:04qu'à mort les ennemis de la liberté.
00:21:08Voilà, c'était la terreur.
00:21:11C'est-à-dire, il y a des moments
00:21:13où les radicalités explosent tellement
00:21:16qu'on ne peut plus supporter
00:21:18que quelqu'un ait une opinion différente de la vôtre
00:21:22tout en se réclamant de la liberté
00:21:25et on est prêt à tout en réalité.
00:21:27Parce que ça, ça n'est que le début,
00:21:30ça n'est que la surface des choses.
00:21:31À partir du moment où vous vous réclamez
00:21:33de la démocratie, de la république,
00:21:35de la liberté, des libertés fondamentales,
00:21:38des droits de l'homme,
00:21:39si vous ouvrez cette porte,
00:21:41consiste à nier l'importance
00:21:44de la diversité des opinions,
00:21:46de la diversité des expressions,
00:21:48de la diversité des médias
00:21:50qui est un pilier de la démocratie.
00:21:55À ce moment-là, vous ouvrez la porte
00:21:57à toutes les extrémités, surtout.
00:22:01Donc là, on est vraiment
00:22:03à mort les ennemis de la liberté.
00:22:05On y est quasiment.
00:22:07C'est-à-dire, je ne vous supporte pas.
00:22:08Et comment plus, ils n'ont rien d'autre à dire.
00:22:11Mais ils ne parlent que de ça.
00:22:13Ils ne parlent que de ça.
00:22:14Et d'ailleurs, dans cette campagne,
00:22:15si ça continue, on ne va parler que de ça.
00:22:18Que de ça, ça va être...
00:22:19Non, non, on va parler aussi
00:22:20des autres sujets.
00:22:20Une France contre l'autre.
00:22:21Mais voilà.
00:22:22Mais dire la vérité, montrer la vérité,
00:22:24eh bien, ça dérange.
00:22:25Eh bien, si ça tombe mal,
00:22:26on va continuer à le faire.
00:22:27Oui, parce qu'ils considèrent
00:22:28que cette vérité étant mauvaise,
00:22:31elle n'a pas le droit de citer.
00:22:32Elle ne peut pas être la vérité.
00:22:34Voilà, et à ce moment-là...
00:22:36C'est même surtout cette vérité
00:22:37étant vacillante,
00:22:38parce qu'aujourd'hui,
00:22:39on est quand même dans une période
00:22:40dans laquelle il y a un certain nombre
00:22:42de postulats qui ne se discutaient pas
00:22:43il y a 20 ans
00:22:44et qui, aujourd'hui,
00:22:45sont systématiquement remis en question
00:22:46et avec une espèce de poison lent
00:22:48du doute qui est systématiquement distillé
00:22:50sur les réseaux sociaux,
00:22:51notamment pour un public
00:22:52destiné à la jeunesse,
00:22:53par la France insoumise.
00:22:55Éric Nolot.
00:22:55Non, mais pour prolonger
00:22:56ce que disait Henri Guénaud,
00:22:57en fait, il faut bien se mettre
00:22:58dans la tête
00:22:58que le mode de pensée
00:22:59de ces gens-là,
00:23:00je parle du député écologique,
00:23:02je parle du maire de Trappes,
00:23:03je parle de la France insoumise
00:23:04en général,
00:23:05c'est le mode de pensée révolutionnaire.
00:23:07Donc, ils vont appliquer
00:23:08le mode de pensée
00:23:09et bientôt les modes
00:23:09d'action révolutionnaires.
00:23:11En plus, c'est quand même curieux
00:23:12parce qu'il y a toujours
00:23:12deux poids, deux mesures,
00:23:13parce qu'ils traitent les autres
00:23:14de racisme.
00:23:15Et par exemple,
00:23:15le concept de France créolisée,
00:23:17c'est un concept raciste.
00:23:19On définit le français
00:23:20selon sa couleur de peau.
00:23:21Être français,
00:23:22ce n'est pas lié
00:23:23à une couleur de peau,
00:23:24ce n'est pas lié
00:23:24à une origine ethnique,
00:23:25ce n'est pas lié
00:23:25à une religion.
00:23:26Être français,
00:23:26c'est autre chose.
00:23:27Mais eux,
00:23:27ils ont décidé
00:23:28de mettre la race
00:23:29au centre de leur pensée.
00:23:31Et moi, je crains
00:23:32qu'on passe des mots
00:23:32aux actions révolutionnaires
00:23:33bientôt et qu'il y ait
00:23:34vraiment des choses
00:23:36qu'on n'a pas vues,
00:23:37enfin, peut-être
00:23:37qu'on a vues dans l'histoire,
00:23:38mais qu'on n'a pas vues
00:23:39depuis longtemps.
00:23:40On n'a pas vues depuis des siècles.
00:23:41De sinistres mémoires.
00:23:42En tout cas, merci Elodie.
00:23:43Et je tiens à rendre hommage
00:23:44à votre professionnalisme,
00:23:45à votre rigueur journalistique
00:23:47qui n'a jamais été mise en défaut.
00:23:49Et je rends aussi
00:23:49à travers vous hommage
00:23:51à toutes les équipes
00:23:51de la rédaction de CNews
00:23:53qui sont chaque jour sur le terrain,
00:23:54qui prennent des risques
00:23:55dans les manifestations
00:23:56puisque désormais,
00:23:56les journalistes sont pourchassés
00:23:58comme des cibles,
00:23:59comme des proies.
00:23:59Ah oui.
00:24:01Donc...
00:24:01C'est ça la difficulté.
00:24:02Et ce dont ils ne se rendent pas compte,
00:24:03c'est qu'ils accusent
00:24:05une partie des médias
00:24:07et de la classe politique
00:24:07d'avoir mis une cible
00:24:08dans le dos de certains.
00:24:10Et ils font en fait
00:24:10exactement la même chose.
00:24:12Et les équipes
00:24:12que vous connaissez aussi bien que moi
00:24:14le vivent quotidiennement
00:24:15dès qu'on sort
00:24:15et dès qu'on va sur le terrain.
00:24:16Et c'est malheureusement vrai
00:24:17en plus pour beaucoup de rédactions.
00:24:18En tout cas, voilà.
00:24:19Nous sommes heureux
00:24:20de vous avoir parmi nous
00:24:21et fiers du travail
00:24:22de cette rédaction.
00:24:23Merci à vous.
00:24:24Merci.
00:24:24Petite pause.
00:24:24On se retrouve dans un instant.
00:24:25On évoquera ce qui nous attend
00:24:26dans les prochains jours,
00:24:27les prochaines manifestations.
00:24:29Est-ce que l'ordre sera restauré
00:24:30dans notre pays ou pas ?
00:24:31A tout de suite.
00:24:3517h31,
00:24:35de retour dans Punchline
00:24:36sur CNews.
00:24:37Qu'est-ce qui nous attend
00:24:38dans les prochains jours ?
00:24:39Quelles sont les mobilisations
00:24:40annoncées ?
00:24:41Quels seront les dispositifs
00:24:43mis en place
00:24:44pour tenter de canaliser
00:24:45à la fois les mobilisations
00:24:48de samedi et du 5 novembre ?
00:24:49Corentin Lanzon fait le point
00:24:51et je vous passe la parole.
00:24:52Henri Gueno.
00:24:53La coordination des gilets jaunes
00:24:55appelle à poursuivre
00:24:56la mobilisation
00:24:57dès vendredi.
00:25:00Des casseroleades
00:25:01sont prévues
00:25:02entre 18h et 21h
00:25:04partout en France
00:25:05et devant l'Assemblée nationale.
00:25:07Une pratique
00:25:07qui a ressurgi récemment
00:25:09en 2023.
00:25:10Un appel
00:25:11a également été lancé
00:25:12pour une grande manifestation
00:25:14des gilets jaunes
00:25:15ce samedi 31 octobre
00:25:16à Paris.
00:25:17Ce jour-là,
00:25:17nous manifesterons
00:25:18pour la liberté de manifester
00:25:20et pour toutes nos libertés.
00:25:22Le soir,
00:25:22les autorités redoutent
00:25:24des violences
00:25:24pour la soirée d'Halloween.
00:25:26Plusieurs affiches
00:25:27circulant sur les réseaux sociaux
00:25:29appellent au rassemblement.
00:25:30Plusieurs mobilisations
00:25:32sont aussi prévues
00:25:33la semaine prochaine
00:25:34avec les étudiants
00:25:34le mardi 3 novembre.
00:25:36La coordination
00:25:36des facultés
00:25:37d'Ile-de-France
00:25:38a appelé
00:25:39à manifester.
00:25:40La date
00:25:40du jeudi 5 novembre
00:25:42a été cochée
00:25:43par les syndicats.
00:25:44La CGT,
00:25:45FO,
00:25:45la CFDT,
00:25:46l'UNSA,
00:25:47Solidaire,
00:25:47la FSU
00:25:48ou encore Sudrail
00:25:49appellent tous
00:25:50à une journée
00:25:50de grève nationale.
00:25:51C'est le moment
00:25:52d'utiliser
00:25:52la meilleure arme
00:25:53des travailleurs,
00:25:54la grève,
00:25:55pour faire changer
00:25:55les choses.
00:25:56Un appel
00:25:57relayé également
00:25:58par les organisations
00:25:59lycéennes,
00:26:00les syndicats étudiants
00:26:01et les gilets jaunes.
00:26:01Les secteurs
00:26:02des transports,
00:26:03de l'éducation
00:26:04ou encore de la santé
00:26:05pourraient être
00:26:06fortement perturbés.
00:26:08Enfin,
00:26:08le 19 novembre,
00:26:09huit syndicats
00:26:10appellent les retraités
00:26:11à se mobiliser
00:26:12dans toute la France
00:26:13pour réclamer
00:26:14une revalorisation immédiate
00:26:15des pensions
00:26:16de retraite.
00:26:17Voilà,
00:26:17le 5 novembre,
00:26:18le pays risque
00:26:19d'être à l'arrêt.
00:26:20Henri Guénaud,
00:26:21parce que si les syndicats
00:26:22effectivement du transport
00:26:23se mettent en marche,
00:26:25et ce qui me frappe
00:26:25moi dans toute cette séquence,
00:26:26chacun a ses revendications
00:26:27qui sont pour certaines
00:26:29légitimes,
00:26:30c'est qu'on est à six mois
00:26:31d'élection présidentielle.
00:26:32Normalement,
00:26:32il n'y a pas
00:26:32cette crise sociale.
00:26:33Parce qu'on se dit
00:26:34ça va se résoudre
00:26:35avec le bulletin
00:26:36au mois de mai,
00:26:37au mois d'avril
00:26:37et au mois de mai.
00:26:38Eh bien là non,
00:26:39là ça part
00:26:40dans tous les sens en fait.
00:26:41Alors,
00:26:43vous avez raison,
00:26:43en général ça ne se passe pas
00:26:45et de toute façon,
00:26:46on ne peut pas répondre
00:26:47à la plupart des revendications
00:26:49qui sont exprimées
00:26:50dans cette période.
00:26:52Alors,
00:26:52il n'y a pas de majorité
00:26:53à l'Assemblée,
00:26:54le gouvernement ne va pas
00:26:55au-delà de six mois,
00:26:57donc voilà,
00:26:57même quand il fait des promesses
00:26:58sur la rénovation
00:26:59des établissements scolaires,
00:27:01il n'engage que ses successeurs,
00:27:03dont personne.
00:27:03Donc voilà,
00:27:04mais il faut réfléchir
00:27:07à ce que ça signifie,
00:27:08à ce que ça nous dit.
00:27:10Les syndicats tout seuls
00:27:11ne peuvent pas mobiliser
00:27:12autant de gens.
00:27:13Bon,
00:27:13je ne suis pas sûr
00:27:13qu'il y aura la grève générale,
00:27:15il y a fait très longtemps
00:27:16qu'on n'a pas eu
00:27:17de grève générale,
00:27:18on n'est pas en 1936 non plus.
00:27:20On en a quand même
00:27:20eu des grèves.
00:27:22Générales.
00:27:22Non,
00:27:22pas générales,
00:27:23mais bon,
00:27:24les retraites,
00:27:26il n'y a pas si longtemps.
00:27:27Oui,
00:27:27je pense que la dernière fois
00:27:28où le pays a vraiment
00:27:29été bloqué,
00:27:30c'était en 1995.
00:27:31Mais il faut dire
00:27:32que le gouvernement
00:27:33y avait mis du sien,
00:27:34fait une campagne
00:27:35sur la fracture sociale,
00:27:36après on nomme Alain Juppé
00:27:37au lieu de nommer
00:27:37Philippe Séguin,
00:27:39et après on fait
00:27:40exactement le contrôle.
00:27:41Non,
00:27:41mais c'est très intéressant
00:27:41parce que ce qui s'est passé
00:27:43à l'époque,
00:27:43c'est que Chirac est élu
00:27:45sur la fracture sociale
00:27:46et ensuite on fait
00:27:47l'exact inverse,
00:27:48c'est-à-dire on fait
00:27:50la politique contre
00:27:51laquelle il a été élu.
00:27:52Ça ne peut pas marcher.
00:27:53Voilà,
00:27:54ça ne peut pas marcher
00:27:54et ça n'a pas marché.
00:27:55Ça nous a valu
00:27:56six mois de blocage,
00:27:57un an où on ne pouvait
00:27:58pas gouverner
00:27:58et cinq mois de cohabitation,
00:28:00c'est-à-dire un septennat
00:28:01arraché de haute lutte,
00:28:03j'en sais quelque chose,
00:28:04arraché de haute lutte
00:28:05qui dure un semestre.
00:28:07Mais là,
00:28:07alors,
00:28:08là qu'est-ce qui va se passer ?
00:28:11Mais là,
00:28:11si après les élections présidentielles,
00:28:14celui ou celle
00:28:15qui sera élu
00:28:16fait le contraire
00:28:17pour un tas de raisons,
00:28:19bonnes ou mauvaises,
00:28:20de ce qui a été promis
00:28:21ou de ce que les gens
00:28:22qui ont voté pour lui
00:28:23ou pour elle attendent,
00:28:24Même ce qu'il fait,
00:28:25ce qu'il a promis de faire.
00:28:26Même tout simplement
00:28:27s'il fait ce qu'il a promis de faire.
00:28:30Il y aura de la contestation
00:28:31quoi qu'il arrive.
00:28:31Oui,
00:28:32mais ça c'est dans un cas
00:28:34particulier,
00:28:34dans le cas où
00:28:35Mme Le Pen est élue,
00:28:36on aura une partie,
00:28:37tous les antifascistes
00:28:38seront probablement dressés
00:28:40contre cette élection.
00:28:41Mais dans tous les cas,
00:28:43si jamais
00:28:44elle ou Mélenchon
00:28:45ou un autre
00:28:46est élue
00:28:46et qu'il ne peut pas faire
00:28:49ce qu'il a promis,
00:28:50il y a une crise financière,
00:28:52il y a ce que vous voudrez,
00:28:53de toute façon,
00:28:53ça va être,
00:28:55la marmite,
00:28:56le couvercle de la marmite,
00:28:57il va sauter.
00:28:58C'est-à-dire que
00:28:59les gens diront,
00:29:01cette fois-ci,
00:29:01ils nous ont tous mentis,
00:29:03voilà,
00:29:03et après,
00:29:04c'est fini,
00:29:05on va à l'aventure.
00:29:06C'est-à-dire,
00:29:06on va à la violence
00:29:07et dans la violence,
00:29:08les gens se tournent,
00:29:09à un moment donné,
00:29:12finissent par avoir
00:29:13un besoin perdu d'ordre
00:29:14et à ce moment-là,
00:29:15ils vont se jeter
00:29:16dans les bras
00:29:16de n'importe qui,
00:29:17qui ne sera aucun,
00:29:18d'ailleurs,
00:29:18des candidats
00:29:19qui sont aujourd'hui en lice.
00:29:20Voilà.
00:29:20Alors après,
00:29:21il aura un visage avenant
00:29:22ou il n'aura pas
00:29:23un visage avenant.
00:29:23On a eu plutôt de la chance,
00:29:25on a eu Napoléon,
00:29:26premier Napoléon III,
00:29:28Charles de Gaulle,
00:29:29etc.
00:29:29nos voisins n'ont pas
00:29:30toujours eu cette chance.
00:29:31Vous avez raison
00:29:31de le rappeler.
00:29:32Voilà,
00:29:32c'est ça qui est terrible.
00:29:34Et ce que nous dit
00:29:35ce mouvement,
00:29:36qui encore une fois,
00:29:38dans la mobilisation,
00:29:39n'est pas seulement dû
00:29:41au fait que LFI
00:29:42appelle à se mobiliser,
00:29:44que les syndicats
00:29:44appellent à se mobiliser,
00:29:45qui est dû au fait
00:29:46qu'on a sous-estimé
00:29:48depuis des années
00:29:51le caractère explosif
00:29:53de la question sociale.
00:29:54Voilà.
00:29:54Et donc,
00:29:55à un moment donné,
00:29:56il y a une faille,
00:29:56il y a une occasion,
00:29:57voilà, ça explose.
00:29:58Alors,
00:29:58est-ce que ce mouvement
00:29:59va tenir avec cette intensité
00:30:00jusqu'au présidentiel ?
00:30:01Je n'en suis pas sûr,
00:30:03mais en tout cas,
00:30:03il nous montre
00:30:04que c'est explosif.
00:30:05C'est-à-dire,
00:30:06dans ce qui se passe aujourd'hui,
00:30:07il y a bien sûr les casseurs,
00:30:08il y a bien sûr les black blocs,
00:30:09mais maintenant,
00:30:10on a les ministres
00:30:10d'extrême droite
00:30:11qui vont taper
00:30:11sur les ministres
00:30:12d'extrême gauche.
00:30:14Mais à côté de ça,
00:30:15il y a cette mobilisation
00:30:17qui révèle un malaise
00:30:19extrêmement profond
00:30:20et qui est d'abord
00:30:21un malaise social.
00:30:22Après,
00:30:22il est aussi identitaire,
00:30:23enfin,
00:30:23il y a beaucoup d'autres raisons,
00:30:24mais en tout cas,
00:30:25il y a un malaise social
00:30:26qui est très très fort.
00:30:27Eric Nolot,
00:30:28vous voulez rajouter ?
00:30:29Moi, ce qui m'étonne beaucoup,
00:30:30c'est que vous vous concentriez
00:30:31sur la date du 5 novembre
00:30:32et pas le 31 octobre.
00:30:33Halloween,
00:30:35une fête qui n'a rien à voir...
00:30:36Je me suis concentré
00:30:37sur aucune des deux.
00:30:38Non, mais vous parlez
00:30:39plutôt des choses sociales.
00:30:41Halloween,
00:30:41une fête qui n'a rien à voir
00:30:42avec aucune tradition française
00:30:43pourrait servir de prétexte
00:30:45à une nouvelle séquence de chaos.
00:30:46Moi, je trouve
00:30:47que c'est un parfait résumé
00:30:48de notre décadence civilisationnelle.
00:30:51Comment on résout
00:30:51une décadence civilisationnelle ?
00:30:53Ça, c'est encore plus fort
00:30:54que le social ou le politique.
00:30:56Il y a quelque chose
00:30:56de profondément déréglé
00:30:58dans ce pays.
00:30:59Oui,
00:31:00mais le dérèglement social
00:31:02et politique
00:31:03a pour origine aussi
00:31:04ce dérèglement civilisationnel.
00:31:06Quand on voit
00:31:06les lycéens,
00:31:09c'est quand même étrange,
00:31:11je veux dire,
00:31:12les lycéens descendent
00:31:13dans la rue un jour
00:31:13comme ça,
00:31:14ça y est.
00:31:16En général,
00:31:17d'ailleurs,
00:31:17c'est imprévisible.
00:31:19Bon, ça arrive.
00:31:19Ils demandent un tas de choses
00:31:21qui ne sont pas fausses.
00:31:22On sait depuis des années
00:31:24que l'état des lycées,
00:31:28le problème,
00:31:29prenez le problème
00:31:29de Parcoursup,
00:31:30c'est tous les parents
00:31:31qui ont été confrontés à ça
00:31:32savent très bien
00:31:33que c'est un monstre
00:31:34et la plupart
00:31:35voudraient que ça disparaisse.
00:31:36En tout cas,
00:31:37on rêvait que ça disparaisse.
00:31:39Mais ce qui est frappant,
00:31:42c'est que beaucoup
00:31:44de ces enfants
00:31:44sont les victimes
00:31:45d'une des causes
00:31:47de cet effondrement
00:31:49civilisationnel.
00:31:50Parce que quand vous promettez
00:31:51à tous les enfants
00:31:52qu'ils vont pouvoir
00:31:54faire des études supérieures,
00:31:55aller jusqu'au master,
00:31:57voire jusqu'au doctorat,
00:31:58bientôt,
00:31:59on dira 80%
00:32:00d'une classe d'âge
00:32:01au doctorat
00:32:01si ça continue.
00:32:02Bon,
00:32:03mais il y a quelque chose
00:32:05qui ne va pas.
00:32:06Donc,
00:32:06une fois que vous leur avez
00:32:07promis ça,
00:32:08quand ils arrivent au bac,
00:32:09ils disent,
00:32:09mais pourquoi il n'y a pas
00:32:10de place en université
00:32:11pour tout le monde ?
00:32:12Moi,
00:32:13j'ai entendu
00:32:13les leaders étudiants,
00:32:14mais c'est compréhensible
00:32:16puisqu'on les a éduqués
00:32:18dans cette idée.
00:32:20Voilà,
00:32:20donc,
00:32:21et quand on fait
00:32:23une réforme,
00:32:23comme on a fait
00:32:24la réforme du bac,
00:32:25on n'a fait qu'aggraver
00:32:26les choses.
00:32:27Moi,
00:32:28je vois le débat
00:32:28sur le contrôle continu.
00:32:31Il ne faut pas supprimer
00:32:32le contrôle continu
00:32:32parce que ça donne
00:32:33du stress aux élèves.
00:32:34Ce n'est pas ça,
00:32:34le problème.
00:32:35Le problème,
00:32:36c'est que le contrôle continu,
00:32:37il enferme chacun,
00:32:40chaque lycée
00:32:41dans son environnement
00:32:42socio-culturel
00:32:43parce que vous ne notez
00:32:44pas de la même façon
00:32:45quand vous êtes
00:32:46dans un lycée
00:32:47au fin fond de la Seine-Saint-Denis
00:32:48ou dans un lycée
00:32:50même d'une petite ville
00:32:51de province
00:32:52que dans les grands lycées.
00:32:55Donc,
00:32:55avant,
00:32:56vous aviez un bac,
00:32:57il y a longtemps,
00:32:58un bac.
00:32:59Là,
00:32:59vous faites un bac
00:33:00pour chaque catégorie,
00:33:02en fait,
00:33:02chaque lycée.
00:33:03Voilà,
00:33:04et donc,
00:33:05c'est un...
00:33:06Après,
00:33:06on se plaint
00:33:06de l'enfermement.
00:33:07On se plaint,
00:33:08alors on dit
00:33:08que c'est de la discrimination.
00:33:10Ce n'est pas parce que
00:33:10c'est de la discrimination
00:33:11au point qu'on en est
00:33:12à vouloir rendre anonyme
00:33:14dans Parcoursup
00:33:16le lycée
00:33:16d'où vous venez
00:33:17pour qu'il n'y ait pas
00:33:18de discrimination.
00:33:19Mais ce n'est pas ça,
00:33:19le sujet.
00:33:20Le sujet,
00:33:21ce n'est pas de le rendre anonyme.
00:33:22Le sujet,
00:33:23c'est de soit on refait un bac,
00:33:24un vrai,
00:33:25avec une vraie exigence
00:33:27et qui redevient
00:33:29ce qu'était le bac.
00:33:30Le bac,
00:33:30c'était le premier grade universitaire.
00:33:32Ça allait officiellement
00:33:33toujours d'ailleurs.
00:33:34C'est-à-dire que
00:33:34quand vous aviez le bac,
00:33:35vous étiez censé
00:33:36pouvoir faire
00:33:37des études supérieures.
00:33:39Et parfois même
00:33:39dans le bac ancien,
00:33:40des gens qui faisaient
00:33:41un bac littéraire
00:33:42pouvaient parfois
00:33:43faire des études scientifiques
00:33:44et les réussir.
00:33:45On a même eu
00:33:47des prix Nobel de physique
00:33:48il y a très longtemps
00:33:49qui avaient fait
00:33:49des études littéraires
00:33:51au lycée
00:33:52et qui se sont reconvertis
00:33:53dans la science,
00:33:54dans l'enseignement supérieur.
00:33:55Ça, c'est fini.
00:33:57Et là,
00:33:58vous vous retrouvez
00:33:59dans un système
00:34:00où le bac
00:34:00n'a plus de valeur.
00:34:02Donc,
00:34:03si vous ne corrigez pas ça,
00:34:04vous n'avez qu'une solution.
00:34:05Puisque vous ne pouvez pas
00:34:06envoyer tout le monde
00:34:07à l'université,
00:34:08il y en a déjà trop,
00:34:10c'est la sélection
00:34:11à l'entrée de l'université.
00:34:12Tant qu'on n'aura pas
00:34:13résolu ce problème,
00:34:15on aura toujours
00:34:16quelque chose
00:34:17qui ressemblera
00:34:18à Parcoursup,
00:34:19on aura toujours
00:34:19cet énervant,
00:34:20toujours cette frustration.
00:34:22Et cette frustration,
00:34:22il ne faut pas la négliger
00:34:23parce que cette frustration,
00:34:24elle est révolutionnaire.
00:34:25Mais ça veut dire
00:34:26qu'il faut des générations
00:34:26avant de mettre tout ça
00:34:27à plat.
00:34:28Mais si on ne s'y met pas
00:34:29il y a 10 ans,
00:34:30il y a 15 ans,
00:34:30on n'y a plus.
00:34:31Si on ne s'y met jamais.
00:34:33Mais effectivement,
00:34:34le plus dur à gérer
00:34:35va être l'impatience.
00:34:36Le plus dur à gérer
00:34:37va être le fait
00:34:38qu'on ne reconstruit pas
00:34:40l'école en 2 ans,
00:34:413 ans,
00:34:414 ans,
00:34:42on ne reconstruit pas
00:34:42tout le parcours scolaire.
00:34:44Donc,
00:34:45il faut remonter
00:34:46le niveau d'exigence du bac,
00:34:47il faut le remonter
00:34:48progressivement
00:34:49parce que c'est la seule façon
00:34:50sans introduire
00:34:53pour l'instant,
00:34:54en tout cas,
00:34:54une sélection à l'université
00:34:55qui provoquera une révolte.
00:34:59Donc,
00:34:59il faut remonter
00:35:00le niveau du bac
00:35:01progressivement
00:35:02de façon à ce que ça
00:35:05entraîne
00:35:06progressivement
00:35:07dans tout le système scolaire
00:35:08une augmentation
00:35:10de l'exigence.
00:35:11Mais si vous ne faites pas ça,
00:35:13vous faites des générations
00:35:14de frustrés,
00:35:15sans compter
00:35:16ceux qui sont laissés en dehors.
00:35:18C'est-à-dire que
00:35:18vous avez
00:35:20un million et demi
00:35:21de jeunes
00:35:25de 18 à 29 ans
00:35:27qui ne maîtrisent pas
00:35:28totalement,
00:35:29qui ne maîtrisent pas bien
00:35:30l'expression ni orale
00:35:31ni écrite
00:35:32ou l'arithmétique
00:35:33élémentaire.
00:35:34Quand on vous entend,
00:35:35moi je suis assez d'accord
00:35:36avec vous sur les solutions,
00:35:38il y a quand même
00:35:38quelque chose
00:35:38qui m'étonne un peu,
00:35:39c'est qu'on a l'impression
00:35:40que les pauvres chouchous
00:35:40sont tous victimes
00:35:41de l'abandon
00:35:43de la politique sociale,
00:35:44de l'abandon
00:35:45de la sélection
00:35:45et tout ça.
00:35:46Est-ce qu'il n'y a pas aussi
00:35:47un problème
00:35:48d'absence d'autorité ?
00:35:49Mais ça en fait partie.
00:35:50Vous ne le dites pas
00:35:51dans votre propos.
00:35:51Mais ça en fait partie.
00:35:52Mais s'il y a plus d'exécution,
00:35:53enfin,
00:35:54on peut passer une heure
00:35:56là-dessus si vous voulez.
00:35:57Je suis d'accord,
00:35:58on doit partir au Sénat là.
00:35:59Il y a une autre grille
00:35:59de lecture
00:36:00qui consiste aussi
00:36:00à regarder,
00:36:01à voir que jamais
00:36:03il n'y a une sanction,
00:36:04jamais personne
00:36:05n'est réprimandé,
00:36:07jamais il n'y a une notion
00:36:07du bien et du mal
00:36:08et donc on laisse faire,
00:36:09on peut aussi dire,
00:36:10on peut laisser...
00:36:11Je suis parfaitement d'accord
00:36:12mais la première sanction...
00:36:13Puisque de toute façon
00:36:13les pauvres chouchous...
00:36:14La première sanction
00:36:15c'est qu'on ne pense pas
00:36:18qu'en mettant de mauvaises notes
00:36:19on traumatise
00:36:20les mauvais élèves
00:36:21donc il ne faut pas le faire.
00:36:24Alors on a rétabli
00:36:25à titre exceptionnel
00:36:27le redoublement
00:36:28mais c'est l'exception,
00:36:29ça devrait être normal.
00:36:30Donc vous pouvez commencer
00:36:31au cours préparatoire,
00:36:33être pas du tout au niveau
00:36:35à chaque étape
00:36:36et vous ne retrouvez pas...
00:36:37Et arriver jusqu'au bac.
00:36:38Voilà.
00:36:38Et donc ça c'est quand même...
00:36:39En sachant parfois
00:36:39pas écrire et lire...
00:36:40Et il n'y a pas que ça.
00:36:41Évidemment il y a eu
00:36:42le pédagogisme.
00:36:42Alors ?
00:36:43Le pédagogisme c'est...
00:36:44On vous dit mais en gros
00:36:46bon ben...
00:36:48Écrivez comme vous voulez,
00:36:49parlez comme vous voulez,
00:36:51découvrez vous-même les règles,
00:36:52asseyez-vous où vous voulez,
00:36:53faites ce que vous voulez.
00:36:55L'enfant qui n'a jamais
00:36:56rencontré l'interdit,
00:36:57jamais rencontré la règle,
00:36:58comment voulez-vous
00:36:59qu'il pense un instant
00:37:00et qu'il sache un instant
00:37:03ce qui est l'interdit
00:37:04et ce qui est la règle ?
00:37:05Mais pour lui-même,
00:37:06le meilleur cadeau
00:37:07qu'on puisse faire aux enfants
00:37:08et en particulier aux enfants
00:37:09des milieux défavorisés,
00:37:11pardon j'en sais quelque chose,
00:37:12c'est l'exigence scolaire.
00:37:15L'école de l'exigence,
00:37:17alors on lui a reproché
00:37:19de faire de la reproduction sociale
00:37:22mais elle faisait
00:37:22beaucoup moins de reproduction sociale
00:37:24que l'école décadente d'aujourd'hui.
00:37:27Mais les enfants
00:37:28ils ne sont pas responsables.
00:37:29On a entendu ce que vous dites
00:37:30sur l'école
00:37:31et c'est passionnant
00:37:31sur la façon dont il faudrait
00:37:32réorienter tout le système scolaire.
00:37:34C'est le cœur de la crise civile nationale.
00:37:35C'est le cœur, vous avez raison.
00:37:36C'est une des racines.
00:37:37Il y a les lycéens,
00:37:39ceux qui manifestent pacifiquement
00:37:40et puis il y a ces images
00:37:41qu'on voit de casseurs.
00:37:42On va rejoindre Maxime Legay
00:37:44et Coralie Auberti
00:37:44qui se trouvent au Sénat
00:37:45puisque la loi Casseur-Payeur
00:37:46est en train d'être étudiée.
00:37:48Bonsoir Maxime.
00:37:49En quoi est-ce que cela consiste
00:37:50et quel sera l'avenir
00:37:51de cette loi
00:37:52dans les prochains jours ?
00:37:56Oui, bonsoir Laurence.
00:37:57Effectivement, le texte
00:37:58qui vient d'arriver
00:37:59dans l'hémicycle
00:38:00il y a quelques minutes
00:38:01mais qui n'est pas encore
00:38:02à proprement parler débattu
00:38:05parce que deux motions
00:38:06de rejet préalables
00:38:07ont été déposées
00:38:08par les écologistes
00:38:10et les communistes
00:38:10qui dénoncent
00:38:11un texte selon eux
00:38:12liberticide.
00:38:13La motion va donc
00:38:14être votée.
00:38:15Elle sera très probablement
00:38:16rejetée par un texte
00:38:17dominé par le centre
00:38:18et la droite.
00:38:18Très rapidement
00:38:19arrivera donc
00:38:20dans les discussions
00:38:21l'article phare
00:38:23de ce texte
00:38:24qui vise à créer
00:38:25une responsabilité
00:38:27collective
00:38:28solidaire
00:38:29pour faire payer
00:38:30les dégâts
00:38:31à hauteur
00:38:31jusqu'à 10 000 euros
00:38:32toute personne
00:38:33ayant participé
00:38:35à un attroupement
00:38:36ayant engendré
00:38:37des dégâts
00:38:38sans qu'il soit nécessaire
00:38:40et c'est là
00:38:40tout le côté
00:38:41de ce texte
00:38:42sans qu'il soit nécessaire
00:38:43de prouver
00:38:44qu'elle est individuellement
00:38:46participée
00:38:46et soit l'auteur
00:38:48de ces dégâts
00:38:49c'est ce que la gauche
00:38:50dénonce comme
00:38:50liberticide
00:38:51et ce que la droite
00:38:52dit est la seule manière
00:38:53pour pouvoir agir
00:38:54concrètement
00:38:55dissuader les casseurs
00:38:57les payeurs
00:38:57c'est la philosophie
00:38:58générale de ce texte
00:38:59qui a été rappelé
00:39:00par Laurent Nunez
00:39:01il y a quelques minutes
00:39:01dans l'hémicycle
00:39:03qui lui défend ce texte
00:39:05pour le gouvernement
00:39:06la droite
00:39:07qui va d'ailleurs
00:39:07tenter dans le débat
00:39:09de durcir
00:39:10encore davantage
00:39:11la copie initiale
00:39:12qu'il part
00:39:13de mettre en place
00:39:14des moyens supplémentaires
00:39:15pour lutter
00:39:16contre les individus
00:39:17violents
00:39:17les casseurs
00:39:18le déploiement
00:39:19par exemple
00:39:19de drones
00:39:20dans les manifestations
00:39:21pour pouvoir identifier
00:39:22plus facilement
00:39:23les casseurs
00:39:24les éléments violents
00:39:25et faciliter à la fois
00:39:26le travail de la police
00:39:27et de la justice
00:39:27et de tout cela
00:39:28dont il va être question
00:39:29d'ici quelques minutes
00:39:30pour l'ouverture
00:39:31des débats
00:39:32ici au Sénat
00:39:34Merci beaucoup Maxime Le Guay
00:39:35Coralie Auberti
00:39:36donc une loi liberticide
00:39:38pour les gauches
00:39:38et vous connaissez déjà
00:39:39l'avenir de cette loi
00:39:40mon cher Henri Guéno
00:39:41qu'est-ce qui va se passer ?
00:39:43Alors
00:39:43ce qui va se passer
00:39:44c'est que
00:39:45elle sera peut-être votée
00:39:47mais
00:39:47mais que
00:39:48et tout le monde le sait
00:39:49c'est que probablement
00:39:50elle ne correspond pas
00:39:51du tout
00:39:52à l'état de droit
00:39:53tel qu'on l'imagine
00:39:54aujourd'hui
00:39:55et donc
00:39:55le conseil constitutionnel
00:39:57va probablement dire
00:39:58l'individualisation
00:39:59des peines
00:40:00etc.
00:40:00alors
00:40:01et de toute façon
00:40:02cette loi
00:40:03n'est pas suffisante
00:40:04voilà
00:40:05cette loi
00:40:05est comme toujours
00:40:06depuis les 10 ans
00:40:07depuis le début
00:40:08du double quinquennat
00:40:10de M. Macron
00:40:11un faux semblant
00:40:12voilà
00:40:12il existait une loi
00:40:14votée
00:40:15en 1970
00:40:17bon
00:40:17votée
00:40:18quand Jean-Marc Hidoux
00:40:19était président de la république
00:40:20quand Jacques Chabandelmas
00:40:22était premier ministre
00:40:23quand René Pléven
00:40:24était garde des Sceaux
00:40:24c'est-à-dire
00:40:25donc
00:40:25vous voyez
00:40:26un groupe de fascistes
00:40:28bien connus
00:40:28voilà
00:40:29donc
00:40:29qui a
00:40:30cette loi
00:40:31qu'on a appelée
00:40:32la loi anticasseur
00:40:33qui ne portait pas ce nom
00:40:34mais qu'on a appelée
00:40:34la loi anticasseur
00:40:35elle instaurait
00:40:36non pas seulement
00:40:37une responsabilité civile
00:40:39collective
00:40:39mais une responsabilité pénale
00:40:41collective
00:40:41pendant 10 ans
00:40:43elle a fonctionné
00:40:44on n'était pas
00:40:45dans une dictature
00:40:46enfin personne ne se souvient
00:40:48en tout cas
00:40:49les gens qui ont vécu
00:40:50cette époque-là
00:40:50d'avoir vécu
00:40:51dans une dictature
00:40:52bon
00:40:52les socialistes en 81
00:40:54ont décidé
00:40:54que c'était une loi
00:40:55liberticide
00:40:57scandaleuse
00:40:57qui niait
00:40:59tous nos principes
00:40:59élémentaires
00:41:00et ils l'ont supprimé
00:41:01et bien il y a une chose
00:41:02très simple à faire
00:41:03et à assumer
00:41:04c'est de rétablir
00:41:06enfin de faire
00:41:07de remettre en vigueur
00:41:08la loi de 1970
00:41:09voilà
00:41:10et puis si le conseil constitutionnel
00:41:12mais ça nous amène
00:41:12à une autre question
00:41:13qui est
00:41:15comment peut-on
00:41:16continuer à accepter
00:41:17que le conseil constitutionnel
00:41:20puisse abroger
00:41:21de cette façon
00:41:22ou annuler de cette façon
00:41:23des dispositions législatives
00:41:24en s'appuyant
00:41:25sur le préambule
00:41:26de la constitution
00:41:26sans qu'il n'y ait
00:41:27aucun recours
00:41:28et donc moi
00:41:29je milite pour une chose
00:41:30c'est que
00:41:30non pas pour qu'on
00:41:32puisse faire
00:41:34enfin le président
00:41:35puisse
00:41:35le président de la république
00:41:36puisse soumettre
00:41:37ces textes
00:41:38toutes les décisions
00:41:39du conseil constitutionnel
00:41:40au référendum
00:41:41mais parce que
00:41:42sur le corps même
00:41:44de la constitution
00:41:44ça a un sens
00:41:46et il faut
00:41:46le peuple n'a pas
00:41:47à être l'insense
00:41:48d'appel sur ces sujets
00:41:49en revanche
00:41:49sur tout ce qui relève
00:41:51du préambule
00:41:52de la constitution
00:41:52il me paraîtrait
00:41:54légitime
00:41:55et démocratique
00:41:56que le président
00:41:56de la république
00:41:57puisse
00:41:57avec discernement
00:41:58mais puisse
00:41:59soumettre
00:42:00les dispositions
00:42:03annulées
00:42:03par le conseil
00:42:04constitutionnel
00:42:05au peuple français
00:42:07voilà
00:42:07donc parce que
00:42:08quand on dit
00:42:08par exemple
00:42:09le conseil constitutionnel
00:42:10vient de le faire
00:42:11c'est une atteinte
00:42:13c'est une atteinte
00:42:14disproportionnée
00:42:15à la liberté d'expression
00:42:16d'interdire
00:42:16les réseaux sociaux
00:42:17aux enfants
00:42:18de moins de 15 ans
00:42:19alors on peut discuter
00:42:20de la faisabilité
00:42:21tout ça
00:42:21mais en tout cas
00:42:22cette idée
00:42:23d'atteinte disproportionnée
00:42:25à la liberté d'expression
00:42:27parce que
00:42:28beaucoup de jeunes
00:42:29se socialisent
00:42:30par les réseaux sociaux
00:42:31mais justement
00:42:32il ne faut plus
00:42:33que la plupart des jeunes
00:42:35se socialisent
00:42:36pour l'essentiel
00:42:36par les réseaux sociaux
00:42:37c'est-à-dire
00:42:38la socialisation
00:42:39c'est la famille
00:42:39c'est l'école
00:42:40mais c'est pas
00:42:41si c'est les réseaux sociaux
00:42:43on va à la catastrophe
00:42:45civilisationnelle
00:42:45pour reprendre
00:42:46le débat
00:42:49de tout à l'heure
00:42:49la discussion
00:42:49de tout à l'heure
00:42:51donc voilà
00:42:52il y a une chose
00:42:53très simple à faire
00:42:54à assumer
00:42:55voilà
00:42:55alors certains
00:42:56ont commencé à le dire
00:42:57parmi les candidats
00:42:58j'attends qu'ils le fassent
00:42:59si jamais ils sont élus
00:43:00Eric Nolot
00:43:01non mais le rétablissement
00:43:02de la loi Casseurs
00:43:03ça me paraît tomber
00:43:04sous le sens
00:43:04mais plus généralement
00:43:06ce qu'on a vu
00:43:06le 17 octobre
00:43:07c'est une mutation
00:43:07de la violence
00:43:08donc il faut qu'il y ait
00:43:08une mutation
00:43:09des réponses
00:43:10à cette violence
00:43:11vous vous pensez
00:43:11qu'on peut aller jusqu'où
00:43:12parce que là vraiment
00:43:13le comportement
00:43:15des casseurs et des pilleurs
00:43:16c'est du jamais vu
00:43:17quasiment
00:43:17on a déjà vu de la violence
00:43:18évidemment on l'a vu
00:43:19mais là il y avait vraiment
00:43:20des gens sans pitié
00:43:21qui veulent faire mal
00:43:22qui ne veulent pas seulement piller
00:43:24qui détruisent le magasin
00:43:25en partant
00:43:25ce qui n'est pas du tout
00:43:26une obligation
00:43:26une fois qu'ils ont la marchandise
00:43:27rien ne les oblige
00:43:28comment on peut répondre
00:43:29jusqu'où on peut aller
00:43:31au-delà de notre état du droit
00:43:33premièrement pour moi
00:43:34ce n'est pas un tournant
00:43:35et ce n'est pas une mutation
00:43:36c'est la suite
00:43:37d'une longue mutation
00:43:38qui a commencé il y a longtemps
00:43:40oui mais c'est important
00:43:41parce qu'on n'a pas voulu la voir
00:43:43la montée de la violence
00:43:46et d'une violence
00:43:48que finalement
00:43:49dont on n'avait plus l'habitude
00:43:51on n'a pas voulu la regarder en face
00:43:53on disait toujours
00:43:53mais non c'est pas si grave
00:43:54etc
00:43:55donc voilà
00:43:56ça ce n'est pas l'aboutissement
00:43:58c'est la suite de l'histoire
00:44:00d'autre part
00:44:01le plus dangereux
00:44:03dans cette affaire
00:44:04ce n'est pas seulement
00:44:07les militants
00:44:08d'extrême gauche
00:44:10qui eux veulent casser
00:44:11pour casser
00:44:11mais moi il me semble
00:44:12quand même
00:44:13qu'avec un véritable effort
00:44:14de renseignement
00:44:16et des lois un peu plus dures
00:44:17on doit pouvoir casser
00:44:18les militants d'extrême gauche
00:44:20qui sont quand même
00:44:20faciles à identifier
00:44:22c'est quoi le sujet alors ?
00:44:23après il y a les casseurs
00:44:25mais là encore
00:44:26il faut
00:44:26la loi anticasseur
00:44:28elle serait très utile
00:44:29pour ça
00:44:29et les peines
00:44:30si vous voulez dissuader
00:44:31tous ces gens
00:44:32c'est pas seulement
00:44:34en leur mettant
00:44:34des peines de prison
00:44:36même fermes
00:44:37et effectives
00:44:38de 6 mois
00:44:38il faut se servir
00:44:40il faut se servir
00:44:42du sursis
00:44:44c'est-à-dire qu'il faut dire
00:44:46maintenant
00:44:46qu'on va mettre
00:44:49des sursis
00:44:49très très lourds
00:44:50qu'ils seront
00:44:52automatiquement appliqués
00:44:53qui ne pourront plus
00:44:53être révoqués
00:44:54chaque fois qu'ils commettront
00:44:57un délit
00:44:58de même nature
00:44:59que ça soit dissuasif
00:45:01si vous leur mettez
00:45:015 ans ou 10 ans
00:45:02de prison avec sursis
00:45:04je vais vous dire
00:45:04ils seront ça
00:45:05sur le...
00:45:06oui mais si on veut
00:45:06être dissuasif
00:45:07voilà
00:45:08simplement ça suppose
00:45:09qu'on change
00:45:10le code pénal
00:45:11et s'il n'y a pas
00:45:12de responsabilité collective
00:45:13vous n'y arriverez pas
00:45:15donc il faut
00:45:16retablir la responsabilité collective
00:45:18durcir les peines
00:45:19faire des peines planchers
00:45:20on ne peut pas
00:45:21enlever complètement
00:45:22la décision du juge
00:45:23mais il faut faire ça
00:45:24et enfin
00:45:24la plus grave
00:45:25le plus grave
00:45:26qui nous menace
00:45:26c'est que la violence
00:45:28devienne une violence collective
00:45:29c'est-à-dire qu'elle se met
00:45:31à concerner la foule
00:45:32et c'est ça
00:45:32qui nous menace
00:45:33dans l'avenir
00:45:34et si on ne voit pas
00:45:35cette violence collective
00:45:36et si on ne cherche pas
00:45:38absolument à l'enrayer
00:45:39alors on va
00:45:40on va vraiment
00:45:41une situation
00:45:42catastrophique
00:45:43allez merci Henri Guineau
00:45:44on espère que ce que vous
00:45:45nous décrivez
00:45:46ne se produira pas
00:45:47mais malheureusement
00:45:49si on ne prend aucune mesure
00:45:50ça se produira
00:45:50merci Henri Guineau
00:45:51petite pause
00:45:52on se retrouve dans un instant
00:45:53dans Punchline
00:45:53on reviendra sur ce qui s'est passé
00:45:54à l'Assemblée Nationale
00:45:55Thierry Breton sera notre invité
00:45:57on évoquera avec lui
00:45:59et aussi
00:45:59ce qui se passe au niveau
00:46:00de l'Europe
00:46:01et de la campagne présidentielle
00:46:03à tout de suite
00:46:07la suite de Punchline
00:46:08jusqu'à 18h30
00:46:09la classe politique
00:46:10au bord de l'explosion
00:46:10à 6 mois de l'élection présidentielle
00:46:12alors que l'extrême gauche
00:46:14a hystérisé les débats
00:46:15à l'Assemblée Nationale
00:46:16après l'hommage aux victimes
00:46:17de l'attentat raciste de Trappes
00:46:19de leur côté
00:46:19les français retiennent leur souffle
00:46:21avant les prochaines mobilisations
00:46:22de samedi et du 5 novembre
00:46:24l'état va-t-il réussir
00:46:25à faire coexister l'ordre
00:46:26la sécurité
00:46:27et le droit de manifester
00:46:28que dire
00:46:29à une jeunesse
00:46:30qui pour l'instant
00:46:30refuse de cesser les mobilisations
00:46:33comment l'image de la France
00:46:34est-elle impactée
00:46:35à l'étranger
00:46:35voilà quelques-unes des questions
00:46:37que nous allons aborder
00:46:38avec notre invité ce soir
00:46:39Thierry Breton
00:46:40ancien commissaire européen
00:46:41ce sera juste après
00:46:42le rappel des grandes lignes
00:46:43de l'actualité
00:46:43avec Félicité Kindoki
00:46:45Félicité c'est à vous
00:46:49Rebonsoir Laurence
00:46:49bonsoir à tous
00:46:50le projet de loi
00:46:51casseur-payeur
00:46:53au coeur des débats
00:46:54est actuellement
00:46:55discuté au Sénat
00:46:56un sujet qui suscite
00:46:57de nombreuses critiques
00:46:58notamment pour ces mesures
00:46:59décriées sur la responsabilité
00:47:01solidaire
00:47:02des fauteurs de troubles
00:47:03et la saisie
00:47:04de leurs prestations sociales
00:47:05le ministre de l'Intérieur
00:47:06Laurent Nouniez a précisé
00:47:08que le gouvernement
00:47:09souhaite que certaines
00:47:10de ses prestations sociales
00:47:11versées à des auteurs
00:47:12de dégradations condamnées
00:47:13puissent financer
00:47:14les dommages causés
00:47:15parallèlement
00:47:16les organisations syndicales
00:47:17des personnels
00:47:18de l'éducation
00:47:19ont été reçues ce matin
00:47:20par Edouard Geffray
00:47:21mais pour les enseignants
00:47:22le compte n'y est pas
00:47:24c'est ce que les syndicats
00:47:25ont déclaré
00:47:26à l'issue de l'entretien
00:47:27les enseignants appellent
00:47:28le gouvernement
00:47:28à revaloriser
00:47:29les personnels
00:47:30de l'éducation nationale
00:47:31aux Etats-Unis
00:47:32à quelques semaines
00:47:33des élections
00:47:34de mi-mandat
00:47:34Donald Trump dit
00:47:35qu'il acceptera
00:47:36les résultats
00:47:37de ces élections
00:47:38si elles sont honnêtes
00:47:39les déclarations
00:47:40du président américain
00:47:41faites après
00:47:42des accusations régulières
00:47:43notamment celles
00:47:44qui soupçonnent
00:47:45les démocrates
00:47:45de fraude électorale
00:47:47en amont
00:47:47des élections
00:47:47du 3 novembre
00:47:48en Israël
00:47:50alors que Benyamin Netanyahou
00:47:51dénonce des tentatives
00:47:52de voler l'élection
00:47:53législative
00:47:54notamment par des achats
00:47:55de voix
00:47:55et demande à retarder
00:47:57la fermeture
00:47:57des bureaux de vote
00:47:58le parti du principal rival
00:48:00de Benyamin Netanyahou
00:48:01a annoncé
00:48:01s'opposer à cette demande
00:48:03le centriste
00:48:04Gadi Eizenkot
00:48:06estime que cela
00:48:07pourrait servir
00:48:08de prétexte
00:48:09pour contester
00:48:09ultérieurement
00:48:10la légitimité
00:48:11du scrutin
00:48:11ces premières élections
00:48:12législatives
00:48:13depuis l'attaque
00:48:14du 7 octobre
00:48:14enregistre un taux
00:48:15de participation record
00:48:16depuis 1973
00:48:17et pour finir
00:48:18ne mentez pas
00:48:19la grande interview
00:48:21demain matin
00:48:21le président des républicains
00:48:23et candidat
00:48:23à la présidentielle
00:48:24Bruno Retailleau
00:48:26sera votre invité
00:48:27Laurence Ferrari
00:48:27un rendez-vous
00:48:28à ne pas manquer
00:48:29demain 8h10
00:48:29en direct
00:48:30sur notre antenne
00:48:31Merci beaucoup
00:48:32félicité Kinnoky
00:48:33à 21h
00:48:34on n'oublie pas aussi
00:48:35Objectif Élysée 2027
00:48:36avec David Lysnard
00:48:37voilà c'est le programme politique
00:48:39pour CNews
00:48:39je salue Thierry Breton
00:48:40merci beaucoup
00:48:41d'être avec nous
00:48:42mon cher Thierry Breton
00:48:43Eric Nolot
00:48:44est toujours avec nous
00:48:44Louis de Ragnel
00:48:45on a un pays
00:48:47qui ne va pas très bien
00:48:48cher Thierry Breton
00:48:49climat social détestable
00:48:50climat politique
00:48:51excécrable
00:48:52on va juste écouter
00:48:53un petit extrait
00:48:53de ce qu'a dit Sébastien Lecornu
00:48:54cet après-midi
00:48:55à l'Assemblée nationale
00:48:56tout ça avait démarré
00:48:57autour d'un hommage
00:48:58évident
00:48:59à rendre aux victimes
00:49:00de l'attentat raciste
00:49:01qui s'est déroulé à Trappes
00:49:02et puis l'extrême gauche
00:49:04à hystériser les débats
00:49:05et écouter ce qu'a dit
00:49:06le Premier ministre
00:49:08spectacle dans lequel
00:49:11tout sent la campagne
00:49:12présidentielle
00:49:14matin, midi et soir
00:49:15tout sent
00:49:16le recel
00:49:18politicien
00:49:19marque
00:49:20une forme
00:49:21d'indignité
00:49:22et
00:49:23croyant
00:49:24combattre le racisme
00:49:25précisément
00:49:26vous êtes en train
00:49:28de faire le jeu
00:49:28de l'extrême droite
00:49:30du Rassemblement National
00:49:32vous devriez justement
00:49:34précisément
00:49:35être présent
00:49:36dans cet hémicycle
00:49:37ne pas avoir déserté
00:49:39mener le débat
00:49:40défendre l'unité
00:49:41de la République
00:49:42défendre les valeurs
00:49:43de la République
00:49:44et faire corps
00:49:45faire bloc
00:49:46et ne rien lâcher
00:49:48et cette ambiance
00:49:49particulièrement
00:49:50nauséabonde
00:49:51de ces questions
00:49:52au gouvernement
00:49:52laisse présager
00:49:54de rien de bon
00:49:55pour les semaines
00:49:56et les mois qui viennent
00:49:57donc moi
00:49:58mesdames et messieurs
00:49:58les députés
00:49:59quelles que soient
00:50:00vos sensibilités
00:50:01politiques
00:50:01j'en appelle
00:50:02au sursaut
00:50:03et j'en appelle
00:50:04à être debout
00:50:05pour la République
00:50:07voilà pour Sébastien Lecornu
00:50:08est-ce que vous partagez
00:50:09son constat
00:50:10un climat nauséabond
00:50:11dit-il
00:50:12Thierry Breton
00:50:13oui mais
00:50:14je ne suis pas
00:50:15tout à fait d'accord
00:50:16si vous permettez
00:50:17avec le Premier ministre
00:50:18ça ne date pas
00:50:19des présidentielles
00:50:19c'est un climat
00:50:21qu'il faut dire
00:50:21les choses comme elles sont
00:50:22qui a été instauré
00:50:23notamment depuis
00:50:24la dissolution
00:50:24et même avant
00:50:25on voit très bien
00:50:26le rôle
00:50:27il faut quand même
00:50:28le dire
00:50:29ils ont été élus
00:50:30c'est républicain
00:50:31donc dont acte
00:50:32et le rôle
00:50:33que tient aujourd'hui
00:50:34dans notre pays
00:50:36toute une frange
00:50:37la frange
00:50:38à l'extrême gauche
00:50:39l'échiquier
00:50:40France insoumise
00:50:41vous voulez dire
00:50:41évidemment
00:50:42la France insoumise
00:50:43qui dit en permanence
00:50:45il faut vraiment écouter
00:50:46ce que disent
00:50:48ces leaders
00:50:49qui dit toujours
00:50:50dans la même phrase
00:50:51une chose
00:50:52qui est totalement
00:50:54anti-républicain
00:50:55j'allais même
00:50:56dire souvent
00:50:57qui est pénalement
00:50:58répréhensible
00:50:58et d'ailleurs
00:50:59on le corrige tout de suite
00:51:00en sachant très bien
00:51:01que dans la même phrase
00:51:02on va pouvoir en découper
00:51:02le morceau qui va bien
00:51:03et ensuite le propulser
00:51:05sur les réseaux
00:51:05je prends par exemple
00:51:06la phrase désormais
00:51:08hélas
00:51:08tristement célèbre
00:51:09parce qu'elle a fait
00:51:10beaucoup de dégâts
00:51:11de monsieur
00:51:13Bagayoko
00:51:13le maire de Saint-Denis
00:51:15qui dit que tout simplement
00:51:16la violence est légitime
00:51:18blanc
00:51:19mais
00:51:21si on peut l'éviter
00:51:22vaut mieux
00:51:22et le blanc c'est quoi
00:51:24c'est les pointillés
00:51:24à découper
00:51:25et qu'est-ce qu'on fait
00:51:26de la première phrase
00:51:27elle est propulsée
00:51:28partout
00:51:28par les algorithmes
00:51:30des réseaux
00:51:30qui vont ensuite
00:51:31effectivement
00:51:33tout simplement
00:51:34mobiliser
00:51:34ceux que ça doit mobiliser
00:51:36donc si vous voulez
00:51:37cette ambiguïté
00:51:38il faut la dire
00:51:39et la redire
00:51:40et la dénoncer
00:51:41donc oui bien entendu
00:51:43à l'Assemblée nationale
00:51:44qui est un terrain
00:51:45évidemment
00:51:46où s'expriment
00:51:47précisément
00:51:47ces tensions
00:51:49où on sait
00:51:49qu'on va être aussi
00:51:50vu à la télévision
00:51:52donc on en rajoute
00:51:53mais voyez-vous
00:51:54d'abord
00:51:55ça crée des dommages
00:51:57considérables
00:51:58dans notre pays
00:51:58en matière d'unité nationale
00:52:00bien entendu
00:52:00ça crée aussi
00:52:01beaucoup de dommages
00:52:03on en parlera sans doute
00:52:03Laurence Ferrari
00:52:04tout à l'heure
00:52:04à l'étranger
00:52:06parce qu'on sait très bien
00:52:08que derrière ces propos
00:52:09il y a qu'on le veuille ou non
00:52:10alors Jean-Luc Mélenchon
00:52:12fait toujours référence
00:52:13à 1788
00:52:14voilà
00:52:15on est en 1788
00:52:16ça c'est son rêve
00:52:17il va même jusqu'à dire
00:52:19tenez-vous bien
00:52:20que
00:52:21je fais souvent référence
00:52:23à Robespierre
00:52:24il se targue
00:52:26référence historique
00:52:27certaines du reste
00:52:28sont assez erronées
00:52:29je les ai bien regardées
00:52:30moi-même
00:52:31mais bon
00:52:31ça nourrit le narratif
00:52:34il va même jusqu'à dire
00:52:35que la propriété
00:52:36la propriété
00:52:37est un bien d'usage
00:52:39et il cite Robespierre
00:52:40oubliant tout simplement
00:52:41que
00:52:42ce qui constitue
00:52:44notre république
00:52:45en 1789
00:52:46la propriété
00:52:48est un bien
00:52:49inaliénable
00:52:50et sacré
00:52:51mais ça on l'oublie
00:52:52vous voyez
00:52:52tout est comme ça
00:52:53donc il faut aussi
00:52:55savoir le dire
00:52:55de façon
00:52:56très calme
00:52:58mais de façon
00:52:59très déterminée
00:53:00parce que voilà
00:53:01effectivement
00:53:01le résultat
00:53:02dans lequel nous sommes
00:53:03et le spectacle
00:53:04offert aux français
00:53:05est absolument navrant
00:53:06et c'est pas comme ça
00:53:07qu'ils vont reprendre confiance
00:53:08dans la politique
00:53:08et l'étranger
00:53:09je le disais
00:53:10regarde ça
00:53:11qui c'est l'étranger du reste
00:53:12l'étranger évidemment
00:53:13c'est ceux qui nous regardent
00:53:14tous ne nous veulent pas
00:53:15que du bien
00:53:16on voit gourmand
00:53:17comment Donald Trump
00:53:19essaie d'utiliser
00:53:20certains de ses aspects
00:53:21mettre un petit peu
00:53:22d'intelligence artificielle
00:53:23derrière tout ça
00:53:24et en veux-tu
00:53:25en voilà
00:53:25mais ça à la limite
00:53:27je dirais que c'est
00:53:28l'écume des choses
00:53:29il faut vivre du reste
00:53:30avec cette écume là
00:53:31et bien faire la part
00:53:32des choses nous-mêmes
00:53:33mais derrière
00:53:34il y a aussi
00:53:34ceux qui nous prêtent
00:53:36parce que madame Ferrari
00:53:37aujourd'hui
00:53:39plus de 60%
00:53:41désormais
00:53:4258-59
00:53:43je sais que c'est
00:53:43plus de 60% maintenant
00:53:45notre dette
00:53:46aujourd'hui
00:53:47elle est détenue
00:53:48par des acteurs
00:53:49non français
00:53:50et ils regardent ça
00:53:51pour mettre un prix
00:53:52sur désormais
00:53:53ce qui caractérise
00:53:54le risque France
00:53:55parce que
00:53:56les taux d'intérêt
00:53:57c'est un risque
00:53:57et évidemment
00:53:58quand on voit
00:53:59ces manifestations
00:54:00quand on donne le sentiment
00:54:01qu'on ne peut plus
00:54:01trouver un accord
00:54:03dans le lieu
00:54:04où on doit tout simplement
00:54:05discuter du budget
00:54:06de la nation
00:54:07quand on voit ce qui se passe
00:54:08désormais les samedis
00:54:09puisque désormais
00:54:09c'est le samedi
00:54:10où ça se passe
00:54:10bah oui ça a un prix
00:54:12tout ça
00:54:12et ce prix ça se traduit
00:54:13dans les taux d'intérêt
00:54:14et c'est l'argent des français
00:54:15on va en parler dans un instant
00:54:16une question à lui de Ragnel
00:54:17Thierry Breton
00:54:18qui va payer la casse
00:54:19justement c'est la question
00:54:20et c'est le débat du moment
00:54:21à l'Assemblée nationale
00:54:22et au Sénat
00:54:23avec un débat
00:54:24qui est un peu spécial
00:54:24c'est-à-dire que d'un côté
00:54:25il y a une proposition de loi
00:54:28qui vise à instaurer
00:54:29donc la responsabilité
00:54:30des casseurs
00:54:31le fameux texte
00:54:32casseur-payeur
00:54:33mais dont beaucoup disent
00:54:34qu'il va être censuré
00:54:37par le Conseil constitutionnel
00:54:38pour un tas de raisons
00:54:39qu'on a évoquées précédemment
00:54:41et de l'autre côté
00:54:42vous avez le gouvernement
00:54:43qui réfléchit
00:54:44à instaurer une taxe casseur
00:54:45qui correspond à peu près
00:54:46à 0,8%
00:54:47du contrat d'assurance
00:54:49de tous les gens
00:54:50qui sont assurés
00:54:51est-ce que vous ne trouvez pas
00:54:52un peu lunaire
00:54:53d'avoir ce débat-là
00:54:54c'est-à-dire qu'on
00:54:55ne va pas réussir
00:54:56à mettre en place
00:54:56la loi casseur-payeur
00:54:57et donc
00:54:58ce sont tous les honnêtes gens
00:55:00vers qui en fait
00:55:00on transfère la responsabilité
00:55:02de prendre en charge
00:55:04de payer
00:55:04pour la casse
00:55:06de ceux qui ont
00:55:07dégradé le pays
00:55:08d'abord je voudrais dire
00:55:09par rapport à ce que vous venez de dire
00:55:11et vous faites une présentation
00:55:12assez précise
00:55:13et complète
00:55:13de la situation
00:55:14sur ces questions
00:55:14que d'ailleurs
00:55:15vous dites les honnêtes gens
00:55:16oui bien sûr
00:55:17les honnêtes gens
00:55:18mais j'allais dire
00:55:19nous tous
00:55:19parce que je voudrais juste
00:55:21leur dire quand même
00:55:21à notre antenne ce soir
00:55:23l'État n'a pas d'argent
00:55:25l'État par contre
00:55:26gère notre argent
00:55:28l'État a zéro centime
00:55:29dans les caisses
00:55:29zéro
00:55:30donc l'État ne fait que gérer
00:55:32des flux
00:55:32alors pour le coup
00:55:33c'est les flux
00:55:33que nous lui donnons
00:55:35tous les ans
00:55:36c'est 1725 milliards d'euros
00:55:39l'année prochaine
00:55:40qui est prélevé
00:55:41par tous les moyens
00:55:42c'est l'argent
00:55:43des Français
00:55:45ça veut donc dire
00:55:45que quand on dit
00:55:46par exemple
00:55:46l'État est son propre assureur
00:55:48c'est nous
00:55:49l'État
00:55:50par l'argent
00:55:50quand un bâtiment public
00:55:52est attaqué
00:55:53il est mis à mal
00:55:54à sac
00:55:54comme on l'a vu
00:55:55hélas
00:55:57à Limoges
00:55:58à Bordeaux
00:55:59ou ailleurs
00:56:00ah ben c'est l'État
00:56:01ils sont propre assureurs
00:56:01c'est l'État qui paye
00:56:02mais c'est nous
00:56:04parce que c'est notre argent
00:56:04mais vous pensez
00:56:05de cette impuissance
00:56:05c'est-à-dire que d'un côté
00:56:06on se dit
00:56:07il y a une mesure
00:56:08qui pourrait être efficace
00:56:09mais censurée
00:56:09par le Conseil constitutionnel
00:56:10a priori
00:56:11et de l'autre côté
00:56:12on vous dit
00:56:12la seule solution
00:56:13qui existe
00:56:14c'est de faire porter
00:56:15cette responsabilité
00:56:16surtout les Français
00:56:17alors j'y venais
00:56:18parce que précisément
00:56:19l'État a la responsabilité
00:56:21de faire respecter
00:56:22l'ordre public
00:56:23et dans la loi
00:56:24sur la sécurité
00:56:24la sécurité publique
00:56:27si un bâtiment
00:56:28un commerçant
00:56:29par exemple
00:56:30à sa boutique
00:56:31qui est détruite
00:56:32ou mise à feu
00:56:36l'État
00:56:37l'assureur
00:56:38évidemment
00:56:38doit rembourser
00:56:39conformément au contrat
00:56:40mais il peut se retourner
00:56:42contre l'État
00:56:42qui n'a pas exercé
00:56:44sa mission
00:56:45de protection
00:56:46qui est la mission
00:56:47évidemment
00:56:47que nous lui avons
00:56:49intermédiée
00:56:49contre quoi ?
00:56:51contre le fait
00:56:52que nous payons
00:56:53nous acceptons
00:56:54de payer l'impôt
00:56:54oui mais
00:56:54ce que je veux dire par là
00:56:55c'est qu'à la fin
00:56:58c'est nous
00:56:59qui y allons
00:57:00alors qu'on mette
00:57:01maintenant une prime
00:57:02avant ou après
00:57:03à la fin
00:57:03ce que je voulais vous dire
00:57:04c'est nous qui allons payer
00:57:05c'est nous qui payons
00:57:06alors derrière
00:57:07sur les modalités
00:57:08c'est vrai que
00:57:09si la loi est là
00:57:10ça peut être plus rapide
00:57:12parce que là
00:57:12la chaîne que je vous décris
00:57:13évidemment
00:57:14ça prend du temps
00:57:15or il faut évidemment
00:57:16que pour toutes celles
00:57:17et tous ceux
00:57:17plus de 3000
00:57:19alors il y en a 3000
00:57:20il y a 15 jours
00:57:21la semaine dernière
00:57:22vous avez les chiffres
00:57:23mieux que moi
00:57:23quelques centaines
00:57:24bon très bien
00:57:25on a au gros
00:57:27peut-être 4000 commerçants
00:57:28qu'il va falloir évidemment
00:57:29indemniser tout de suite
00:57:30là on est obligé
00:57:31de passer par le cadre
00:57:32des contrats d'assurance
00:57:33il faut évidemment
00:57:34qu'il le fasse
00:57:34tout de suite
00:57:35et derrière
00:57:36peut-être donner
00:57:37aux assurances
00:57:38la garantie
00:57:39que l'état
00:57:39ne va pas non plus
00:57:40rechigner
00:57:41à exercer
00:57:41cet article
00:57:42précisément
00:57:44auquel je faisais référence
00:57:45et qui quelque part
00:57:47responsabilise l'état
00:57:48maintenant si jamais
00:57:49on veut aller plus vite
00:57:50et en faire une loi
00:57:50pourquoi pas
00:57:51mais je crois
00:57:53que vraiment
00:57:54ce qui importe
00:57:54aujourd'hui
00:57:55c'est la vitesse
00:57:56et que l'état
00:57:57exerce encore une fois
00:57:58ses prérogatives
00:57:59y compris
00:58:00dans le remboursement
00:58:01sauf que derrière
00:58:02l'état
00:58:02c'est nous
00:58:03absolument
00:58:04petite pause
00:58:04je vous passe la parole
00:58:05dans un instant
00:58:05Eric Nolo
00:58:06Thierry Breton
00:58:06vous restez avec nous
00:58:07on évoquera
00:58:08la situation économique
00:58:09de la France
00:58:09et la façon dont vous
00:58:11essayez de parler
00:58:12de l'argent des français
00:58:13et vous allez
00:58:15à la rencontre
00:58:15des candidats
00:58:16pour leur dire
00:58:16attention
00:58:17attention
00:58:17il faut une règle d'or
00:58:19sinon on va droit
00:58:19dans le mur
00:58:20à tout de suite
00:58:20dans Punchline
00:58:2318h15
00:58:24on se retrouve
00:58:24dans Punchline
00:58:25c'est nous
00:58:25toujours avec Thierry Breton
00:58:27on évoque ce climat
00:58:27social délétère
00:58:28du mois d'octobre
00:58:30et novembre
00:58:31et l'impact économique
00:58:32que ça a
00:58:33parce que
00:58:33pour les commerçants
00:58:34on l'a évoqué
00:58:34mais sur l'économie générale
00:58:36c'est un stop
00:58:37absolument marqué
00:58:38on écoute juste
00:58:39quelques secondes
00:58:40de l'interview
00:58:40de Dominique Schaecher
00:58:41qui était mon invité
00:58:42ce matin
00:58:42de coopérative U
00:58:43sur le carburant
00:58:45l'effondrement
00:58:45de la consommation
00:58:46de carburant
00:58:48les français
00:58:49sont terriblement inquiets
00:58:50ils sont dans un attentisme
00:58:52et dans un arbitrage
00:58:53que j'ai rarement vu
00:58:54mais complètement
00:58:55à l'euro près
00:58:56de toute façon
00:58:5646% des français
00:58:58ont des fins de mois difficiles
00:58:5946%
00:59:00je n'ai pas le souvenir
00:59:01d'un chiffre aussi important
00:59:03et j'observe
00:59:04alors là
00:59:05c'est pour moi
00:59:06la chose la plus frappante
00:59:07actuellement
00:59:07un véritable effondrement
00:59:10de la consommation
00:59:11de carburant
00:59:11et là
00:59:12on a des stations
00:59:12au mois d'octobre
00:59:13c'est jusqu'à
00:59:14moins 40%
00:59:15de volume de consommation
00:59:16les gens ne bougent plus
00:59:18les gens restent à la maison
00:59:19sacrifient beaucoup de choses
00:59:21le sport
00:59:21l'activité sportive
00:59:23des jeunes
00:59:24ils ne bougent plus
00:59:25parce que
00:59:26le prix du carburant
00:59:27c'est trop lourd
00:59:28pèse trop
00:59:29sur leur budget
00:59:30à date
00:59:30Pierre Breton
00:59:31c'est absolument dramatique
00:59:32la situation
00:59:33c'est une réalité
00:59:34et souvenez-vous
00:59:35je voudrais juste
00:59:35pour le mettre en perspective
00:59:36et puis après ça
00:59:37dire pourquoi
00:59:38il faut qu'on s'en occupe
00:59:39et pas attendre
00:59:40que les choses se passent
00:59:41en dehors
00:59:42je dirais
00:59:43de notre main
00:59:44tenez-vous bien
00:59:45madame Ferrari
00:59:46avant la guerre
00:59:49en Iran
00:59:49il y avait
00:59:5124,4 millions
00:59:53de barils
00:59:54qui sortaient
00:59:54de la péninsule
00:59:55arabique dans son ensemble
00:59:56je parle évidemment
00:59:57des deux côtés
00:59:59aujourd'hui
01:00:00il y a 24,5 millions
01:00:01on a retrouvé
01:00:03exactement
01:00:04le même niveau de sortie
01:00:05et pourtant
01:00:06à l'époque
01:00:07le prix
01:00:09du baril
01:00:10était aux alentours
01:00:11de 70 dollars
01:00:13aujourd'hui
01:00:14il est à 114 dollars
01:00:15il a pratiquement
01:00:15presque doublé
01:00:17et ça continue
01:00:18et ça continue à monter
01:00:19qu'est-ce que ça veut dire
01:00:20du monde dans lequel on entre
01:00:21c'est que précisément
01:00:22qu'est-ce qu'on paye aujourd'hui
01:00:23on paye l'insécurité
01:00:25et donc on paye
01:00:27une prime de risque
01:00:28parce qu'aujourd'hui
01:00:31pour assurer
01:00:32un navire
01:00:33c'est pratiquement
01:00:3410%
01:00:34du prix
01:00:35de la cargaison
01:00:36alors qu'avant
01:00:37c'était 3%
01:00:37ce qui veut donc dire
01:00:39que malheureusement
01:00:40ce qu'on vient de dire
01:00:41c'est pas parce qu'on rouvre
01:00:42les flux
01:00:42que précisément
01:00:44ça va baisser
01:00:45parce qu'aujourd'hui
01:00:46le risque précisément
01:00:48qui est vécu
01:00:49et qui va continuer
01:00:50à durer
01:00:51tant qu'on n'aura pas
01:00:52de cesser le feu
01:00:53durable
01:00:54ce risque aujourd'hui
01:00:55il se traduit
01:00:56dans les prix précisément
01:00:58du baril
01:00:59et ensuite
01:01:00vous avez le raffinage
01:01:00vous avez des usines
01:01:02qui ont été détruites
01:01:02etc
01:01:02donc vous avez cette addition
01:01:04qui malheureusement
01:01:05risque de durer
01:01:06je veux pas affoler
01:01:06ce soir
01:01:07l'ensemble de nos compatriotes
01:01:09mais dire que précisément
01:01:10il faut comprendre
01:01:11qu'on commence à travailler
01:01:11sur des mesures
01:01:12parce que malheureusement
01:01:13c'est pas
01:01:14pardon ça
01:01:15en allant chercher
01:01:17tant de barils
01:01:18ou tant de
01:01:19de
01:01:20de
01:01:21de pétrole
01:01:22de gaz
01:01:22d'électricité
01:01:23de
01:01:25d'électricité
01:01:42avancer la présidentielle ? Est-ce qu'on peut
01:01:44se permettre le luxe, si j'ose dire,
01:01:46de six mois encore de crise tous azimuts ?
01:01:49Honnêtement,
01:01:50moi je pense sincèrement que ce serait
01:01:52sans doute donner un signe
01:01:54de panique absolue, là encore,
01:01:56au marché. Personnellement, je n'y suis pas favorable.
01:01:58Je sais que le débat a lieu, et je vous le respecte,
01:01:59tous les débats sont légitimes, on est en démocratie.
01:02:02Il n'en demeure pas moins qu'on a une constitution.
01:02:04Et cette constitution, c'est elle qui
01:02:05tient, encore à ce stade,
01:02:08et j'espère que ça continuera à le faire,
01:02:10notre vivre ensemble,
01:02:11accélérer un calendrier
01:02:15peut vraiment
01:02:16donner un sentiment
01:02:17d'affolement
01:02:20général, qui à mon avis
01:02:22sera très mal perçu par les marchés.
01:02:25Moi je pense sincèrement
01:02:26qu'on est maintenant
01:02:27à moins de six mois
01:02:31des présidentielles.
01:02:34Qu'est-ce qu'on attend évidemment du gouvernement ?
01:02:35Qu'il fasse respecter l'ordre.
01:02:38C'est la première chose.
01:02:40Deuxièmement
01:02:40qu'il
01:02:42permette
01:02:42de faire en sorte
01:02:43qu'on ait un budget.
01:02:44Vous avez raison.
01:02:44C'est du reste
01:02:45les conditions.
01:02:46C'est curieux ce que vous dites
01:02:47Madame Ferrari
01:02:47parce que c'est exactement
01:02:48ce qu'a dit Moody's
01:02:49quand ils ont dit
01:02:50on ne va pas dégrader la France
01:02:52mais on attend que
01:02:53l'ordre soit respecté
01:02:54qu'il y ait
01:02:56un budget
01:02:57et que les taux d'intérêt
01:02:58baissent.
01:02:59Voilà.
01:02:59on sait
01:03:00tous intérêts
01:03:01malheureusement
01:03:01ils vont baisser
01:03:02si jamais on redonne
01:03:03un sentiment de discipline
01:03:04je ne suis pas sûr
01:03:04que ça se passe.
01:03:05Le budget
01:03:06on va voir
01:03:07vous avez montré
01:03:08tout à l'heure
01:03:08le climat
01:03:09à l'Assemblée
01:03:10se présager
01:03:11peut-être pas
01:03:11de très bons résultats.
01:03:13Et enfin
01:03:13l'ordre
01:03:14on l'espère tous
01:03:14parce que ça
01:03:15c'est quand même
01:03:15la priorité
01:03:18de l'État
01:03:18pour nous tous.
01:03:20Et alors
01:03:20ce que vous demandez
01:03:20vous Thierry Breton
01:03:21et vous l'avez demandé
01:03:21notamment dans une tribune
01:03:22cette semaine
01:03:23dans le FIRO
01:03:24c'est une règle d'or.
01:03:25Vous avez rencontré
01:03:25tous les candidats
01:03:26à la présidentielle
01:03:26vous l'en dites
01:03:27il y va du crédit
01:03:28de la France
01:03:29et de l'argent
01:03:29des Français
01:03:29une règle d'or budgétaire
01:03:31donc c'est bien ça ?
01:03:32Oui c'est vraiment
01:03:33je le redis
01:03:33Ils ont tous dit oui ?
01:03:35Oui
01:03:35Alors d'abord
01:03:35ils ont tous dit oui
01:03:36ils l'ont dit du reste
01:03:37publiquement
01:03:37mais ils ne l'ont pas dit
01:03:37qu'à moi
01:03:38et bien sûr
01:03:38ça fait à peu près
01:03:39un an et demi
01:03:39que j'ai entrepris
01:03:40cette démarche
01:03:41qui est une démarche
01:03:41je dirais vraiment
01:03:42j'allais dire citoyenne
01:03:43parce que
01:03:44j'ai été ministre des Finances
01:03:45on a baissé l'endettement
01:03:46avec Jean-François Copé
01:03:47à ce moment-là
01:03:48vous vous en souvenez
01:03:48c'était la seule fois
01:03:49du reste
01:03:49la première et dernière fois
01:03:50que ça avait eu lieu
01:03:51avec Michel Pébreau
01:03:52qui nous avait aidé
01:03:52à faire la communication
01:03:54donc je connais assez bien
01:03:56ces sujets
01:03:57et je sais
01:03:58je connais bien les marchés aussi
01:03:59parce que ça a été aussi
01:04:00en tant que chef d'entreprise
01:04:01mon quotidien
01:04:02donc je sais vraiment
01:04:05ce qu'on regarde aujourd'hui
01:04:06et ce qu'on paye
01:04:08on paye cette instabilité
01:04:09cette incapacité
01:04:10à tous les étages
01:04:11à l'État
01:04:12de mettre de la discipline
01:04:13parce que l'État
01:04:14est le premier
01:04:14qui ne tient pas sa parole
01:04:17qui dit
01:04:17je vais faire ça
01:04:18et qui fait l'inverse
01:04:19comment voulez-vous
01:04:20après ça
01:04:20que ça ne déroule pas
01:04:22ensuite
01:04:23très profondément
01:04:23dans toutes les strates
01:04:24de la société
01:04:25y compris dans les incivilités
01:04:26que l'on voit
01:04:27vous avez vu que Marine Le Pen
01:04:27a adopté la réforme
01:04:28alors justement
01:04:29je voulais juste vous le dire
01:04:30parce que c'est une information
01:04:30importante que je veux
01:04:31partager avec vous ce soir
01:04:32donc j'ai vu effectivement
01:04:33à de très nombreuses reprises
01:04:34donc tous
01:04:35qui ont bien voulu me recevoir
01:04:36ils m'ont tous reçu
01:04:37du reste sauf
01:04:38M. Mélenchon
01:04:39mais encore une fois
01:04:40je ne force personne
01:04:41et on en a parlé
01:04:42abondamment
01:04:42non pas encore une fois
01:04:44pour dicter
01:04:46le programme
01:04:46qu'ils vont vouloir mettre
01:04:47mais dire tous
01:04:48qu'on est d'accord
01:04:49pour mettre dans la constitution
01:04:51ce que les Allemands ont fait
01:04:52en 2009
01:04:53parce que la classe politique
01:04:54était trop éclatée
01:04:56donc on n'arrivait plus
01:04:57à trouver de majorité
01:04:58donc ils ont dit
01:04:59on demande
01:05:00à notre constitution
01:05:00de veiller
01:05:01à ce que tous les ans
01:05:02il y ait un budget
01:05:03qui tienne un certain nombre
01:05:04de règles
01:05:04et ces règles pour l'Allemagne
01:05:06c'était
01:05:06pas de budget
01:05:07en dessous de zéro
01:05:08moi je pense
01:05:09que c'est beaucoup trop
01:05:10agressif pour la France
01:05:11compte tenu de là où on est
01:05:12oui mais attention
01:05:14il faut mettre
01:05:15une trajectoire
01:05:16et une règle
01:05:17et donc
01:05:17j'en ai discuté
01:05:18avec chacun d'entre eux
01:05:19et oui
01:05:20vous avez raison
01:05:21et je ne peux pas
01:05:21parler en leur nom
01:05:22mais ils l'ont fait
01:05:23donc je ne peux pas en parler
01:05:24Marine Le Pen a dit
01:05:25oui nous sommes pour une règle d'or
01:05:26avec moins 1%
01:05:27c'était du reste ma préconisation
01:05:29moins 1%
01:05:29en 2032
01:05:32Edouard Philippe a dit
01:05:33oui pour la règle d'or
01:05:34lui il propose moins 2%
01:05:35pourquoi pas
01:05:36Gabriel Attal a dit
01:05:37oui pour la règle d'or
01:05:38lui il propose moins 3%
01:05:40M. Retailleau propose également
01:05:42M. Barnier aussi
01:05:43une règle d'or
01:05:44lui aussi
01:05:44donc avec un atterrissage
01:05:45donc qui est aux alentours
01:05:47de moins 1 ou moins 2
01:05:48donc je les ai tous vus
01:05:49M. Lysnard aussi
01:05:51ils l'ont dit
01:05:51oui
01:05:51ils l'ont dit publiquement
01:05:53donc à partir du moment
01:05:54ils le disent publiquement
01:05:55moi je dis une chose
01:05:57pour avoir la règle d'or
01:05:58qui par parenthèse
01:05:59si elle est acceptée
01:06:01détendrait immédiatement
01:06:02le risque sur la France
01:06:03parce qu'on sait
01:06:04que si elle devient constitutionnelle
01:06:05alors on ne peut plus s'échapper
01:06:06et c'est ça
01:06:07qui pénalise la France
01:06:08c'est de ça dont on est en train de
01:06:09pardon l'expression
01:06:11de quasiment
01:06:11de mourir
01:06:13aujourd'hui en France
01:06:14parce que notre parole
01:06:15n'est plus crédible
01:06:16là elle sera constitutionnalisée
01:06:18alors c'est pas demain
01:06:19c'est pas la rigueur
01:06:20c'est sur 5 ans
01:06:22et pour ce faire
01:06:23vous avez deux voix
01:06:23Mme Ferrari
01:06:24soit le Congrès
01:06:26soit le référendum
01:06:27le référendum c'est trop compliqué
01:06:29et aujourd'hui les Français
01:06:30sont tellement partagés
01:06:31et c'est tellement éruptif
01:06:31que moi je ne le conseillerais pas
01:06:33en revanche la voie du Congrès
01:06:34elle est ouverte
01:06:35si et seulement si
01:06:37on a les 3 cinquièmes
01:06:38et bien j'ai fait le calcul
01:06:39à partir du moment
01:06:40où Mme Le Pen l'a dit
01:06:41à plusieurs reprises
01:06:42M. Retailleau
01:06:43M. Lissnard
01:06:44M. Attal
01:06:47M. Philippe
01:06:49ils ont tous dit
01:06:50donc ça peut être 3 cinquièmes selon vous
01:06:52largement
01:06:52on a aujourd'hui
01:06:53dans cet arc-là
01:06:56on a aujourd'hui
01:06:57le Congrès
01:06:58qui voterait 3 cinquièmes
01:07:00avec 50 du reste
01:07:02parlementaires de plus
01:07:03donc on a même une marge
01:07:04donc ce que j'ai proposé
01:07:05c'est que chacun
01:07:06c'est ce que j'ai fait
01:07:07j'en ai encore parlé
01:07:08encore aujourd'hui
01:07:08c'est que
01:07:09on écrive une lettre
01:07:10au président de la République
01:07:12pour lui dire
01:07:13écoutez
01:07:14on garde nos différences
01:07:15elles sont républicaines
01:07:17c'est la démocratie
01:07:18mais on est tous d'accord
01:07:19pour mettre une règle d'or
01:07:20et donc j'espère que
01:07:21ceci va se concrétiser
01:07:22on verra bien
01:07:23je le dis tout de suite
01:07:24le calendrier est extrêmement serré
01:07:26parce que
01:07:27tout ceci
01:07:27il y a un respect
01:07:29mais voyez-vous
01:07:31si on n'essaie pas
01:07:32de trouver
01:07:32un chemin ensemble
01:07:34un chemin ensemble
01:07:35alors
01:07:36c'est ce qui va se passer
01:07:37ce que vous avez montré
01:07:38tout à l'heure
01:07:38au début de notre entretien
01:07:39à l'Assemblée
01:07:40qui risque de se passer
01:07:41et pour longtemps dans le pays
01:07:43et je crains le pire
01:07:44pour notre pays
01:07:45Merci Thierry Breton
01:07:46auteur des 10 renoncements
01:07:47qui ont fait la France
01:07:48comment on est arrivé là
01:07:48aux éditions
01:07:49Merci d'être venu ce soir
01:07:50dans Punchine sur CNews
01:07:51Merci Louis
01:07:51Merci Eric
01:07:52Louis je vous retrouve tout à l'heure
01:07:53à 21h
01:07:54nous interrogeons ensemble
01:07:55David Lissnard
01:07:56pour Objectif Élysée 2027
01:07:58et tout de suite
01:07:59vous avez rendez-vous
01:07:59avec Christine Kelly
01:08:00pour Face à l'info
01:08:01bonne soirée
01:08:02et à tout à l'heure
01:08:03merci à mes Tipeurs et sous-titrage Société Radio-Canada
01:08:05Merci à mes Tipeurs et sous-titrage Société Radio-Canada
01:08:06Merci à mes Tipeurs et sous-titrage Société Radio-Canada

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