00:00Monsieur Henri Guénaud, qu'est-ce qui va se passer ?
00:02Alors, ce qui va se passer, c'est qu'elle sera peut-être votée,
00:06mais que, et tout le monde le sait, c'est que probablement,
00:09elle ne correspond pas du tout à l'état de droit tel qu'on l'imagine aujourd'hui,
00:14et donc le Conseil constitutionnel va probablement dire l'individualisation des peines, etc.
00:20Alors, et de toute façon, cette loi n'est pas suffisante.
00:23Cette loi est comme toujours, depuis les 10 ans,
00:26depuis le début du double quinquennat de M. Macron, un faux semblant, voilà.
00:31Il existait une loi votée en 1970,
00:37quand Jean-Marie Pidou était président de la République,
00:40quand Jacques Chabandelmas était Premier ministre,
00:42quand René Pléven était garde des Sceaux,
00:44c'est-à-dire, vous voyez, un groupe de fascistes bien connus,
00:48donc, cette loi qu'on a appelée la loi anticasseur,
00:52qui ne portait pas ce nom, mais qu'on a appelée la loi anticasseur,
00:54elle instaurait, non pas seulement une responsabilité civile collective,
00:58mais une responsabilité pénale collective.
01:01Pendant 10 ans, elle a fonctionné.
01:03On n'était pas dans une dictature.
01:06Enfin, personne ne se souvient, en tout cas les gens qui ont vécu cette époque-là,
01:09d'avoir vécu dans une dictature.
01:11Bon, les socialistes en 1981 ont décidé que c'était une loi liberticide,
01:16scandaleuse, qui niait tous nos principes élémentaires,
01:19et ils l'ont supprimée.
01:21Eh bien, il y a une chose très simple à faire et à assumer,
01:23c'est de rétablir, enfin, de remettre en vigueur la loi de 1970.
01:29Voilà.
01:29Et puis, si le Conseil constitutionnel, mais ça nous amène à une autre question,
01:32qui est, comment peut-on continuer à accepter
01:36que le Conseil constitutionnel puisse abroger de cette façon,
01:41ou annuler de cette façon des dispositions législatives,
01:43en s'appuyant sur le préambule de la Constitution,
01:45sans qu'il n'y ait aucun recours ?
01:47Et donc, moi, je milite pour une chose,
01:49c'est que, non pas pour qu'on puisse faire,
01:53enfin, le Président de la République puisse soumettre ses textes,
01:57toutes les décisions du Conseil constitutionnel au référendum,
02:01mais parce que, sur le corps même de la Constitution,
02:04ça a un sens, et le peuple n'a pas à être l'insense d'appel sur ces sujets.
02:08En revanche, sur tout ce qui relève du préambule de la Constitution,
02:12il me paraîtrait légitime et démocratique
02:15que le Président de la République puisse, avec discernement,
02:18mais puisse soumettre les dispositions annulées
02:22par le Conseil constitutionnel au peuple français.
02:26Parce que, quand on dit, par exemple,
02:28le Conseil constitutionnel vient de le faire,
02:31c'est une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression
02:35d'interdire les réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans,
02:38alors qu'on peut discuter de la faisabilité, tout ça,
02:40mais en tout cas, cette idée d'atteinte disproportionnée
02:44à la liberté d'expression, parce que beaucoup de jeunes
02:48se socialisent par les réseaux sociaux,
02:50mais justement, il ne faut plus que la plupart des jeunes
02:54se socialisent pour l'essentiel par les réseaux sociaux.
02:56C'est-à-dire, la socialisation, c'est la famille, c'est l'école,
02:59mais c'est pas, si c'est les réseaux sociaux,
03:02on va à la catastrophe civilisationnelle,
03:04pour reprendre le débat de tout à l'heure,
03:08la discussion de tout à l'heure.
03:11Donc voilà, il y a une chose très simple à faire,
03:13à assumer, voilà.
03:15Alors, certains ont commencé à le dire parmi les candidats,
03:17j'attends qu'ils le fassent si jamais ils sont élus.
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