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  • il y a 5 jours
«Si le candidat élu ne peut pas faire ce qu'il a promis, le couvercle de la marmite va sauter», a prévenu Henri Guaino, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy.

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Transcription
00:00De toute façon, on ne peut pas répondre à la plupart des revendications qui sont exprimées dans cette période.
00:07Alors, il n'y a pas de majorité à l'Assemblée, le gouvernement ne va pas au-delà de six
00:11mois.
00:11Donc, voilà, même quand il fait des promesses sur la rénovation des établissements scolaires,
00:16il n'engage que ses successeurs, donc personne.
00:18Donc, voilà, mais il faut réfléchir à ce que ça signifie, à ce que ça nous dit.
00:24Les syndicats tout seuls ne peuvent pas mobiliser autant de gens.
00:27Bon, je ne suis pas sûr qu'il y aura la grève générale, il y a très longtemps qu'on
00:31n'a pas eu de grève générale,
00:32on n'est pas en 1936 non plus.
00:34– On en a quand même eu des grèves.
00:36– Générales.
00:37– Non, pas générales, mais bon, pour les retraites, il n'y a pas si longtemps.
00:41– Oui, je pense que la dernière fois où le pays a vraiment été bloqué, c'était en 1995.
00:45– Si, oui.
00:46– Mais il faut dire que le gouvernement y avait mis du sien,
00:49fait une campagne sur la fracture sociale, après on nomme Alain Juppé au lieu de nommer Philippe Séguin.
00:53– C'était Juppé, c'était Juppé.
00:55– Non, mais c'est très intéressant parce que ce qui s'est passé à l'époque,
00:58c'est que Chirac est élu sur la fracture sociale,
01:01et ensuite on fait l'exact inverse, c'est-à-dire on fait la politique contre laquelle il a été
01:06élu.
01:07Ça ne peut pas marcher, voilà, ça ne peut pas marcher, ça n'a pas marché.
01:10Ça nous a valu six mois de blocage, un an où on ne pouvait pas gouverner,
01:13et cinq mois de cohabitation, c'est-à-dire un septennat arraché de haute lutte,
01:17j'en sais quelque chose, arraché de haute lutte qui dure un semestre.
01:21– Mais là, alors, là, qu'est-ce qui va se passer ?
01:24– Mais là, c'est ce qui peut nous attendre aussi après,
01:26c'est-à-dire que si après les élections présidentielles,
01:29celui ou celle qui sera élu fait le contraire,
01:32pour un tas de raisons, bonnes ou mauvaises,
01:35de ce qui a été promis ou de ce que les gens qui ont voté pour lui ou pour elle
01:38attendent…
01:39– Même ce qu'il fait, ce qu'il a promis de faire.
01:41– Hein ?
01:41– Même tout simplement s'il fait ce qu'il a promis de faire.
01:44Il y aura de la contestation quoi qu'il arrive.
01:46– Oui, mais ça, c'est dans un cas particulier.
01:49Dans le cas où Mme Le Pen est élue, on aura une partie…
01:52Tous les antifascistes seront probablement dressés contre cette élection.
01:56Mais dans tous les cas, si jamais elle ou Mélenchon ou un autre est élue
02:01et qu'il ne peut pas faire ce qu'il a promis,
02:05il y a une crise financière, il y a ce qu'il faudrait…
02:07De toute façon, ça va être…
02:10La marmite, le couvercle de la marmite, il va sauter.
02:13C'est-à-dire que les gens diront, cette fois-ci, ils nous ont tous menti.
02:18Et après, c'est fini, on va à l'aventure.
02:20C'est-à-dire, on va à la violence et dans la violence,
02:23les gens, à un moment donné, finissent par avoir un besoin perdu d'ordre
02:29et à ce moment-là, ils vont se jeter dans les bras de n'importe qui,
02:32qui ne sera aucun d'ailleurs des candidats qui sont aujourd'hui en lice.
02:35Alors après, il y aura un visage avenant ou il n'y aura pas un visage avenant.
02:38On a eu plutôt de la chance.
02:39On a eu Napoléon 1er, Napoléon 3, Charles de Gaulle, etc.
02:44Nos voisins n'ont pas toujours eu cette chance.
02:46– Vous avez raison de le rappeler.
02:47– Voilà, c'est ça qui est terrible.
02:49Et ce que nous dit ce mouvement,
02:51qui encore une fois, dans la mobilisation,
02:54n'est pas seulement dû au fait que LFI appelle à se mobiliser,
02:58que les syndicats appellent à se mobiliser,
03:00qui est dû au fait qu'on a sous-estimé depuis des années
03:06le caractère explosif de la question sociale.
03:09Et donc à un moment donné, il y a une faille, il y a une occasion,
03:12voilà, ça explose.
03:12Alors est-ce que ce mouvement va tenir avec cette intensité jusqu'au présidentiel ?
03:16Je n'en suis pas sûr, mais en tout cas, il nous montre que c'est explosif.
03:20C'est-à-dire dans ce qui se passe aujourd'hui,
03:21il y a bien sûr les casseurs, il y a bien sûr les black blocs,
03:24mais maintenant on a les ministres d'extrême droite
03:25qui vont taper sur les ministres d'extrême gauche.
03:28Mais à côté de ça, il y a cette mobilisation
03:32qui révèle un malaise extrêmement profond
03:34et qui est d'abord un malaise social.
03:36Après, il est aussi identitaire, il y a beaucoup d'autres raisons,
03:39mais en tout cas, il y a un malaise social qui est très très fort.
03:42Voilà.

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