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00:01Europe 1 et CNews, l'art des pros, Pascal Praud.
00:098h58, bienvenue sur Europe 1 jusqu'à 11h aujourd'hui et nous sommes en co-diffusion comme tous les matins
00:15sur l'antenne de CNews.
00:17Les lycéens aimeraient que Parcoursup ressemble à l'école des fans.
00:22Cette ancienne émission de Jacques Martin diffusée le dimanche sur Antenne 2 qui invitait des enfants de 5 ans, 6
00:27ans.
00:27Ils chantaient devant leurs parents qui filmaient avec une caméra Super 8 et à la fin, Jacques Martin disait que
00:33tout le monde avait gagné.
00:34Tout le monde avait 10 sur 10.
00:37Hélas, la vie, ce n'est pas l'école des fans.
00:40Les masques tombent et au fond, je n'ai jamais cru que les lycéens défilaient parce qu'il leur manquait
00:45un professeur de maths.
00:46J'ai été lycéen comme tout le monde et quand le prof était absent, c'était plutôt la fête.
00:50Non, la vraie revendication, elle arrive avec Parcoursup.
00:53Les lycéens refusent l'idée de sélection et c'est bien normal après 50 ans d'égalitarisme forcé.
01:01Quand j'étais en 3ème, en 1978, il y avait un classement.
01:06On était 1er, 10ème ou dernier.
01:08Je ne vous dis pas que c'était agréable si on était mal classé, mais on n'entrait pas non
01:13plus en dépression.
01:14Et puis ça pouvait être motivant.
01:16On essayait de faire mieux.
01:18Il y avait un autre avantage.
01:19On ne se racontait pas de salade.
01:21Il y a dans le classement un exercice de lucidité salutaire.
01:26Les classements ont disparu.
01:28On remet en cause le principe même des notes.
01:30On préfère les gommettes à l'école primaire.
01:33On appelle ça la méthode d'évaluation positive par compétence.
01:37Et c'est dit dans le jargon de l'éducation nationale.
01:39À qui ? En cours d'acquisition ou à renforcer.
01:43C'est la méthode Jacques Martin.
01:44Toute hiérarchie, toute sélection, toute différence est proscrite.
01:47Pas étonnant qu'à 17 ans, on refuse toute idée de sélection.
01:51Ce serait pourtant bien un examen.
01:53Appelons ça le baccalauréat, pourquoi pas, qui permette de continuer l'aventure en supérieur.
01:59Ou pas.
02:00Hier soir, Kylian Mbappé n'a pas reçu le ballon d'or qu'il espérait.
02:04Le sport de haut niveau exige et valorise ce qu'on refuse partout ailleurs.
02:08Le talent.
02:09Le travail.
02:09La persévérance, le tempérament, la régularité.
02:13Personne ne conteste la hiérarchie dans un vestiaire.
02:17Personne ne dit non plus qu'il aurait pu être Mbappé.
02:20Le sport, ce n'est pas l'école des fans.
02:22J'aimerais parfois que la société applique les règles qu'elle accepte pour le football ou pour la natation,
02:29mais qu'elle refuse pour l'université.
02:32Il est 9h.
02:33Marine Sabourin.
02:35L'heure des pros.
02:37Pascal Praud sur CNews et Europe 1.
02:46Bonjour Pascal, bonjour à tous.
02:48Le travail doit reprendre lundi.
02:50C'est ce que dit le ministre de l'enseignement supérieur, Philippe Baptiste,
02:54au lendemain des annonces du gouvernement promise aux lycéens et étudiants.
02:57On a effectivement un droit à manifester, un droit à ne pas être d'accord,
03:00mais le droit au blocage n'existe pas.
03:02Et je pense qu'il y a un droit à étudier, c'est ce qu'il dit.
03:05Pourtant, les organisations étudiantes et lycéennes ont déjà annoncé vouloir poursuivre les manifestations,
03:10malgré les annonces.
03:12Les forges de tarbes, fabricants français de corde obus pour l'Ukraine,
03:15placés en redressement judiciaire.
03:17Le propriétaire de l'usine Europlasma avait sollicité l'ouverture de la procédure
03:21afin de trouver un repreneur.
03:23Les salariés dénoncent des investissements promis par le groupe pour moderniser l'usine,
03:27mais qui n'auraient pas été réalisés, empêchant ainsi d'atteindre les objectifs de production.
03:31Une soixantaine d'emplois sont menacés.
03:34Benyamin Netanyahou va-t-il rester Premier ministre ?
03:37Les Israéliens votent depuis ce matin pour les premières élections législatives
03:40depuis les attentats du 7 octobre.
03:43Selon les derniers sondages, la coalition de Benyamin Netanyahou
03:45est au coude à coude avec le bloc principal de l'opposition.
03:49Au Brésil, le parti du candidat Flavio Bolsonaro reconnaît la réélection de Lula,
03:53la tête du pays, Flavio Bolsonaro, qui renonce à demander l'annulation des élections.
03:58Il veut en revanche saisir la justice pour contester la candidature de son adversaire
04:03qui l'accuse d'avoir abusé de son pouvoir pendant la campagne.
04:06Et puis vous en parliez Pascal, l'Anglais Harry Kane a été sacré ballon d'or hier soir,
04:11grand gagnant après une saison exceptionnelle avec le Bayern Munich et l'équipe d'Angleterre.
04:16Il a inscrit 73 buts en 65 matchs avec son club et sa sélection.
04:20A 33 ans, il devient le premier anglais à remporter le trophée depuis Michael Owen en 2001.
04:25Le français Kylian Mbappé termine deuxième devant l'Espagnol Lamin Yamal.
04:29Je salue Thomas Bonnet, la première chose que m'a dit Thomas Bonnet quand je suis arrivé sur ce plateau.
04:33J'espère que tu vas parler du scandale d'Harry Kane !
04:37Carrément !
04:37Thomas Bonnet !
04:38Mais vous ne connaissez pas les règles du ballon d'or ?
04:40Mais personne ne les connaît !
04:41Mais si, tout le monde les connaît !
04:43Si vous êtes demain président d'un club, vous ne recrutez pas Harry Kane, vous recrutez Kylian Mbappé.
04:48Écoutez, dites ça à Luis Enrique !
04:51Dites ça à Luis Enrique !
04:52Ça n'enlèverait à son grand talent !
04:54Dites ça à Luis Enrique !
04:55D'ailleurs, il n'y a pas de joueur du Paris Saint-Germain non plus qui a été récompensé !
04:58C'était Dembélé la dernière !
04:59Mais les règles du ballon d'or, je le répète à chaque fois, il y a les titres !
05:03Il n'a pas de titres !
05:04Ça n'enlèverait à son grand talent !
05:06Il a fait une Coupe du Monde intéressante !
05:08Et même plus que ça, il a marqué beaucoup de buts !
05:09Il n'a pas de titres !
05:11Harry Kane a gagné des titres !
05:12Champion d'Allemagne !
05:13Vous pouvez mettre ça à la rivière, championnat d'Allemagne !
05:17Allez au Bayern Dominicat !
05:18Les joueurs tous les dimanches !
05:19Vous allez voir si vous pouvez être champion d'Allemagne !
05:21La performance de Kylian Mbappé à la Coupe du Monde équivaut à un titre !
05:24Mais ce ne sont pas dans les critères !
05:26Le ballon d'or !
05:27Vous n'allez pas changer le ballon d'or !
05:29Depuis 70 ans !
05:30C'est un monument, le ballon d'or !
05:34En 2006, il avait été donné à Cannavaro, qui était numéro 5 de l'Italie !
05:37Il y avait une polémique par elle !
05:38Bien sûr !
05:39Ce n'était pas le meilleur joueur du monde !
05:40C'était Génédine Zidane, le meilleur joueur du monde de cette année-là !
05:41Vous avez raison, il avait donné la prochaine fois !
05:47Vous avez reconnu la voix de Georges Fenech ?
05:50Georges Fenech est avec nous !
05:52Joseph Massescaron est là également !
05:53Joachim Leflocimade est là !
05:55Vincent Herouet, qui nous parlera de Bolsonaro, de Trump, de l'Espagne, d'Israël tout à l'heure !
06:02Et puis Louis Alliot, maire de Perpignan, vice-président du Rassemblement National !
06:06Présent encore sur les médias pendant quelques jours, peut-être, puisque M. Bagayoko ne souhaite pas vous donner la parole
06:15pendant la campagne électorale !
06:18Donc, profitez de ces derniers instants où vous avez le droit de parler, M. Louis Alliot, parce que la censure
06:24arrive !
06:25Ben oui, j'ai vu ça ! Je crois qu'il ne représente que lui-même !
06:28Ah non !
06:29Si, si !
06:30Ah non, non ! Il représente un courant ! Ah non, non ! Il représente un courant minoritaire,
06:36mais un courant très influent, aujourd'hui en France, de gens qui ne veulent pas que d'autres s'expriment
06:41!
06:42Oui, non, mais on voit ça dans les manifestations, encore hier, y compris d'ailleurs, ils ont mis BFM et
06:46CNews à l'honneur,
06:47pour leur dire, je ne sais pas, ils étaient assassins, non ?
06:50Bien sûr !
06:50On voit bien qu'il y a cette gauche extrême, cette extrême gauche qui s'agite,
06:54et qui est effectivement dans une dérive totalitaire, dont on connaît, les racines et là où elle veut aller,
07:01c'est précisément, je crois, la grandeur aussi du peuple français d'éviter ça à la prochaine élection !
07:06Alors, il y a, parallèlement à ça, c'était intéressant, Le Monde,
07:10parce qu'hier, Le Monde a dû rectifier son enquête sur l'attentat de Trappes,
07:13puisque le journal avait initialement affirmé que les tracts du Rassemblement National avaient été retrouvés dans la voiture de Kevin
07:18T,
07:19le suspect de cette attaque qui a fait un mort et plusieurs blessés.
07:22Alors, pourquoi je parle du Monde ? Parce que Le Monde, l'libération, le quotidien, l'ensemble du service public,
07:27etc.,
07:28tous ne veulent pas que le Rassemblement National soit au pouvoir, c'est ça la réalité.
07:32On le fait court, bien évidemment, et tous les moyens seront permis.
07:35Ne vous trompez pas, tous les moyens seront permis, y compris de faire des fake news.
07:39Le Monde, qui nous donne des leçons à la presse entière, toujours pas de...
07:43Je ne sais pas, il y a eu des excuses d'ailleurs, Thomas Bonnet ?
07:45Il y a eu un correctif, mais pas d'excuse.
07:47Et d'ailleurs, je précise que des responsables politiques ont partagé l'information du Monde.
07:51J'ai vérifié il y a quelques instants, tous n'ont pas supprimé leur poste.
07:55Olivier Faure a supprimé, mais Manon Aubry, par exemple, n'a pas...
07:58Manon Aubry qui fait un tweet, Marine Le Pen a du sein sur les mains.
08:00Oui, mais qu'est-ce que vous voulez ? On ne peut pas dire que ce soit très efficace non
08:05plus.
08:05Non, évidemment, mais quand même.
08:07Mais ça crée un certain climat.
08:09L'information touche un public quand même très large, le démenti touche un public beaucoup moins large.
08:14Donc, dans l'esprit de beaucoup ce matin encore, j'imagine que l'information, elle est vraie.
08:18Mais ce qui est intéressant, c'est que tous ces gens-là, évidemment, n'attendent que ça,
08:21et ont la main sur le smartphone.
08:25Olivier Faure, des traques du RN retrouvés dans la voiture du terroriste de Trappes, quel curieux hasard.
08:30Marine Le Pen a dit, en diffusant une information infondée, mensongère et démentie ce soir par le procureur de la
08:35République,
08:35le journal Le Monde s'est une nouvelle fois prêté à une opération militante visant à salir le Rassemblement National.
08:40C'est une réalité.
08:41Le Monde est un journal militant.
08:43Libération est un journal militant.
08:45Quotidien est une émission militante.
08:47Tous ces gens-là sont des militants.
08:49Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
08:50C'est une réalité, mais ce n'est pas une surprise.
08:52Ça fait des années qu'il y a une dérive du Monde, du point de vue de son fonctionnement, comme
08:55du point de vue de sa déontologie.
08:56Je rappelle que l'ouvrage La face cachée du monde, écrit par Philippe Cohen et Pierre Péan, date de 2003.
09:01Et je crois que le mal s'est profondément aggravé depuis, puisqu'il y a une évolution sociologique, notamment chez
09:05les jeunes journalistes.
09:06Et en plus, il y a un contexte politique qui fait que tous les coups sont permis, contre ce qui
09:09est identifié comme l'extrême droite.
09:11Et vous allez voir que ça ne va faire que s'exacerber dans les mois à venir.
09:14Nous sommes d'accord. Mais alors, quelle est votre position ou quelle est votre réaction dans ces cas-là vis
09:20-à-vis de ces médias ?
09:21Est-ce que, par exemple, le Rassemblement National parle au Monde ?
09:25Il parle au Monde. En tout cas, hier, il a fait pression sur le Monde en appelant les journalistes pour
09:29leur demander un correctif.
09:30Je pense qu'une plainte, quand même, va être déposée. Il faut regarder sur quel motif va faire cette diffusion
09:35d'une fausse information.
09:37Et pas n'importe laquelle. Et puis, effectivement, mais moi, je me l'applique à moi-même.
09:42Ce n'est pas facile de parler à des journalistes dont on sait qu'ils ne sont là que pour
09:46vous nuire.
09:48Donc, je sais bien que la démocratie, on parle à tout le monde, c'est le pluralisme.
09:51Et moi, j'y suis quand même attaché.
09:53Mais on n'est pas obligé de répondre à tout le monde. Ça, je vous l'accorde.
09:56Quelle est votre explication, en fond ? Pourquoi ces journalistes sont, sur le Rassemblement National, ont cette position idéologique et
10:06politique ?
10:06Parce que je pense qu'il y a un système qui se trouve très bien entre lui-même, on va
10:11dire,
10:11et qu'ils ne veulent surtout pas que demain, le Rassemblement National arrive aux affaires,
10:15parce qu'ils savent très bien qu'il y aura une grande clarification dans tous les domaines,
10:20et notamment sur celui de la presse, les fameuses subventions à la presse écrite,
10:26dont on voit bien les dérives.
10:28Enfin, je veux dire, un journal comme l'Humanité, aujourd'hui, n'est pratiquement plus lu,
10:31et il bénéficie d'un financement, je crois, de 2, 3 ou 4 millions d'euros.
10:34Chez moi, le journal local, monopolistique, l'indépendant, groupe, midi-livre, la famille Baillet,
10:42pareil, elle est subventionnée, ce que je trouve, à outrance,
10:45et elle ne fait que de l'information contre la mairie de Perpignan, systématiquement.
10:49Donc voilà, il faut le prendre comme c'est.
10:51Ça n'empêche pas d'être élu, parce que les gens font la différence.
10:54Les gens, soit ils achètent moins, soit ils n'achètent plus, soit ils sont indifférents,
10:58soit ils les laissent parler.
11:00Bon ben voilà, c'est comme ça.
11:01Et quand vous avez un échange avec les patrons, en l'occurrence, vous avez parlé de M. Baillet,
11:04quand vous avez un échange avec lui, qu'est-ce qu'il vous dit ?
11:08Ben, il dit qu'il n'est pas responsable de ce que la rédaction fait,
11:11que les journalistes sont libres.
11:13Donc il vous prend pour un imbécile.
11:16C'est sa manière de voir les choses.
11:18Les journalistes ne sont pas libres.
11:19D'un autre côté, ce n'est pas un interlocuteur privilégié non plus.
11:22Les journalistes sont...
11:24Non, mais ils sont évidemment libres.
11:26Mais c'est ce que je voulais dire par mon intervention,
11:28c'est que c'est M. Baillet qui donne
11:30effectivement, qui donne le la,
11:32sans doute, de sa rédaction.
11:33Il a raison, c'est de la presse écrite, il fait ce qu'il veut.
11:36Il fait ce qu'il veut.
11:37Mais c'est vrai aussi pour West France.
11:39Écoutez, on ne va pas se raconter de salade, vous avez connu West France à Nantes.
11:42Vous avez vu la dérive de West France.
11:44Vous avez lu West France comme moi.
11:48Je termine.
11:49Il y a un stèpe de cooptation.
11:50Je termine.
11:52Vous avez lu François Régis Huttin pendant des années, comme moi.
11:56Le 25 décembre, son éditorial.
11:58Vous avez connu ce grand journal démocrate chrétien
12:00qui est devenu un journal wokiste et limite téléphiste.
12:05Ah oui.
12:05Vous le lisez, je le lis.
12:07Oui.
12:07Donc, est-ce que vous êtes...
12:08Alors, je sais que vous êtes toujours réticents à qu'est les journalistes.
12:12Moi, je ne les attaque pas.
12:12Non, mais ce n'est pas du corporatisme.
12:14Si, c'est du corporatisme.
12:15C'est du corporatisme.
12:15Je témoigne de la réalité, c'est tout.
12:17Ils passent leur temps à parler de nous.
12:20Ils passent leur temps à parler de nous.
12:22Donc, je témoigne de ce qu'ils font.
12:25Non, mais je comprends bien que vous êtes dans un combat avec...
12:28Je ne suis pas dans un combat arrêté, Vincent.
12:30Je suis dans un combat de rien du tout.
12:31Vous dites le plus.
12:33Je réponds à ces gens-là qui parlent de nous.
12:36Et je souligne l'évolution éditoriale d'un grand journal comme West France,
12:43qui est le premier journal de France.
12:44Mais ce n'est pas parce que, là où vous vous trompez peut-être un peu à mon sens,
12:48ce n'est pas parce que le successeur de M. Hutin donne la consigne
12:52que le rédacteur de West France va écrire des insanités sur le Rassemblement national ou sur vous.
12:59C'est parce qu'il y croit.
13:00Ce qui est extraordinaire dans une affaire comme celle du Monde d'hier,
13:03qui descrit d'être le journal,
13:04c'est qu'on nous parle en permanence d'ingérence extérieure.
13:07On nous parle de fake news.
13:09On nous parle, on imagine des bataillons de lacœurs dans les sous-sols du Kremlin
13:16en train de fabriquer, aidés par des psychologues, des montages compliqués pour...
13:21Mais ce n'est pas du tout ça.
13:22Ce n'est pas du tout ça.
13:23En fait, c'est des balivernes.
13:24C'est que les gens écrivent, croient ce qu'ils veulent croire.
13:28Et que la cooptation des journalistes,
13:31le système qui fait qu'on existe, on est considéré comme journaliste,
13:35quand vos confrères vous considèrent comme tels.
13:37Autrement, vous n'êtes pas un journaliste.
13:39Vous avez une carte de presse quand on vous la donne,
13:41que la corporation vous la donne.
13:43Eh bien, le système entre les écoles de journalisme,
13:45qui sont très progressistes,
13:46dont le corps enseignant est essentiellement composé de journalistes du service public,
13:52qui ne travaillent pas,
13:53ils ont le temps de le faire,
13:54eh bien, vous créez un espèce d'écosystème
13:57qui est résolument à gauche.
14:0185% des élèves de mon ancienne école
14:05votent à l'extrême gauche.
14:07Et demain, ils auront des postes de direction.
14:09dans les rédactions.
14:10Ce n'est pas le patron du journal.
14:12C'est la chefferie qui fait l'an.
14:15Excusez-moi, mais c'est tout à fait vrai ce que vous dites.
14:17Mais ce n'est pas qu'il soit à gauche.
14:18Enfin, on le sait.
14:20Le problème, c'est qu'il fasse du gauchisme, on va dire,
14:23avec l'argent du contribuable.
14:25C'est ça qui est gênant.
14:26Moi, que l'indépendant me prenne pour cible,
14:28il y a un édito dans l'indépendant,
14:29moi, ça, c'est celui de l'Aude,
14:30qui est abominable sur le crime raciste de l'autre jour,
14:36qu'il fasse des éditos contre nous.
14:37Très bien, c'est un journal, il est à gauche,
14:39mais qu'il ne soit pas subventionné par le contribuable.
14:42Voilà, la vérité, c'est ça.
14:43Évidemment, mais l'auto-aveuglement du monde hier,
14:46c'est vraiment un cas d'étude.
14:49Franchement, ils voient ce qu'ils veulent croire.
14:51Ils voient des diables partout.
14:52Ils sont obsédés par le sujet.
14:54Sauf que sur une affaire comme ça,
14:56s'il y avait un Arcom quelconque pour le monde,
14:59il serait interdit de diffusion de deux ou trois jours
15:01ou une semaine pour avoir fait une fake news de la sorte.
15:04Gravissime.
15:05Parce que dire qu'on trouve dans la voiture
15:06de cet assassin raciste des tracts du Front National,
15:09mais qui a inventé ça ?
15:10Moi, j'aimerais savoir qui l'a inventé ?
15:12Qui a dit, il faut mettre ça dans le papier ?
15:16Je salue Florian Bachelier qui nous écoute chaque matin
15:18et qui dit, pour rappel, nous versons chaque année
15:2029 millions d'euros à ce journal de référence.
15:2229 millions d'euros sont donnés au monde.
15:24Effectivement, ce n'est pas normal.
15:26Ce n'est pas normal, non ?
15:27Je suis désolé de vous le dire.
15:2829 millions d'euros, ce n'est pas normal.
15:31Or, les petits arrangements des collectivités locales,
15:34les maires des métropoles s'achètent une protection médiatique
15:37via le monde.
15:38C'est un fonctionnement mafieux, dit Florian Bachelier.
15:40Ce n'est pas normal, mais est-ce que la presse peut vivre,
15:42la presse écrite, peut vivre sans subvention ?
15:45Non, ça, la question.
15:46Est-ce qu'on peut préserver un pluralisme ?
15:47Alors, je vais vous dire, elle pourrait très bien vivre,
15:50mais il faudrait qu'elle parle à ses lecteurs.
15:53Je suis désolé de vous le dire,
15:54parce que ces journaux font des journaux pour les journalistes.
15:58La presse en Allemagne, elle marche bien.
16:01La presse en Angleterre, elle marche bien.
16:03C'est une presse populaire.
16:04Nous, nous avons une presse de journalistes.
16:06Donc, les journalistes n'ont qu'à penser un peu à leur lecteur.
16:09Et comme ça, ils vendront leurs canards, si vous me permettez.
16:12C'est vrai aussi pour l'équipe.
16:14Oui.
16:15L'équipe peut penser à son lectorat de temps en temps.
16:17Je vous fais une incise rapide.
16:18Quand j'étais directeur de la rédaction de Marianne,
16:21Marianne ne bénéficiait pas des subventions,
16:24dont bénéficiait par exemple l'humanité.
16:25Non, n'en bénéficiait pas.
16:28Il bénéficiait pour le portage et autres.
16:29Et en fait, l'actionnaire de l'époque a voulu en bénéficier.
16:34Il est allé voir M. François Hollande et M. Emmanuel Macron.
16:38La réponse qui lui a été faite, c'est oui, vous allez en bénéficier,
16:42mais à une condition, c'est que vous vous changiez de directeur de rédaction.
16:45Excusez-moi de rappeler ça, parce que le directeur de rédaction, c'était moi.
16:48Et bien, vous avez été viré par François Hollande.
16:51Non, par Emmanuel Macron à l'époque.
16:52Par Emmanuel Macron.
16:53C'est pour ça que vous ne l'aimez pas alors.
16:54Bah, moyennement.
16:58Moi, je pense qu'il n'a pas le pouvoir de nous verrer,
17:00mais s'il en avait, peut-être qu'il le ferait.
17:02C'est possible.
17:03On le salue, Emmanuel Macron, il reste 200 jours.
17:05S'il souhaite venir sur l'antenne de ces news,
17:07l'antenne lui est ouverte, mais il faut qu'il se presse.
17:09Écoutons le procureur, hier de La République.
17:15Je tiens à préciser qu'aucun tract d'un parti politique
17:18n'a été découvert dans son véhicule.
17:20Ça, c'est intéressant.
17:21Écoutez ce qu'a dit Mélenchon,
17:22parce que le lien qui est fait entre ce qui s'est passé à Trappes
17:27et ce qui peut se dire dans votre parti,
17:29mais aussi certains médias.
17:30Alors, au départ, c'était ces news.
17:32Maintenant, c'est tout le monde.
17:33C'est-à-dire que c'est BFM,
17:34c'est Laurent Delahousse qui veut être viré par la CGT,
17:38c'est tous les médias, etc.
17:39C'est drôle, d'ailleurs, parce qu'avant,
17:40il n'y avait que nous.
17:41Maintenant, c'est tout le monde.
17:42Donc, écoutez, M. Mélenchon.
17:45La responsabilité de notre patrie commune
17:47repose sur chacun d'entre nous.
17:49Nous ne devons pas pardonner.
17:53Nous ne devons pas regarder ailleurs.
17:56Chacun doit être confronté à sa responsabilité.
17:59Et je le dis avec cette force,
18:01parce que combien de fois
18:03ai-je entendu que nous étions, nous,
18:05confrontés à des responsabilités
18:07sur des événements beaucoup plus lointains
18:09et sur lesquels nous n'avions, hélas,
18:11aucune prise ?
18:13Vous m'avez tous compris.
18:14Votre responsabilité,
18:17Jean Tout-Puissant,
18:18qui avait passé toute la semaine
18:19à faire des commentaires
18:21en affichant soigneusement derrière vous,
18:24tout le temps, du matin au soir,
18:26des images de la ville qui brûlait,
18:29pour que chacun, chaque minute,
18:31sente monter en lui la haine
18:34et l'envie de venger
18:37ce que l'on voyait,
18:38que l'on trouvait si injuste
18:40en voyant ces gens en pleurs
18:42devant ce qui avait été détruit
18:43autour d'eux.
18:45Ils sont coupables
18:46qu'ils entrent en eux.
18:47Nous ne leur ferons pas l'honneur
18:49de les montrer du doigt.
18:50Nous ne les nommerons pas.
18:52Nous garderons pour nous
18:54jusqu'à ce que nous ayons entendu
18:56le son de leur voix
18:57condamner ces comportements,
18:59le mépris qui nous habite à leur égard
19:02et que nous ne sommes pas prêts
19:04à laisser de côté.
19:06Bon, on est donc sur un discours de menace
19:08qui fait peur d'ailleurs aux journalistes
19:09et écoutez ce qu'a dit M. Mélenchon
19:11vis-à-vis des gens de BFM
19:13que je salue d'ailleurs
19:14et on leur apporte
19:15tout notre soutien.
19:17Et vous, BFM,
19:19commencez à vous calmer
19:20sur les remarques racistes
19:21de toutes sortes,
19:22parce que ça commence à bien faire.
19:24Vous imaginez si Marine Le Pen
19:27prend, dit à Gilles Boulot de TF1
19:29ou à je ne sais qui,
19:31vous vous calmez avec le doigt
19:32comme ça,
19:33mais c'est l'incendie du Reichstag.
19:36On dirait, regardez ce qu'elle est
19:37en train de faire Mme Le Pen.
19:39Et alors là,
19:40il y a une sorte de privilége rouge
19:41pour Jean-Luc Mélenchon.
19:43Les journalistes,
19:44il les repiétine,
19:45il leur marche dessus,
19:46personne ne dit rien.
19:47C'est pour ça qu'il ne vient pas
19:48sur ce plateau, j'imagine,
19:49parce qu'on pourrait lui poser
19:50des questions qu'il ennuierait.
19:52Non, mais ils sont.
19:53Je pense que la violence, moi,
19:54est consubstantielle
19:55à la famille politique
19:56de M. Mélenchon.
19:57Donc pour l'instant,
19:58il se parle entre eux
19:59et il est dans sa bulle
20:00des 20%.
20:01Ça ne prend pas dans l'opinion.
20:03C'est heureux.
20:04Mais il faut quand même
20:05regarder ça de près,
20:06le suivre,
20:07et bien noter
20:08toutes les dérives verbales
20:09de M. Mélenchon
20:10qui se croient,
20:11d'ailleurs,
20:11son modèle,
20:12je crois que c'est Robespierre.
20:13Robespierre,
20:14c'est la terreur,
20:15c'est 1793, etc.
20:16Mais on se demande
20:17si cet homme était au pouvoir demain,
20:19de quoi serait-il capable ?
20:20Je ne me demande pas,
20:22je le sais.
20:23Hier, il a annoncé
20:24qu'il pourrait,
20:26en arrivant au pouvoir,
20:29saisir tous ces immeubles,
20:30par exemple,
20:31de la Défense,
20:32pour les attribuer
20:33aux étudiants.
20:34C'est-à-dire une atteinte
20:35à la propriété,
20:36quelque chose extraordinaire.
20:37Non, mais ce n'est pas ça le problème,
20:39ce n'est pas la violence de demain,
20:41c'est la violence aujourd'hui.
20:42C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
20:44la violence physique menace
20:45et pas simplement
20:46la violence verbale.
20:48Quand vous voyez la haine
20:49qui se manifeste
20:50devant les gens
20:50qui disent
20:51à un journaliste,
20:52par exemple,
20:53on va vous arracher la tête,
20:55la haine qu'il y a dans les yeux,
20:56mais véritablement,
20:57est à prendre au sérieux.
20:59Donc, ces gens-là
21:00sont des incendiaires.
21:01Ce qui est le rapport,
21:02c'est l'absence de solidarité
21:03des rédactions
21:04vis-à-vis de leurs confrères
21:05pris pour cible.
21:07Mais bon,
21:08rien de nouveau sous le soleil,
21:09j'ai envie de dire.
21:09Ça tient des logiques
21:10de signalement de vertu
21:11et ça tient un espace médiatique
21:13totalement hémiplégique.
21:14Et l'absence de civilité
21:15et de la justice.
21:16Non, mais le deux poids,
21:17vous avez parfaitement raison,
21:18et l'absence de l'État.
21:19Mais le deux poids,
21:20deux mesures.
21:21L'année dernière,
21:22toute la saison,
21:23CNews a été pris pour cible.
21:25Votre serviteur
21:25a fait la ligne de Libération,
21:27du Nouvel Obs,
21:27etc.
21:31ces papiers-là
21:31et ce qui s'est passé
21:32devant l'antenne de CNews
21:33l'autre jour,
21:34un samedi matin.
21:34Personne.
21:35La personne ne vient faire un lien.
21:37C'est extraordinaire.
21:39Personne ne vient faire un lien.
21:41Un jour,
21:41ça peut mal se terminer,
21:42personne ne vient faire un lien.
21:43C'est France Inter,
21:44je ne vais pas reciter les gens.
21:45Moi, je ne veux plus citer le nom
21:46parce qu'après,
21:47ça prend des proportions.
21:48Donc, je cite en général.
21:50Vous avez parlé peut-être
21:50de M. Coquerel,
21:51parce que ce qu'il dit,
21:52justement, c'est...
21:53On l'a cité hier aussi.
21:54Vous l'avez...
21:55Alors, écoutez les jeunes.
21:56Exactement.
21:57Écoutez les jeunes.
21:58Hier, CNews BFM...
21:59CNews BFM...
22:01CNews BFM Assassin,
22:03on ne l'a pas cette séquence-là ?
22:04Si, écoutons cette séquence
22:06parce qu'on en est là quand même.
22:07CNews BFM Assassin.
22:09Moi, je n'ai jamais vu ça
22:10dans la France
22:10dans laquelle j'ai grandi.
22:12Écoutez.
22:14CNews BFM !
22:17CNews BFM !
22:18CNews BFM !
22:22CNews BFM !
22:25CNews BFM !
22:28CNews BFM !
22:31CNews BFM !
22:34CNews BFM !
22:37CNews BFM !
22:42CNews BFM !
22:45Il y avait la scène
22:46dont vous parliez à l'instant
22:47avec ces jeunes, effectivement,
22:49et je crois que c'était
22:49dans l'émission Frontières hier
22:50de Gauthier Lebrette
22:52et d'Éric Tegner.
22:53Regardez, effectivement,
22:54ces scènes et ces haines
22:56qui s'expliquent.
22:57C'est une haine brute !
22:59Cette course, monsieur,
23:00c'est trop cher.
23:01J'essaie d'acheter de la viande,
23:02c'est trop cher.
23:03Voilà, je vais mettre du carburant
23:04pour aller au travail,
23:05ça me revient trop cher.
23:07Je travaille pour acheter
23:09de l'essence et des courses,
23:10c'est tout.
23:101,6, le minimum pour tout le monde.
23:121,6, la vie, elle est trop chère.
23:14Vous habitez où ?
23:141,6, c'est pas beaucoup, 1,6.
23:16Il y a des gens,
23:17ils touchent 1,6,
23:17ils sont en galère.
23:18Alors moi, 1,3,
23:19je suis en galère encore plus.
23:20La vie, elle est trop chère, frérot.
23:22Tu lui parles ?
23:22Je vais juste les victimer
23:23des propres racistes.
23:24Je sais très bien,
23:25je sais très bien,
23:26mais frérot, carrément,
23:27j'ai envie de lui arracher la tête,
23:28mais on peut pas.
23:28Fais ça au pire,
23:29il y a la sécu.
23:30Fais ça au pire.
23:31Fais ça au pire,
23:32on a très bien compris.
23:33Vous dites,
23:33il faut lui arracher la tête.
23:34Non, j'ai dit,
23:35c'est très bien si ça se fait.
23:36C'est très bien si ça se fait.
23:38Exactement.
23:38D'ailleurs, tiens bien ta bonnette,
23:39elle pourrait disparaître,
23:40celle-là aussi.
23:40Vous avez déjà vu des têtes
23:41arrachées dans des démocraties ?
23:42Mais comment on est en France, frérot ?
23:44Dans quel pays,
23:45on arrache des têtes ?
23:45Dans quel pays,
23:46on arrache des têtes ?
23:47Partout, frérot,
23:47partout,
23:48tu connais pas.
23:49T'es là avec ta caméra,
23:50tu connais pas, frérot,
23:51tu connais rien.
23:51Tu connais Robespierre ou pas ?
23:52Mais en France,
23:53on arrache des têtes,
23:54je te le dis.
23:54Juste, tu connais pas, frérot,
23:56je suis filmé,
23:56je m'en bats les couilles.
23:57Mais ça, on arrache des têtes en France.
23:58Partout, frérot,
24:00juste, t'es là sur ta caméra,
24:01je te le dis, frérot,
24:01on a des problèmes en France,
24:02parle pas d'ailleurs.
24:03Bien sûr, on en a parlé,
24:04on en a parlé.
24:04On parle pas d'ailleurs.
24:04On a sous nos yeux
24:05un flagrant délit
24:06de menaces,
24:07de morts,
24:08sous condition.
24:09Tu reviens avec ta bonnette,
24:11on t'arrache la tête.
24:12On dirait peut-être
24:13que ceux qui ont prononcé
24:14ces menaces,
24:16qui sont identifiés,
24:18répondent devant la justice.
24:20Parce que c'est extrêmement grave.
24:22On peut pas laisser passer ça.
24:23Mais il y a encore
24:24deux poids, deux mesures.
24:25Si c'était,
24:26comment dire,
24:28politiquement,
24:29une personne
24:30d'une autre position,
24:33on irait la chercher.
24:34Là, effectivement,
24:35les policiers devraient,
24:36me semble-t-il,
24:37agir.
24:37Je sais pas comment.
24:38Vous vous donnez une réponse,
24:40mais il devrait y avoir
24:41une sorte de droit de suite à ça.
24:43C'est absolument désolant
24:44qu'une partie de la jeune génération
24:45pense comme ça.
24:46Mais maintenant,
24:46j'ai envie de demander
24:47à qui la faute.
24:48Et il me semble qu'on paye aussi
24:49le prix de 50 ans
24:50de discours sur le mythe révolutionnaire
24:52et 50 ans d'amalgame
24:54sur l'idée que tout discours
24:55qui appellerait
24:56une reprise en main
24:56de l'immigration
24:57serait un discours raciste,
24:58un discours de haine.
24:59Bon, on va marquer une pause.
25:00Vous avez...
25:01Alors, M. Allieu a le droit
25:02à 10 minutes
25:03de temps de parole.
25:04Je pense que vous n'avez pas
25:05parlé de 10 minutes.
25:07C'est ça qui est formidable.
25:08On devrait faire...
25:08Pas loin,
25:09dit Lucas Busutti.
25:10Bon, mais on devrait faire...
25:11C'est aussi un des problèmes
25:12de la France aujourd'hui.
25:13C'est-à-dire que ce temps de parole...
25:15C'est une règle absurde.
25:16Mais ce sont des règles...
25:17Mais il y a tellement
25:18de choses absurnes.
25:19Absurdes.
25:19C'est-à-dire que les petits hommes
25:21gris ont pris le pouvoir
25:22dans plein de domaines.
25:23Il y a un temps de parole
25:24avant l'élection présidentielle,
25:25le mois qui précède,
25:26je veux bien.
25:27Mais toute l'année, non.
25:28Donc, vous restez encore
25:29quelques secondes avec nous.
25:30Vous êtes d'accord,
25:31Vincent Arvouet ?
25:32Je vous vois opiner du...
25:33Non, vous n'êtes pas d'accord.
25:36Totalement d'accord.
25:37Mais non, mais c'est pas insupportable,
25:39ces règles, enfin,
25:40le temps de parole.
25:41Les médias...
25:42Il y a 300 chaînes.
25:43C'est infantile.
25:44Chacun écoute qui...
25:45En fait, chacun écoute
25:46la chaîne qu'il souhaite entendre.
25:48Mais je vous écoute.
25:49Vous avez une télécommande ?
25:50Qu'est-ce que vous voulez ?
25:52S'ils veulent...
25:53Il se trouve que France Info,
25:54personne n'écoute France Info
25:55ou peu de gens écoutent France Info.
25:57Il était là hier.
25:58Il était hier.
25:59Ou moins de gens.
26:00Première fois sur le service public.
26:01Ou moins de gens.
26:02Moins de gens.
26:03Mais c'est sûrement
26:03une très bonne station.
26:05Moins de gens.
26:07Et puis après, ça peut changer.
26:08Il y a déjà des gens
26:09qui écoutent et moins
26:11et qui sont plus
26:11s'écoutés.
26:13À tout de suite.
26:14Encore un temps de parole
26:14n'est pas déconcé.
26:15Tout va bien.
26:16À tout de suite.
26:19Europe 1 Essay News.
26:21L'heure des pros.
26:23Pascal Praud.
26:24Il faut savoir
26:24quelquefois sur Hervet.
26:25La conversation continue
26:27pendant la pause.
26:28Et finalement,
26:29on l'a dit tellement de fois.
26:29C'est le meilleur de l'émission.
26:31Vous devriez bien fuser.
26:32On devrait tourner.
26:32C'est qu'on va célébrer
26:33nos 10 ans de l'heure des pros.
26:3510 ans.
26:36Vous le faites pas.
26:37En novembre.
26:38Je pense à Marine Lançon
26:38qui nous écoute
26:39et je la salue.
26:40Alors, elle est en projet maternité.
26:41comme vous le savez
26:42puisque la petite Anouk
26:44est née.
26:45Et elle nous manque.
26:45Bien sûr,
26:46mais elle va revenir.
26:47C'est pas un mot
26:47Anouk est née.
26:48Anouk est née.
26:49Ah oui, oui, pardon.
26:50Anouk est née.
26:52Anouk est née.
26:53Et donc,
26:5410 ans de l'heure des pros.
26:55Et au départ,
26:56il y avait 50 000 personnes
26:58qui nous écoutaient.
26:59Et puis après,
26:59il y en a eu 100 000.
27:00Quand on avait 100 000,
27:00on était contents.
27:02Maintenant,
27:02il y en a parfois plus.
27:03Et on est heureux.
27:04On les remercie.
27:05Bon,
27:06Louis Alliot est avec nous
27:07encore 2-3 minutes.
27:08David Lissnard
27:09est ce soir
27:09l'invité de Laurence Ferrari.
27:11Est-ce que vous pourriez
27:12travailler avec David Lissnard ?
27:14Oui,
27:14je pense que oui.
27:16Moi,
27:16je pense que
27:17de ce que j'ai pu voir,
27:18de ce que j'ai pu entendre,
27:19certes,
27:20sur le modèle économique,
27:22évidemment,
27:23il y a des différences
27:24de fond.
27:25En fait,
27:25ça reste des différences
27:26sur l'économie.
27:27Le reste,
27:28c'est la préservation
27:29de la France,
27:30la préservation
27:31des valeurs
27:32de notre pays,
27:33de son histoire,
27:34etc.
27:34Et sur tout cela,
27:35on pense la même chose.
27:36Donc déjà,
27:37ne pas s'attaquer,
27:38c'est un préalable.
27:40Et puis après,
27:41pour l'avenir,
27:41pourquoi ne pas,
27:42évidemment,
27:43travailler ensemble ?
27:44Mais ça,
27:45je pense que
27:45tous les électeurs
27:47aujourd'hui
27:48le veulent.
27:49Simplement,
27:50c'est dans les partis politiques
27:51que ça achoppe un peu.
27:53Mais est-ce que vous pourriez
27:53travailler avec Bruno Retailleau ?
27:56Écoutez,
27:57je vous l'ai déjà dit,
27:57oui,
27:58on est prêts,
27:58nous,
27:58à ouvrir les bras
27:59à ceux qui veulent bien
28:00nous répondre.
28:01Jusqu'à présent,
28:01on a tendu des mains,
28:02mais on n'a jamais eu
28:03personne en face.
28:03Marine Le Pen a toujours dit
28:04si on gagne,
28:05on gagnera tout seul.
28:06Oui,
28:06mais parce que ces gens-là,
28:07pour l'instant,
28:08ne sont pas courageux
28:09et n'ont jamais de mots
28:10ne seraient-ce que
28:12bienveillants
28:13à notre égard.
28:13Il n'en demeure pas moins
28:15que les électeurs
28:16de Marine Le Pen
28:17au second tour,
28:18dans cet électorat,
28:19il y aura des électeurs
28:20de M. Linnard,
28:22de M. Retailleau
28:22et bien d'autres.
28:24Voilà,
28:24et bien d'autres.
28:24Dans son discours au Congrès,
28:25sa première fois,
28:26me semble-t-il,
28:26elle a parlé d'union.
28:28Oui,
28:29un gouvernement d'union.
28:30J'ai bien entendu,
28:30un gouvernement d'union.
28:31Et Jordan aussi l'a rappelé,
28:32bien sûr.
28:33Bon,
28:33dans ce gouvernement,
28:34hypothétique,
28:35ce serait Jordan Bardella
28:36qui serait Premier ministre.
28:37Oui.
28:37Bon,
28:37ça,
28:38ça serait avant
28:38les élections législatives
28:39parce qu'après,
28:40il y aurait des élections législatives.
28:40Il y aura la bataille
28:41des législatives,
28:41évidemment.
28:42Donc,
28:42il y a un mois
28:42qui va se passer.
28:43Vous-même,
28:43vous auriez peut-être
28:44un rôle dans ce gouvernement ?
28:46Moi, je ferais une campagne.
28:47Le gouvernement,
28:48on n'en est pas là.
28:49C'est d'abord
28:50gagner l'élection.
28:51Après,
28:52nous verrons bien.
28:53Et pour terminer,
28:54puisque le temps de parole
28:55est terminé,
28:56est-ce que vous avez
28:57une question précisément
28:58à poser à David Lissnard
28:59qui vous écoutera ce soir
29:00et Laurence à 21h,
29:02c'est une émission
29:03qui va être très attendue,
29:04je pense,
29:05et très intéressante
29:06à suivre.
29:07Est-ce que vous avez
29:07une question ou pas,
29:08d'ailleurs,
29:09à poser à David Lissnard ?
29:10Écoute,
29:11au deuxième tour,
29:12quand il y aura
29:13Marine Le Pen
29:14contre M. Mélenchon
29:16ou je ne sais qui,
29:17est-ce qu'il apportera
29:18son soutien à Marine Le Pen ?
29:20Voilà une bonne question
29:23qui est posée...
29:25D'ailleurs,
29:25je trouve que c'est
29:26une vraie question
29:26à poser à tout le monde.
29:28Éditorialistes,
29:29commentateurs,
29:30pourquoi pas
29:32politiques,
29:33artistes,
29:34essayez-leur faire
29:35leur campagne.
29:36Ne les mettez pas
29:37dans la situation
29:39où ils auraient perdu,
29:40ce n'est pas possible.
29:41C'est bizarre
29:41parce que dans
29:42les précédentes présidentielles,
29:45c'est le type de questions
29:46qu'on posait à chaque fois
29:47et là maintenant,
29:49bizarrement,
29:49on ne peut plus la poser.
29:50C'est bizarre.
29:51C'est bizarre,
29:52il y a quelque chose
29:53qui s'est passé, non ?
29:54Bon,
29:55merci,
29:56merci à vous.
29:56Merci à Louis Alliot,
29:58je voudrais qu'on écoute
29:59alors restez quand même
30:00parce que je voulais
30:00vous faire écouter
30:01Ali Rabé
30:02qui est intervenu ce matin,
30:03le maire de Trappes.
30:06Écoutons-le
30:07si vous avez le droit
30:08à 15 secondes encore.
30:09Écoutez Ali Rabé,
30:10il était interrogé par BFM.
30:12J'observe en Belgique,
30:13par exemple,
30:14les médias d'initiatives
30:15comme la classe politique
30:16ont choisi d'ériger
30:17un cordon sanitaire
30:18et d'interdire la parole raciste
30:19sur leurs antennes
30:19et de ne pas inviter
30:21les représentants
30:21de l'extrême droite
30:22qui s'appelaient aussi
30:23le Front National
30:24en Belgique francophone.
30:26Néanmoins,
30:26en France,
30:27moi je ne demande même pas cela.
30:28Je demande
30:28que l'on soit capable
30:29de tenir pied à pied
30:31la digue républicaine
30:32face à ceux qui,
30:33à longueur d'antenne,
30:34racontent n'importe quoi,
30:35développent des théories
30:36complotistes et mensongères
30:37comme celle du grand remplacement.
30:38Je demande qu'on puisse
30:40du ministre de la République
30:41jusqu'au commentateur de plateau
30:43éviter de détayer,
30:45de donner libre cours
30:46à la parole raciste.
30:47Encore une fois,
30:48le Premier ministre de la République
30:49parle de submersion migratoire
30:50alors que tous les chiffres,
30:52toutes les analyses,
30:52toutes les statistiques
30:53disent l'inverse.
30:54Il doit s'amender.
30:56La digue républicaine,
30:58c'est peut-être aussi
30:59d'interroger M. Rabet
31:00lorsque Elias Dimzalen
31:02est présent à côté de lui,
31:05que cette personne a demandé
31:06l'intifada
31:07en France
31:08et que personne
31:09n'ose interroger M. Ali Rabet.
31:11En présence du ministre de l'Intérieur.
31:12En présence du ministre de l'Intérieur.
31:14Moi, je trouve que là aussi,
31:15il y a une complaisance,
31:16mais même le ministre,
31:17il n'ose rien dire.
31:18Ils ont la trouille.
31:20Je ne peux pas vous dire autre chose.
31:22Ils sont terrorisés
31:23par l'idée de dire quelque chose.
31:27Il a le droit de dire
31:28mais qu'est-ce que cette personne
31:29condamnée par la justice...
31:30Alors, il a fait appel.
31:32Monsieur, il a été condamné
31:33en première instance,
31:34il a fait appel.
31:34Mais tu peux simplement
31:36interroger.
31:37On pourrait aussi rétorquer
31:38au maire de Trappes
31:39que ce cordon sanitaire,
31:40si on suit son raisonnement,
31:41s'appliquerait à Jean-Luc Mélenchon
31:42qui lui-même a fait
31:43parfois oeuvre de propos racistes,
31:45tout blanc, tout moche,
31:46et qui lui-même a employé
31:47l'expression de grand remplacement.
31:48Donc, si on suit son raisonnement,
31:50en fait,
31:50ce cordon sanitaire
31:51s'appliquerait aussi
31:52à Jean-Luc Mélenchon.
31:52Il le revendique même.
31:53Mais vous avez parfaitement raison.
31:55Vous avez parfaitement raison.
31:57Bon, la difficulté,
31:58une fois qu'on a dit tout ça,
31:59c'est comment on peut
32:00s'entendre ensemble.
32:01Là, je citais hier,
32:02il y avait un livre
32:03de la pureté dangereuse
32:05écrit en 1994
32:06par Bernard-Henri Lévy
32:07qui annonçait,
32:08d'une certaine manière,
32:09ce qui va se passer aujourd'hui.
32:11C'est-à-dire que les gens
32:11ne peuvent plus se parler.
32:12C'est absolument impossible.
32:13Mais on est quand même,
32:14a priori,
32:16on va vivre ensemble,
32:18on doit vivre ensemble.
32:19Ou alors,
32:20c'est face à face,
32:21c'est la formule
32:21de Gérard Collomb.
32:23Donc, comment on fait
32:26pour parler
32:26avec M. Rabbet, par exemple ?
32:27Ce qu'on voit à la télévision
32:29n'est pas ce qu'on voit
32:29sur le terrain.
32:30On parle à tout le monde.
32:32Sur le terrain,
32:33il y a déjà,
32:33même si vote Mélenchon,
32:35ils nous parlent,
32:36ils viennent nous voir,
32:37nous posent des questions.
32:38C'est pas du tout,
32:39il n'y a pas la violence
32:40dans leurs propos
32:41que l'on trouve
32:41dans le propos
32:42de M. Mélenchon.
32:43Sur le terrain,
32:44j'ai l'impression
32:44que la violence,
32:45quand j'entends
32:45les journalistes
32:46qui sont sur le terrain
32:47pendant les manifestations...
32:48Parce que là,
32:48vous êtes dans une manifestation,
32:49une contestation,
32:50et cela, oui.
32:52Mais l'immense majorité silencieuse
32:54ne veut pas de ça.
32:56Et ça,
32:56c'est plutôt réconfortant.
32:58Écoute,
32:59tant mieux.
32:59Demande à voir.
33:00Tant mieux si...
33:01Vous parlez avec M. Bali Bagayoko,
33:03par exemple ?
33:04Non, c'est ce que je vous dis.
33:05Il fait partie
33:06des cadres
33:07et des maires de villes
33:09qui sont de gauche
33:09et d'extrême-gauche.
33:10Donc, ces gens-là
33:11ne parlent pas.
33:12Mais moi,
33:12c'est pas eux
33:13qui m'intéressent.
33:14C'est le peuple.
33:14Cette fois-ci,
33:15c'est fini.
33:16Merci, Louis Alliot.
33:17Trappe les dernières infos.
33:19Elles sont données
33:20avec le sujet
33:21qui arrive.
33:23Le dernier examen
33:25psychiatrique
33:25mené ce lundi
33:26est formel.
33:27L'état de Kevin T,
33:28l'auteur présumé
33:29des attentats,
33:31est compatible
33:31avec son placement
33:32en garde à vue.
33:33Il relevait
33:34que Kevin T
33:35ne présentait pas
33:36de symptômes
33:37de décompensation aiguë,
33:38ni de signes directs
33:40ou indirects
33:41en faveur d'une activité
33:42hallucinatoire
33:43ou délirante.
33:44Il ne présentait pas
33:45de signes cliniques
33:46d'une pathologie
33:47aliénante décompensée,
33:49justifiant une hospitalisation
33:50sous contrainte.
33:51A 14h46 ce lundi,
33:54le suspect a de nouveau
33:55été placé en garde à vue.
33:57Le ministre de l'Intérieur,
33:58Laurent Nunez,
33:59a indiqué que Kevin T
34:00est ému par la haine
34:01et le racisme.
34:02Selon le procureur
34:04de la République antiterroriste,
34:05l'intéressé
34:06affirme lui le contraire.
34:07Il doit être précisé
34:09qu'à ce stade
34:10des investigations,
34:12Kevin T,
34:13s'il ne conteste pas
34:13la matérialité des faits,
34:16conteste le caractère
34:17raciste de ses crimes.
34:18Le racisme
34:19comme mobile
34:20de ses actes
34:20est cependant
34:21retenu dans l'enquête.
34:22Le profil
34:23de la majorité
34:24des victimes
34:25et certains propos
34:26qui auraient été tenus
34:27par le mis en cause
34:28nous ont par ailleurs
34:29conduit à retenir
34:29la circonstance aggravante
34:31de faits liés
34:32à l'appartenance
34:33vrai ou supposé
34:34à une prétendue race,
34:36une ethnie,
34:36une nation
34:37ou une religion.
34:38Le procureur
34:39a également indiqué
34:40qu'aucun tract
34:40de parti politique
34:42n'avait été découvert
34:43dans son véhicule
34:43contrairement à ce
34:45qu'ont affirmé
34:45plusieurs médias
34:46en parlant de tract
34:47du Rassemblement National.
34:49La garde à vue
34:50est désormais susceptible
34:51de durer
34:52jusqu'à minuit 36
34:53ce jeudi.
34:54Et parallèlement
34:55à ce drame
34:55et bien sûr
34:56on en le disait hier
34:57cette jeune fille
34:59de 12 ans
34:59qui se bat
35:00contre la mort
35:01une jeune fille
35:03c'était enfant
35:04de 12 ans
35:05qui se bat
35:05contre la mort
35:06dans un hôpital parisien
35:07évidemment
35:08la victime
35:11principale
35:11la personne
35:12qui est décédée
35:13mais également
35:14les familles
35:14bien sûr
35:15que nos prières
35:17peuvent accompagner.
35:18Maintenant
35:19si vous permettez
35:20sur les faits eux-mêmes
35:21sur les faits eux-mêmes
35:22Georges Fenech
35:23c'est quand même
35:24on le voit bien
35:25on le comprend bien
35:26l'enquête le démontera
35:27mais c'est un fait isolé
35:28d'un individu
35:29qui a quand même
35:30quelques troubles
35:31même s'il est schizophrène
35:32d'ailleurs ça ne veut pas dire
35:33que ses facultés intellectuelles
35:34soient abolies
35:35ou même altérées
35:36il pourrait répondre
35:37sans doute
35:38de ses actes
35:38mais quand on entend
35:40le président de la république
35:41venir immédiatement
35:42sur les lieux
35:43en disant
35:44cette affaire
35:45c'est un basculement
35:47dans l'histoire
35:48de la république française
35:49et dans l'histoire de la nation
35:52là aussi il y a une précipitation
35:54incroyable
35:54c'est un fait isolé
35:56ça n'est pas un basculement
35:57de notre république
35:58il n'y a pas
35:59d'organisation
36:00Dieu soit loué d'ailleurs
36:01d'organes
36:03d'extrême droite
36:04comme on a voulu le faire croire
36:06qui s'en prendrait tout à coup
36:08à des tueries de masse
36:09de gens issus d'immigration
36:11ça n'est pas vrai
36:13donc tout cela a été démonté
36:15d'ores et déjà
36:16pendant l'enquête flagrante
36:19hier soir
36:20il y avait des centaines
36:21de personnes
36:22qui se sont réunies
36:22dans plusieurs grandes villes
36:23de France
36:24à Paris
36:24à Lyon
36:25à Marseille
36:25objectif évidemment
36:26rendre hommage aux victimes
36:27de cette attaque
36:27à caractère raciste
36:28il faut le rappeler
36:29qui a coûté la vie
36:30à Pengo
36:30Bossio Wangui
36:31âgée de 26 ans
36:32et qui a fait plusieurs blessés
36:34je vous propose de voir
36:34le sujet
36:35de Célia Judas
36:38ils étaient plusieurs milliers
36:39réunis hier soir
36:40à Paris
36:41à Bordeaux
36:42ou encore à Marseille
36:43des rassemblements
36:44organisés à l'appel
36:45d'associations
36:46de syndicats
36:47et de collectifs
36:48antiracistes
36:49pour rendre hommage
36:51aux victimes
36:52de l'attaque de Trappes
36:53survenue le 23 octobre dernier
36:54faisant un mort
36:55et cinq blessés
36:56plus largement
36:57ils étaient réunis
36:58pour dénoncer
36:59et combattre
37:00le racisme en France
37:02mais au-delà
37:02de la minute de silence
37:03et d'une marseillaise
37:05reprise en chœur
37:06place Stalingrad
37:06à Paris
37:07des responsables politiques
37:09à l'image
37:10d'Emmanuel Grégoire
37:11maire socialiste
37:12de la ville
37:12ont été sifflés
37:13par une partie
37:14de la foule
37:15c'est de protéger
37:16notre pays
37:17contre la menace
37:19de l'extrême droite
37:20enfin
37:21des manifestants
37:22assimilés
37:23à l'extrême gauche
37:24ont également pris
37:25à partie
37:25certains médias
37:26parmi lesquels
37:27CNews
37:28ou encore BFM
37:30M.S.A.Rouet
37:31qui connaît bien
37:31le monde
37:33écoutait le sujet
37:34et disait
37:35la France
37:35c'est le pays
37:36le moins raciste
37:36au monde
37:37oui
37:38moi je sais pas
37:39la déclaration
37:40d'Emmanuel Macron
37:41elle est édifiante
37:42et elle interroge
37:44quand même
37:44comment est-ce qu'il a pu
37:45faire l'impasse
37:45sur tant de crimes
37:47qui ont été commis
37:48contre des minorités
37:49chrétiennes
37:50juives
37:50etc
37:52qui ont tellement
37:53marqué en plus
37:54ces dernières années
37:55moi ce qui me frappe
37:56c'est que
37:56en fait ça fait
37:57plus de 40 ans
37:59que je jouais ce métier
37:59que j'ai suivi
38:01beaucoup d'affaires
38:02de terrorisme
38:03islamique en France
38:04il y a plus de 40 ans
38:05que les Iraniens
38:07massacraient les gens
38:07rue de Rennes
38:08etc
38:08etc
38:09et dans les trains
38:10de banlieue
38:10après il y a eu
38:11les avatars
38:11de la guerre d'Algérie
38:12après il y a eu
38:13Daesh
38:14etc
38:14et il n'y a jamais eu
38:15de réaction
38:17spontanée
38:18populaire
38:18de lynchage
38:19de ratonnade
38:21les français
38:22ne sont pas du tout
38:22racistes
38:23il y a des pays
38:24où ça aurait
38:25immédiatement dérapé
38:26il y a des pays
38:27qui sont très marqués
38:29par cette
38:30et on ne se rend pas compte
38:31quand on vit en France
38:32à quel point
38:33en fait
38:33c'est un pays
38:34qui est
38:35extrêmement tolérant
38:36et personne n'a jamais eu
38:37l'idée
38:38de considérer
38:40le policier
38:41maghrébin
38:42qui est d'origine
38:43maghrébine
38:43ou l'artisan
38:45qui vient chez vous
38:46qui est d'origine
38:47africaine
38:48etc
38:49comme
38:51un complice
38:52des gens
38:53qui venaient poser
38:53des bombes
38:54et saigner le français
38:56donc il y a quelque chose
38:57dans l'imaginaire
38:59politique
39:01qui s'attend comme ça
39:02à ce que la
39:04dans l'imaginaire politique
39:05et dans l'histoire
39:06de France
39:07au long cours
39:07puisque si on prend
39:08la conception française
39:08de la nation
39:09celle d'un autre
39:10on voit bien qu'on a affaire
39:11à une conception universaliste
39:12qui met d'abord l'accent
39:14sur le plaisir
39:14de vivre ensemble
39:15et sur un lègue
39:17de souvenirs communs
39:18c'est une conception
39:19qui est profondément
39:20antiraciste
39:21et je suis tout à fait
39:21d'accord avec vous
39:22quand vous dites
39:22qu'il n'y a pas de l'âme
39:23de fond raciste
39:23dans la population
39:24si on avait une
39:25on n'aurait pas
39:26500 000 immigrés
39:27qui arriveraient
39:27par an
39:29dans de telles conditions
39:31ça me paraît assez évident
39:32avec évidemment
39:32beaucoup d'avantages
39:33pour les étrangers
39:34qu'ils ne retrouvent pas
39:35dans d'autres pays
39:36à Marseille
39:36hier Emmanuel Macron
39:37a salué l'engagement
39:38des forces de l'ordre
39:38après les violences
39:39des 17 et 24 octobre
39:41mais alors que de nouvelles
39:42manifestations se profilent
39:43les syndicats de police
39:44alertent sur une situation
39:45encore plus tendue
39:46je vous propose
39:47de l'écouter Emmanuel Macron
39:48lorsqu'il parle
39:50du nouveau dispositif
39:51parce qu'il y a
39:52une bonne nouvelle
39:52quand même
39:53il y en a parfois
39:53quelques-unes
39:54il n'y aura plus
39:55de manifestations
39:56dans les centres-villes
39:57et les commerçants
39:58seront
40:00comment dire
40:00protéger
40:01et d'ailleurs
40:01on sera avec
40:02une commerçante
40:02tout à l'heure
40:02de Rennes
40:03j'espère qu'on va pouvoir
40:04l'avoir
40:04qui a posté
40:05sur les réseaux
40:06une vidéo
40:07et qui est très intéressante
40:09parce qu'elle a interpellé
40:10la mairie de Rennes
40:11mais d'abord
40:12écoutons le président Macron
40:14on ne lâche rien
40:16pour
40:17les événements à venir
40:18on continuera
40:19d'avoir des tracés
40:19alternatifs
40:20pour les manifestations
40:21déclarées
40:21pour protéger
40:22nos centres-villes
40:23et on continuera
40:24de tenir les positions
40:25pour que le calme
40:26demeure
40:27parce que c'est ce qu'on doit
40:28parce que c'est ça
40:29la République
40:30et c'est la mission
40:31que chaque jour
40:33vous faites avec
40:35fierté et engagement
40:37en tout cas
40:37je vous redis ici
40:39ma reconnaissance
40:41ma très grande fierté
40:43et ma confiance
40:44et je le dis
40:45devant vos chefs
40:46que je remercie aussi
40:47tout ce qu'ils font
40:48à vos côtés
40:50merci infiniment
40:51courage
40:52on est là
40:53on tiendra
40:54et c'est l'ordre
40:55républicain qui tiendra
40:57vive la république
40:58et vive la France
41:00il a aussi dit
41:00Thomas Bonnet
41:01que le 17 octobre
41:02on n'était pas préparé
41:03ce qui est quand même
41:04on avait rien d'anticipé
41:06il l'a reconnu
41:06à coup sûr
41:07lorsqu'on lui a dit
41:08ce qu'il y a eu
41:09des manqués
41:09maintenant il doit se tourner
41:10vers l'avenir
41:11c'est une séance
41:12de rattrapage
41:13il était parti
41:13la semaine
41:14où il ne fallait pas partir
41:15il a quitté le pays
41:16au moment où il ne fallait pas
41:17le quitter
41:17donc il essaie maintenant
41:18de montrer qu'il est aux affaires
41:20il essaie de faire oublier
41:21aussi qu'il a quand même
41:22reproché aux policiers
41:23et aux gendarmes
41:24leur manque d'empathie
41:25c'est aussi pour faire oublier
41:26tout ça
41:26vous dites c'est une bonne nouvelle
41:28Pascal
41:29vous croyez que les émeutiers
41:31vont déposer des demandes
41:32de la préfecture
41:33pour commettre
41:34vous avez vu
41:35même samedi dernier
41:36il y a certains centres-villes
41:38qui ont été quand même
41:39inondés
41:40donc c'est bien
41:42qu'ils le fassent
41:42mais ça ne nous épargnera pas
41:44écoutez le deuxième passage
41:46nous avons présenté ça
41:47comme un modèle
41:48c'est ça en fait
41:49c'est ce qu'il dit également
41:50c'est juste fou
41:52c'est à dire
41:52vous avez l'impression
41:53en fait
41:53que ça va rentrer
41:54dans la routine
41:55des français
41:56comme à Noël
41:57ou le 1er janvier
41:58quand les voitures sont brûlées
41:59ah bah oui
42:00il n'y en a pas eu tant
42:00que ça a été
42:00c'est vraiment l'impression
42:02ça va tenir
42:02ça va tenir
42:04écoutons
42:04écoutons
42:05là où vous avez raison
42:07c'est que
42:08là où vous avez raison
42:09c'est comme le 24
42:09était moins fort que le 17
42:10on minimise quand même
42:12ce qu'il s'est passé le 24
42:13parce que ça reste quand même fou
42:14ce qu'il s'est passé parfois
42:16le 24
42:16mais on s'habitue
42:18Paris vit le désert
42:20Paris vit le désert
42:21mais on s'habitue
42:21c'est sûr d'où ça
42:22qui est formidable
42:23on s'habitue
42:24alors écoutez
42:24le deuxième passage
42:26alors celui-là
42:26c'est extraordinaire
42:28parce qu'il dit
42:28c'est pas normal
42:29c'est pas normal
42:30que la France soit dans cet état-là
42:31c'est pas normal
42:35qu'à 6 mois
42:35d'une élection présidentielle
42:36notre pays soit dans cet état
42:37d'ébullition
42:39il y a des gens
42:40qui se réjouissent
42:40du désordre
42:41moi non
42:43donc plus jamais
42:43le 17 octobre
42:44le 24 octobre
42:46est un modèle
42:46on a tenu
42:47et c'est ce qu'on continuera
42:48de faire
42:49donc il y a un travail
42:50politique et social
42:51qui est mené par le gouvernement
42:52pour répondre aux aspirations légitimes
42:54pour calmer les gens
42:56il y a normalement
42:57un débat présidentiel
42:58qui doit se faire
42:58pour qu'on ait des élections
42:59c'est parce qu'il y a des élections
43:00qu'il n'y a pas de violence
43:01c'est ça une démocratie
43:02il faut le rappeler aux gens
43:04mais on continuera de tenir
43:06à la fois samedi
43:08le 5 novembre
43:09pour la journée de mobilisation sociale
43:12et le samedi qui suivront
43:14alors je retiens évidemment
43:15cette phrase
43:15le 24 octobre
43:16c'était un modèle
43:16bon évidemment
43:17c'est pas vraiment un modèle
43:18mais ce que je retiens surtout
43:20c'est ces 7 secondes là
43:22écoutez
43:24c'est pas normal
43:25qu'à 6 mois d'une élection présidentielle
43:26notre pays soit dans cet état d'ébullition
43:29il y a des gens qui se réjouissent
43:30du désordre
43:31moi non
43:32ce qui n'est pas normal
43:33monsieur le président
43:34ce qui n'est pas normal
43:35c'est que l'école ne marche pas
43:37ce qui n'est pas normal
43:38c'est que la justice ne marche pas
43:39ce qui n'est pas normal
43:41c'est que l'hôpital ne marche pas
43:42ce qui n'est pas normal
43:44c'est qu'on ait tant de dettes que cela
43:46c'est tout ça qui n'est pas normal
43:48donc en fait c'est votre action
43:50qui à l'arrivée
43:52en 10 ans
43:54a produit
43:56vous n'êtes pas évidemment le responsable
43:58à 100% de tout
43:59bien sûr
44:00d'autres vous ont précédé
44:02un certain climat
44:03je veux bien entendre cela
44:05mais vous avez fait révéler les français
44:07vous avez promis une révolution
44:09vous avez promis un changement
44:11et ce changement
44:12n'est pas à la hauteur
44:13de ce que vous aviez promis
44:14c'est tout
44:16juste peut-être sur le thème révolution
44:17c'est peut-être la seule chose
44:18qu'il a promise
44:19et qui peut arriver
44:20encore
44:20oui mais
44:21c'est vraiment
44:22qui est dans le frontière
44:23c'est à peu près la seule chose
44:25il y a une profonde déconnexion
44:25du président de la république
44:26et de ses ministres
44:27il y a une scène
44:28qui a été captée
44:29par nos conférences d'envoyés spéciales
44:30qui suivait le ministre de l'intérieur
44:32Laurent Nouniez
44:32au cours des dernières semaines
44:34c'était au tout début
44:35du mouvement lycéen
44:36et on entend le ministre de l'intérieur
44:38on lui demande
44:38est-ce que vous êtes inquiet
44:41il n'y a aucun risque
44:42que ça déborde
44:42franchement
44:43on n'est pas du tout inquiet
44:44on regarde ça de loin
44:45etc
44:45on va trois semaines plus tard
44:47c'est le 17 octobre
44:48alors ils ne pouvaient évidemment
44:49pas s'anticiper
44:49la France s'ennuie
44:51dans le monde
44:53de comment ça fait-il
44:55les gilets jaunes
44:56ils n'ont pas vu venir
44:57les gilets jaunes
44:58ils n'ont pas vu venir
44:58les gilets jaunes
44:59ils n'ont pas vu venir
45:00les mouvements des agriculteurs
45:01les panneaux renversés
45:02c'était déjà annonciateur
45:03ils n'ont pas vu venir
45:03il y a un problème
45:04de lien au terrain
45:06pardonnez-moi
45:07mais personne ne voit
45:10personne ne voit jamais
45:11la guerre arrivée
45:13la révolution arrivée
45:14personne
45:15quand vous avez des connexions
45:16au terrain
45:16des élus locaux
45:17bien implantés
45:18dans leur territoire
45:19généralement
45:19vous avez des gens
45:20qui sont payés pour ça
45:21écoutez
45:22l'histoire nous montre
45:23que personne n'y croit
45:24en tout cas
45:26personne n'y croit
45:27je ne peux pas vous dire
45:27autre chose
45:28personne ne croit jamais
45:29au pire
45:29les dictateurs
45:30ils restent jusqu'au dernier
45:31moment dans leur château
45:32certains ont vu le pire
45:34venir
45:34avec l'idée du pire
45:35qui est imminent
45:36quand même
45:37ils sont dans une grande paranoïa
45:39c'est même un des problèmes
45:39des gens qui exercent
45:41on ne peut pas dire
45:41que personne ne voit le pire venir
45:43ça fait 40 ans
45:43que certains font
45:45le bon diagnostic
45:46sur la facturation
45:47de la France
45:47sur les questions migratoires
45:49sur les armements
45:50de l'autorité de l'Etat
45:50ces gens-là
45:51n'ont jamais été écoutés
45:52on en paye le prix aujourd'hui
45:53parce qu'on s'est refusé
45:54à faire le bon diagnostic
45:55bon je salue Pierre Brochand
45:56qui nous écoute régulièrement
45:58le matin
45:58et qui a fait un papier formidable
45:59j'ai dit hier
45:59Pierre Brochand
46:00oui ça fait longtemps
46:00qu'il alerte par exemple
46:01on ne veut pas l'écouter
46:02en fait
46:03si vous voulez
46:04si vous voulez écouter
46:05quelqu'un
46:06qui se trompe
46:07jamais
46:09depuis des années
46:10vous écoutez
46:11Pierre Brochand
46:12vous lisez
46:13Pierre Brochand
46:13donc c'est simple
46:14donc monsieur le président
46:15de la république
46:16il a un certain âge
46:17aujourd'hui Pierre Brochand
46:18il a dirigé la DGSE
46:19vous reprenez tous ses papiers
46:21il était payé
46:22pour alerter le pouvoir
46:23vous reprenez tous ses papiers
46:25dans le Figaro
46:26il dit ce qui arrive
46:28c'est formidable d'ailleurs
46:29il dit
46:30il annonce ce qui arrive
46:31il y a juste à l'écouter
46:33et ce n'est que le début
46:35donc l'ex-matron
46:36de la direction du général
46:37il dit c'est que l'alliance
46:38entre l'ultra-gauche
46:39et la jeunesse des quartiers
46:42donc j'avais quelques extraits
46:43à vous montrer
46:44mais on ne me les a pas donnés
46:46donc on va me les donner
46:47tout à l'heure
46:48moi j'en avais noté
46:49un qui m'a frappé
46:50c'est la fin du texte
46:51il dit
46:51l'immigration et les bagages
46:52qu'elle a apportés
46:53ont déposé un magma incandescent
46:55sous-jacent à notre société
46:56qui ne s'éteint pas
46:56avec les générations
46:57et ne demande qu'à entrer en éruption
46:59ces éruptions ont déjà eu lieu
47:00elles devraient se reproduire
47:01avec une fréquence
47:02et une intensité accrue
47:03dans un climat
47:04de plus en plus défiant
47:05au fur et à mesure
47:06que l'implacable rouleau
47:07compresseur de la démographie
47:08produira ses effets
47:09à mes yeux
47:09c'est la conclusion
47:10c'est moins hélas
47:11un pronostic qu'une certitude
47:12voilà comment s'achève son papier
47:14voilà tout ce qu'on s'est refusé
47:20de l'extrême gauche
47:20et monsieur Ali Rabet
47:22tout à l'heure
47:22qui dit
47:22nous ne voulons pas parler de cela
47:25celui qui dit les choses
47:26il s'appelle Éric Zemmour
47:27et je vois aujourd'hui
47:29il a une offensive
47:29très très dure sur lui
47:32sur ces sujets là
47:32il n'a pas raison sur tout
47:34Éric Zemmour
47:34bien sûr
47:35loin de là
47:35mais il a sur ces sujets là
47:38une analyse
47:39qui est peut-être
47:41qu'on peut simplement écouter
47:42mais vous avez des gens
47:44qui réclament
47:44qu'ils ne viennent plus
47:45sur un plateau de télévision
47:46et je crois qu'il a même été
47:48désinvité
47:48mais ces gens là
47:49ils représentent quand même
47:49dans le pays réel
47:50et je crois que c'est monsieur Apathy
47:51qui disait hier
47:51que c'est un scandale de l'invité
47:53bon
47:53si vous voulez je vous dise
47:54monsieur Apathy
47:55quand il était en face à lui
47:56à RTL déjà
47:57il faisait une obsession
47:58sur Éric Zemmour
48:00c'est ainsi
48:01il nous reste quoi
48:02Éric Zemmour vend des livres
48:03lui pas
48:04oui mais c'est surtout que
48:05il y a quand même la jalousie
48:06pardonnez-moi
48:07et il y a une différence
48:09également de niveau
48:10parce que si vous mettez
48:11l'un face à l'autre
48:12monsieur Apathy
48:13il ne fait pas un round
48:14si vous me permettez
48:15mais bon
48:15ça c'est autre chose
48:17vous l'écoutez
48:19Laurent Nounès
48:19sur
48:20ah on n'a pas le temps
48:21il est 9h
48:21ah Laurent Nounès
48:22on a le temps de l'écouter
48:23sur les réseaux sociaux
48:24parce qu'il annonce ce matin
48:25qu'il pourrait être suspendu
48:26momentanément
48:27pendant les manifs
48:28écoutez
48:29c'est pas une interdiction
48:30des réseaux sociaux
48:31c'est le fait de
48:31d'abord
48:32bah si ça revient
48:33permettre de suspendre
48:34le réseau social
48:34ça permet de supprimer
48:36un message ou un contenu
48:37d'une manière générale
48:39d'ailleurs
48:39on étend le texte qui existe
48:40ce texte existe déjà
48:41pour le terrorisme
48:42pour la pédocriminalité
48:43pour le trafic de stupéfiants
48:44on l'étend
48:45aux appels
48:46aux appels
48:46à la violence
48:47notamment dans le cadre
48:48de manifestations
48:49donc on pourra
48:50supprimer un contenu
48:50sur un réseau social
48:51et dans les 24h
48:53et même dans l'heure
48:54si cet appel
48:55vise
48:56un appel à l'insurrection
48:57c'est pour ça que vous êtes fait
48:58dépasser le 17 octobre
48:59c'est parce qu'il y a eu
49:00des appels de ce type
49:02le 17 octobre
49:03il y a eu un souci
49:03avec les réseaux sociaux
49:04évidemment on en tire
49:05toutes les conséquences
49:05et si les plateformes
49:06ne les retirent pas
49:07on pourra déréférencer
49:08il est 9h52
49:09on marque une pause
49:10et on va parler
49:10de la chronique de Laurent Tessy
49:12qui a parlé précisément
49:13des réseaux sociaux
49:14on reste avec
49:16comment dire
49:16notre ami Vincent Herouette
49:17pour parler de l'actualité
49:18internationale
49:19et je rends l'antenne
49:19à Europe 1
49:20parce qu'on n'est pas
49:21jusqu'à 11h
49:22figurez-vous aujourd'hui
49:23sur Europe 1
49:23parce que ce soir
49:24David Lissnard
49:25est codiffusé
49:26sur Europe 1
49:28et on ne peut pas
49:30codiffuser
49:31trop d'heures d'antennes
49:32la loi nous oblige
49:34à un minima
49:36de codiffusion
49:37et oui
49:37c'est la règle

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