Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 jours
Avec Eric Revel
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##DROLE_D_EPOQUE-2026-10-27##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Et on vous retrouve Eric Revelle, bonjour mon cher Eric, pour votre rubrique drôle d'époque.
00:08Et ce matin on va parler du pouvoir d'achat, la question du pouvoir d'achat elle est centrale évidemment
00:12dans la crise sociale que nous traversons.
00:14L'explosion des prix de l'alimentation, des produits d'hygiène est insurmontable, je vais y arriver pour beaucoup de
00:21ménages français.
00:22Une augmentation du SMIC est dans les tuyaux, on l'a dit ces dernières 24 heures, avant même la hausse
00:27programmée classiquement en janvier prochain.
00:29Oui oui, et je pense qu'il y a urgence, il y a 5 millions de ménages, soit près de
00:3210 millions de personnes dans notre pays, c'est un record depuis 1996, qui vivent sous le seuil de pauvreté.
00:38Donc augmenter le salaire minimum, le SMIC qui est aujourd'hui à 1426,30€ exactement, brut, ce ne serait pas
00:47un cadeau, ce serait une aubaine pour les gens qui souffrent du pouvoir d'achat.
00:52Alors il y a des avantages, Jacques je vous le dis, il y a un effet immédiat pour les 3
00:56millions de salariés qui sont payés au SMIC.
00:58Il y a un autre avantage, c'est de réduire les inégalités et le nombre de travailleurs pauvres, il y
01:02a aussi la relance de la consommation, qui en a bien besoin en ce moment,
01:05parce que les bas salaires, ils n'épargnent pas, ils n'ont pas les moyens, ils consomment la quasi-totalité
01:09de leurs revenus, donc de leur surplus de revenus si le SMIC augmentait.
01:13Mais il y a aussi des inconvénients, les coûts directs pour les TPE et les PME qui sont déjà en
01:18grande difficulté, dans des secteurs où les marchés sont faibles,
01:21c'est très compliqué à mettre en place, je pense à la restauration, à la grande distribution, puis il y
01:25a un effet de tassement dans la grille des salaires dans les entreprises.
01:27Si vous augmentez le SMIC et vous, vous êtes juste au-dessus du SMIC, vous avez aussi envie d'être
01:31augmenté.
01:32Et puis il y a un effet négatif sur l'emploi peu qualifié, parce que les entreprises, elles embauchent moins
01:37ou elles automatisent.
01:39Enfin, ça alourdit, et sans l'oublier, ça alourdit la facture publique, parce que le SMIC, il sert aussi de
01:45base de calcul à beaucoup d'aides sociales.
01:47Donc si vous augmentez le SMIC, vous augmentez le niveau d'aides sociales, donc c'est une dépense supplémentaire pour
01:51l'État,
01:52sans parler des rémunérations de la fonction publique, qui pour un certain nombre d'entre elles, sont également indexées sur
01:57le coût du SMIC.
01:58Et l'augmentation du SMIC, ce SMIC qui est d'ailleurs à 1477 euros net en ce moment, est donc
02:05dans les tuyaux gouvernementaux.
02:07Qu'en dit la classe politique, Éric Reveille ? La gauche est pour, la droite réticente ?
02:11Oui, bien sûr, la gauche est pour, elle voudrait même une forte hausse immédiate.
02:15L'argument, bon, il est un peu fallacieux, mais il est central, les entreprises du CAC 40 font des profits
02:20records, elles peuvent donc payer.
02:21Sauf que c'est oublié bien vite que ce qui fait l'emploi en France sont les TPE et les
02:25PME,
02:25que donc, elles, ça leur pose un problème, sans parler de ces milliers de commerces qui ont été pillés,
02:30qui n'ont souvent plus de trésorerie pour relancer leur activité, donc pour augmenter le SMIC, c'est encore autre
02:35chose.
02:36A droite, bon, patronat en tête, MEDEF, on trouve qu'augmenter le SMIC, c'est pas une bonne solution,
02:42parce que ça n'augmente pas le salaire net en réalité, puisqu'il y a beaucoup de charges.
02:46Donc, le MEDEF, bon, sans surprise, dit qu'il faut baisser les charges.
02:49L'RN propose lui aussi une hausse, mais financée par la baisse des charges patronales, pour que l'entreprise ne
02:55paye pas plus.
02:56Alors, l'autre solution, la défiscalisation des heures supplémentaires pour les bas salaires.
03:00Sarkozy l'avait mis en place et Hollande l'a abandonné.
03:03Oui, alors, je suis revenu sur cette idée, parce qu'il y a un problème de pouvoir d'achat, donc
03:07il faut y répondre, c'est indéniable.
03:09Bon, alors, le principe, je vous rappelle, des heures supplémentaires défiscalisées, c'est de travailler plus pour gagner, suivant le
03:18slogan de Sarkozy.
03:20Plus, avantage, il n'y a pas de charges en plus pour l'employeur.
03:24Le salarié gagne plus que l'entreprise ne paye, que l'entreprise ne paye.
03:28Je regardais un 10 heures sup sous un régime fiscalement intéressant, c'est 150 euros, jusqu'à 150 euros nets
03:35de plus par mois potentiel.
03:36Bon, ben, c'est du pouvoir d'achat qui, en plus, encourage le travail.
03:41Donc, la défiscalisation des heures sup, ça répond à la pénurie de main-d'oeuvre dans la restauration, le BTP,
03:46la santé.
03:47Alors, politiquement, c'est un peu plus consensuel que la hausse du SMIC, dont je viens de vous donner les
03:51avantages et les inconvénients.
03:52Ça plaît à la droite, ben oui, parce que ça valorise la valeur travail.
03:56Et puis, aussi, il y a une partie de la gauche ouvrière, parce que ça permet de gagner plus.
03:59Alors, il y a des inconvénients, à mon alternative d'heures sup défiscalisées.
04:04C'est les inconvénients. Ben, ça ne profite pas à tout le monde, parce que vous avez des gens qui
04:07sont, à ce qu'on appelle, des temps partiels subis.
04:10Ils ont des temps partiels, ils ne peuvent pas faire d'heures sup pour les salariés qui sont en difficulté,
04:15en incapacité, pour les fonctionnaires.
04:17Et puis, le risque d'effet pervers pour l'employeur, on le met souvent en avance, c'est que si
04:21vous défiscalisez les heures sup,
04:23certains disent que c'est autant de postes qui ne sont pas créés, puisque vous permettez à des gens de
04:28travailler plus, mais vous ne créez pas d'emploi.
04:30Mais, de toute manière, je vous le redis, Jacques, la crise du pouvoir d'achat est telle qu'il faut
04:34trouver une solution rapide et efficace le plus vite possible.
04:37Il y a la crise sociale qui menace, de nouveau, évidemment, de prendre toute sa place dans la rue.
04:42Et puis, surtout, il y a des ménages qui n'en peuvent plus, qui ne peuvent plus ni remplir leur
04:46réservoir, je le dis souvent, ni leur frigidaire.
04:48Oui. Merci, Éric Revelle, pour ce drôle d'époque.
04:53Et effectivement, ce qui est dans les tuyaux, c'est bien cette augmentation du SNIC.
04:57Dès le 1er décembre ?
04:57Dès le 1er décembre, qui serait donc avancé.
04:59Mais je crois que les syndicats veulent plus.
05:01Il voudrait qu'il y ait aussi une augmentation de l'indice.
05:03Alors, je pense que c'est...
05:04Alors, il faudrait... On n'est pas dans la tête de Jean-Pierre Farandou, le patron, le ministre du Travail
05:09qui a reçu hier les syndicats.
05:11Mais je pense qu'on s'achemine, sans vouloir trop mouiller,
05:13on s'achemine vers un coup de pouce en décembre et la hausse automatique classique en janvier.
05:18Oui. On sait aussi qu'il y a d'autres voeux des syndicats,
05:22notamment un différentiel de 5% entre les différents salariés des grilles.
05:27Je trouve que c'est une idée assez intéressante, Éric Revelle, bien sûr,
05:32que l'on retrouve en podcast et sur sudradio.fr.

Recommandations