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  • il y a 6 minutes
Avec Manon Aubry, députée européenne La France Insoumise
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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-11-02##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Benjamin Glaze.
00:07Il est 8h30 sur Sud Radio, bienvenue si vous nous rejoignez.
00:11C'est l'heure du grand entretien politique et aujourd'hui, Benjamin, vous recevez Manon Aubry, députée européenne, la France
00:18Insoumise.
00:18Bonjour Manon Aubry.
00:20Bonjour.
00:20Merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
00:22Commençons dans le vif du sujet avec cette rentrée des classes.
00:25Aujourd'hui, après deux semaines de vacances, compte tenu des mesures décidées par le gouvernement,
00:29Emmanuel Macron dit espérer un retour en classe des lycéens et des étudiants.
00:34Et vous, Manon Aubry, est-ce que vous appelez les élèves à retourner tranquillement en classe ou vous appelez à
00:39de nouveaux blocages ?
00:40Je crois que les lycéens sont assez grands pour savoir ce qu'ils ont à faire et décider par eux
00:46-mêmes de la suite du mouvement.
00:47Le fait est, et surtout quand on écoute les organisations lycéennes, que le compte n'y est pas.
00:53Je veux saluer d'abord la mobilisation des lycéens et des lycéennes
00:56parce que je crois que depuis les Gilets jaunes, c'est les premiers à avoir fait vaciller un peu le
01:01pouvoir
01:01et les avoir fait un peu bouger.
01:03Maintenant, ces bougées sont à la marge.
01:06Ils demandaient l'abrogation de Parcoursup.
01:08Ils ont une vague adaptation dont on ne connaît pas vraiment les modalités.
01:11Pour 2028, c'est une promesse du gouvernement.
01:132028, c'est facile de faire des promesses qui n'engagent pas grand monde quand vous êtes plus au pouvoir.
01:17Et ce qu'ils demandaient, c'est l'abrogation pour la rentrée suivante.
01:20Ils demandaient la création de 250 000 places à l'université.
01:22Ils en ont 15 000 dont aucune à l'université, c'est essentiellement en BTS.
01:27Ils demandaient de l'argent sonnant et trébuchant pour rénover le bâti scolaire.
01:31Ils n'ont guère que des prêts.
01:334 milliards d'euros de prêts à te bonifier pour rénover le bâti scolaire.
01:37Est-ce que ce n'est pas déjà un signe ?
01:39Quand vous avez la moitié des établissements scolaires qui nécessitent d'être rénovés
01:44et que ces établissements scolaires sont aujourd'hui dans un tel état
01:48qu'on ne peut pas attendre le déblocage de prêts dont les régions ne sont pas sûres
01:53qu'elles auront la capacité de le remboursement.
01:55Ce qu'elles ont besoin, les régions, et ce qu'ont besoin les lycées,
01:59c'est de l'argent frais qui permettent de faire en sorte
02:02qu'il ne vous pleuve pas sur la tête,
02:06que vous ne creviez pas de froid l'hiver et crevez de chaud l'été,
02:09que vous n'y ayez pas.
02:10Moi, je suis allée voir un lycée à Aubert-Billy et le lycée Bertolo.
02:12Il n'y a pas de jusqu'au boutisme de la part des syndicats lycéens ?
02:15Non, je veux le dire d'autant plus que c'est rarement une partie de plaisir
02:21de se lever aux aurores, d'aller bloquer son lycée.
02:25Les lycéens, bien sûr qu'ils aimeraient étudier dans de bonnes conditions
02:28et retourner préparer leurs examens de fin d'année.
02:31Et s'ils le font, c'est parce qu'aujourd'hui, la situation sociale est telle
02:34quand on a les classes les plus chargées d'Europe.
02:37Les classes les plus chargées d'Europe, j'insiste là-dessus.
02:39Et le gouvernement a beau proposer 28 élèves par classe maximum en seconde,
02:43s'il ne promet rien pour la première et la terminale à effectif constant,
02:47en réalité, c'est juste les premières et terminales
02:49qui vont se retrouver encore plus nombreux en classe.
02:50Il y a eu des blocages, ça y est, signalé notamment à Christine Bouillon,
02:53nous disait du côté de Toulouse, notre reporter.
02:55Est-ce qu'il y a des élus de la France Insoumise
02:57qui sont aux côtés des bloqueurs déjà ce matin devant les lycées ?
03:00Oui, il y a certains de mes collègues qui sont déjà présents sur les lycées.
03:06Notre rôle n'est absolument pas de mener le mouvement d'une manière ou d'une autre,
03:10mais d'être là pour écouter les lycéens et les lycéennes.
03:13D'ailleurs, je trouve ça dommage qu'on soit les seuls élus présents.
03:16Moi, j'invite tous les élus à aller à la rencontre des lycéens et des lycéennes,
03:20même s'ils ne sont pas d'accord avec eux.
03:21Même sur un blocage, c'est illégal quand même de bloquer un établissement scolaire, Manon.
03:24Oui, vous le savez.
03:25Mais vous savez qu'aujourd'hui, quand vous êtes un lycéen ou une lycéenne
03:29et que vous n'avez aucun moyen de vous faire entendre,
03:32alors oui, bloquer un lycée, ça s'est fait dans l'histoire des mouvements sociaux
03:37et ça permet de se faire entendre, de faire entendre ces revendications.
03:40Et je vous le redis, le meilleur moyen d'arrêter ces blocages,
03:44c'est que le gouvernement, le président de la République,
03:47entendent enfin la parole des lycéens et des lycéennes,
03:50entendre leur colère, entendre leur détresse aussi,
03:52parce que c'est une jeunesse qu'on est en train de sacrifier.
03:55Ceux qu'on n'entend pas, ce sont les étudiants et les lycéens
03:57qui veulent retourner en cours.
03:59Qu'est-ce que vous leur dites à eux, à ceux qui ne sont pas favorables au blocage
04:04et veulent tout simplement continuer à apprendre ?
04:05Je pense qu'il y a une grande partie des lycéens et des lycéennes
04:08qui sont solidaires des revendications,
04:11parce qu'ils le vivent au quotidien,
04:13parce que quand vous avez des portes qui ne ferment pas des toilettes
04:19ou un toilette pour des centaines d'élèves,
04:21que vous n'avez pas de papier toilette,
04:22c'est ça les conditions d'études concrètes des élèves dont on parle aujourd'hui,
04:26des professeurs qui sont absents depuis la rentrée.
04:29Mais quelle est l'alternative ?
04:32Aujourd'hui, on vit quand même dans une démocratie
04:35où quand on manifeste pacifiquement,
04:37on n'est jamais entendu par ce pouvoir en place.
04:40Je vais même plus loin.
04:41Quand on vote aux élections,
04:43comme on l'a fait aux élections législatives de 2024 après la dissolution,
04:47le président de la République n'en a rien à faire
04:49et forme la majorité qu'il veut sans tenir compte des équilibres politiques.
04:53Quand vous faites des pétitions à l'Assemblée nationale,
04:54comme contre l'acétamipride, un pesticide dangereux
04:57où il y a des centaines de milliers de signataires...
05:00Les lycéens ont reçu des engagements de la part du gouvernement.
05:03Alors ça, tu n'es encore en place au mieux que pour six mois,
05:05mais il y a eu des annonces.
05:07Il a fallu quand même un mois au président de la République
05:09pour recevoir les organisations lycéennes.
05:11Et au bout d'un mois, pardon,
05:12mais il annonce quelques mesurettes.
05:14Et les syndicats ne sont pas dupes.
05:16Quand ils sont sortis du rendez-vous à l'Elysée,
05:18ils ont dit très clairement, c'est de l'arnaque.
05:20Et nous, on n'est pas là pour faire de la figuration.
05:22On est là, on a dix mesures.
05:24Et c'est sur dix mesures, ils en ont zéro.
05:26Il y a une sorte de rupture d'égalité face au bac
05:29avec certains lycéens, certains étudiants
05:32qui sont empêchés d'aller étudier.
05:34Je reviens à cela.
05:35On a des bacs blancs qui vont être organisés
05:38dans beaucoup d'établissements en décembre.
05:40On a aussi le contrôle continu.
05:43Qu'est-ce qu'on va faire du bac finalement en fin d'année ?
05:45Il va falloir l'adapter, le brader ?
05:48C'est intéressant que vous parliez de rupture d'égalité.
05:51Est-ce que c'est précisément contre cette rupture d'égalité
05:53que se mobilisent les lycéens et les lycéennes ?
05:55S'ils se mobilisent, c'est parce que dans le cadre de Parcoursup,
05:58il y a une inégalité entre les établissements
06:00et qu'ils demandent notamment l'anonymisation des établissements.
06:04Ce qu'ils savent très bien qu'en fonction des établissements,
06:06si vous venez d'un REP+, en Seine-Saint-Denis,
06:09vous n'avez pas les mêmes chances qu'un lycée du centre Paris.
06:12S'ils se mobilisent, c'est parce que les professeurs
06:14sont moins bien remplacés dans le 93
06:17et dans certains départements que dans d'autres.
06:19Donc c'est précisément pour rétablir cette égalité
06:22qu'ils se mobilisent.
06:23Donc je trouve que le terme que vous utilisez est le bon.
06:26C'est contre cette rupture de l'égalité.
06:28Et j'espère que d'ici la fin...
06:30Mais on en fera quoi du bac avec toutes ces journées de cours
06:32qui n'auront pas eu lieu ?
06:33Écoutez, on est au mois de novembre.
06:36J'espère que le mouvement n'aura pas à durer
06:39et que les revendications seront satisfaites
06:42le plus rapidement possible.
06:43Vous savez, moi je suis d'une génération,
06:45mes premiers engagements, c'était contre le contrat première embauche
06:48en 2006, ça ne nous rajeunit pas.
06:51Et à l'époque, on avait bloqué nos lycées
06:53pendant plus de trois mois.
06:55On avait obtenu gain de cause.
06:56Le CPE avait été retiré par Dominique de Villepin.
06:59Comme quoi, à l'époque, la droite était capable
07:01d'entendre les revendications lycéennes.
07:03Et pour autant, le bac s'était déroulé
07:04dans de très bonnes conditions
07:05et les revendications lycéennes avaient été satisfaites.
07:08Donc c'est possible.
07:08La mobilisation sociale en recul samedi dernier,
07:12c'est un essoufflement de la mobilisation ou pas, selon vous ?
07:15Non, pas du tout, parce que si vous prenez
07:17les chiffres agrégés à l'échelon national,
07:20en réalité, il y a un certain nombre de villes
07:21où la mobilisation était tout bonnement interdite.
07:24À Marseille, à Lyon, à Saint-Etienne,
07:27il était interdit de manifester dans toute la ville.
07:29Est-ce que les syndicats vous ont fait faux bon ?
07:31La CGT n'a pas déposé de demande à Marseille ?
07:32Non, ils ont déposé, ça a été interdit.
07:34Et c'est là où on arrive dans une situation
07:38assez inédite dans notre pays
07:39où la liberté de manifester, le droit de manifester
07:43qui est protégé dans notre Constitution
07:45est en train d'être attaquée par le pouvoir en place.
07:48Et c'est pour ça que la mobilisation de samedi dernier,
07:50elle était évidemment pour des moyens d'en éducation,
07:52contre la vie chère,
07:53mais elle avait une teneur singulière
07:55de défense de nos libertés fondamentales.
07:57Parce qu'aujourd'hui, on vit dans un pays
07:59où, à travers la multiplication des couvre-feux,
08:02les interdictions de manifestations,
08:04l'instrumentalisation des services de renseignement
08:07contre une force d'opposition qui est la France insoumise,
08:10comme l'ont révélé vos confrères de Mediapart,
08:13le glissement, la pente autoritaire qu'on est en train de prendre
08:16est extrêmement dangereuse.
08:18Et je veux bien qu'on la mesure.
08:19Emmanuel Macron nous a amené à être dans un régime autoritaire,
08:22selon vous, Manon Brie, aujourd'hui ?
08:23En tout cas, on est en train de prendre une pente autoritaire.
08:26La Ligue des Droits de l'Homme, Amnesty International, alerte.
08:29Ils saisissent la Commission Nationale des Droits d'Homme,
08:32ils saisissent le Défenseur des Droits,
08:33ils saisissent même l'Organisation des Nations Unies
08:35et invitent à une mission d'observation dans notre pays.
08:39Et oui, je crois qu'un certain nombre de digues
08:41sont en train d'être tombées.
08:42Emmanuel Macron dit,
08:43le débat électoral et les urnes doivent prendre le pas
08:45sur la démocratie sociale et la rue.
08:48Ça vous inspire quoi ?
08:48Qu'est-ce que vous répondez au Président de la République ?
08:50Les leçons de démocratie d'un Président de la République, Emmanuel Macron,
08:53qui n'a eu que faire de la démocratie sociale ces dernières années,
08:56qui a organisé des élections législatives
08:58pour ne pas tenir compte du résultat,
09:00franchement, c'est un peu fort de café.
09:01Pour le reste, les élections présidentielles,
09:04ça ne m'a pas échappé, ont lieu dans six mois.
09:06Évidemment, nous faisons campagne avec Jean-Luc Mélenchon
09:08et si nous arrivons au pouvoir,
09:10nous débloquerons les 10 milliards d'euros
09:12qui sont demandés par les lycéens dans notre pays.
09:15Nous procéderons au blocage des prix des produits de première nécessité
09:18et notamment au prix de l'essence.
09:20Mais pardon, je pense que les gens, aujourd'hui,
09:24ne peuvent pas attendre six mois.
09:26Ils ne peuvent pas attendre six mois.
09:27Quand vous demandez des élections présidentielles anticipées,
09:30vous demandez aujourd'hui concrètement,
09:31pour bien savoir, la démission d'Emmanuel Macron ?
09:33Je pense qu'en tout cas, le Président de la République
09:36doit soit céder, soit partir.
09:38C'est ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon.
09:40Ça veut dire quoi concrètement ?
09:41Soit il cède aux revendications sociales
09:43et il donne un peu d'air frais
09:44aux gens qui, aujourd'hui, doivent choisir
09:48entre faire le plein d'essence,
09:50le petit plaisir du week-end pour leurs enfants
09:53ou tout simplement remplir leur frigo.
09:55Soit, s'il n'est pas capable de répondre...
09:57Emmanuel Macron, vous ne serez pas satisfait ?
09:59Non !
10:00Si demain, Emmanuel Macron annonce le blocage
10:03des prix de l'essence à 1,70€,
10:04si demain, Emmanuel Macron annonce débloquer
10:0710 milliards d'euros pour l'éducation,
10:08on sera les premiers à s'en féliciter.
10:10La réalité, c'est qu'on est extrêmement loin de ça.
10:12La réalité, c'est que quand même il y a eu
10:143 millions de gens dans la rue
10:16contre la réforme des retraites,
10:18l'ensemble des syndicats, une grande majorité
10:20de la population française,
10:22Emmanuel Macron a fait passer sa réforme des retraites
10:24par 49,3€.
10:25Il s'apprête à faire passer son budget
10:27par 49,3€.
10:28On voit très bien qu'Emmanuel Macron
10:30est dans son bunker, isolé, à l'Elysée,
10:33et il gouverne aujourd'hui contre le peuple.
10:35Et franchement, 10 ans de macronisme,
10:36c'était extrêmement long,
10:38on n'en voit plus le bout.
10:39Donc, soit il fait un geste pour le peuple,
10:42soit en effet, il vaut mieux qu'il parte.
10:44Jeudi, mobilisation et appel à la grève générale
10:46de la part de l'intersyndicale.
10:48Vous serez mobilisés, vous serez dans la rue, Manon Oubry ?
10:50Bien sûr, nous serons dans la rue, à leur côté,
10:52et j'appelle tous les salariés du pays
10:54à suivre le mouvement appelé par les syndicats.
10:57Avec l'aide de l'exécutif qui annonce
10:58qu'il va faire en sorte que la manifestation
11:00se passe dans le bon ordre.
11:01On a vu encore des images assez choquantes
11:04samedi dernier, notamment, vous l'avez vu,
11:05de ce gendarme qui a été incendié,
11:07qui a reçu un engin incendiaire sur lui,
11:11qui a été blessé.
11:12Ce sont des images, j'imagine,
11:13qui vous ont choqué, vous aussi ?
11:15Bien sûr, ce sont des images qui sont choquantes.
11:17Vous savez, nous, on a toujours détesté la violence,
11:22dans quelques formes qu'elles prennent,
11:25par objectifs politiques,
11:27mais aussi par nécessité,
11:29et on croit plutôt à la massification
11:31des mobilisations sociales.
11:32Comme je suis aussi choquée par la violence
11:35qui s'est exercée de la part des forces de l'ordre
11:37contre les manifestants ces dernières semaines,
11:39on ne compte plus les personnes éborgnées,
11:42les mains arrachées,
11:43et l'utilisation de ces armes de guerre,
11:46parce que les LBD, les grenades de désencerclement,
11:48sont des armes de guerre,
11:49et il n'y a qu'en France qu'on voit le terrible bilan humain
11:54que portent aujourd'hui les manifestants.
11:57Avec des enquêtes de l'IGPN qui ont été ouvertes,
11:58on verra ce que ça donnera.
11:59C'est intéressant, parce que ces enquêtes de l'IGPN,
12:00il y a vos confrères de l'œil du 20h,
12:02qui ont révélé que plus de la moitié de ces enquêtes
12:04ont été confiées à des cellules locales,
12:08dont les directions sont souvent les mêmes
12:10que les policiers qui sont mis en cause.
12:12Dans les mêmes bâtiments, les mêmes commissariats,
12:13il y a effectivement toute une question à ce sujet.
12:15Et en l'occurrence, quand il y a eu des enquêtes
12:17qui ont été ouvertes de l'IGPN au moment des Gilets jaunes,
12:20il y en a eu 456 qui ont été ouvertes.
12:22Seulement 6 d'entre elles ont abouti.
12:24Donc oui, il y a un enjeu aujourd'hui
12:25sur la démesure des forces de l'ordre
12:29et la nécessité de protéger le droit de manifester en France.
12:32Manon Bré, je rappelle,
12:33eurodéputé de la France Insoumise,
12:36question courte, réponse courte,
12:37puisque le temps file,
12:39mettre en place des tracés, des parcours de manifestation
12:41en dehors des centres-villes pour jeudi prochain,
12:43le 5 novembre, vous y êtes favorable ?
12:45Absolument pas.
12:46Ça fait partie des restrictions au droit de manifester.
12:49C'est ce que demandent les commerçants.
12:50Pour la manifestation, c'est pas vrai,
12:52parce que la manifestation de samedi dernier,
12:54je prends l'exemple à Paris,
12:56elle devait se tenir entre Bastille et Nation.
12:58Ça a été invalidé par le tribunal administratif
13:02qui a fait tomber l'arrêté d'interdiction.
13:04Donc jusqu'à vendredi soir,
13:06on devait manifester entre Bastille et Nation.
13:09Et puis le gouvernement...
13:10Parce qu'il ne faut pas décider justement,
13:11là d'ores et déjà, pour éviter justement ces allers-retours,
13:15de se dire, ben voilà, on fait un tracé en dehors du centre-ville.
13:18C'est le gouvernement qui a joué avec le feu.
13:20Donc pour vous, c'est non.
13:21Plutôt que de nous laisser préparer la manifestation
13:23entre Bastille et Nation,
13:24ils ont préféré faire appel devant le Conseil d'État
13:27le vendredi à minuit.
13:28Donc pour vous, le 5 novembre,
13:29ça ne sera pas en dehors du périphère parisien ?
13:31C'est eux qui organisent le chaos, la désorganisation.
13:34Donc moi, ce que je demande au gouvernement,
13:35c'est de nous laisser manifester,
13:36comme on l'a toujours fait,
13:39de valider les parcours qui ont été...
13:42Mais bien sûr, à Paris et ailleurs d'ailleurs,
13:43parce que je rappelle qu'il y a des villes
13:45où ça a été tout bonnement interdit.
13:47Parlons un petit peu de la présidentielle.
13:49On a du coup, samedi prochain,
13:50le grand meeting de Jean-Luc Mélenchon
13:52qui sera au Bourget,
13:54avec plusieurs questions qui se posent.
13:55Il se dit qu'il pourrait y avoir
13:56certains ralliements politiques.
13:58On parle notamment d'un soutien potentiel
14:00du parti de Benoît Hamon.
14:01Génération, ce sera le cas ou pas ?
14:04Les annonces seront faites en temps et en heure.
14:07Mais ce que je peux vous dire,
14:08c'est que oui, nous sommes dans une dynamique
14:10d'élargissement.
14:11Et qu'aujourd'hui, la campagne de la France insoumise
14:15regroupe autour d'elle
14:17des sympathisants, mais aussi beaucoup plus largement
14:19des hommes et des femmes de gauche
14:20qui se disent que la candidature de Jean-Luc Mélenchon
14:23est la seule qui peut nous permettre
14:25de l'emporter en avril 2027 prochain,
14:29de faire face à Marine Le Pen,
14:31Donc oui, il y aura des gens
14:33qui vont nous rejoindre dans cette campagne.
14:36On aura l'occasion de l'annoncer
14:38en temps et en heure.
14:40Soyez patients.
14:43Mais on aura plein de bonnes nouvelles
14:45à vous annoncer.
14:46D'ailleurs, la question se pose
14:48pour différents élus de gauche,
14:51pas uniquement ceux qui sont aujourd'hui
14:53à Génération, avec lesquels nous sommes
14:54en discussion.
14:55Et moi, ce que je souhaite,
14:56c'est une dynamique la plus large possible.
14:58Marine Tondelier, la candidate,
15:00il y a toujours candidate écologiste
15:01à la présidentielle.
15:03Est-ce que vous l'appelez à se ranger
15:04une nouvelle fois derrière Jean-Luc Mélenchon ?
15:06Moi, je souhaite,
15:08et c'est un secret pour personne,
15:09que les écologistes puissent nous rejoindre.
15:12Parce qu'aujourd'hui,
15:14il y a à la fois une dynamique
15:15de la campagne de Jean-Luc Mélenchon,
15:17mais dans les faits,
15:18les votes sont essentiellement convergents
15:20à l'Assemblée nationale
15:21et d'ailleurs aussi au Parlement européen,
15:23entre les écologistes et les insoumis.
15:24Et maintenant, ils ont choisi
15:26leur propre calendrier.
15:28Je suis respectueuse du calendrier
15:30des uns et des autres.
15:31On ne va pas s'arrêter de faire campagne
15:32en attendant.
15:33Je dis juste qu'à tous les écologistes du pays,
15:36il y a une candidature aujourd'hui...
15:37Elle a posé des conditions
15:38un accord de gouvernement,
15:39un accord pour les législatives,
15:40notamment, c'est ce qu'a dit Marine Tondelier.
15:42Vous êtes prêts à accepter cela,
15:44à céder sur ces conditions ?
15:45Mais vous savez, nous,
15:45dès le début, dès le printemps dernier,
15:47on avait appelé à une nouvelle alliance populaire.
15:50On s'est adressé à toutes les formations
15:52du nouveau Front populaire
15:53qui ont tenu leurs engagements,
15:55qui ont été fidèles à ce programme.
15:56On leur avait dit très clairement,
15:58retrouvons-nous sur le fond
16:00et sur la stratégie de campagne.
16:01Parce que nous,
16:02on ne met jamais de côté le fond.
16:04On présente notre programme.
16:06Il sort vendredi prochain en librairie.
16:08L'Avenir en commun renouvelé.
16:09Tout le monde pourra le trouver.
16:10Vous pourrez aussi, évidemment,
16:12le trouver en ligne.
16:13Il y aura un grand meeting,
16:14vous l'avez dit,
16:15au Bourget samedi.
16:16C'est gratuit.
16:16J'invite tout le monde à venir
16:18parce qu'il y a plus de mille propositions
16:20qui seront faites
16:21du contenu politique
16:22pour faire face aux défis d'aujourd'hui,
16:23aux défis écologiques,
16:24aux défis sociaux,
16:25aux défis démocratiques.
16:26Marine Thondoli aurait sa place
16:26dans un gouvernement
16:27en cas de victoire en 2017 ?
16:29Les écologistes ont leur place
16:30dans tous les cas.
16:30De la France Insoumise.
16:31Maintenant,
16:32la question qui leur est posée,
16:33c'est est-ce que vous avez envie
16:34de faire une candidature
16:35de témoignage
16:36qui pourrait nous faire manquer
16:38quelques voix
16:38pour aller au second tour
16:40ou l'emporter ?
16:40Ou est-ce que vous avez envie
16:42de soutenir la seule candidature
16:44écologiste
16:45qui peut aller au second tour ?
16:46Merci Manon Aubry.
16:47On reste ensemble,
16:48eurodéputés de la France Insoumise,
16:50avec votre carte blanche
16:51à suivre.
16:52On va parler d'un texte
16:53qui est passé à l'Assemblée nationale
16:54la semaine dernière.
16:55Une victoire pour vous,
16:55vous allez nous le dire.
16:56Et puis on va revenir aussi
16:57sur ce coup de gueule,
17:00cette colère de Jean-Luc Mélenchon
17:02contre TF1
17:03après l'interview hier
17:05dans le 20h d'Edouard Philippe.
17:06A tout de suite.
17:09Le Grand Matin Sud Radio,
17:117h10h,
17:12Benjamin Glaze.
17:13Et nous sommes toujours ce matin
17:14avec Manon Aubry,
17:15eurodéputée de la France Insoumise.
17:18Manon Aubry,
17:18place à votre carte blanche.
17:19Vous avez décidé de l'utiliser
17:20pour parler d'un texte
17:21voté jeudi dernier
17:22à l'Assemblée
17:23au sujet des AESH,
17:25ce sont les accompagnants
17:26d'élèves en situation
17:27de handicap.
17:28C'est à vous Manon Aubry.
17:29Oui, je voulais vous en parler
17:30parce que dans l'actualité politique
17:32dense du moment,
17:34finalement ça n'a pas fait
17:35la une des médias.
17:36Pourtant ce texte,
17:37il est essentiel
17:38et il a été adopté
17:40à l'Assemblée nationale
17:40jeudi dernier
17:41à l'initiative
17:42de la France Insoumise.
17:43Il prévoit de titulariser
17:45tous les accompagnants
17:46d'élèves en situation
17:48de handicap.
17:49On a en France,
17:50dans notre pays,
17:50plus de 50 000 enfants
17:52en situation de handicap
17:53qui aujourd'hui
17:55n'ont pas d'accompagnants
17:56parce que c'est un métier
17:58dont il est très difficile
18:00de recruter.
18:01Je dis elles
18:02parce que ce sont
18:03la grande majorité des femmes,
18:0490% des femmes
18:05elles sont payées
18:06en moyenne 800 à 900 euros
18:07par mois.
18:08Ce sont souvent
18:09des temps partiels subis
18:11et le résultat
18:12c'est qu'aujourd'hui
18:13nos élèves
18:14en situation de handicap
18:15se retrouvent déscolarisés
18:16ou alors c'est les parents
18:18qui se retrouvent
18:18à arrêter de travailler
18:19pour les accompagner.
18:20Je crois que cette victoire
18:21est une belle victoire
18:22et la démonstration
18:22de l'utilité.
18:23La France Insoumise,
18:24un jour on a obtenu aussi
18:25d'autres victoires
18:26notamment l'accompagnement
18:29psychologique
18:29pour créer un corps
18:34de fonctionnaires
18:35c'est faisable
18:36ça ne coûte pas
18:36beaucoup d'argent
18:37mais en revanche
18:38c'est permettre
18:39une garantie
18:40d'égalité
18:41on parlait un peu
18:41plus tôt dans l'interview
18:42d'égalité
18:43et de mise en pratique
18:44de l'égalité devant la loi
18:46pour que tous les élèves
18:46du pays
18:47quelle que soit
18:47leur situation
18:48puissent aller à l'école
18:50et je trouve que
18:51c'est un signe
18:52de ce que la France Insoumise
18:53peut faire
18:53si demain
18:53elle arrive au pouvoir
18:54parce que le même jour
18:55on a eu une autre victoire
18:56sur l'accompagnement
18:58la prise en charge
18:59psychologique
19:00pour toutes les victimes
19:01de violences sexistes
19:02et sexuelles
19:03et je trouve que
19:04c'est un bon signe
19:05pour l'avenir
19:05avant qu'on arrive au pouvoir.
19:07Vous avez entendu le gong
19:08on passe à la question
19:09aux auditeurs.
19:10Bonjour Madame Aubry
19:11Dominique de Roussillon
19:13donc ma question est
19:14le débat public national
19:15est de plus en plus
19:17polarisé en ce moment
19:18les désaccords
19:19deviennent
19:19des affrontements
19:20de la violence verbale
19:21des anathèmes
19:22inutiles
19:23pensez-vous sincèrement
19:24aujourd'hui
19:24pour le bien
19:25de notre sublime pays
19:26et de son peuple
19:27qu'il soit à nouveau possible
19:28de dialoguer sereinement
19:29avec un adversaire politique
19:31merci de votre réponse
19:32Madame Aubry
19:34Madame Aubry
19:35bien sûr
19:36que le dialogue
19:37c'est l'essence même
19:38de la démocratie
19:40je crois
19:41pour ma part
19:43participer
19:43à de nombreux débats politiques
19:45avec des adversaires politiques
19:46des gens
19:47que je combats
19:48de toutes mes forces
19:49je pense notamment
19:50à l'extrême droite
19:51au Rassemblement National
19:52qui n'est pas plus tard
19:53que jeudi dernier
19:53a tout fait
19:54pour empêcher un vote
19:56sur l'augmentation du SMIC
19:57à 1700 euros net
19:58parce qu'ils s'y opposent
19:59de toutes leurs forces
19:59et nous on veut démontrer
20:01à quel point
20:01ils sont une arnaque sociale
20:02mais on peut le faire
20:03dans un cadre apaisé
20:05dans un dialogue politique
20:06argument contre argument
20:07et si une démocratie
20:09n'est plus capable
20:10d'organiser ce débat politique
20:11alors oui
20:12il y a de quoi s'inquiéter
20:13On va dire les choses
20:13Manon Aubry
20:13est-ce que c'est dialoguer
20:15que d'insulter
20:17d'invectiver un journaliste
20:17de BFM
20:18comme Jean-Luc Mélenchon
20:19l'a fait
20:20et vous BFM
20:20ça suffit
20:21avec les remarques racistes
20:22c'est ça un dialogue
20:23apaisé aujourd'hui ?
20:24En l'occurrence
20:25ce dont il parlait
20:25c'était le climat
20:27l'ambiance
20:29du racisme systémique
20:31qui est véhiculé
20:32par un certain nombre
20:32de médias
20:33et qui a conduit
20:33au drame
20:34que l'on connaît
20:34c'est-à-dire un attentat
20:36raciste et négrophobe
20:38attrape il y a 10 jours
20:39Alors quels sont
20:39les médias responsables
20:40selon vous
20:41de cet attentat ?
20:41Par exemple
20:42quand BFM TV
20:43le soir du 17 octobre
20:44invite à une heure
20:45de grande écoute
20:46Eric Zemmour
20:47qui est un multicondamné
20:49pour incitation
20:50à la haine raciale
20:51le même Eric Zemmour
20:52qui parle des violences
20:53du 17 octobre
20:54comme issue
20:55du grand emplacement
20:57une, je cite
20:58horde arabo-musulmane
21:01oui c'est dangereux
21:02et oui je pense
21:03que BFM TV
21:03a une responsabilité
21:04c'est pas les seuls
21:05à l'avoir invité
21:06C'est-à-dire que quelqu'un
21:07qui a été condamné
21:07qui a purgé sa peine
21:08pour le coup
21:09doit ne pas être invité
21:12quand même ?
21:12Quelqu'un qui est condamné
21:13pour incitation
21:14à la haine raciale
21:15Donc Eric Zemmour
21:16selon vous
21:16ne doit plus être invité
21:17dans les médias ?
21:18Je pense que les médias
21:19doivent penser à deux fois
21:20et en tout cas
21:21à chaque fois qu'ils tiennent
21:22un discours
21:23qui participe
21:24à cette haine raciale
21:25là par exemple
21:26de parler de horde
21:28arabo-musulmane
21:29sans preuve
21:30le journaliste
21:30a une responsabilité
21:32de rétablir les faits
21:32en pratique
21:33ni sur BFM
21:34ni sur LCI
21:35quand il a été invité
21:36il n'a été contredit
21:37d'ailleurs pas plus tard
21:40que hier aussi
21:41quand Edouard Philippe
21:42tient ce même type
21:43de propos sur TF1
21:45il ne l'est pas repris
21:46donc il y a quand même
21:46un sujet
21:47D'un mot sur cette pétition
21:48qui a été déposée
21:49sur le site de l'Assemblée nationale
21:50qui appelle à supprimer
21:51CNews
21:51de l'audiovisuel français
21:52on a plus de 460 000 signatures
21:55à l'heure actuelle
21:55vous l'avez signée ou pas ?
21:57Moi je n'ai pas encore
21:58l'occasion de la signer
21:59mais je la partage
22:00dans les grandes lignes
22:01parce qu'aujourd'hui
22:02on a une chaîne
22:03qui a été rappelée à l'ordre
22:05à de nombreuses reprises
22:06par l'ARCOM
22:07qui est une forme
22:07de gendarmes
22:10et de contrôle des médias
22:11qui contrôle aussi
22:12Sud Radio
22:13et tous les médias de France
22:14et à de très nombreuses reprises
22:17CNews a été rappelée à l'ordre
22:18pour un mauvais contrôle
22:21de leur plateau télé
22:23un certain nombre de fake news
22:25qui ont été diffusées
22:26Vous continuez d'ailleurs
22:27je crois
22:28à être sur CNews
22:30vous-même Manon Bré
22:30je ne sais pas si vous allez continuer
22:31à y aller
22:32Nous continuons
22:32parce que la bataille
22:33doit se mener partout
22:35y compris là
22:36où nous sommes en désaccord
22:38C'est paradoxal
22:38c'est-à-dire qu'il faut mener
22:39le combat partout
22:40mais en même temps
22:41supprimer CNews
22:42Pour être honnête
22:43si on n'allait que dans les médias
22:45avec lesquels on était d'accord
22:47on n'irait pas sur beaucoup de médias
22:49mais ça ne nous empêche pas
22:50de critiquer fondamentalement
22:52la manière dont l'antenne
22:54est tenue à CNews
22:55qui à de très nombreuses reprises
22:57a repris un certain nombre
22:58de fake news
22:58je pense notamment
23:01qui s'en est pris
23:02à l'avortement par exemple
23:03pour ne prendre que cet exemple
23:04donc oui
23:06il y a un certain nombre de règles
23:07qui doivent être respectées
23:08dans notre pays
23:09Je vous laisse juge de vos propos
23:09parce que pour le coup
23:10je n'ai pas
23:11Ils ont été repris à l'ordre
23:12par l'art commun
23:13Manon Bré
23:14on en parle sur les réseaux sociaux
23:15vous parliez justement
23:16d'Edouard Philippe
23:17il y a quelques instants
23:17Félix Mathieu
23:18nous a rejoint
23:19puisque Félix
23:20Jean-Luc Mélenchon
23:20a décidé d'anneler
23:22une prochaine interview
23:22prévue sur TF1
23:23c'est ça ?
23:24Oui il a vivement réagi
23:25à l'interview d'Edouard Philippe
23:26hier soir aux 20h de TF1
23:27je vous cite le message
23:28du candidat de la France Insoumise
23:30sur les réseaux sociaux
23:31Anne-Claire Coudray
23:32reprend à son compte
23:33les calomnies racistes
23:34d'Edouard Philippe
23:35lequel déroule son discours
23:37dégoûtant
23:37sans être interrompu
23:38lundi
23:39écrit Jean-Luc Mélenchon
23:40je n'irai pas
23:41aux 20h de cette chaîne
23:42lundi c'est-à-dire aujourd'hui
23:43ce qui a déplu
23:45en fait à Jean-Luc Mélenchon
23:46ce sont donc notamment
23:46ses propos du candidat Horizon
23:49en réponse à la présentatrice
23:50de TF1
23:51Anne-Claire Coudray
23:52Vous avez dit
23:53suite à cette journée
23:54la surreprésentation
23:55des jeunes issus
23:56de l'immigration
23:56parmi les émeutiers
23:57quelle conclusion
23:59en avez-vous tiré
24:00de ce constat ?
24:02J'ai constaté que
24:02le modèle français
24:04d'intégration républicaine
24:05a produit des réussites
24:07exceptionnelles
24:08mais qu'il me paraît
24:10évidemment constatable
24:11que ce modèle d'intégration
24:13il connaît des ratés
24:14des imperfections
24:15dans les images
24:16que nous avons vues
24:17des pillages
24:18il y avait de fait
24:20un certain nombre
24:22important
24:22de jeunes français
24:24sans doute
24:25que je considère
24:26comme des français
24:26issus de l'immigration
24:28ce qui traduit un sujet
24:29qu'on doit regarder
24:30les yeux dans les yeux
24:30Et l'ancien premier ministre
24:32ensuite évoquait
24:32une urgence
24:33je le cite
24:33de refaire nation
24:34de citer par exemple
24:35l'idée d'un service national
24:36obligatoire
24:37Ça s'inscrit
24:39dans la droite lignée
24:40d'Éric Zemmour
24:41que j'évoquais un peu plus tôt
24:42qui reprend cette idée
24:44que ceux qui ont participé
24:46aux violences
24:47du 17 octobre
24:48sont des gens
24:49essentiellement
24:49issus de l'immigration
24:51Ça n'a pas été prouvé
24:53par les faits
24:53D'ailleurs
24:53quand nous sommes allés
24:56à Matignon
24:56à la rencontre
24:57du premier ministre
24:58à la demande
24:59du premier ministre
24:59et quand ils ont analysé
25:01le profil sociologique
25:02des personnes
25:04qui étaient impliquées
25:04ils ont dit
25:05que globalement
25:06c'était des gens
25:06qui n'étaient pas politisés
25:08Et des médias
25:09c'est ça la question aussi
25:10qui se pose
25:10Non mais on est en droit
25:11vous savez
25:12la liberté de la presse
25:13et journaliste
25:14c'est un beau métier
25:15c'est une valeur fondamentale
25:17et ça nous confère aussi
25:19un droit
25:19Jean-Luc Mélenchon
25:20est très souvent invité
25:21sur LCI et sur TF1
25:22et de la même manière
25:23Il n'est pas ostracisé
25:24Vous me posiez la question
25:25un peu plus tôt
25:26On est invité
25:28sur toutes les chaînes
25:29sur lesquelles on est invité
25:30ce qui ne nous empêche pas
25:31d'avoir un regard critique
25:33sur la manière
25:34dont les médias
25:36traitent aujourd'hui
25:37l'information
25:37Et il y a quand même
25:38un sujet dans notre pays
25:39quand on sait
25:39que 90% des médias
25:41sont détenus
25:42par 9 milliardaires
25:43il y a un sujet
25:44sur la concentration
25:45des médias
25:45sur la liberté de la presse
25:47et c'est quelque part
25:48pour défendre
25:48votre métier
25:49de journaliste
25:50et la liberté de la presse
25:51que l'on se bat
25:52donc quelque part
25:52vous devriez nous dire merci
25:53En attaquant Anne-Claire Coudray
25:55en l'occurrence
25:56Elle n'est pas indépendante
25:57Anne-Claire Coudray
25:58les présentatrices
25:59du 20h de TF1
26:00C'est ce que sous-entend
26:01Jean-Luc Mélenchon
26:02En l'occurrence
26:03là ce qu'il dit très clairement
26:04c'est que la manière
26:05dont il aborde ce sujet
26:07en ne rétablissement
26:08pas la vérité
26:09et donc en participant
26:10à propager
26:11une haine
26:12contre les personnes
26:13issues d'immigration
26:14qui divisent notre société
26:16C'est-à-dire qu'Anne-Claire Coudray
26:16hier fait le jeu
26:17du racisme ?
26:18En l'occurrence
26:19sans rétablir
26:20les faits
26:20et la réalité
26:21sur le sujet
26:23regrette
26:24et je pense de nouveau
26:25que la responsabilité
26:26des journalistes
26:27à chaque fois que ce type
26:28Ça veut dire qu'Anne-Claire Coudray
26:28devrait s'excuser selon vous ?
26:30Je pense qu'en tout cas
26:31elle devrait réfléchir
26:32à deux fois
26:33quand elle reprend
26:34à son compte
26:35des faits
26:35qui ne sont pas avérés
26:36Moi si je dis des choses
26:38qui sont fausses
26:38à votre antenne
26:39j'espère que vous allez me reprendre
26:41J'espère
26:41et donc j'espère
26:42qu'elle en fait de même
26:44Voilà
26:44Après Jean-Luc Mélenchon
26:45a eu l'occasion
26:46de s'exprimer sur le sujet
26:47Vous confirmez que Jean-Luc Mélenchon
26:48ne sera pas aujourd'hui
26:49sur TF1 ?
26:50À ma connaissance
26:50je n'ai pas encore eu l'occasion
26:51d'échanger avec lui
26:52depuis
26:52mais à ma connaissance
26:53il ne m'y aura pas
26:54Merci beaucoup Manon Aubry
26:57Eurodéputée
26:57La France Insoumise
26:58Merci d'avoir été avec nous
26:59ce matin sur Sud Radio
27:00Bonne journée

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