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  • il y a 1 jour
Avec Françoise Degois

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##DROLE_D_EPOQUE-2026-10-14##

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Transcription
00:00Et on vous retrouve, Françoise Degoy. Bonjour Françoise.
00:02Bonjour mon cher Jacques.
00:03Vous allez nous parler dans votre drôle d'époque de cette bataille du budget qui a commencé hier soir à
00:10l'Assemblée Nationale,
00:11une bataille qui peut déchirer un peu plus la gauche.
00:13Oui, cette bataille d'avant la présidentielle va évidemment envenimer un peu plus encore les relations déjà exécrables entre toutes
00:21les formations,
00:22d'autant plus tendues ces relations que Raphaël Guzman, le candidat désigné dimanche,
00:26n'est pas ce qu'on peut appeler un foudre de guerre et sur la question des comptes publics, ni
00:31sur la rupture politique radicale.
00:33Pour preuve déjà, sur la motion de rejet déposée par le groupe socialiste, c'est-à-dire Boris Vallaud et
00:38Olivier Faure,
00:39l'un des piliers de son équipe, le député Sacha Houllier, ancien macroniste emblématique,
00:45il a refusé lui de la voter au nom de la responsabilité, tout comme d'ailleurs un certain François Hollande.
00:52Mais la difficulté arrive avec l'examen du texte, je vous rappelle que c'est la partie recette qu'on
00:56examine,
00:57et la censure qui pend au nez du gouvernement, et c'est 54 milliards d'euros d'économie.
01:02Alors, sans surprise, s'il y avait censure et les filles et les verts la voteraient ?
01:07Oui, et c'est un peu plus compliqué évidemment pour le groupe socialiste.
01:10D'un côté, on sent bien que ce budget est tout simplement invotable avant une présidentielle.
01:15Mais le groupe socialiste n'est pas aussi clair.
01:17Pourquoi ? Parce qu'il y a l'arrière-plan présidentiel.
01:20D'abord, la personnalité même de Raphaël Guxman, il n'est pas parlementaire national.
01:25Et c'est un sujet, car comment exister dans un débat qui risque d'occuper l'espace politique pendant des
01:30semaines ?
01:31Ces soutiens dans le rang des députés socialistes ne sont pas légion.
01:35Et la tendance serait plutôt à la censure, avec un risque majeur,
01:40précipiter avec une censure l'histoire politique,
01:43au point d'atterrir, pourquoi pas, sur une dissolution à la fin de l'année.
01:46Et là, ce serait un véritable accident industriel,
01:49avec une campagne des législatives anticipées,
01:52menée évidemment par le premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure.
01:56Et on ne voit pas comment Raphaël Guxman pourrait avoir le moindre crédit à la matière.
02:00C'est cette dichotomie qui commence à apparaître entre le parti socialiste et le candidat,
02:05et bien ce serait un véritable piège.
02:07D'autant que LFI, de son côté, avec un Mélenchon surpuissant,
02:11garde sa cohérence politique,
02:15censure, censure, censure,
02:16pour reprendre l'expression de Mélenchon,
02:19chez nous, c'est carré.
02:20Et dans ce contexte, on apprend qu'Emmanuel Macron agite le spectre de la dissolution.
02:25Oui, bien sûr, Jacques, on connaît la musique, sans le dire,
02:28mais en faisant passer tous les messages explicites,
02:30et son déjeuner avec la présidente de l'Assemblée nationale,
02:32le président du Sénat,
02:33et le Premier ministre, aujourd'hui, n'a rien d'anodin.
02:36Le message officiel, c'est, on va parler du budget.
02:39En sous-titre, ah ah, gare à vous,
02:41je renvoie tous les groupes à leur responsabilité.
02:44Ce moment du budget est donc un moment dangereux,
02:46surtout d'ailleurs pour la gauche.
02:48Si le PS, in fine, décide de ne pas censurer,
02:51pour protéger, en quelque sorte,
02:53ses circonscriptions,
02:54son candidat désigné,
02:56et la douloureuse question des alliances de LFI,
03:00alors qu'une seule question, à mon avis,
03:02devrait prévoir l'art quand on est de gauche,
03:04y compris le gouvernement,
03:05comment peut-on ne pas censurer un tel budget
03:08à quelques mois d'une présidentielle si cruciale,
03:11dans laquelle, tous les sondages le disent,
03:13les électeurs répètent un seul mot d'ordre,
03:16tabou la raza.

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