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00:00Nous misons là.
00:01Europe 1, le journal permanent.
00:03Vous écoutez Europe 1, il est 18h45, le rappel des titres, c'est avec Frédéric Joncheret.
00:07100 000 personnes ont défilé à Marseille selon la CGT, 17 000 selon la préfecture de police.
00:12Une manifestation dans le calme, mais depuis des cortèges sauvages se forment
00:16et les forces de l'ordre font usage des gaz lacrymogènes et les véhicules sans tort sont déployés.
00:21A Nantes, les forces de l'ordre ont fait usage de lacrymogènes et du canon à eau.
00:25Des individus ont réussi à rejoindre le centre-ville. Une bijouderie aurait été pillée.
00:30Une personne grièvement blessée à la main à la fin de la manifestation à Toulouse.
00:34Selon un street medic qui a pris en charge le blessé, il aurait eu plusieurs doigts arrachés liés à l
00:39'explosion d'un engin à proximité.
00:42Tension également à Limoges. Plus de 3 000 personnes se sont réunies aux abords de la mairie.
00:46Quant aux deux suspects de l'incendie de l'hôtel de ville, âgés de 34 et 66 ans,
00:51ils ont été mis en examen et placés en détention provisoire.
00:54Et plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à trappe en hommage à l'homme de 26 ans tué hier
00:59par des tirs en rafale.
01:00L'auteur présumé est soupçonné d'avoir agi par racisme.
01:03Il est entendu par les enquêteurs tout comme 4 de ses proches.
01:06Merci Frédéric. On vous retrouve à 19h sur Europe 1 pour votre journal.
01:11Europe 1 Soir. 18h-20h. Hélène Roué.
01:14Vous écoutez Europe 1, il est 18h46. On continue cette édition spéciale bien sûr sur cette journée de très haute
01:20tension du 24 octobre.
01:21Je suis toujours avec mes débatteurs. Charlotte Bernela, journaliste au JDD et Antonin André, chef du service politique du JDD.
01:27Nous précisons qu'également en ce moment, 500 casseurs font face au fort droit de l'ordre dans la ville
01:31de Paris.
01:32C'est vrai que même si les chiffres ne sont pas du tout les mêmes, les dégradations ne sont évidemment
01:36pas les mêmes que celui de 17 octobre,
01:38la journée n'est pas terminée.
01:39En plus, ce soir, on dort une heure de plus.
01:41Donc si vraiment il y en a qui veulent se motiver, ça peut faire une heure d'émeute en plus.
01:44Enfin, je ne vais pas donner des idées.
01:47Je voulais vous faire écouter le son de Jean-Luc Mélenchon.
01:49On vient d'en parler avec Antonin André avant la pause.
01:51Donc c'était aujourd'hui en tête de cortège.
01:53Il a sorti l'artillerie lourde.
01:55Il était interrogé par un journaliste de BFM TV.
01:57Il l'a notamment accusé de racisme.
01:59Jean-Luc Mélenchon, les lycéens seront reçus lundi par le Premier ministre.
02:02Que doit-il leur annoncer concrètement ?
02:04C'est pas moi le gouvernement et leur demander.
02:06Et vous, BFM, commencez à vous calmer sur les remarques racistes de toutes sortes.
02:10Parce que ça commence à bien faire.
02:12Il faut comprendre, M. Mélenchon, est-ce que vous appelez à ce que ces samedis de mobilisation s'enchaînent comme
02:17lors des Gilets jaunes ?
02:19On parle des revendications, là, M. Mélenchon.
02:22Allez, allez, c'est bon.
02:23Allez faire du racisme à la télé, et nous, la fête.
02:26Bon, c'est vrai que Charlotte Dornelas, c'est sûr que ça va être un peu compliqué.
02:29On attend toujours, vous savez, ces fameux experts qui vous disent que Jean-Luc Mélenchon va enfiler un costume de
02:34présidentiable,
02:35que l'agneau va se transformer en loup, forcément, à un moment donné, pour essayer...
02:38Le loup en agneau.
02:39Le loup en agneau, pardon.
02:40Le loup en agneau, évidemment, on attend ce moment-là.
02:43En tout cas, ça n'a pas l'air d'être pour tout de suite.
02:44Et évidemment, ils vont continuer aussi, pendant ces quelques mois qui nous restent d'élections présidentielles,
02:49à galvaniser les foules et, malheureusement, à s'en prendre aux journalistes.
02:52Là, c'est-à-dire que soit on a raté un épisode, soit on ne sait vraiment pas d'où
02:55sort cet espèce de hurlement sur le journaliste
02:58qui lui pose une question assez basique.
03:02Donc, j'ai du mal à comprendre sa réaction.
03:05Je ne sais pas de quoi il parle, en fait, et pourquoi il l'accuse, en l'occurrence, de commentaires
03:08racistes
03:09qui lui demandent d'aller faire ailleurs.
03:10Donc, je ne vais pas commenter un truc que je ne comprends pas.
03:13Ça me paraît difficile.
03:14Mais ce que je vois, là, depuis une semaine, honnêtement,
03:17c'est qu'évidemment que la France insoumise joue un rôle plus qu'ambigu.
03:21Mais je vois quelque chose de beaucoup plus inquiétant que juste les responsables politiques,
03:25en l'occurrence, qu'on peut pointer, et qui, en effet, par différentes déclarations,
03:32disent ici que la violence est légitime au milieu d'une manifestation,
03:35ou ici, demandent aux journalistes d'invisibiliser totalement les violences qu'il y a eu la semaine dernière,
03:41parce que c'est ce qu'ils ont fini par demander, en disant qu'il fallait montrer les cortèges et
03:44pas les violences.
03:46Évidemment que les cortèges ont existé, d'ailleurs, personne ne l'a nié.
03:49Simplement, quand il y a un tel déferlement de violence avec des commerçants
03:52qui, en plus de leur perte d'exploitation, doivent financer sur les deniers,
03:56qu'ils n'ont donc pas gagné leur propre sécurité pour la semaine d'après,
04:00c'est évidemment un sujet à côté duquel on ne peut pas passer,
04:03mais au-delà des différents responsables de la France insoumise,
04:07il y a aujourd'hui dans le pays, et je pense que c'est un peu le spectacle
04:12à la fois sidérant et terrifiant qu'on a vu cette semaine,
04:15il y a une espèce de colère et de haine diffuse,
04:20chacun s'accusant, le parti d'à côté ou son voisin,
04:23ou l'adhérent ou l'électeur du parti d'à côté,
04:27d'être responsable de la situation, de la colère et de la violence qu'il y a dans les rues.
04:31On a vu, vous évoquiez tout à l'heure l'attentat de Trappes,
04:34où apparemment, en garde à vue, le tireur présumé aurait expliqué
04:37qu'il voulait venger les commerçants après avoir vu les images cette semaine.
04:41Chaque violence nous ouvre la suivante.
04:42Voilà, exactement, on a cette idée de vengeance partout,
04:45d'accusation des uns des autres,
04:47c'est une ambiance absolument terrifiante,
04:49a fortiori à la veille d'une élection présidentielle.
04:52Je repose un peu la question plus largement que je posais tout à l'heure à Mathieu Vallée,
04:55mais comment est-ce que le prochain président de la République compte,
05:00et je pense que tous doivent se poser vraiment la question,
05:03comment est-ce qu'il compte rétablir une paix civile réelle dans le pays
05:07avec de telles fractures ?
05:09C'est-à-dire qu'on n'a plus des oppositions, des débats musclés,
05:12des idées qui vraiment s'affrontent.
05:13On a des accusations extrêmement graves de part et d'autre,
05:17et des partis politiques, mais même dans la population elle-même.
05:21On le voit dans les manifestations,
05:22où certes il y a encore des slogans de revendications extrêmement légitimes,
05:27la question de la vie chère, la question de l'état des lycées,
05:29la question de l'état même du parc scolaire de manière générale,
05:33toutes ces revendications continuent à exister dans les manifestations,
05:36à côté de revendications beaucoup plus diffuses,
05:40difficiles à cerner,
05:41et même parfois difficiles à considérer,
05:46tellement c'est de la pure haine de l'opposant politique.
05:52Moi, c'est surtout ce spectacle-là,
05:54enfin ce spectacle, je ne sais pas si c'est le bon mot,
05:56mais cette réalité-là qui m'inquiète,
05:58et qui m'a vraiment inquiétée la semaine dernière.
06:00Quand Emmanuel Macron a parlé de tournant à Trappes,
06:05sur l'attentat de Trappes,
06:05je pense que là où il se trompe,
06:07c'est que ce n'est pas seulement vendredi qu'il y a eu un tournant,
06:09j'ai l'impression que depuis quelques jours,
06:11alors évidemment nourri par quelques années,
06:13mais il y a en effet un tournant,
06:14et que c'est assez informe,
06:17mais très inquiétant.
06:19Antonin, André, est-ce qu'en réalité,
06:21les six prochains mois-là, ça va être tenable ?
06:22Parce que le dispositif qu'a mis le gouvernement en place aujourd'hui,
06:25c'est très bien, tant mieux,
06:27mais en fait déjà, on ne va pas faire ça tous les samedis,
06:29on sait déjà qu'il y a également,
06:30sur les groupes Antifa, etc.,
06:31ça se mobilise pour le 31,
06:33le samedi 31,
06:34ce sera la soirée notamment d'Halloween, je le précise,
06:36il y aura également des manifestations,
06:37organisées par l'intersyndicale le 5 novembre,
06:40on se dit,
06:41on ne va pas passer six mois comme ça,
06:42le gouvernement ne va pas passer six mois,
06:44à se demander si tous les samedis,
06:45on va avoir des mairies qui vont brûler,
06:47et si tous les commerçants vont devoir se barricader tous les samedis.
06:50On a un peu déjà connu ça à l'époque des Gilets jaunes,
06:52et ça avait été très long, rappelez-vous,
06:54et on avait aussi ce sentiment,
06:55moi je me rappelle,
06:56j'étais en plus des journées entières en régie à regarder ces images,
07:00et c'est vrai que je rentrais chez moi,
07:01et je me disais,
07:02mais comment est-ce qu'on va sortir de cette situation,
07:05où effectivement, comme le disait Charlotte,
07:06il y a une espèce de volonté d'éliminer,
07:09de casser l'autre,
07:10de voir les relations sociales
07:12comme des relations de force,
07:14d'ennemis et d'écrasement
07:15de celui qui ne pense pas comme vous.
07:17Et c'est vrai que cette société est un peu en prise avec ça,
07:19je rejoins tout à fait Charlotte.
07:20Moi je pense qu'il faudrait
07:23qu'en dehors des réponses politiques
07:25sur des sujets précis,
07:27par exemple sur les étudiants et les lycéens,
07:28je pense qu'il y a des choses à faire qui sont évidentes,
07:31il y a une responsabilité aussi de la classe politique
07:33qui malheureusement n'assume plus ces responsabilités,
07:35et ce depuis assez longtemps.
07:37Et bon, ce serait trop long de l'expliquer ici,
07:39mais je trouve qu'Emmanuel Macron
07:40a eu un rôle dans cette histoire extrêmement majeure
07:43sur le délitement du débat politique
07:45et du débat public.
07:46Moi je suis assez inquiet et stupéfait
07:49de voir l'attitude par exemple
07:50de partis de gauche,
07:52de partis socialistes,
07:53le parti de Raphaël Guzman de Place Publique,
07:55mais je suis aussi stupéfait
07:57de voir le silence assourdissant
07:58qu'il y a chez les partis du bloc central,
08:02je n'ai pas tellement entendu Gabriel Attal,
08:04je n'entends pas ces partis-là
08:05jouaient leur rôle, si vous voulez,
08:07d'émetteurs du débat public,
08:09capables de prendre la colère
08:11pour le transformer en un objet politique
08:12pour essayer d'apaiser les choses.
08:14On n'est pas face à des partis qui sont constructifs,
08:16ils sont eux-mêmes embarqués,
08:17dans ce qu'a décrit Charlotte très bien,
08:19sur cette espèce d'idée d'affrontement
08:21les uns contre les autres,
08:22et la réussite de l'un passe par l'écrasement de l'autre.
08:25Tant qu'on est dans cette situation-là,
08:26c'est vrai qu'on est fébrile,
08:28et je rejoins aussi ce sur quoi Charlotte évoquait le président de la République,
08:33ce qui avait de frappant quand même vendredi dans son allocution,
08:36c'est qu'on voyait un président de la République
08:38qui avait peur lui-même,
08:39qui était fébrile.
08:40Et vous vous dites,
08:42quand vous êtes citoyen dans une France comme celle-là,
08:44celui qui est censé vous protéger
08:46renvoie une image de fébrilité et de peur,
08:48c'est vrai que c'est très inquiétant.
08:49C'est vrai que je rappelle quand même ce qui s'est passé,
08:52Emmanuel Macron a prononcé cette phrase,
08:54donc c'était après l'attentat de Trapp hier matin,
08:56ce qui s'est passé aujourd'hui est un tournant,
08:58c'est la première fois qu'il y a un acte terroriste
08:59planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants,
09:02à raison de leur couleur de peau
09:03ou de la religion qu'on leur donne.
09:05Ne baissez pas la tête, effectivement, face au tollé,
09:08parce qu'évidemment, tout bord politique,
09:10tout le monde a rappelé sur X,
09:12notamment à Emmanuel Macron,
09:13la réalité de ce qui s'est passé dans notre pays
09:15depuis maintenant des dizaines d'années.
09:16Je cite également l'avocat de Samuel Sandler,
09:19Patrick Klugman.
09:20Lui, il a écrit,
09:21j'ai un commentaire bref et lacunaire à faire.
09:23Monsieur le Président,
09:24comment peut-on dire une telle connerie ?
09:27Pardon pour le gros mot,
09:28mais c'est vrai qu'évidemment, face au tollé,
09:30en fait, Emmanuel Macron, le chef de l'État,
09:32n'a pas eu de choix que de rétro-pédaler.
09:34Ça, c'est très intéressant aussi,
09:36et je voudrais avoir votre réaction là-dessus.
09:37C'est un peu la première fois
09:38qu'un chef de l'État rectifie ses propos
09:40parce qu'il y a une polémique.
09:42Entendant André, c'est quand même une des premières choses.
09:43C'est la première fois que ça arrive, non ?
09:44Oui, c'est la première fois que ça arrive.
09:46Il faut vraiment qu'Emmanuel Macron soit à ce point,
09:51j'allais dire, fébrile,
09:52pour se prêter à un exercice d'autocritique
09:54parce que ce n'est vraiment pas un exercice
09:55dans lequel, d'habitude, il excède.
09:57Ce n'est pas vraiment critiqué.
09:58Il a voulu éviter la polémique.
10:00Il n'a pas demandé pardon pour une erreur aussi...
10:02Oui, c'est ça, oui.
10:03Ce n'est pas juste une erreur,
10:05c'est extrêmement blessant quand même
10:06pour toutes les familles qui ont perdu dans leur chair
10:08quelqu'un pour cette raison précise
10:10depuis des dizaines d'années.
10:11Pardon, je...
10:12Non, non, non, mais je souscris à ce que dit Charlotte
10:13et Emmanuel Macron semble, de toute façon,
10:16on y consacre un long article
10:18dans le journal du dimanche demain
10:19et notamment, je peux vous dire
10:21qu'il y a eu des mots de ministres renaissances
10:24qui, lorsqu'ils ont vu l'allocution de dimanche dernier,
10:27ont dit, c'est terminé.
10:29On n'a plus rien à sauver,
10:30on range la chambre et on s'en va.
10:31J'ai entendu d'éminentes personnalités au Sénat
10:36qui n'a pas l'habitude d'être dans le conflit
10:39avec le pouvoir exécutif
10:40me dire littéralement
10:41on n'en a plus rien à foutre de l'Elysée.
10:44Donc, ça vous donne une idée
10:45de, aujourd'hui, ce que renvoie Emmanuel Macron,
10:48y compris dans son propre camp.
10:50Au sein de son propre camp.
10:50On est sur une fin de reine
10:51qui est quand même très préoccupante
10:52et c'est vrai que vous l'avez dit,
10:53six mois à tenir dans ce climat-là,
10:55c'est compliqué.
10:56Moi, je pense que la question
10:58de la démission d'Emmanuel Macron
10:59ou d'élections anticipées
11:00peut, à nouveau, se poser.
11:02Si on accumule les sénés comme ça ?
11:04Vu la situation du pays,
11:05je pense qu'il est urgent
11:07que les électeurs reprennent la main,
11:09rapidement,
11:10mais il faudrait pour cela aussi
11:11que les partis politiques,
11:12c'est ce qu'on disait avec Charlotte,
11:14tiennent des discours de responsabilité
11:15et d'apaisement.
11:16Mais je pense que la question
11:17de la démission d'Emmanuel Macron
11:18se pose.
11:19Je voulais également vous citer ce tweet
11:20parce que je l'ai trouvé fin
11:22et très drôle.
11:23C'est un tweet de Louis O'Saltère,
11:24journaliste au Figaro.
11:25Il a dit,
11:26en une semaine,
11:26Emmanuel Macron a parlé
11:27une fois pour ne rien dire
11:28et une fois pour dire n'importe quoi.
11:30Maintenant, cela étant dit,
11:31ça c'est bon pour Emmanuel Macron.
11:33Je voulais également
11:34vous faire réagir, Charlotte,
11:35très très rapidement
11:35à ce nouveau phénomène
11:36qu'on a vu arriver cette semaine
11:38et qui est extrêmement inquiétant.
11:39Ça fait partie justement
11:40de toute cette théorie
11:41comme quoi, évidemment,
11:42tout le monde,
11:42on est rentré dans un climat
11:44de violence qui est tel.
11:45Vous avez des Français
11:46qui se ruent dans les armes raies
11:47avec des bombes lacrymogènes,
11:48des pistolets à balles de caoutchouc,
11:50des matraques électriques.
11:51Il faut savoir que les ventes
11:52d'armes de défense,
11:52elles ont été multipliées
11:53par dix depuis une semaine.
11:55Et quand les citoyens
11:56commencent à s'armer eux-mêmes,
11:57c'est juste le signe
11:58que l'État a renoncé
11:58à les protéger.
12:00C'est-à-dire que les images
12:02qu'on a vues la semaine dernière,
12:03on a vu objectivement
12:05des forces de l'ordre
12:06dépassées par la situation
12:08et des commerces,
12:09des commerçants
12:10se faire non seulement agresser
12:12mais piller.
12:12C'est-à-dire,
12:14piller, ce n'est pas juste
12:14qu'on se fait voler
12:15quelques biens matériels.
12:16C'est tout l'outil de travail
12:19et donc ce qui permet
12:19de vivre et de faire vivre sa famille
12:22qui évidemment est partie
12:23en fumée
12:24ou dans les sacs
12:25des uns et des autres
12:26par le biais du vol.
12:27Donc, on a vu
12:28des forces de l'ordre dépassées.
12:30Mais ce n'est pas tout.
12:31On a vu un ministre
12:32de l'Intérieur dire
12:33qu'en effet,
12:34l'État avait été dépassé
12:36sur le terrain
12:37et un préfet de police
12:38qui dans la semaine,
12:39jugeant lui-même
12:40son propos seulement maladroit,
12:42pas faux mais maladroit,
12:43expliquait aux commerçants
12:44qu'il fallait qu'ils aient
12:46éventuellement recours
12:47pour ceux qui le pouvaient
12:47parce que ça s'ajoute
12:49évidemment à une facture
12:50déjà trop lourde
12:50pour les commerçants.
12:52Avoir recours
12:52à la sécurité privée.
12:54Or,
12:56le recours à la sécurité privée,
12:58ça fait des années
12:58que tout le monde vit avec.
12:59On voit bien
12:59des agents de sécurité privée
13:01à peu près partout
13:02dans nos vies,
13:02devant les magasins,
13:04ici et là,
13:04pour ceux qui ont les moyens
13:05évidemment de s'en offrir.
13:07Simplement que ça vienne
13:08du préfet de police de Paris,
13:10c'est un appel
13:11à l'autodéfense.
13:12Il y a une confusion
13:13des mots en permanence
13:14dans le débat.
13:14On dit l'autodéfense
13:15est interdite.
13:16L'autodéfense,
13:16ce n'est pas un terme juridique.
13:17La légitime défense
13:18est évidemment autorisée
13:20quand elle est proportionnée.
13:21Vous avez un préfet
13:22qui appelle lui-même
13:23les gens à ça.
13:24On comprend que les Français
13:25soient inquiets
13:26mais ça participe
13:26de l'inquiétude générale
13:28en effet.
13:28Un grand merci
13:29Charlotte Dornelas
13:29et Antonin André
13:30de m'avoir accompagnée
13:31dans cette première partie
13:32d'Europe 1 Soir.
13:33On continue bien sûr
13:33cette édition spéciale.
13:35Dans un instant,
13:35nous recevons
13:36Driss Aïd Joucef,
13:37docteur en droit public
13:38et spécialiste
13:38des questions de sécurité.
13:40A tout de suite sur Europe 1.
13:42Europe 1 Soir
13:43Sous-titrage Société Radio-Canada
13:43Sous-titrage Société Radio-Canada
13:44Sous-titrage Société Radio-Canada

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