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00:00et faire.
00:01Europe 1, le journal permanent.
00:03A 18h45 avec Frédéric Jean-Schreier.
00:059 policiers et un gendarme blessés,
00:08plusieurs véhicules incendiés.
00:09C'est le triste bilan d'affrontement
00:11entre les forces de l'ordre et plusieurs dizaines de jeunes
00:13à Saint-Pierre-des-Corps près de Tours.
00:14La nuit dernière, 5 personnes ont été interpellées.
00:17L'EPS est allé vite en besogne.
00:20Déclaration de Jérôme Gage,
00:21le député candidat à la primaire à gauche,
00:23a défendu son collègue Philippe Brun,
00:25accusé de violence et suspendu à titre conservatoire
00:27par le Parti Socialiste et écarté de la primaire.
00:30Il juge sa mise à l'écart extrêmement violente.
00:33En Allemagne, l'AFD en fort progression
00:35dans la région de Mecklenburg,
00:36Pomeranie occidentale, avec 37 à 38% des voix.
00:40C'est 20 points de plus qu'en 2021
00:41devant les sociodémocrates du SPD,
00:44autour de 36%.
00:45Et le parti de gauche radicale, Die Linke,
00:47est en tête à Berlin avec près de 26% des voix
00:50devant les 20% de la formation conservatrice CDU
00:53du chancelier Friedrich Schmers,
00:55déjà affaibli.
00:56McCartney est à Saint-Pierre-et-Miquelon.
00:58C'est la première fois qu'un Premier ministre canadien
01:00se déplace dans ce département français
01:02situé à une vingtaine de kilomètres de Terre-Neuve.
01:04Il a été accueilli par le Président Emmanuel Macron.
01:06Merci Frédéric.
01:07Jean-Cheret, rendez-vous à 19h pour votre journal.
01:14Avec Gilles Boutin et avec Michel Fayad,
01:17on continue à vous donner
01:17ses premières estimations sur les élections régionales
01:21en Allemagne.
01:22Ce dimanche, deux élections régionales,
01:24deux scrutins régionaux à Berlin,
01:27notamment Berlin qui se caractérise
01:29par une poussée d'un parti d'extrême-gauche.
01:31Michel Fayad, vous teniez à en parler.
01:33La gauche radicale, Die Linke à Berlin.
01:35C'est ça, donc avec une candidate d'origine turque
01:38qui a fait la campagne sur Gaza et sur Israël.
01:43Ça vous rappelle quelque chose, je pense,
01:46Mahaëlle, elle est fichée.
01:48Ça me rappelle surtout une espèce de polarisation,
01:51un petit peu comme en France.
01:52Le centre disparaît petit à petit
01:54et c'est la gauche radicale et la droite.
01:57Absolument, absolument.
01:58Et il y a aussi une chose,
02:00c'est qu'elle est allée jusqu'à dire
02:01qu'en cas de visite de Benjamin Netanyahou
02:04à Berlin, elle l'arrêterait.
02:07Chose qui n'est pas dans ses prérogatives.
02:09Donc, vous voyez, c'est un peu du...
02:11Je ne sais pas comment dire...
02:14Enfin, elle exagère.
02:15C'est des exagérations pour avoir des voix.
02:17Mais mine de rien,
02:19je crois que ça vient d'être dit 26%.
02:22Les sondages disaient qu'elle allait avoir
02:24au minimum 22%.
02:25Donc, elle est même au-delà des sondages.
02:28Selon ses premières estimations,
02:29elle obtiendrait la victoire du côté de Berlin.
02:32Oui, oui, oui.
02:33Mais je pense avec 26% finalement.
02:35Moi, j'avais vu les sondages,
02:37elle était donc à 22%.
02:38Donc, elle fait encore mieux que prévu.
02:40Et on sent quand même qu'il y a un basculement
02:43à Berlin avec également un effondrement
02:46de la CDU comme dans l'autre Land.
02:48Donc, c'est ça un peu l'enseignement
02:50qu'on voit un peu partout en Allemagne.
02:51C'est vraiment l'effondrement partout
02:53de ce centre droit.
02:54Un peu comme chez nous, les LR
02:56qui sont un peu la CDU version française
02:59qui, eux aussi, se sont effondrés
03:01dans les différentes élections.
03:03L'effondrement, la polarisation
03:05et donc cette nouvelle figure,
03:07Elif Héralp, 45 ans, il me semble.
03:10Et d'origine turque.
03:11Qui d'origine turque,
03:12qui a des airs de personnalité
03:14de la France insoumise en France,
03:16mais également qui rappelle le profil
03:18du maire de New York, Zoran Mamdani.
03:20Absolument.
03:20Avec également des soupçons de lien
03:23avec les frères musulmans
03:25et avec Erdogan
03:27qui est également un frère musulman, finalement.
03:30Gilles Boutin, votre regard peut-être
03:31d'un point de vue plus économique
03:33sur les conséquences de ces scrutins en Allemagne,
03:36l'économie allemande, l'industrie allemande
03:38au regard de cette polarisation extrême ?
03:41Ce qui me frappe, c'est surtout les conséquences
03:43de l'économie, de la mauvaise situation,
03:46de la mauvaise passe économique de l'Allemagne
03:47sur ces élections, puisque les partis populistes
03:50prospèrent aussi sur un sentiment
03:52de déclassement.
03:53Il y a la crise du logement
03:54avec des loyers en explosion
03:55et une pénurie de logement.
03:57Alors après, qui n'est pas toujours avéré,
03:58notamment dans les régions
03:59où l'AFD perse,
04:01mais il y a un ressenti,
04:02une crainte de précarité à ce niveau-là.
04:05Et au-delà de ça,
04:07quand on voit la fragilité
04:08à la fois de Olaf Scholz,
04:09qui était le prédécesseur de Friedrich Merz,
04:11et aujourd'hui Friedrich Merz,
04:12qui lui-même est fortement déstabilisé,
04:15on ne peut que penser à la quasi-permanence
04:20d'Angela Merkel avant,
04:22qui, elle, bénéficiait d'un contexte
04:23beaucoup plus favorable.
04:25L'énergie dont nous parlions,
04:26et qui venait en très très grande partie
04:28de Russie,
04:29était peu chère.
04:31L'approvisionnement était garanti,
04:33les taux d'intérêt étaient bas,
04:35et l'industrie automobile
04:37avait encore tous ses débouchés,
04:39que ce soit aux Etats-Unis
04:40ou en Chine,
04:42qui était un grand client.
04:43Et désormais, tout cela s'effondre
04:45comme un château de cartes.
04:47Ajoutez à ça l'effort de défense.
04:48L'Allemagne était quand même
04:49le passager clandestin de la défense.
04:51Je fais mon Trump vis-à-vis de l'Allemagne.
04:54Je lui reproche de ne pas être à la hauteur.
04:57Ils ne fournaissaient qu'un effort
04:59extrêmement limité.
05:00Et aujourd'hui,
05:00ils essayent de rattraper leur retard
05:02à grand coup de dépenses publiques.
05:05Et donc,
05:06tout cela nous donne
05:07un contexte particulièrement
05:09fragilisant
05:09et qui aide,
05:11qui fait sur lequel
05:12prospère effectivement
05:13l'AFD et D-Link.
05:15Michel Fayad.
05:16Je voulais juste dire,
05:16en fait,
05:17Gilles m'a rappelé
05:17sur Angela Merkel,
05:19parce que figurez-vous
05:20que Michel Hennepourg,
05:22c'est son l'Inde à elle,
05:23à la base.
05:24Et là,
05:25la CDU s'est complètement effondrée.
05:27Et on voit justement
05:28cette AFD
05:29qui est au sommet
05:3037%, je crois.
05:31Oui, exactement.
05:3237-38%.
05:33C'est quand même
05:34un camouflet énorme
05:35à Angela Merkel
05:36qui est quand même
05:37celle qui avait adopté
05:38cette politique
05:38de régularisation
05:40des Syriens,
05:41si vous vous souvenez.
05:42En 2015,
05:43au moment de la crise migratoire,
05:45à ce moment-là,
05:46on va clôturer
05:47ce chapitre
05:48autour des élections
05:48en Allemagne.
05:49Je vous propose
05:50de revenir en France
05:51et de parler
05:51de cette affaire
05:52Michel Sapin
05:53qui a agité
05:54la classe politique
05:55tout ce week-end
05:56depuis que le directeur
05:57adjoint de Valeurs Actuelles
05:58a annoncé hier
05:59qu'il renonçait
05:59à intervenir
06:01sur France Inter
06:02après la suppression
06:02de son édito
06:04sous la pression
06:05des syndicats.
06:05Le sujet qui s'est donc
06:06très largement invité
06:08dans le débat public
06:09encore aujourd'hui
06:10avec la réaction
06:10par exemple
06:11de Marion Maréchal.
06:12C'était cet après-midi
06:13sur France 2.
06:14Alors déjà,
06:14je vous remercie
06:14pour votre invitation.
06:15J'espère que vous ne souffrirez
06:16pas d'un tir de barrage
06:17des syndicats
06:18de France Inter
06:18puisque depuis deux semaines,
06:19on assiste quand même
06:20à une chasse à l'homme
06:20et à la censure
06:22d'un journaliste de droite
06:23de Valeurs Actuelles.
06:24Non, mais c'est bien
06:25quand même de rappeler
06:26que France Inter
06:28n'appartient pas à la gauche
06:30mais à tous les Français
06:31et que France Inter
06:32donne la parole
06:32à toutes les forces politiques
06:33et votre présence ici,
06:34le monde.
06:35Que l'exigence de pluralisme
06:35et de liberté de la presse
06:36s'applique ici
06:37peut-être encore davantage
06:37qu'ailleurs.
06:38La réaction de Marion Maréchal
06:40au départ de France Inter,
06:42départ très précoce
06:43de la part de Charles Sapin
06:44et non Michel
06:45comme je l'ai appelé.
06:46Merci Michel
06:47de m'avoir corrigé justement.
06:49Votre réaction
06:49à ce départ de Charles Sapin ?
06:51Non, mais c'est quand même
06:52assez incroyable
06:53que la gauche
06:55soit vraiment furieuse
06:57de 2 minutes 30
06:58ou 3 minutes
06:58d'édito de droite.
07:01Il a fait le calcul
07:02je crois la proportion
07:03d'antennes
07:03dont il allait priver
07:04France Inter
07:050,0025%
07:07du temps d'antenne
07:08qui lui était dévoué
07:09et même ça
07:09c'était vraiment...
07:10C'était surtout
07:11les questions budgétaires
07:12et l'intelligence artificielle
07:13qui devaient être abordées.
07:14Oui, et puis les sujets
07:15qu'il a abordés
07:16étaient quand même
07:16assez modérés.
07:18Il n'y a pas
07:18d'extrême là-dedans
07:20et puis par rapport
07:21à la réponse
07:23du journaliste
07:23à Marion Maréchal
07:24sur le fait
07:26qu'eux invitent
07:28toutes les personnes
07:29de tous les partis
07:30à venir.
07:31Oui, mais ce n'est pas ça
07:31la question.
07:32C'est la question
07:33en fait
07:33si vous avez
07:34des éditorialistes
07:35de tout horizon
07:36donc vous adoptez
07:38le pluralisme
07:38non seulement
07:39au niveau des invités
07:40mais aussi le pluralisme
07:41au niveau des éditorialistes
07:42parce que vous êtes
07:43un média public
07:45si vous étiez
07:45un média privé
07:46vous faites ce que vous voulez
07:47même si vous êtes soumis
07:48là aussi
07:49bien sûr
07:49à certaines règles
07:50autant de paroles
07:51de l'ARCOM
07:51voilà
07:51mais par contre
07:52si vous êtes
07:53un média public
07:54et bien vous êtes obligé
07:55d'amener
07:55des éditorialistes
07:57pardon
07:57de gauche
07:58et des éditorialistes
07:59du centre
08:00et des éditorialistes
08:00de droite
08:01et enfin
08:02c'est là où je pense
08:04que le journaliste
08:04est à côté
08:05Charles Sapin
08:05qui considère
08:06que Radio France
08:07a inventé
08:07la censure préventive
08:09Gilles Boutin
08:09oui
08:11il y a des relents
08:12soviétiques
08:12dans tout ça
08:13non mais
08:14en plus
08:15le Figaro Magazine
08:16avait mené
08:17une enquête
08:17avec l'institut
08:18Thomas More
08:18à l'aide
08:19d'intelligence artificielle
08:20pour écouter
08:21l'intégralité
08:22des émissions
08:23des différentes radios
08:25et France Inter
08:26était le plus mal classé
08:28parce qu'il penchait
08:30le plus à gauche
08:31dans l'ensemble
08:33de ses contenus
08:33sur la matinale
08:35deux chroniques
08:35sur 20
08:36qui penchaient
08:36plutôt à droite
08:37contre 18
08:38plutôt aiguillé
08:39à gauche
08:39et on a toujours
08:41constaté
08:41c'est à dire
08:42que le ressenti
08:43était vérifié
08:44par l'objectivation
08:46d'une méthode
08:46scientifique
08:47et donc
08:49ce ressenti
08:51qui est que
08:51la droite
08:52a toujours eu
08:53un petit
08:55même pas son rond de serviette
08:56en fait
08:56un petit coin de table
08:57dans lequel
08:58on la tolérait
08:59à condition
08:59qu'elle
09:01ne dérange pas
09:02excessivement
09:03et dès lors
09:03que ce n'était pas
09:04par exemple
09:05valeur actuelle
09:07qui a eu le tort
09:08d'être condamné
09:09pour racisme
09:10mais d'ailleurs
09:11cette décision
09:12m'a toujours mis
09:12mal à l'aise
09:13parce qu'elle
09:14elle portait
09:15sur des dessins
09:15sur la question
09:16de l'esclavagisme
09:17en Afrique
09:18dans laquelle
09:19la députée
09:19Danielle Bono
09:20était placée
09:21représentée
09:21j'ai l'impression
09:22qu'il y a un effet
09:23d'aubaine
09:23c'est à dire
09:24qu'on utilise
09:24cette condamnation
09:25pour s'indigner
09:26que valeur actuelle
09:27ait été mis en avant
09:29pour cette chronique
09:31à mon avis
09:32les syndicats
09:33seraient allés chercher
09:34une autre raison
09:35il y a plus longtemps
09:37je ne sais quelle raison
09:38pour justifier
09:39leur opposition
09:40est-ce qu'il peut-être
09:41en train de donner
09:42complètement raison
09:42à Charles Lalonde
09:43et à sa commission
09:44d'enquête
09:45sur la pluralité
09:46sur la neutralité
09:47du service public
09:47Michel Fayane
09:48si on veut jouer
09:50à aller voir
09:53dans les poux
09:53de valeur actuelle
09:54on peut aller voir
09:55dans les poux
09:56de certains médias
09:57de gauche
09:57qui ont donné
09:59libre tribune
10:00à des hôtes
10:02pour la pédophilie
10:03ou je ne sais quoi
10:04il fut un temps
10:04bien sûr
10:05je ne suis pas en train
10:05de parler de maintenant
10:06ils ont effectivement
10:06hébergé des tribunes
10:07qui décimaient
10:10qu'on accusait
10:11trop fortement
10:13des personnes
10:13pour ce qui n'était
10:14que des caresses
10:16sur des mineurs
10:16et aujourd'hui
10:17ça serait condamné
10:18à l'époque
10:18peut-être moins
10:20ou pas
10:20mais en tout cas
10:21là ça serait
10:21sous l'effet de la loi
10:23donc pourquoi
10:24on n'en parle pas
10:25pourquoi c'est juste
10:25quand la droite
10:26est condamnée
10:27qu'on en parle
10:28et quand la gauche
10:28n'est pas condamnée
10:30alors qu'elle a tenu
10:31des propos inadmissibles
10:32ça passe crème
10:33la droite
10:33la gauche
10:34et le gouvernement
10:34qui ne dit rien
10:35en la personne
10:36notamment
10:36de sa ministre
10:37de la culture
10:38ah oui
10:39je pense que
10:41ce gouvernement
10:41il attend tranquillement
10:43la fin
10:44une prise de parole
10:44contre la chasse
10:45aux sorcières
10:46me semble-t-il
10:47oui mais qui est venue
10:47très tardivement
10:48notamment parce qu'elle a été
10:49appelée à réagir
10:51mais on a eu un flottement
10:52pendant 24 heures
10:53où vraiment
10:54Catherine Pégard était
10:55aux abonnés
10:56absents
10:57et résultat
10:58on voit que
10:58c'est les syndicats
10:59qui ont obtenu
11:00gain de cause
11:01et qui finalement
11:02peut-être
11:02on sont ceux
11:03qui ont le pouvoir
11:04qui ont pris le pouvoir
11:04et qui continueront
11:05à avoir le pouvoir
11:07sur Radio France
11:08et singulièrement
11:09France Inter
11:1118h55
11:11sur Europe 1
11:13et non pas sur France Inter
11:14merci de m'avoir accompagné
11:16pendant cette première heure
11:17Gilles Boutin
11:18journaliste en politique économique
11:19au Figaro
11:20et Michel Fayad
11:21analyste politique
11:22et géopolitique
11:23sachez tous les deux
11:25et tous les auditeurs
11:26que la grande famille Europe 1
11:27s'est agrandie
11:28depuis la rentrée
11:29avec Coé
11:29sa toute nouvelle émission
11:30il y en aura pour tout le monde
11:31plus qu'un nom d'émission
11:33c'est tout un programme
11:34une promesse
11:34entourée de ses fidèles acolytes
11:36Stouffe et Piètre
11:37rejoint également
11:38par Gauthier Lebret
11:39Coé pose son regard
11:40sur l'actualité
11:41sans jamais se prendre au sérieux
11:43et ça fait du bien
11:44pour participer à cette émission
11:45vous pouvez appeler Coé
11:46au 01 80 20 39 21
11:48il y en aura pour tout le monde
11:49présenté donc par Coé
11:51votre nouveau rendez-vous
11:52de 15h à 16h
11:53sur Europe 1
11:54la radio libre
11:55Europe 1 soir
11:56se poursuit
11:56juste après la pub
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