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Avec Omar Youssef Souleimane

Retrouvez Bercoff dans tous ses états avec André Bercoff le vendredi sur #SudRadio.

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##FAUT_QU_ON_SORGANISE-2026-10-23##

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News
Transcription
00:01Midi 13h, Sud Radio, faut qu'on s'organise. André Bercoff.
00:07Et oui, aujourd'hui André Bercoff, c'est d'une importante enquête sur les lycées et les collèges français
00:13dont vous allez parler avec l'écrivain journaliste Omar Youssef Souleymane, André.
00:19Oui, et avant de parler de cette enquête qui est passionnante, qui va des héritiers de la haine,
00:25on va justement entendre les héritiers peut-être de l'innocence et d'autres héritiers qui sont les héritiers de
00:32la haine.
00:33Écoutez, ça s'est passé ce week-end, vous savez, samedi 17 octobre, dimanche 18 octobre.
00:40Et alors au commencement était la Marseillaise, et oui, manifestation pacifique et la Marseillaise.
00:59Il marche, il marche, effectivement. Alors je ne sais pas si le sang impur a aborvé les sillons.
01:05En tout cas, il y en a eu, mais il y a eu aussi d'autres marches, d'autres courses,
01:10d'autres manifestations.
01:10En même temps, à quelques centaines de mètres, à peu près de l'une et de l'autre, en plein
01:17Paris ou dans plusieurs villes de France,
01:19un autre son, d'autres sonorités, si vous voulez. Écoutez.
01:47Alors, de quoi s'agit-il ? De France ? Trois Frances ?
01:54Ceux qui manifestent pour les droits des lycéens, effectivement, l'éducation nationale est dans le sort qu'on connaît.
02:03Nous étions au bord du gouffre et depuis on a fait un grand pas en avant.
02:06Et puis les autres qui sont là pour casser, pour piller, pour éliminer, pour dire ça suffit cet État.
02:13Est-ce que ça veut dire ça suffit cette France ?
02:15Eh bien, on va en parler avec Omar Youssef Souleiman, Céline.
02:19Et oui, avec Omar Youssef Souleiman qui publie, effectivement, un livre intitulé « Les héritiers de la haine » paru
02:26chez Plon.
02:27Je rappelle qu'Omar Youssef Souleiman est l'auteur aussi du best-seller « Les complices du mal ».
02:33Rendez-vous dans un instant sur Sud Radio avec ce brillant essayiste. A tout de suite.
02:43Et oui, André Bercoff, il y a vraiment urgence à s'organiser, notamment pour sauver l'école de la République
02:51qui est en pleine décomposition.
02:53Alors, au-delà des dysfonctionnements dénoncés par la jeunesse actuelle, un fléau inquiétant, il faut le dire, pèse sur la
02:59jeunesse française,
03:00à savoir celui de l'islamisme radical. Et pour en parler, eh bien, Omar Youssef Souleiman est notre invité aujourd
03:07'hui sur Sud Radio
03:08à l'occasion de la parution de son nouvel essai, son nouveau livre paru chez Plon « Les héritiers de
03:13la haine ».
03:14Et oui, alors on peut se poser vraiment la question, Omar Youssef Souleiman, on vous avait reçu avec plaisir quand
03:20est paru votre récent,
03:22l'avant-dernier livre, et celui-là, quand même, sonne étrangement quand on le lit, vraiment, quand je dis sonne
03:29et résonne,
03:30avec ce qui se passe, avec justement ces jeunes, il dit les lycéens, l'école, et vous, vous avez fait
03:36depuis des années,
03:37depuis six ans exactement, des ateliers d'écriture à travers la France, la France des banlieues, la France des zones
03:44prioritaires, etc.
03:48Et vous racontez cela dans votre livre, c'est un livre passionnant parce qu'il montre très bien, justement,
03:55cette espèce de foisonnement de lignes de force de ce qui se prépare et qui explose aujourd'hui.
04:02Alors, racontez-nous en fait, d'abord, qu'est-ce qui vous a donné l'idée des ateliers d'écriture
04:07et comment ça s'est passé,
04:09puisque dans ce livre, vous racontez toutes vos expériences avec les professeurs, avec les élèves, avec que ce soit des
04:15lycéens et autres,
04:16et vraiment, on sent ce qui se passe aujourd'hui, ce qui est en pleine surface aujourd'hui,
04:22et bien vous le décrivez à votre manière dans vos années d'expériences.
04:26Merci beaucoup. En fait, d'abord, par rapport, pourquoi les ateliers d'écriture ?
04:32C'est parce que je suis écrivain et je pense que l'écriture, à travers, l'écriture littéraire surtout,
04:38à travers elle, on peut trouver ou retrouver l'harmonie entre soi et le monde qui l'entoure.
04:43Surtout quand on souffre d'une crise identitaire et c'est le cas de ces jeunes.
04:48Il y a quelques années, d'ailleurs, ça me choque toujours.
04:52Vous voyez, moi je viens de la Syrie, de Moyen-Orient, d'un monde où...
04:55Oui, vous êtes franco-syrien, et vous êtes arrivé en France en 2012, il faut le rappeler.
05:01Vous avez connu le régime de Bachar, vous avez connu le régime de Hafez el-Assad, de Bachar el-Assad.
05:06Voilà, et vous avez connu la dictature, et vous vous battez justement pour pas que,
05:11dans notre environnement à nous, on risque d'avoir les mêmes dérives.
05:15Tout à fait. Donc je viens de ce monde, d'une société dominée, disons, par un discours sexiste,
05:21homophobe, antisémite, islamiste.
05:24Et ça m'a choqué, ou ça me choque toujours, même, de tomber sur des jeunes.
05:28Quand j'avais l'orage, j'étais là-bas, ils balancent, ils disent le même discours,
05:32ils adoptent parfois la même mentalité.
05:36Je vous donne plusieurs exemples, par exemple, quand je repose la question,
05:39qu'en pensez-vous de l'assassinat d'Ottawa El-Patty ?
05:41Parfois, ils défendent l'assassin, et ils disent, par exemple, aussi,
05:46que les terroristes, le 13 novembre, leur violence ou leur horreur, c'est compréhensible,
05:53parce que le 13 novembre, le Bataclan, vous parlez du Bataclan.
05:55Charlie Hebdo, par exemple, c'est le même discours, c'est le cas de tous les élèves.
05:59Mais rien qu'une minorité d'élèves disent ceci, en toute tranquillité,
06:05devant les autres élèves, devant moi, devant leur prof,
06:08ça veut dire qu'on a un problème profond, vous voyez.
06:12Il y a quelques années, j'ai publié une tribune sur cette situation,
06:16dans un journal français.
06:18Cette tribune m'a causé beaucoup de problèmes,
06:21et certains responsables de l'éducation nationale m'ont dit texto,
06:24que je ne mettais jamais le pied dans les écoles, les collèges, les lycées,
06:29de quels ils sont responsables.
06:31Cela m'a motivé à écrire vraiment ce livre.
06:33C'est le moment du basculement,
06:35parce que je viens encore une fois d'un monde dominé par l'interdiction
06:38de la liberté d'expression,
06:39il n'est pas question pour moi qu'en France, que cela se répète.
06:43Et il y a, on a en France, un esprit de merta,
06:47c'est-à-dire, tout ce qui se passe à l'éducation nationale,
06:49des problèmes de violence, de cyberharcèlement, de l'islamisme, de l'antisémitisme,
06:53il ne faut pas qu'ils sortent.
06:55C'est pour ça que j'écris ce livre, en racontant tout.
06:58Il n'y a pas de problème, taisez-vous, tout va bien,
07:02la question ne se pose pas, tout va très bien.
07:05Parce que les profs, ils ont peur, vous voyez.
07:07Ils me disent souvent qu'on n'a pas envie d'avoir le destin de Samuel Paty.
07:10Mais moi, je pense que si on n'en parle pas, on aura le don de Samuel Paty.
07:13Par exemple, ici, dans cette enquête, j'ai interviewé presque 30 profs,
07:18ils ont tous témoigné avec un pseudo.
07:20Dans quelle région vous avez fait ça ?
07:22Dans la région parisienne.
07:23Dans toute la région parisienne, c'est ça.
07:24Voilà, 93, 92, 94.
07:26D'accord.
07:27Et ce sont des classes ciblées, en collaboration avec une association,
07:30c'est-à-dire où il y a des élèves souffrant d'une crise identitaire,
07:36des élèves violents, des élèves adoptent un discours islamiste horrible,
07:41des élèves qui voulaient faire le djihad, par exemple, en Syrie, ou en Irak,
07:45ou même en Afghanistan, c'est là où je vais.
07:47Ah oui, c'est là, et ce sont des écoles qui sont quoi, ZEP ?
07:52C'est des écoles ciblées, si vous voulez ?
07:56Oui, surtout des lycées, oui.
07:58On a aussi des problèmes avec l'écriture en français, ça me choque toujours.
08:03Aujourd'hui, j'ai tombé sur un élève de 17 ans qui ne sont pas capables d'écrire une phrase
08:09en français.
08:097 ans ?
08:11Oui, sans faire une erreur.
08:12C'est terrible.
08:13Et alors justement, vous avez proposé des ateliers d'écriture,
08:18pour dire que l'écriture, on peut quand même affronter un certain nombre d'extrémistes,
08:22et peut-être les réduire.
08:23Bien sûr.
08:23C'est ça votre...
08:24C'est votre but de toi.
08:25C'est l'objectif, mais à travers l'échange, parce qu'en fait, l'idée de ces ateliers,
08:29c'est cultiver la laïcité et lutter contre la radicalisation et l'islamisme.
08:34Et à travers l'échange avec ces jeunes, c'est-à-dire, je leur raconte l'histoire
08:39d'un réfugié arrivant en France.
08:41Ils ne connaissaient rien.
08:43Ils ne connaissaient rien de la culture française, de la langue, de la société.
08:46Petit à petit, il a appris.
08:47Il a appris la langue.
08:48Il s'est assimilé en France.
08:50Ça, c'est mon histoire, en fait.
08:52Je la raconte à la première personne.
08:54Puis, je leur demande, mais décrivez-moi votre France.
08:56C'est quoi la France pour vous ?
08:57C'est quoi l'avenir pour vous ?
08:59Quel espoir vous avez après pour l'avenir ?
09:03Et franchement, certaines réponses sont glaçantes.
09:06Alors, on va en parler, mais justement, Omar Youssef Solène,
09:09je voudrais rappeler ça à nos éditeurs, aux éditeurs de Sud Radio,
09:12que vous, quand vous êtes arrivé en France, vous ne parliez pratiquement pas le français.
09:16Non.
09:16En Syrie, c'est surtout l'anglais qu'on pratique.
09:19C'est ça, oui, bien sûr.
09:20Et l'arabe et l'anglais.
09:21Parce que le français, c'est la langue de la colonisation, donc.
09:24Exactement.
09:25Et donc, vous vous êtes arrivé, vous vous êtes mis en français,
09:27et vous vous êtes absolument assimilé, parce que vous vous êtes dit,
09:31voilà, ce pays, c'est le pays d'Aragon, de Proust, des écrivains, de tout cela.
09:38Personnellement, j'étais choqué au début, parce que, pour moi, la France,
09:41c'était le pays de Paul-et-Loire, surtout.
09:43Paul-et-Loire, oui.
09:44Ce qui est le pays de Paul-et-Loire est traduit en arabe.
09:46Et je les lisais beaucoup quand j'étais en Syrie.
09:49Et donc, j'avais cette image dans mon esprit,
09:52c'est-à-dire, une fois que j'arrive à Paris,
09:53j'allais tomber sur des statues de Paul-et-Loire.
09:56Les Français, la réputation de la langue française,
09:58c'est une langue très douce, très charmante.
10:00Les Français n'emploient jamais des gros mots dans leur langue quotidienne.
10:04Et la première chose que j'ai découvert à Paris,
10:06en sortant de l'aéroport Charles-de-Gaulle, c'était RERB.
10:09Ce n'était pas ni Paul-et-Loire, ni Aragon, ni cette douceur.
10:12J'ai souffert aussi des babiers administratifs,
10:15d'aller tous les jours à la préfecture,
10:17d'apprendre une nouvelle langue si difficile et loin de ma langue maternelle.
10:21Mais je suis reconnaissant à la France,
10:23parce que néanmoins, la France m'a protégé, m'a sauvé la peau,
10:27m'a donné la liberté d'expression.
10:28C'est un pays incroyable, la France,
10:31au niveau de diversité naturelle, culturelle,
10:35même linguistique et historique aussi, vous voyez.
10:37Donc, je pense, ça c'est une histoire que je raconte aux jeunes
10:40pour leur dire que c'est toujours possible de réussir, d'arriver.
10:44Parce que figurez-vous, j'ai fait un sondage dans ce livre,
10:47où j'ai interviewé 413 élèves,
10:51il se trouve que 44 parmi eux, ils souhaitent partir,
10:55ils quittent la France après l'école,
10:58et 30% d'eux, ils pensent que la France n'a aucun avenir,
11:01ou un mauvais avenir.
11:0330% de ces 447 que vous avez interrogés.
11:07Et il y a 81, tout est lié, vous voyez les problèmes,
11:1181 parmi eux, ils pensent que le harcèlement,
11:14le sub-harcèlement est tellement répandu et courant sur les réseaux sociaux,
11:18et 19%, ils m'ont décrit même comment ils étaient harcelés,
11:22et de la part de qui, et quoi.
11:2419% c'est barriant quand même, c'est-à-dire,
11:26il y avait au moins deux élèves, ils ont souffert d'un harcèlement très grave.
11:28Et harceler de qui, par exemple, pour eux c'était qui ?
11:30Soit harcèlement verbal, harcèlement physique, ou harcèlement sexuel.
11:34Ah oui, de la part d'autres élèves ?
11:36De la part d'autres élèves, de la part des adultes,
11:39ou de la part, ou sur les réseaux sociaux.
11:40Ou sur les réseaux sociaux.
11:42Alors justement, vous avez organisé,
11:45avec les professeurs qui le voulaient,
11:47avec effectivement les autorités qui le voulaient,
11:50et donc ces ateliers d'écriture,
11:52et là, est-ce que, franchement,
11:54c'est en 2020 que vous avez commencé ça ?
11:56Voilà, en 2020.
11:58Je rappelle que vous êtes arrivé de Syrie en 2012, vous-même,
12:00il y a 14 ans maintenant.
12:02En 2020, vous avez commencé ça.
12:04Est-ce que vous avez été, aujourd'hui,
12:06avec le recul, mais on va en parler longuement,
12:08vous avez été surpris du résultat ?
12:10Est-ce que vous attendiez avoir les élèves,
12:12les mentalités que vous avez découvertes en France,
12:16vivant en France, étant français,
12:17étant né en France, la plupart ?
12:19Pas du tout.
12:20Je n'ai jamais attendu à ça, j'avoue.
12:22C'était toujours choquant pour moi.
12:24Est-ce que vous voyez le problème, à mon avis,
12:25aujourd'hui, de ce qu'on voit, des émeutes, de violences ?
12:29La plupart de ceux qui commettent ce problème
12:32ou adoptent ce discours séparatiste,
12:34sont pas les migrants, les nouveaux migrants,
12:36je veux dire, sont ceux qui sont nés ici,
12:38d'origine migratoire.
12:39Par exemple, quand je leur demande,
12:40demande à ces jeunes,
12:42décrivez-moi la France en quelques mots.
12:44Par exemple, là, je vous ai raconté ma France,
12:46alors je voudrais écouter la vôtre.
12:47Eh bien, le premier mot, le plus répandu dans toutes les classes,
12:51c'est le mot racisme.
12:52La France est raciste.
12:54C'est raciste.
12:54Et ce n'est pas le racisme d'État,
12:56comme la France insoumise adopte.
12:58Non, la société française, dans son ensemble, est raciste.
13:01Et ça, elle a des raisons, bien sûr.
13:03Elle est fille, etc.
13:04Et deuxièmement, c'est violence policière.
13:06Troisièmement, c'est varier.
13:08Soit parfois, se trouve la saleté,
13:10la France n'est pas un pays propre, etc.
13:12Mais il se trouve que des jeunes entre 12 et 18 ans,
13:16ils pensent qu'ils vivent dans un pays
13:18où le racisme domine tout
13:20et la violence policière domine tout.
13:22C'est terrible, quand même.
13:24Et ces jeunes, il faut aussi préciser
13:27qu'ils souffrent d'une crise identitaire.
13:29Par exemple, quand je leur pose la question,
13:32si on a un problème aujourd'hui en France,
13:35vous devez tous partir ce soir.
13:37C'est la question que je pose toujours.
13:39Vous devez partir parce que vous n'en pouvez plus, etc.
13:43Qu'est-ce que vous faites ?
13:44Non, on a une catastrophe.
13:45On a une guerre, on a un problème en France.
13:47D'accord.
13:47Vous allez partir.
13:48Qui va partir ?
13:49Qui va rester pour défendre ce pays ?
13:50Si vous allez partir, vous allez où ?
13:52Vous allez où ?
13:53Eh bien, la réponse qui domine, c'est
13:56moi, je vais dans mon pays.
13:58Ton pays, ce n'est pas la France ?
13:59Ils sont tous nés ici.
14:01Non, mon pays, c'est l'Algérie, le Maroc,
14:03la Tunisie, le Sénégal.
14:05Ça me choque, toujours.
14:06Vous connaissez quoi de l'Algérie ?
14:08Rien.
14:08Est-ce que vous bat les Arabes ?
14:09Jamais.
14:10Ils ne sont jamais y allés.
14:11Ah oui, la plupart ne parlent pas un mot d'arabe.
14:13Non, non, non.
14:14Il y a une ignorance qui domine tout.
14:15Par exemple, ils se considèrent d'ailleurs,
14:17est-ce que vous n'êtes pas français ?
14:18Non, monsieur, je suis musulman.
14:19Vous connaissez quoi de l'Islam ?
14:21Rien.
14:21Ils ne connaissent que le produit halal
14:23et le produit halal.
14:24C'est tout.
14:25Donc, je trouve que ça, c'est terrible.
14:26C'est-à-dire, il y a l'ignorance qui domine,
14:28une identité tellement floue
14:31qui est présente.
14:33Et ce que je trouve pire de tout cela,
14:35c'est l'envie d'être d'ailleurs
14:37seulement pour ne pas être français.
14:39Ce n'est pas parce qu'ils veulent être algériens.
14:41C'est le plus important de ne pas être français.
14:43Parce que pour eux, dans leur mentalité,
14:45être français ou être fier d'être français,
14:48c'est un discours d'extrême droite,
14:49un discours nationaliste et souverainiste.
14:52Et ça, on l'a vu ces dernières années
14:54dans les manifestations.
14:55Dans l'absence de drapeau français,
14:57l'absence, peut-être la marseillaise,
14:59où il était chanté,
14:59mais d'une toute petite minorité.
15:01C'est l'absence de l'attachement
15:05envers notre pays.
15:06Moi, je trouve que c'est terrible.
15:07Et depuis quand, en fait,
15:09j'adore notre drapeau,
15:10j'adore notre langue,
15:11j'adore notre tradition.
15:13Et ça, ça n'a rien à voir
15:14avec le nationalisme.
15:15Au contraire.
15:15Omar Youssef Solheim,
15:16quand vous les interrogez,
15:17pourquoi la France,
15:18vous estimez que la France est raciste ?
15:20Qu'est-ce qu'ils disent ?
15:21Qu'est-ce qu'ils vous disent ?
15:22Pourquoi ils n'aiment pas la France ?
15:23Pourquoi ils ne se sentent pas français ?
15:25Il y a toujours des arguments.
15:27Par exemple,
15:28cela est devenu vraiment la France
15:30depuis le racisme.
15:31Et l'exemple de ce racisme,
15:32c'est Naël.
15:33L'histoire de Naël,
15:34le jeune garçon qui était...
15:35Le refus d'obtempérer, oui.
15:36Il y a toujours un exemple.
15:38Et ce qui jette l'huile sur le feu,
15:44c'est la France insoumise.
15:46Regardez, j'ai fait une petite étude
15:49dans ce livre,
15:50et c'était hallucinant.
15:51À quel point la France insoumise
15:52est présente sur les réseaux sociaux,
15:54et plus précisément sur TikTok.
15:55Ils sont suivis par des millions
15:56des jeunes.
15:58Et pour vous donner un exemple
15:59aussi plus clair,
16:01depuis 2020,
16:02je pose cette question aussi aux jeunes,
16:04si vous aviez le droit de voter
16:06pour votre équipe ?
16:06Je sais que c'est pas cool
16:09de poser ça en France.
16:09Si vous êtes plus mineur,
16:10vous avez 18 ans à voter.
16:11Le premier vote,
16:12la majorité, c'est Mélenchon.
16:14Super.
16:14On est en démocratie,
16:15vous avez le droit de voter.
16:16Mais dites-moi pourquoi.
16:17Alors la réponse,
16:18c'est que Mélenchon,
16:19c'est le seul qui protège
16:20les musulmans des blancs
16:21ou des français.
16:22Ou alors Mélenchon,
16:23il soutient les jeunes.
16:25ou alors Mélenchon,
16:27c'est le candidat
16:28qui soutient aussi,
16:30qui défend les ouvriers
16:30ou les blous pauvres.
16:31C'est pile poil
16:32ce que Mélenchon diffuse sur TikTok.
16:34Lui et tous les autres députés.
16:36D'où on entend dans les manifestations
16:38comme ça,
16:38Mélenchon président,
16:40Mélenchon président.
16:41Tout à fait.
16:42Voilà.
16:42Donc voilà.
16:43C'est-à-dire que là,
16:44c'est la présence,
16:45c'est la présence en France Insoumise
16:46sur les réseaux sociaux,
16:47etc.
16:48Et alors,
16:48alors justement,
16:49et les professeurs,
16:50quelle imprécision des professeurs ?
16:51Puisque vous avez eu affaire
16:53aux professeurs.
16:54Est-ce que les professeurs,
16:55quand vous faites des ateliers
16:56d'écriture,
16:56ils assistent avec vous
16:57aux ateliers d'écriture ?
16:58Oui, bien sûr.
16:59C'est obligatoire.
17:01Bien sûr,
17:01je suis toujours accompagné
17:02par un ou un professeur.
17:03D'accord.
17:05La majorité d'eux,
17:06ils ont peur
17:06d'avoir des questions,
17:08surtout quand je parle
17:09de Samuel Paty,
17:09surtout quand je parle
17:10du voile,
17:11de la baïa,
17:12des questions bolémiques
17:13ou sensibles.
17:14Et surtout,
17:15je dis à ces jeunes,
17:17ici,
17:17il n'y a pas de notes.
17:18Vous dites tout ce que vous voulez,
17:18je ne suis pas votre professeur.
17:20On va se voir pendant deux heures,
17:21on ne se verra plus.
17:22Donc,
17:23ils se sentent tellement libres
17:24avec moi.
17:24Et les professeurs,
17:26ils ne voulaient pas
17:26avoir des problèmes.
17:28Parce qu'ils sont bien soutenus
17:29par leur hiérarchie.
17:30Figurez-vous,
17:31après, par exemple,
17:32le 7 octobre,
17:33où la violence a explosé,
17:35si vous voulez,
17:35on en parlera.
17:357 octobre,
17:36ce qui s'est passé en 2023.
17:38En Gaza, etc.
17:39Oui, bien sûr.
17:39Par exemple,
17:40un exemple simple,
17:41le lendemain de 7 octobre,
17:43même encore,
17:44le riposte israélien,
17:47avant la riposte,
17:48oui,
17:48qui a eu lieu 48 heures plus tard,
17:50absolument.
17:50Voilà,
17:51plusieurs profs
17:51de la communauté juive
17:52m'ont dit,
17:54une fois qu'on est arrivé
17:55à l'école,
17:55on nous a regardé
17:56comme des coupables.
17:59des problèmes
17:59ou de l'injustice
18:01appliqués sur les palestiniens.
18:03Pourtant,
18:03on a été les victimes.
18:04C'est-à-dire,
18:05on a des milliers
18:05de personnes
18:06de la confession juive
18:07qui ont été tuées
18:08le 7 octobre.
18:09Et nous,
18:10on est responsables de quoi ?
18:11On n'est pas responsables.
18:12On n'est pas les...
18:13On est les assassins
18:14des palestiniens,
18:15vous voyez.
18:15Ça, c'est un exemple.
18:16Après,
18:17d'autres profs,
18:17ils ont aussi...
18:19Ou la...
18:20Le réarché n'a jamais été
18:21juste avec eux.
18:22Par exemple,
18:23il se trouve que
18:23les menaces physiques
18:24ou verbales
18:25de la part de certains élèves
18:26envers ces professeurs
18:28ou les menaces
18:28des parents,
18:29parfois,
18:29vous voyez.
18:30Ou l'agression des parents.
18:32Alors,
18:32les profs,
18:32ils signalent
18:33et n'ont jamais été soutenus.
18:35C'est pour ça
18:35qu'ils préfèrent...
18:36C'est vrai.
18:36Vous avez des exemples
18:38que, par exemple,
18:39pour des histoires,
18:39évidemment,
18:40moins graves,
18:41heureusement,
18:42il n'y a pas tout le temps
18:42Samuel Paty,
18:43ce serait terrifiant.
18:45Mais vous avez eu
18:46des exemples de profs
18:47qui vous ont dit
18:47oui,
18:48on a été menacés
18:49par nos élèves
18:49ou même
18:50on a été frappés
18:51ou même
18:51on a été insultés.
18:52J'ai les preuves,
18:53j'ai biblié dans ce livre
18:55six documents
18:56des profs
18:57qui ont déjà écrit
18:58des rapports
18:59pour qu'ils soient soutenus
19:00de la part
19:01de harcèlement
19:02et n'ont jamais été soutenus.
19:03Leur hiérarchie
19:04ne les soutient pas ?
19:05Non.
19:05En fait,
19:06tout est lié
19:07par leur professeur,
19:08par le directeur de l'école.
19:09Si le directeur
19:10est ferme,
19:11il est fort,
19:12il est courageux
19:12ou il est courageuse,
19:13il n'y a pas de problème.
19:15Mais malheureusement,
19:15certains professeurs
19:17s'en fichent.
19:18Aussi,
19:19ils ne veulent pas avoir
19:19des problèmes.
19:20Oui,
19:20pas de vagues,
19:21pas de bruit,
19:21pas d'histoire.
19:22Il y a la culture
19:22de bas de vagues
19:23qui domine vraiment
19:24l'éducation nationale.
19:26Oui,
19:27c'est assez terrifiant
19:28parce que...
19:29Et dites-moi,
19:29vous avez eu,
19:30vous vend,
19:30parce que ce n'est pas,
19:32vous n'êtes pas là,
19:32vous êtes là,
19:33comme vous dites,
19:33pendant deux heures,
19:34vous venez faire
19:34la télé-écriture
19:35et puis vous,
19:36vous partez.
19:37Mais est-ce qu'on vous a dit
19:38aussi que beaucoup
19:39des parents,
19:39enfin beaucoup,
19:40des parents venaient
19:41pour défendre leur gosse
19:42au lieu de dire
19:43si leur gosse
19:43a fait vraiment
19:45ses très mal comportés,
19:46les parents défendent
19:47quand même leurs gosses
19:48et attaquent les profs.
19:50Il y a ce comportement
19:52de la part
19:52de certains parents
19:54mais je trouve aussi
19:55le bleu grave là-dedans,
19:57c'est la valeur
19:58de l'école chez les parents.
20:00Il n'est plus comme avant.
20:01Par exemple,
20:01il se trouve que
20:01beaucoup de parents
20:02aujourd'hui disent
20:03à leurs enfants
20:03comme quoi
20:04l'école n'a pas d'avenir.
20:06De toute façon,
20:07vous finissez maintenant
20:08vos études,
20:09puis vous allez partir,
20:10vous allez faire la commerce,
20:12vous allez vendre quelque chose
20:13et pour eux,
20:14l'école est devenue
20:15comme un marché.
20:16En revanche,
20:17l'école ce n'est pas ça,
20:17l'école c'est cultiver
20:18le cerveau.
20:19On n'a plus le goût
20:20de tu vas aller bien apprendre
20:21à l'école,
20:22tu vas réussir,
20:23tu vas etc.
20:24Et quand un gamin
20:24ou une gamine
20:25entend ce discours
20:26de la part de leurs parents
20:27en tant qu'exemple
20:28et en même temps
20:28ils voient sur les réseaux sociaux
20:30les influenceurs
20:31et les influenceuses
20:32disent qu'ils ont réussi
20:33sans avoir étudié,
20:34c'est-à-dire
20:35ils vont à Dubaï,
20:36ils vont prendre des photos
20:36avec des Ferrari
20:37ou devant des tours,
20:38etc.
20:39Absolument,
20:39la valeur de l'école
20:40chez ces jeunes
20:41disparaît.
20:42Alors c'est très intéressant ça,
20:44on va en parler
20:46juste après la pause
20:48comment Dubaï,
20:49les Etats-Unis
20:50ou la Chine
20:51ou autres
20:52deviennent
20:53vraiment
20:54les Jérusalem
20:55je dirais
20:56si on peut permettre
20:57des jeunes d'aujourd'hui.
20:59On en parle
20:59avec Omar Youssef Souleymane,
21:01c'est digne.
21:01Et oui,
21:02on va continuer
21:02d'en parler effectivement
21:03dans un instant
21:04sur Sud Radio
21:04avec l'écrivain
21:05Omar Youssef Souleymane,
21:08les dérives
21:08effectivement idéologiques
21:10d'une partie
21:10de la jeunesse française.
21:11Vous en parlez
21:12dans un instant
21:13sur Sud Radio
21:13avec votre invité
21:14André Bercoff.
21:15A tout de suite.
21:17Midi 13h,
21:18Sud Radio,
21:19faut qu'on s'organise.
21:20André Bercoff.
21:23De retour sur Sud Radio
21:25pour parler
21:25de la jeunesse française
21:26qui est dangereusement
21:27doctrinée à l'école
21:28par des prêcheurs de haine.
21:30André Bercoff,
21:31ces élèves nés en France
21:32qui se sentent pourtant
21:33étrangers dans leur propre pays
21:35font l'objet
21:35d'une enquête,
21:36celle de l'écrivain
21:38et journaliste
21:38Omar Youssef Souleymane,
21:40qui est aujourd'hui
21:41votre invité sur Sud Radio
21:42à l'occasion
21:43de la parution
21:44de son nouvel essai
21:45Les héritiers de la honte
21:47de la haine
21:48aux éditions Plon.
21:51Omar Youssef Souleymane,
21:52je voudrais savoir
21:53dans les ateliers
21:54que vous avez fait,
21:54vous avez fait d'abord
21:55à peu près jusqu'ici
21:56combien d'ateliers d'écriture ?
21:58Plus qu'aux 200.
22:00Plus que 100
22:00l'ateliers d'écriture ?
22:01200.
22:02Ah oui, 200.
22:03Et dans combien d'écoles ?
22:04Dans combien de lycées ?
22:06Je n'ai pas de chiffres
22:08mais il y a au moins
22:10au moins 50 lycées.
22:11D'accord, oui,
22:12mais ça donne déjà...
22:13Dans des villes différentes.
22:14D'accord, oui, absolument.
22:16De la ceinture parisienne,
22:17du 92, du 93, etc.
22:20Alors, moi je voudrais savoir,
22:21question,
22:22dans les ateliers d'écriture,
22:25combien de Français de souche ?
22:26Sans que vous prenez
22:27des chiffres précis.
22:28Mais grosso modo,
22:29vous diriez,
22:30en proportion,
22:32combien de Français de souche,
22:33je veux dire,
22:34ce qu'on appelle Français de souche,
22:35qui ont un grand-père.
22:36Déjà,
22:37on a rien grand-père,
22:38on est nés en France,
22:39et puis d'autres.
22:42Alors,
22:43on a une minorité
22:44dans chaque classe.
22:46Un peu partout ?
22:47Dans les écoles
22:49où je me suis intervenu.
22:51Une minorité
22:52et la majorité
22:53sont des Français
22:54d'origine étrangère.
22:55D'accord.
22:56D'un peu partout,
22:57Afrique du Nord,
22:58Afrique noire ?
22:59Surtout de Maghreb
23:01et de l'Afrique.
23:02Sub-Saharienne ?
23:03La Bloupard.
23:04D'accord.
23:05Alors,
23:05justement,
23:05vous parliez un peu
23:06des réactions
23:08de ces élèves,
23:09de ces adolescents
23:11et adolescentes.
23:12Et alors,
23:13comment vivent-ils,
23:14justement,
23:15ces problèmes ?
23:17Parce que vous êtes arrivé,
23:18vous en disant,
23:18on va parler de la laïcité.
23:20Oui.
23:20Mais alors,
23:21justement,
23:21ils vous disent,
23:21est-ce qu'ils savent
23:22ce que c'est que la laïcité,
23:23d'abord ?
23:24Alors,
23:25justement,
23:25c'est une question
23:26très intéressante.
23:27Parce que quand je leur demande
23:28qu'est-ce que c'est la laïcité,
23:29pour eux,
23:29c'est que chacun et chacune
23:32c'est tout ce qu'ils savent
23:33de la laïcité.
23:34C'est ça.
23:34Ils pensent pour eux,
23:35pas le reste.
23:35La loi,
23:36ça c'est mort,
23:36la loi de 1905,
23:37on n'en a jamais entendu.
23:39Ils n'ont jamais entendu
23:39parler de la loi de 1905.
23:41Il n'y a pas de loi
23:41de séparation entre l'Église,
23:44l'interdiction de porter
23:45les signes religieux
23:46dans certains espaces publics,
23:48non,
23:48ça n'existe pas dans leur...
23:49Oui,
23:49c'est la laïcité,
23:50c'est chacun peut prêcher,
23:51peut faire sa religion
23:53au bire à sa religion pratiquée.
23:54En revanche,
23:55ça fait une partie de la laïcité,
23:56c'est pas le concept
23:58de la laïcité,
23:58c'est pas ça.
23:59C'est pas la séparation
24:00donc de l'Église
24:01ou de la synagogue
24:01et de la mosquée
24:02et de l'État.
24:03Parce que c'est ça aussi
24:04la laïcité.
24:04Et cette question
24:06m'emmène toujours
24:07à une autre sur la baïa.
24:08Par exemple,
24:09je leur dis,
24:10vous savez qu'il y a
24:11l'interdiction de la baïa
24:12en 2023,
24:13qui est pour,
24:14qui est contre.
24:1495% sont contre
24:16l'interdiction de la baïa,
24:17c'est-à-dire
24:18ils sont pour que la baïa
24:19soit permée
24:21à l'école.
24:21Pour une raison simple,
24:22c'est que pour eux,
24:23la baïa n'est pas
24:24une tonie religieuse
24:25mais culturelle,
24:25ce qui est complètement faux.
24:27Et après,
24:28j'ai plusieurs fois
24:28des débats très chauds
24:29avec eux
24:31sur la question,
24:32moi je montre mes preuves
24:34de textes coraniques.
24:36Il y a un verset coranique
24:36qui parle de la baïa
24:37et eux,
24:38ils n'ont aucun élément,
24:39malheureusement.
24:39Parce qu'à votre avis,
24:41ils n'ont pas lu le Coran ?
24:42Ah non, non.
24:42Rien de tout.
24:43La plupart, non.
24:44Jamais.
24:44La plupart, jamais.
24:45En fait, malheureusement,
24:46c'est triste quand même
24:47parce que la plupart
24:48de ces élèves,
24:48ils ont lu seulement
24:49un livre de manga.
24:50Même pas un roman,
24:51même pas...
24:52Non, c'est le manga qui...
24:53C'est le manga, oui.
24:54D'où leur attrait
24:55pour le Japon.
24:56Vous en parlez
24:56dans votre livre.
24:57Et le voile ?
24:59Comment...
24:59Que disent-ils sur le voile ?
25:00Pour le voile,
25:01pour eux,
25:02c'est un...
25:03Alors le voile,
25:03ils le reconnaissent
25:04comme une tenue religieuse
25:05mais ils pensent
25:06que la France
25:06est un pays raciste
25:07parce qu'ils n'aiment pas
25:09les femmes...
25:10Enfin,
25:10elle est contre le voile
25:11et elle n'aime pas
25:12les musulmans,
25:12tout simplement.
25:13Et ça, c'est là,
25:13on mélange tout.
25:14C'est-à-dire,
25:15d'ailleurs,
25:15l'islam,
25:16ce n'est pas une race.
25:16Comment on peut être raciste
25:17en critiquant une religion ?
25:19C'est n'importe quoi.
25:21Et deuxièmement,
25:22le voile,
25:22c'est une tenue...
25:23D'ailleurs,
25:24ça c'est marrant
25:24parce que le voile
25:25n'a jamais été cité
25:27ni dans le Coran
25:27ni dans l'Oadis,
25:28la parole de Mohamed.
25:29Mais le voile,
25:30c'est une tenue
25:30de l'islam politique
25:32qui a été inventée
25:32surtout de la part
25:33des frères musulmans
25:34depuis les années 20.
25:36Et ce qu'on vit aujourd'hui
25:37en France,
25:37ça serait bête.
25:38Parce que par exemple,
25:39en Syrie,
25:40ma grand-mère
25:40n'était pas voilée,
25:42elle n'a même pas reconnu
25:43ce que c'était le voile.
25:44C'est ma mère
25:45qui a mis le voile
25:46quand elle était
25:46à l'université
25:47parce que les frères musulmans
25:48en Syrie,
25:48quand ils ont perdu
25:49le combat politique
25:50et militaire
25:51contre le régime
25:52de Hafez Assad
25:53à l'époque,
25:54ils ont commencé
25:55à s'infiltrer
25:56dans la société
25:56et manipuler
25:58surtout les jeunes
25:58en disant
25:59qu'une femme non voilée
26:00c'est une femme facile,
26:02elle est haram.
26:03Elle est honteuse.
26:05C'est haram ou honteuse
26:05ou interdit.
26:06Et une femme voilée
26:08c'est une femme libre
26:08parce qu'elle garde
26:09son désir pour son homme.
26:10Elle commence aussi
26:11à diffuser des chansons.
26:13C'est vraiment
26:13la manipulation
26:14d'un frère musulman.
26:15Petit à petit,
26:16le voile est devenu
26:17une tenue moderne.
26:18Les gens commencent
26:19à le porter
26:20lorsqu'il est devenu
26:21un phénomène
26:21et résultat,
26:22on regardait
26:23une femme non voilée
26:24d'une manière
26:25très grave,
26:26très dure
26:27et ma grand-mère
26:28comme ça,
26:28elle a mis le voile.
26:30Et ça se répète
26:31pile-poil ici en France.
26:32Malheureusement.
26:33Alors justement,
26:33vous dites
26:34que ça se répète
26:34pile-poil ici.
26:35Vous avez senti un peu
26:36ce que vous aviez senti
26:38en Syrie,
26:38ce que vous aviez vécu
26:39en Syrie,
26:39vous l'avez quelque part,
26:41comparaison n'est pas raison,
26:43senti en France.
26:44Bien sûr.
26:45Figurez-vous alors
26:45que ce soit
26:46de la part des élèves
26:47qui justifient
26:48les attentats,
26:50que ce soit
26:50par le voile,
26:51que ce soit
26:51par le regard
26:53ou regarder la France
26:54comme un pays raciste
26:55ou un pays colonialiste.
26:57Tout ça,
26:57on l'a déjà vécu
26:58au Moyen-Orient.
26:59Moi, je le croyais
27:00que ce soit
27:00par rapport
27:01à l'antisémitisme.
27:03C'est pareil.
27:05Donc, figurez-vous
27:06là, maintenant,
27:07je vais un petit peu
27:08sortir de parler
27:09de mon livre,
27:11mais tout est lié.
27:11Le 17 octobre,
27:13là, j'étais face
27:14à l'antifada
27:15des 2000
27:16en Syrie.
27:17En Moyen-Orient.
27:18C'est vraiment
27:19l'antifada.
27:19C'est la même ambiance.
27:21Le drapeau palestinien
27:22est partout.
27:23Et il se trouve
27:24que cet esprit
27:25de...
27:26Le drapeau marocain aussi,
27:26le drapeau algérien,
27:27etc.
27:28Le drapeau algérien
27:29et marocain.
27:31Tout ça,
27:32c'était tellement
27:34présent.
27:35Je trouve que
27:36c'est hallucinant
27:36quand même
27:37de se porter
27:38cette ambiance.
27:40Et je ne sais pas
27:41où on va quand même.
27:41C'est très grave.
27:42C'est la question
27:43qu'on peut se poser
27:44effectivement
27:44et on va continuer
27:45à en parler.
27:46Mais une chose
27:47quand même
27:47au Marie-Jussef Suleiman.
27:49Je voudrais aller.
27:50Quand vous dites
27:51voilà, on a parlé
27:51du voile,
27:52on a parlé...
27:53Est-ce que par exemple
27:55ils observent...
27:56Alors oui,
27:56l'homosexualité.
27:57Même chose aussi,
27:58elle est vécue.
28:00On dit
28:00c'est un péché,
28:02c'est pas bien.
28:03Parce qu'il y a
28:04un esprit
28:07disons viril
28:08ou même
28:09je dirais
28:09misogyne
28:10qui domine
28:11une partie
28:11de ses élèves.
28:12Quand je leur demande
28:14si un garçon
28:15a un copain
28:15ou une fille
28:16a un copine,
28:16ils me disent
28:17ils sont une partie
28:18d'eux,
28:18ils se moquent
28:19en disant
28:19nous on est des hommes
28:20si on ne peut pas...
28:21Comment deux hommes
28:22peuvent être ensemble ?
28:23Soit ça,
28:24soit alors
28:24même faire l'amour
28:25entre deux hommes
28:26pour aussi faire l'amour,
28:27faire l'amour réel
28:29parce que faire l'amour
28:30c'est uniquement
28:31la pénétration vaginale.
28:33Donc ils vivent vraiment
28:33encore,
28:34je ne sais pas,
28:34il y a cent ans
28:36auparavant.
28:36Mais comment il se fait ?
28:37Alors comment vous expliquez
28:38que ces gens,
28:39bon ils sont jeunes,
28:40ils sont nés là,
28:41ils ont vécu quand même,
28:42ils sont enfermés ?
28:44Quand vous écoutez,
28:45on a l'impression
28:45qu'ils sont enfermés
28:46dans une espèce
28:47de hutte
28:49ou d'igloo
28:49où ils ne voient pas
28:50le monde extérieur.
28:51Or ça ne peut pas être le cas.
28:52Oui, il faut voir
28:52de où ces jeunes
28:54prennent leur information,
28:55comment ils sont éduqués.
28:57Par exemple,
28:57quand j'arrivais en France,
28:59j'ai donné des cours
28:59de la langue arabe
29:00et j'allais dans des maisons,
29:01vous voyez,
29:02des maisons des gens
29:03où il y a ces jeunes.
29:04À la maison,
29:05ce n'est pas comme à l'extérieur.
29:07À la maison,
29:07on se trouve qu'il y a
29:08la chaîne Ikra,
29:10c'est une chaîne islamique
29:11qui se diffuse...
29:12La chaîne télévision
29:13Ikhlas.
29:14C'est une chaîne islamiste
29:16qui diffuse...
29:17Elle est en boucle.
29:18Elle est en boucle.
29:19Horrible.
29:20Il y a une chaîne,
29:20même une bonne partie,
29:22elle s'est adressée
29:23aux jeunes,
29:24aux enfants.
29:26La France,
29:27en fait,
29:27dans ces maisons,
29:28est tellement absente.
29:29Ça explique aujourd'hui
29:30pourquoi il y a
29:31cette haine
29:31envers certains jeunes
29:33dans nos manifestations
29:34qui cassent tout,
29:35qui brûlent tout.
29:36On n'est pas dans la violence.
29:37C'est aussi intéressant
29:38de rappeler
29:39que certains disent,
29:41on dit depuis samedi
29:42jusqu'à aujourd'hui,
29:43que la violence
29:44a déjà existé
29:45lors de la première révolution,
29:46donc ça c'est
29:47pour être légitime,
29:48etc.
29:49C'est tellement ridicule.
29:50Ils comparent
29:50aux Jacobins
29:51et la prise de la Bastille.
29:52Voilà, tout à fait.
29:53Ce qui n'importe quoi,
29:54à mon avis,
29:55parce que cette violence
29:56n'est pas pour la France.
29:57Cette violence
29:57est contre l'ensemble
29:58de notre pays,
29:59ses valeurs,
30:00sa république.
30:01Alors,
30:01si ce n'était pas le cas,
30:02qu'est-ce qu'il fait
30:03le drapeau balessinien ici,
30:05quand même ?
30:05Zéro drapeau français,
30:07par exemple.
30:08Pour répondre
30:09à votre question,
30:11ces jeunes,
30:12ils sont,
30:12entre la maison,
30:14la mosquée,
30:14TikTok et l'école.
30:15À la maison,
30:16on leur dit
30:17qu'on n'oublie pas
30:18qu'on n'est pas d'ici.
30:19À l'école,
30:19ils sont dans la république.
30:21À la mosquée,
30:22ils étudient,
30:23ils sont biberonnés
30:23par l'antisémitisme
30:24et la haine de l'Occident
30:25et la haine des chrétiens.
30:27Et à l'école,
30:28ils sont dans la république.
30:29Donc,
30:31ils sont embrayonnés
30:32dans les contradictions,
30:33vous voyez,
30:33dans leur esprit.
30:35Et je pense
30:36que ça vient de là,
30:36toutes ces crises
30:37qu'on vit aujourd'hui.
30:38Ce que vous dites,
30:38c'est qu'une partie
30:39d'entre eux,
30:39parce qu'il ne faut
30:40évidemment pas amalgamer
30:41tout le monde,
30:42sûrement pas tous les musulmans
30:43et loin de là
30:44qui sont là-dedans,
30:45ce sont cette minorité islamiste,
30:47mais vous dites
30:47qu'eux,
30:48quand ils fracassent
30:50des commerçants,
30:51quand ils vont brûler
30:51telle ou telle chose
30:52quand ils y vont,
30:53c'est parce qu'ils brûlent
30:56les biens d'un pays
30:57qui n'est pas le leur,
30:58quelque part.
30:59C'est-à-dire,
31:00ils ne reconnaissent pas
31:02ce pays comme le leur,
31:03ce pays étranger.
31:04Même,
31:05ils détestent ce pays
31:06parce qu'il les a colonisés
31:07pour eux.
31:09C'est ça.
31:09Donc,
31:09nous,
31:09on va le coloniser.
31:11Cette phrase,
31:11je l'ai entendue
31:12plein de fois d'ailleurs.
31:12Vous l'avez entendu.
31:13Ils nous ont colonisés,
31:14la France nous a colonisés,
31:15c'est notre tour.
31:16Absolument.
31:17C'est ça.
31:17Notre tour de coloniser
31:18et quand on traite
31:20un territoire
31:21pas comme le sien,
31:22on fait tout ce qui
31:23pourrait être du mal
31:24contre ce territoire.
31:25C'est ça.
31:26Et donc,
31:26oui,
31:27il y a l'impunité,
31:28il n'y a pas de raison.
31:29On n'a aucun remords
31:30à faire
31:31ou culpabilité
31:32à faire ce qu'on a
31:33à faire là-dessus.
31:34Et le pire,
31:35c'est que cette violence
31:37est le produit
31:38d'une alliance
31:40entre la France insoumise
31:41et les islamistes
31:43ici,
31:44sur notre territoire.
31:45Et je pense
31:46que la convergence
31:48entre les deux
31:49s'affiche
31:50sous le drapeau palestinien.
31:51C'est-à-dire,
31:52le drapeau palestinien,
31:52il est venu
31:53comme un cheval de Troie
31:56qui enveloppe
31:57toute cette haine,
31:58cet esprit islamiste
32:00et très grave
32:01qui envisage
32:02à l'avenir
32:03de détruire
32:04la République
32:04et construire
32:06une autre
32:06sur d'autres valeurs
32:07qui n'ont absolument
32:09pas les nôtres.
32:10Les héritiers de la haine,
32:12la nouvelle enquête
32:13d'Omar Youssef Souleymane
32:14sur le communautarisme
32:15dans les lycées
32:16et les collèges français.
32:18Nous allons continuer
32:18d'en parler
32:19dans un instant
32:20sur Sud Radio.
32:22Midi 13h,
32:24Sud Radio,
32:24faut qu'on s'organise.
32:26André Bercov.
32:28De retour sur Sud Radio
32:29avec Omar Youssef Souleymane
32:31pour parler de son nouvel essai
32:32paru chez Plon
32:33et intitulé
32:34Les héritiers de la haine.
32:35Alors,
32:36ces héritiers
32:36sont ces collégiens
32:37et ces lycéens
32:38nés en France
32:39qui n'aiment pas la France
32:40et encore moins
32:41la République.
32:43Mélenchon Président !
32:44Mélenchon Président !
32:46C'est un mouvement
32:47de toute la jeunesse du pays.
32:49Ça, moi,
32:50je ne suis pas capable
32:51là comme ça maintenant
32:52d'essayer de trouver
32:54une autre chose pareil.
32:55Donc,
32:55c'est plus puissant
32:56que mai 68
32:57dans la jeunesse.
32:59C'est plus puissant
33:00que mai 68
33:01ou mais ça n'a rien à voir
33:02à mai 68,
33:03cher Jean-Luc Mélenchon
33:05et vous le savez très très bien.
33:06Mais alors,
33:07Omar Souleymane,
33:07vous disiez,
33:08c'est vrai,
33:09un certain nombre d'entre eux
33:09n'aiment pas la France.
33:10Vous l'avez très bien expliqué
33:12et pourquoi vous l'avez expliqué.
33:13Mais alors,
33:14en revanche,
33:14ils aiment la République
33:15puisqu'ils veulent
33:16que Jean-Luc Mélenchon
33:17devienne président.
33:18Alors,
33:18ils veulent que Mélenchon
33:20soit président
33:21au nom de quoi ?
33:22Au nom de la République,
33:23au nom de la France,
33:23au nom de l'islam,
33:24au nom de quoi ?
33:25Et c'est tellement perdu.
33:28comme j'ai dit tout à l'heure
33:30qu'une majorité
33:31de ces jeunes
33:32veulent voter Mélenchon
33:34parce que Mélenchon
33:35protège ces jeunes
33:36pour eux
33:37de la France
33:37ou de l'homme blanc.
33:39Protège ces jeunes
33:40de la France
33:40ou des blancs.
33:41C'est-à-dire un président
33:41qui va protéger
33:42de la France.
33:43Tout simplement.
33:44Donc un président de quoi ?
33:45De la France ?
33:46Absolument pas.
33:47Alors justement,
33:48c'est très intéressant
33:49que vous en parlez
33:49dans votre livre.
33:50Vraiment,
33:50je recommande ce livre
33:51parce que c'est une réalité.
33:53Omar Souleymane est allé
33:56au-delà,
33:57en face de cette réalité
33:59et il la montre.
34:00Il ne dit pas
34:00c'est bien,
34:01c'est mal,
34:02il montre ce qui se passe
34:03et ce qui se passe
34:04c'est quand même
34:04très préoccupant.
34:06Alors on voit
34:06ce qui se passe
34:07depuis quelques jours.
34:09Vous avez vu que par exemple
34:10on n'aime pas
34:11le Rassemblement National,
34:12on peut même détester
34:14mais on sait que
34:15samedi prochain,
34:16puisque demain,
34:17demain,
34:17est-ce que cette émission,
34:19donc vous savez
34:20c'est tous les vendredis,
34:21demain à Orléans
34:22il y aura donc
34:23un rassemblement,
34:25enfin un meeting
34:25du Front National
34:27et appel à défiler
34:29la CGT,
34:30Sophie Binet,
34:31appel à défiler
34:32effectivement
34:32un certain nombre de gens,
34:34Bali Yakanogo,
34:36le maire de Saint-Denis
34:37et puis beaucoup d'autres,
34:39de l'AFI,
34:40etc.
34:41et on sent donc
34:43quelque chose
34:43qui va,
34:44je ne dirais pas
34:45vers une guerre civile,
34:46c'est facile
34:47et ça va très très vite
34:48et attention
34:49aux figures
34:51un peu imposées
34:52mais ça va
34:53vers quelque chose
34:54qui est quoi ?
34:54Le séparatisme
34:55qui est,
34:56on l'a déjà dit
34:57tout le temps
34:58côte à côte,
34:58face à face
34:59mais au-delà de ça,
35:01est-ce que ce que
35:02vous avez vécu
35:03et vu
35:03depuis des années,
35:05depuis votre séjour
35:06et ce que vous faites
35:08dans votre occupation
35:10d'écrivain
35:10et de professeur
35:12il faut le dire
35:12d'enseignant
35:13d'atelier d'écriture
35:14est-ce que ça va vers ça
35:15à votre avis
35:16Omar Suleyman ?
35:17Premièrement
35:18ce qu'on vit
35:20de la part
35:21de la France insoumise
35:22m'a fait tellement
35:22penser à la Syrie
35:25comment
35:26au début
35:27de la révolution syrienne
35:27il y avait des manifestations
35:29tellement pacifiques
35:31et sur l'autre
35:32contre le régime dictatorial
35:33et sur l'autre rive
35:35il y avait des gens
35:36qui défendaient ce régime
35:37avec des couteaux
35:38avec des pistolets
35:39avec
35:40zéro
35:43démocratie
35:43c'est-à-dire
35:44quand on refuse l'autre
35:45et on attaque l'autre
35:46du fait qu'il soit différent
35:47ça c'est le fascisme
35:49ça c'est tellement connu
35:50aujourd'hui la France insoumise
35:51pratique la même
35:52la même
35:53la même mentalité
35:54et en fait
35:55comment on peut accepter
35:56bon bord
35:56qui fait un meeting
35:57aujourd'hui
35:58ou même la mobilisation
35:59samedi dernier
36:01devant CNews
36:01et au reprendre
36:02le bâtiment
36:03mais au nom de quoi
36:04ils se mobilisent ?
36:04Qu'est-ce qu'ils veulent
36:05exactement ?
36:06Est-ce qu'on va faire
36:06est-ce qu'on va vers le terrain
36:08de débat
36:08ou alors on va vers
36:10l'agression ?
36:11Eux l'ont dit
36:12ils veulent interdire
36:12quelqu'un qui ne pense pas
36:14comme moi
36:14il faut l'interdire
36:15et donc où est la démocratie
36:16là-dedans ?
36:17C'est pour ça
36:17je pense qu'il faut appliquer
36:19contre la France insoumise
36:20l'état de droit
36:21et pas la démocratie
36:21quelqu'un qui ne pratique
36:23pas la démocratie
36:24ne croit pas en démocratie
36:26il ne faut pas
36:26qu'on soit démocrate
36:27avec lui
36:27ou avec elle
36:28c'est inacceptable
36:29donc je pense qu'il faut
36:30être strict et ferme
36:31et interdire
36:32la France insoumise
36:33en France
36:33Ah vous vous érigez
36:34jusqu'à interdire
36:34la France insoumise ?
36:35Parce que c'est un parti
36:36tellement dangereux
36:36pour notre avenir
36:38pour notre présent
36:38et pour l'ensemble
36:39de la République
36:40Et alors à votre avis
36:42effectivement
36:42ceux qui sont justement
36:44dans ces manifestations
36:45où il y a
36:46la France insoumise
36:46et ceux qui sont
36:47les casseurs
36:49ou les pillards
36:49c'est quand même
36:50pas les mêmes
36:51on l'a très bien vu
36:53il y a des couches
36:53très différentes
36:54est-ce qu'en revanche
36:55il s'arrange pour
36:57les uns arrivent
36:58en cassant
36:59les autres en pillant
37:00les troisièmes
37:01en organisant
37:02vous sentez ça
37:03comment vous ?
37:04En fait il y a
37:05justement
37:05il y a deux types
37:06de jeunes
37:06ceux qui ont
37:07des revendications
37:07légitimes
37:08qui se manifestent
37:09parce qu'il y a
37:10des problèmes
37:10à l'éducation nationale
37:11très fort
37:12absolument
37:12il y a des problèmes
37:13la crise économique aussi
37:14mais là je me demande
37:15ça sert à quoi
37:16de se manifester
37:17et on sait très bien
37:18que les casseurs
37:19finiront par détruire
37:21par casser
37:22par brûler
37:22par voler
37:23ce qui augmente
37:24la crise économique
37:25c'est à dire
37:25si on a un problème
37:26avec la crise économique
37:27là j'adresse aux jeunes
37:29et quand on se manifeste
37:30ça sert à quoi
37:32augmenter la crise économique
37:33en détruisant
37:34en cassant
37:35et en volant
37:36oui
37:37ça sert à rien
37:37oui sauf que
37:39j'ai l'impression
37:40qu'un certain nombre
37:40de gens
37:41s'en foutent
37:42ils pensent pas à ça
37:43ils disent
37:44on a envie de casser
37:45on a envie de casser
37:45on veut s'exprimer
37:46on veut casser
37:47absolument
37:47ils ne pensent absolument
37:48pas à la crise économique
37:49ou quoi que ce soit
37:50absolument
37:50mais moi j'adresse
37:51aux jeunes
37:52qui manifestent
37:53d'une manière pacifique
37:54j'adresse aux jeunes
37:55qui ont des revendications
37:56légitimes
37:56je n'adresse pas aux casseurs
37:58mais alors qu'est-ce qu'on fait
37:59avec les casseurs
38:00avec les pillards
38:01qu'est-ce qu'on fait
38:02à votre avis
38:03malheureusement
38:03il n'y a que l'autorité
38:04qui peut décider
38:05la police
38:05et même parfois l'armée
38:06et c'est partout pareil
38:07c'est pour l'avantage
38:10pour l'intérêt de tout le monde
38:12et alors ce séparatisme
38:14justement
38:14vous en avez parlé
38:16vous en parlez tout ça
38:16que vous avez vu
38:17très enraciné
38:19vous parlez justement
38:20entre la maison
38:21la télévision
38:23TikTok
38:23et compagnie
38:25est-ce que
38:26comment on peut en sortir
38:28parce qu'on se dit
38:28est-ce qu'on va vers
38:30effectivement
38:31deux trains
38:32qui sont sur les mêmes rails
38:33et qui sont en direction opposée
38:34et qui vont à un moment donné
38:37s'exploser l'un l'autre
38:38ou on peut aller
38:40vers autre chose
38:41malheureusement
38:41on est déjà
38:42aujourd'hui
38:43face à ces deux trains
38:44entre l'extrême droite
38:45l'extrême gauche
38:46etc
38:46mais je pense
38:48par rapport aux jeunes
38:50ça c'est l'objectif
38:51d'ailleurs
38:51de mes ateliers d'écriture
38:52c'est-à-dire
38:53diminuer cette intensité
38:54en éclairant
38:57certains points
38:57qu'ils ignorent
38:58complètement
38:59et des théories
39:00qui sont basées sur
39:02l'incompréhension
39:03et l'ignorance
39:04justement
39:06premièrement
39:06je pense qu'il faut
39:07oser le débat
39:08surtout chez les musulmans
39:09ici en France
39:10oser le débat
39:11parler de la religion
39:12parler de tous les sujets
39:13qui dérangent
39:14ne pas avoir peur de rien
39:17douzièmement
39:17cultiver la laïcité
39:18et l'attachement
39:18envers notre France
39:19par exemple
39:20quand un jeune
39:20ou une jeune
39:21me disent
39:21moi je veux aller
39:22à Dubaï
39:23pour faire le ski
39:23moi je veux aller
39:25aux Etats-Unis
39:25pour faire le fric
39:26je leur dis
39:27qu'en France
39:28on est le meilleur
39:30pays du monde
39:31vous pouvez faire
39:32tout ce que vous voulez faire
39:33vous pouvez le faire ici
39:34on vit beaucoup mieux
39:35qu'ailleurs
39:35je leur donne des exemples
39:37comment les femmes
39:37vivent ailleurs
39:38par exemple
39:39quand les femmes ici
39:40ou les filles
39:40je parle des élèves
39:42qui se plantent
39:43que ça existe à 100%
39:45le misogynie
39:46ça existe en France
39:47le patriarcat
39:47ça existe en France
39:48mais quand ils disent
39:49qu'on est dans un pays
39:50le pire du monde
39:51je leur explique
39:52comment les femmes
39:53vivent en Iran
39:53comment les mariages
39:54des mineurs
39:56appliqués jusqu'à aujourd'hui
39:57en Syrie
39:57et en Égypte
39:58comment les filles
39:59n'ont pas le droit
40:00d'aller à l'école
40:00vous leur expliquez ça
40:01absolument
40:02comment les filles
40:02n'ont pas le droit
40:03d'aller à l'école
40:03en Afghanistan
40:04comment une fille
40:04et un garçon
40:05ne peuvent pas marcher
40:06ensemble en Syrie
40:07aujourd'hui en Syrie
40:08à cause de ce nouveau
40:09pouvoir islamiste
40:10donc je leur explique
40:11tous ces points
40:11pour qu'ils savent
40:12comment les gens
40:13vivent ailleurs
40:13et ils savent
40:14que la France
40:15c'est un trésor
40:16qu'il faut protéger
40:17et je leur dis toujours
40:18que la République
40:18vous appartient
40:19et vous appartenez
40:20à la République
40:20si elle a un problème
40:21ça c'est le vôtre
40:22et à vous de le résoudre
40:23et alors
40:24est-ce qu'ils vous entendent
40:25comment ils réagissent
40:26ou comment certains réagissent
40:27puisque vous leur dites ça
40:28qu'est-ce qu'ils vous disent
40:29quand vous leur donnez ça
40:30déjà
40:30quand je reçois toujours
40:32des messages
40:33de la part des profs
40:34comme quoi ces jeunes
40:35continuent à écrire
40:36ça me touche beaucoup
40:36vous voyez
40:37quand ils me remercient
40:38à la fin de l'atelier
40:39quand ils me demandent
40:40de revenir
40:40souvent
40:41ça me touche beaucoup
40:42et je pense
40:46il faut absolument
40:49être sur le terrain
40:50et pratiquer
40:51des actions culturelles
40:52et pédagogiques
40:53avec ces jeunes
40:54et vous pensez
40:55qu'il y a une possibilité
40:57justement
40:57par rapport à ça
40:58mais il y a une chose
40:59qui me frappe
40:59pendant que je vous écoute
41:00mais que font les profs
41:02à l'école
41:02enfin je ne dis pas
41:03que l'école devrait être
41:03que là-dessus
41:04mais est-ce que l'école
41:05ne devrait pas aussi
41:06malheureusement
41:07parce que la famille
41:08n'est pas toujours là
41:10enseigner ce que vous dites
41:11au-delà de la télé d'écriture
41:13enseigner la laïcité
41:14enseigner le civisme
41:16enseigner ce qu'on appelle
41:17les valeurs de la république
41:18on a l'impression
41:18quand on dit ça
41:19on a envie de rire
41:20parce qu'on dit
41:20où sont les valeurs
41:21de la république
41:21c'est triste
41:22vous avez raison
41:23parce qu'encore une fois
41:24c'est la peur
41:25c'est-à-dire
41:26comme
41:27plein de fois
41:28j'ai vu
41:29comment les visages
41:30des profs
41:31qui ont tellement peur
41:32qu'ils viennent ensemble
41:33une fois que je parle
41:34de Samuel Paty
41:35une fois que je parle
41:36de terrorisme
41:36je parle en septembre
41:38je parle de la laïcité
41:39Dominique Bernard
41:40et autres
41:40Dominique Bernard
41:41évidemment
41:42et il y a l'or
41:44chez les profs
41:44ils n'ont pas envie
41:45d'être exfiltrés
41:46et partir
41:46ils ont peur
41:48ils ont peur
41:48ils ont tellement peur
41:50ou alors
41:50une partie de ces profs
41:52pas tous
41:53ils sont des militants
41:54pour la France insoumise
41:55et pour eux
41:56il n'est pas question
41:57d'aborder ce sujet
41:57même pire
41:58il y a certains
42:00qui ont signé
42:01un appel
42:02pour légitimiser
42:03la baïa à l'école
42:04ah oui quand même
42:06des profs
42:06des profs
42:07j'ai la preuve
42:08et donc il y a
42:09un véritable problème
42:11du séparatisme
42:11même à ce niveau là
42:12quand même
42:13absolument
42:13parce qu'il ne faut pas
42:14oublier
42:15vous connaissez beaucoup mieux
42:16que moi ce sujet
42:17dans les années 2000
42:18ce moment de basculement
42:20où il y a l'époque
42:21de la deuxième antifada
42:22et les attentats
42:23de 11 septembre
42:24comment ça m'amène
42:25l'année
42:26les tours
42:27il y avait une mentalité
42:28qui a changé
42:28tout ce auquel
42:30je posais la question
42:30ils m'ont cité
42:31ces deux événements
42:32moi je n'étais pas en France
42:33j'étais en Arabie
42:33la deuxième antifada
42:35et le 11 septembre
42:37il a créé un isolement
42:38chez les musulmans
42:40que les frères musulmans
42:41ont tellement profité
42:42alors figurez-vous
42:43que le même discours
42:44diffusé ici
42:44par Tarek Ramadan
42:45on l'entendait
42:47pile poil
42:48par Kardaou
42:49Yusuf Kardaou
42:50c'est un fondateur
42:51Al Jazeera
42:51et moi j'étais en Arabie Saoudite
42:53à l'époque
42:53et en même temps
42:54j'écoutais Yusuf Kardaou
42:56avec tout ce qu'il disait
42:57de djihad
42:58comme quoi
42:58les musulmans doivent se lever
42:59etc
43:00et ici
43:01en Tarek Ramadan
43:01il disait la même chose
43:02à ma génération
43:03enfin des français
43:04de ma génération
43:04aujourd'hui
43:05aujourd'hui
43:06une partie de ces jeunes
43:07qui ont grandi
43:09sur la parole
43:10d'Otarek Ramadan
43:11ils sont devenus des profs
43:12donc c'est eux
43:13qui enseignent aujourd'hui
43:14donc absolument
43:15il y a des profs
43:15qui sont radicaux malheureusement
43:45la génération
43:46médiatique
43:47a été secouée
43:48par une étrange
43:49mystification
43:50en janvier
43:51alors que Mitterrand
43:52est au pouvoir
43:52un ténor de la droite
43:54publie sous le pseudonyme
43:55de Caton
43:56un pamphlet à charge
43:57contre son propre camp
43:59le mystère a duré un an
44:01l'auteur
44:02c'était en fait vous
44:03André Bercoff
44:04pourquoi cette manœuvre politique
44:06vous allez tout nous raconter
44:08dans un instant
44:08sur Sud Radio
44:09alors chers auditeurs
44:11restez avec nous
44:12on revient juste après
44:13le journal de 13h

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