00:00Ici Sud Radio, les français parlent au français, les carottes sont cuites.
00:08Sud Radio Bercov dans tous ses états.
00:11Envers le Front National et la jeunesse ! Envers le Front National et la jeunesse !
00:18Voilà, voilà, voilà, la jeunesse, en tout cas celle qui est dans la rue,
00:23dit tout son amour pour le Front National.
00:26C'est le Rassemblement National, mais ça ne fait rien, qu'importe le label pourvu qu'on ait l'ivresse.
00:32Alors, qu'est-ce qui se passe ? C'est encore une nouvelle journée, effectivement,
00:37allez, j'allais dire d'une petite fada, non, non, non, effectivement, de juste révolte de la jeunesse,
00:42parce que ça ne va pas du tout, du tout, du tout, du tout.
00:45Il y a un vrai, vrai, vrai problème, c'est vrai, c'est vrai qu'il y a des vrais
00:48problèmes.
00:49En même temps, quelque part, on se demande quel problème,
00:52parce que quand vous écoutez ce jeune, est-ce vraiment, ce jeune, je ne sais pas, lycéen, étudiant, je ne
00:59sais pas,
01:00mais voilà, en fait, ce qu'il reproche au système. Écoutez.
01:04Dans une classe, on est à 35, il fait 35 degrés, et des fois, on ne peut pas dormir en
01:10classe
01:10parce que les professeurs ne sont pas d'accord avec ça.
01:13Ah ouais, c'est vrai, ça. Ça, c'est vrai, mais c'est une injustice terrible, quoi.
01:17Ils ne sont pas d'accord avec ça, on ne peut pas dormir, non, mais on ne peut pas dormir
01:20en classe,
01:20mais c'est incroyable. Il y a une injustice profonde qui explique ce mouvement-là.
01:25Bon, j'exagère, j'exagère, mais à peine.
01:29En fait, ce qui se passe, c'est très intéressant, c'est une espèce de révolte avec le tout.
01:35Ou alors, il y a à tous les étages, il y a préoccupation, préoccupation, effectivement, de pouvoir dormir,
01:42mais au-delà, pas assez de profs, c'est vrai, pas assez d'élèves, c'est vrai.
01:47Mais alors, les 8 heures de classe, ce n'est pas possible, etc.
01:50Mais ce qui nous intéresse aujourd'hui, juste rapidement, c'est le paysage politique.
01:55Alors, c'est très simple. En fait, Jean-Luc Mélenchon sonne la charge.
02:01En tout cas, c'est lui, la force politique aujourd'hui, peut-être pas derrière le mouvement,
02:06mais enfin, qu'il anime.
02:08Et alors, Jean-Luc Mélenchon, il est passé à la période apaisante.
02:13Regardez, lui, il dit, attention, maintenant, il faut apaiser.
02:16Maintenant qu'on a lancé le mouvement, il faut montrer que nous sommes là pour la paix.
02:21Écoutez Jean-Luc Mélenchon.
02:22Moi, j'invite les adultes, les parents, à se mettre un casque blanc ou un brassard blanc
02:27et à entourer les manifestations pour que...
02:30On l'avait déjà fait dans les années après la mort de Malik Ousekine
02:34ou dans les années 90 pour protéger.
02:37On a un devoir, d'abord, de protection à leur égard.
02:41Et voilà !
02:42Il faut un devoir de protection.
02:44Voilà, regardez, je suis l'homme de l'apaisement.
02:47Et non, pas du tout, comme on ose dire, l'homme de la confrontation.
02:50Pas du tout.
02:52Alors voilà, brassard blanc, casque blanc et montrer patte blanche.
02:56Voilà, et on verra sur la suite.
02:59Mais alors, voyez, chacun se prépare parce que derrière cela,
03:01il y a, comme vous le savez, dans quelques mois, les présidentielles.
03:04Alors ça annonce quoi ?
03:06Ça, c'est très clair.
03:07Mélenchon est là, on voit très très bien la révolte étudiante, lycéenne, etc., etc.
03:13Avec toutes ses connotations.
03:15D'un autre côté, il y a le Rassemblement National,
03:19fort de ses 11 millions d'électeurs,
03:21qui dit non, non, non, on est en train, effectivement, d'activer,
03:25on est en train de jeter nos adversaires de lui sur le feu.
03:29Et puis, il y a tous les autres.
03:31Alors, les socialistes qui se débattaient,
03:33les macronistes, les centristes,
03:36les républicains, les modérés,
03:37qui disent comment on va s'en sortir ?
03:39Là, c'est pas simple.
03:40Eh bien, on va s'en sortir,
03:41on va essayer de faire jouer les extrêmes.
03:44Et oui, vous comprenez,
03:45si Marine Le Pen passe,
03:46ça va être l'insurrection partout,
03:48si c'est Mélenchon,
03:49ça va être la dictature.
03:52Donc, ne nous quittez pas,
03:55ne me quittez pas,
03:56rejoignez tout ce merveilleux marais.
03:59Et cela, quand même,
04:00oui, c'est vrai qu'on n'a pas très bien réussi jusqu'ici,
04:03mais nous allons nous rattraper, bien sûr.
04:06Nous sommes la modération,
04:08nous sommes le calme.
04:09Alors, est-ce qu'on sent derrière l'arbre des manifestations,
04:13la forêt politique ?
04:14Évidemment, aujourd'hui, ça a l'air du contraire.
04:17Mais dans quelques mois,
04:19si les petits cochons du FMI ne nous mangent pas,
04:23eh bien, on verra ce qui va se passer,
04:25très intéressant.
04:27Merci, et à demain.