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  • il y a 2 jours
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Vous venez d'écouter la députée de Gironde, Edwige Diaz, le maire de Perpignan, Rassemblement National, Louis Alliot,
00:05qui était reçu à l'hôtel de Matignon pour la réunion sur la crise du pouvoir d'achat, les manifestations
00:11à venir.
00:12Et ils ont notamment entendu de la part de Sébastien Lecornu, le chef du gouvernement, le fait qu'il n
00:17'ait pas à s'inquiéter
00:18par rapport au congrès du Rassemblement National prévu samedi et dimanche à Orléans.
00:23Justement, nous sommes avec Hugues Moutou, le préfet du Loiret de la région Centre-Val-de-Loire.
00:27Bonsoir, M. le préfet. Merci d'être en direct avec nous sur BFM TV.
00:31Pas de raison de s'inquiéter, alors ? On peut rassurer les habitants d'Orléans,
00:35bien qu'on annonce 20 à 30 000 manifestants contre le Rassemblement National ?
00:44Le problème, ce n'est pas ces 20 ou 30 000 manifestants, puisque vous avez effectivement une manifestation qui est
00:51déclarée
00:52et qui se tiendra, et les forces de sécurité en nombre seront présentes pour encadrer cette manifestation,
01:00comme les forces de l'ordre sont présentes en nombre pour permettre effectivement au Rassemblement National,
01:06qui est un parti légalement constitué, de tenir son congrès, et le samedi et le dimanche,
01:11ce meeting de lancement de la campagne présidentielle de Mme Le Pen.
01:15Donc on est là pour assurer à la fois l'exercice des libertés publiques, c'est notre rôle, c'est
01:20le rôle de l'État,
01:21mais également pour prévenir tout trouble à l'ordre public.
01:24Combien de policiers seront déployés pour assurer la sécurité autour de ce congrès du Rassemblement National ?
01:34On aura de très nombreux policiers et gendarmes, des renforts nationaux très importants, des forces mobiles,
01:41à peu près 2000, qui viennent s'ajouter aux forces de police et de gendarmerie locale,
01:47et aux policiers municipaux naturellement.
01:49Donc on est présent en nombre pour apporter la réponse la plus ferme possible,
01:55dans le cadre de la loi, aux personnes qui tenteront, qui viendront pour tenter à la fois de casser, de
02:03piller,
02:04de s'en prendre aux forces de l'ordre, comme c'est le cas malheureusement,
02:06ou qui tenteraient également d'entraver le bon déroulement du meeting, du congrès, du parti Rassemblement National.
02:15C'est ce que nous faisons pour tous les partis politiques,
02:19qui, je le rappelle, selon l'article 4 de la Constitution,
02:23à la fois concourt à l'expression des suffrages,
02:26et participe directement à la démocratie pluraliste.
02:29Moi je crois que...
02:30Voilà, vous venez d'écouter Raphaël Glucksmann,
02:33candidat, sorti des primaires, socialiste, candidat à place publique à l'élection présidentielle,
02:37lui aussi déçu par ce qu'il a entendu de la part du gouvernement.
02:40Donc on voit bien tous les points de tension qu'on a ce week-end.
02:44Il y a le congrès du Rassemblement National, on en parlait du côté d'Orléans, samedi et dimanche.
02:48On en parlait avec le préfet Moutou, avec des manifestations qui sont prévues.
02:52Olivier Faure en sera d'ailleurs, il sera sur place à Orléans.
02:55On a les manifestations pour les lycéens, pour le pouvoir d'achat,
02:58celles des étudiants, des gilets jaunes, qui sont samedi.
03:01Michael Taverne, vous êtes avec nous, vous êtes député Rassemblement National du Nord.
03:05Vous êtes inquiet ou pas ?
03:07Non, pas du tout.
03:08Nous avons été rassurés par les pouvoirs publics.
03:10On a entendu monsieur le préfet, qui a développé un dispositif, justement,
03:15pour qu'on puisse tenir notre congrès dans les meilleures conditions possibles.
03:19Comme il l'a dit, c'est un très grand moment de démocratie,
03:22puisque nous allons lancer la campagne présidentielle de Marine Le Pen.
03:25Et il y aura des forces mobiles qui seront mises en place à Orléans.
03:30En tout cas, il y aura des interdictions également de manifester.
03:33Donc en tout cas, les pouvoirs publics nous auront assurés.
03:34Il y a un contact constant entre le Rassemblement National,
03:38la municipalité d'Orléans et la préfecture de Centro-Val-de-Loire.
03:43Écoutez, on verra s'il y a des casseurs.
03:45Mais en tout cas, j'espère que le ministère de l'Intérieur répondra
03:49beaucoup plus efficacement, contrairement à la semaine dernière,
03:53avec des ordres clairs.
03:54Et surtout, éviter les casseurs, une nouvelle fois,
03:59de privilégier une nouvelle fois le désordre, l'insurrection, la révolution.
04:04Alors qu'il y a, comme je le disais tout à l'heure,
04:06des revendications parfaitement légitimes de la part des lycéens,
04:09de la part des Français sur le pouvoir d'achat.
04:10Mais aujourd'hui, vous êtes complètement étouffé par des voyous,
04:14par l'ultra-gauche, qui ne pensent qu'à une chose,
04:18déstabiliser les institutions et surtout étouffer votre mouvement,
04:20pourtant je le dis, avec des revendications légitimes.
04:22Moi j'ai une question pour vous.
04:24Vous parlez d'interdiction de manifestation, effectivement, ça a été évoqué.
04:27Est-ce que, vous, ça ne vous choque pas,
04:28le fait qu'on interdise des manifestations ?
04:30Mais la manifestation est un droit constitutionnel.
04:35D'accord ?
04:35Pourquoi est-ce que vous ne vous révoltez pas le fait qu'on interdise des manifestations ?
04:37Mais je rappelle, c'est une décision du préfet
04:39d'interdire des manifestations autour du congrès, du zénith d'Orléans,
04:45pour éviter des troubles à l'ordre public.
04:47Parce que vous voyez ce qui est en train de se passer.
04:49C'est-à-dire que vous avez quand même le premier parti de France,
04:51le premier groupe de l'Assemblée nationale,
04:53qui est perturbé par des mouvements d'ultra-gauche.
04:57Donc vous, en fait, ça ne vous pose pas de problème.
04:59Vous êtes anti-constitutionnel.
05:00Ça ne vous pose pas de problème.
05:01Ça ne vous pose pas de problème.
05:02Moi, ce qui me pose problème, je vais vous le dire.
05:04Mais vous savez ce qui est important ?
05:06C'est qu'aujourd'hui, il faut mettre fin à ces voyous
05:09qui perturbent les manifestations.
05:10Parce que vous avez des revendications légitimes.
05:14Je l'ai dit, vous avez des revendications légitimes.
05:16Le problème, c'est qu'aujourd'hui,
05:18vous avez affaire non pas à des travailleurs,
05:21à la France du travail,
05:22vous avez affaire à la France du chaos.
05:25Des gens, en fait, qui sont là pour bordéliser
05:27et pour casser et qui a pour prétexte, incendier, etc.
05:30Mais peut-être que ces gens travaillent au quotidien.
05:31Donc ce qu'il faut aujourd'hui, c'est apporter des solutions aux problèmes.
05:36C'est ce que ne fait pas Emmanuel Macron.
05:37Et donc vous, la solution, c'est de nous envoyer...
05:38Oui, mais donc la solution, actuellement,
05:40c'est de nous envoyer la BRI et les CRS.
05:42Je pense qu'à un moment donné, il faudrait des réponses politiques.
05:44Et vous, quand on entend votre discours,
05:46tout ce qu'il faut, c'est plus de fermeté et plus de répression.
05:48Donc à un moment donné, pour vraiment, moi, stopper toute cette casse,
05:52qui d'ailleurs, moi, je suis désolée, mais bien sûr que ça me choque,
05:55mais à côté, la violence institutionnelle qu'on subit depuis des années
05:58avec les politiques d'Emmanuel Macron,
06:00que vous soutenez à certains égards, dans certains votes, quand même,
06:03ça, ça se vérifie absolument.
06:05Moi, ça me choque aussi.
06:06Samedi, quand vous manifestez pour les meilleures conditions d'études,
06:11pour le pouvoir d'achat, vous manifestez contre l'ERN aussi ?
06:14Parce qu'on entend en Ciamo, tout est antifasciste,
06:16vous manifestez contre les fascistes.
06:17Bien sûr qu'on est antifasciste.
06:19Et c'est même, dans la période, c'est même plus que nécessaire.
06:21Quand vous avez un parti qui, déjà, a détourné 4 millions d'euros,
06:25mais bon, jamais 203, donc je pense que vous serez condamnés une troisième fois.
06:28Mais ne jouez pas à ça.
06:29Ah non, mais je pense que c'est important,
06:30parce qu'avec l'argent que vous avez volé,
06:31on aurait pu reconstruire beaucoup de choses.
06:33Oui, bien sûr.
06:33Et on aurait pu payer énormément de preuves par ailleurs.
06:35Bien sûr.
06:35Donc, bien sûr que oui, nous sommes antifascistes,
06:37et oui, nous sommes complètement anti-Rassemblement National.
06:40Quand vous avez des investitures néo-nazis,
06:43des fascistes dans leur camp,
06:44Mais qu'est-ce que vous racontez ?
06:45Mais bien sûr.
06:46Alors, pardon, mais c'est chez vous qu'il y avait une candidature,
06:48avec une casquette nazie,
06:50qui a été présomptée.
06:51Je comprends bien,
06:53le congrès d'Orléans, samedi du Rassemblement National,
06:57qui a des députés à l'Assemblée Nationale,
06:58c'est un congrès fasciste.
06:59Oui.
07:00Ah oui.
07:01Pour moi, vous êtes une organisation fasciste.
07:03Dans votre discours, dans votre manière d'être.
07:05En fait, manifester pour empêcher un congrès du Premier Parti de France,
07:10et notamment qui est donné gagnant l'année prochaine,
07:12ça ne vous pose aucun problème.
07:14Moi, ce qui me pose problème,
07:15c'est un combat politique.
07:18C'est un combat politique.
07:19Mais bien sûr qu'on fait de la politique.
07:20Engagez-vous en politique,
07:21engagez-vous en politique,
07:22et venez débattre à l'Assemblée Nationale.
07:24Et je vous rappelle juste que,
07:26effectivement, vous êtes très proche de la France Insoumise,
07:28qui bordélise aujourd'hui les institutions.
07:29Ah oh là là.
07:30Est-ce qu'il y a des députés qui sont condamnés,
07:32Raphaël Arnaud ?
07:33Tiens, comme si bizarre.
07:34Là, par contre, ça vous pose problème.
07:35C'est Bastien de Logu.
07:36Vous savez qu'il y a plusieurs condamnations de fichiers S.
07:37Adrien Quatennens.
07:38Adrien Quatennens qui a tabassé sa femme.
07:40Alors là, ça vous pose problème.
07:41Mais moi, vous savez que j'ai toujours condamné,
07:44que ce soit les violences sexistes et sexuelles,
07:45comme les fascistes de votre camp.
07:47Et moi, j'ai aucune ambiguïté là-dessus.
07:49Le pays se prépare aux manifestations du 24 octobre.
07:52Alors pour le moment, l'État joue la carte de la fermeté.
07:55C'est ce qu'a dit le Président de la République aujourd'hui
07:56à l'issue du Conseil de sécurité.
07:58Les défilés non organisés par les syndicats seront interdits.
08:01On va prendre un exemple.
08:02C'est Lyon.
08:03Et là, c'est la préfecture qui a décidé d'interdire les manifestations.
08:06On va retrouver justement à Lyon.
08:08Romain Etuin pour BFM TV.
08:10Romain, on imagine le soulagement des commerçants.
08:16Eh bien oui, c'est des retours qu'on en a pu avoir.
08:19En effet, cette interdiction a donc découlé d'une réunion en catimini
08:22entre la préfecture et des associations de commerçants.
08:26Interdiction donc qui a été prononcée ce matin.
08:30Mais pour autant, eh bien, des commerçants,
08:33ils continuent de craindre qu'il y ait toujours du monde
08:36qui vienne ce samedi.
08:38Puisqu'on rappelle que de nombreux commerces ont été pillés, saccagés.
08:42Plus de 200 commerces ici à Lyon.
08:44Et donc, l'objectif, c'est d'éviter à nouveau ces scènes.
08:48D'autant plus que des agents de sécurité commencent à se poster
08:50devant les boutiques.
08:52On entend aussi des commerçants qui seraient prêts à se faire justice eux-mêmes.
08:57C'est en tout cas ce que déconseille une commerçante
08:59que l'on a pu rencontrer.
09:00Je vous propose de l'écouter.
09:03J'ai rappelé lors de cette réunion,
09:05et je ne cesse de rappeler à l'ensemble des présidents d'associations
09:08sur l'ensemble des territoires,
09:09d'être justement dans un rôle où l'idée,
09:13c'est de rappeler que personne ne doit se faire justice lui-même.
09:17Je pense que c'était à l'État, que c'était aux équipes de la préfecture,
09:22de police, d'amener la sécurité auprès des commerces,
09:27auprès des commerçants,
09:28et que ce n'était malheureusement pas aux commerçants
09:31de le faire par eux-mêmes.
09:32Mais force est de constater qu'avec ce qui s'est passé la semaine dernière,
09:36eh bien aujourd'hui, on constate qu'il y a de nombreux commerçants
09:39qui vont probablement s'exposer ce week-end.
09:43Et avec cette interdiction,
09:44eh bien le préfet souhaite tout simplement le retour au calme.
09:47On rappelle que plusieurs couvre-feux s'enchaînent
09:50depuis le début de semaine.
09:52Il y a maintenant donc cette interdiction de manifester.
09:55Il y a une manifestation qui a été interdite aujourd'hui.
09:58Et l'objectif, c'est vraiment d'éviter qu'on se retrouve à nouveau
10:01avec entre 25, 20 000 et 50 000 manifestants,
10:05comme on a pu voir samedi dernier.
10:06Et une manifestation qui a malheureusement découlé
10:09avec de nombreux saccages, de nombreux pillages de commerce.
10:13Raphaël, Romain et toi, avec Raphaël Blandamour du côté de Lyon
10:16pour BFM TV de Lyon.
10:17On va descendre le long de la vallée du Rhône
10:20pour aller jusqu'à Marseille.
10:21Boris Karlamoff, à Marseille, il y a un dispositif aussi important
10:24qui est mis en place.
10:25Oui absolument, le préfet des Bouches-du-Rhône,
10:27Jacques Vitosky, vient de prendre plusieurs mesures
10:29pour prévenir d'éventuels troubles à l'ordre public
10:32à l'occasion de la journée du 24 octobre de ce samedi.
10:35Tout d'abord, interdiction temporaire de toute manifestation,
10:39déclarée ou non, et ce dans l'ensemble du département des Bouches-du-Rhône,
10:44y compris celles portant sur d'autres sujets
10:47que le pouvoir d'achat pour des raisons évidentes de sécurité
10:50et surtout de disponibilité des forces de sécurité intérieures.
10:55Deuxième mesure prise par le préfet des Bouches-du-Rhône,
10:57l'évolution du couvre-feu.
10:58Vous le savez, à Marseille jusqu'à présent,
11:00seuls les mineurs étaient concernés par cette mesure-là.
11:03Eh bien, pour le couvre-feu de samedi à dimanche et de dimanche à lundi,
11:07désormais ce seront donc les majeurs qui seront également concernés par cette mesure.
11:12Le couvre-feu qui évolue sur les horaires,
11:14puisqu'il va commencer à 23h contre 22h jusqu'à présent,
11:19donc de 23h jusqu'à 5h du matin,
11:21pour les deux nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi.
11:25A noter qu'à Marseille, le périmètre du couvre-feu sera élargi également
11:28aux bâtiments publics et institutionnels,
11:31la mairie dont il y avait eu une intrusion samedi dernier, on se souvient,
11:34la préfecture mais également le palais de justice de Marseille.
11:38Troisième mesure, l'interruption totale de tous les transports en commun à Marseille
11:42de samedi 5h jusqu'à dimanche 5h du matin,
11:46donc pendant 24h, il n'y aura aucun transport public à Marseille,
11:50pas de métro, pas de tramway ou encore pas de bus.
11:53Et également, interruption totale des transports en public
11:55à destination des zones commerciales,
11:57que ce soit notamment Aubagne ou encore Miramas.
12:00Donc plusieurs mesures qui ont été prises pour prévenir de tout trouble à l'ordre public
12:05puisqu'on le sait que Marseille a été hélas durement touchée samedi dernier
12:08par de nombreux pillages ou encore actes de vandalisme,
12:11y compris dans l'hypercentre à côté du Vieux-Port.
12:13Bonsoir Alain Duhamel.
12:14On a toutes ces mesures prises à Marseille.
12:16On a entendu les interdictions dans d'autres villes.
12:19On a les couvre-feux.
12:20On a des dispositifs de sécurité à Paris
12:23qui vont impliquer même la force sentinelle, le GIGN, le RAID,
12:26la BRI.
12:27On a des responsables politiques qui sont sortis de la Réunion,
12:30de l'hôtel de Matignon, déçus.
12:33Le gouvernement est coincé.
12:35Et c'est un gouvernement faible
12:36qui n'arrive pas à résoudre la crise, là, en ce moment ?
12:39En tout cas, c'est un gouvernement embarrassé.
12:41C'est une évidence.
12:43Il faut reconnaître que ce genre de situation,
12:46moi, j'en ai connu quelques-unes, sont difficiles à gérer
12:49et que c'est assez rare de s'en tirer très bien tout de suite.
12:52Bon.
12:53Là, ils ont été visiblement pris de court la première fois
12:57et sachant cette fois-ci bien à l'avance de quoi il va s'agir,
13:01ils ne donnent pas le sentiment d'être très rassurés
13:03sur ce qu'ils vont faire eux-mêmes.
13:05Moi, c'est ça qui me frappe.
13:06Il est pauvre ?
13:07Donc...
13:07Il est un peu trivial ?
13:10Je pense, d'une part, qu'ils ne sont pas très expérimentés.
13:14Alors, théoriquement, Laurent Nunez l'est.
13:18Mais on n'a pas très bien vu la différence,
13:20en tout cas la semaine dernière.
13:22Et d'autre part, puisqu'il y aura forcément
13:25beaucoup de jeunes, beaucoup de lycéens,
13:27beaucoup d'étudiants,
13:28ce sont ceux vis-à-vis de qui il est le plus difficile de réagir
13:31parce qu'on a envie...
13:33Il y a les casseurs aussi.
13:34À la fois, bien sûr, les casseurs en jouent.
13:37Mais vis-à-vis de la majorité des jeunes,
13:39on a envie de les empêcher de faire des bêtises
13:42et en même temps qu'il n'y ait pas de blessés, etc.
13:45Donc, c'est ce qui est le plus difficile.
13:47De toute façon, en matière de maintien de l'ordre.
13:49Mais Benjamin Lucas, lundi, bonsoir.
13:52Vous êtes député écologiste et social des GIM.
13:54Vous êtes en soutien de ces manifestations.
13:56Il ne pouvait pas y avoir une pause
13:57pour apaiser un peu le climat, tout simplement ?
13:59C'est ni à vous ni à moi de le décider.
14:01Ce qu'ils font de notre République, c'est notamment
14:04un certain nombre de droits démocratiques.
14:06Le droit de voter, le droit de s'exprimer
14:07et le droit de manifester.
14:08Il y a le droit de tranquillité des commerçants aussi.
14:10Bien sûr, je ne le nie pas.
14:11Je suis pour que la justice fasse son travail
14:13quand des dégradations se commisent.
14:14Je suis pour qu'on change.
14:15Il y a eu une impréparation du ministère de l'Intérieur
14:17de la fois dernière.
14:18Le maire de Marseille le disait lui-même en disant
14:21les forces de sécurité se sont préoccupées des manifestants.
14:24On a vu Place de la République à Paris,
14:25un orchestre, recevoir des grenades.
14:27Et pendant ce temps-là, on a laissé des pillards
14:29saccagés des centres-villes.
14:30Mais je le dis par ailleurs,
14:31ce que fait le gouvernement là,
14:32ce que font les préfets qui interdisent ces manifestations,
14:35ils offrent une victoire aux casseurs
14:37et aux groupuscules violents.
14:38Parce qu'en fait, ils délégitiment
14:39et ils combattent les formes démocratiques d'expression
14:43que sont la capacité de manifester,
14:45notamment pacifiquement.
14:46Donc c'est un échec pour la République et la démocratie.
14:49Moi, je ne défends pas les manifestations
14:50pour défendre les manifestations.
14:51Je défends une certaine conception
14:53des libertés démocratiques sans lesquelles
14:55Malheureusement, aujourd'hui, ça vient avec la casse
14:56de l'ultra-violence même aujourd'hui.
14:58Et tant que là, interdisons aux gens
14:59de sortir dans la rue toute la journée.
15:01Non mais pardon, il y a eu le week-end dernier
15:03des images insupportables.
15:05Je condamne, évidemment, les violences.
15:08Je crois, Jean-Luc Mélenchon a dit
15:10« Brûler un hôtel de ville, c'est un crime ».
15:12Je me reconnais dans cette parole, par exemple.
15:13D'autres, tout le monde, en réalité,
15:15personne n'a encouragé, soutenu ou légitimé ces violences.
15:18Donc la solution, elle est politique.
15:20Si on veut désamorcer tout ça, c'est politique.
15:21Le week-end dernier, il y a aussi eu des centaines
15:22de milliers de personnes qui ont manifesté pacifiquement,
15:25toujours dans le calme, quand elles le faisaient,
15:27et souvent, parfois même de façon festive,
15:29avec des revendications politiques.
15:30Le gouvernement ne peut pas avoir comme réponse
15:32une réponse de restriction des libertés
15:34alors qu'on attend un débouché politique
15:35au mouvement social.
15:36Sinon, ça va créer de la tension encore plus.
15:38Ce qui est terrible, c'est d'entendre le préfet de police
15:40qui recommande aux commerçants
15:42de recourir à la sécurité privée,
15:44voire même à des maîtres chiens.
15:46Donc ça veut dire qu'aujourd'hui,
15:47les commerçants ne peuvent plus compter sur eux-mêmes ?
15:49C'est comme ça que ça se passe dans le pays ?
15:50Il a dit la sécurité publique, c'est mon affaire,
15:56mais je fais un conseil, une recommandation.
15:59Je crois que d'abord, avant tout,
16:00il faut quand même remettre l'église au centre du village.
16:03Le problème dans l'histoire, c'est quand même avant tout
16:05les casseurs, c'est quand même les black blocs,
16:07les black blocs, pardon, d'ultra-gauche,
16:11qui viennent casser, c'est quand même les délinquants
16:13qui viennent en masse piller les magasins.
16:15C'est ça la difficulté devant laquelle nous sommes.
16:18Donc je crois que, en tout cas, moi, si j'écoute
16:20ce que les gens dans ma circonscription m'ont dit,
16:22à la suite de ce qui s'est passé samedi,
16:25c'est qu'on veut de l'ordre, de l'ordre, de l'ordre,
16:27et on veut de la sécurité, on veut la protection
16:29de nos commerçants.
16:30Donc je crois que la priorité est dans sa institution.
16:33Donc le couvre-feu, c'est normal ?
16:35La BRI, le GIGN, le RAID, la Force Sentinelle,
16:41c'est normal ?
16:41Je crois que ce qui est très attendu de nos concitoyens,
16:44et moi je juge que...
16:44Une interdiction de manifestation aussi ?
16:46Ce qui est très attendu en priorité,
16:49c'est vraiment qu'il y ait de la sécurité,
16:50qu'il y ait de l'ordre, ça c'est la priorité.
16:53Ensuite, et je suis complètement d'accord,
16:57ça, ça ne doit pas, en tout cas,
16:59perdurer ou en tout cas entraver
17:01les possibilités d'expression
17:03et les possibilités de manifestation.
17:04On est dans un état de droit,
17:06on doit pouvoir manifester.
17:08Mais il faut pouvoir le faire
17:09dans des conditions qui garantissent la sécurité.
17:11Donc il y a besoin, je pense,
17:12d'une soupape un peu d'oxygène,
17:15d'ordre et d'une meilleure anticipation,
17:17puisqu'on a bien vu que les choses
17:18n'avaient pas été anticipées.
17:19On ne fait pas monter la tension, là, plutôt, là ?
17:21Plutôt que de l'apaiser
17:22ou d'envoyer un signal de fermeté ?
17:24En tous les cas, il faut absolument
17:25que les organisations syndicales,
17:27les manifestants,
17:28aient des voies d'expression.
17:30Et c'est ce qui,
17:31de mon point de vue, s'organise,
17:34semble très restreint,
17:35effectivement, dans les bouches du Rhône.
17:37Et c'est tout l'équilibre à trouver
17:38entre la sécurité et la liberté d'expression.
17:40On a besoin de cette sécurité
17:42et d'organiser les conditions
17:43pour que les manifestations
17:45empêchées pas par le gouvernement,
17:47mais par les casseurs,
17:49puissent avoir lieu
17:50dans de bonnes conditions
17:51et des conditions de sécurité.
17:52Samedi dernier, le gouvernement,
17:54il l'a reconnu lui-même,
17:55a été surpris,
17:57il n'avait pas anticipé.
17:58Et en plus,
17:59il n'y avait pas d'interlocuteurs.
18:02C'était largement spontané, etc.
18:04Cette fois-ci,
18:06le gouvernement est prévenu
18:08et il y a des interlocuteurs.
18:10– La question est de savoir
18:11s'il sera plus efficace samedi
18:13qu'il l'a été samedi dernier.
18:15En soi, ça n'est pas difficile,
18:16mais en l'occurrence,
18:17il n'y aurait pas d'excuses.
18:18– On joue la carte de l'attention
18:20ou de la fermeté ?
18:21Je comprends pas vous,
18:22c'est de l'attention ou de la fermeté ?
18:23– Pour moi, c'est un échec complet
18:25de la mission de l'État.
18:26– Non mais rajouter autant de forces
18:27de l'ordre à Paris,
18:28c'est la carte de la gradation
18:29de l'attention ?
18:30– Mais ce n'est pas le nombre.
18:30On compte, je pense,
18:31on manquait d'effectifs.
18:33– Donc là, ça va calmer
18:34tout le monde.
18:35– Mais ce n'est pas ça le sujet.
18:36Le sujet, c'est aussi avec quelles doctrines,
18:37avec quelles consignes
18:38qu'ils sont données.
18:38Encore une fois, je le redis,
18:39lancer des grenades…
18:40– Pour le raid et la BRI,
18:41on a entendu qu'ils n'étaient pas
18:41très chauds d'ailleurs
18:42pour aller sur le terrain.
18:43– Il faut distinguer deux choses.
18:45Protéger les commerces,
18:46protéger les habitations,
18:47protéger des personnes,
18:48y compris des manifestants.
18:49C'est normal,
18:49et pour ça,
18:50on a besoin de forces de sécurité.
18:52Jeter des grenades
18:53et charger ou nasser
18:55des manifestantes et des manifestants,
18:57dont par exemple des lycéens,
18:58ça, c'est totalement absurde.
18:59Et d'ailleurs,
18:59on a vu le week-end dernier
19:00que c'était totalement disproportionné.
19:01– Vous avez été policier
19:02ou Mickaël Taverne ?
19:03– Oui, oui,
19:04c'est très facile d'en parler.
19:06Mais en tout cas,
19:07madame,
19:07c'est votre bilan
19:08au bout de dix ans.
19:10L'insécurité, c'est vous.
19:11Rappelez-vous,
19:11le président de la République,
19:12il y a un sentiment
19:13d'insécurité.
19:13– Non, mais c'est très drôle,
19:15parce que je sais que ça vous pose problème,
19:18mais regardez,
19:20vous êtes allé piocher
19:21dans le programme de Marine Le Pen
19:22pour présenter votre mesure
19:24casseur-payeur.
19:25C'est une proposition
19:26de Marine Le Pen.
19:27Nous avons proposé également
19:28de rétablir la loi
19:29anticasseur.
19:30Certains chez vous
19:31commencent à en parler.
19:32Nous avons proposé
19:33de rétablir
19:33les mêmes planchers
19:34de prison ferme
19:35quand on s'agresse
19:35à un policier,
19:36à un gendarme.
19:36– C'est une proposition d'Edouard Philippe, ça ?
19:37– Oui, Edouard Philippe,
19:38c'était Marine Le Pen.
19:39D'ailleurs,
19:39à l'Assemblée nationale,
19:40on a déposé cette proposition de loi,
19:42vous êtes opposés.
19:43Donc, à un moment,
19:43soyez cohérents.
19:44Mais vous savez,
19:45le maintien d'ordre,
19:46c'est un dispositif
19:48et une doctrine
19:49très compliquée.
19:51– Le RAID,
19:52la BRI,
19:52le GIGN,
19:53ce n'est pas du maintien
19:53d'ordre de manifestation.
19:54– Et là-dessus,
19:54mon collègue Mathieu Vallée
19:55vous l'a dit hier
19:57sur votre plateau,
19:58et moi je suis d'accord,
19:59effectivement,
20:00ce sont des unités d'élite
20:01qui n'ont pas leur place
20:02pour le rétablissement de l'ordre
20:03et la lutte contre
20:04les violences urbaines.
20:04Ça, c'est encore
20:05un autre problème.
20:06Mais ce qui se pose aujourd'hui
20:07comme problème,
20:08c'est que vous avez
20:09des manifestants
20:10qui ont des revendications.
20:11Mais le problème,
20:12c'est que vous avez
20:13des groupuscules violents
20:14qui s'immiscent
20:15dans ces manifestations
20:17pour perturber,
20:18justement,
20:19l'organisation
20:20de cette manifestation.
20:21Il y a eu
20:21une commission d'enquête
20:22il y a trois ans,
20:23je connais très bien le problème,
20:24c'est-à-dire que nous avons
20:25des individus violents
20:26qui se mettent
20:27soit en pré-cortège,
20:28soit pendant la manifestation
20:29qui s'immiscent
20:30dans le mouvement
20:31pour mettre en difficulté
20:33– Il y a une alliance
20:34casseur-pilleur.
20:35– Bien sûr,
20:36mais ça a même été documenté
20:37par les services de renseignement,
20:39notamment à Lyon,
20:39en 2023.
20:41Il y a, en fait,
20:42une compilation
20:43de racailles de banlieue
20:44avec l'ultra-gauche
20:45pour déstabiliser
20:46nos institutions,
20:47créer une insurrection
20:48et surtout,
20:50perturber les forces de l'ordre
20:51dans l'intervention.
20:52– D'abord, deux choses.
20:54Effectivement,
20:54je constate quand même
20:55qu'on en met beaucoup moins
20:56dans une manifestation.
20:57Moi, j'en ai fait.
20:57La différence peut-être
20:58de vous,
20:59moi, j'ai fait des manifestations.
21:00Il y a des vraies manifestations sociales.
21:02Le Rennes,
21:02on ne l'a jamais vu
21:02dans les mobilisations sociales.
21:03Et j'ai toujours été frappé
21:05de voir que dans la doctrine,
21:07dans les consignes
21:08qui étaient données
21:08aux forces de sécurité,
21:09on laissait passer,
21:10en réalité,
21:10assez facilement
21:11les black blocs,
21:12mais qu'on nassait
21:13et qu'on chargait
21:13de manifestants.
21:14Mais j'aurais demandé
21:15à M. Taverne,
21:15à quoi il reconnaît,
21:16je cite,
21:17je mets des énormes guillemets
21:18à ce qu'il vient de dire,
21:18des racailles de banlieues.
21:20C'est quoi l'étude
21:20sur laquelle vous basez
21:21pour dire des,
21:21je cite,
21:22racailles de banlieues ?
21:23C'est quoi pour vous ?
21:23Et vous reconnaissez
21:24dans les manifestations ?
21:25Ça m'intéresse.
21:25– Bah oui,
21:26effectivement,
21:26des racailles de banlieues.
21:27Je pense que vous êtes
21:28peut-être le seul
21:28à ne pas l'avoir vu.
21:29Mais en tout cas,
21:30les Français s'en rendent compte.
21:31– Parce qu'il y a un sondage
21:31d'ailleurs qui est sorti
21:32qui est très intéressant.
21:33– Je pense qu'il y a un petit
21:33présupposé raciste.
21:34– Oui,
21:35non mais bien sûr,
21:35de toute façon,
21:35à partir du moment
21:36où on est contre vous,
21:36on est traité de fachos,
21:37de racistes,
21:38de nazis,
21:38bref,
21:39tous ces noms d'oiseaux.
21:40Mais vous inquiétez pas,
21:40je pense que les Français
21:41pensent beaucoup plus comme moi
21:42que comme vous.
21:44– Mais attendez,
21:45les services de renseignement
21:46sont parfaitement documentés.
21:48Vous voyez,
21:48ce sont des jeunes.
21:49– C'est dans une note
21:49des services de renseignement,
21:50le terme racailles de banlieues.
21:51– D'ailleurs,
21:52pourquoi dans ce cas-là,
21:55les jeunes viennent au RER de Châtelet ?
21:57Pourquoi il y a eu des incidents,
21:59notamment à Châtelet ?
22:00– Parce qu'on sait très bien
22:01qu'il y a les stations RER de Châtelet
22:03qui viennent notamment de Banlieue.
22:04– Prenez des leçons de Jean-La-Phi,
22:05mon châtelet,
22:05c'est au cœur de Banlieue.
22:06– Ils arrivent par la station Châtelet,
22:08ils repartent par la station Châtelet.
22:09– Exactement,
22:11ils arrivent effectivement par Châtelet,
22:12notamment le RER,
22:14RERB, RERD,
22:15ça vous le savez très bien.
22:16– Niveau d'analyse.
22:16– Et en fait,
22:17ils vont piller les commerces,
22:18ils vont casser
22:19et tout est prétexte à piller,
22:21incendier, brûler.
22:22Et ce sont les commerçants
22:23qui pour beaucoup
22:25ont mis toute leur vie
22:26dans leur commerce
22:27et qui ont tout perdu,
22:28M. Lucas Lundi.
22:29– D'une chose,
22:29lui justement,
22:30il n'attend qu'une chose,
22:31lui c'est M. le député.
22:32– Non, excusez-moi,
22:33le RER n'attend qu'une chose.
22:35Ils seront ravis
22:36s'il y a de la casse demain.
22:37Parce qu'on va être regardé
22:38ce qu'il dit,
22:38on passe d'une condamnation
22:40à la violence.
22:40– Vous imaginez l'image
22:41de la France à l'étranger ?
22:42– S'il vous plaît,
22:43c'est fini,
22:43s'il vous plaît,
22:45un dernier mot
22:46que l'on accueille
22:47Mme Agresti.
22:48– Oui, mais quand même,
22:50on passe d'une analyse,
22:51et jusque-là,
22:52il y avait un débat
22:52de bonne tenue,
22:53condamnation de la violence,
22:54comment on répond
22:55à cette violence
22:55tout en garantissant
22:56les libertés ?
22:56On passe de ça
22:57à un monsieur
22:57qui s'excite sur,
22:58je cite,
22:59les racailles de banlieues,
22:59c'est-à-dire,
23:00en réalité,
23:01quoi ?
23:01Une population
23:02qu'il déteste,
23:03qu'il méprise
23:04par pur racisme
23:05ou xénophobie.
23:05Et ça, franchement,
23:07ça n'aide pas non plus.
23:08– Alors, justement,
23:09merci d'avoir été avec nous,
23:10merci,
23:11on va accueillir
23:12Mme Sabrina Roubache,
23:13ministre déléguée
23:13à l'enseignement,
23:14à la formation professionnelle
23:15et à l'apprentissage,
23:16elle va pouvoir débattre
23:17et discuter avec Alain Duhamel,
23:18mais je voudrais qu'on écoute
23:19ce que disait le président
23:20de la République tout à l'heure
23:20à l'issue du Conseil de sécurité,
23:22c'est de la fermeté,
23:23mais il y a un intérêt,
23:24un objectif,
23:25protéger les commerçants.
23:27– Les règles sont simples,
23:29et je crois que c'est
23:29du simple bon sens,
23:31la recommandation générale,
23:32c'est qu'il n'y ait pas
23:32de manifestation
23:33dans les jours à venir,
23:34les gens qui veulent
23:34continuer à manifester,
23:35quand ce sont
23:36des organisations syndicales,
23:37les préfets proposeront
23:38des tracés alternatifs,
23:40quand ce ne sont pas
23:40des organisations syndicales,
23:42partout où on le peut,
23:42on interdira,
23:44pour que le calme soit là,
23:45pour qu'on puisse protéger
23:46les commerces,
23:47pour qu'on puisse aussi
23:47protéger les bâtiments publics,
23:49les forces mobiles
23:50sont très fortement
23:52sollicitées dans ce contexte,
23:53pour que la réponse
23:54soit à la hauteur.
23:55– Il faut la réponse
23:56à la hauteur,
23:57il faut protéger nos commerces,
23:58et pour moi,
23:58il n'y a pas de réponse politique,
24:00donc en disant
24:02fermeté,
24:02et déployant ces dispositifs,
24:04est-ce que le président
24:05de la République,
24:06finalement,
24:07n'attise pas l'attention
24:08et ne jette pas
24:08de l'huile sur le feu,
24:09Alain Duhamel ?
24:10– Je ne crois pas
24:11qu'il jette de l'huile
24:13sur le feu,
24:18mais disons que
24:19depuis la semaine dernière,
24:22avec les manifestations
24:23qui ont eu lieu
24:23et qui se sont mal passées,
24:26et devant lesquelles
24:27la réponse des autorités
24:29a été inefficace,
24:31et à la ventveille
24:33d'autres manifestations
24:34qui seront de nouveau
24:36importantes,
24:36– Et violentes.
24:37– Et malheureusement,
24:38sans doute violentes,
24:39en tout cas ici ou là,
24:42je trouve que le langage
24:44officiel est un peu défaillant,
24:46et que les mots
24:49n'ont pas été dits,
24:50à la fois dans la prise
24:52de conscience
24:53de ce que ça a impliqué
24:54de gravité,
24:55parce que ce sont des événements
24:56qui sont des événements
24:58non seulement anormaux,
25:00mais atypiques,
25:01donc ça implique
25:03une réflexion,
25:04et à la fois
25:06de la fermeté
25:07de la part de ceux
25:07qui s'expriment
25:08au nom de l'État,
25:09et en même temps
25:10des solutions
25:11qui sont aussi proposées
25:12à ce qui est demandé
25:14par les manifestants.
25:15Il faut les deux.
25:16– Et défaillance,
25:17bonsoir.
25:18– Bonsoir.
25:18– Bonsoir.
25:19– Est-ce qu'il y a
25:21de la défaillance
25:21dans la parole officielle,
25:24Madame Roubache ?
25:24– Moi, ce que je crois,
25:25c'est que quoi que disent
25:27de toute manière,
25:28quand on est aux responsabilités,
25:30quoi qu'on dise,
25:32quand on a vu les images
25:33qu'on a vues samedi,
25:34moi, à Marseille,
25:35ça ne vous a pas échappé,
25:37que ça a été affreux.
25:39Je n'ai jamais vu ça
25:40de ma vie, moi,
25:40de mémoire de marseillaise.
25:41C'est même la première fois
25:42qu'on voit des enfants
25:45de Marseille,
25:45quand je dis des enfants,
25:46pas par leur jeunesse,
25:47mais des enfants,
25:47des gens qui sont nés
25:48à Marseille,
25:49se retourner contre Marseille.
25:51On n'avait jamais vu ça.
25:52Moi, j'ai connu,
25:53j'appartiens à une génération
25:54qui a connu en 1998,
25:56notamment.
25:57Nous, les enfants des quartiers,
25:58comme on dit,
25:59on était descendus
26:00sur le vieux port
26:01pour aider les commerçants
26:02à se défendre
26:05contre les hooligans.
26:06Vous voyez, moi,
26:06j'appartiens à cette...
26:07– Au moment de la Coupe du Monde.
26:08– Absolument.
26:09Au moment de la Coupe du Monde
26:10de 1998.
26:10– Donc là,
26:11c'est les enfants des quartiers
26:11qui sont descendus pliés ?
26:12– Non, non, non.
26:13Là, je vais vous dire,
26:14je dis non.
26:15Regardez ce qu'a dit
26:16Gérald Darmanin,
26:17c'est très simple.
26:18Regardez le nombre
26:18d'interpellations,
26:212 700 pour samedi,
26:23217 incarcérations,
26:24ça ne s'invente pas,
26:24c'est 8 % à peu près,
26:261 000 déferments,
26:28c'est quand même quasi...
26:30Enfin, c'est un peu plus
26:30d'un tiers.
26:31Et dans tout ça,
26:32vous avez 50 % des gens
26:33qui ont été aussi arrêtés
26:35qui sont inconnus
26:37des services de police.
26:38De toute manière,
26:39première chose.
26:40L'autre chose,
26:41c'est que...
26:41– Les autres sont connus.
26:42– Les autres,
26:42non, et les autres sont connus.
26:44Mais vous savez,
26:45tant qu'on continuera
26:46à se demander
26:46si la parole de ceux-ci
26:48et du politique,
26:48moi, ce qui me...
26:49– Une crise, ça se désamorce.
26:50– Non, mais une crise,
26:51ça se désamorce,
26:52mais si on l'en comprend...
26:52– Il y a la réponse de l'autorité,
26:53il y a la réponse politique
26:54qui a pensé.
26:54Là, pour le moment,
26:55vous ne l'avez pas désamorcée.
26:56Donc, il y a une défaillance.
26:57– Parce que tout le monde,
26:58comme d'habitude,
26:59parle à chaud.
26:59Il s'est passé quoi, samedi ?
27:01On a...
27:01Non, non,
27:02plusieurs choses.
27:03– La colère des lycéens,
27:04elle a un mois et demi maintenant.
27:05– Moi, je vais de partout,
27:07je vais sur le terrain.
27:08– Là, il est carburant,
27:09la crise des carburants,
27:10elle a trois mois.
27:11– Et on a reproché
27:12au président de la République
27:13d'être allé au Moyen-Orient,
27:14mais il est quand même allé
27:16débloquer des stocks stratégiques.
27:18On va voir les effets
27:19dans pas très longtemps,
27:19ça se parle.
27:20C'est début novembre,
27:21on verra que les 200 000 tonnes
27:26de gazole, absolument,
27:27qui ont été débloquées
27:27avec les Émirats arabes unis,
27:29les 95 000 avec l'Arabie saoudite,
27:32les Français le verront à la pompe.
27:33Donc ça, c'est important,
27:34mais pareil,
27:34c'est du moyen terme,
27:35tout le monde veut du très court terme.
27:36Mais si on ne prend pas le temps
27:37un peu d'analyser,
27:38il s'est passé quoi sur les casses ?
27:40Quand je vous dis,
27:40les enfants de Marseille,
27:41enfin en tout cas,
27:42se sont retournés
27:43et ont détruit le centre-ville,
27:46mais c'était pourquoi ?
27:47C'était détruire des magasins
27:49pour piquer dedans,
27:50c'est-à-dire que vous avez…
27:51– Donc c'était pas de la crise sociale quoi.
27:52– Non, pardon,
27:54je viens d'un quartier pauvre,
27:55ça me donne le droit
27:55d'aller voler, de casser,
27:57enfin non, non,
27:58on va tout reprendre, non.
28:00Ceux qui ont cassé et brisé,
28:01vous m'excusez,
28:02ne portent pas les revendications
28:03de nos lycéens,
28:06que vous en faites et qu'on en fait,
28:08on se plante et on va tout droit
28:09dans le mur, pas du tout.
28:10On est dans une société
28:11où il y a ces jeunes,
28:13une petite,
28:13mais c'est encore une fois,
28:15quand je le dis,
28:15ça ne peut pas résonner,
28:16il n'y a plus rien
28:17qui passe au mur du son.
28:18C'est une petite partie
28:19des jeunes qui font
28:21beaucoup de bruit,
28:22qui cassent, qui brisent,
28:23qui sont contents
28:24d'aller briser des magasins
28:26pour piquer deux paires de baskets,
28:27pour piquer un sac,
28:28pour piquer un fond de teint,
28:30vous m'excusez,
28:31un fond de teint
28:32dans un magasin,
28:33dans une parfumerie.
28:34De l'autre côté,
28:35vous avez l'ultra-gauche
28:36qu'on connaît très bien
28:37puisqu'on les a vus,
28:38je les ai vus aussi à Marseille,
28:39on les a vus.
28:40Et l'ultra-gauche
28:40qui a, elle,
28:41un projet politique
28:42et qui est là
28:43pour briser la République.
28:44Les hommes brisent
28:45les commerces
28:46pour piquer dedans,
28:48pour assouvir
28:48une frustration
28:49qui s'est transformée.
28:50Je vais vous dire,
28:51je viens de là,
28:52une frustration
28:53qui s'est transformée
28:53en ressentiment,
28:55ressentiment qui se transforme
28:56en violence
28:56et tout ça,
28:57pourquoi ?
28:58Pour entrer chez eux
28:58avec des affaires,
29:00comme on dit à Marseille,
29:02volées.
29:03À un moment donné,
29:03on a tout mélangé
29:05et justement,
29:06à cause de ça...
29:06Vous n'avez pas répondu
29:07sur la défaillance.
29:08Non, non, non.
29:09Alain Duhamel.
29:10Je vais vous dire,
29:10le Premier ministre
29:11l'a dit lui-même...
29:12Si il est possible
29:12de placer un mot...
29:13Oui.
29:14Alain Duhamel.
29:15C'est très très difficile.
29:16Marseillaise.
29:17Marseillaise.
29:18Si il est possible
29:19de placer un mot...
29:20Je vous en prie.
29:21D'une part,
29:22le gouvernement lui-même
29:23a reconnu
29:24qu'ils ont été surpris
29:26et qu'ils n'ont pas su
29:27réagir au début
29:28comme il le fallait.
29:29Bon.
29:30Donc, il y a vraiment
29:31eu un problème.
29:31Il y a eu un problème
29:33évidemment qui venait
29:35des manifestants
29:35et en particulier
29:36des plus jeunes.
29:37Mais il y a eu un problème
29:38qui venait de la lenteur
29:40et de l'inefficacité
29:41à réagir
29:42du gouvernement.
29:44Ça, c'est une chose.
29:45Maintenant,
29:47réduire
29:48ce qui s'est passé
29:51au chapardage,
29:52au vol
29:53et aux violences...
29:54C'est pas ça que je dis.
29:57parce que c'est mon tour.
29:59Donc...
29:59Oui, mais...
30:00Non, mais je ne vous laisse pas
30:01transformer ce que je dis.
30:03Allez-y, Alain.
30:03C'est pas ce que j'ai dit.
30:04Je n'ai pas dit
30:05que c'était vous
30:06qui le disiez.
30:06C'est vous qui le disiez.
30:07C'est Alain qui le disait.
30:08Bon.
30:10Par ailleurs,
30:11ce qui est...
30:12La question qu'il faut se poser,
30:14c'est pourquoi
30:16est-ce qu'il y a
30:16ces comportements
30:18d'une partie des jeunes
30:20maintenant ?
30:21Oui.
30:21Bon, c'est pas quelque chose
30:22qui se produit
30:23tous les jours,
30:24tous les ans, etc.
30:25Il y a donc quelque chose
30:26de particulier.
30:28Et si on n'essaye pas
30:29de comprendre
30:30pourquoi ça se passe
30:31comme ça,
30:33il faut vraiment
30:33se poser des questions.
30:34Parce qu'il y a un sentiment
30:35d'impunité ?
30:35Parce qu'il y a une faillite
30:37de l'autorité ?
30:38Alors, il y a de ça,
30:39mais enfin,
30:39moi, j'habite dans une rue
30:42juste à côté d'un collège,
30:43donc je vois
30:44des adolescents jeunes
30:46et une faculté
30:48où je vois des étudiants.
30:49Ils passent sous mes fenêtres
30:50tous les jours,
30:51sans arrêt, etc.
30:52Je me mets au balcon
30:53et j'écoute ce qu'ils racontent
30:54parce que c'est quand même
30:54– C'est intéressant.
30:56– Ben oui.
30:56– Bien sûr.
30:57– Bon.
30:57Et on se rend compte,
30:59ceux-là,
31:01ceux que je vois défiler,
31:02ils ne défilent pas
31:03pour aller chaparder,
31:04ils défilent pour essayer
31:06d'exprimer quelque chose.
31:08Et ce qui est important,
31:08c'est d'essayer de comprendre
31:10ce qu'ils veulent exprimer
31:11et pourquoi ils en sont conduits
31:14à s'exprimer en protestant
31:15et pas simplement
31:16par un dialogue normal,
31:18qui est à l'université,
31:19qui est dans un collège,
31:20etc.
31:21Donc,
31:22s'il y a,
31:23on peut employer un mot
31:24un peu pédant,
31:25mais une incommunicabilité
31:27entre des enseignants
31:29et des élèves
31:31ou des étudiants,
31:33c'est un problème
31:34qu'il faut considérer.
31:35Il faut se dire,
31:36mais pourquoi est-ce qu'en ce moment,
31:37c'est comme ça ?
31:38– On n'a pas su répondre.
31:39– Mais oui,
31:39il n'y a pas eu de réponse.
31:41– Il n'y a pas eu de réponse.
31:41– Quand on dit
31:43qu'on a besoin
31:44de faire des concertations,
31:45en tout cas,
31:45moi, je l'ai fait
31:46à mon niveau,
31:47je discute
31:47avec les organisations syndicales,
31:49je suis la ministre de la Voix Pro.
31:50On va résumer,
31:51mais c'est ça,
31:52du lycée pro.
31:53J'avais dit
31:54sur votre antenne,
31:55il me semble,
31:56il y a une dizaine de jours,
31:57que j'étais toujours stupéfaite,
31:58qu'on ne m'interroge jamais,
32:00par exemple,
32:00sur les lycéens de la Voix Pro,
32:01qui représentent quand même
32:02un tiers de tous les lycéens
32:03et qui ont aussi
32:04beaucoup de revendications,
32:05qui n'ont pas de problème
32:06d'emploi du temps,
32:07à proprement dit,
32:07comme sur la Voix Générale,
32:09mais qui ont d'autres problèmes,
32:10et je l'ai dit,
32:11sur, par exemple,
32:11trouver des stages
32:12et trouver des contrats
32:13d'apprentissage,
32:14parce qu'il y a aussi
32:15un espèce de phénomène
32:16qu'il faut s'avouer,
32:17et moi,
32:17c'est pour ça que,
32:18en vérité,
32:19j'arrive à leur parler
32:19et j'arrive aussi à écouter
32:21parce que je comprends,
32:22encore une fois,
32:22je viens de là
32:23et je ne me masque pas,
32:24je ne masque pas les choses
32:25de discrimination,
32:27qui aussi les heurtent.
32:28Vous demandiez
32:28pourquoi est-ce qu'ils l'expriment
32:29de cette manière ?
32:30Là, on est d'accord,
32:31on parle des lycéens,
32:32de ce qu'ils nous portent
32:35à notre connaissance.
32:36Il n'a pas eu de réponse.
32:37Par exemple,
32:37vous pouvez suspendre
32:38Parcoursup ?
32:39Vous auriez pu le suspendre ?
32:40On l'aurait fait tout de suite,
32:41vous auriez dit,
32:42il n'y aurait pas eu de...
32:42Non, non, non.
32:43Moi, je vais vous dire,
32:45moi, je n'ai pas de dogme,
32:46je vais vous dire,
32:47je n'ai pas de dogme...
32:48Qu'est-ce que ça coûte,
32:48Parcoursup ?
32:49Ça courirait au budget l'État ?
32:50Non, mais ce n'est pas
32:50une histoire de ce que ça coûte.
32:51Qu'est-ce que vous mettez
32:52à la place ?
32:53Non, on ne peut pas,
32:53ce n'est pas comme ça,
32:54ce n'est pas pour ça
32:54qu'on s'engage en politique.
32:56On ne dit pas
32:56on supprime quelque chose
32:57pour dire après
32:57et après on laisse
32:58le reste aux autres.
32:59Ça pouvait désamorcer la crise.
33:01Écoutez, s'il suffisait
33:02de supprimer Parcoursup
33:03pour régler tous les problèmes
33:04de la France,
33:04franchement, j'appuie maintenant
33:05sur le...
33:05Non, mais ça a réglé
33:06la crise du moment peut-être.
33:07Non, la réalité sur...
33:10C'est qu'est-ce qu'on propose
33:11en face ?
33:12Qu'est-ce qu'on propose en face ?
33:13Moi, j'ai connu
33:14le tirage au sort,
33:15j'ai connu la pub,
33:15enfin, on a connu
33:16un autre système
33:17et encore une fois,
33:18moi, je n'ai pas de dogme.
33:19Donc, j'écoute
33:20et si je dois parler, moi,
33:21de mon périmètre
33:22parce que jamais
33:23on me donne l'occasion
33:23d'en parler,
33:24c'est-à-dire de la voie professionnelle.
33:25Les jeunes de Parcoursup,
33:27on a quoi ?
33:2760 000 jeunes en plus
33:28sur la plateforme cette année
33:29et vous savez ce qu'il manque ?
33:31Des places.
33:32Donc là, dans les concertations
33:33avec les organisations syndicales
33:34et les lycéens
33:35et les organisations pareilles
33:37de représentants,
33:38de parents d'élèves,
33:39c'est là où on trouve
33:40les solutions.
33:40Moi, je ne vais pas
33:40les trouver toutes seules.
33:41Je mets des choses sur la table,
33:43on se met d'accord.
33:43Et avec les employeurs, peut-être.
33:44Mais bien sûr, évidemment,
33:46avec la communauté éducative.
33:48Ça pouvait être un fusible, non ?
33:50Oui.
33:50Pour désamorcer.
33:51Ça pouvait.
33:52Mais visiblement,
33:54il y a un problème en ce moment.
33:57Il a été pris trop tard
33:59et il n'y a pas encore eu
34:01une vraie discussion,
34:03y compris avec les représentants
34:04des lycées, des étudiants, etc.
34:06Mais pas seulement.
34:07Aussi bien avec les représentants
34:09des enseignants, etc.
34:09Le Premier ministre les reçoit lundi.
34:11Oui, mais voilà, c'est ça.
34:13On a l'impression,
34:15vous me direz peut-être le contraire,
34:16mais qu'il y a...
34:18un coup de retard à chaque fois.
34:19Un dernier mot.
34:20Vous êtes très inquiet pour samedi ou pas, Alain ?
34:22Vous qui avez connu aussi
34:23les événements de 68,
34:24les événements d'Algérie et autres.
34:26Oui, alors,
34:27j'espère qu'on n'arrivera pas
34:28aux événements d'Algérie.
34:29Bien sûr.
34:29Mais vous avez connu des cris,
34:30c'est ce que je veux dire.
34:31Oui, non, non, non,
34:32mais je suis sérieux.
34:33Oui, oui, bien sûr.
34:34J'espère que même
34:36ça ne ressemblera pas
34:37à mai 68
34:38parce que les violences
34:40étaient des deux côtés.
34:40Il y a eu des morts à mai 68.
34:41Mais c'était terrible.
34:43Terrible.
34:43Terrible.
34:44Bon, et...
34:4520% d'effectifs en plus, quand même.
34:47Je pense que ça serait intelligent
34:50s'il y avait une intervention
34:55avant samedi
34:56pour expliquer un certain nombre de choses
34:58de la part du gouvernement,
34:59mais vraiment expliquer au public.
35:01Si.
35:02Bon, et qu'il y ait effectivement
35:05un rendez-vous dès lundi.
35:06Moi, je trouve que c'est déjà très tard.
35:09Mais jamais trop tard pour bien faire.
35:11Merci, Alain Roubache.
35:12Merci, Alain Gamel.
35:13Merci, Boris Karlamoff.
35:14Merci.

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