- il y a 10 heures
Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue.
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00:00:00Merci de nous rejoindre suite de cette édition spéciale avec deux infos, deux infos qui dominent ce soir l'actualité.
00:00:06La fusillette de Trappes qui a été qualifiée d'attaque terroriste, attaque terroriste et raciste, dit ce soir Emmanuel Macron.
00:00:12Toute la France est touchée. On entendra le chef de l'État mais on prendra également des nouvelles de cette
00:00:17fillette de 12 ans,
00:00:18grièvement blessée avec Augustin Donadieu. On retrouvera également Célia Barotte à plaisir au domicile piégée par des bonbonnes de gaz
00:00:24de l'auteur de l'attaque.
00:00:26L'autre actualité évidemment c'est cette France qui se barricade face au risque de pillage.
00:00:3070 000 policiers et gendarmes mobilisés demain sur tout le territoire.
00:00:343 000 pour la seule ville d'Orléans où se déroulera le congrès du RN avec des risques importants d
00:00:40'affrontements.
00:00:40Attention, dit ce soir le Premier ministre, attention.
00:00:44Tout ça est encore plus grave qu'il n'y paraissait. Plus grave qu'il n'y paraissait.
00:00:48Par le degré de planification, par la volonté de passage à l'acte.
00:00:53C'est les ceux qui sont responsables d'un incendie de l'hôtel de Ville de Limoges, ce sont les
00:00:56ceux qui ont mis le feu.
00:00:57On y reviendra tout à l'heure avec Alain Benfusson, avocat.
00:01:00Bonsoir, maître Joseph Touvenel, journaliste.
00:01:02Bonsoir Olivier.
00:01:03Joseph qui était infiltré la semaine dernière au cœur de la manifestation.
00:01:08Peut-être que vous nous raconterez comment vous êtes infiltré.
00:01:10Je salue également Sarah Doraghi, journaliste européen, Amine El-Bahi, juriste.
00:01:16Je suis heureux de recevoir ce soir Claude Butin.
00:01:18Bonsoir, vous êtes au service président du tribunal de Rouen.
00:01:22C'est ça ? Ne trompe pas ?
00:01:26Grand tribunal.
00:01:27On a atteint, vous le direz tout à l'heure.
00:01:29Qui conserve les stigmates de la dernière guerre.
00:01:31Vous avez vu comment le mur a été tagué.
00:01:35C'est ça ?
00:01:36Et frappé même.
00:01:38On a atteint vraiment dans ce pays un niveau de violence inédit et intolérable.
00:01:42Trappe pour commencer.
00:01:43Trappe avec cet attentat terroriste qui a fait un mort et cinq blessés, dont trois grièvement.
00:01:48Une fille de 12 ans a été rafalée.
00:01:51Elle a reçu huit balles.
00:01:53Son état est stabilisé ce soir.
00:01:56Emmanuel Macron s'est rendu sur place.
00:01:58On a vu les images et vous avez pu suivre ça en direct en fin d'après-midi.
00:02:01Pour rencontrer les habitants et surtout les forces de l'ordre.
00:02:05Le chef de l'État qui a parlé immédiatement.
00:02:07D'attentats terroristes et racistes.
00:02:09Écoutez.
00:02:11Ce qui s'est passé aujourd'hui est un tournant dans la vie de notre République et de notre nation.
00:02:18Ce qui s'est passé aujourd'hui, c'est un attentat terroriste raciste.
00:02:24Ainsi qualifié par le parquet national antiterroriste.
00:02:28Qui a fait six victimes.
00:02:32Un homme a été tué ce matin par un de nos compatriotes sur la base d'une idéologie raciste.
00:02:41On a cinq victimes par ailleurs, dont une petite fille de 12 ans qui est en train de se battre
00:02:47à l'hôpital au moment où on se parle.
00:02:49Ces personnes, elles ont été visées à raison de leur couleur ou de la religion supposée.
00:02:57Et pour rien d'autre.
00:02:59C'est ça ce qui s'est passé aujourd'hui.
00:03:02Voilà, Emmanuel Macron qui s'est rendu évidemment très très rapidement.
00:03:05Il l'avait déjà fait pour Samuel Paty.
00:03:07Il l'avait déjà fait pour Dominique Bernard.
00:03:09Mais là, les mots sont importants.
00:03:11Il dénonce un acte terroriste commis sur la base d'une idéologie raciste.
00:03:15Et il parle pour la première fois de personnes visées pour leur couleur de peau.
00:03:20Il y a beaucoup de réactions évidemment sur les réseaux sociaux notamment.
00:03:24Et je voudrais lire celle de François-Xavier Bellamy.
00:03:28Mais il y en a d'autres qui sont à peu près du même style.
00:03:30Et qui disent, attentat de la rue des Rosiers, 82.
00:03:33En fait, qui rappelle qu'il y a eu d'autres attentats racistes dans ce pays.
00:03:37Meurtre d'Ilan Halimi.
00:03:39Attentat de l'école Osara-Torah en 2012 évidemment à Toulouse.
00:03:44Attentat de l'hypercachère.
00:03:45Meurtre du père Jacques Hamel, 2016.
00:03:47Meurtre de Sarah Halimi, meurtre de Mireille Knoll.
00:03:49Attentat de la basilique Notre-Dame de Nice.
00:03:52Liste non-exactive.
00:03:53Et hélas, Joseph Tudel, c'est vrai qu'il faut rappeler qu'en réalité,
00:03:57ça fait longtemps que dans ce pays, il y a des attentats contre les juifs,
00:04:02contre les musulmans, contre les catholiques.
00:04:04En fait, contre tout le monde.
00:04:06Et indifféremment de la couleur de peau.
00:04:08Alors ce soir, l'Elysée dit, oui, c'est bien sûr la couleur de peau
00:04:11qu'a voulu insister Emmanuel Macron.
00:04:13Mais c'est assez étrange.
00:04:15C'est assez étrange ce qu'a fait ce soir le chef de l'État, me semble-t-il.
00:04:18Peut-être qu'il a des informations qu'on ne possède pas.
00:04:20Mais je pense qu'il n'en a pas plus que nous, en tout cas à l'heure où il
00:04:23parlait.
00:04:23Il a parlé d'un tournant dans l'histoire de notre République, de notre nation.
00:04:27C'est ça qui est choquant.
00:04:29Ce n'est pas un tournant.
00:04:30Ou alors si on veut voir un tournant, dans la vague des attentats,
00:04:33moi j'en ai vu un, je vais vous dire.
00:04:34C'est à Toulouse.
00:04:35Parce qu'à Toulouse, à Esatora, c'est la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale
00:04:39que des enfants juifs étaient tués parce qu'enfants juifs.
00:04:43Si on veut un tournant, c'est celui-là.
00:04:45Sinon, effectivement, des attentats, malheureusement, on en a.
00:04:48Et ce n'est pas un tournant.
00:04:49C'est la continuité d'une trajectoire mortifère
00:04:51dont il a une co-responsabilité en ne voulant pas traiter le mal à la racine.
00:04:55Amine, est-ce que c'est un tournant pour la République ?
00:04:57Est-ce que c'est la première fois qu'on tue en France
00:04:58en raison d'une origine, d'une religion, d'une couleur de peau ?
00:05:02Non, mais c'est la première fois que ça touche les Arabes et les Noirs.
00:05:05C'est ça, la vérité.
00:05:07C'est pas comme ça qu'il le dit.
00:05:08En fait, il faut écouter les non-dits d'Emmanuel Macron.
00:05:11Oui, je ne les écoute pas.
00:05:13Parce que la dignité du moment appelle aujourd'hui à l'unité de la nation.
00:05:18Et je pense qu'aujourd'hui, je crois que notre pays a besoin,
00:05:22une fois de plus, une fois de plus à l'heure où notre pays traverse des fractures terribles,
00:05:27notre pays aujourd'hui a besoin de faire preuve d'union à l'égard aujourd'hui.
00:05:34Et moi, je pense que ce n'est pas un tournant historique.
00:05:37François-Xavier Bellamy a listé de manière non exhaustive
00:05:40la liste des crimes racistes qui ont visé la communauté juive, la communauté catholique.
00:05:45Mais là, pour moi, il y a un tournant qui n'est pas religieux,
00:05:48qui n'est pas propre à la couleur de peau.
00:05:50Il y a un tournant qui est social, manifestement,
00:05:53parce qu'on a aujourd'hui un acte de terrorisme sur fond raciste
00:05:58où on va dans un quartier populaire, on ne va pas n'importe où,
00:06:01on va à Trappes, on va viser des Arabes, on va viser des Noirs.
00:06:05Et aujourd'hui, la nation a aussi besoin de se réveiller, de se mobiliser,
00:06:12de dire à ses enfants de la République qu'ils font partie de la République.
00:06:16Voilà, c'est ça ce dont on attend aujourd'hui, la responsabilité du moment.
00:06:19C'est ça qu'on attend aujourd'hui.
00:06:20J'entendais tout à l'heure Pierre Lelouch dire
00:06:22« Il faut que la race cesse d'être le clivage de notre République ».
00:06:26C'est le cas depuis les années 90, depuis SOS Racisme.
00:06:28Il a ajouté « On le paye tous les jours, Sarah ».
00:06:31Oui, parce que j'ai été touchée aussi dans le discours du président Macron
00:06:36qui, pour le coup, vraiment à 90%, le logiciel était presque installé.
00:06:40J'étais d'accord, je trouvais qu'il était incarné, il était vraiment sincère.
00:06:46Et ce qui m'a bloqué tout d'un coup, c'est quand il a commencé à dire
00:06:50que c'était peut-être à cause de l'ambiance.
00:06:54Et cette ambiance, mettre l'ambiance comme une excuse future
00:06:58de ce qui pourrait se produire.
00:07:00Je signale que quand même, demain, on attend encore des émeutes, etc.
00:07:04Je ne veux pas que ça serve et que ça puisse justifier des violences demain.
00:07:10Et quand on commence à prononcer le mot, peut-être à cause de cette ambiance générale
00:07:17qu'il est arrivé, ce qui est arrivé à Trappes, je trouve que c'est extrêmement dangereux.
00:07:21Parce que j'ai regardé les chiffres du ministère de l'Intérieur 2025.
00:07:25Les actes antisémites, c'est 53% des actes.
00:07:32Donc ça, c'est les chiffres officiels.
00:07:34Anti-chrétien, 34%.
00:07:36Anti-musulman, 13%.
00:07:38Je n'ai jamais vu le président avec autant de trémolos dans la voix
00:07:42quand il parle d'un acte raciste et terroriste.
00:07:46Non mais ça veut dire quoi ? Décoder.
00:07:49Ça signifie quoi ?
00:07:50Encore une fois, il y a les mots qu'il prononce
00:07:52et il y a les mots qu'il ne prononce pas, me semble-t-il.
00:07:55Effectivement, vous avez dit, il y a une question.
00:07:57Il a dit, le discours ambiant, parfois s'installe, crée une atmosphère.
00:08:02Il a commis une bourde.
00:08:04C'est évident.
00:08:05Il s'est laissé emporter.
00:08:07C'est le spécialiste des débats.
00:08:09Donc la parole, il aurait mieux fait de se concentrer avant de dire des inepties pareilles.
00:08:14Ce n'est pas possible, au point que même l'Elysée a dû rectifier par un communiqué.
00:08:18Alors, ce n'est pas la première fois pour ce qui le concerne.
00:08:21Moi, je me pose des questions sur les faits qui nous occupent ce soir, cet attentat.
00:08:31Alors, on va revenir sur les faits.
00:08:32On va revenir largement sur les faits.
00:08:34Mais simplement, votre commentaire, j'ai entendu sur Emmanuel Macron.
00:08:38Je donne la parole à Maître Bensoussan.
00:08:41Parce que là encore, vous le savez, la liste qui a été faite par François-Xavier Bellamy est importante.
00:08:47Elle rappelle combien il y a eu d'actes contre les juifs, contre les chrétiens.
00:08:51En fait, personne n'a été épargné.
00:08:53Alors, ce qui est ajouté ce soir, c'est un communiqué de l'Elysée, c'est une mise au point,
00:08:56effectivement.
00:08:57C'est la couleur.
00:08:58C'est la première fois qu'on a un attentat terroriste pour des raisons d'hommes et de femmes qui
00:09:05seraient d'une couleur différente.
00:09:07Voilà, quand le président de la République dit, en évoquant l'acte terroriste de Trappes, c'est la première fois
00:09:11qu'il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, en raison de leur couleur de
00:09:15peau ou de la religion qu'on leur donne.
00:09:17La religion, ce n'est pas la première fois, je suis désolé.
00:09:19Non, la religion, ce n'est pas la première fois.
00:09:21Même la couleur non plus.
00:09:22Mais la couleur non plus.
00:09:22Le parquet national antiterroriste, parce que c'est en amont qu'il faut prendre, le parquet national antiterroriste a ouvert
00:09:28une enquête sur assassinat, tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste.
00:09:34Et ça, c'est clair, la qualification terroriste est parfaitement acquise.
00:09:38En raison, et c'est là le point important, en raison de circonstances aggravantes liées à la partenance réelle ou
00:09:43supposée des victimes à une origine ou à une religion déterminée.
00:09:48Et ce que moi, je voudrais souligner, c'est que, autant je crois que le président a été, moins qu
00:09:54'on puisse dire, très maladroit sur cette première.
00:09:56Mais par contre, sur l'atmosphère, parce que, quelque part, on n'est pas en France d'une bande organisée.
00:10:02On est, semble-t-il, un homme seul qui a préparé un assassinat avec, par ailleurs, le fait d'avoir
00:10:08piégé plus ou moins d'autres éléments dans son domicile.
00:10:11Mais, effectivement, il y a une atmosphère.
00:10:14C'est-à-dire que tous les gens qui sont comme ça, pas complètement réglés, qui sont un peu déréglés,
00:10:19pardon de le dire, peuvent libérer quelquefois leur violence.
00:10:23Et cette ambiance de violence, cette multiplication de violence, il faudra l'arrêter.
00:10:27Si vous voulez bien, on va revoir les faits, parce qu'ils sont importants.
00:10:30Ce sont les hommes de là-bas qui ont réussi à mettre fin à l'équipé mortel de cet homme,
00:10:3439 ans, qui a ouvert le feu à l'arme automatique dans plusieurs points des Évelyne.
00:10:39Voici la voiture de l'auteur, c'est cette Clio qui a pu être arrêtée dans le pare-brisé et
00:10:44constellée d'un pacte de balles.
00:10:46Les autorités pensent évidemment qu'il aurait pu faire un carnage bien plus important, bien plus important s'il n
00:10:52'avait pas été stoppé.
00:10:53Je vous propose de revenir sur les faits avec Karine Boutle.
00:10:57C'est à Trappes qu'a démarré le parcours meurtrier du tireur.
00:11:01À bord de cette voiture grise, vers 10h30 ce vendredi, les premières rafales retentissent.
00:11:06Près d'une station-service, une pharmacie ou encore un square.
00:11:10Plusieurs personnes sont touchées, l'une au moins est décédée, avant que le tireur ne poursuive son parcours vers la
00:11:16commune voisine de la Verrière.
00:11:19L'homme tire à nouveau, deux hommes de ménage et une jeune fille de 12 ans sont alors touchés par
00:11:25les balles.
00:11:25On a plus d'une dizaine de douilles pour vous témoigner de la volonté meurtrière de cet individu
00:11:34qui serait sorti de sa voiture pour s'en prendre à ces deux hommes.
00:11:40Cet individu serait allé aussi sur l'allée des Chênes, qui est une petite rue le long de ce centre
00:11:47commercial du bois de l'étang,
00:11:48aurait croisé un homme et aurait dit « t'as de la chance ».
00:11:52L'homme de 39 ans est finalement interpellé par la BAC, près d'une zone commerciale.
00:11:57À la vue de mes collègues, il s'est rendu, il a levé les mains pour montrer qu'il n
00:12:00'avait plus son arme à la main et l'individu s'est rendu.
00:12:02Mais après l'interpellation, c'est bien passé.
00:12:05Le parquet national antiterroriste s'est rapidement saisi des faits et a ouvert une enquête.
00:12:10Selon les autorités, les faits ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée à une prétendue race,
00:12:16une ethnie, une nation ou une religion déterminée.
00:12:20Face à ce que M. le procureur a qualifié de crime terroriste, dont les mobiles vont être déterminés,
00:12:27mais dont il a dit aux médias que le mobile pourrait être raciste,
00:12:30« Les investigations sont en cours, mais c'est clairement un crime terroriste, c'est ce qu'il a dit
00:12:35».
00:12:35Le tireur a été passé en garde à vue.
00:12:38Son périple meurtrier a duré près d'un quart d'heure.
00:12:41On va revoir le parcours qu'il a fait.
00:12:43Je rappelle qu'il est parti de Plaisir.
00:12:46Il s'est rendu ensuite, il habite à Plaisir, il s'est rendu ensuite dans différents lieux, notamment à Trappes.
00:12:54Il y a eu un square, il y a eu cette station essence Luther King où il a fait deux
00:12:59blessés.
00:13:00C'est lors de sa première étape dans ce square Loupergou où il y a eu un mort.
00:13:05Ensuite, il a tiré, rafalé à une autre reprise.
00:13:09Il a fait trois blessés, dont une fillette de 12 ans dont on prendra des nouvelles tout à l'heure.
00:13:13Et puis il a été interpellé sans être tué, c'est très important, sans être tué au niveau de la
00:13:20RN10.
00:13:20Et immédiatement, le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'affaire.
00:13:25C'est tout à fait normal. L'ensemble des éléments d'infraction, c'est-à-dire assassinat et tentative d
00:13:30'assassinat,
00:13:31étaient parfaitement, malheureusement, réalisés et matérialisés avec effectivement une circonstance sacravante que vous avez citée.
00:13:39Le terrorisme ici n'est pas discutable comme qualification du crime.
00:13:45C'est-à-dire qu'il y a quand même de préalables.
00:13:47Là, bon, que va-t-il se passer ? Yardavu, 95 heures ?
00:13:51Oui, Yardavu, il y a Yardavu.
00:13:53Je ne sais pas s'il a déjà été entendu.
00:13:54Je crois qu'on paye jusqu'à 144 heures en matière de terrorisme.
00:13:57Oui, c'était tout à fait ça.
00:13:59Mais on voit que c'est une action délibérée, manifestement.
00:14:02Je crois que ça a mis 15 minutes en tout, ce périple-là.
00:14:05Moi, je connais bien la région, j'habite dans les Évelines.
00:14:09Plaisir, bon, c'est tout près de chez moi.
00:14:11Mais le parcours, pourquoi Trappes, pourquoi ?
00:14:14Trappes, il y a des quartiers, c'est difficile.
00:14:17Trappes, ce n'est pas assez vénu.
00:14:18Il y a eu plusieurs incidents déjà à Trappes.
00:14:20Donc, il s'est rendu délibérément dans ce attrape pour essayer.
00:14:25Je ne sais pas quelle était ses...
00:14:26Alors, ses motivations, on les connaît, puisque tout ça, c'est prémédité.
00:14:31Alors, le mobile nous est déjà donné ce soir par Emmanuel Macron.
00:14:34Il va falloir creuser quand même.
00:14:35Mais je ne sais pas, mais le mobile, ce soir, vous êtes venu par Emmanuel Macron.
00:14:39D'abord, il y a deux choses.
00:14:40À tous ceux qui disent la police tue, on voit que la police sauve.
00:14:44Parce qu'ils l'ont arrêté.
00:14:45Oui, c'est la bague.
00:14:46C'est un équipage de cinq garçons très, très courage.
00:14:49Donc, ils ont sauvé.
00:14:50Ils ont sans doute empêché un carnage.
00:14:52Vous avez raison, Joseph.
00:14:53Après, il y a la maladresse d'Emmanuel Macron.
00:14:55Son rôle, c'est de réunir, de dire que la France, on est un.
00:14:58Et lui, il commence à sectionner.
00:15:01Non, quel que soit le motif et la motivation au verant derrière,
00:15:05un acte comme celui-là est condamnable,
00:15:07parce qu'on doit protéger et se protéger entre nous.
00:15:10Et ce qu'il a mis, c'est un petit fervent de haine derrière.
00:15:14C'est très dangereux ce qu'il a fait.
00:15:15Sans doute pas volontairement.
00:15:16C'est pour ça que l'Élysée a rétro-pédalé derrière.
00:15:19Mais enfin, il est président de la République.
00:15:20Il a quand même fait des études.
00:15:22Il devrait s'exprimer et savoir le poids des mots.
00:15:24Je pense qu'il faut féliciter les policiers aussi.
00:15:27Parce que j'ai cru comprendre qu'il sortait de la voiture pour tirer.
00:15:31Moi, je pensais au début qu'il tirait depuis la voiture en roulant.
00:15:34Mais pour arrêter un homme qui a une arme comme ça
00:15:37et qui tire sur tout le monde,
00:15:39il faut vraiment qu'il prenne des risques, ces policiers.
00:15:42Bravo.
00:15:42Sur la violence de cette équipée, on va écouter un premier témoignage,
00:15:45ce garçon qui a croisé la route du tueur
00:15:47au niveau de la station-service que vous avez vu de Trappes.
00:15:52Je vais vous permettre de l'essence.
00:15:53Ensuite, je me gare juste à côté, pas très loin.
00:15:55Dans la station toujours.
00:15:57Juste à droite de la station.
00:15:59Je suis posé sur mon téléphone et j'entends une détonation.
00:16:03Du coup, à ce moment-là, je tourne ma tête par la vitre
00:16:07et il y avait un camion.
00:16:08En fin de compte, j'étais garé et il y avait un camion juste sur ma gauche.
00:16:11Et je vois que le monsieur du camion, il est alarmé.
00:16:15Il regarde ce qui se passe, il est alarmé.
00:16:18Il part se cacher dans le...
00:16:21Il saute derrière dans son camion.
00:16:23Et à ce moment-là, je ne réalise pas encore ce qui se passe vraiment, vraiment.
00:16:26Donc j'entends encore une autre détonation.
00:16:29Et je regarde, je vois la mère de famille, on va dire ça comme ça.
00:16:33Elle est affolée, elle commence à courir.
00:16:34Mais elle commence à courir.
00:16:35Direction dans la station.
00:16:37C'est le camion qui m'a caché.
00:16:39Vraiment heureusement qu'il y avait le camion.
00:16:40Parce que sinon, peut-être qu'il m'aurait vu me réfugier derrière.
00:16:44Voilà, mais ça a été l'enfer.
00:16:45Il y a plusieurs témoignages comme ça.
00:16:47Les gens pensent qu'ils sont passés à côté de la mort.
00:16:50À côté de la mort.
00:16:51Et vous le soulignez tout à l'heure, c'est grâce aux policiers, c'est grâce à là-bas
00:16:54qu'on a évité peut-être la suite du carnage.
00:16:57Alors, un élément intéressant sur lequel on reviendra tout à l'heure,
00:16:59c'est le fait qu'il ait piégé son appartement.
00:17:02Oui, ça c'est un point important au niveau de la préhabilitation.
00:17:05Mais vous avez raison.
00:17:06On rappelle qu'il a 39 ans, qu'il a tiré au fusil un mitrailleur depuis son véhicule,
00:17:11qu'il a tué une personne, qu'il a blessé cinq autres,
00:17:15qu'il a été arrêté vivant, qu'il a été interpellé à Coignard.
00:17:18Il y a des antécédents judiciaires pour des petites choses.
00:17:22Pour des petites choses, droit commun, des affaires de drogue.
00:17:25Et là, on est passé d'affaires de drogue au terrorisme.
00:17:28Qu'est-ce qui fait qu'on ne l'a pas vu ?
00:17:30C'est ça les questions qui vont se poser.
00:17:32Ce soir, les enquêteurs, et c'est ce que permet aussi cette garde à vue prolongée,
00:17:37c'est de pouvoir aller chez lui, c'est ça ?
00:17:40Regarder ce qu'il y a dans son ordinateur, regarder s'il y a des complicités ou pas,
00:17:44vérifier les choses, croiser peut-être des informations, tout en l'ayant sous la main.
00:17:50C'est sûr qu'on se demande comment un homme peut...
00:17:53Je crois qu'il faut...
00:17:55Ce qui est intéressant, moi en tant que juge du siège,
00:18:00c'est d'essayer de comprendre, qu'est-ce qui s'est passé ?
00:18:05Comment cet homme-là, de 39 ans, relativement jeune, il est né à Saint-Cyr-l'école.
00:18:10Donc il a bénéficié de toute l'éducation française que l'on connaît, des soins, etc.
00:18:18Mais je pense qu'on a une part de responsabilité, parce qu'on assiste actuellement depuis les 40 ans à
00:18:23une crise autoritaire.
00:18:24L'autorité n'existe plus, il n'a plus de référence.
00:18:27L'autorité de la famille, l'autorité parentale, le père a démissionné, le père est parti.
00:18:33Pour certains, il est rentré au bled.
00:18:36Je veux dire que les enfants sont...
00:18:38On ne sait pas, pour l'instant, je ne sais rien du tout.
00:18:41Le profil de cet homme-là, pour l'instant, à part ce que je vous ai dit, il y a
00:18:45peu d'informations.
00:18:47On peut légitimement se poser la question s'il est totalement équilibré ou pas.
00:18:51Oui, c'est la question qu'on peut se poser, surtout que dans le coin de Trappes,
00:18:54là il y a beaucoup de...
00:18:55Et tout le monde le sait, il ne faut pas révéler.
00:18:57Beaucoup de trafic de drogue, etc.
00:19:00Toute la région, là...
00:19:02Mais manifestement, il n'est pas dans le camp des narcos.
00:19:06Déséquilibré, mais de toute façon, il faut être déséquilibré pour commettre ce coup d'attentat.
00:19:10Ça, c'est sûr.
00:19:11Mais en revanche, quand vous avez en plus le type qui a mis des bonbonnes de gaz et tout
00:19:18et a piégé son propre appartement, là, ce n'est pas un coup de folie, c'est un plan.
00:19:24Ça différencie...
00:19:25Non, mais quand je dis déséquilibré, c'est un problème psychiatrique ou pas ?
00:19:28Je ne dis pas qu'il l'a.
00:19:29De toute façon, c'est un criminel.
00:19:30Moi, ce qui m'étonne dans cette affaire, c'est que d'habitude, on dit toujours
00:19:33« Ah ben, c'est un déséquilibré, ça va très vite. »
00:19:35On n'a pas le chef de l'État qui arrive et qui dit « C'est raciste et c
00:19:40'est en raison de la couleur de peau. »
00:19:41On a les autorités qui disent « C'est un déséquilibré. »
00:19:44Combien de fois on a entendu ça, dans ce genre de cas ?
00:19:47Là, en l'espèce, on ne l'a pas entendu.
00:19:48Pourquoi ça va si vite ?
00:19:50Pourquoi ça va si vite ?
00:19:51L'autorité du maître s'est terminée.
00:19:53Alors, le père ne peut plus punir son enfant, en plus, c'est interdit par la loi.
00:19:56Il m'est arrivé, moi, de le juger.
00:19:57Des pères, je me souviens d'un homme, c'était un capverdien,
00:20:01qui ne comprenait pas pourquoi il a été poursuivi devant le tribunal
00:20:03pour avoir frappé sa fille.
00:20:05C'est un député, maintenant.
00:20:06Et moi, je pense que la punition, le marty n'existe plus,
00:20:10la punition va de pair avec l'éducation.
00:20:13Et bon, au sein de la faillite, le maître, il n'a plus d'autorité.
00:20:16Le juge, il n'a aucune autorité.
00:20:19La police, on peut continuer comme ça.
00:20:20Les exemples, il y en a beaucoup.
00:20:23Le PNAT, ça permet quoi ?
00:20:25Quand le PNAT se saisit, ça permet d'aller plus vite,
00:20:28ça permet d'avoir plus d'enquêteurs ?
00:20:30Qui peut répondre à cette question ?
00:20:31Non, non, ça permet de clairement identifier l'acte de terrorisme.
00:20:36Et là, sur cette question-là, je me répète un peu,
00:20:39on est vraiment dans cet acte de terrorisme.
00:20:41Et les textes, ici, ne vont pas poser de problème d'application.
00:20:45Ce qui va poser sûrement des problèmes d'application,
00:20:47c'est de savoir, effectivement, si on a tous les éléments du racisme
00:20:51et d'autres éléments complémentaires.
00:20:54Ce qui va simplement se poser...
00:20:57Comment on va pouvoir le prouver ?
00:20:58Eh bien, on va pouvoir le prouver...
00:21:00Parce que ça ne suffit pas d'avoir la parole du chef de l'État.
00:21:02Non, bien entendu.
00:21:03C'est un des éléments, en termes de preuve, qui, parfois, est difficile.
00:21:06Mais on peut remettre trois points.
00:21:09Le premier point, c'est qu'on voit bien qu'il a pris des personnes,
00:21:13et parmi l'ensemble des personnes qui n'auraient pas été là,
00:21:17malheureusement, au bon moment, c'est-à-dire par rapport à lui,
00:21:21au mauvais moment par rapport à eux,
00:21:24eh bien, il y a vraiment un choix qu'il a fait.
00:21:26Il semblerait qu'il ait fait ce choix.
00:21:28Sans doute.
00:21:28Mais beaucoup ont croisé sa route et ont eu peur.
00:21:31D'autres témoignages.
00:21:33Mais il n'a pas tiré.
00:21:34En fait, je rentre, du coup, dans mon étravail, je me gare.
00:21:37J'arrive en même temps comme mon patron.
00:21:38On rentre à l'intérieur, on entend deux sortes de coups de tir, quand même.
00:21:42On n'a pas trop fait attention.
00:21:43On s'est dit que c'était des émeutiers, vous voyez, des conneries comme ça, en fait.
00:21:47Et juste après, en fait, il y a la police qui arrive,
00:21:49parce qu'il y a eu des barricades, etc.
00:21:52C'est un cas critique, pour que ce soit pour nous, nos proches, nos familles, surtout nous,
00:21:56parce que nous, on était juste à côté.
00:21:58Et peut-être à quelques minutes près, ça aurait pu être nous, ou n'importe qui.
00:22:02Donc voilà, ça nous touche fortement.
00:22:04Comment on va pouvoir prouver, effectivement, ce que vous disiez,
00:22:06Maître, qu'il a ciblé précisément ?
00:22:09Vous nous disiez, Trappes, c'est un endroit difficile.
00:22:11Il y a beaucoup de communautés qui sont là.
00:22:14Comment on va pouvoir prouver qu'il a ciblé les uns et pas les autres ?
00:22:18Il a été entendu.
00:22:19Je ne suis pas sûr.
00:22:20Il a dit...
00:22:22Je ne sais pas s'il a été entendu.
00:22:23En tout cas, il a peut-être fait une déclaration au moment de son arrestation.
00:22:27Il a dit que c'était un choix, certaines personnes sur lesquelles il a décidé de ne pas tirer,
00:22:32et certaines personnes sur lesquelles il a décidé de tirer.
00:22:35Donc c'est comme ça qu'ils ont su.
00:22:36C'est comme ça, oui.
00:22:37C'est pour ça que...
00:22:38Et il est aussi affirmatif, le président, quand il parle d'un acte terroriste raciste.
00:22:45Donc il assume.
00:22:46Écoutez, moi, nous sommes à quelques heures après les faits.
00:22:51Je n'ai pas envie de parler du profil de l'accusé, d'abord parce qu'on ne le connaît
00:22:55pas.
00:22:57Et je ne pense pas que ce soit ce qui intéresse la justice antiterroriste.
00:23:00Moi, j'ai passé toute la semaine, cette semaine, devant la cour d'assises spécialement composée de Paris,
00:23:06sur le sujet du terrorisme, et a fortiori sur le sujet des djihadistes
00:23:11et des Français qui ont été rapatriés par l'État français,
00:23:14parce que c'était un long combat que j'ai porté pendant toutes ces années.
00:23:17Ce qui intéresse la justice antiterroriste, c'est les motivations,
00:23:21c'est les convictions qui ont amené à ce crime raciste, à cet acte terroriste,
00:23:27parce qu'il est fondé indéniablement, une fois de plus encore,
00:23:31sur la couleur de peau, ou l'origine, ou la religion supposée.
00:23:39Sans doute, sans doute, que cet individu s'est convaincu.
00:23:43Il s'est convaincu d'aller à Trappes, qui est quand même une ville symbole en France.
00:23:46Trappes, c'est la ville de Jamel Debbouze, qui est quand même l'une des plus grandes personnalités
00:23:51préférées des Français, qui a réagi ce soir.
00:23:53Qui a d'ailleurs réagi ce soir.
00:23:55C'est aussi une ville qui est aussi concernée par les drames terribles de notre société,
00:24:01par la montée de l'islamisme.
00:24:02Sans doute s'est-il convaincu qu'il fallait viser Trappes,
00:24:06parce qu'il a lu quelque part que c'était à Trappes, où il y avait un terrorisme.
00:24:11Moi, je pense que Gérard Collomb avait raison.
00:24:16Nous vivions à l'époque côte à côte, et aujourd'hui, au regard de l'État et de la fracture
00:24:21du pays,
00:24:22je crois que d'une certaine façon, nous commençons à vivre face à face.
00:24:27Et c'est ça, l'objectif du terrorisme.
00:24:30C'est la terreur.
00:24:31Et donc, il faut une réponse politique face à ce moment-là.
00:24:34Et j'attends, moi, du président de la République, autant de grandeur que la dignité du moment appelle.
00:24:42C'est-à-dire prendre ses responsabilités, réunir la nation, convoquer le Parlement,
00:24:47prendre des mesures très fortes face au terrorisme.
00:24:49Bon, vous restez avec nous.
00:24:50Dans un instant, on va vous parler de l'arme qu'il a utilisée, très particulière.
00:24:54C'est une arme de collection qu'on continue à trouver, mais très particulière.
00:25:01Est-ce que ça veut dire quelque chose ou pas ?
00:25:02On sera en lien avec un armurier.
00:25:05Et puis, on parlera de ces fameuses bonbonnes de gaz.
00:25:08A tout de suite.
00:25:12La suite de cette édition spéciale, on va continuer à parler du tueur, de trappe.
00:25:18Un acte terroriste commis sur la base d'une idéologie raciste, a dit le chef de l'État tout à
00:25:25l'heure.
00:25:25Alors qu'on revoit cette image de son véhicule, cette Clio avec laquelle il a fait son périple,
00:25:30où il a tué une personne, cinq blessés.
00:25:32On prendra dans un instant des nouvelles de cette fillette, 12 ans, qui a reçu huit balles.
00:25:38Huit balles dans le corps.
00:25:39Huit balles dans le corps.
00:25:41Son état semble stabilisé ce soir, mais on ira prendre de ces nouvelles.
00:25:44Et puis, on le disait tout à l'heure, cet appartement, son appartement,
00:25:47il l'avait piégé avec des bonbonnes de gaz à plaisir.
00:25:50L'immeuble où il résidait, d'ailleurs, le quartier a été évacué.
00:25:56La police a trouvé plusieurs de ces bonbonnes.
00:25:59La CRS-8 a été déployée.
00:26:01On va rejoindre sur place Célia Barotte du service police-justice.
00:26:07Trois bouteilles de gaz et des fils électriques connectés à un minuteur,
00:26:11c'est ce qui a été retrouvé dans l'appartement de Kevin T.
00:26:13Selon le parquet national antiterroriste,
00:26:15un dispositif de piégeage avait été mis en place par cet individu.
00:26:19Des agents du RAID, de nombreux policiers, des pompiers, des démineurs
00:26:22ont été mobilisés sur place pour réaliser les investigations.
00:26:26Durant la perquisition de l'appartement de Kevin T,
00:26:29notamment en sa présence, le secteur a été bouclé.
00:26:32Des riverains ont été évacués et ont pu trouver refuge dans un gymnase
00:26:36qui se trouve à proximité du secteur où nous nous trouvons.
00:26:39Nous avons entendu de fortes détonations correspondant à l'explosion
00:26:43par précaution de deux véhicules appartenant à Kevin T.
00:26:46Des véhicules stationnés sur un parking à proximité de l'immeuble
00:26:51où logé cet individu.
00:26:53Enfin, selon une source policière, la CRS-8 est actuellement mobilisée
00:26:58et présente à plaisir pour assurer la sécurité des lieux.
00:27:01– Vous l'avez entendu, il s'appelle Kevin, il s'appelle Kevin T.
00:27:06Je ne sais pas si ça résonne…
00:27:09– Je ne comprends pas son nom, c'est aussi une pratique, je comprends.
00:27:12– Oui.
00:27:13– L'homme de justice, c'est vous.
00:27:15– Est-ce qu'il n'a pas été jugé encore, c'est ça ?
00:27:17– Oui, mais même.
00:27:18– On protège l'identité de tous.
00:27:21– Ah oui.
00:27:21– Et normalement, il faut rappeler, c'est la consigne, la pratique qu'on a,
00:27:27c'est-à-dire qu'il est présumé coupable, même s'il a été arrêté, etc.
00:27:31Il est présumé, il est présumé, on est obligé de le dire.
00:27:33– Il est présumé innocent, en principe, présumé tireur.
00:27:37– La présumation d'innocence, c'est la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine,
00:27:41mais il y en a suffisamment dans le fond de la bouteille pour pouvoir poursuivre souvent.
00:27:45– J'ai l'impression que vous allez critiquer la justice.
00:27:46– Oui, mais j'ai écrit un livre, ne faites jamais confiance à la justice de Wall Street.
00:27:51– Oui, bon, on reviendra tout à l'heure, si vous voulez bien,
00:27:54parce qu'on parlera aussi des émeutes, des pièges, etc.
00:27:58Vous me donnerez votre sentiment sur les premières condamnations,
00:28:00mais on va continuer à parler de cet homme, de Kevin T, 39 ans.
00:28:05Donc, comment vous interprétez les uns et les autres le fait qu'il ait piégé son appartement
00:28:10avec des bonbonnes de gaz reliées à les fils électriques ?
00:28:13– Il voulait tuer, il voulait tuer…
00:28:16– Mais précisément, quand on fait ça, ce n'est pas n'importe qui qu'on veut tuer,
00:28:20c'est ceux qui vont rentrer dans votre appartement.
00:28:22Et les premiers qui vont rentrer…
00:28:23– C'est la police.
00:28:24– C'est la police.
00:28:25Clairement, c'est la police.
00:28:26Et donc, il voulait tuer effectivement en extérieur,
00:28:29et dans son intérieur, présent ou pas présent, il voulait tuer.
00:28:33Et donc, on voit bien qu'on est en présence.
00:28:35– Tu et ses voisins aussi, parce qu'on ne fait pas…
00:28:36– Avec un incendie, bien sûr, vous pouvez anticiper ça.
00:28:39Mais on voit bien, semble-t-il, qu'on est en face, malheureusement,
00:28:44d'une personne totalement déséquilibrée, qui est passée à l'acte de tuer,
00:28:49qui n'a aucune capacité, effectivement, à être encore en civilisation.
00:28:53– Il me paraît quand même prématuré de s'avancer sur le profil,
00:28:57de savoir s'il est déséquilibré ou pas.
00:28:59– L'enquête n'a même pas encore commencé, on est au premier jour.
00:29:02– Il n'y a aucune idéologie qui permet de faire comme ça.
00:29:04– Un terrorisme, de toute façon, c'est un déséquilibre.
00:29:05– Aucune idéologie qui permet d'envoyer une enfant, effectivement, avec lui mal.
00:29:09– Je crois qu'il faut rester à ce stade très prudent.
00:29:11Mais ce que je souhaite quand même souligner,
00:29:14c'est qu'il y a quelque chose d'assez nouveau.
00:29:16On a à la fois quelque chose qui s'apparente à de la préméditation,
00:29:20de mettre du gaz dans son appartement pour attenter à la vie
00:29:23des forces de sécurité intérieure, des forces de l'ordre,
00:29:26qui seront les premiers à pénétrer dans le cadre d'une perquisition.
00:29:30Et puis vous avez aussi quelque chose qui, manifestement,
00:29:33on regarde les premiers indices, apparaît comme spontané,
00:29:36avec le trajet de l'auteur présumé, et puis des cibles visées.
00:29:44Est-ce qu'elles étaient choisies ?
00:29:45Est-ce que des personnes ont été épargnées dans cet itinéraire ?
00:29:48Voilà, toutes ces questions-là font partie de l'enquête.
00:29:50– Vous avez raison, ça fait partie des questions.
00:29:52Est-ce que c'était spontané ou non ?
00:29:53Ça, je ne sais pas.
00:29:54Est-ce que les cibles ont été choisies au hasard ?
00:29:56Ça, sans doute, mais spontané, le parcours ?
00:29:59– Non, c'est trois fois prémédité.
00:30:03C'est prémédité en ayant une arme,
00:30:05c'est prémédité en piégeant son domicile,
00:30:08et c'est prémédité en allant à plusieurs endroits.
00:30:10On ne s'arrête pas qu'au premier,
00:30:12on va à plusieurs endroits,
00:30:13et on tire plusieurs fois dans une petite fille.
00:30:16– Et ce sont les limites-là de l'acte raciste en raison de la couleur de peau,
00:30:21puisque en piégeant son appartement en voulant tuer des policiers,
00:30:24tu ne sais pas si les policiers sont blonds aux yeux bleus,
00:30:26ou français, ou chrétiens, ou juifs.
00:30:29– Toi, c'est pour la présentation.
00:30:30– On peut même penser, aller plus loin,
00:30:32poussons le raisonnement, que c'était une opération suicide,
00:30:35parce que s'il met des bouteilles de gaz dans son...
00:30:40– Il n'a pas l'intention de revenir chez lui,
00:30:43ou alors il prend un risque énorme.
00:30:44D'abord, on ne sait pas s'il était seul.
00:30:45– Regardez l'image, parce que là, c'est le pare-brise de la Cléo,
00:30:48il est constellé de balles.
00:30:50La question, c'est de savoir si on lui a tiré dessus,
00:30:52ou si c'est lui qui a tiré depuis l'intérieur.
00:30:56Mais je ne sais pas si c'est une chance folle,
00:30:58ou c'est le talent de ceux qui l'ont arrêté,
00:31:02de la BAC, cet équipage de la BAC,
00:31:05mais en fait, c'est très important de l'avoir vivant,
00:31:08de l'écouter, d'entendre ses motivations,
00:31:11de le juger, et qu'il prenne le max.
00:31:14– Bien sûr, réclusion criminelle à perpétuité, oui.
00:31:16– Alors, l'arme, c'est intéressant, l'arme.
00:31:19Est-ce que ça veut dire quelque chose, l'arme ?
00:31:20On est avec Yves Golki, bonsoir,
00:31:22vous êtes le président de la Chambre Syndicat Nationale des Amuriers,
00:31:25et vous êtes, par ailleurs, gérant d'une armurie.
00:31:28Et l'arme dont il est question, l'arme qu'il a utilisée ce soir,
00:31:31est un fusil mitrailleur, mais tout à fait particulier.
00:31:34Ça s'appelle un stène, ou un stain, c'est ça ?
00:31:36– Oui, une stène.
00:31:37– Oui, tout à fait, c'est une arme de la dernière guerre,
00:31:40c'est le PM qu'utilisaient les Anglais,
00:31:43ça a été fabriqué dans les années 40,
00:31:45et c'est une arme qui tire en automatique,
00:31:47à peu près à 350 coups par minute, par seconde,
00:31:52et c'est vraiment une arme complètement désuète,
00:31:55qu'on ne voit plus, qui était assez peu fiable,
00:31:57puisqu'elle avait le défaut de partir un petit peu toute seule,
00:32:00mais c'est vraiment l'arme qui ensuite a équipé la résistance.
00:32:03– Alors, vous la voyez, cette arme,
00:32:05c'est vraiment ça, ça fait vraiment vieux,
00:32:09vieil objet, qui, on a regardé tout à l'heure sur les sites de vente,
00:32:13en ligne, etc., évidemment, ça se retrouve comme en antiquité.
00:32:17– Ça se retrouve parce que c'est une arme,
00:32:19ça a été fabriqué en 1941, à partir de 1941,
00:32:23et ça a été distribué, largué à la résistance en grand nombre.
00:32:25Ce qui fait qu'en France, après la Seconde Guerre mondiale,
00:32:28d'Esten, il y en avait un peu partout,
00:32:30en tout cas tous ceux qui étaient dans la campagne,
00:32:32dans la résistance, ensuite ça a diminué,
00:32:34beaucoup ont été démilitarisés, ont été rendus, etc.,
00:32:37mais il entraîne encore un certain nombre.
00:32:39– Je sais, vous confirmez, vous confirmez…
00:32:42– Oui, oui, tout à fait,
00:32:43elle a été fabriquée à 4 millions d'exemplaires.
00:32:46– Et les munitions ?
00:32:47– Il y en a eu énormément.
00:32:48– Et les munitions ?
00:32:50– Il en reste dans les greniers,
00:32:51il en reste plus beaucoup.
00:32:52– Et les munitions ?
00:32:55– Les munitions, c'est de la 9-para,
00:32:57c'est la même munition que tirent les policiers,
00:32:59donc ça, de la munition, il y en a partout.
00:33:01C'est un chargeur d'une trentaine de coups,
00:33:03et c'était fabriqué, pratiquement,
00:33:05on disait que c'était de la tôle en boutie,
00:33:07on disait que c'était pratiquement fabriqué
00:33:09comme une boite de conserve.
00:33:10– Mais c'est précis.
00:33:10– Ce n'est pas du tout quelque chose de fiable, normalement.
00:33:13– Et ce n'est pas précis, c'est ce que vous nous dites.
00:33:15– Ce n'est pas précis, mais là, on le voit bien,
00:33:17il a tiré en rafale,
00:33:19il a touché des personnes
00:33:21de façon assez aléatoire,
00:33:23est-ce que l'enquête dira
00:33:24si c'était entraîné avec ?
00:33:26En fait, il faut quand même un peu
00:33:27avoir l'habitude de tirer,
00:33:28parce que ça se maîtrise assez difficilement
00:33:31du fait du tir en rafale.
00:33:33– Bon, donc, ça sous-entend
00:33:34que peut-être c'était quelqu'un
00:33:36qui était aguerri au tir, évidemment.
00:33:38Vous vous rappelez ?
00:33:39– Ou le contraire.
00:33:40– Ou le contraire, c'est-à-dire
00:33:42que ce sont des armes de vista.
00:33:44– Ou le contraire.
00:33:44– Ou le contraire, voilà, c'est ce qui a été.
00:33:46Et là, par rapport, on ne peut pas s'avancer,
00:33:48mais il y a quand même un certain nombre d'éléments
00:33:50si on veut avoir un peu d'analyse immédiate.
00:33:53C'est que ce n'est pas une arme de terroriste.
00:33:56Je parle de terroriste au sens du terrorisme militarisé.
00:33:59Là, nous sommes vraiment dans un terroriste
00:34:01de circonstances pénales, bien sûr,
00:34:03sur lequel il n'y a aucun doute sur l'infraction.
00:34:05C'est une arme qui est une arme d'antiquité.
00:34:08C'est qui prouve bien qu'on n'est pas en face
00:34:10de quelqu'un qui répond à une antélogie
00:34:14de groupe et d'action de groupe.
00:34:16C'est un acte qu'on va sûrement considérer comme isolé.
00:34:20Et c'est un élément qui va être important
00:34:23pour la qualification, bien évidemment, pénale,
00:34:25et notamment sur le caractère contre une religion
00:34:29ou un groupe particulier, ou la qualification de racisme.
00:34:32C'est que c'est une arme qui n'est pas facile à viser
00:34:35de manière précise quand il l'a envoyée en rafale.
00:34:38Et donc, si ces rafales, il les a envoyées...
00:34:40– Mais donc, ça veut dire quoi sur la qualification pénale ?
00:34:41– Eh bien, ça veut dire que si ces rafales,
00:34:44comme il ne vise pas très très bien,
00:34:45ce n'est pas une arme qu'il vise très bien,
00:34:47s'il s'est débrouillé à chaque fois
00:34:48pour mettre comme une catégorie de personnes,
00:34:50c'est la succession des catégories de personnes
00:34:52qui montrera qu'il avait une motivation,
00:34:55effectivement, idéologique,
00:34:56sur un groupe très particulier,
00:35:00bien évidemment d'humains.
00:35:01– Bon, Yves Gaulty, vous avez dit qu'elle avait...
00:35:02– Par contre, elle va être quand même
00:35:04très difficile à tracer,
00:35:05parce que ce n'est pas une arme qui a été enregistrée,
00:35:07évidemment, puisqu'elle ne peut pas être acquis légalement,
00:35:09et qu'elle est de la dernière guerre.
00:35:11Donc, on n'est dans aucun fichier,
00:35:12elle va être assez difficile à tracer.
00:35:14– Bon, c'est la question que je voulais vous poser.
00:35:15Vous nous avez dit qu'il y avait 4 millions de ces armes.
00:35:18– 4 millions, oui.
00:35:19– 4 millions de ces armes,
00:35:21donc on pouvait les avoir dans des greniers.
00:35:23On peut les trouver,
00:35:24et je vous le disais encore une fois,
00:35:26on les trouve sur les plateformes,
00:35:28on peut en trouver,
00:35:29ça coûte environ 500 euros.
00:35:31Mais surtout, ce n'est pas l'arme classique du terrorisme.
00:35:35– Oui, ce n'est pas l'arme classique du terrorisme.
00:35:37On est habitué, notamment,
00:35:39à une forme de terrorisme low cost,
00:35:41le couteau, l'attaque,
00:35:43je reviens à cette idée d'attaque spontanée,
00:35:45mais aussi les armes de guerre.
00:35:48Je profite de la présence d'un représentant des armuriers
00:35:52pour dire quand même que nous traversons
00:35:55une période très inquiétante.
00:35:57Aujourd'hui, les Français ont de plus en plus recours
00:36:01à des armes, et des armes de catégorie D,
00:36:04des bombes lacrymogènes, des couteaux.
00:36:06Les ventes, je crois,
00:36:08ou en tout cas la demande semble avoir augmenté
00:36:10de ce point de vue-là.
00:36:11Donc, il y a un sentiment d'insécurité.
00:36:13– Ce n'est pas un sentiment.
00:36:14– Oui, mais il y a aussi une insécurité manifeste,
00:36:16mais il y a aussi la volonté de la protection de soi,
00:36:19la protection du domicile,
00:36:20pas seulement la volonté d'attaquer.
00:36:21Donc, vous avez deux conceptions qui s'opposent,
00:36:24mais il y a aussi une société qui, aujourd'hui,
00:36:27cherche un certain nombre de réponses.
00:36:29Et contrairement aux Etats-Unis,
00:36:31on ne se balade pas dans la rue avec une arme ici.
00:36:33Donc, il va falloir aussi voir…
00:36:34– Mais contrairement aux Etats-Unis, mon cher Amin,
00:36:37il y a une grande différence.
00:36:38C'est-à-dire que les Etats-Unis,
00:36:39vous payez très peu d'impôts,
00:36:41et l'État ne vous garantit pas toute la sécurité.
00:36:44À tout le faire, vous avez le droit d'avoir une arme.
00:36:46En France, ce n'est pas tout à fait pareil.
00:36:47En France, on paye très cher des impôts.
00:36:49En France, on paye aussi parce qu'on a un État régalien
00:36:51qui est censé nous protéger.
00:36:52Est-ce qu'il nous protège ?
00:36:54Ça, c'est un autre débat.
00:36:55Et c'est effectivement…
00:36:56Dernière question là-dessus, mais Yves Golti,
00:36:59puisque Amin le soulève,
00:37:00vous avez observé, vous, une vente croissante
00:37:03ces derniers jours,
00:37:05et notamment peut-être des commerçants,
00:37:07et notamment peut-être des Français
00:37:10qui se sont équipés,
00:37:11qui sont venus dans vos armuriers
00:37:12prendre des bombes au poivre, etc.
00:37:16– Oui, bien sûr.
00:37:18Mais là, on parle d'armes de dés,
00:37:20des armes qui sont non létales,
00:37:23et là, avec une arme de guerre.
00:37:24Donc, c'est totalement différent.
00:37:26Et les homicides ou les morts par arme à feu en France,
00:37:30si on retire le trafic de drogue,
00:37:33ne sont pas du tout en augmentation en France.
00:37:35Donc, les Français ne règlent pas leurs comptes
00:37:38avec des armes à feu comme aux États-Unis.
00:37:41C'est deux mondes totalement différents.
00:37:43– Merci beaucoup, Yves Golti,
00:37:46président de la Chambre syndicale nationale des armuriers
00:37:48et gérant d'une armurierie.
00:37:50Tiens, j'en profite pour vous demander,
00:37:52vous avez été victime vous-même
00:37:55de la brutalité, de la violence
00:37:57ou des pilleurs le week-end dernier ?
00:38:00– On les a vus à 10 mètres de l'armurier.
00:38:03Ils ont attaqué, ils ont pillé une boutique
00:38:05à 30 mètres avec un rideau de fer.
00:38:07Et on a vu ces loupards et barbares
00:38:10juste devant chez nous samedi.
00:38:13– Mais on avait entendu le week-end dernier
00:38:15que des armuries avaient été pillées.
00:38:16Et c'était vraiment une information
00:38:18qu'ils avaient beaucoup effrayée.
00:38:20Vous confirmez, vous affirmez ?
00:38:22– Non, l'armurier a été attaquée.
00:38:24Au dernier moment, les forces de l'ordre sont intervenues.
00:38:26Ils sont rentrés, mais ils n'ont pas pillé l'armurier.
00:38:28Ils ont essayé d'en piller une autre.
00:38:30Mais heureusement, les armuries n'ont pas été pillées.
00:38:33Et j'espère que nous serons l'objet
00:38:35de surveillance particulière samedi prochain.
00:38:39– Samedi, c'est dans les prochaines heures.
00:38:41Claude Butin, vous avez vraiment une dernière question.
00:38:45– J'ai vu sur la photo, il y avait un chargeur.
00:38:46Vous nous dites que ce chargeur contient 30 balles.
00:38:48– 32 coups.
00:38:49– 32 coups standard.
00:38:51Est-ce qu'on sait s'il avait un autre chargeur
00:38:52ou est-ce qu'il a épuisé son chargeur ?
00:38:55On ne sait pas, l'enquête le dira peut-être.
00:38:57Mais est-ce que c'est facile à réarmer ?
00:39:01On n'entend plus, on n'entend pas.
00:39:02– Je vais répondre à sa place.
00:39:03– Ah mais si, il va répondre.
00:39:04– C'est original.
00:39:05Il répond là ?
00:39:07– Non mais juste, on a vu un chargeur par terre,
00:39:09donc je pense qu'il est possible
00:39:12qu'il en ait eu un deuxième.
00:39:13– C'est possible.
00:39:13– On en a vu un qui n'était pas sur l'arme.
00:39:17– Merci Yves Golti.
00:39:18– C'est très facile à mettre
00:39:19et par contre, la particularité,
00:39:20c'est que sa chargeur qui se fait sur le côté.
00:39:21– Oui, sur le côté, on l'a vu sur l'autre photo.
00:39:24Vous êtes spécialiste de ce sujet-là ?
00:39:26– Non, je suis un ancien parachutiste.
00:39:28– Et vous aviez ça ?
00:39:29– Donc j'ai eu des formations.
00:39:30– Ah oui, vous avez déjà tiré avec cette arme ?
00:39:32– Oui.
00:39:34– Ça équipait la résistance.
00:39:35– Oui, parce qu'on avait des vieux stocks.
00:39:38– Joseph, c'est un résistant.
00:39:40Ça, c'est certain.
00:39:41– Merci beaucoup.
00:39:42Je voulais qu'on parle de cette fillette de 12 ans
00:39:46parce que vraiment, ça, ça a été…
00:39:48C'est une information qui nous a tous mis par terre.
00:39:50Moi, personnellement, j'ai un petit garçon de 12 ans
00:39:52et je me suis évidemment senti immédiatement touché.
00:39:5812 ans, c'est une petite fille qui est allée à la piscine,
00:40:01qui a été touchée aux jambes, qui a été touchée au ventre.
00:40:03Sa maman a raconté l'enfer que cette petite fille a vécu
00:40:06chez nos confrères de l'URTL.
00:40:07Elle a reçu 8 balles dans le corps.
00:40:09Écoutez.
00:40:11– Je suis sous les chocs.
00:40:12Comment on peut faire ça à un enfant ?
00:40:14Ma fille, elle a 12 ans.
00:40:16Elle allait à la piscine et elle s'est fait tirer dessus
00:40:18par un lâche.
00:40:19C'est tout ce que je peux dire.
00:40:21Donc là, son état est grave.
00:40:23Elle doit se faire opérer.
00:40:24Elle a 8 impacts dans le corps pour un enfant de 12 ans.
00:40:28Vous vous imaginez ?
00:40:29C'est triste.
00:40:30Elle n'a rien fait pour mériter ça.
00:40:31Vous avez pu voir votre fille depuis qu'elle a été blessée ?
00:40:34– Oui, je l'ai vue.
00:40:35Elle était consciente.
00:40:36Elle est forte.
00:40:37Même là, elle est arrivée.
00:40:38Elle était consciente.
00:40:39Mais là, elle est au bloc.
00:40:41Donc, ils ne savent pas.
00:40:42Ça peut être très, très long.
00:40:43Donc, elle a été touchée au foie et au rein,
00:40:46aux bras, aux cuisses.
00:40:48Elle a les jambes qui vont être déformées.
00:40:51Il y a plein de choses.
00:40:52Donc, son état est grave.
00:40:53Elle ne minimise pas.
00:40:55Donc, on va prier.
00:40:56Elle n'est pas voilée, mais elle avait attaché un poula sur sa tête.
00:41:00Peut-être que c'est à cause de ça qu'il s'en est pris à elle.
00:41:03Donc, c'est quand même lâche.
00:41:04Parce que ce n'est pas un gamin qui a fait sa vue son âge.
00:41:07Moi, ma petite, elle n'a rien demandé.
00:41:09C'est un enfant qui est né en France à Trappes.
00:41:12Donc, elle a le droit de vivre en France, de faire sa vie en France.
00:41:16La barbarie, la barbarie.
00:41:19Amine, 12 ans, 12 ans.
00:41:22Il n'y a plus aucune limite, effectivement, à la violence.
00:41:24Et l'objectif du terrorisme, c'est effectivement d'attenter à deux objectifs.
00:41:28L'ordre public est terrorisé.
00:41:31Et pour terroriser une société, pour fracturer une ville, pour fracturer un pays,
00:41:36eh bien, on va frapper les plus vulnérables.
00:41:38On va frapper, effectivement, ici, un enfant de 12 ans.
00:41:41Parce que l'enfant invoque chez nous, eh bien, toute notre humanité.
00:41:46Quelles que soient nos convictions, quelles que soient, d'ailleurs, nos différences
00:41:52sur un certain nombre de sujets sociaux, aujourd'hui, c'est tout le pays qui est attaqué.
00:41:57Quand on frappe un enfant, on frappe la République.
00:41:59C'est pour ça que tous ceux qui appellent à la violence,
00:42:01quel que soit le niveau de violence, sont condamnables.
00:42:04Parce que le niveau de violence, ensuite, on ne le contrôle plus.
00:42:07Et c'est les plus faibles, évidemment, qui subissent la violence en premier.
00:42:10C'en est une démonstration, une cruelle démonstration.
00:42:13La violence appelle la violence.
00:42:14On rentre dans une logique de sur-en-chaire.
00:42:17Pour les dernières infos, et avant de changer de sujet,
00:42:20je voulais qu'on retrouve Augustin Donadieu,
00:42:22qui se trouvait ce soir devant l'hôpital Néquet,
00:42:24où est hospitalisée cette fillette de 12 ans.
00:42:29Les nouvelles sont rassurantes.
00:42:31Ici, à l'hôpital Néquet, dans le 15e arrondissement de Paris,
00:42:33où est hospitalisée cette jeune fille de 12 ans,
00:42:35touchée à huit reprises par le tireur dans la ville de La Verrière,
00:42:39juste à côté de Trappes.
00:42:41Elle a été touchée aux reins, aux foies, aux bras, mais également aux cuisses.
00:42:45Elle est arrivée ici dans un état grave, tout en étant consciente.
00:42:49Sa maman a pu l'accompagner jusqu'à l'entrée du bloc opératoire,
00:42:52où elle a été opérée dans l'après-midi.
00:42:54Dorénavant, il va falloir penser à la convalescence de cette jeune fille
00:42:58qui s'est fait tirer dessus, encore une fois, à huit reprises,
00:43:00alors qu'elle se rendait à la piscine de La Verrière.
00:43:04Elle était au mauvais endroit, au mauvais moment.
00:43:07Sa maman est à ses côtés, ici, à l'hôpital Néquet,
00:43:11pour accompagner cette jeune fille de 12 ans
00:43:13dans cette épreuve extrêmement douloureuse.
00:43:17Voilà, mauvais endroit, mauvais moment, peut-être,
00:43:19mais enfin, peut-être que c'est aussi pré-médité,
00:43:22peut-être que cette petite fille a été visée,
00:43:25cette petite fille a été visée par ce tireur, par ce tueur.
00:43:30Alors, vous avez vu le vocabulaire, c'est intéressant.
00:43:32C'est présumé.
00:43:34On parle de parcours, quel est le terme exactement,
00:43:40le parcours aux Etats-Unis ?
00:43:43Aux Etats-Unis, on parlerait de tuerie de masse.
00:43:45Bien sûr, le fusillade de masse, c'est le terme américain.
00:43:49Mais il faudrait l'utiliser aussi.
00:43:52Si c'est que nous, on a la qualification de terrorisme
00:43:54qui est effectivement une situation de terreur,
00:43:59et donc c'est cette situation de terreur
00:44:01qui donne effectivement la qualification.
00:44:02Mais les uns et les autres parlent d'équipe émortelle.
00:44:05Oui, c'est un bon terme aussi.
00:44:08C'est un bon terme, mais la barbarie et la tuerie de masse,
00:44:12ou la tentative de tuerie de masse,
00:44:13parce que c'est comme un homicide ou une tentative d'homicide,
00:44:15vous le savez très bien, c'est la même chose.
00:44:17La tuerie de première tuerie aux Etats-Unis,
00:44:20c'est celle de Las Vegas, aux alentours,
00:44:24qui a fait 61 morts.
00:44:26Ensuite, c'est une spécialité américaine.
00:44:28On utilise aussi des armes semi-automatiques.
00:44:33Mais en moyenne, si on fait le décompte, statistiquement parlant,
00:44:37je crois qu'il y a eu depuis 2012,
00:44:39361 tueries,
00:44:43ce qui fait une moyenne de 12 tueries par an.
00:44:48Non, 24 tueries par an.
00:44:51Le visage de cette gamine, c'est le visage des nouvelles guerres.
00:44:54La guerre, ce n'est pas une armée contre une autre maintenant.
00:44:57La guerre, c'est le terrorisme.
00:45:00C'est vraiment le visage de l'innocence.
00:45:02On n'a pas des soldats en face.
00:45:04On va tuer pour terroriser, on va tuer pour déstabiliser un pays.
00:45:08On est au bord de la guerre civile.
00:45:10Et si on ne se rend pas compte, on ne prend pas des mesures.
00:45:12Tous les week-ends, on va parler de guerrilla, de pré-guerre civile.
00:45:16C'est un vocabulaire qui rentre dans nos vies tous les jours.
00:45:21Je salue Bruno Bartocetti, qu'on va retrouver dans un...
00:45:26Il est là Bruno ? Il m'entend ?
00:45:27Bonsoir Bruno Bartocetti.
00:45:29Je vais vous faire réagir sur le dispositif évidemment qui est mis en place pour demain,
00:45:33parce qu'il y a beaucoup de policiers et de gendarmes qui sont sur le terrain.
00:45:36D'ailleurs, c'est un nombre jamais vu pour ce genre de moments, de manifestations.
00:45:41Mais avant de faire une coupure,
00:45:44je voulais que vous réagissiez à Trappes,
00:45:46parce qu'au moment où la police est tellement insultée,
00:45:51tellement attaquée,
00:45:52que ce soit des baqueux, comme on dit,
00:45:56des hommes de la BAC,
00:45:57un équipage de cinq hommes qui est arrêté,
00:45:59l'équipé mortel de ce tueur présumé.
00:46:03Vraiment, c'est...
00:46:04D'abord, c'est formidable.
00:46:06Et ensuite, il a fallu faire preuve d'une technique sans doute
00:46:08très poussée pour éviter qu'il soit tué.
00:46:15Exactement, bonsoir.
00:46:16C'est-à-dire qu'en fait,
00:46:17quand je regarde le travail de mes collègues de la BAC,
00:46:20au départ, la BAC, c'est brigade anticriminalité,
00:46:23mais on les utilise sur beaucoup de sujets.
00:46:26Les stupes, le quotidien, finalement,
00:46:30et même parfois, les différents familiaux,
00:46:32parce qu'on manque souvent d'effectifs
00:46:34pour pouvoir aller au plus loin
00:46:38dans les interventions du 17 pour les secours.
00:46:40Donc, ils sont très généralistes,
00:46:41tout en étant très concentrés sur beaucoup de sujets,
00:46:44et notamment des sujets comme celui-ci,
00:46:46où on voit qu'il a fallu faire preuve
00:46:48d'un professionnalisme inouï.
00:46:50Vous imaginez un petit peu la rapidité
00:46:52avec laquelle ils sont intervenus
00:46:54pour neutraliser ce fou furieux.
00:46:57Donc, c'est vraiment salué.
00:46:59Et comme vous le dites,
00:47:00alors qu'aujourd'hui,
00:47:01on se centralise sur le travail du maintien de l'ordre,
00:47:04on emploie beaucoup d'effectifs
00:47:06sur la journée de demain,
00:47:08eh bien, on continue à intervenir.
00:47:11On intervient toutes les 10 secondes en France
00:47:13et on continue aussi à occuper le terrain.
00:47:15Il faut être tout le temps vigilant,
00:47:17tout le temps très professionnel,
00:47:19et c'est un travail considérable,
00:47:21remarquable qu'ont fait mes collègues là-dessus,
00:47:23aujourd'hui,
00:47:25sans empêcher le pire,
00:47:26parce que pour empêcher le pire,
00:47:27il fallait anticiper,
00:47:29et malgré aussi,
00:47:30vous voulez bien m'accorder deux secondes,
00:47:32de saluer le travail des renseignements territoriaux.
00:47:34On ne peut pas imaginer,
00:47:35on ne peut pas être partout en même temps.
00:47:37On déjoue beaucoup d'attentats idéologiques,
00:47:40quels qu'ils soient,
00:47:41mais bon, après, à un moment donné,
00:47:42le risque zéro n'existe pas.
00:47:44Et malgré le travail d'anticipation,
00:47:47eh bien, là, on a pu travailler par la suite,
00:47:49en tout cas, pour interpeller dans de bonnes conditions,
00:47:51le mieux possible,
00:47:52cet individu qui va nous expliquer
00:47:54pourquoi il a agi,
00:47:56et qu'elle a arrêté ses idées noires
00:47:58pour aller jusque...
00:47:59Voilà, voilà.
00:48:00Merci. Bruno, on vous retrouve dans un instant,
00:48:02parce qu'on va marquer une pause.
00:48:03Amine, pour rajouter quelque chose à deux mots.
00:48:05Moi, je vais profiter de l'intervention de Bruno Barcochetti,
00:48:07qui est toujours pertinent dans ses interventions,
00:48:09pour rappeler un élément quand même important.
00:48:10C'est la BAC qui a arrêté cet individu,
00:48:13et la BAC l'a arrêté armé.
00:48:15Et je rappelle qu'il y a un homme dans ce pays
00:48:16qui veut désarmer les BAC.
00:48:18Et si la BAC n'était pas armée,
00:48:19aujourd'hui, il y aurait eu plus de morts.
00:48:20Voilà.
00:48:21Et donc, cet homme qui veut désarmer les BAC
00:48:22s'appelle Jean-Luc Mélenchon.
00:48:24Et aujourd'hui, il faut rendre hommage
00:48:25à la BAC,
00:48:26à tous ces policiers qui sont salis,
00:48:28qui portent l'uniforme
00:48:29et qui sont insultés,
00:48:30et qui font la fierté de la France ce soir.
00:48:32Allez, on se retrouve tout de suite
00:48:33pour la suite de Soir Info.
00:48:36On réelait ensemble jusqu'à minuit et demi.
00:48:41La suite de Soir Info
00:48:43avec l'autre actualité ce soir,
00:48:46le dispositif des forces de l'ordre déployées
00:48:48pour ce samedi.
00:48:50Samedi à très haut risque,
00:48:52évidemment, 70 000 policiers et gendarmes,
00:48:5570 000 policiers et gendarmes
00:48:56mobilisés sur tout le territoire
00:48:58et 3 000 pour la seule ville d'Orléans
00:49:00où se déroulera le congrès du RN
00:49:02avec des risques importants d'affrontements.
00:49:05Je vous propose d'écouter le ministre de l'Intérieur.
00:49:08Nous avons de bonnes raisons de penser
00:49:10qu'il y a un certain nombre de militants
00:49:11de l'ultra-gauche et de l'extrême-gauche radical
00:49:15qui ont l'intention de venir perturber,
00:49:17créer des troubles à l'ordre public
00:49:18ici sur Orléans.
00:49:20Donc bien évidemment,
00:49:22nous allons réagir avec la plus grande fermeté
00:49:24comme ce sera le cas partout demain
00:49:26sur le territoire national,
00:49:28avec la plus grande fermeté
00:49:29pour mettre un terme aux exactions.
00:49:31Grande fermeté, ça veut dire
00:49:32intervention systématique
00:49:34quand il y a des troubles à l'ordre public
00:49:35et des débordements.
00:49:36Ça veut dire interpellation
00:49:37et ça veut dire,
00:49:39nous avons rencontré avec le préfet du Loiret,
00:49:41Madame la Procureure de la République,
00:49:43avec laquelle le préfet du Loiret
00:49:45travaille évidemment en permanence
00:49:46et il y aura évidemment une réponse
00:49:48qui sera une réponse judiciaire extrêmement ferme.
00:49:51On ne tolérera aucun, aucun débordement.
00:49:54Bruno Bartocetti,
00:49:5570 000 policiers et gendarmes
00:49:57mobilisés sur tout le territoire.
00:49:58Vous l'avez vu, 3 000
00:50:00juste pour Orléans
00:50:02avec un déploiement de drones.
00:50:03On nous dit aussi que la BRI, le RAID,
00:50:06les blindés Centaures,
00:50:08des engins lanceurs
00:50:09seront mobilisés.
00:50:10Là, on a tout sorti.
00:50:12On a tout sorti pour ce week-end.
00:50:14L'État va reprendre sa place
00:50:18et le pouvoir en quelque sorte.
00:50:20C'est ça le message.
00:50:22Oui, complètement.
00:50:23Mais à quel prix ?
00:50:24C'est vrai qu'on n'a jamais vu
00:50:25un tel déploiement,
00:50:26redéploiement
00:50:27défective de police et gendarmes
00:50:28pour à un moment donné
00:50:29reprendre la main.
00:50:30Jamais on n'a vu autant
00:50:31de policiers CRS
00:50:32sur le territoire
00:50:33pour maintenir l'ordre.
00:50:35Même en 2023,
00:50:36même en temps des Gilets jaunes,
00:50:37on n'a jamais eu ça.
00:50:38Donc, il y a des points importants.
00:50:40Ça a été souligné
00:50:41par le ministre de l'Intérieur
00:50:42à l'Estaing.
00:50:43Il y a trois points importants.
00:50:44C'est la capacité de déploiement,
00:50:45de redéploiement
00:50:46pour mobiliser
00:50:47et puis dans la mobilité aussi
00:50:48pour aller très, très vite
00:50:49dans les interventions.
00:50:51L'efficacité opérationnelle,
00:50:52c'est pour protéger la population,
00:50:54se protéger soi-même.
00:50:55J'ouvre une parenthèse importante.
00:50:57On le soulignait souvent,
00:50:58mais on a de nombreux
00:50:59blessés dans nos rangs.
00:51:00Et donc, c'est important
00:51:01de pouvoir rentrer
00:51:02en bonne santé le soir
00:51:03après un travail conséquent
00:51:05et lourde de travail
00:51:08justement sur ces tâches
00:51:10qui nous attendent.
00:51:12Et puis, l'efficacité judiciaire,
00:51:14bien évidemment,
00:51:15ça va être le dernier volet
00:51:16qui va être important.
00:51:17Tout ceci va nous donner,
00:51:20j'espère,
00:51:21la possibilité
00:51:22de faire réfléchir
00:51:23une bonne fois pour toutes
00:51:24qu'on a besoin de moyens
00:51:25pour travailler
00:51:26parce que là,
00:51:26ce redéploiement,
00:51:27il est fait
00:51:28avec des policiers et gendarmes
00:51:30qui viennent de travailler
00:51:30sur leurs jours de repos.
00:51:32On les rappelle en permanence.
00:51:33Donc, il va falloir peut-être réfléchir
00:51:35pour la suite
00:51:36parce qu'à chaque fois
00:51:38qu'il va y avoir
00:51:39des débordements,
00:51:40on ne va pas rappeler
00:51:40en permanence les policiers,
00:51:42on ne va pas rappeler
00:51:43en permanence les gendarmes.
00:51:45Nous ne sommes pas des robots,
00:51:46nous ne sommes pas des machines.
00:51:47Mais en tout cas,
00:51:47ce qui est sûr,
00:51:48si vous le permettez,
00:51:49deux petits mots,
00:51:50c'est que ce week-end,
00:51:51je suis beaucoup plus rassuré
00:51:54que le week-end dernier.
00:51:55Mais à quel prix ?
00:51:56À quel prix ?
00:51:56Mais à quel prix ?
00:51:57Vous avez raison.
00:51:59La semaine dernière,
00:52:00on nous avait dit
00:52:01qu'il y a quand même
00:52:02des forces mobiles
00:52:02qui sont déployées sur le terrain.
00:52:04Moi, j'ai entendu
00:52:05M. Nunez me dire
00:52:0575 unités mobiles
00:52:07sont sur le terrain.
00:52:08Mais des unités mobiles
00:52:08à qui on a demandé
00:52:09de rester immobiles ?
00:52:10Écoutez, moi,
00:52:11je vais vous dire
00:52:11Bruno Bartoschetti,
00:52:12il vous a dit la vérité,
00:52:14il a totalement raison.
00:52:15À Paris, par exemple,
00:52:16vous avez un préfet de police,
00:52:18moi, je peux vous dire
00:52:18c'est un grand préfet,
00:52:20il a fait avec ce qu'il pouvait
00:52:22et le mot d'ordre
00:52:23envoyé aux policiers,
00:52:24c'était même un aveu
00:52:25à la fin de la journée
00:52:26du 17 octobre,
00:52:27c'est écoutez,
00:52:28faites avec ce que vous pouvez
00:52:29parce que tout simplement
00:52:32il n'y avait pas assez d'effectifs
00:52:34et Laurent Nunez
00:52:35l'a quand même reconnu
00:52:36même à demi-mot.
00:52:38Donc aujourd'hui...
00:52:39Non, il l'a reconnu,
00:52:40il a reconnu qu'il y avait un problème.
00:52:41Aujourd'hui,
00:52:42vous avez 70 000 forces de l'ordre.
00:52:43Pas assez de munitions.
00:52:45Pas assez de munitions.
00:52:46Et puis, je vais vous dire une chose.
00:52:47Et encore une fois,
00:52:47des forces mobiles
00:52:48à qui on a demandé
00:52:49de rester immobiles.
00:52:49Et pas seulement.
00:52:50Moi, je vais vous dire une chose.
00:52:52Avec de l'empathie.
00:52:52Ça vient d'Amin Elbaï.
00:52:54Ça vient d'un représentant associatif
00:52:57d'une association
00:52:58qui contrôle la légalité
00:52:59des mesures de police.
00:53:01Je vais même vous dire,
00:53:01je vais vous faire un aveu,
00:53:02il n'y avait pas assez de drones.
00:53:04Il n'y avait pas assez de drones
00:53:05pour survoler
00:53:06toutes les manifestations spontanées
00:53:08et pour permettre aux policiers
00:53:10d'anticiper la situation
00:53:11à Paris.
00:53:12Aujourd'hui,
00:53:13il y a 70 000 forces de l'ordre mobilisées.
00:53:15Moi, je leur tire mon chapeau
00:53:17parce que ce sont des policiers
00:53:19qu'on a appelés,
00:53:20qui étaient en congé,
00:53:21qu'on a mobilisés cet été
00:53:23pendant les jours.
00:53:23On leur a dit,
00:53:24les congés,
00:53:24c'est pour le mois d'octobre.
00:53:25Et au mois d'octobre,
00:53:26il n'y a pas de congé.
00:53:26Mais vous pensez
00:53:27qu'on va faire quoi ?
00:53:27On ne va pas appeler
00:53:28des policiers
00:53:29qui étaient en vacances
00:53:30et qui étaient en congé ?
00:53:31On appelle même
00:53:32des élèves policiers.
00:53:33Évidemment.
00:53:33Là, ça va être le cas.
00:53:34Le spécialiste du drone,
00:53:36ici, c'est à la main de ce sens.
00:53:37Oui, et ce qu'il va falloir,
00:53:39c'est rajouter...
00:53:40Attendez,
00:53:40parce que vous avez dit,
00:53:41le drone,
00:53:41il n'y en a peut-être pas assez,
00:53:42mais le drone,
00:53:43on n'a pas le droit
00:53:43de l'utiliser tout le temps.
00:53:44Mais voilà,
00:53:44c'est un problème.
00:53:46Et heureusement,
00:53:48on est face
00:53:49à une situation
00:53:50où il va falloir
00:53:52utiliser les nouvelles technologies.
00:53:53Il faut libérer les drones
00:53:55parce qu'aujourd'hui,
00:53:56ils sont limités
00:53:57dans l'utilisation,
00:53:58ils sont limités
00:53:59dans la place
00:53:59et ils sont difficiles
00:54:01à mettre en oeuvre.
00:54:02Alors, il y a un projet de loi.
00:54:03Est-ce que vous savez
00:54:03qui vous empêche
00:54:04de placer des drones dans le ciel ?
00:54:05Oui, oui.
00:54:06Parce que c'est la loi.
00:54:06C'est Aline Elbailly ?
00:54:07Non, non, oui.
00:54:08C'est Aline Elbailly.
00:54:09Aujourd'hui, c'est la loi.
00:54:10C'est la loi.
00:54:11Aujourd'hui, c'est la loi.
00:54:12C'est la loi.
00:54:12C'est la loi.
00:54:13Et il va y avoir
00:54:14une nouvelle loi
00:54:14qui est au Sénat
00:54:15qui est effectivement
00:54:16sur les payeurs,
00:54:18les casseurs doivent être les payeurs.
00:54:19Et regardez ce qu'on a fait.
00:54:20Et on a attendu ce moment-là
00:54:22pour modifier la loi.
00:54:24On va libérer les drones
00:54:25et on va faciliter,
00:54:27bien entendu,
00:54:27l'utilisation de cette loi.
00:54:28La loi Riposte a commencé
00:54:29à répondre.
00:54:30La loi Riposte a commencé.
00:54:31Vous avez parfaitement raison.
00:54:32La deuxième chose
00:54:33qui est à faire,
00:54:34c'est que cette loi
00:54:36va être prise
00:54:37et il faut vraiment,
00:54:39vraiment avoir besoin
00:54:41de cette loi
00:54:41et la mettre en oeuvre.
00:54:42C'est quoi ?
00:54:43C'est le fait
00:54:44que toute personne
00:54:45qui reste dans la manifestation
00:54:47va être condamnée,
00:54:49va pouvoir être condamnée
00:54:50par une sorte de solidarité
00:54:52limitée à 10 000
00:54:53parce qu'ils sont présents
00:54:55et qu'ils ne sont pas partis.
00:54:56Mais il faudra aussi
00:54:57libérer l'intelligence artificielle
00:54:59pour pouvoir les repérer
00:55:00et les arrêter
00:55:00avant et après.
00:55:02Il faut peut-être expliquer
00:55:03à quoi servent les drones
00:55:04pour les téléspectateurs
00:55:06parce qu'est-ce que ça permet
00:55:07une identification
00:55:11faciale,
00:55:12précise ?
00:55:12Qu'est-ce que ça permet ?
00:55:13Ça permet de les identifier
00:55:14mais pas en temps réel.
00:55:15C'est ça le problème.
00:55:17C'est une des difficultés
00:55:18que l'on a
00:55:18et en tout cas...
00:55:19Quel est l'intérêt
00:55:20si ce n'est pas en temps réel ?
00:55:22Parce que c'est quasiment
00:55:24en temps réel
00:55:25et on ne peut pas le faire...
00:55:26On ne peut pas comparer.
00:55:27On ne peut pas comparer
00:55:28tout de suite
00:55:29et surtout on ne peut pas
00:55:30les faire dès qu'ils arrivent
00:55:31avant même
00:55:32parce qu'ils ont déjà été
00:55:34condamnés
00:55:35ou ils sont déjà
00:55:36en situation
00:55:37effectivement de poursuite.
00:55:38et donc c'est bien ça
00:55:39qu'il faut faire,
00:55:40c'est libérer la totalité
00:55:42de la reconnaissance
00:55:42en temps réel.
00:55:43On est capable
00:55:43de se mettre
00:55:44des boulets au pied.
00:55:45Voilà, c'est effectivement ça.
00:55:46Bruno, un commentaire
00:55:46sur l'utilisation
00:55:47des drones.
00:55:49Est-ce que ça aurait
00:55:49changé quelque chose
00:55:50selon vue d'avoir
00:55:51davantage de drones ?
00:55:52Parce qu'on vient d'apprendre
00:55:53qu'il n'y en avait même
00:55:53pas assez sur Paris.
00:55:55Qu'est-ce que dit Amine ?
00:55:56Il n'y en avait pas assez.
00:55:56Peut-être sur Marseille,
00:55:57il n'y en avait pas beaucoup
00:55:58non plus.
00:55:58Il n'y en avait pas du tout.
00:56:02Il n'y en avait pas.
00:56:08Je ne suis pas un spécialiste
00:56:09mais il faut aussi retenir
00:56:10qu'il faut former.
00:56:11Il faut prendre le temps
00:56:12de former des formateurs
00:56:14qui vont former
00:56:15des utilisateurs.
00:56:16Donc tout ça,
00:56:16ça prend du temps.
00:56:17Il faut respecter
00:56:18un cadre juridique
00:56:19et le drone va nous donner
00:56:21les moyens d'identifier,
00:56:22d'interpeller par la suite
00:56:24et surtout, j'espère,
00:56:25de sanctionner.
00:56:26Mais c'est sûr qu'à l'instant T,
00:56:28lorsque vous avez des voyous
00:56:29qui sont prêts à tuer,
00:56:31qui cassent tout,
00:56:32le drone ne sera pas
00:56:33forcément dissuasif
00:56:34sur le moment.
00:56:35C'est par la suite
00:56:35que ça peut être dissuasif
00:56:36si ça permet,
00:56:38sur un plan juridique,
00:56:39à sanctionner sévèrement.
00:56:41Ça permet effectivement
00:56:43de relier l'acte
00:56:44qui est pris par le drone
00:56:45à effectivement
00:56:46sa participation effective
00:56:47alors que dans beaucoup de cas,
00:56:50à l'audience,
00:56:51ces gens vont dire
00:56:52ce n'était pas moi,
00:56:53je n'y étais pas,
00:56:54je n'ai pas commis l'acte.
00:56:55Et l'autre modification,
00:56:57elle est importante,
00:56:58c'est le fait de rester
00:56:59à regarder,
00:57:00ce sera suffisant
00:57:01pour permettre la condamnation.
00:57:03Est-ce que la loi
00:57:03peut permettre
00:57:04que dans ces manifestants,
00:57:06dès lors que vous êtes cagoulé
00:57:08avec des boules de pétanque
00:57:10dans votre sac à dos,
00:57:11vous ne soyez plus considéré
00:57:12comme un manifestant
00:57:14étudiant,
00:57:15lycéen,
00:57:15sympathique,
00:57:16mais un casseur,
00:57:17un criminel,
00:57:19je ne sais pas.
00:57:19L'État,
00:57:20pour pouvoir être poursuivé
00:57:22personnellement,
00:57:23c'est l'individualisation
00:57:24des peines.
00:57:25Ben oui.
00:57:25Et aujourd'hui,
00:57:27il faut démontrer
00:57:28que c'est cette personne-là
00:57:29qui a commis l'acte.
00:57:31Grâce à la nouvelle loi,
00:57:32il suffira effectivement
00:57:33de montrer
00:57:34que cette personne-là
00:57:35est restée,
00:57:37était présente,
00:57:38alors que les autres
00:57:39commettaient l'acte.
00:57:40C'est la même difficulté
00:57:41qu'on a avec les vidéos,
00:57:42c'est toujours très difficile
00:57:43à interpréter à l'audience.
00:57:45Moi, je me souviens
00:57:45d'une affaire,
00:57:46c'était qu'on reprochait
00:57:47à une vendeuse
00:57:48en boulangerie
00:57:48de prendre dans la caisse.
00:57:50L'employeur avait mis
00:57:51à son insu,
00:57:53ce n'était pas encore autorisé,
00:57:55mais il avait installé
00:57:56des caméras.
00:57:57Et l'affaire vient
00:57:58à l'audience
00:57:59et on visionne la vidéo
00:58:01et on voit que la fille,
00:58:03la vendeuse,
00:58:03forcément,
00:58:04elle prend de l'argent
00:58:05dans la caisse
00:58:05et puis elle rend la monnaie.
00:58:06On n'a jamais pu prouver
00:58:07qu'elle avait détourné.
00:58:08Mais aujourd'hui,
00:58:09on a l'impression quand même
00:58:10que les choses ont changé,
00:58:11que si vous n'arrivez pas
00:58:12devant un tribunal
00:58:13avec la vidéo
00:58:14qui prouve que
00:58:15ce n'est pas possible.
00:58:17C'est la loi.
00:58:18C'est pour ça qu'il faut la changer.
00:58:19Je ne sais pas
00:58:20si les choses vont changer aujourd'hui
00:58:21mais vous avez vu
00:58:21le nombre de commerçants
00:58:23qui nous ont envoyé
00:58:24des vidéos
00:58:26où on montre,
00:58:27où on voit
00:58:27les casseurs arriver,
00:58:29les pillards plutôt arriver,
00:58:30faire la rasia
00:58:31et on les voit
00:58:32et certains ne sont pas
00:58:33cagoulés, etc.
00:58:34Est-ce que ça sera
00:58:34des preuves suffisantes ?
00:58:36C'est surtout
00:58:36des spasifs,
00:58:37les vidéos.
00:58:38Ça ne sera pas des preuves
00:58:39de droit national ?
00:58:40Non, celles-ci
00:58:40ce seront des preuves suffisantes.
00:58:42Là, la prévécu
00:58:44a laissé un appel
00:58:45et d'ailleurs
00:58:46a eu une forte mobilisation.
00:58:48Parce qu'ils sont
00:58:48tout le monde est à la recherche
00:58:49de vidéos, là.
00:58:50Voilà.
00:58:50Mais maintenant,
00:58:51la question que j'ai envie
00:58:53de poser ce soir,
00:58:53je sais qu'elle fâche
00:58:54mais il faut la poser.
00:58:56Qui paye ?
00:58:57Eh bien, c'est l'État
00:58:58qui paye
00:58:58parce qu'il y a une responsabilité
00:58:59qui est même d'ordre public.
00:59:01C'est la responsabilité
00:59:02de l'État
00:59:03du fait des attroupements.
00:59:04C'est-à-dire que le juge
00:59:04administratif
00:59:05doit relever
00:59:06cette responsabilité d'office.
00:59:07Et donc,
00:59:08c'est vos impôts
00:59:09qui vont payer
00:59:11in fine
00:59:12les assureurs
00:59:13et les commerçants
00:59:13et c'est seulement
00:59:15si on a retrouvé
00:59:16l'individu
00:59:17et s'il est solvable
00:59:18parce que toutes les prestations
00:59:19ne sont pas saisissables
00:59:21qu'on va pouvoir récupérer
00:59:24a posteriori
00:59:25le montant des réparations
00:59:26chez les casseurs.
00:59:27Attention,
00:59:281,2 milliard.
00:59:29Vous pensez que même
00:59:29si on change la loi,
00:59:30on va récupérer 1,2 milliard ?
00:59:32Eh bien, ça va beaucoup changer.
00:59:33Ça va beaucoup changer.
00:59:341,2 milliard ?
00:59:34Oui, mais je vais vous dire,
00:59:35le changement,
00:59:36c'est important
00:59:37de voir que
00:59:39la situation,
00:59:40elle n'est pas qu'idéologique,
00:59:41elle n'est pas que,
00:59:42bien évidemment,
00:59:43judiciaire,
00:59:43elle est aussi légale.
00:59:45Il faut changer la loi.
00:59:46On a besoin de nouvelles lois
00:59:48pour répondre
00:59:49à ces nouveaux terrorismes.
00:59:51Le niveau de menace
00:59:52très, très élevé encore.
00:59:53Sébastien Lecornu
00:59:54était à Limoges
00:59:56où, je le rappelle,
00:59:57la mairie était complètement détruite
00:59:58la semaine dernière.
00:59:59Niveau de menace
00:59:59très, très élevé.
01:00:00Il parle de l'ultra-gauche,
01:00:02de la vigilance de mise
01:00:04avec la délinquance.
01:00:06On va l'écouter.
01:00:08Le niveau de menace
01:00:09reste encore élevé demain
01:00:11de plusieurs natures.
01:00:13La première,
01:00:14l'ultra-gauche.
01:00:15Maintenant,
01:00:16et l'extrême-gauche radicale.
01:00:17Je sens une forme
01:00:18de complaisance,
01:00:19parfois,
01:00:20un peu comme
01:00:21le maire de Limoges.
01:00:22On le répète,
01:00:23on a l'impression
01:00:23qu'on n'est pas toujours cru.
01:00:24Ce qui s'est passé ici
01:00:25la semaine dernière
01:00:26n'a rien à voir
01:00:28avec un mouvement social
01:00:28ou un mouvement lycéen.
01:00:30D'ailleurs,
01:00:31je l'ai redit aussi
01:00:31à la classe politique,
01:00:32si on commence
01:00:33à assimiler
01:00:34les manifestants
01:00:35et les gens
01:00:35qui ne sont pas d'accord
01:00:36avec le gouvernement.
01:00:37C'est bien naturel.
01:00:38C'est une démocratie
01:00:39une fois de plus.
01:00:40Pas n'importe laquelle,
01:00:41la nôtre.
01:00:41Bon,
01:00:42avec celles et ceux
01:00:43qui pillent et qui cassent,
01:00:44si on mélange tout,
01:00:44on ne va pas y arriver.
01:00:45La menace reste élevée demain
01:00:47pour l'ultra-gauche.
01:00:48Bruno Bartocetti,
01:00:49est-ce que
01:00:50si l'État
01:00:51ne fait pas la preuve
01:00:52qu'il est capable
01:00:54de faire face
01:00:55à toutes les violences,
01:00:57les casseurs,
01:00:58les pillards,
01:00:59est-ce que
01:01:01la bataille,
01:01:02la bataille de la République
01:01:03sera en partie perdue ?
01:01:07Je n'ai pas envie
01:01:08de croire
01:01:08qu'elle sera perdue,
01:01:09mais si on ne réagit pas,
01:01:11on part sur l'échec.
01:01:13Et là,
01:01:13il va y avoir
01:01:14un sujet important,
01:01:15c'est qu'on parle
01:01:16évidemment
01:01:17des casseurs,
01:01:19des pilleurs,
01:01:20et puis
01:01:21du mouvement
01:01:22qu'il peut y avoir
01:01:23autour du regroupement
01:01:25de l'RN.
01:01:26On est à six mois
01:01:27des élections présidentielles,
01:01:28donc on va nous demander
01:01:29d'être présents
01:01:30en permanence
01:01:31dès qu'il y aura
01:01:31un rassemblement RN
01:01:33ou un rassemblement politique.
01:01:35Je ne veux pas rentrer
01:01:35dans un schéma
01:01:37idéologique.
01:01:38Mais vous avez raison
01:01:39que le ministre
01:01:39de l'Intérieur l'a dit,
01:01:40ce qui se joue ici,
01:01:41c'est la campagne politique
01:01:42à venir.
01:01:44Effectivement.
01:01:45Mais exactement.
01:01:45C'est le démarche.
01:01:48Et si vous le permettez,
01:01:49encore une fois,
01:01:50nos dépens,
01:01:51parce qu'on va se retrouver,
01:01:52à chaque fois,
01:01:53ça a été dit
01:01:53sur l'antenne,
01:01:55les Jeux Olympiques,
01:01:55on nous a dit
01:01:56que vous prendrez vos congés
01:01:57en octobre,
01:01:57en octobre,
01:01:57on vous les prendrait plus tard,
01:01:59et puis on nous reproche
01:01:59presque d'être en congé
01:02:00quand on récupère des heures
01:02:01qu'on a accumulées
01:02:03parce qu'on est 12 heures
01:02:04sur le terrain
01:02:04pendant des semaines
01:02:05et des semaines.
01:02:06On a six mois devant nous
01:02:07avant les présidentielles.
01:02:09J'ai vraiment peur
01:02:10pour mes collègues.
01:02:10J'espère qu'on va réagir,
01:02:12c'est sûr.
01:02:12Je vais être optimiste
01:02:13pour demain.
01:02:14Oui,
01:02:15avec tout le redéploiement
01:02:16d'effectifs,
01:02:17de policiers et gendarmes,
01:02:18on va montrer
01:02:18qu'on a le dernier mot.
01:02:19Mais le dernier mot,
01:02:20le championnat
01:02:21ne sera pas terminé
01:02:22jusqu'aux élections présidentielles.
01:02:24Il va falloir
01:02:24qu'on soit encore
01:02:25et encore présents.
01:02:26Et c'est pour cette raison
01:02:27que nous,
01:02:27syndicalistes,
01:02:30pour la sécurité
01:02:31de nos concitoyens,
01:02:33pour la sécurité
01:02:34des policiers.
01:02:35Ça ne va pas s'arrêter demain.
01:02:37Il va y avoir
01:02:37encore d'autres rendez-vous
01:02:39et c'est là
01:02:40où il va falloir
01:02:41qu'on se montre
01:02:42très, très vigilants
01:02:43et qu'on préserve
01:02:43cette police
01:02:44et cette gendarmerie
01:02:45qui en avait besoin.
01:02:46À minuit 14,
01:02:47je vous laisse vous reposer.
01:02:49C'est le congé.
01:02:51Vous avez des congés
01:02:52médiatiques jusqu'à demain.
01:02:53Merci, Bruno.
01:02:55J'ai un rendez-vous demain
01:02:56avec quelques médias
01:02:58dès 6h30.
01:02:59Bon, écoutez,
01:03:01ça vous fait
01:03:01une très bonne nuit.
01:03:03Ce qui se joue aussi,
01:03:04c'est la démocratie.
01:03:05Salut, Bruno.
01:03:06Parce que la démocratie,
01:03:07c'est aussi le droit
01:03:08de manifester
01:03:08et de manifester
01:03:09dans de bonnes conditions.
01:03:10Qu'on utilise des drones,
01:03:12qu'on prenne des images
01:03:13et qu'on identifie
01:03:15les délinquants.
01:03:16Parce que ce sont
01:03:16des délinquants,
01:03:17les casseurs,
01:03:18les racailles
01:03:19et qu'ils soient condamnés
01:03:20avec ces images,
01:03:21c'est bien.
01:03:21Mais attention,
01:03:22quand j'entends
01:03:24celui qui passerait
01:03:25dans la rue
01:03:25au moment où il y a
01:03:25la manifestation
01:03:26et qui reste là
01:03:27à regarder,
01:03:28ils seraient éventuellement
01:03:29condamnables.
01:03:30C'est la nouvelle loi.
01:03:32Samedi dernier,
01:03:32j'étais dans la rue.
01:03:33J'ai vu énormément de gens
01:03:35puisque ça passait
01:03:36dans des rues
01:03:37où ce n'était pas prévu.
01:03:38Mais qui passaient,
01:03:39qui s'arrêtaient,
01:03:39qui regardaient
01:03:40ou qui ne pouvaient plus circuler
01:03:41parce que c'était incendié.
01:03:42On ne vous a pas reconnu,
01:03:43Joseph ?
01:03:44Franchement,
01:03:44attention,
01:03:45liberté,
01:03:45parce que j'étais comme ceux
01:03:47qu'on peut toujours filmer
01:03:48avec des drones
01:03:49mais qu'on édite
01:03:50en fira jamais,
01:03:51cagoulés,
01:03:51masqués,
01:03:52etc.
01:03:53Mais si on peut vous identifier ?
01:03:54On peut vous identifier
01:03:55sur le simple comportement.
01:03:57Les éléments technologiques existent,
01:03:59c'est la loi qui les prohibe.
01:04:01Je fais une parenthèse,
01:04:02mais attendez,
01:04:02si Joseph va
01:04:03dans une manifestation,
01:04:05il ne peut pas y aller comme ça.
01:04:06Effectivement,
01:04:07il doit être cagoulé.
01:04:07Il doit être cagoulé.
01:04:08Il doit se planquer
01:04:09parce que sinon,
01:04:10il se fait casser la gueule.
01:04:10Parce qu'on l'a vu sur CNews.
01:04:12Bien,
01:04:12évidemment.
01:04:15Oui,
01:04:15mais il fait son boulot de journaliste.
01:04:17Oui,
01:04:18mais il faut qu'il se passe.
01:04:18Non,
01:04:19mais la question
01:04:20qui est posée,
01:04:21de toute façon,
01:04:21c'est aussi de raconter le réel,
01:04:23de raconter ce qui se passe
01:04:25et faire son boulot de journaliste,
01:04:26c'est très compliqué.
01:04:27Ça devient de plus en plus difficile.
01:04:28Fin de la parenthèse.
01:04:31Je pourrais modérer
01:04:33votre propos,
01:04:34cher ami.
01:04:35Je suis un observateur
01:04:36des manifestations.
01:04:38Je crois que ma visibilité
01:04:40sur cette chaîne est connue
01:04:42jusqu'à preuve du contraire.
01:04:43En tout cas,
01:04:43jusque-là,
01:04:44je touche du bois.
01:04:45Je n'ai pas été reconnu.
01:04:46Mais pour autant,
01:04:48moi,
01:04:48je voudrais m'indigner aujourd'hui
01:04:50d'un aveu d'échec collectif.
01:04:52Le président de la République
01:04:53a pris la parole
01:04:54le 22 octobre
01:04:55après un conseil de sécurité
01:04:57depuis Doha,
01:04:58quand même,
01:04:58pour dire
01:04:59dans le pays des droits de l'homme,
01:05:00quand même.
01:05:01Ce n'est pas rien.
01:05:02Le président de la République
01:05:02qui a quand même
01:05:03la mission dans la Constitution
01:05:04de garantir le respect
01:05:06de la Constitution
01:05:07et respecter les institutions.
01:05:09Il a annoncé l'interdiction
01:05:10de toutes les manifestations
01:05:11en France,
01:05:12y compris
01:05:12les manifestations
01:05:13qui n'ont rien à voir
01:05:15avec le contexte lysien.
01:05:16Et là,
01:05:16vous vous dites
01:05:17qu'il y a un problème
01:05:18quand même dans ce pays.
01:05:19Elles ne sont pas interdites.
01:05:20Même si on a essayé
01:05:21à Marseille,
01:05:22on a essayé
01:05:22de couper
01:05:23tous les transports en commun,
01:05:25même ça,
01:05:25on n'a pas réussi.
01:05:27Mais Amine,
01:05:27on est entièrement d'accord.
01:05:28Il faut sauvegarder la démocratie.
01:05:30C'est pour ça
01:05:30que ceux qui appellent
01:05:31à la violence
01:05:32sont très dangereux
01:05:33parce qu'ils minent
01:05:34la démocratie d'interdiction.
01:05:35Je vous signale
01:05:35que ce soir,
01:05:36on ne connaît pas exactement
01:05:37le parcours.
01:05:37Non, mais non.
01:05:38Le parcours de la Manif.
01:05:39La préfecture de police de Paris
01:05:41a interdit le parcours
01:05:42négocié avec les syndicats
01:05:44entre la Bastille
01:05:45et la Nation
01:05:46en proposant
01:05:46un parcours alternatif.
01:05:48L'intersyndicat...
01:05:49On va créer des ans.
01:05:50Voilà.
01:05:50Non.
01:05:50Et il y a un arrêté ce soir
01:05:52qui dit
01:05:53que les organisateurs
01:05:55entendent contester.
01:05:56Et pour l'instant,
01:05:56ce qui est proposé,
01:05:57c'est un parcours
01:05:58de 13h à 19h
01:05:59entre la porte d'Italie
01:06:00jusqu'à la porte de Vincennes
01:06:01en passant
01:06:01par les boulevards
01:06:02des Maréchaux.
01:06:03Voilà où on en est ce soir.
01:06:04C'est-à-dire qu'on ne sait même pas
01:06:05où sera la Manif parisienne,
01:06:07le cortège parisien.
01:06:08On ne le sait pas.
01:06:09Le préfet de police...
01:06:10Et on peut faire appel encore.
01:06:11Et on peut contester l'appel.
01:06:12Il peut contester demain matin
01:06:14devant le tribunal administratif de Paris.
01:06:15Le préfet de police
01:06:16a voulu agir
01:06:16avec des bons sentiments.
01:06:17Il veut épargner les commerçants.
01:06:19Il prend un risque.
01:06:20Le risque,
01:06:21c'est que les nouveaux commerçants
01:06:22en place d'Italie
01:06:23soient impactés.
01:06:23Et il prend un second risque,
01:06:25c'est que le nouvel itinéraire,
01:06:26il est proche
01:06:27du boulevard du périphérique
01:06:29avec un risque de blocage
01:06:33de ces questions.
01:06:34Je ferme la parenthèse.
01:06:35Je crois pouvoir dire
01:06:36que demain matin,
01:06:37le tribunal administratif de Paris
01:06:39statuera sur la question.
01:06:40Allez...
01:06:40Moi, je pense que de toute façon,
01:06:42on ne résout pas
01:06:43les problèmes
01:06:44à la crise sociale,
01:06:45les revendications
01:06:47des lycéens,
01:06:48des étudiants,
01:06:49des agriculteurs,
01:06:50etc.
01:06:51avec des mesures
01:06:52d'ordre public.
01:06:54Je suis d'accord.
01:06:55Il faut répondre
01:06:56et aller jusqu'aux causes.
01:06:58Est-ce que vous êtes...
01:06:58Et ces gens-là,
01:06:59je parle de Dunez,
01:07:00je parle de Sébastien Lecornu,
01:07:02je parle d'Emmanuel Macron,
01:07:05ils n'ont toujours
01:07:06pas pris de décision,
01:07:08ils n'ont toujours pas répondu
01:07:10aux revendications
01:07:11des lycéens.
01:07:13Alors...
01:07:13Il les a reçus.
01:07:14Aujourd'hui,
01:07:14Emmanuel Macron
01:07:15a même devant
01:07:16Sébastien Lecornu,
01:07:17un mois après...
01:07:18Ça ne l'a pas empêché
01:07:19les étudiants
01:07:19de continuer.
01:07:21Mais pardon,
01:07:21là, ce n'est plus le problème.
01:07:22Les lycéens,
01:07:23les étudiants,
01:07:23ce n'est plus le problème.
01:07:25On est face à autre chose.
01:07:26Là, c'est le black box.
01:07:27Oui, mais...
01:07:28Ce qui est...
01:07:29D'ailleurs,
01:07:29les cas,
01:07:30ce n'est pas sur le parcours
01:07:31de la manifestation.
01:07:32Il nous reste trois minutes.
01:07:33Je voulais qu'on parle
01:07:33spécifiquement d'Orléans.
01:07:34Orléans, quand même,
01:07:35c'est un cas à part.
01:07:36Sarah ?
01:07:37Moi, je voulais simplement dire
01:07:39que ce qui me frappe
01:07:39dans les discours
01:07:40de tous nos politiques,
01:07:42il y a un manque énorme,
01:07:43c'est la considération.
01:07:44Il n'y a aucune considération,
01:07:46ni pour les étudiants,
01:07:47ni pour les lycéens,
01:07:48qui avaient vraiment
01:07:49des revendications
01:07:50complètement cramées
01:07:51par des casseurs,
01:07:52pour les commerçants,
01:07:53à qui on explique
01:07:54qu'on va les rembourser
01:07:55et qu'il n'y a aucun problème.
01:07:56Mais l'argent ne règle pas tout.
01:07:58Qu'est-ce qu'on fait ?
01:07:59Quid de leur traumatisme ?
01:08:01Tout le monde est traumatisé.
01:08:02Moi, j'ai reçu un mail
01:08:03de la mairie en disant
01:08:05protégez-vous,
01:08:06mettez-vous à l'écart,
01:08:06ne sortez pas.
01:08:07Et si vous êtes commerçant,
01:08:09si vous avez les moyens,
01:08:10prenez une sécurité privée.
01:08:12Mais on croit rêver.
01:08:14C'est quoi ?
01:08:15Je ne comprends pas.
01:08:16Qui nous protège dans cet état ?
01:08:17Est-ce que vous pensez
01:08:18les uns les autres
01:08:19qu'il vaut mieux
01:08:20une vitrine cassée
01:08:23qu'un jeune qui est blessé ?
01:08:26Est-ce que vous pensez
01:08:27qu'un policier,
01:08:28aujourd'hui,
01:08:30blessé vaut mieux
01:08:31qu'un lycéen...
01:08:33C'est le sketch de Palmade.
01:08:35On ne peut pas.
01:08:35Les bras en mousse
01:08:36ou 12 canards
01:08:37qui te suivent partout.
01:08:38C'est terrible
01:08:39de devoir choisir.
01:08:40Moi, je vous dis...
01:08:42Vous dites que ce n'est pas possible,
01:08:43mais c'est un peu
01:08:44ce qui se passe,
01:08:45me semble-t-il.
01:08:46Oui, sauf que les casseurs,
01:08:47ce n'est pas vraiment des lycéens.
01:08:48Quand on le voit de l'intérieur,
01:08:49les lycéens...
01:08:50Et les pilleurs non plus.
01:08:51Le résultat,
01:08:52c'est qu'on tire sur personne,
01:08:53qu'on n'attaque personne,
01:08:54on ne fait plus
01:08:55de maintien de l'ordre.
01:08:56Je vais vous dire une chose,
01:08:57mon sentiment.
01:08:58Vous enlevez les casseurs.
01:08:59Le pays, aujourd'hui,
01:09:01est en état de tension maximale.
01:09:02Demain, vous avez un congrès
01:09:04du Rassemblement national.
01:09:05Pour sécuriser
01:09:06une réunion politique,
01:09:07on envoie 3 000 policiers.
01:09:08C'est du jamais vu
01:09:09dans une campagne présidentielle.
01:09:11On attend 30 000 personnes.
01:09:11C'est du jamais vu.
01:09:12Et des responsables politiques,
01:09:15demain.
01:09:16Il y aura toute la gauche.
01:09:18Toute la gauche sera là.
01:09:19Il va défiler contre la droite,
01:09:22contre le RN.
01:09:23Et ça, ce n'est pas gênant.
01:09:24Il y a une manifestation politique
01:09:26d'un côté
01:09:26qu'une autre manifestation.
01:09:28Ce qui est gênant,
01:09:28c'est qu'aujourd'hui,
01:09:30la contre-manifestation
01:09:32partira dans des attaques,
01:09:33dans de la violence,
01:09:34dans de la casse.
01:09:35Il y aura le socialiste Olivier Faure,
01:09:36l'insomnie Bagayoko,
01:09:38l'écologiste Marie Tandelier,
01:09:39Sophie Binet,
01:09:40pour la CGT,
01:09:41qui vont manifester
01:09:42leur opposition
01:09:43à l'extrême droite.
01:09:44Alors, si, excusez-moi,
01:09:45mais si demain,
01:09:46il y avait à Orléans
01:09:48des débordements
01:09:50de l'extrême-gauche,
01:09:51de la gauche radicale,
01:09:52etc.,
01:09:53et qu'on ne réagit pas
01:09:54avec la plus grande fermeté,
01:09:56ce qui se joue,
01:09:57effectivement,
01:09:58on l'a dit tout à l'heure,
01:09:59c'est la campagne.
01:10:00Mais c'est même
01:10:01la crédibilité de l'État.
01:10:02Et la démocratie.
01:10:03C'est un test demain.
01:10:05Demain, vous allez avoir
01:10:06le meilleur des sondages
01:10:08sur le terrain
01:10:08pour vous donner
01:10:10une mesure
01:10:11de la température,
01:10:12du climat politique
01:10:13du pays
01:10:13à un instant T.
01:10:15Donc, vraiment,
01:10:15demain, c'est un test.
01:10:16C'est la République qui est testée.
01:10:17Bon, on se retrouve demain, alors.
01:10:18On se retrouve demain.
01:10:19On se retrouve demain.
01:10:20On se retrouve demain.
01:10:20Merci d'avoir été avec nous.
01:10:22On n'a pas dit un mot
01:10:22de votre sentiment
01:10:23sur la chose jugée.
01:10:25En deux mots,
01:10:26parce qu'on a dit
01:10:27qu'est-ce que vous avez trouvé ?
01:10:29Les tribunaux ont fait leur boulot,
01:10:30pas leur boulot,
01:10:30ils ont condamné fermement.
01:10:31Les policiers ?
01:10:32Non, non.
01:10:32Les comparutions immédiates.
01:10:34Les comparutions immédiates.
01:10:35Très court.
01:10:36Alors, très court.
01:10:36Il faudrait pouvoir...
01:10:39Vous savez, c'est très difficile.
01:10:40Bon, alors c'est Paul.
01:10:41Je suis très attaché
01:10:42à la liberté d'apprécier des juges.
01:10:44Oui.
01:10:44Et on parlait
01:10:45du problème de preuve.
01:10:46Quand on a pratiqué,
01:10:47moi, ça fait des décennies
01:10:48que je pratique
01:10:49les comparutions immédiates
01:10:50que j'ai jugé
01:10:51des milliers de personnes.
01:10:52À chaque point,
01:10:53on est confronté
01:10:54dans un état de droit.
01:10:55Il faut quand même
01:10:55qu'on rapporte la preuve
01:10:56des faits
01:10:57avec lesquels il est poursuivi.
01:10:59Bon, c'est trop long.
01:11:00Et bien ?
01:11:00C'est trop long.
01:11:02C'est trop long.
01:11:03Quand il y a la musique,
01:11:03c'est le coup.
01:11:04Je vous dis merci.
01:11:05C'est un vaste débat.
01:11:06Vous auriez pas le dire ?
01:11:07Non, c'est pas assez.
01:11:07On a condamné assez fort.
01:11:09Pas assez fort.
01:11:10Bon, ben, vous me le direz la prochaine fois.
01:11:12N'oublions pas
01:11:13qu'à 43 ans,
01:11:1458 parachutistes français
01:11:16ont été assassinés
01:11:17dans un attentat d'Uesbole.
01:11:19Effectivement,
01:11:19c'était le Drakkar.
01:11:20Merci beaucoup l'édition de la Nuit.
01:11:22Isabelle Puy-Boulot,
01:11:22merci d'avoir été avec moi.
01:11:23Bye bye.