- il y a 7 heures
Jeudi 22 octobre 2026, retrouvez Pascal Malotti (directeur de la stratégie, Valtech), Alain Staron (président cofondateur, Artifeel) et Julien Pillot (Consultant, Enseignant-chercheur en économie, Inseec - Groupe Omnes Education) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:04Bonjour à tous, c'est parti pour le grand direct du débrief, l'ActuTech va être commenté en live.
00:11Ouh là là, on va y arriver aujourd'hui, il est 11h30, vous nous regardez sur la chaîne Bismarck.
00:15Aujourd'hui, autour de la table pour commenter avec moi tous ces sujets,
00:18Julien Pillot, enseignant-chercheur en économie à l'INSEC, Alain Staron, CEO d'Artifil, Pascal Malotti,
00:23directeur de la stratégie Valtech. Bonjour à tous les trois.
00:25J'ai reprouvé, très heureuse de vous recevoir. On va parler aujourd'hui, notre événement à la une,
00:31c'est forcément la question du blocage temporaire ou non des réseaux sociaux
00:35quand on est dans une période d'émeute face aux pillages qui ont eu lieu.
00:40C'est un sujet qui a été évoqué par les politiques, on va voir ce que vous en pensez, ce
00:45qu'on en pense.
00:46Notre invité aujourd'hui sera l'organisateur de la route du Rhum.
00:50On va voyager un petit peu, c'est quand même un événement majeur cette route du Rhum
00:53et il y a énormément d'innovations autour de ça.
00:56Et puis on fera notre revue de presse pour sortir, vous vous rappelez,
00:58les cartons rouges et les cartons verts bien au milieu pour qu'on voit quelle est votre opinion,
01:02s'il vous plaît messieurs.
01:03Et puis on va terminer avec une tribune ouverte sur le droit de la donnée.
01:09On commence donc avec notre sujet à la une.
01:12Pillage et meute, quelle est la part de responsabilité des réseaux sociaux selon vous dans cette affaire ?
01:17Comment est-ce que vous avez perçu l'utilisation des réseaux sociaux par ces mouvements ?
01:23Est-ce que cela vous semble problématique ?
01:25Est-ce qu'on doit agir sur les plateformes, avec les plateformes, contre les plateformes ?
01:31Qui veut commencer ?
01:33On commence par un sujet léger, quoi.
01:37Non mais les réseaux sociaux évidemment font partie du problème.
01:40Ce serait bête de le nier, puisqu'aujourd'hui ils servent aussi de nœud de coordination
01:45entre des personnes qui sont parfois très mal intentionnées.
01:47Mais ils servent aussi à nos services de renseignement et aux forces de l'ordre
01:51pour pouvoir intervenir a priori et a posteriori, retrouver parfois les personnes en question.
01:57Il faut être connecté sur les bons réseaux et suivre les bons groupes.
02:01Exactement, mais nos services de renseignement savent faire en général ce genre de choses.
02:05Maintenant la question de l'interdiction pour moi, elle peut se poser,
02:09mais ce serait quand même pour moi un aveu d'échec.
02:14Parce qu'on parle beaucoup des gens qui effectivement se sont très mal comportés
02:18pendant cette période-là, et qui vont continuer d'ailleurs à mal se comporter.
02:21Mais on ne parle pas de toute cette majorité, et cette extrême majorité en fait silencieuse
02:25qui est restée chez elle pour vaquer ses occupations ou travailler.
02:29Et quelque part, bloquer temporairement les réseaux sociaux,
02:32c'est aussi pénaliser des personnes qui n'ont absolument rien à se reprocher.
02:36Donc je suis toujours avec ces...
02:37Après on peut vivre quelques heures sans un réseau social quand même, Julien.
02:41On peut vivre sans problème, dans quelques heures sans un réseau social.
02:45Mais néanmoins, il me semble aujourd'hui que ce serait s'attaquer avec l'arme nucléaire
02:51à un problème qui pourrait être traité probablement autrement.
02:54Alain ?
02:54Je ne suis pas d'accord.
02:55Avec Julien ?
02:56Oui.
02:57Parce que...
02:59Interder les réseaux sociaux, c'est comme promulguer un couvre-feu.
03:02Personne n'en a envie, et des fois il faut le faire.
03:05Et par rapport à ce qui était dit tout à l'heure, il ne s'agit pas seulement de groupuscules
03:08qui utilisent les réseaux sociaux, mais ils sont aussi manipulés par les réseaux sociaux.
03:12Donc le billard est à demande.
03:14Voilà.
03:15Donc moi, Marocco, c'est quand même dans les périodes...
03:18Pas tout le temps, évidemment.
03:18Alors manipulé par les réseaux sociaux, il faut peut-être être un peu plus précis.
03:22Pardon ?
03:22Qu'est-ce que tu entends par là ?
03:24Les algorithmes.
03:24Il y a un certain nombre d'algorithmes.
03:26Alors, il y a deux niveaux.
03:27Même là, il y a deux niveaux.
03:28Est-ce que tu parles ingérence étrangère, politique ?
03:31Est-ce que tu parles d'algorithmes ?
03:32De quoi tu parles ?
03:33Le premier, c'est l'algorithme.
03:34Algorithmes, des algorithmes qui sont même mécaniques, à la limite, ils ne se cherchent
03:36pas forcément à mal faire, mais ils amplifient les dérives.
03:40Donc on est une démocratie, donc il y a plein de tous les bords.
03:43Un algorithme va amplifier les dérives et écarteler une démocratie.
03:46Et c'est ce qui fait d'ailleurs, l'amendement est passé au Sénat, ce qui fait que les plateformes
03:52deviennent des éditeurs, ne sont plus des hébergeurs, parce qu'ils manipulent l'information.
03:56Ça, c'est point numéro un.
03:57C'est un statut particulier, ce n'est pas exactement un statut d'hébergeur.
04:01À partir du moment où ils manipulent l'information, ils algorithmisent l'information, ils ne sont
04:06plus neutres.
04:07Donc ils ne sont plus neutres, ils commencent à pouvoir mettre le pays en danger.
04:12Ça, c'est le premier sujet.
04:12Puis le deuxième sujet, il y a quand même un certain nombre de puissances étrangères
04:17qui produisent des trolls, qui viennent manipuler les informations.
04:20Et ça, ça touche même l'immense majorité qui n'a pas envie d'être violente.
04:25Mais ils lisent des choses qui sont fausses.
04:27Et voilà.
04:28Donc moi, je suis pour, et y compris d'ailleurs avant une élection présidentielle.
04:32Il y a un moment, on va faire...
04:33Combien de temps ?
04:35La durée pendant une élection présidentielle, c'est une semaine où les candidats ont plus
04:38le droit de s'exprimer.
04:40Je suis désolé, on ne devrait pas en arriver là.
04:42Après, il n'y a pas que les réseaux sociaux, il y a Internet, Alain.
04:45Oui, j'entends.
04:45Là, pour le coup, je suis plus large que ça.
04:47Tout à fait.
04:47Tout à fait.
04:48Non, parce que pendant la période électorale...
04:51C'est Internet.
04:51Non, mais je suis d'accord.
04:52Mais je suis très, très triste qu'on soit obligé d'en arriver là.
04:56Mais après, est-ce que c'est un aveu d'impuissance ?
04:59Ou est-ce qu'il faut du temps pour trouver les bonnes réponses ?
05:02Et en face, la guerre, elle va aussi très vite.
05:04Donc, est-ce qu'on est capable ?
05:05À un moment, il faut savoir dire...
05:08Avouer que ça va trop vite.
05:09Avouer qu'on n'est pas forcément à la hauteur.
05:11Et pas pour autant, laisser le pays partir à la dérive.
05:14Non, mais d'accord, pour qu'on puisse appliquer la précaution et la précaution.
05:16En fait, j'ai oublié de vous faire voter.
05:18Alors, comme ça, on va tout de suite voir ce que pense Pascal, puisqu'on ne l'a pas encore
05:22entendu.
05:23Rouge, c'est pour dire qu'on est contre le blocage.
05:26Et vert, c'est pour dire qu'on est pour le blocage.
05:30Donc, Alain est vert, il a dit pourquoi il était pour.
05:34Julien, plutôt contre.
05:35Et Pascal, aussi.
05:37Alors, pourquoi ?
05:38Alors, je suis vraiment posé la question, au-delà des hommes politiques qui passent leur temps à jouer à la
05:43dînette
05:43et à faire jouer à papa et à maman, c'est-à-dire vouloir proposer des choses absolutistes qui ne
05:47sont pas praticables.
05:49C'est évident, on l'a bien dit, c'est un média d'amplification.
05:53Donc, ça joue sur deux rôles.
05:55La coordination de ces petits groupes de casseurs et de pilleurs.
05:58Et aussi sur la mise en scène.
06:01Parce que là, c'était le défouloir.
06:03C'est vrai.
06:04C'était la jouissance absolue d'être les maîtres de Gotham City.
06:08Sauf que malheureusement, dans Gotham City, j'ai passé trois heures samedi après-midi dans les rues de Paris.
06:13Pendant des heures et des heures, les forces de l'ordre étaient totalement absentes d'un quadrilatère
06:16de 3 km sur 600 m, une bande dans Paris qui allait de rue de Rivoli, boulevard Haussmann, jusqu'à
06:23République et Saint-Paul.
06:25Et donc, dans ce contexte, c'est clair que c'était les maîtres à bord.
06:29Sauf que nous, malheureusement, on n'a ni Batman, ni Robin.
06:32On a le corps nu et Nunez.
06:34Et bien alors, vous voyez, parce que je ne pense pas qu'ils soient complètement responsables de tout ce qui
06:39s'est passé.
06:40Donc, on pourra dire que ce serait pertinent.
06:43Mais pourquoi se couper ?
06:45Pourquoi licencier le meilleur indique de France ?
06:47Parce qu'en effet, c'est là où on va chercher ces sources d'informations.
06:50Il n'y a pas de débat.
06:51J'ai des origines italiennes.
06:52J'ai appris une chose de la lutte contre la mafia.
06:54C'est qu'on ne coupe pas le smartphone d'un potentiel suspect.
06:57On l'écoute.
06:58Et le deuxième élément, je suis complètement aligné avec Julien.
07:02Pourquoi ?
07:02Pourquoi ?
07:03On irait finalement pénaliser la grande majorité des citoyens qui respectent les règles au quotidien
07:10pour une minorité d'abrutis.
07:13Et je rappelle que dans le fédéralisme...
07:16Mais là, encore une fois, on n'est pas sur un service essentiel.
07:18Enfin, il ne faut pas exagérer.
07:19Le code de la route, c'est ça tout le temps.
07:21Le code de la route, c'est pour éviter les chauffards, tout le monde débugé les rouler doucement.
07:24Non, mais...
07:25Sauf ceux qui veulent vraiment, vraiment brûler les fleurs rouges et faire des excès de vitesse.
07:30Personnellement...
07:30En fait, tu ne disciplines que les gens disciplinaires.
07:31Le sujet de pénaliser les autres, là, franchement, pour moi, ça ne me pénaliserait pas si on me coupait Instagram
07:37pendant deux heures.
07:38Non, mais on est d'accord, mais c'est quand même un principe de réalité.
07:42À un moment, la tyrannie des minorités faut arrêter dans nos sociétés.
07:46C'est un principe du fédéraliste, des fondateurs de la Constitution américaine.
07:50Voilà.
07:50Il y a un autre aspect dont on ne parle pas, c'est les plateformes de revente.
07:54Parce qu'elles posent un autre problème.
07:55Je voulais venir.
07:56Tout à fait.
07:57Voilà.
07:57Elles posent un autre problème, parce que là, la traçabilité, alors ce n'est pas tant de retrouver les personnes,
08:02enfin si, c'est le sujet, mais on sait qu'on peut se créer une fausse identité, c'est la
08:06traçabilité des produits.
08:07Ceci dit, ils sont tellement malins, nos amis, là, qu'ils ont créé leur propre label avec la date et
08:13le hashtag
08:14pour authentifier, finalement, que le produit avait été bien volé ou bien pris, pillé ou en recel, parce que c
08:20'est du recel.
08:21C'est du recel, tout à fait.
08:22Voilà. Donc là, ça pose un autre problème, parce que ces plateformes sont devenues une infrastructure du recel,
08:27que l'on a du mal à tracer, parce qu'il y a très peu de produits, finalement.
08:30Donc le gouvernement a convoqué ces plateformes, justement, pour appeler à la coopération.
08:35Parce que moi, je suis d'accord avec vous, je trouve que la baguette magique de l'interdiction, ça n
08:40'a aucun sens.
08:41En tout cas, je pense que ça ne règle pas le problème.
08:44En revanche, la coopération avec les plateformes est essentielle.
08:48Et sans doute qu'il faut être un peu plus répressif, aussi, vis-à-vis de ces plateformes.
08:53Parce qu'on doit leur faire respecter la loi.
08:55On doit leur demander de collaborer, aussi, dans des moments où il y a la sécurité intérieure qui est remise
09:01en question.
09:02Et cette coopération, pour l'instant, on ne la voit pas.
09:04C'est-à-dire qu'ils sont quand même très lents, très en retard à l'allumage.
09:08– On est totalement d'accord.
09:11De toute façon, déjà, le seul fait d'avoir toujours refusé d'être éditeur de contenu,
09:16parce que, évidemment, la valorisation boursière, ce n'est pas la même s'ils étaient éditeurs de contenu.
09:21– Les obligations légales ne sont pas les mêmes.
09:23– Technologiques.
09:24– Ils peuvent aller plus facilement en prison.
09:26– C'est tout à fait le cas.
09:27Donc, c'est déjà un biais.
09:30Après, de toute façon, on le sait très bien,
09:31on est dans une société où on a des principes à respecter.
09:35Et le Conseil d'État refuserait systématiquement le fait d'interdire des plateformes sociales.
09:42Il nous dirait que la mesure est complètement disproportionnée par rapport aux résultats attendus.
09:47– C'est ce qui est tombé pour l'interdiction au moins de 15 ans.
09:51– Exactement.
09:52Donc, honnêtement, je n'y crois pas.
09:54– Est-ce que, sur la question justement du pillage et de la réaction des plateformes de revente,
09:59en fait des e-commerçants, est-ce qu'on a aujourd'hui un moyen d'agir plus en amont
10:05pour éviter que ça arrive ?
10:08– Je pense qu'ils sont, encore une fois, ces plateformes sont dépassées aussi par la masse.
10:12C'est-à-dire qu'ils peuvent utiliser toutes les technologies de la Terre, de l'IA, des humains.
10:16De toute façon, il se passe tellement de transactions à la minute qu'ils ne peuvent pas avoir tout passé.
10:21Là, évidemment, ils font un mandat honorable en disant qu'ils ont fermé des comptes, interdit des transactions.
10:27Mais je pense que le phénomène de massification, on a là aussi une tension forte entre ces plateformes
10:32qui ont besoin de grandir, de grossir en termes d'effet de réseau.
10:35Donc d'avoir des centaines de millions pour atteindre une sorte de rentabilité avec leur modèle économique
10:41et la capacité à tout suivre en temps réel.
10:44– La rhétorique de la défense est la même que pour les réseaux sociaux finalement.
10:48Les réseaux sociaux vous expliquent qu'il y a trop de contenus qui sont propulsés chaque seconde que Dieu fait
10:52et qu'ils ne peuvent pas tous les monitorer en temps réel.
10:55Les plateformes dont on parle ont la même rhétorique de défense
10:59parce qu'elles sont face à la même problématique avec le même niveau de mauvaise foi éventuel qu'on peut
11:03trouver.
11:04Mais il n'en demeure pas moins que, et pour reboucler avec quelque chose qui a été dit mais qu
11:07'il faut le marteler,
11:08à titre individuel, je préfère largement qu'il y ait un phénomène de massification
11:11qui font qu'il y ait une mise en scène sur des réseaux sociaux qui sont aujourd'hui majoritaires
11:16et qui sont donc plus faciles à monitorer parce qu'il y a une centralisation de l'information
11:21qui permet derrière aux services de renseignement de faire leur travail.
11:25Et pareil pour les plateformes de revente.
11:27Il n'y a rien de pire en fait que de pousser des gens qui de toute façon vont commettre
11:30des exactions à la clandestinité
11:32parce que ça devient beaucoup plus difficile en fait à pouvoir monitorer
11:34et derrière à pouvoir sanctionner le cas échéant.
11:36– Oui parce que dans le tweet de Gabriel Attal, je ne sais pas si on l'a vu,
11:40il parle justement, il dit « lors des émeutes, nous devons pouvoir bloquer temporairement
11:44et de manière ciblée l'accès à certaines plateformes pour stopper l'effet de meutes ».
11:49Mais ils vont se déplacer, enfin ils sont très bien organisés justement.
11:54– On l'a vu avec la fermeture de certains sites pornographiques par exemple
11:58où finalement le trafic s'est déplacé vers d'autres lieux, des lieux qui sont moins surveillés.
12:03Et donc quelque part c'est un jeu de chat et de la souris qui est permanent.
12:06Et il vaut mieux finalement que les souris soient exposées le plus largement possible
12:12pour permettre aux chats de les attraper.
12:14– Bon, et j'ai cité le tweet de Gabriel Attal
12:19mais on a aussi celui de Serge Papin qui était plus justement dans les mesures concrètes
12:24vis-à-vis des plateformes qui leur a demandé justement de la coopération
12:28de renforcer la veille et la modération pour repérer les annonces des produits
12:32issus des pillages et puis informer les consommateurs sur les risques
12:35parce que quand c'est du recel et qu'on rachète un produit comme ça
12:37on entre dans une boucle.
12:39– Même pour l'acheteur.
12:41– Même pour l'acheteur, oui.
12:42– Et sur la proposition de Gabriel Attal, ça voudrait dire en fait
12:46interdire sur une zone géographique bien spécifique
12:49les centres urbains l'accès à ces plateformes.
12:52C'est ça ce que ça veut dire.
12:53Et je ne sais pas si technologiquement c'est possible.
12:55– Ça a été fait en Nouvelle-Calédonie.
12:57– On peut le localiser ça.
12:59– Il ne faut pas imaginer les interdictions définitives ou absolues.
13:03Quand j'étais dans la télévision payante,
13:05un truc qui était intéressant, les mecs pirataient les programmes
13:08et il suffisait de changer la clé trois minutes
13:10ou quelques secondes au moment où ils allaient marquer le but,
13:14les mecs s'abonnaient tout de suite.
13:15Donc là les gars quand ils sont en plein de l'action
13:17et qu'ils combinaient, vous coupez à ce moment-là,
13:20et bien ça s'effondre.
13:21Mais donc faites extrêmement réactif, je ne dis pas qu'il faut interdire.
13:23– Tu as participé à ce genre de pratique Alain ?
13:25– Oui, c'est pas marrant.
13:26– Non mais moi j'étais du bon côté.
13:28Non, non, moi je n'étais pas en train de pirater.
13:29Moi j'étais en train d'arrêter les pirates.
13:32– Ça signifie juste durant l'événement ?
13:33– Oui, durant l'événement.
13:34– Qui peut durer des heures et des heures d'ailleurs.
13:36– Bah oui, mais c'est pas grave.
13:37– Entre 16 et 17 heures potentiellement.
13:39– Oui, mais on casse la courroie de transmission.
13:41Et donc ça devrait au moins ralentir et limiter les dégâts.
13:44– C'est du micro-ciblage.
13:46– Les plateformes sociales pouvaient servir aussi à se guider soi-même
13:50en suivant les événements en temps réel.
13:52Parce que moi par exemple, ma balade de samedi après-midi
13:54qui dure normalement une heure et demie, elle a duré trois heures.
13:57Parce qu'en permanence je devais changer mon itinéraire.
13:59Et j'avais quand même des informations qui étaient pertinentes
14:01pour savoir où les choses délictueuses se passaient.
14:05– Ah oui, intéressant.
14:06Allez, c'est le moment d'accueillir notre invité du débrief.
14:09Joseph Bizar est connecté avec nous, bonjour.
14:11Vous êtes le directeur général du groupe OC Sport,
14:14l'organisateur de la route du Rhum, destination Guadeloupe,
14:17pour donner son nom complet.
14:19Donc on parle quand même de l'une des courses de transatlantique
14:21les plus emblématiques au monde.
14:23Organisée tous les quatre ans avec un départ de Saint-Balo.
14:28Alors là, on en est à la 13e édition, c'est ça ?
14:32Avec un top départ qui sera donné le 1er novembre 2026.
14:37Et combien de skippers cette année ?
14:39– Ils seront 115 cette année à s'aligner au départ de l'épreuve à Saint-Malo.
14:44Et 115, on peut considérer que c'est ce qui se fait de mieux
14:48dans notre sport qu'est la course océanique.
14:50– Avec une arrivée à Pointe-à-Pitre.
14:52Alors parlez-nous de ce qui se fait en matière d'innovation,
14:55parce que vous nous dites que c'est en fait un super laboratoire d'innovation,
14:58cette route du Rhum.
15:00– Absolument.
15:01C'est vrai que si on nous posait la question spontanément,
15:05on répondrait que la route du Rhum, c'est d'abord un événement qui fait rêver.
15:08Et on en a parlé juste avant, on a besoin de rêve en ce moment.
15:12Mais la réalité, c'est qu'il y a derrière ça beaucoup de technologies.
15:15Et si on doit s'en convaincre, il faut juste comparer les vitesses des bateaux
15:19sur la première édition qui a eu lieu en 1978,
15:22avec la vitesse de Charles Caudrelier sur la dernière victoire en 2022.
15:26C'était 22 jours en 1978, c'était 6 jours en 2022.
15:29La vitesse a été multipliée par 4.
15:32Et ça, ça a été permis par la technologie.
15:35– Impressionnant.
15:36Et par quelle technologie ?
15:38Quels sont les types de technologies aujourd'hui
15:41qui sont embarquées dans ces bateaux pour naviguer,
15:45mais aussi sans doute pour surveiller, pour suivre la course aussi ?
15:50– Exactement.
15:51En fait, la technologie, elle se joue sur trois plans.
15:52Le premier, c'est que pour faire des bateaux qui vont très très vite
15:56derrière l'image d'aventure et des marins aventuriers,
15:59il y a donc des équipes qui travaillent pour imaginer ces bateaux,
16:02qui sont tous des prototypes.
16:03Et pour imaginer des bateaux qui vont vite,
16:05on fait de la modélisation 3D, on fait du carbone,
16:09on travaille sur les matériaux, on fait de l'aérodynamie,
16:11on fait de l'hydrodynamie,
16:12on travaille sur le captage de données avec des fibres optiques.
16:15Il faut aller voir ces bateaux de près pour se rendre compte
16:17à quel point ils sont technologiques.
16:18Ça se rapproche beaucoup de ce qui se fait pour la conquête spatiale,
16:22parce que ça a lieu dans des environnements qui sont hostiles.
16:24Ça, c'est la première chose.
16:25Ça permet de faire des bateaux exceptionnels.
16:27Et puis la deuxième chose, c'est qu'une fois que ces bateaux sont en mer,
16:29vous imaginez que le plus grand bateau de la route du Rhum,
16:33c'est un bateau qui fait 32 mètres de long, 23 mètres de large
16:35et qui peut aller à 45 nœuds, c'est-à-dire 100 km heure sur l'eau.
16:38C'est plus rapide que n'importe quel bateau à moteur.
16:41Et bien pour ça, en fait, il faut des outils de pilotage,
16:43d'hydraulique, d'électronique, de météo
16:45qui nous permettent aux marins de le piloter.
16:48Et puis ensuite, il y a le troisième plan technologique
16:50qui est le nôtre organisateur,
16:52qui est de permettre à ces bateaux d'être racontés
16:54quand ils dépassent l'horizon.
16:56Si vous prenez les images d'un célèbre marin d'Éric Tabarly,
17:00il partait du port de départ, il arrivait à l'arrivée,
17:03puis entre les deux, on ne savait pas vraiment ce qui se passait.
17:05Et bien aujourd'hui, en 2022, 26, pardon,
17:07on a besoin de savoir ce qui se passe
17:08et on a la possibilité de le raconter quasiment en direct.
17:11Oui.
17:12Vous suivez la route du Rhum à distance ?
17:16Oui.
17:17Oui ?
17:17Vous êtes amusé ?
17:19Je pense que c'est la plus grande course de véhicules autonomes au monde.
17:21C'est Tesla 20 ans avant.
17:24Puisqu'on nous promet un système,
17:26un véhicule autonome,
17:27enfin Elon Musk et ses promesses,
17:30totalement autonome l'année prochaine.
17:31Et là, on voit bien que ça fait 20 ans
17:34qu'en fait, ils sont capables de traverser les océans
17:36avec un système autonome.
17:37Et d'ailleurs, je pense qu'on ne devrait plus parler de marins,
17:39on devrait parler de superviseurs d'un système autonome.
17:43Donc, il y a énormément de technologies,
17:45par exemple, de la télémétrie qui permet laser,
17:49qui permet de scanner la voile à plusieurs niveaux de hauteur
17:51et ensuite qui va ajuster les réglages de navigation.
17:55Donc, la question, je vois le retour aussi de catégories un peu plus vintage.
18:01Est-ce qu'aujourd'hui, on n'est pas dans une logique de nostalgie,
18:05on est plus intéressé par ces catégories en termes d'audience
18:08que par cette course effrénée à la technologie
18:12qui fait que, bon, c'est des investissements,
18:14mais 95%, si je comprends bien, en fait, de la traversée
18:17va se faire sous système autonome.
18:19Un dernier point, je trouve que c'est très intéressant
18:21parce qu'on va se retrouver exactement dans les mêmes logiques
18:22dans les entreprises.
18:23Il faut le laisser le temps de répondre, quand même.
18:24Oui, oui, oui.
18:26C'est un petit peu ce qu'on va vivre dans les entreprises.
18:29Nous-mêmes, quand on sera dans des équipes mixtes,
18:32à Gentil, Kia, Col Blanc,
18:33on va faire de la supervision et des décisions
18:36qui seront prises par des agents.
18:37On se retrouve dans des situations, pour moi,
18:39qui sont assez similaires.
18:40Alors, Joseph, est-ce que les marins sont devenus des superviseurs ?
18:44Et est-ce qu'il y a un retour au vintage, justement,
18:45pour remettre de l'humain au centre ?
18:48Alors, je vais répondre en deux parties.
18:51Non, les marins ne sont pas des superviseurs
18:53parce qu'ils sont seuls sur ces bateaux.
18:55Et en fait, comme on dit,
18:59ça ne devient pas plus simple,
19:01ça va simplement plus vite.
19:02Et donc, ils sont beaucoup accompagnés de technologies
19:05qui leur permettent de naviguer sur des bateaux
19:07qui sont beaucoup plus grands et beaucoup plus rapides
19:09et qui volent au-dessus de l'eau.
19:10Et sans cette technologie,
19:11ils ne seraient pas capables de manœuvrer,
19:13de piloter ces bateaux.
19:14Mais la réalité, c'est que quand on donnera le départ
19:17le 1er novembre,
19:17le 1er novembre au soir,
19:19ils seront au large de Wesson
19:20et qu'ils seront tous seuls sur leurs bateaux.
19:22Et que technologie ou pas,
19:23ils prendront les décisions,
19:24ils piloteront pour que le bateau puisse arriver à bon port.
19:28Donc, je peux vous assurer,
19:30et c'est ce qui fait la particularité de ce sport,
19:32c'est que c'est bien le couple bateau marin
19:34qui rend cette épreuve.
19:37Donc, c'est plus un bateau qui prolonge
19:38la décision du marin,
19:40comme ça a d'ailleurs tout le temps été le cas.
19:41La technologie a toujours prolongé
19:43les décisions des marins,
19:44que ce soit à l'époque la technologie manuelle,
19:46mais qu'aujourd'hui, c'est technologique.
19:47Donc, de ce point de vue-là, on garde,
19:49et c'est d'ailleurs pour ça
19:49qu'il y a autant de monde sur les pontons.
19:50Puis la deuxième partie de réponse,
19:52c'est qu'on a aussi besoin
19:53de raconter la technologie d'une autre façon.
19:55Et du coup, la catégorie vintage,
19:56c'est nous qui l'avons inventée,
19:58et on l'a inventée avec un maître mot,
19:59qui est comment est-ce qu'on valorise
20:02le réemploi d'un certain nombre de bateaux
20:04et la technologie éco-durable
20:07dans un certain nombre de bateaux.
20:08Et donc, en réalité,
20:10la catégorie vintage,
20:11elle fait rêver,
20:11mais elle fait aussi rêver
20:12parce que dans ces catégories,
20:14on retrouve des bateaux
20:14qui sont construits en fibre de lin.
20:16C'est le cas, par exemple, de WeExplore,
20:18et qui explorent des nouvelles technologies
20:21de construction de ces bateaux,
20:22qui sont hautement technologiques,
20:23mais avec des technologies durables.
20:28Et c'est aussi, de ce point de vue-là,
20:29un laboratoire technologique
20:30pour un champ d'exploration
20:32qui est différent de celui de la pure performance.
20:34Super intéressant.
20:35Julien ?
20:35J'avais une question,
20:36mais notre invité y a en partie répondu.
20:39Je me posais la question
20:40de savoir quel pouvait être
20:41le coût moyen aujourd'hui
20:42d'un tel véhicule autonome,
20:44bourré de technologies,
20:45et quels étaient les schémas
20:46de rentabilisation, en fait,
20:47dans tel investissement.
20:48Question de l'économiste, Joseph.
20:51Alors, c'est ce qui nous occupe au début.
20:53Alors, je le redis,
20:54mais ces bateaux ne sont pas autonomes.
20:56Sinon, ce serait trop facile.
20:57Ce sont des courses téléguidées.
20:58Ce sont des bateaux hautement technologiques
21:00avec des marins qui sont tout à fait extraordinaires.
21:03Et il faut vraiment saluer la performance
21:04que ça représente de naviguer sur ces bateaux.
21:06Je pense qu'on ne tolérerait pas une heure
21:07à bord de chacun d'entre eux.
21:09Et oui, là, du coup,
21:10c'est la casquette d'organisateurs,
21:11puisque notre modèle économique,
21:13je vais essayer de répondre de façon synthétique,
21:15notre modèle économique,
21:16c'est un modèle qui construit des grands événements.
21:18On aura un million et demi de personnes
21:19qui viendront voir ces bateaux,
21:20qui est donc comparable aux très grands événements internationaux.
21:23Et on le fait avec 20% des ressources
21:26de ces grands événements,
21:27puisque nous n'avons ni billetterie ni droit télé.
21:29C'est nous qui, en tant qu'organisateurs,
21:31finançons gracieusement le village
21:33et les images que vous allez voir de ces bateaux,
21:35à l'inverse de tous les autres sports
21:36qui sont payés pour le faire.
21:38Et donc, notre modèle,
21:39c'est de faire des retombées
21:40pour les entreprises
21:42qui donnent leur nom à ces bateaux
21:43et à l'épreuve.
21:44Et donc, notre travail,
21:45c'est de faire ce qu'on est en train de faire là,
21:46c'est de raconter,
21:47de faire la pédagogie,
21:48de faire le rayonnement,
21:49de façon à ce que chacune de ces entreprises
21:51s'y retrouve.
21:52Et la bonne nouvelle,
21:53c'est qu'en donnant son nom à son bateau
21:55ou à une course,
21:57dans la voile,
21:57le retour sur investissement,
21:58c'est entre 1 pour 7 et 1 pour 10.
22:01Le vainqueur de la route du Rhum
22:03gagnera en exposition 10 fois
22:04l'investissement qu'il a consenti
22:07pour armer ce bateau
22:08et l'armer technologiquement.
22:09Et ça explique pourquoi
22:10des teams comme Gitana,
22:12mais c'est le cas de la Banque Populaire,
22:13et je pourrais les citer,
22:14investissent chaque année
22:15plusieurs millions d'euros
22:16pour construire ces bateaux
22:17et s'aligner au départ
22:18de la route du Rhum.
22:19C'est bien qu'ils y trouvent
22:20leur retour sur investissement.
22:21Réponse très complète, Joseph.
22:23Merci.
22:23Alain ?
22:24Oui, c'est un très beau modèle économique
22:27de l'innovation, en fait.
22:29Celui-là, il est publicitaire,
22:31c'est parfait,
22:31et l'autre,
22:32c'est l'accès par le privé.
22:34Donc, tous les vols spatiaux
22:35habités grand public,
22:37c'est du financement de l'économie
22:38par le particulier,
22:39très riche, certes,
22:40mais le particulier,
22:41donc pas les impôts.
22:42Moi, j'aime beaucoup
22:43comment on fait pour financer l'économie,
22:44l'innovation, pardon.
22:46J'aime beaucoup ces deux modèles-là,
22:47le privé et le publicitaire,
22:49parce qu'on voit bien,
22:50on va en parler tout à l'heure,
22:51que le gouvernement,
22:51enfin l'État,
22:52a forcément plus de limites.
22:54C'est le modèle de la formule 1.
22:55Oui ?
22:56Carton vert,
22:56pour ceux qui aiment bien
22:57la route du Rhum.
22:59Ah !
23:00Eh bien, voilà,
23:01c'est à l'unanimité.
23:02Merci beaucoup.
23:04Je n'ai pas de carton,
23:04mais je l'aurais levé aussi.
23:05J'imagine.
23:07Merci, Joseph Bizarre.
23:08Je rappelle que vous êtes
23:08le DG du groupe OC Sport,
23:11l'organisateur de la route du Rhum
23:12destination Guadeloupe.
23:13Merci beaucoup d'avoir été
23:14dans le débrief de Smartech.
23:16Alors, nous,
23:17on continue avec notre revue de presse.
23:18On va commencer avec
23:19les ventes mondiales de smartphones
23:21en chute libre.
23:22C'est le titre des Echos,
23:24qui nous dit que le marché mondial
23:26des smartphones traverse
23:26une crise sans précédent,
23:28avec une chute de 22%
23:30des livraisons
23:30au troisième trimestre.
23:32Samsung, Apple,
23:33quand même tirent
23:34leur épingle du jeu,
23:35contrairement aux fabricants chinois
23:37en grande difficulté
23:38parce qu'ils sont sur des gammes
23:40beaucoup plus basses.
23:42Alors, carton rouge,
23:43vous dites,
23:44c'est problématique,
23:45cette chute des ventes
23:46de smartphones.
23:47Et carton vert,
23:49vous dites,
23:49non, il n'y a rien de grave.
23:51Tout va bien.
23:53Ok, c'est très bien,
23:54c'est très partagé.
23:56Donc, nous,
23:56on pense qu'il n'y a rien de grave,
23:57Alain.
23:57Et vous,
23:58vous dites que c'est problématique,
23:59Pascal et Julien.
24:00Pourquoi ?
24:01C'est toujours problématique
24:02du point de vue d'un économiste.
24:04Quand les marchés sont en décroissance,
24:05ce n'est jamais une bonne nouvelle.
24:06Maintenant,
24:07cette décroissance,
24:07ça s'explique.
24:08Le marché du smartphone
24:09est un marché qui est déjà mature.
24:11Donc,
24:11c'est un marché de rééquipement
24:12et plus d'équipement,
24:13avec une durée de vie
24:14des produits
24:15qui a plus tendance
24:16à s'allonger
24:16au fur et à mesure
24:17qu'on est un peu plus soucieux
24:18de l'obsolescence programmée
24:19des produits.
24:20Et puis,
24:20effectivement,
24:21il y a un marché
24:22à plusieurs vitesses
24:23qui,
24:24aujourd'hui,
24:24est un marché
24:25où les coûts de production
24:26sont inflationnistes,
24:27notamment du fait
24:28de l'inflation
24:29autour des mémoires
24:30et des semi-conducteurs.
24:33Mais,
24:33effectivement,
24:33si vous êtes sur...
24:34Pour expliquer
24:35pourquoi cette chute,
24:36quand même,
24:36Julien,
24:37dire quelques mots
24:37sur pourquoi cette chute.
24:38Parce qu'il y a une tension
24:39sur la demande
24:40en matière de puces
24:40qui sont très demandées
24:43par les laboratoires d'IA.
24:45Exactement,
24:45par les data centers
24:46à des fins d'entraînement
24:48d'intelligence artificielle
24:48pour des puissances de calcul
24:50et,
24:50évidemment,
24:51du stockage
24:52dans les data centers.
24:53Et après,
24:53il faut être capable
24:53d'absorber la hausse des prix,
24:55la flambée des prix même.
24:57Exactement.
24:57Et vous êtes d'autant plus
25:00en capacité
25:01de pouvoir absorber
25:01cette hausse des coûts
25:02que vous êtes sur
25:03la partie la plus high-end
25:04du marché,
25:05donc la partie la plus
25:06haut de gamme du marché
25:06où vous trouvez justement
25:08des acteurs comme
25:09Samsung avec le Galaxy S
25:10ou Apple avec l'iPhone,
25:11évidemment,
25:12parce que vous avez
25:13des clients en face de vous
25:14qui sont beaucoup moins
25:14sensibles au prix.
25:15Eh oui.
25:15Alors que lorsque vous êtes
25:16sur le marché de masse,
25:17il y a une sensibilité
25:18au prix qui est très forte
25:19et donc,
25:19effectivement,
25:20aujourd'hui,
25:21l'inflation des coûts
25:22se traduit par des prix
25:23qui augmentent
25:24à un niveau supérieur
25:26à disposition à payer
25:27des clients,
25:28ce qui fait que les clients,
25:29aujourd'hui,
25:30viennent à manquer.
25:31Oui.
25:32Alors pourquoi ces problématiques
25:33aussi, Pascal ?
25:34C'est très amusant
25:35parce que l'IA
25:36est en train de cannibaliser
25:37son propre canal
25:37de distribution.
25:39L'IA devait relancer
25:40les ventes de smartphones
25:41avec l'effet waouh,
25:42les trucs incroyables
25:43qu'on allait faire.
25:44Sur le haut de gamme,
25:44c'est le cas,
25:45en tout cas,
25:45pour l'instant.
25:46Enfin,
25:46je n'en sais rien.
25:47Je ne sais pas d'ailleurs.
25:48Je pense que l'iPhone
25:49continue à prospérer
25:50sans avoir besoin
25:52de dire.
25:53Tout à fait.
25:54Donc,
25:55non,
25:55on a un individu
25:56qui est derrière tout ça,
25:57c'est Jeff Wong.
25:58C'est tout.
25:59C'est-à-dire qu'il crée
26:00une pénurie
26:00totalement artificielle
26:02autour de certains composants,
26:04dont les GPU,
26:05en exigeant...
26:06Jensen,
26:06c'est ça ?
26:07De Nvidia ?
26:08Tout à fait.
26:09Le CEO de Nvidia.
26:10Alors,
26:11ça concerne,
26:11on le sait,
26:12la mémoire vive
26:12et le stockage aussi,
26:14mais il impose
26:15aux hyperscalers
26:17et il impose aussi
26:18à des labs
26:19comme Anthropik
26:20et OpenAI
26:22d'investir
26:23dans des carnets
26:24de commandes
26:25à 36-48 mois.
26:27Donc,
26:27ça crée une pénurie,
26:28une tension
26:29sur ces composants.
26:31Apple,
26:32qui était l'un des premiers
26:34acheteurs
26:35de ces composants
26:35aujourd'hui,
26:36se retrouve
26:36comme la dernière
26:36roue du carrosse,
26:38ce qui est quand même
26:39incroyable.
26:39Et donc,
26:41ça fait,
26:41par effet de bord,
26:42en effet,
26:42ça pénalise
26:43tous les produits
26:44parce qu'on parle
26:44des smartphones
26:45mais ça pénalise
26:46en fait,
26:47ça crée un effet
26:48inflationniste
26:48exactement
26:49sur tous les produits
26:50d'électronique
26:51grand public.
26:52Donc,
26:53bon,
26:53alors,
26:54j'ai envie de dire,
26:56il peut le faire,
26:57légalement,
26:57il peut le faire,
26:58mais je trouve
26:59qu'on a aujourd'hui
27:00un personnage assez avide
27:01et qui déséquilibre
27:03complètement un marché
27:05qui est celui
27:06des smartphones,
27:07indirectement,
27:09mais néanmoins,
27:10ce qui fait
27:10qu'on se retrouve,
27:11alors,
27:11on est dans une forme
27:12aussi de pénurie déguisée
27:14parce que c'est
27:15la consolidation
27:15aussi des acteurs
27:16qui sont les plus puissants.
27:17Apple n'avait jamais
27:18dépassé les 20%
27:19de part de marché
27:20sur un T3,
27:20c'est juste le trimestre
27:22avant le lancement
27:22des nouveaux iPhones,
27:23c'est évidemment
27:24les plus puissants
27:25qui s'en sortent le mieux.
27:27Bon,
27:27je ne vais pas pleurer
27:27le fait que
27:28les smartphones chinois
27:30s'effondrent,
27:31en toute honnêteté,
27:32mais par contre,
27:33c'est vrai,
27:33Julien a raison,
27:34c'est les personnes
27:35qui sont encore
27:35les plus fragiles
27:36d'un point de vue
27:37niveau de vie
27:37qui vont être impactées
27:40par les smartphones
27:41à 150,
27:42200 euros
27:42dont les ventes
27:43s'effondrent.
27:45Pourquoi, Alain,
27:46tu penses que
27:46ce n'est pas dramatique ?
27:47Je veux dire,
27:48business as usual,
27:50la vie est faite
27:51de croissance,
27:52de décroissance,
27:53de pénurie,
27:54de surproduction,
27:56dans les deux cas,
27:56c'est dramatique,
27:57et c'est juste la dernière.
27:58Il ne faut surtout
27:59pas s'affoler.
28:01Effectivement,
28:01les hauts de guerre,
28:01mais je ne vais pas le répéter,
28:02s'en sortent beaucoup mieux.
28:03Il y a un vrai sujet,
28:04il y a une vraie opportunité.
28:05Qu'est-ce qu'on offre
28:06comme téléphone
28:07aux gens qui n'ont pas
28:07beaucoup d'argent ?
28:09Moi,
28:09je devrais démarrer une boîte,
28:10je me lancerais là-dedans,
28:11c'est une opportunité.
28:12Le fait,
28:12ce n'est pas un problème.
28:15C'est pas là.
28:15Donc, moi,
28:16je trouve que tout se passe
28:17comme d'habitude.
28:18Si on renouvelle un peu
28:18moins rapidement nos smartphones,
28:20ce n'est pas grave non plus.
28:21Et en plus,
28:21c'est ça qui se passe.
28:22Les usages évoluent
28:23pour s'adapter
28:24aux évolutions du marché.
28:26Donc,
28:26c'est très dynamique.
28:27C'est très dynamique.
28:28Donc,
28:29on en est...
28:29OK,
28:29ça chute pour les Chinois,
28:32pas tellement pour Apple
28:33ni pour Samsung.
28:34Ça chute,
28:34ça va remonter,
28:36ça va basculer sur autre chose.
28:37Il ne faut pas s'affoler.
28:39Et évidemment,
28:40c'est quelque chose de pertinent,
28:41Delphine,
28:41en disant que
28:42si on ne renouvelle pas
28:43aussi fréquemment
28:43le smartphone,
28:44ce n'est pas si grave que ça.
28:45Effectivement,
28:46sur un plan environnemental,
28:47je te suis complètement.
28:48Là où je suis plus circonspect,
28:49c'est sur la partie
28:50cybersécurité.
28:51C'est-à-dire que
28:52les derniers téléphones
28:53sont aussi les mieux armés
28:54pour sécuriser
28:55les données des utilisateurs.
28:56Et le fait
28:57de procrastiner
28:58quelque part
28:59dans le renouvellement
29:00de son équipement,
29:00c'est aussi
29:01donner tout un tas
29:02de vulnérabilités
29:03pour soi-même
29:04et pour tous les autres
29:04avec qui on a un tas de connectés.
29:06charge aux éditeurs
29:08de fournir
29:08des mises à jour
29:09de logiciels
29:09qui ne bouffent pas
29:11toutes les ressources
29:12système du téléphone
29:13et qui peuvent tourner
29:14sur des appareils
29:14un peu moins haut de gamme.
29:16Il y a aussi,
29:17il faut revoir
29:18C'est obligé
29:18d'être malin.
29:19C'est normal.
29:20Je trouve ça très bien.
29:21Vous ne serez pas d'accord
29:22avec moi de toute façon.
29:23On passe au deuxième sujet.
29:24Le monde informatique
29:25titre sur la French Tech 2030
29:28qui a dévoilé
29:29sa nouvelle promotion
29:2980 start-up.
29:31Et donc pour cette
29:32troisième promotion,
29:34ce sont évidemment
29:35des start-up
29:35dans l'intelligence artificielle
29:36qu'on trouve
29:37mais aussi dans le spatial,
29:38le quantique,
29:38la cyber,
29:38la robotique,
29:39les semi-conducteurs,
29:40la santé,
29:41l'énergie
29:42qui vont bénéficier
29:43tout ça
29:43d'un accompagnement
29:45plus-plus
29:46pendant un an
29:46de l'État.
29:48Alors,
29:48rouge,
29:49vous dites,
29:49de toute façon,
29:50ce classement-là,
29:51French Tech 2030,
29:53ça ne sert à rien.
29:54Et vert,
29:54vous dites,
29:55ah bah non,
29:55c'est super,
29:56c'est bien,
29:56mettons en avant
29:57ces boîtes
29:58et continuons à les soutenir
29:59avec des dispositifs
30:00gouvernementaux.
30:02Qui dit ?
30:04Rouge,
30:05il n'y a que moi
30:06qui assume le fait
30:07que...
30:09Enfin,
30:09voilà,
30:09moi je vous dis tout de suite,
30:10je pense que
30:11ces dispositifs
30:12sont utiles
30:12pour ceux qui en profitent
30:13mais c'est très peu
30:15et ce n'est pas comme ça
30:16qu'on va créer des champions.
30:17Maintenant,
30:17je vous écoute,
30:18je veux bien
30:19entendre vos versions.
30:20Je suis assez d'accord
30:22sur le fond,
30:22c'est pour ça que j'ai mis
30:23du rouge et du vert
30:24parce que d'abord,
30:25sur cette nouvelle promotion,
30:27on a 44 qui reviennent
30:28donc c'est plus un abonnement
30:30ou alors c'est Parcoursup
30:32qui est la cause
30:33mais ils ont doublé.
30:34Donc je ne sais pas
30:35quelle est la courbe d'évolution.
30:38Après,
30:38c'est comment créer
30:39un guichet unique
30:40pour sortir des guichets,
30:41c'est le deuxième élément.
30:43Dans un pays colbertiste
30:44mais dans le même temps,
30:45les Etats-Unis
30:45font la même chose.
30:46Ils aident souvent
30:47par des contrats d'Etat
30:48leur propre start-up,
30:50je pense à l'industrie
30:51de la défense au Pentagone.
30:53Oui,
30:53mais c'est des contrats d'Etat,
30:54c'est de l'achat.
30:55Oui,
30:55tout à fait.
30:56Oui,
30:56on est d'accord.
30:57Ce n'est pas des subventions,
30:59on est d'accord.
31:00Ce qui est quand même positif,
31:01allez,
31:02je vais être positif
31:02pour une fois
31:03parce que souvent
31:03je prends le rebours.
31:06C'est 46 prochains industriels,
31:08donc 23 nouveaux
31:08et 23 existants,
31:10dont plus de la moitié
31:11hors d'Île-de-France,
31:12c'est 4000 emplois,
31:13c'est un milliard et demi
31:15d'investisseurs privés,
31:17donc quand même,
31:19c'est quelque chose
31:20qui existe
31:21et qui prospère.
31:23Donc,
31:24ce n'est pas négligeable.
31:25Voilà.
31:26Julien ?
31:26Non,
31:27j'aurais dit exactement
31:27la même chose que Pascal,
31:28j'aurais ajouté
31:29que c'est aussi aujourd'hui
31:31plus de 20 sites industriels
31:33et une vingtaine en plus
31:35en cours de gestation
31:36et ça,
31:37ça crée à la fois
31:37de l'emploi sur les sites
31:39mais de l'emploi induit
31:40autour des sites
31:41avec des commerces,
31:42avec des services de proximité
31:43public ou privé.
31:44Donc,
31:45ça crée des écosystèmes
31:46et des effets d'entraînement
31:47pour toute l'économie.
31:48Donc,
31:49je vois ça plutôt
31:49d'un bon oeil.
31:50Après,
31:50effectivement,
31:51malheur à ceux
31:51qui ne sont pas dans le club.
31:53Alors ?
31:53Pas dans le club.
31:55Eh bien,
31:55voilà.
31:55Alors,
31:56pourquoi ce carton vert ?
31:57Non,
31:59je précise un peu.
32:00En France,
32:01c'est comme ça
32:01qu'on fait
32:02pour aider l'innovation.
32:03C'est mieux que rien.
32:03La subvention,
32:04on préfère tous,
32:05on l'a déjà dit,
32:06les vrais contrats.
32:07Oui.
32:07On est d'accord.
32:08La subvention,
32:09c'est quand même
32:09plutôt pas mal
32:10pour démarrer.
32:13La moyenne des boîtes,
32:13c'est 2 millions d'euros
32:15chez l'affaires
32:15l'année dernière,
32:16c'est 40 personnes
32:17et c'est 20 millions levés.
32:20Nous,
32:20on est juste
32:20beaucoup plus petits.
32:21Et donc,
32:22en fait,
32:22il y a ce petit
32:24plafond de verre
32:25qui est...
32:26Alors,
32:26c'est très...
32:27Parce que je pense
32:27qu'à toutes les étapes,
32:28il faut aider les financements.
32:29Nous,
32:29on est encore
32:30un peu en dessous.
32:31Et donc,
32:31c'est toujours pareil.
32:32À notre niveau,
32:33ce ne sont que les privés,
32:34les investisseurs privés
32:35qui peuvent nous aider.
32:36Oui,
32:36et puis bon,
32:36ça fait de la visibilité.
32:38Ça fait de la visibilité.
32:39Mais ce serait intéressant
32:40de voir si tous les projets
32:41French Tech 2030,
32:43derrière,
32:44profitent vraiment
32:45sur le long terme.
32:47Sur le long terme.
32:48Parce que c'est tous
32:48ces dispositifs quand même,
32:49tu dis,
32:50on n'est pas assez...
32:51Mais c'est qu'en reste
32:51des dispositifs de démarrage.
32:53Oui.
32:53Mais après,
32:54ça ne veut pas dire...
32:55Enfin,
32:55on en a connu pas mal
32:56quand même des échecs industriels
32:58qui ont été au départ
32:59soutenus par des dispositifs
33:01gouvernementaux.
33:02Il y a quand même...
33:02J'ai lu ça,
33:03mais ça m'a surpris.
33:04Mais tant mieux,
33:04BPI est rentable.
33:06C'est-à-dire que les investissements,
33:07c'est pour ça qu'ils prennent
33:09assez peu de risques,
33:10mais l'argent public,
33:12finalement,
33:13est bien utilisé
33:14puisque si c'est rentable,
33:15c'est que le futur,
33:17là où les entreprises,
33:18en moyenne,
33:18où ils investissent,
33:19en moyenne,
33:20se portent plutôt pas mal.
33:21OK.
33:22Allez,
33:22on passe à Zéro 1.
33:23qui titre,
33:24votre smartphone connecté
33:25à un satellite
33:25sans passer par Starlink ?
33:27Point d'interrogation.
33:28Ce n'est pas une affirmation encore.
33:29Orange et 3 géants européens
33:31préparent la riposte.
33:33Oui,
33:34parce que Starlink
33:35prend de plus en plus
33:37des places
33:38dans le domaine
33:39du smartphone,
33:40de la connexion,
33:41en tout cas,
33:42mobile.
33:43On a vu aux Etats-Unis
33:45Starlink acheter des fréquences.
33:47Ça recommençait à empiéter,
33:48en fait,
33:48sur le métier des opérateurs.
33:51Donc,
33:52les opérateurs européens
33:53commencent un peu
33:53à se réveiller.
33:54Alors là,
33:55vous vous dites,
33:56rouge,
33:57je suis quand même
33:57très inquiète
33:58pour ces opérateurs.
33:59européens
34:00face à Starlink
34:01ou vert ?
34:03Non,
34:03je suis quand même
34:04positif,
34:05optimiste,
34:05parce que Orange
34:06et les autres
34:06commencent à réagir.
34:10Pas de réponse
34:11de la part de Pascal,
34:12totalement muet
34:13sur ce sujet.
34:15Donc,
34:15très bien.
34:16Non,
34:17je ne suis pas muet,
34:17mais je ne sais pas.
34:18pas mon tour.
34:18Non,
34:19je ne passe pas mon tour.
34:20J'ai évidemment
34:20des choses à dire
34:21sur cet appel d'offres
34:22que l'Union européenne
34:23veut organiser
34:24sur la bande de Gigahertz
34:26et qui voudrait favoriser
34:28sur un tiers
34:28des gagnants
34:30des sociétés européennes.
34:32Mais malheureusement,
34:32je pense qu'on est toujours
34:33dans le même dilemme.
34:35Donc,
34:36on a quatre opérateurs
34:37et d'abord,
34:39ils font bande à part
34:39parce que
34:41SpaceX
34:41est opposée
34:42à ce projet.
34:44Deutsche Telekom
34:45a déjà passé un accord
34:46avec Starlink.
34:48Orange
34:48s'appuie
34:49sur des technologies
34:50qui sont des technologies
34:51américaines
34:51comme Skylo
34:52pour les direct messages,
34:54les messages satellitaires.
34:55On en a parlé.
34:56Voilà.
34:57Donc,
34:57résultat,
34:58on est toujours
34:58dans le même dilemme.
34:59Elon Musk lance
35:00des fusées,
35:01nous,
35:02on lance des appels d'offres
35:02et on est en train
35:04déjà
35:05de réserver
35:06la place de parking
35:07alors qu'on n'a pas
35:07la voiture.
35:08Voilà.
35:08Donc,
35:09ça me laisse vraiment
35:10au milieu du guet.
35:11Oui,
35:12ça ressemble à un rouge
35:12mais bon.
35:14C'est un rouge vif.
35:18La question,
35:19c'est est-ce qu'on est inquiet ?
35:19On a toutes les raisons
35:20d'être inquiet.
35:21Déjà,
35:22parce que c'est un marché
35:22de massification,
35:24ça commence par
35:25placer des satellites
35:26en orbite basse
35:26et aujourd'hui,
35:27Starlink est largement dominant
35:29et en plus préembre
35:29tous les espaces
35:30qui ne sont pas encore
35:30déjà pris.
35:31Donc,
35:31ça va être compliqué
35:32de trouver sa place
35:33dans ce marché-là.
35:35On a des opérateurs
35:36qui effectivement
35:36font un petit peu
35:37bande à part,
35:38c'est-à-dire qu'ils ne mettent
35:38pas tous leurs oeufs
35:39dans le même panier
35:39mais là où il faudrait
35:40chasser pour vraiment
35:41grouper,
35:42ils ont des stratégies
35:43à plusieurs bandes
35:44qui finira par les desservir,
35:46c'est à peu près évident.
35:47Vous pensez vraiment
35:48qu'ils sont menacés
35:49les opérateurs
35:49aujourd'hui ?
35:50Ils sont menacés
35:52de disruption
35:52sur la part satellitaire
35:54du marché
35:54qui sera peut-être
35:56infinissimale
35:56ou qui sera peut-être
35:57dominante,
35:57ça reste à voir.
35:58Il n'en doit pas moins
35:59qu'à la sortie,
36:00c'est le consommateur
36:02qui fera le choix
36:03pour le coup,
36:03qu'il soit en B2B
36:04ou en B2C
36:05et il ne regardera
36:06qu'une seule chose,
36:07c'est le rapport qualité-prix.
36:08Et il y a peu de chances
36:09que nos opérateurs
36:10sur la partie satellitaire,
36:11quelle que soit leur stratégie
36:12à court ou moyen terme,
36:14soient performants
36:15sur le guide-là.
36:15Est-ce que ce téléphone
36:17par satellite
36:17va se substituer
36:19demain aussi
36:20au réseau mobile classique ?
36:22Alors,
36:22quelle opinion ?
36:23On n'a pas vraiment besoin
36:24d'avoir la réponse
36:25à cette question.
36:26Le premier enjeu,
36:27c'est souveraineté.
36:28On ne peut pas
36:30systématiquement confier
36:31à Spécif
36:32ou à Starling
36:32plutôt toutes nos communications
36:33dans les zones desservies.
36:35Et la réponse du projet,
36:36c'est juste souveraineté.
36:38Donc, moi,
36:38je dis très bien vert
36:39parce qu'on a le moyen
36:41de téléphoner
36:42sans passer par la case
36:43Amérique du Nord.
36:44Pourquoi c'est rouge ?
36:46Parce qu'on se trompe
36:46de combat.
36:47On fait une solution
36:49souveraine
36:50extrêmement chère
36:51dite professionnelle.
36:53Ça fait des dizaines d'années
36:54que je travaille maintenant
36:55dans ces milieux
36:55et j'ai compris un truc.
36:56C'est que l'industrie
36:57grand public
36:58finit toujours par l'emporter
36:59sur l'industrie professionnelle
37:00parce que les standards
37:01grand public
37:01montent à telle vitesse
37:03et avec des prix grand public
37:04que le professionnel
37:05n'arrive pas à suivre.
37:05Il y a plein d'industries
37:07où les entreprises
37:10qui délivraient
37:10des offres professionnelles
37:11se sont cassées la figure
37:12parce que le grand public
37:13fait aussi bien.
37:14Je me rends compte
37:15de marcher des tablettes
37:16par exemple.
37:17Les caméras de production,
37:18les caméras de télévision.
37:19Maintenant,
37:20c'est des caméras
37:20qu'on trouve partout.
37:21Donc, conclusion,
37:23Starlink est parti pour dire
37:24et ça,
37:25c'est un énorme problème
37:26parce que si un opérateur privé
37:27préempte la majorité
37:29des fréquences
37:30de communication
37:31de l'humanité,
37:33derrière un mec
37:34qui s'appelle Elon Musk,
37:36je pose ça pour le coup,
37:37c'est super rouge.
37:38Super rouge.
37:39Et c'est le moment
37:40d'accueillir Arnaud Tanguy,
37:41le président du Cercle
37:42de la Donnée
37:43qui va nous faire sa chronique
37:44sur l'IA,
37:45qu'il faut fixer des cadres.