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  • il y a 8 minutes
Avec Frédéric Dabi, directeur général de l'IFOP
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##C_EST_A_LA_UNE-2026-10-21##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoze.
00:057h11, je vous souhaite un excellent début de matinée, où que vous soyez, soyez toujours les bienvenus sur Sud Radio.
00:10Nous sommes avec Frédéric Dhabi, c'est à la une, c'est votre rendez-vous témoignage.
00:14On va décrypter avec Frédéric Dhabi, directeur général de l'IFOP, ce premier enseignement et ce premier train de sondage,
00:21Frédéric, réalisé durant les émeutes.
00:25C'est ça la nouveauté de votre enquête.
00:27Alors, quels sont les enseignements ? D'abord, Marine Le Pen est en dynamique, clairement, suite aux événements de samedi.
00:34Oui, vous avez raison, Jacques. Cette enquête a été faite à partir de 20h samedi.
00:38Le gros des 2000 entretiens a été réalisé dimanche et lundi.
00:42Donc, toutes les personnes ont été exposées aux manifestations, aux émeutes et aux pillages et aux violences.
00:47Et clairement, c'est Marine Le Pen qui est la seule candidate à capitaliser sur cet événement.
00:52Elle atteint en intention de vote de premier tour.
00:54Alors, ce n'est qu'un sondage, ce n'est pas une prédiction, vous le savez bien.
00:57Un score jamais vu, entre 36 et 38%.
01:00Elle progresse de 1 à 4 points selon les différentes hypothèses.
01:04Et surtout, elle a en moyenne 20 points d'avance sur ses poursuivants.
01:09Et ce qui frappe également, c'est qu'en dehors des cadres supérieurs,
01:13elle est très élevée, entre 35 et 45% dans tous les segments,
01:16avec quelque chose que je n'avais jamais vu dans une enquête IFOP fiduciale pour Sud Radio.
01:21Elle arrive à capter presque un électeur, Macron 2022, premier tour, sur 20.
01:26Donc, 18%, ça veut dire 5 points.
01:29Tout se passe comme s'il y avait Marine Le Pen qui était une sorte de réceptacle,
01:33de représentante à plus crédible du parti de l'ordre face à la churnie,
01:37pour reprendre des termes historiques.
01:38Et l'autre enseignement, Frédéric Dhabi, c'est cette deuxième place disputée,
01:43on peut le dire, par trois candidats.
01:46Alors, on ne va pas tout détailler, mais si on veut simplifier pour nos auditeurs ce matin,
01:51Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann vont se disputer la deuxième place,
01:55au vu de la photographie d'aujourd'hui, bien entendu.
01:57Oui, tout à fait.
01:57C'est vrai que la seule certitude à moins de six mois du vote,
02:00c'est une Marine Le Pen dont on imagine mal ne pas être au second tour.
02:03Mais d'ailleurs, rien n'est figé, rien n'est acquis.
02:05Il y a trois candidats qui sont en situation d'être au second tour,
02:09avec des situations différentes.
02:11Cette enquête montre, Jacques, un affaiblissement spectaculaire du bloc central.
02:15L'addition Attal-Philippe faisait 24%, il y a encore deux mois, on n'est plus qu'à 17%.
02:21On a une première, c'est la première fois depuis que nous menons des enquêtes présidentielles pour 2027
02:27qu'il n'y a pas une configuration où le représentant du bloc central, en l'occurrence Édouard Philippe,
02:32est en situation d'être au second tour.
02:34Édouard Philippe perd trois points après les trois points perdus de la semaine dernière,
02:37et il fait 15% quand Gabriel Attal est à 13%.
02:40Mais en dehors de ça, c'est vrai que Jean-Luc Mélenchon, et ça aussi c'est une première,
02:44c'est la première fois qu'il est systématiquement en situation d'être au second tour.
02:47Mais vous avez raison, on est dans la marge d'erreur, il y a un point, un point et demi
02:50d'écart.
02:51Et puis Raphaël Kuxman continue à bénéficier de son effet de légitimité
02:56lié à son élection triomphale la semaine dernière pour la primaire socialiste.
03:01Il est parfois dans la marge d'erreur avec Jean-Luc Mélenchon, entre 14 et 16%.
03:05Frédéric Dhabi, directeur général de l'IFOP.
03:07Une question Frédéric Dhabi, Jean-Luc Mélenchon, dont on a beaucoup parlé durant cette séquence,
03:13est plutôt en mâle évidemment, puisque le discours a porté notamment de la part de la Macronie,
03:19mais pas seulement sur le fait que la France insoumise avait une responsabilité dans ses émeutes.
03:23Et pourtant, ce que vous observez, c'est qu'il n'y a pas d'érosion de ses intentions de
03:28vote.
03:29Oui, alors on parle bien du premier tour, il est systématiquement en situation d'être au premier tour.
03:35Les événements ont solidifié son socle électoral qui est fort, il est entre 16 et 18%.
03:42C'est nettement plus que ce qu'il était il y a cinq ans.
03:45Il est très fort chez les jeunes, chez les primo-votants, chez les soutiens des lycées avec 40%,
03:49chez les cadres, chez les personnes salariées et en Ile-de-France.
03:52Mais d'une part, il ne tue pas le match par rapport à Raphaël Guzmane.
03:56Et puis, là où peut-être il est en train de perdre, c'est quand on regarde les intentions de
04:00vote de second tour.
04:00On en a refait avec Sud Radio, là on n'avait pas fait depuis deux mois.
04:04Et là, il est, c'est le seul qui se fait surclassé par Marine Le Pen, quasiment deux tiers, un
04:08tiers, 68-32.
04:11C'est-à-dire que clairement, la logique d'élimination, tout sauf Mélenchon, joue fortement au second tour.
04:16C'est peut-être là qu'il est en train de perdre par rapport à Marine Le Pen et ses
04:21concurrents.
04:22Dans ce contexte très spécial, d'une campagne présidentielle qui se passe en même temps qu'un mouvement social très
04:28violent.
04:28Dernière petite question, David Lissnard, on en avait parlé ces derniers jours, comme effectivement, puisqu'il avait progressé.
04:34Il poursuit cette progression d'ailleurs ?
04:36Oui, il se tasse un petit peu quand il est face à Bruno Rotaillot avec 5,5%, mais ça n
04:41'a pas d'importance.
04:42Il existe dans l'opinion publique, dans notre baromètre IFA Fiducial pour Match et Sud Radio, que vous avez détaillé
04:47hier,
04:48où tout le monde perd, voire s'effondre en popularité.
04:51C'est le seul avec Raphaël Glucksmann qui connaît une progression.
04:54Et quand il est seul, il est à 7%.
04:56Alors, c'est une popularité, c'est un plan électoral en devenir.
05:01Il n'est pas encore si connu que cela des Français, mais il peut être l'outsider,
05:05même si aujourd'hui, ici et maintenant, un sondage n'est pas une prédiction, vous le savez.
05:09Trois candidats seraient en situation d'être face à Marine Le Pen au second tour.
05:13Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann.
05:16Merci infiniment Frédéric Daby, directeur général de l'IFOP.
05:20Et on rappelle évidemment que c'est une photographie à l'instant.

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