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  • il y a 6 minutes
Dans Soir Info, Mickaël Dorian et ses invités prennent du recul et donnent à chacun les clés pour mieux saisir ce qui se joue. 

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00:00:00Bonsoir à tous, la République brûle et certains continuent de parler de violences urbaines.
00:00:06Ce week-end à Limoges, ce n'est pas une poubelle qu'on a voulu brûler, ce n'est pas
00:00:10un abribus qui a été saccagé,
00:00:12c'est une mairie qu'on a voulu détruire.
00:00:14Depuis, un suspect a été interpellé, un militant d'ultra-gauche, fiché S, et la sous-direction antiterroriste a été
00:00:22saisie.
00:00:22David Lissnard va même plus loin, il dénonce l'existence de véritables camps d'entraînement terroristes sur le plateau de
00:00:29Mille Vaches.
00:00:29Et puis il y a cette autre image, du même jour, une centaine d'individus cagoulés qui s'en prennent
00:00:34au siège de CNews, d'Europe 1 et du JDD,
00:00:37vitre brisée, projectile, 25 interpellations, oui, nous avons été visés.
00:00:43Or, quand un organe de presse est prépourcible, on sait tous malheureusement que cela peut très mal se terminer.
00:00:47Alors posons la question qui dérange, sommes-nous encore face à des casseurs ou face à des militants radicalisés
00:00:53qui cherchent à faire tomber l'État par la violence ?
00:00:56La question est posée même si les images parlent d'elles-mêmes et si derrière les émeutes se cachait une
00:01:02nouvelle forme de terrorisme.
00:01:04Bienvenue dans Soir Info, votre grand rendez-vous d'informations pour décrypter, débattre et prendre de la hauteur sur l
00:01:10'actualité.
00:01:11Le journal, tout de suite. Bonsoir Michael Dosantos.
00:01:16Bonsoir Michael, bonsoir à tous.
00:01:18Les couvre-feux reconduits ce soir dans plusieurs villes de France.
00:01:22À Paris, la mesure sera appliquée autour de la Place de la République et le quartier des Halles de 23h
00:01:27à 6h du matin.
00:01:29Du côté de Lyon, l'hypercentre est concerné depuis 21h et jusqu'à 6h du matin.
00:01:34Marseille, l'île, Bordeaux ou encore Nice appliqueront également des couvre-feux exclusivement pour les mineurs.
00:01:40Sébastien Lecornu annonce un dispositif policier massif pour les manifestations de ce samedi.
00:01:45La doctrine sera revue en termes de moyens, de forces engagées et de réactivité, a précisé le Premier ministre.
00:01:51Objectif, percuter les groupes qui dispersent les forces de l'ordre de manière extrêmement planifiée.
00:01:58149 personnes incarcérées, 800 déférées devant un tribunal pour être jugées.
00:02:02C'est le bilan provisoire annoncé par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin.
00:02:05Après les violences survenues ce week-end, beaucoup de peines de prison ferme avec mandat de dépôt ont été prononcées
00:02:10lors de comparutions immédiates.
00:02:12Ces individus sont à 95% des hommes, majoritairement des adultes, sans casier judiciaire.
00:02:19Et puis des commerçants pourraient basculer dans l'autodéfense.
00:02:22C'est en tout cas la crainte affichée par Bruno Retailleau.
00:02:25Depuis le 8e arrondissement de Paris, le candidat LR à la présidentielle dit avoir entendu des restaurateurs prêts à se
00:02:31défendre eux-mêmes face à des pilleurs.
00:02:33Ce serait terrible, a-t-il précisé, avant de réclamer une nouvelle fois l'application de l'état d'urgence.
00:02:40Merci beaucoup Mickaël. On vous retrouvera tout à l'heure à minuit pour un nouveau point sur l'actualité.
00:02:44On est avec Karim Abrik, Benjamin Camboulif, porte-parole du syndicat de police alternative.
00:02:48On est avec Maître Avener Ducan et Mathieu Haug, secrétaire général du centre de réflexion le Millénaire.
00:02:53Bonsoir à tous les quatre.
00:02:55Avant de parler des violences de ce week-end, on va vous parler d'abord de ce dispositif exceptionnel,
00:03:02dispositif de sécurité particulièrement important ce soir autour du Parc des Princes
00:03:06pour un contexte évidemment de très fortes tensions après les violences de ces derniers jours.
00:03:11C'est à l'occasion du choc entre le Paris Saint-Germain et le FC Barcelone.
00:03:14Les forces de l'ordre ont notamment procédé à l'évacuation de personnes sans billet aux abords du stade pour
00:03:19éviter les attroupements et prévenir d'éventuels débordements.
00:03:23Nos journalistes sont sur place.
00:03:25Bonsoir.
00:03:25Comment cette soirée s'est-elle finalement déroulée ?
00:03:28Y a-t-il eu des incidents ?
00:03:34Bonsoir Mickaël.
00:03:35Alors écoutez, la soirée s'est passée dans l'ensemble de façon très calme et là ce que vous voyez,
00:03:39la principale chose qu'on entend,
00:03:40c'est la joie des supporters du Paris Saint-Germain qui sont en train de repartir.
00:03:43Vous les voyez à l'image dans le calme.
00:03:46Alors on a vu dès notre arrivée avant le match effectivement un dispositif policier assez important.
00:03:50On a vu un périmètre de sécurité bouclé au niveau de la porte Molitor avec des policiers qui vérifiaient l
00:03:55'identité des passants.
00:03:57Donc il nous a fallu contourner les abords immédiats du parc.
00:03:59Mais en faisant le tour, on a vu partout un dispositif effectivement relativement conséquent avec plusieurs camions de pompiers,
00:04:05notamment au niveau de la porte de Saint-Cloud.
00:04:07Mais rien qui ne soit plus exceptionnel que d'habitude.
00:04:09Il faut dire qu'il y avait pourtant beaucoup de monde attendu, vous l'avez dit, plus de 47 000
00:04:13spectateurs avec quelques ultras, une vingtaine signalés sans billet.
00:04:18Mais rien à signaler a priori.
00:04:19Il y avait 14 sections de CRS déployées, des compagnies d'intervention, pas d'alcool autorisé à la vente comme
00:04:25d'habitude.
00:04:26Mais voilà, rien qui ne sorte du cadre ordinaire.
00:04:30Et puis voilà, cette ferveur qui s'est accélérée dans l'année dernière minute puisque vous l'avez vu,
00:04:35le Barça et le PSG ont marqué alternativement en début de match avant que le Paris Saint-Germain ne mette
00:04:41un peu d'accélérateur dans les dernières minutes
00:04:42et ne l'emporte 4-2.
00:04:44Mais vous voyez, les supporters repartent dans le calme, aucune manifestation excessive.
00:04:51C'est très calme ici, on vous tient au courant s'il y a des débordements dans les minutes à
00:04:56venir.
00:04:56Et vous nous dites, vous confirmez effectivement que la présence policière n'était pas plus visible ce soir qu'un
00:05:04autre soir de match.
00:05:09Non, surtout qu'on a discuté avec des habitués des matchs du PSG, de Ligue des Champions.
00:05:17Effectivement, les contrôles à l'entrée, l'encadrage des supporters étrangers, des supporters du Barça,
00:05:25la non-présence d'alcool, tout cela, ça fait partie des mesures habituelles pour ce type de gros match au
00:05:32Parc des Princes.
00:05:33Merci à vous en direct du Parc des Princes à Paris.
00:05:37Benjamin Comboulivre, qu'est-ce qui fait selon vous qu'une soirée comme celle-ci, et surtout dans ce contexte,
00:05:42se passe bien, qu'une autre dégénère ?
00:05:44C'est très difficile finalement d'anticiper pour les forces de l'ordre ?
00:05:48C'est-à-dire que ce n'est pas le match en lui-même qui est exceptionnel, comme vous dites,
00:05:51c'est la situation qui est exceptionnelle,
00:05:52c'est la séquence qui est exceptionnelle.
00:05:54Mais on sait que tout prétexte, et là il y a une victoire du Paris Saint-Germain,
00:05:59ça pourrait effectivement être prétexte à des débordements, à des violences de rue.
00:06:04Dans le climat dans lequel on est, n'importe quel prétexte peut être bon.
00:06:07Donc en plus sur le foot, on sait que ça peut être vecteur de violence en effet,
00:06:10donc c'est normal qu'il y ait un dispositif qui soit adapté.
00:06:12Ce qu'il faut voir, c'est l'enchaînement de tout ça, c'est la coordination de tout ça,
00:06:15c'est les missions supplémentaires qui se rajoutent, parce que là il y a des points de surveillance qu'on
00:06:18n'a pas habituellement,
00:06:19et malgré tout ça c'est un gros dispositif.
00:06:21Donc forcément vous avez des collègues qui sont à droite, à gauche, qui sont suremployés, qui fatiguent,
00:06:25parce que les vacations s'enchaînent, et même si ce n'est pas des soirées de violence,
00:06:28c'est quand même des soirées où par exemple pour être autour de la place de la République et surveiller
00:06:32un couvre-feu,
00:06:33vous vous prenez à 23h, vous avez jusqu'à 6h quand vous êtes en CRS,
00:06:35ça les épuise, des collègues à force d'enchaîner, d'enchaîner, d'enchaîner,
00:06:38un coup c'est la violence, un coup c'est le statique.
00:06:39Et donc tous ces services ça fait qu'il y a une usure du policier qu'il faut aussi prendre
00:06:44en compte,
00:06:44c'est pas simplement quand il y a le feu partout que le policier est fatigué.
00:06:48Là vous avez beaucoup de rappels en ce moment, des collègues qui ne voient plus leur famille,
00:06:51des collègues qui sont au bout d'un moment, je vous dis, simplement fatigués,
00:06:55il y a un repos physiologique du policier qu'il faut prendre en compte.
00:06:58Là on va mobiliser pour le 24 encore et toujours plus de fonctionnaires,
00:07:01on va chercher encore les gens chez eux, on va les enlever à leur famille.
00:07:05Parce que moi j'entends dire parfois que le policier est présenté systématiquement
00:07:09comme ce héros qui se sacrifie en martyr pour la République.
00:07:13C'est vrai que le policier fait preuve de beaucoup d'abnégation,
00:07:15de beaucoup de courage dans ses missions, mais c'est aussi un père de famille.
00:07:18C'est aussi une mère de famille et il y a un moment où tout ça,
00:07:20il faut le prendre en compte quand on l'essore comme ça,
00:07:22c'est un moment qu'on peut le tenir.
00:07:24Un premier suspect a été interpellé après l'incendie de la mairie de Limoges samedi dernier.
00:07:28Un homme de 34 ans, fiché S, connu des services de police pour son appartenance à l'ultra-gauche
00:07:33et déjà impliqué dans des affaires de violence contre les forces de l'ordre.
00:07:38Interpellé ce matin par le RAID, il pourrait même être, selon le maire de Limoges,
00:07:42le cerveau de cette opération.
00:07:43Alors qui est cet homme ? Quel rôle aurait-il joué dans cet incendie
00:07:46qui a ravagé l'hôtel de ville ? Et comment les enquêteurs ont-ils retrouvé sa trace ?
00:07:51Élément de réponse avec Alexis Prince.
00:07:53Il a été interpellé très tôt, ce mardi à Valdissoir, en route Vienne,
00:07:57une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Limoges, et ce, avec l'assistance du RAID.
00:08:02Le suspect, identifié dans l'incendie de l'hôtel de ville, est âgé de 34 ans.
00:08:06Sur une source policière, il s'agit d'un activiste d'ultra-gauche,
00:08:09fiché S, connu pour des faits de violence sur un policier.
00:08:13Voici son profil Facebook.
00:08:15On peut y voir des traces de son engagement.
00:08:16Son avant-dernière publication, par exemple.
00:08:19Un drapeau palestinien, posté deux semaines seulement après le 7 octobre 2023.
00:08:24Plus globalement, de nombreux postes dénoncent une répression étatique et policière.
00:08:29Auprès des commerçants Limougeot ce mardi, le maire de la ville confirmait ces informations.
00:08:34Il est ultra-gauche, et il est probablement le cerveau de cette opération.
00:08:37La main de l'ultra-gauche, elle est avérée depuis le début dans cet incendie.
00:08:41On ne détruit pas un bâtiment de deux siècles en quelques heures par les flammes
00:08:44avec une boîte d'allumettes et un briquet.
00:08:45Signe de la dangerosité au moins suspectée de son profil,
00:08:49la sous-direction antiterroriste a été saisie dans cette affaire.
00:08:54Avenir Ducan, quand des individus s'attaquent à une mairie, symbole de la République,
00:08:58est-ce qu'on est encore dans la violence urbaine classique
00:09:01ou est-ce qu'on est peut-être même face à une nouvelle forme de terrorisme ?
00:09:05On le disait, le parquet national antiterroriste a été saisi.
00:09:07C'est tout simplement gravissime, on le voit sur les images.
00:09:11Ce n'est pas sans rappeler justement l'incendie de Notre-Dame,
00:09:13qu'on avait pu voir il y a quelques années.
00:09:15Et bien évidemment, tout ça c'est catastrophique.
00:09:17Il faut savoir une chose, c'est que si on considère qu'on est sur un incendie en bande organisée,
00:09:22la peine maximale à laquelle pourront être condamnés en tout cas les auteurs de ces faits
00:09:28est de 20 ans de réclusion criminelle.
00:09:30Et si on part sur du terrorisme, si on considère que c'est un acte terroriste,
00:09:35et ça, ça va être à l'enquête et à l'instruction de le déterminer d'une part
00:09:39et de le prouver d'autre part...
00:09:40Mais comment ? Quels sont les éléments qui permettent de déterminer effectivement
00:09:42que c'est un acte terroriste ou non ?
00:09:45Si dans le dossier, on va trouver des choses, par exemple,
00:09:47qui se rapprochent de groupuscules terroristes,
00:09:49de groupuscules qui souhaitent justement...
00:09:51Une forme de revendication, des choses comme ça ?
00:09:53Complètement.
00:09:54Le problème, c'est qu'il n'y a pas de revendication politique, en fait.
00:09:58Oui, on pourrait considérer que c'est un acte de terrorisme,
00:10:01mais comme il n'y a pas de revendication politique derrière,
00:10:04le principe même du terrorisme, c'est effectivement utiliser un moyen,
00:10:07la terreur, pour faire passer des idées politiques.
00:10:10L'ultra-gauche, on peut les qualifier.
00:10:12Nous, on avait déjà écrit une tribune il y a très longtemps dans le think tank.
00:10:14Il y a des idées politiques qui sont véhiculées à faire ça.
00:10:16Oui, mais sur l'acte en lui-même, il ne sera pas qualifié comme tel.
00:10:19Je vous dis que les groupuscules d'ultra-gauche, les antifas, etc.,
00:10:22nous, ça fait des années qu'on dit qu'il faut les classer
00:10:24sur la liste des organisations terroristes.
00:10:27Mais là, en l'espèce, sur le cas de Limoges spécifiquement,
00:10:29je ne pense pas qu'on puisse le qualifier de terroriste.
00:10:32Par contre, moi, je pense qu'on peut qualifier ça de logique insurrectionnelle.
00:10:36Parce qu'en fait, justement, souvent, on dit...
00:10:38Certains disent que ce n'est pas une insurrection,
00:10:40parce que sous-entendu, il n'y a pas de logique d'idéologie derrière, etc.
00:10:44Or, normalement, quand vous prenez la définition même d'une insurrection,
00:10:47ce n'est pas forcément adossé à une idéologie.
00:10:49Une insurrection, c'est attaquer le gouvernement,
00:10:53attaquer une institution, attaquer une autorité constituée
00:10:56avec l'objectif de la renverser.
00:10:58Là, en l'occurrence, ce qui s'est passé à Limoges,
00:11:00à mon sens, ça relève effectivement d'une logique insurrectionnelle.
00:11:03Benjamin ?
00:11:04Oui, il y a toute l'enquête qui va se mettre en bande.
00:11:06Donc, on prend les motivations, pour voir la préméditation aussi.
00:11:11Comment est-ce que ça a été élaboré, ce projet-là ?
00:11:13Et en quoi est-ce que le chaos dans lequel on évolue a été propice au passage à l'acte
00:11:17aussi,
00:11:17la facilité ?
00:11:19Et puis, voir également les complicités éventuelles
00:11:21et tous les éléments qui ont permis de faire ça.
00:11:23Un point qu'il faut souligner, c'est donc qu'il est fiché S.
00:11:26Ce n'est pas ça qui nous permet d'interpeller.
00:11:27Une fiche S, il n'y a pas de coercition.
00:11:29On ne veut pas faire une interpellation préventive sur la bâche d'une fiche S.
00:11:31C'est une notification administrative qui légitime une surveillance,
00:11:34mais ce n'est pas pour ça qu'on peut aller le taper
00:11:36avant qu'il ne passe à l'acte en préventif.
00:11:39Maintenant, est-ce que c'est terroriste, est-ce que ce n'est pas terroriste ?
00:11:41Dans l'absolu, une motivation ultra-politique peut constituer un acte de terrorisme.
00:11:47Ça, il faudra que l'enquête le démontre encore une fois.
00:11:49Mais la logique insurrectionnelle, le climat insurrectionnel dans lequel ça s'inscrit,
00:11:53je crois qu'au bout d'un moment, ça ne fait pas un pli.
00:11:55Il faut que chacun l'intègre.
00:11:56On a des gens qui veulent renverser le pouvoir par la violence
00:11:58parce qu'ils le considèrent illégitime.
00:12:00Si ce n'est pas une insurrection, je ne sais pas ce qu'ils font.
00:12:01Alors, il y a un autre élément important dans ce sujet.
00:12:03En ça, j'aimerais vous entendre, Karima.
00:12:04C'est ce que dit le maire LR de Limoges, Guillaume Guérin.
00:12:08Vous l'avez entendu lorsqu'il dit que la main de l'ultra-gauche est avérée.
00:12:11C'est ce qu'il dit de ces mots.
00:12:14Écoutez ce qu'il ajoute également.
00:12:16Il y a certains de vos confrères qui m'expliquent depuis trois jours
00:12:19comment je peux dire des choses comme ça,
00:12:21que c'est l'ultra-gauche, pourquoi incriminer telle ou telle partie.
00:12:26Tout ce que je dis, c'est que je le sais.
00:12:28Une information très sûre.
00:12:30Vous allez voir, il y a des gens qui vont tomber de très très haut à Limoges dans quelques jours.
00:12:33Ce qui s'est passé est inacceptable.
00:12:36Pourquoi, Karima Brick, on s'indigne lorsqu'on incrimine, pas pour rien visiblement, l'ultra-gauche ?
00:12:41On a l'impression que ça dérange certains, certains journalistes notamment.
00:12:45C'est ce que dit le maire de Limoges. Pourquoi ?
00:12:47Vous savez, on a beaucoup entendu.
00:12:50Même chose, je trouve, pour la cause écologiste.
00:12:53On entend souvent, au nom de la cause juste,
00:12:56il faudrait que finalement cette violence soit légitime.
00:12:59Pour certains, on entend énormément ce discours, malheureusement,
00:13:02qui légitime les violences.
00:13:03C'est le compte du bien et le compte du mal.
00:13:05Voilà. Et donc, on va nous parler que finalement,
00:13:07c'est le résultat d'une violence étatique,
00:13:11une violence capitaliste,
00:13:13toutes sortes de violences finalement symboliques.
00:13:15Et ça serait simplement le reflet de cette violence abjecte, vous voyez.
00:13:19Donc, il y a ce discours à gauche,
00:13:21donc pas seulement à l'extrême-gauche,
00:13:23et je vous dirais même, peut-être souvent,
00:13:25on entend que c'est une forme de complaisance au centre
00:13:27à l'égard de ces revendications en disant,
00:13:29bien oui, vous savez, il y a peut-être quelque chose de légitime,
00:13:32il faut entendre cette colère,
00:13:34comme si la colère faisait en sorte
00:13:36qu'on pouvait légitimer la violence, vous voyez.
00:13:38Donc, je pense qu'on entend beaucoup ça.
00:13:40On verra après, pour la suite de l'enquête,
00:13:43est-ce qu'il a des informations aussi, le maire,
00:13:45que nous n'avons pas encore.
00:13:47Cela étant dit, s'il y a cette préméditation,
00:13:50s'il y a un projet, une espèce d'objectif politique derrière,
00:13:52je rappelle quand même que, oui,
00:13:54il y a une forme de terreur à tout ça.
00:13:55Il y a aussi la possibilité,
00:13:57non seulement c'est un symbole de l'État,
00:13:58on est dans cette logique insurrectionnelle dont on parlait,
00:14:02mais il y a aussi la possibilité de tuer, littéralement.
00:14:04Vous pouvez tuer des innocents dans des circonstances pareilles.
00:14:08Donc, tout ça pour dire,
00:14:09il y a quand même cette logique de violence,
00:14:11et malheureusement, elle est souvent un peu banalisée,
00:14:14voire même au nom du camp du bien,
00:14:16où il faudrait tolérer ce type de démonstration violente.
00:14:19Mathieu Hock.
00:14:19Oui, le péché originel du macronisme
00:14:22sur la gestion des groupes violents politiques,
00:14:24c'est de mettre un trait d'égal
00:14:26entre groupes d'ultra-droite et groupes d'ultra-gauche.
00:14:29De la même façon qu'il met un trait d'égal
00:14:31entre le Rassemblement national et la France insoumise,
00:14:34puisqu'on connaît bien la musique du bloc central,
00:14:36c'est l'idée de faire monter les deux extrêmes,
00:14:37de les renvoyer dos à dos,
00:14:38et d'incarner le camp des modérés,
00:14:41le camp des responsables face aux irresponsables.
00:14:43Mais si on regarde dans le détail
00:14:45des groupes uscules violents d'ultra-droite et d'ultra-gauche,
00:14:48on voit que sur l'ultra-gauche,
00:14:51on est entre 5 000 et 10 000 membres de l'ultra-gauche.
00:14:55C'était une enquête du journal du dimanche
00:14:57qui l'avait révélée,
00:14:58dont 3 000 fichés S.
00:14:59Ça, c'est Gérald Darmanin,
00:15:00ancien ministre de l'Intérieur, qui le dit.
00:15:02Alors que sur l'ultra-droite,
00:15:03on est au mieux, au maximum,
00:15:05à 2 000 fichés S
00:15:07et membres des groupes uscules d'ultra-droite.
00:15:09Or, la doctrine du gouvernement,
00:15:11c'était le 1 pour 1.
00:15:12Souvenez-vous,
00:15:14il dissout une association
00:15:16type la jeune garde,
00:15:17où il essaye de la dissoudre,
00:15:18une association d'ultra-gauche.
00:15:20Tout de suite, il fallait dissoudre
00:15:21une association d'ultra-droite.
00:15:22Or, on voit bien qu'aujourd'hui,
00:15:23la menace pesée sur les institutions
00:15:25entre les deux n'est pas la même,
00:15:27puisque la menace d'ultra-gauche,
00:15:28aujourd'hui, est bien plus prégnante
00:15:30et bien plus présente
00:15:31que celle de l'ultra-droite.
00:15:32En tous les cas,
00:15:34concernant le profil de la personne,
00:15:36son appartenance à l'ultra-gauche
00:15:37ne semble faire aucun doute.
00:15:38Même le Premier ministre Sébastien Lecornu
00:15:40en parlait aujourd'hui
00:15:41à l'Assemblée nationale.
00:15:42C'est évidemment la planification
00:15:45en certains endroits
00:15:46d'un schéma insurrectionnel
00:15:48mené par des groupuscules
00:15:50d'extrême-gauche et de l'ultra-gauche.
00:15:53Là, ce qui s'est passé
00:15:55sur la mairie de Limoges
00:15:57en est un exemple.
00:15:58Vous avez une première interpellation
00:15:59qui a été faite ce matin.
00:16:00Gardez saut s'exprimer.
00:16:02Je n'y reviens pas.
00:16:03Cet individu interpellé
00:16:05est malheureusement connu déjà
00:16:07des services
00:16:08et particulièrement
00:16:09puisqu'il était fiché S.
00:16:11Voilà un schéma insurrectionnel,
00:16:13dit-il,
00:16:14issu de groupes
00:16:15de l'extrême-gauche.
00:16:17Pas de doute aussi,
00:16:18car l'extrême-gauche,
00:16:19justement, évoquait,
00:16:20vous allez voir,
00:16:21c'est très intéressant,
00:16:22évoquait déjà ce genre de pratique
00:16:24lors des élections législatives
00:16:25de 2024.
00:16:26Regardez cet archive
00:16:27que l'on écoute
00:16:28avec une toute autre oreille.
00:16:29Aujourd'hui,
00:16:29deux ans après,
00:16:30du député LFI
00:16:31des Bouches-du-Rhône,
00:16:32Sébastien Delogu.
00:16:35Sur ma mère,
00:16:36si vous vous organisez,
00:16:37vous faites sauter
00:16:38la mairie,
00:16:39vous faites sauter
00:16:40les institutions
00:16:41qui ne s'occupent pas de vous,
00:16:42vous prenez leur place
00:16:43et vous vous occupez
00:16:43réellement des gens.
00:16:44Et vous verrez
00:16:45si ça ne va pas changer.
00:16:48C'est pour vous
00:16:48que je vous dis ça, moi.
00:16:50C'est totalement dingue
00:16:52d'entendre ça aujourd'hui.
00:16:55Franchement,
00:16:55on ne pourra pas dire
00:16:56à Bernard Ducan
00:16:57qu'on n'a pas été prévenu.
00:16:58Ah là, c'est certain.
00:16:59C'est certain.
00:17:00Et d'ailleurs,
00:17:01c'est assez fou
00:17:02que le parquet
00:17:02ne soit pas dit ça
00:17:03parce qu'on pourrait même penser
00:17:05qu'il y a une infraction
00:17:05qui existe.
00:17:06Là, c'est une infraction.
00:17:07Là, il y a une infraction.
00:17:09Là, on est sur une provocation
00:17:10à de la dégradation.
00:17:11On est sur une provocation
00:17:12à commettre un délit.
00:17:13Et très honnêtement,
00:17:14je pense que le parquet
00:17:15pourrait très facilement
00:17:17se cédir de ces images.
00:17:18et je comprends pas
00:17:19pourquoi ça n'a pas été fait avant, d'ailleurs.
00:17:20Benjamin ?
00:17:21C'est une accumulation.
00:17:23C'est-à-dire que...
00:17:24Évidemment que c'est choquant.
00:17:25Évidemment qu'il y a matière.
00:17:26Mais est-ce qu'on est surpris encore de...
00:17:28Non, on n'est pas surpris.
00:17:28C'est permanent.
00:17:29Vous êtes Mélenchon
00:17:30avec la police.
00:17:31Il y a Antoine Léoman
00:17:31qui m'a fasciné récemment.
00:17:32On n'est pas surpris,
00:17:33mais ça veut dire que...
00:17:34Là, c'est quand même quelque chose...
00:17:36Oui, c'est quand même
00:17:36quelque chose d'assez précis.
00:17:37Bien sûr.
00:17:38Donc, il ne peut pas nécessairement
00:17:39juste dire
00:17:39« Ah, je m'exprime, vous savez... »
00:17:42Non, non, il y a quand même...
00:17:43On parle de quelqu'un
00:17:44qui est en position d'autorité,
00:17:45qui représente les citoyens
00:17:47et qui va encourager, finalement,
00:17:49pas simplement idéologiquement,
00:17:51déjà que c'est assez grave, mais...
00:17:53Encourager des actes concrets, absolument.
00:17:56Ils sont rentrés dans la mairie.
00:17:57Ben oui, c'est ça.
00:17:58La mairie de Marseille,
00:17:59ils sont rentrés, là.
00:18:01À Limoges, c'est toujours
00:18:02donc l'indignation qui domine.
00:18:03Voici quelques habitants
00:18:04interrogés aujourd'hui
00:18:05par l'équipe de 100% Frontières
00:18:07sur CNews.
00:18:08Mettre le feu dans une maison
00:18:09qui accueille, effectivement,
00:18:11toute la population
00:18:12pour les mariages,
00:18:13les états civils.
00:18:15Ce n'est pas possible, en fait,
00:18:16de ne pas être indigné.
00:18:17Que fait l'État ?
00:18:18Qu'a fait, effectivement,
00:18:19le ministère de l'Intérieur ?
00:18:20Qu'a fait, effectivement,
00:18:21le préfet,
00:18:22lorsqu'on a remonté les informations ?
00:18:25Effectivement,
00:18:25qu'il y avait une manifestation
00:18:26sur le 17 octobre.
00:18:27Oui, c'est à l'État
00:18:28d'assumer les responsabilités
00:18:30ce soir.
00:18:31Et donc, de financer
00:18:32les réparations de l'hôtel.
00:18:32Et de financer,
00:18:33de trouver des solutions.
00:18:34J'ai été bloqué,
00:18:35donc, juste avant
00:18:37que la mairie brûle,
00:18:39donc, devant le bar
00:18:42qui est juste là-bas.
00:18:43Et là, ça m'a
00:18:44complètement dévasté.
00:18:46Pour moi, c'est un acte ignoble.
00:18:47Je suis vraiment
00:18:49pour que l'État
00:18:52paye la rénovation
00:18:53et la reconstruction
00:18:54de la mairie à l'identique.
00:18:56Qu'est-ce que vous avez ressenti,
00:18:57madame, samedi soir ?
00:18:58Alors, moi, j'ai ressenti
00:18:59de la tristesse,
00:19:00de la colère
00:19:01et une honte profonde
00:19:02pour les gens
00:19:03qui ont mis ce feu.
00:19:04Moi, j'ai inscrit
00:19:05mes enfants
00:19:06à l'État civil.
00:19:07Ici, mes quatre enfants,
00:19:09c'est comme s'ils me tuaient
00:19:10et mes enfants.
00:19:10Que par madame,
00:19:11vous avez été touchée
00:19:11dans votre chair
00:19:12avec cet incendie ?
00:19:13Oui, tout à fait.
00:19:14J'ai pleuré.
00:19:14Oui, j'ai pleuré énormément.
00:19:15Je suis tout à fait d'accord
00:19:16avec lui,
00:19:18étant donné que,
00:19:20malheureusement,
00:19:20nos policiers,
00:19:22la police,
00:19:23tout ce qui est force de l'ordre,
00:19:25n'avaient pas les moyens
00:19:26pour défendre
00:19:28nous en tant que citoyens.
00:19:30Mon épouse m'envoyait des photos
00:19:31parce que je travaille ici.
00:19:32Pas de mots.
00:19:33Moi, nos enfants sont nés
00:19:34sur Limoges.
00:19:35Il y a les actes de naissance.
00:19:36J'ai perdu mon papa à Limoges.
00:19:38Tout est lié à cette mairie.
00:19:39Je travaille là,
00:19:40ça fait 15 ans.
00:19:42Voilà, donc le symbole,
00:19:43il est évidemment
00:19:44absolument terrible.
00:19:45On le disait,
00:19:46la sous-direction antiterroriste
00:19:47a été saisie.
00:19:48Écoutez ce que disait
00:19:50à ce sujet Gérald Darmanin.
00:19:52Il était ce matin
00:19:52invité de Laurence Ferrari
00:19:54sur CNews et Europe 1.
00:19:56Le parquet national antiterroriste
00:19:57pense qu'il y a une possibilité
00:19:58que ce soit un acte organisé
00:20:00et terroriste.
00:20:01L'idée de mettre la terreur
00:20:02pour des raisons
00:20:03notamment idéologiques
00:20:04ou politiques
00:20:04à la mairie de Limoges.
00:20:06Et donc oui,
00:20:07c'est extrêmement important
00:20:08comme information.
00:20:09Cela montre l'organisation
00:20:10sans doute de l'ultra-gauche
00:20:12qui aurait attaqué
00:20:13sciemment la mairie de Limoges
00:20:14et peut-être d'autres
00:20:16bâtiments en France.
00:20:17Et on va laisser le PNAT
00:20:18qui est indépendant
00:20:19dans sa saisine
00:20:20regarder l'évolution
00:20:21et puis peut-être
00:20:22des prochaines interpellations
00:20:23qui auraient lieu
00:20:24dans cette affaire.
00:20:25Alors après les commerces,
00:20:27les policiers,
00:20:28les bâtiments publics,
00:20:29même les médias
00:20:30maintenant Karima
00:20:31puisque CNews ce week-end
00:20:32le bâtiment
00:20:33qui abrite notre chaîne
00:20:35mais aussi Europe 1
00:20:36et le JDD
00:20:36a été ciblé.
00:20:38On a l'impression
00:20:39finalement
00:20:39que toutes les digues
00:20:40sont en train
00:20:41de sauter
00:20:42l'une après l'autre.
00:20:43On est en train
00:20:44en fait,
00:20:45on touche à la démocratie,
00:20:46on touche à la République,
00:20:47on touche à ses symboles
00:20:49et en plus
00:20:50avec cette violence extrême
00:20:52comme je dis,
00:20:53on risque la vie
00:20:54des gens aussi.
00:20:55Donc il y a tout ça ensemble,
00:20:56c'est extrêmement grave.
00:20:58Le monde regarde
00:20:59ce qui se passe en France
00:20:59aussi avec beaucoup
00:21:00d'inquiétude.
00:21:01Vous savez,
00:21:02moi ça m'a fait penser
00:21:02un peu quand il y avait eu
00:21:03cet assaut du Capitole.
00:21:05Tout le monde
00:21:06était très ému
00:21:07en se disant
00:21:08c'est incroyable
00:21:10ce qui vient de se passer.
00:21:11Mais quand on attaque
00:21:13des symboles de la sorte,
00:21:14quand on attaque
00:21:15la mairie de Limoges,
00:21:16un bâtiment
00:21:17qui date du 19e siècle,
00:21:19ce qu'il représente aussi,
00:21:21on bascule justement
00:21:22dans cette destruction.
00:21:24quand on attaque
00:21:25les journalistes aujourd'hui
00:21:27sous couvert de quoi?
00:21:28Parce qu'il y aurait
00:21:30une ligne éditoriale
00:21:31qu'on n'aime pas,
00:21:32il y a des gens
00:21:32qu'on n'aimerait pas.
00:21:33Donc on empêche
00:21:34les journalistes,
00:21:35c'est un pilier aussi
00:21:36de cette démocratie
00:21:37de pouvoir faire
00:21:37simplement son travail.
00:21:39On a basculé,
00:21:40donc il faut effectivement,
00:21:42ça nous démontre
00:21:42cette espèce d'effondrement
00:21:44aussi,
00:21:45non seulement de cette autorité,
00:21:46mais de ce fameux
00:21:47vivre ensemble
00:21:48qu'on nous sert toujours.
00:21:49On voit que c'est,
00:21:52en fait,
00:21:52c'est une chimère tout ça.
00:21:54Moi je peux témoigner
00:21:55puisque j'étais invité
00:21:56à la matinale
00:21:57d'Anthony Favalli
00:21:58le samedi,
00:21:59donc 17 octobre matin,
00:22:01donc de 7h à 9h.
00:22:02Donc je suis tombé
00:22:03nez à nez
00:22:03avec la centaine,
00:22:05150 bloqueurs
00:22:06qui ont aujourd'hui,
00:22:08qui ont bloqué
00:22:08CNews et LGDD européens
00:22:11le samedi à 6h30
00:22:12à peu près du matin.
00:22:14Et qu'est-ce que j'ai vu
00:22:16en fait à ce moment-là?
00:22:17J'ai vu tout simplement
00:22:18beaucoup de jeunes,
00:22:19c'était très jeunes,
00:22:20des sauvages en réalité
00:22:21qui aujourd'hui
00:22:22ne tolèrent pas
00:22:23des autres opinions,
00:22:24qui ne tolèrent pas
00:22:25une autre manière
00:22:26de penser,
00:22:27une autre manière
00:22:27de voir les choses.
00:22:29Et il y a un vrai problème
00:22:30dans notre pays,
00:22:30c'est qu'il y a une bienveillance
00:22:31folle et affolante
00:22:33vis-à-vis de l'ultra-gauche.
00:22:35Et peut-être même
00:22:35que c'est d'ailleurs
00:22:36le problème
00:22:37de la sous-évaluation
00:22:38qu'a eue le gouvernement
00:22:39des mobilisations
00:22:40et de ce qui s'est passé
00:22:42le 17 et le 18 octobre,
00:22:43parce que finalement,
00:22:44vous savez,
00:22:44on considère que l'ultra-gauche
00:22:45c'est folklorique,
00:22:46c'est quasiment
00:22:48des cousins révolutionnaires,
00:22:50un peu marxistes,
00:22:52limite que l'on aime bien.
00:22:53Et parce qu'il est
00:22:54d'ultra-gauche,
00:22:55parce qu'il a effectivement
00:22:55des pseudo-causes justes,
00:22:57alors on lui passe tout
00:22:58et on lui pardonne tout.
00:22:59Or, la réalité
00:23:00aujourd'hui des faits,
00:23:02c'est que ce sont des gens
00:23:02qui, un, tuent,
00:23:04parce qu'il faut quand même
00:23:04rappeler que l'ultra-gauche
00:23:05tue et elle a tué
00:23:06dans notre pays,
00:23:07la mort de Quentin,
00:23:08notamment en février dernier.
00:23:10Et parce que c'était
00:23:11quelqu'un qui appartiendrait
00:23:13entre guillemets
00:23:13à l'ultra-droite,
00:23:14et bien finalement,
00:23:15l'ultra-gauche
00:23:15n'a pas été véritablement
00:23:18mise vis-à-vis
00:23:19du fait accompli
00:23:20comme elle aurait dû l'être.
00:23:21Et aussi,
00:23:22c'est l'ultra-gauche
00:23:23qui aujourd'hui
00:23:24dégrade des bâtiments publics,
00:23:26est dans une logique
00:23:26insurrectionnelle, etc.
00:23:27Et cette bienveillance-là,
00:23:28à un moment donné,
00:23:29il faudra rompre idéologiquement
00:23:31parce que sinon,
00:23:31c'est toute une société,
00:23:33ce sont les policiers,
00:23:34des journalistes,
00:23:34des politiques
00:23:35qui vont être menacés
00:23:36par tous ces gens.
00:23:37Mais il y a une déshumanisation aussi.
00:23:38C'est-à-dire que les journalistes,
00:23:39ce ne sont plus des gens
00:23:41qui font leur travail,
00:23:43on élimine complètement
00:23:44cet aspect.
00:23:45Même chose pour
00:23:46les forces de l'ordre.
00:23:47Ce ne sont plus des parents,
00:23:48ce ne sont plus des pères,
00:23:49des mères,
00:23:49des citoyens.
00:23:51Ce sont finalement
00:23:52une déshumanisation totale
00:23:54où on peut se permettre
00:23:55d'être violent.
00:23:56Et en plus,
00:23:56il y a une forme de complaisance
00:23:57à l'égard de la violence
00:23:58où on va dire en plus
00:23:59que ce sont des violences policières
00:24:01et qu'ils seraient
00:24:02la source finalement du chaos.
00:24:04Alors Gérald Darmanin,
00:24:04je vous donne la parole
00:24:05dans un instant.
00:24:05Gérald Darmanin a parlé lui aussi
00:24:07de notre chaîne ce matin.
00:24:09sur CNews d'Europe.
00:24:10Écoutez.
00:24:11Il y a eu 25 interpellations
00:24:13dans les attaques inacceptables
00:24:14contre les locaux de CNews
00:24:16et la liberté de la presse
00:24:17doit être garantie
00:24:18pour tout le monde
00:24:19et aucun journaliste,
00:24:20aucun agent qui travaille,
00:24:21aucune personne ne travaille
00:24:22dans une maison de rédaction,
00:24:23quelle que soit son orientation,
00:24:25quel que soit le prix,
00:24:26parti pris de son auditorial
00:24:28doit être menacé.
00:24:29Donc les interpellations ont eu lieu.
00:24:31Je remercie les services de police.
00:24:33Le procureur de la République
00:24:34à Paris a été extrêmement ferme.
00:24:36Les 25 personnes,
00:24:37les 25 interpellés
00:24:37sont déférés en ce moment même
00:24:39devant un juge
00:24:39puisqu'une information judiciaire
00:24:41est ouverte
00:24:42et je l'espère
00:24:43que beaucoup d'entre eux
00:24:44connaîtront des mises en examen,
00:24:46des détentions provisoires
00:24:47et demain,
00:24:48quand l'information judiciaire
00:24:49sera finie par le juge d'instruction,
00:24:50des condamnations extrêmement fermes.
00:24:51Quand on prend pour cible
00:24:53un organe de presse,
00:24:55ça devrait avoir une résonance particulière.
00:24:57On pense évidemment à Charlie Hebdo.
00:25:01Pourtant, on a l'impression
00:25:01que ce qui s'est passé,
00:25:02finalement, samedi matin,
00:25:04n'a pas intéressé grand monde.
00:25:08Et parce que vous avez
00:25:09les bonnes et les mauvaises victimes,
00:25:11en fait, c'est ça le vrai problème.
00:25:12C'est qu'en fait,
00:25:13à partir du moment
00:25:13où la violence est utilisée
00:25:16contre des gens
00:25:17dont on estime
00:25:18qu'ils ne penseraient pas
00:25:18la bonne chose
00:25:19ou qui travaillent
00:25:20sur les sujets
00:25:21dont il ne faudrait pas
00:25:23en parler, etc.,
00:25:24alors effectivement,
00:25:25il y a une forme de légitimation.
00:25:27Et c'est ça, aujourd'hui,
00:25:28qui est évidemment
00:25:28le problème fondamental
00:25:30de ce sujet.
00:25:31C'est parce que
00:25:32c'est comme sur les violences
00:25:33faites aux femmes.
00:25:34Quand vous avez des femmes
00:25:35qui sont agressées
00:25:36par des gens
00:25:37dont on estime
00:25:37qu'ils ne devraient pas
00:25:39être des violents,
00:25:40eh bien, on ne parle pas
00:25:41de ces sujets-là.
00:25:42C'est ça, aujourd'hui,
00:25:43le vrai problème.
00:25:43C'est qu'on déshumanise un peu.
00:25:45Je suis tout à fait d'accord
00:25:46avec ce qu'a dit Karima.
00:25:46On déshumanise les victimes
00:25:48et finalement,
00:25:49la presse également
00:25:50en fait partie
00:25:50parce que c'est ces news
00:25:51et parce que l'on parle
00:25:52des sujets aujourd'hui
00:25:53dont il ne faudrait pas parler.
00:25:55Alors, effectivement,
00:25:55la violence d'ultra-gauche,
00:25:57finalement,
00:25:58ce n'est pas quelque chose
00:25:58de très, très grave.
00:25:59C'est presque, je vous le dis,
00:26:00même presque folklorique,
00:26:01en fait.
00:26:02Benjamin ?
00:26:02Oui, c'est ce qui est
00:26:03le plus choquant
00:26:05et inquiétant,
00:26:06on va dire moralement,
00:26:07c'est ce sentiment
00:26:07de légitimité
00:26:08et de toute puissance.
00:26:09Donc, ils n'ont absolument
00:26:10aucun frein, jamais,
00:26:11parce qu'ils sont profondément
00:26:12légitimes dans leur combat
00:26:13pour imposer leur vision
00:26:15du monde
00:26:15qui est la seule qui vaille.
00:26:17Et vous parliez
00:26:17de déshumanisation,
00:26:18c'est vrai pour les journalistes,
00:26:20c'est vrai pour les forces
00:26:21de l'ordre, évidemment,
00:26:22mais c'est vrai pour tout le monde.
00:26:23Je vais penser à cette dame
00:26:24qui ne voulait juste pas
00:26:25qu'on bête un abribus
00:26:26et qui se fait cramer
00:26:27le visage au lance-flammes.
00:26:28Si vous vous opposez
00:26:29d'une façon ou d'une autre
00:26:30et qui que vous soyez,
00:26:31puisqu'ils ont
00:26:33la grandeur d'âme pour eux,
00:26:34puisqu'ils ont la justesse
00:26:35pour eux,
00:26:35puisque ce sont des révolutionnaires
00:26:37que nous devons acclamer
00:26:38plutôt que condamner,
00:26:39alors qu'ils ont le droit
00:26:40de faire n'importe quoi.
00:26:41Ils ont vraiment
00:26:41ce sentiment de légitimité
00:26:42qui les pousse
00:26:43à tout dépasser
00:26:44comme tabou.
00:26:45Donc il faut vraiment
00:26:46que l'État se dresse
00:26:47par rapport à ça
00:26:47avec une police et une justice
00:26:49qui soient capables
00:26:49d'être fortes,
00:26:50dissuasives et impactantes
00:26:51parce que si on ne les bloque pas,
00:26:53ce n'est pas eux
00:26:53qui vont s'arrêter.
00:26:54La colère et le désarroi
00:26:55de ces personnes
00:26:55qui ont tout perdu,
00:26:56c'est le cas notamment
00:26:57à Grenoble
00:26:58où les gérants d'une librairie
00:26:59ont retrouvé dimanche
00:27:00leur boutique entièrement
00:27:03saccagée.
00:27:03Les images sont désolantes
00:27:05et pourtant toujours à Grenoble,
00:27:06une manifestation avait lieu
00:27:07devant le tribunal.
00:27:08Alors pas pour soutenir
00:27:09les victimes de violences,
00:27:11non, mais pour soutenir
00:27:12les casseurs.
00:27:13Écoutez.
00:27:15Eh bien, je suis venu
00:27:16parce que c'est hyper important
00:27:17de soutenir
00:27:18tous ceux qui se sont fait attraper
00:27:20lors des manifestations
00:27:22l'autre jour du 17 septembre
00:27:24parce qu'il y avait
00:27:25une extrême violence policière.
00:27:27Voilà, une violence policière
00:27:28qui est de plus en plus
00:27:29banalisée, normalisée
00:27:30et violente.
00:27:32L'inversion accusatoire,
00:27:33le casseur devient victime
00:27:35quand l'idéologie prend le dessus
00:27:37sur tout bon sens.
00:27:38On va en parler,
00:27:38on va tout vous montrer
00:27:39dans un instant
00:27:40et puis on parlera également
00:27:41du couvre-feu.
00:27:42Ça y est,
00:27:42qui est de nouveau en vigueur
00:27:44depuis 23h jusqu'à 6h demain matin
00:27:47dans plusieurs villes de France.
00:27:48On va également vous expliquer
00:27:50comment ça fonctionne concrètement.
00:27:52Restez avec nous
00:27:52pour la suite de Soir Info.
00:27:57On est de retour
00:27:58pour la suite de Soir Info.
00:27:59Merci de nous rejoindre
00:28:00en direct sur CNews
00:28:01et bienvenue à Franck Tapirot
00:28:03qui vient de nous rejoindre
00:28:04sur ce plateau.
00:28:05Bonsoir Franck.
00:28:06La colère et le désarroi
00:28:07de ces personnes
00:28:08qui ont tout perdu.
00:28:09C'est le cas à Grenoble
00:28:11où les gérants d'une librairie
00:28:12ont retrouvé dimanche
00:28:13leur boutique entièrement saccagée.
00:28:15Les images sont désolantes.
00:28:17Je vous propose de regarder.
00:28:21À Lille, Lyon, Nice, Bordeaux
00:28:24ou encore Paris,
00:28:25les premiers couvre-feu ciblés
00:28:26ont été respectés.
00:28:27Les couvre-feu ciblés
00:28:28ont contribué au calme de cette nuit.
00:28:30Je remercie les policiers
00:28:31et les gendarmes
00:28:32qui ont veillé à leur application
00:28:33ainsi que les préfets
00:28:34pour leur mobilisation.
00:28:36Un dispositif de sécurité
00:28:37renforcé et visible
00:28:39jusque dans le ciel
00:28:40de la capitale.
00:28:41Une partie de la nuit,
00:28:42il y a eu des hélicoptères
00:28:43avec le gros projecteur
00:28:45qui tournait sur la zone
00:28:46un peu oppressant.
00:28:48À Paris,
00:28:48le couvre-feu ne concerne
00:28:49que deux secteurs,
00:28:50la place de la République
00:28:51et le quartier des Halles.
00:28:53Une restriction limitée
00:28:54qui soulève des interrogations
00:28:56sur son efficacité.
00:28:57Moi, je ne suis pas
00:28:58dans la tête de ces gens-là.
00:28:59Je ne sais pas comment ils agissent.
00:29:00même si ce soir,
00:29:02ils veulent sortir cassés.
00:29:03Paris, c'est grand.
00:29:05Le terrain de jeu,
00:29:06il est grand pour eux
00:29:06s'ils veulent aller casser ailleurs.
00:29:08Et ailleurs, justement,
00:29:09les autorités
00:29:09prennent les devants.
00:29:10À Marseille,
00:29:11un couvre-feu pour mineurs
00:29:12a également été instauré.
00:29:14J'ai pris acte
00:29:15de la décision du préfet
00:29:16d'instaurer à Marseille
00:29:17un couvre-feu
00:29:18dès ce soir
00:29:18et pour les jours qui viennent.
00:29:20Celui-ci concerne
00:29:21uniquement les mineurs
00:29:22et exclusivement
00:29:23les zones commerciales
00:29:24de notre ville.
00:29:24Des plus petites communes
00:29:26comme Coulennes
00:29:27dans la Sarthe
00:29:27où Pointe-à-Pitre
00:29:28et les Abîmes
00:29:28en Guadeloupe
00:29:29ont également pris
00:29:30des décisions similaires.
00:29:31Des restrictions ciblées
00:29:33un peu partout en France
00:29:34avec un objectif clair,
00:29:35empêcher que les violences
00:29:37ne se reproduisent.
00:29:38Alors voilà,
00:29:39les couvre-feux
00:29:39qui sont de nouveau
00:29:40en vigueur
00:29:41dans plusieurs villes
00:29:42de France.
00:29:43Est-ce que c'est
00:29:44un vrai sujet aujourd'hui,
00:29:46Benjamin Comboulivre,
00:29:47est-ce que ces couvre-feux
00:29:48peuvent aider
00:29:48à calmer
00:29:50éventuellement
00:29:51ces violences ?
00:29:52Ce qu'on y voit surtout
00:29:53c'est une volonté
00:29:54de réagir médiatiquement
00:29:56de la part du gouvernement.
00:29:58Est-ce que ça a un effet réel ?
00:29:59Posez-moi la question,
00:30:00qui est-ce que ça arrête ?
00:30:01C'est-à-dire que là
00:30:01on parle de gens
00:30:02qui sont prêts
00:30:02à essayer de buter des flics
00:30:03et de tout cramer,
00:30:04péter des boutiques.
00:30:05Ils arrivent à franchir
00:30:06cet interdit-là.
00:30:08Donc franchir l'interdit
00:30:09d'un simple couvre-feu,
00:30:10non, ça ne va pas forcément
00:30:11les faire trembler
00:30:12plus que ça.
00:30:13Avec des amendes
00:30:13qui ne sont pas
00:30:14en plus de ça terribles
00:30:15qui de toute façon
00:30:16ne paieront pas ?
00:30:17C'est le gros souci
00:30:18qu'on a avec les amendes
00:30:19qui pourrait se régler.
00:30:21Vous savez que nous
00:30:21on prône le système
00:30:23des amendes allemandes.
00:30:24C'est-à-dire que c'est
00:30:24des amendes qui ont
00:30:25une durée de vie
00:30:25de 30 ans,
00:30:26qu'on peut dresser aux mineurs
00:30:27et qu'ils les payent
00:30:28quand ils sont majeurs,
00:30:28qu'on peut dresser aux gens
00:30:29insolvables et puis ils les payent
00:30:30quand ils recouvrent
00:30:31une meilleure fortune.
00:30:32C'est comme ça que c'est
00:30:32marqué dans le texte allemand.
00:30:33Nous, nos AFD,
00:30:34si vous n'êtes pas solvable,
00:30:35vous ne payez pas.
00:30:35Donc évidemment,
00:30:36c'est moins dissuasif.
00:30:38Mais le vrai sujet,
00:30:39ce qui est inquiétant,
00:30:40ce qui nous a tout de suite
00:30:41marqué le 18,
00:30:43c'est que le schéma habituel
00:30:44des pillages,
00:30:45c'est quand il y a
00:30:45un événement marquant,
00:30:47un grand mouvement social
00:30:48et puis vous avez des gens
00:30:48qui vont venir se greffer à ça.
00:30:50Ça va partir en violence urbaine,
00:30:51on va perdre la main dessus,
00:30:52il n'y aura plus la police
00:30:53qui sera éparpillée
00:30:53et donc ils vont pouvoir
00:30:54en profiter pour aller piller
00:30:55parce qu'il y aura
00:30:55moins de force de sécurité.
00:30:57Le 18, il n'y avait pas
00:30:58de grand mouvement social.
00:30:59Le 18, ils se sont juste
00:30:59pointés en étant très nombreux
00:31:01et donc ils n'ont pu dépasser.
00:31:02Ils ont constaté
00:31:03que l'État était en échec
00:31:05sur la gestion de la sécurité
00:31:06et sur l'appréhension
00:31:07de ces féminines-là.
00:31:07Parce qu'ils avaient constaté
00:31:08de la veille.
00:31:08Ce qu'ils ont vu la veille,
00:31:09c'est qu'en se greffant
00:31:10sur un gros mouvement,
00:31:11ils pouvaient en profiter.
00:31:12Le 18, ils ont vu
00:31:13que même sans gros mouvement,
00:31:14ils pouvaient venir
00:31:15et tout péter et piller.
00:31:17C'est ça, inquiétude.
00:31:18Alors Grenoble,
00:31:19puisque vous avez vu,
00:31:20effectivement,
00:31:20le sujet qu'on a vu
00:31:21n'était pas Grenoble,
00:31:22c'était effectivement
00:31:23les couvre-feux.
00:31:24Je vous parlais de la colère
00:31:25de ces commerçants
00:31:26qui ont tout perdu.
00:31:28Grenoble,
00:31:28donc c'est une librairie
00:31:29qui a été retrouvée
00:31:30entièrement saccagée.
00:31:31Les images sont désolantes
00:31:33et évidemment,
00:31:34la colère des gérants
00:31:36de cette boutique,
00:31:36regardez.
00:31:37Voilà.
00:31:41Hier, on a fermé
00:31:42la boutique à 15h30
00:31:44suite aux émeutes
00:31:45à côté de la manifestation
00:31:47du 17 octobre.
00:31:48Et à 17h,
00:31:50on s'est fait forcer
00:31:50la boutique par la vitrine.
00:31:55Ils ont tout saccagé.
00:31:56Donc là, on a déjà
00:31:57un peu relevé des trucs.
00:31:59Il n'y avait plus rien
00:31:59qui était...
00:32:00Mais tout était par terre.
00:32:02Ça, c'était...
00:32:03Donc le but, là,
00:32:04clairement,
00:32:04c'était de voler
00:32:05et de casser.
00:32:07Parce qu'est-ce qu'ils n'ont
00:32:08pas pu voler,
00:32:09en fait,
00:32:09ils l'ont détruit.
00:32:11Ils l'ont détruit,
00:32:12mais tout.
00:32:13Des figurines de collection,
00:32:15des décors,
00:32:19des vitrines,
00:32:19des meubles
00:32:20faits sur mesure
00:32:21par artisans du coin.
00:32:29C'est déchirant.
00:32:30Karima,
00:32:31c'est déchirant
00:32:31de voir des personnes
00:32:32qui, en fait,
00:32:33là, ont perdu
00:32:34leur outil de travail.
00:32:35Oui, tout à fait.
00:32:36En fait,
00:32:36le travail d'une vie,
00:32:37les efforts d'une vie
00:32:39est comme ça réduit
00:32:41à néant.
00:32:42Et en plus,
00:32:43avec des discours
00:32:44qui légitiment,
00:32:45comme on mentionnait
00:32:46un peu plus tôt,
00:32:47comme quoi, finalement,
00:32:48pour faire de véritables
00:32:49changements,
00:32:50on l'entend beaucoup,
00:32:51comme quoi,
00:32:52pour faire de véritables
00:32:52changements,
00:32:53ça passe quelque part
00:32:55inévitablement
00:32:55par la violence.
00:32:56Et je trouve
00:32:56qu'il y a encore
00:32:57beaucoup de gens
00:32:58aujourd'hui
00:32:58qui sont un peu
00:32:59prisonniers
00:32:59de ce schéma.
00:33:01Ils vont dire,
00:33:02vous savez,
00:33:03les grandes révolutions
00:33:04s'est passée
00:33:05par la violence.
00:33:06Donc, forcément,
00:33:07si on veut faire
00:33:08changer les choses,
00:33:09oui, ça fait partie
00:33:10des dommages collatéraux.
00:33:11Non, ce n'est pas
00:33:11des dommages collatéraux,
00:33:12c'est des dommages sciemment
00:33:14qui ont été presque
00:33:16dessinés sciemment,
00:33:17vous voyez.
00:33:18C'est une violence
00:33:18qui est dirigée.
00:33:20Il y a un choix
00:33:21à tout ça.
00:33:22Donc, oui,
00:33:23il va y avoir
00:33:23ce qu'on appelle
00:33:24la délinquance
00:33:24d'opportunité,
00:33:25mais il y a aussi
00:33:27des groupuscules
00:33:28où ils sont organisés
00:33:29et ils décident
00:33:30d'ouvrir ces brèches
00:33:31et ils se disent,
00:33:32on va créer
00:33:33certains endroits,
00:33:34on va casser
00:33:35et d'autres vont se joindre,
00:33:36vont s'agglutiner
00:33:37à ces mouvements
00:33:38et ce sera la destruction.
00:33:39Donc, il y a aussi
00:33:40quelque chose de pensé
00:33:41et je pense que plus globalement,
00:33:43on devrait sortir
00:33:43de cette logique
00:33:44comme quoi, forcément,
00:33:46si on ne se fait pas entendre
00:33:47par le gouvernement,
00:33:48on doit tout casser
00:33:49pour provoquer un changement.
00:33:50Ce qui est terrible,
00:33:50c'est que les images
00:33:51qu'on vient de voir
00:33:53existaient évidemment
00:33:53des deux gérants.
00:33:55Toujours à Grenoble,
00:33:56une manifestation
00:33:57avait lieu aujourd'hui
00:33:58devant le tribunal
00:33:59de Grenoble.
00:34:00Et pas pour soutenir
00:34:01les victimes,
00:34:02pas pour soutenir
00:34:02les gérants
00:34:03de cette librairie,
00:34:05non pour soutenir
00:34:05justement
00:34:08les casseurs.
00:34:09Écoutez des personnes
00:34:10interrogées
00:34:11lors de cette manifestation.
00:34:12J'ai peur
00:34:13que ces gens-là
00:34:13servent d'exemple
00:34:14et qu'il n'y ait pas
00:34:16une justice
00:34:16tout à fait équitable.
00:34:19J'ai fait la manif samedi,
00:34:20j'ai été,
00:34:21comme tout le monde,
00:34:21assez perturbée
00:34:22de tous les déroulements,
00:34:24des violences policières
00:34:25comme des autres violences.
00:34:26On est tous un peu secoués
00:34:27je pense dans le pays.
00:34:28Je voulais rentrer
00:34:29à la comparution immédiate
00:34:30pour soutenir les gens
00:34:32qui vont être jugés.
00:34:34Ils ne m'ont pas laissé rentrer.
00:34:35Apparemment,
00:34:35c'est impossible de rentrer.
00:34:36Il y a quasiment,
00:34:37on va dire,
00:34:38il y a 150 manifestants
00:34:39et il y a presque
00:34:40autant de flics.
00:34:41Moi, je voulais être là
00:34:42juste pour comprendre
00:34:42comment ça va être jugé
00:34:43et être sûr
00:34:44qu'on ne va pas prendre
00:34:45les pauvres 35 personnes
00:34:46qui sont là
00:34:47en faire des exemples
00:34:49au nom de quoi.
00:34:50J'avais juste envie
00:34:51de voir comment ça se passe.
00:34:52Je suis venu
00:34:52parce que c'est hyper important
00:34:54de soutenir
00:34:54tous ceux
00:34:55qui se sont fait attraper
00:34:57lors des manifestations
00:34:58l'autre jour
00:35:00du 17 septembre
00:35:01parce qu'il y avait
00:35:01une extrême violence policière.
00:35:03Une violence policière
00:35:04qui est de plus en plus
00:35:05banalisée,
00:35:06normalisée
00:35:07et violente.
00:35:09et ce n'est pas normal
00:35:10d'avoir ça en France,
00:35:11d'avoir ça de n'importe où
00:35:13et on vient soutenir
00:35:14par rapport
00:35:15au mouvement
00:35:16de manière générale
00:35:18et puis soutenir
00:35:20tous ceux
00:35:20qui n'ont pas réussi
00:35:21à échapper
00:35:22à cette violence.
00:35:24Franck,
00:35:25c'est totalement dingue
00:35:27d'entendre,
00:35:28mais qu'est-ce qui se passe
00:35:29dans la tête
00:35:29de ces gens en fait ?
00:35:30En fait,
00:35:31je vais vous dire,
00:35:31je n'ai pas vu
00:35:32exactement la même chose
00:35:33dans ces images
00:35:35épouvantables
00:35:35parce que c'est ce qui m'a mis
00:35:36le plus en colère
00:35:37et je pense que la majorité
00:35:38des Français
00:35:38ont été en colère
00:35:40à cause de ça.
00:35:40Toutes ces personnes
00:35:41qui pleurent
00:35:42dans leur outil de travail.
00:35:43Vous savez ce que j'ai vu ?
00:35:44Ce n'est pas seulement
00:35:45du vol,
00:35:45du pillage,
00:35:46c'est pire que ça.
00:35:47Ils se sont attaqués
00:35:48à la France du réel,
00:35:50à la France du travail,
00:35:52à la France de ceux
00:35:53qui veulent s'en sortir.
00:35:54Ils ont décidé
00:35:56de les cibler
00:35:57comme s'ils étaient
00:35:58une entrave
00:36:00à leur nouvelle France
00:36:01qu'ils appellent leur vœu.
00:36:01C'est quoi la nouvelle France ?
00:36:02Celle qui vit de quoi ?
00:36:04Celle qui vit de quoi ?
00:36:05Des aides ?
00:36:06Et pas celle qui se lève
00:36:07le matin pour travailler.
00:36:08Ce n'est pas la France
00:36:09des entrepreneurs.
00:36:10Et moi, j'ai vu ça.
00:36:11C'est du labeur
00:36:11des gens qui se lèvent
00:36:12pour travailler.
00:36:12Mais on le voit aussi
00:36:13dans ce témoignage,
00:36:15excusez-moi,
00:36:16de cet idiot.
00:36:17C'est un idiot
00:36:18qui est fié ou pas,
00:36:18on s'en fout.
00:36:19C'est un idiot.
00:36:20C'est deux France aujourd'hui.
00:36:21Vous vous rappelez un peu
00:36:21ce que disait
00:36:23Gérard Collomb.
00:36:24C'est cette France
00:36:25qui maintenant
00:36:26était dos à dos
00:36:27et puis maintenant
00:36:28face à face.
00:36:29C'est deux France
00:36:29quasi irréconciliables.
00:36:31C'est-à-dire que
00:36:31quand on l'entend,
00:36:32on est dans un schéma
00:36:34totalement inverse
00:36:35au nôtre.
00:36:36Celui de la raison,
00:36:37celui de la France du réel
00:36:38encore une fois.
00:36:38Celui des gens
00:36:39qui se lèvent,
00:36:39qui mettent
00:36:40toute leur vie,
00:36:41tout leur temps,
00:36:42tout leur argent,
00:36:44toute leur volonté
00:36:44pour non seulement
00:36:45créer quelque chose
00:36:46mais créer de l'emploi,
00:36:48créer de la richesse,
00:36:49créer du développement,
00:36:50créer finalement
00:36:51ce qui fait de la France
00:36:52un pays qui,
00:36:54normalement,
00:36:55nul autre pareil,
00:36:56ce pays qui donne envie.
00:36:57Mais aujourd'hui,
00:36:58si c'est ça,
00:36:59je peux vous dire
00:36:59que les élections présidentielles
00:37:00vont devoir répondre à cela.
00:37:02Est-ce qu'on veut
00:37:02cette France du réel
00:37:04qui a été massacrée
00:37:05ou est-ce qu'on veut
00:37:06cette nouvelle France
00:37:07qui vient détruire
00:37:08tout ce que la France
00:37:09a fait pendant des siècles ?
00:37:10Avner Ducan,
00:37:12pardon,
00:37:12mais quand on regarde
00:37:12ces images,
00:37:13quand on entend ces gens,
00:37:14on a presque envie
00:37:15de se dire
00:37:16qu'il y a presque
00:37:16une forme de complicité
00:37:18finalement.
00:37:18C'est-à-dire qu'on vient
00:37:19approuver des violences
00:37:21et des pillages
00:37:23publiquement,
00:37:23devant les caméras,
00:37:24on n'a pas honte.
00:37:25Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:37:27On a le droit de faire ça ?
00:37:29C'est gravissime.
00:37:29Honnêtement,
00:37:30c'est gravissime
00:37:30parce qu'en fait,
00:37:32il y a tellement de choses
00:37:33à dire.
00:37:34Il y a tellement de choses
00:37:35à dire.
00:37:36Déjà,
00:37:36la première,
00:37:37c'est quoi ?
00:37:37On a le droit,
00:37:38bien évidemment,
00:37:39de venir soutenir
00:37:40des personnes
00:37:40qui vont être jugées.
00:37:41C'est le rôle en général
00:37:42des parents,
00:37:43c'est le rôle en général
00:37:43de la petite amie,
00:37:44des copains,
00:37:45des copines.
00:37:45Quand c'est ça,
00:37:45c'est qu'on dit
00:37:46qu'on les croit innocents.
00:37:48Exactement.
00:37:48Sauf que là,
00:37:48ce n'est pas ça.
00:37:49Exactement.
00:37:49Mais là,
00:37:50on voit bien
00:37:50qu'il y a quelque chose
00:37:52de bien plus.
00:37:53Quand cette femme,
00:37:53elle nous dit
00:37:54mais moi,
00:37:54je veux rentrer
00:37:54mais il y a trop de flics,
00:37:55il y a trop de flics devant.
00:37:56Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:37:57C'est-à-dire qu'elle n'est pas là
00:37:58pour regarder
00:37:59comment ça va être jugé.
00:38:00Elle est là pour mettre
00:38:00la pression.
00:38:01C'est des gens qui sont là
00:38:02pour mettre la pression,
00:38:03pour mettre la pression
00:38:04au juge
00:38:04et pour leur dire
00:38:05si vous condamnez
00:38:06trop sévèrement,
00:38:07nous on va gueuler,
00:38:08nous on va crier.
00:38:09Et en fait,
00:38:10c'est cette forme de pression
00:38:11qui est complètement
00:38:11répréhensible par la loi.
00:38:12Ça,
00:38:13c'est la première chose.
00:38:13Et il y a une autre chose
00:38:14que je suis obligé de dire.
00:38:15Je rappelle quand même
00:38:16qu'on est dans un état de droit.
00:38:17On est dans un état de droit
00:38:18où en fait,
00:38:18vous n'allez pas juger des gens
00:38:19si dans le dossier,
00:38:21il n'y a rien du tout.
00:38:22Ça n'existe pas.
00:38:23En fait,
00:38:23c'est juste impossible.
00:38:25C'est un pays
00:38:25qu'on vient de nous inventer
00:38:26à l'instant.
00:38:27À l'antenne,
00:38:27c'est ridicule.
00:38:28Quand on a des faits,
00:38:30on a une infraction
00:38:31et que tout cela
00:38:32est corroboré,
00:38:33eh bien là,
00:38:34on va pouvoir condamner
00:38:35une personne.
00:38:36Mais là,
00:38:36la justice,
00:38:36elle n'est pas en train
00:38:37de condamner des innocents.
00:38:38À partir du moment
00:38:39où ils sont condamnés,
00:38:39de toute façon,
00:38:39ils ne sont plus innocents.
00:38:42Ils sont victimes.
00:38:43C'est pire que ça,
00:38:43ce sont des victimes
00:38:44qu'on est en train de condamner.
00:38:45Concernant les profils
00:38:46de ces casseurs,
00:38:47comme souvent après
00:38:47les débordements
00:38:48et les émeutes,
00:38:49on évoque beaucoup
00:38:50les black blocs
00:38:51depuis samedi.
00:38:56Qui sont-ils,
00:38:57ces black blocs ?
00:38:58Comment s'organisent-ils ?
00:38:59Claude Moniquet
00:39:00est avec nous,
00:39:01spécialiste terroriste
00:39:02et renseignements.
00:39:02Bonsoir Claude,
00:39:03expliquez-nous.
00:39:05Oui, bonsoir Mickaël.
00:39:06Eh bien,
00:39:06les black blocs,
00:39:07d'abord,
00:39:07ce n'est pas une organisation,
00:39:08ce n'est pas un mouvement,
00:39:09c'est une tactique.
00:39:10C'est une tactique
00:39:11qui rassemble des gens
00:39:13et qui viennent
00:39:13de petits groupes disparates
00:39:15qui se forment localement
00:39:18sur base d'affinités personnelles
00:39:20et qui vont se retrouver
00:39:22au cas par cas
00:39:23pour commettre des méfaits,
00:39:25pour commettre des violences
00:39:26en se greffant
00:39:28sur des manifestations
00:39:28qui permettent ces violences,
00:39:30donc des manifestations
00:39:31assez massives,
00:39:32assez importantes.
00:39:33Ce sont des gens
00:39:34qui, très souvent,
00:39:35dans les profils
00:39:36qu'on connaît,
00:39:37on estime qu'il y en a
00:39:38à peu près un noyau dur
00:39:39de 300 à 500 black blocs
00:39:41en France
00:39:41et probablement
00:39:422 à 3 000 personnes
00:39:43qui gravitent autour
00:39:44de ce noyau dur
00:39:46et qui peuvent se joindre
00:39:47à ce noyau
00:39:48pour commettre
00:39:50des actions violentes.
00:39:52Au niveau du profil personnel,
00:39:54on est en face de gens
00:39:54qui ne sont pas du tout
00:39:55des laissés pour compte
00:39:56ni des exclus,
00:39:58mais qui sont très majoritairement
00:40:00issus des classes moyennes
00:40:02venant de familles cultivées
00:40:04dans les milieux culturels,
00:40:05beaucoup d'enfants d'enseignants,
00:40:07beaucoup d'étudiants,
00:40:08beaucoup même
00:40:09de jeunes actifs,
00:40:12y compris même des cadres.
00:40:15Avec, en plus,
00:40:16et c'est assez surprenant,
00:40:18l'évolution ces dernières années,
00:40:19on pense qu'il y a
00:40:20à peu près 33% de femmes
00:40:22dans les black blocs.
00:40:25Donc, c'est une mouvance
00:40:26qui est assez difficile
00:40:27à cerner,
00:40:28assez complexe,
00:40:29mais qui est extrêmement active
00:40:32et qui, en plus,
00:40:33se coordonne parfois
00:40:34au niveau international.
00:40:35On sait, par exemple,
00:40:36et ça,
00:40:37ça a été documenté
00:40:37déjà il y a 10 ou 15 ans,
00:40:39qu'il y a des entraînements
00:40:41dans lesquels se retrouvent
00:40:42des membres de black blocs
00:40:43de différents pays
00:40:44de manière à apprendre
00:40:45et à partager
00:40:46des tactiques d'assaut
00:40:47contre la police,
00:40:48contre les symboles
00:40:50de l'État,
00:40:51contre les symboles
00:40:52de l'autorité
00:40:53et aussi contre
00:40:54de grandes marques.
00:40:55McDonald's, par exemple,
00:40:56on sait,
00:40:57pour ne pas la citer,
00:40:58est une des marques favorites
00:41:00des casseurs
00:41:01des black blocs.
00:41:02Merci beaucoup, Claude.
00:41:04Claude Moniquet,
00:41:04spécialiste terrorisme
00:41:06et renseignement.
00:41:07Benjamin Camboulivre,
00:41:08est-ce que les black blocs
00:41:09ont aujourd'hui
00:41:09une longueur d'avance
00:41:10sur les forces de l'ordre ?
00:41:11Une longueur d'avance.
00:41:12Merci beaucoup.
00:41:13Bonne soirée.
00:41:14Bonne fin de soirée.
00:41:17La certitude,
00:41:18c'est que ça a été
00:41:18très bien dit,
00:41:19d'ailleurs,
00:41:19par Claude Moniquet.
00:41:20Ce n'est pas politisé en soi.
00:41:21Black blocs,
00:41:22c'est simplement
00:41:22un mode opératoire
00:41:23que ça désigne.
00:41:24Mais après,
00:41:24il faut regarder
00:41:25comment ils sont composés.
00:41:26Et les individus
00:41:27qui composent ces black blocs,
00:41:28pour le coup,
00:41:28eux,
00:41:28ils sont clairement politisés.
00:41:30Et ce qu'ils vont avoir,
00:41:31c'est le recours
00:41:32à ce mode d'action
00:41:33pour infiltrer les manifestations,
00:41:35en prendre le contrôle.
00:41:36Ce qu'ils font,
00:41:36c'est qu'ils prennent
00:41:37le contrôle de la manif,
00:41:38c'est-à-dire que c'est
00:41:38leur mode d'action
00:41:39qui va entrer en jeu.
00:41:45leur revendication.
00:41:45C'est-à-dire que peu importe
00:41:46la manif initiale,
00:41:47ça peut être les gilets jaunes,
00:41:48ça peut être les agriculteurs,
00:41:49ça peut être les écolos,
00:41:50ça peut être les lycéens,
00:41:51tout ce que vous voulez.
00:41:52Eux,
00:41:52ils vont venir
00:41:53et c'est leur propagande
00:41:55anticapital,
00:41:56antisystème
00:41:56qui va venir être...
00:41:58C'est ça la tribune
00:41:59pour eux,
00:41:59si vous voulez.
00:42:00Franck,
00:42:00pourquoi est-ce qu'on n'y arrive pas ?
00:42:01Pourquoi aujourd'hui
00:42:02les pouvoirs publics
00:42:03sont dans l'incapacité
00:42:04de finalement
00:42:05d'empêcher
00:42:08des groupes
00:42:09comme ceux-là
00:42:10d'agir ?
00:42:10J'ai une faiblesse,
00:42:11je trouve,
00:42:14à l'époque,
00:42:15il y a une époque
00:42:16où on faisait de l'infiltration,
00:42:17on arrivait à infiltrer
00:42:17les mouvements extrêmes.
00:42:18Tous les mouvements extrêmes
00:42:19ont été infiltrés.
00:42:20Et puis n'oublions pas
00:42:21que ce mouvement
00:42:22black bloc,
00:42:23il est assez diffus
00:42:24parce qu'il y a aussi
00:42:24des black blocs
00:42:25auto-déclarés.
00:42:26Le moment-là,
00:42:26n'importe quel gamin,
00:42:27et je sais qu'il y en a beaucoup,
00:42:29même à Paris,
00:42:30dans les beaux quartiers,
00:42:31dans des familles
00:42:32dit-on aisées,
00:42:33donc ils n'ont pas du tout,
00:42:35du tout, du tout
00:42:35de contact avec des gens
00:42:36d'extrême-gauche.
00:42:37Il ne faut pas se gourer,
00:42:38c'est trop facile
00:42:38de tourmettre
00:42:39sur l'extrême-gauche.
00:42:40Il y a aussi
00:42:40un attrape-tout.
00:42:41Ils attrapent des gens,
00:42:42finalement,
00:42:43des gamins
00:42:43qui ont envie d'exister un peu,
00:42:45qui ont envie de,
00:42:45comme peut-être un mal-être,
00:42:46et ils arrivent aujourd'hui
00:42:47à agréger des gens
00:42:48qui ne sont pas du tout
00:42:49formés par l'extrême-gauche.
00:42:51Donc, ce qu'il y a de terrible,
00:42:52c'est que c'est
00:42:52non seulement quelque chose
00:42:53d'assez structuré,
00:42:56et totalement déstructuré.
00:42:57Voilà pourquoi
00:42:58on a du mal.
00:42:59Ce n'est pas
00:43:01réservé à quelques membres.
00:43:02Mais moi,
00:43:02je ne comprends pas,
00:43:03je ne comprends pas,
00:43:04ça fait des années
00:43:04qu'on les voit,
00:43:05on les a vus
00:43:05pour les Gilets jaunes,
00:43:07notamment pendant
00:43:07de nombreux mois.
00:43:08Comment se fait-il
00:43:09qu'on ne les a pas
00:43:09non seulement infiltrés
00:43:11et désintégrés
00:43:11de l'intérieur ?
00:43:13On aurait dû attraper
00:43:14au moins quelques chefs,
00:43:15quelques leaders,
00:43:16et là on me dit
00:43:16ah oui,
00:43:17mais ils viennent
00:43:17des pays étrangers.
00:43:18Ils viennent d'Allemagne
00:43:19pour la plupart
00:43:19à 80 et quelques pourcents.
00:43:21Ils viennent d'autres pays de l'Est.
00:43:22Mais en fait,
00:43:23ils viennent d'eux,
00:43:23ils viennent d'eux.
00:43:24Moi, je vous parle
00:43:25de choses qu'on me dit.
00:43:26Parce que quelqu'un
00:43:27peut me dire un jour
00:43:27que les Black Box,
00:43:28c'est ça,
00:43:28c'est lui,
00:43:29c'est elle,
00:43:30et voilà où ils se réunissent.
00:43:31On a l'impression
00:43:31que c'est totalement débublé.
00:43:33Cette information
00:43:33à présent en Italie,
00:43:35Giorgia Meloni
00:43:36a décidé d'employer
00:43:38les grands moyens
00:43:38face aux violences urbaines.
00:43:40Après deux jours
00:43:41d'affrontements
00:43:42et de pillages à Milan,
00:43:43le gouvernement a autorisé
00:43:44le déploiement
00:43:44de 500 soldats,
00:43:46500 militaires dans la ville.
00:43:49Antonino Gallofaro,
00:43:50correspondant C News en Italie,
00:43:51bonsoir.
00:43:51Racontez-nous précisément.
00:43:54Oui, alors,
00:43:54le Conseil des ministres
00:43:56s'est réuni ce soir
00:43:56avec la Première ministre
00:43:57et ils ont
00:43:58décidé justement
00:43:59de renforcer
00:43:59le dispositif de sécurité
00:44:01après que le maire de Milan
00:44:02s'était plaint
00:44:04qu'il n'y avait pas
00:44:04assez de forces de l'ordre,
00:44:06de membres des forces
00:44:07de l'ordre dans la ville.
00:44:07Alors,
00:44:08l'envoi de 500 militaires
00:44:08est prévu ces prochains jours
00:44:10jusqu'à la fin de l'année
00:44:13et ces soldats
00:44:13viendront au soutien
00:44:14à la police
00:44:15et aux carabiniers
00:44:16sous la forme
00:44:17de l'opération
00:44:18Stradessicour
00:44:18et route sûre.
00:44:19C'était l'opération
00:44:20qui avait été mise en place
00:44:22au lendemain
00:44:22des attentats de Paris
00:44:23en 2015.
00:44:24En attendant l'arrivée
00:44:24des militaires,
00:44:25la présence des forces
00:44:26de l'ordre
00:44:26autour de la place
00:44:27du Domo
00:44:27en plein centre
00:44:28a été largement renforcée.
00:44:29Puis,
00:44:30dans le même temps,
00:44:31de l'autre côté,
00:44:31Giorgio Melloni
00:44:32renforce aussi
00:44:32l'arsenal juridique.
00:44:33La mise en garde
00:44:34à vue préventive
00:44:35de 24 heures
00:44:36pourra s'appliquer
00:44:37aussi aux mineurs.
00:44:38Alors,
00:44:38de quoi on parle ?
00:44:39C'est une mesure
00:44:40née des manifestations
00:44:41volantes de Turin
00:44:43contre la formature
00:44:44de son centre social
00:44:45en février dernier.
00:44:46Elle permet aux forces
00:44:47de l'ordre
00:44:47de priver une personne
00:44:48de liberté
00:44:50avant qu'elle ne commette
00:44:51une nouvelle infraction.
00:44:52Donc,
00:44:52si la police soupçonne
00:44:53telle personne
00:44:54de se rendre
00:44:54à un nouveau
00:44:55à une nouvelle manifestation
00:44:57pouvant dégénérer,
00:44:58elle peut l'arrêter
00:44:59en amont
00:45:00pendant 24 heures.
00:45:01Et par ailleurs,
00:45:02les parents
00:45:02des personnes arrêtées,
00:45:05des mineurs arrêtés
00:45:06et accusés de vandalisme
00:45:07devront aussi
00:45:09payer une amende
00:45:10qui pourra aller
00:45:11de 500 à 1 000 euros.
00:45:12Merci beaucoup,
00:45:13Antonino Gallofaro,
00:45:15correspondant
00:45:15à CNews en Italie.
00:45:17Et toujours est-il
00:45:17que ça marche
00:45:18puisqu'il n'y a pas eu
00:45:18de violence
00:45:18depuis dimanche.
00:45:20Benjamin,
00:45:20est-ce que c'est une réponse
00:45:21qui pourrait changer
00:45:22la donne chez nous
00:45:23face aux émeutiers ?
00:45:25Pourquoi en Italie
00:45:25n'est pas chez nous ?
00:45:26Ce qui se passe déjà
00:45:27c'est qu'en France
00:45:27on est noyé,
00:45:28on est dépassé,
00:45:28on n'y arrive pas,
00:45:29on n'a pas une police
00:45:30qui a des armes
00:45:30pour gérer ça
00:45:31avec le manque de moyens
00:45:31dont on pâtit
00:45:32depuis des années
00:45:33et qu'on n'arrête pas
00:45:33de réclamer.
00:45:34Maintenant,
00:45:34c'est pour ça que les gens
00:45:35disent mais envoyez l'armée
00:45:36de toute façon
00:45:37la police n'y arrive pas.
00:45:38Sauf que l'armée
00:45:39il y a deux options,
00:45:40soit vous lui donnez
00:45:40des moyens de police
00:45:41auquel cas ce n'est pas
00:45:42leur métier,
00:45:42ils vont se faire défoncer
00:45:43encore plus que nous
00:45:43et ça va être pire
00:45:44qu'autre chose,
00:45:45soit vous leur donnez
00:45:46des moyens de guerre,
00:45:46vous leur dites
00:45:47vous tirez sur ordre
00:45:48et à ce moment-là
00:45:48personne ne va être content.
00:45:49Donc on a une police
00:45:50qui sait travailler,
00:45:51simplement cette police
00:45:52aujourd'hui elle est envoyée
00:45:53au charbon sans qu'on lui
00:45:53donne les moyens de le faire.
00:45:54Vous avez des collègues
00:45:55qui n'ont pas les instructions
00:45:56de fermeté nécessaire,
00:45:57vous avez des collègues
00:45:58qui se plaignent
00:45:58de ne pas avoir les moyens
00:45:59pour intervenir,
00:46:00on a des LBD qui ne tirent
00:46:01pas assez loin,
00:46:01qui ne tirent pas assez fort,
00:46:02les collègues voudraient
00:46:03se servir de matraques
00:46:04télescopiques par exemple
00:46:05dans les émeutes,
00:46:06ils n'ont pas le droit,
00:46:06ils doivent prendre
00:46:07une petite trique
00:46:07en caoutchouc
00:46:08et avec les protections
00:46:09des casseurs
00:46:09ça ne leur fait strictement rien.
00:46:11On a des collègues
00:46:11qui voudraient pouvoir agir,
00:46:12par exemple vous savez
00:46:13il y a des choses qui existent,
00:46:14des drones qui peuvent
00:46:15passer au-dessus des émeutiers
00:46:16et puis pour lâcher
00:46:17comme ça des moyens intermédiaires,
00:46:19on n'a pas le droit à tout ça,
00:46:20pourtant les collègues
00:46:20le demandent,
00:46:21ceux qui sont sur le terrain,
00:46:21ceux qui font les missions,
00:46:22on ne leur donne pas ça
00:46:23et après quand on entend
00:46:24envoyer l'armée
00:46:24et la police ne s'est pas travaillée,
00:46:26non ce n'est pas la bonne solution,
00:46:27la solution c'est
00:46:27de lâcher l'abri de la police
00:46:37Vous pouvez mettre
00:46:37un million de flics dans les rues
00:46:39quand on n'a pas
00:46:39des règles d'engagement claires
00:46:41et bien ils peuvent être
00:46:41comme ça avec leur matraque
00:46:42pendant cette heure-là
00:46:43c'est eux qui se font charger.
00:46:44Donc comment il faut regarder
00:46:45les résultats ?
00:46:46Il y a 800 et quelques blessés
00:46:47chez les policiers
00:46:48plus que ça.
00:46:50Regardez les résultats,
00:46:51regardez les émeutes,
00:46:52regardez ce qui crame,
00:46:53regardez les policiers.
00:46:54Donc on voit bien
00:46:54que c'est de là où ça vient.
00:46:56L'ordre qui tombe
00:46:57n'est pas le bon,
00:46:58l'engagement n'est pas le bon,
00:46:59le renseignement est foiré,
00:47:01à un moment on peut s'incronter
00:47:01ce qu'on veut
00:47:02mais arrêtons le déni
00:47:03sinon ça va continuer à cramer.
00:47:04Allez, retour en France
00:47:05dans un instant
00:47:05avec la France insoumise
00:47:07qui continue de jeter
00:47:08de l'huile sur le feu
00:47:09jusque dans les rangs
00:47:10de l'Assemblée nationale
00:47:11avec un échange
00:47:12particulièrement tendu
00:47:13cet après-midi
00:47:14entre la chef des députés insoumis
00:47:15Mathilde Panot
00:47:16et le Premier ministre
00:47:17Sébastien Lecornu.
00:47:21Condamnez-vous
00:47:21l'incendie de la mairie de Limoges
00:47:25dont ce matin
00:47:27un premier suspect
00:47:28a été interpellé
00:47:29et appartenant à l'ultra-gauche.
00:47:31Vous n'avez pas eu
00:47:32un mot pour le jeune
00:47:34qui a perdu une main
00:47:34à Saint-Etienne
00:47:35pas un mot pour la jeune
00:47:36qui a perdu un oeil
00:47:37à Moulouse
00:47:38pas un !
00:47:39Tout est dit
00:47:40je vous passerai bien sur
00:47:41la séquence en entier
00:47:42dans un instant
00:47:42d'encore plein de choses
00:47:43à voir ensemble
00:47:43restez avec nous
00:47:44on est en direct
00:47:44pour la suite de Soir Info
00:47:46sur CNews.
00:47:49La suite de Soir Info
00:47:51sur CNews
00:47:51la France insoumise
00:47:52continue de jeter
00:47:53de l'huile sur le feu
00:47:55jusque dans les rangs
00:47:56de l'Assemblée nationale
00:47:57on écoutera dans un instant
00:47:58un échange
00:48:00particulièrement tendu
00:48:01cet après-midi
00:48:02entre la chef
00:48:02des députés insoumis
00:48:03Mathilde Panot
00:48:04et le Premier ministre
00:48:05Sébastien Lecornu
00:48:06on parlera également
00:48:07de ça
00:48:07regardez cette affiche
00:48:09qui va s'afficher
00:48:10sur votre écran
00:48:11un appel à se rassembler
00:48:13pour Halloween
00:48:13dont l'objectif est clairement
00:48:15de semer
00:48:16la terreur
00:48:17mais juste avant
00:48:18on va évidemment
00:48:19parler longuement
00:48:20dans un instant
00:48:21juste avant
00:48:21c'est le point sur l'actualité
00:48:22le journal à minuit
00:48:23avec Mickaël Dosantos
00:48:25bonsoir Mickaël
00:48:30bonsoir Mickaël
00:48:31bonsoir Mickaël
00:48:31bonsoir à tous
00:48:32149 personnes
00:48:33incarcérées
00:48:34800 déférées
00:48:35devant un tribunal
00:48:36pour être jugées
00:48:37c'est le bilan provisoire
00:48:38annoncé par le garde des Sceaux
00:48:40Gérald Darmanin
00:48:41après les violences
00:48:42survenues ce week-end
00:48:42beaucoup de peines
00:48:43de prison ferme
00:48:44avec mandat de dépôt
00:48:45ont été prononcés
00:48:46lors de comparutions immédiates
00:48:48ces individus
00:48:49sont à 95%
00:48:50des hommes
00:48:51majoritairement
00:48:52des adultes
00:48:53sans casier judiciaire
00:48:54et à l'Assemblée nationale
00:48:55les débats ont été vifs
00:48:57après l'arrestation
00:48:58d'un suspect d'ultra-gauche
00:48:59Sébastien Lecornu
00:49:00a demandé à Mathilde Panot
00:49:01de condamner l'incendie
00:49:02de la mairie de Limoges
00:49:04des images à suivre
00:49:06dans Soirinfo
00:49:07les couvre-feu
00:49:09reconduit ce soir
00:49:10dans plusieurs villes de France
00:49:11à Paris
00:49:12la mesure est appliquée
00:49:13autour de la place
00:49:14de la République
00:49:14et le quartier des Halles
00:49:15depuis 23h
00:49:16et jusqu'à 6h du matin
00:49:18du côté de Lyon
00:49:19l'hypercentre
00:49:20est concerné
00:49:21depuis 21h
00:49:21pour ramener le calme
00:49:22Marseille
00:49:23l'île Bordeaux
00:49:24ou encore Nice
00:49:25appliqueront également
00:49:25des couvre-feu
00:49:27exclusivement
00:49:27pour les mineurs
00:49:28enfin pour aider
00:49:30les commerçants
00:49:30le gouvernement a dévoilé
00:49:31une série de mesures
00:49:33parmi elles
00:49:33un prêt à taux zéro
00:49:34jusqu'à 50 000 euros
00:49:35ou encore
00:49:36un chômage partiel
00:49:37dans les entreprises
00:49:38de moins de 150 salariés
00:49:40au total
00:49:40environ 3000 commerces
00:49:42ont été pillés
00:49:43ou dégradés
00:49:43ce week-end
00:49:44700 pour la seule ville
00:49:46de Marseille
00:49:48Merci beaucoup
00:49:49Michael Dos Santos
00:49:50on va vous montrer
00:49:51dans un instant
00:49:52cette affiche
00:49:54affiche évidemment
00:49:55pour Halloween
00:49:56un appel à se rassembler
00:49:57pour Halloween
00:49:58devant des mairies
00:49:58des commissariats de police
00:50:00et des préfectures
00:50:01c'est absolument fou
00:50:03mais juste avant
00:50:03il est minuit
00:50:04c'est l'heure de passer en revue
00:50:05les unes de la presse
00:50:07de ce désormais mercredi
00:50:09nous sommes le mercredi 21 octobre
00:50:10et en une du Figaro
00:50:12après le chaos
00:50:13Marine Le Pen
00:50:14en force
00:50:15le bloc central
00:50:16s'effrite
00:50:17enquête très intéressante
00:50:19les scènes de violence
00:50:19consolident la base électorale
00:50:21du Rassemblement National
00:50:21selon donc une enquête
00:50:22IFOP
00:50:23fiducial
00:50:24c'est ce que nous dit
00:50:24le Figaro
00:50:27un commentaire peut-être
00:50:28là-dessus Mathieu Hoc
00:50:29oui puisqu'en réalité
00:50:31on voit bien qu'aujourd'hui
00:50:32quand on pose des questions
00:50:33politiques
00:50:34sur ce qui s'est passé
00:50:35et que les français
00:50:36se posent des questions
00:50:37on voit bien que par exemple
00:50:38pour la France insoumise
00:50:39est-ce qu'elle est pour
00:50:40ou contre
00:50:40les émeutes
00:50:42les français vont répondre
00:50:43parce qu'ils voient
00:50:44et parce qu'a dit Mathilde Panot
00:50:45et on reviendra dessus
00:50:46qu'ils sont plutôt dans une logique
00:50:47d'être
00:50:48de bienveillance
00:50:49ou de conciliation
00:50:50vis-à-vis des émeutes
00:50:52le parti socialiste
00:50:53donc les maires
00:50:54on va dire
00:50:54Emmanuel Grégoire
00:50:57le maire de Marseille
00:50:58Benoît Payan
00:50:58etc
00:50:59sont complètement impuissants
00:51:00et se défausent sur l'état
00:51:02alors qu'ils ont des responsabilités
00:51:03le bloc central
00:51:04a mal géré
00:51:06le week-end
00:51:07du 17 octobre
00:51:08et a mal géré
00:51:09surtout le 18
00:51:10parce qu'effectivement
00:51:11il n'y a pas eu de mobilisation
00:51:12et pourtant
00:51:13il y a eu des dégradations
00:51:14à Marseille
00:51:15à Paris
00:51:15etc
00:51:15donc finalement
00:51:17il ne reste que Marine Le Pen
00:51:18qui effectivement
00:51:18engrange d'un point de vue électoral
00:51:19Ouest France
00:51:21après la casse et les pillages
00:51:22les premières condamnations
00:51:23c'est vrai que
00:51:24149
00:51:26incarcérations
00:51:26placement en détention provisoire
00:51:28annoncée Gérald Darmanin
00:51:29là on ne peut plus parler
00:51:30de l'axisme politique
00:51:31après
00:51:33oui on ne peut plus parler
00:51:34de l'axisme
00:51:34il y a une volonté politique
00:51:36là pour une fois
00:51:37149
00:51:39incarcérations
00:51:39et placements
00:51:39en détention provisoire
00:51:40Benjamin
00:51:41quand on veut
00:51:41on peut
00:51:42déjà ce qu'il faut dire
00:51:43c'est que
00:51:43quand vous avez
00:51:44le garde des Sceaux
00:51:44qui donne des instructions
00:51:46de fermeté
00:51:46il les donne au parquet
00:51:48donc à des procureurs
00:51:49ce n'est pas le procureur
00:51:49qui juge
00:51:50donc c'est simplement
00:51:51histoire de dire
00:51:52voilà
00:51:52soyons fermes
00:51:53mais il n'y a aucune garantie
00:51:54que ça va se passer
00:51:55pas plus qu'il y en a
00:51:55quand le président de la République
00:51:56vous dit
00:51:57on va être intraitable
00:51:57je ne crois pas qu'il soit juge
00:51:58le président de la République
00:51:59il n'a pas la main sur ça
00:52:00donc il ne peut pas le promettre
00:52:02maintenant
00:52:03qu'il y ait une volonté
00:52:04de la justice
00:52:06de fermeté
00:52:07en soi
00:52:07normalement
00:52:08ce n'est même pas le sujet
00:52:08c'est-à-dire que la justice
00:52:09elle n'est pas censée
00:52:09faire des exemples
00:52:10elle juge
00:52:11comme elle doit le faire
00:52:12en fonction de l'individualisation
00:52:13de la peine
00:52:13en fonction des circonstances
00:52:14de l'infraction
00:52:15de la personnalité de l'auteur
00:52:15etc
00:52:16ce qu'il faudrait
00:52:17c'est qu'elle puisse
00:52:17avoir cette sévérité
00:52:19tout le temps
00:52:19et de façon cohérente
00:52:20et dissuasive
00:52:21par rapport à la globalité
00:52:22des violences
00:52:23et moi j'ai du mal
00:52:24à considérer
00:52:25que c'est une réponse
00:52:26intraitable
00:52:27150 condamnations
00:52:27quand il y a plus de 10 000
00:52:29interpellations
00:52:29il y en a quand même
00:52:30un petit paquet
00:52:30qui sont presque au milieu
00:52:31allez on va terminer
00:52:32avec la une d'aujourd'hui
00:52:33en France
00:52:33qui sont les casseurs
00:52:34les audiences révèlent
00:52:35des profils très variés
00:52:36du pilleur d'opportunités
00:52:38aux militants radicalisés
00:52:39nous dit aujourd'hui
00:52:40en France
00:52:40voilà donc pour la revue
00:52:41de presse
00:52:42de Soir Info
00:52:43on va vous parler
00:52:45à présent
00:52:45de cet appel
00:52:46à se rassembler
00:52:47pour Halloween
00:52:48devant des mairies
00:52:49des commissariats
00:52:50et des préfectures
00:52:51c'est ce qu'affiche
00:52:51cette publication
00:52:52vous allez la voir
00:52:53le visuel annonce
00:52:54le 31 octobre
00:52:55avec un premier échauffement
00:52:56prévu le 24
00:52:58personnages masqués
00:52:59flammes et bâtiments publics
00:53:00une mise en scène inquiétante
00:53:01on est dans la provocation
00:53:03ici où c'est clairement
00:53:04un appel une fois de plus
00:53:05au désordre
00:53:06et au chaos
00:53:07Franck ?
00:53:08Halloween
00:53:08on sait ce que c'est
00:53:09Halloween c'est
00:53:10les films d'horreur
00:53:11Halloween c'est
00:53:12la nuit où les enfants
00:53:13normalement se déguisent
00:53:14vous savez en fantômes
00:53:15en vampires
00:53:16mais c'est gentil
00:53:17on a dit
00:53:18ils tapent aux portes
00:53:20pour dire
00:53:21voilà
00:53:21est-ce que je peux avoir
00:53:22un petit bonbon etc
00:53:23c'est une fête
00:53:23qui vient d'abord
00:53:24des Etats-Unis
00:53:25mais ils vont leur faire quoi ?
00:53:26ils veulent faire un film
00:53:27d'horreur dans nos rues
00:53:28c'est pas des petits garçons
00:53:30des petites filles
00:53:31qui vont demander
00:53:32un trick or treat
00:53:34dans les portes
00:53:36ils vont semer
00:53:37l'horreur dans les rues
00:53:38c'est un film d'horreur
00:53:39qu'ils veulent faire
00:53:40alors malheureusement
00:53:41quand on regarde ça
00:53:41on a l'impression
00:53:42que c'est une blague
00:53:43mais Bismillah
00:53:44c'est les ténèbres
00:53:44regardez ce qu'il y a
00:53:46sur le i de Bismillah
00:53:47enfin à un moment
00:53:48c'est clair
00:53:48c'est un des slogans
00:53:49qu'on a entendu
00:53:50lors des dernières émeutes
00:53:53avec aussi
00:53:54l'autre slogan
00:53:55all cops
00:53:56à cab
00:53:57sauf que là
00:53:57je vous dis
00:53:58le 31 octobre
00:53:59ça veut dire
00:53:59que dans les rues
00:54:00il n'y aura plus d'enfants
00:54:01tout le monde
00:54:01va rester chez soi
00:54:02et on va avoir des ordres
00:54:04en train de faire
00:54:05des feux d'artifice
00:54:05avec des mortiers
00:54:06on fait quoi
00:54:08face à de telles menaces
00:54:09parce qu'est-ce qu'on a
00:54:10les moyens d'anticiper
00:54:11on doit les avoir
00:54:12on ne le fait pas
00:54:14c'est vrai
00:54:14là on nous dit
00:54:15il y a un rassemblement
00:54:16il y a deux dates
00:54:16qui sont affichées
00:54:17et comment on fait
00:54:18pour empêcher
00:54:19que ça se produise
00:54:19pour moi
00:54:21c'est même plus grave
00:54:22que ça
00:54:22cette affiche
00:54:22en fait
00:54:23elle m'a fait penser
00:54:23à un film
00:54:24qui s'appelle
00:54:25la purge
00:54:25allez voir l'affiche
00:54:28c'est exactement
00:54:29les mêmes codes couleurs
00:54:29vous avez le visage
00:54:31avec les croix
00:54:32sur la tête
00:54:32c'est quoi la purge
00:54:34je vous dis juste
00:54:35le synopsis du film
00:54:36vous allez comprendre
00:54:36ce qu'on est en train
00:54:37de nous dire là
00:54:38la purge
00:54:39c'est une nuit horrible
00:54:40où tous les crimes
00:54:40même les meurtres
00:54:41sont autorisés
00:54:42afin que les gens
00:54:43puissent laisser la rage
00:54:44s'accumuler à l'intérieur d'eux
00:54:45et purifier
00:54:47leurs âmes
00:54:48et en fait
00:54:48la purge
00:54:49c'est quoi
00:54:49c'est qu'on donne
00:54:50une nuit
00:54:50une journée
00:54:51à des citoyens lambda
00:54:52à tous les citoyens
00:54:53pour aller sur place
00:54:55pour aller où ils veulent
00:54:56et aller tuer
00:54:57qui ils veulent
00:54:57pour se faire du bien
00:54:59et il y a des gens
00:55:00qu'on a interviewés
00:55:01qu'on a vu
00:55:01sur les chaînes d'information
00:55:03qu'on a vu
00:55:04dans toutes les vidéos
00:55:04qui ont circulé
00:55:05et des gens
00:55:06qui nous disaient
00:55:06j'avais l'impression
00:55:07d'être dans un film d'horreur
00:55:08où tout était permis
00:55:09on se rappelle de cette femme
00:55:10où on a des militants
00:55:11d'extrême gauche
00:55:12qu'elle explique
00:55:13elle avec son nourrisson
00:55:14qui tape à la porte
00:55:15en lui disant
00:55:15on vient de violer
00:55:16parce que toi
00:55:16t'es une bourgeoise
00:55:18et en fait
00:55:19le 17 octobre
00:55:21m'a fait penser
00:55:21à ce film
00:55:22et l'affiche
00:55:23c'est clairement
00:55:24une provocation
00:55:26à commettre des délits
00:55:27comme dans le cadre
00:55:28de ce film
00:55:28donc je pense
00:55:29que la justice
00:55:30peut s'en saisir
00:55:31largement
00:55:31c'est un mélange
00:55:33de codes aussi
00:55:33de symboles
00:55:35déjà
00:55:36dissimilaires
00:55:37les ténèbres
00:55:38déjà
00:55:39on a une espèce
00:55:40de connotation
00:55:4131 octobre
00:55:42on nous parle
00:55:42de l'Halloween
00:55:43un peu la fête des morts
00:55:44on mélange le côté pseudo-ludique
00:55:47donc le côté ludique
00:55:48ça va être amusant
00:55:50déguisez-vous
00:55:51cachez-vous le visage
00:55:52c'est extrêmement dangereux
00:55:52et finalement
00:55:53on verra ce qui va se passer
00:55:55dans les rues
00:55:55on va sortir
00:55:56il va faire noir
00:55:57et ensuite
00:55:58tout est autorisé
00:56:00quelque part
00:56:00donc il y a quand même
00:56:01cet appel
00:56:02c'est un test aussi
00:56:03il y a un truc très grave
00:56:04juste
00:56:04derrière
00:56:05parce qu'il y a les monstres
00:56:06les vampires
00:56:07derrière
00:56:08regardez ce qu'il y a
00:56:09il y a une mairie
00:56:10qui a son étrangement
00:56:11celle de Limoges
00:56:12à droite
00:56:12il y a une préfecture
00:56:13à gauche
00:56:14à commissariat
00:56:14en plus elle est cible
00:56:15bien sûr
00:56:16est-ce qu'on peut laisser
00:56:18ce film d'horreur
00:56:19se passer dans nos rues
00:56:20qui vont cibler
00:56:21les préfectures
00:56:22les commissariats
00:56:23et les mairies
00:56:24une deuxième fois
00:56:25on a le droit à une erreur
00:56:27et encore
00:56:27cette erreur
00:56:28n'aurait plus été évité
00:56:28si le renseignement
00:56:30avait été efficace
00:56:30pas le renseignement
00:56:31là il n'y a même pas besoin
00:56:31de renseignement
00:56:32c'est affiché aux yeux de tous
00:56:33sur les réseaux sociaux
00:56:34là voilà les cibles
00:56:35c'est marqué
00:56:35on est dans un jeu vidéo
00:56:36dans un film d'horreur
00:56:37maintenant on ne pourra pas dire
00:56:38qu'on ne savait pas
00:56:39allez la France insoumise
00:56:44un échange
00:56:45particulièrement tendu
00:56:46entre d'un côté
00:56:47la chef des députés insoumis
00:56:48Mathilde Panot
00:56:48de l'autre le Premier Ministre
00:56:50Sébastien Lecornu
00:56:51je vous propose de l'écouter
00:56:52disons que vous êtes au pouvoir
00:56:54et vous osez prétendre
00:56:55que vous n'êtes jamais
00:56:56responsable de rien
00:56:57votre incapacité
00:56:58à garantir le droit
00:56:59de manifester
00:57:00c'est la faute
00:57:01de la France insoumise
00:57:02votre incompétence totale
00:57:03qui a provoqué le désastre
00:57:05encore la France insoumise
00:57:06votre politique brutale
00:57:08qui pousse contre vous
00:57:09des centaines de milliers
00:57:10de manifestants pacifiques
00:57:11qui n'en peuvent plus
00:57:12toujours la France insoumise
00:57:14Madame la Présidente Panot
00:57:15il vous reste deux secondes
00:57:17condamnez-vous
00:57:18l'incendie
00:57:19de la mairie de Limoges
00:57:21dont ce matin
00:57:23un premier suspect
00:57:24a été interpellé
00:57:26et appartenant
00:57:26à l'ultra-gauche
00:57:30Madame la Présidente
00:57:35Vous n'avez pas eu
00:57:37un mot pour le jeune
00:57:38qui a perdu une main
00:57:39à Saint-Etienne
00:57:39pas un mot pour la jeune
00:57:41qui a perdu un oeil
00:57:41à Moulouse
00:57:42pas un
00:57:44Merci Madame la Présidente
00:57:45Monsieur le Premier Ministre
00:57:47Madame la Présidente
00:57:49Monsieur le Premier Ministre
00:57:50C'est le moment
00:57:50comme je vous le disais
00:57:51de la grande clarification
00:57:55toujours la même
00:57:56rhétorique
00:57:57celle qui consiste
00:57:59à semer le chaos
00:58:00et ensuite
00:58:01à se victimiser
00:58:02par le mensonge
00:58:04ou l'anathème
00:58:05la manière
00:58:06dont vous avez
00:58:07instrumentalisé
00:58:08avec les membres
00:58:09de la France Insoumise
00:58:10cet article
00:58:11de Mediapart
00:58:12qui fait état
00:58:14d'un off
00:58:15d'un commissaire
00:58:16de police
00:58:16anonyme
00:58:17est absolument
00:58:19scandaleuse
00:58:20il n'y a pas
00:58:21de renseignement
00:58:22politique
00:58:23en France
00:58:24la force de police
00:58:25ne travaille pas
00:58:26sur les oppositions
00:58:27mais comme à chaque fois
00:58:29vous êtes obligés
00:58:30de mentir
00:58:30et de vous vautrer
00:58:32dans les grands
00:58:32sans outrage
00:58:34pour justement
00:58:35créer le désordre
00:58:37Elle est très intéressante
00:58:39cette séquence
00:58:39Est-ce que vous avez vu
00:58:40le silence qu'il y a
00:58:41entre le moment
00:58:42où Sébastien Lecornu
00:58:44demande à Mathilde Panot
00:58:45si elle va condamner
00:58:46les violences
00:58:47et l'incendie
00:58:48de la mairie de Limoges
00:58:49et au moment
00:58:49où elle répond
00:58:50on a l'impression
00:58:51finalement que
00:58:52du côté de la France Insoumise
00:58:53c'est dans leur logiciel
00:58:55on ne peut pas
00:58:56condamner les violences
00:58:57et les casseurs
00:58:57c'est pas possible
00:58:58Exactement
00:58:58comme on l'a dit tout à l'heure
00:58:59en fait il y a deux Frances
00:59:00une France qui joue le jeu
00:59:01et une France qui ne joue pas le jeu
00:59:02Il y avait un bug
00:59:04il lui a posé la question
00:59:04c'est l'erreur 404
00:59:06Elle a mis quelques secondes
00:59:07à ne serait-ce qu'atterrir
00:59:09sur la situation
00:59:09et la France qui ne joue pas le jeu
00:59:11agresse la France qui joue le jeu
00:59:12et la France Insoumise
00:59:13est du côté de la France
00:59:14qui ne joue pas le jeu
00:59:15en réalité
00:59:15et donc dans ce contrat social
00:59:17où finalement vous avez
00:59:18des gens qui ont le droit
00:59:19de casser en toute impunité
00:59:20et des gens qui ont juste
00:59:22le droit de se taire
00:59:22et bien la France Insoumise
00:59:24sera toujours du côté
00:59:24des casseurs
00:59:25ils nous l'ont dit
00:59:26ils nous l'ont prouvé
00:59:28cet après-midi
00:59:28à l'Assemblée nationale
00:59:29Autre échange tendu
00:59:30hier cette fois
00:59:31entre David Lysnard
00:59:32et une étudiante proche
00:59:33de la France Insoumise
00:59:34invité sur LCI
00:59:35pour évoquer les violences
00:59:36du week-end
00:59:36le maire de Cannes
00:59:37a été interpellé
00:59:38sur la manifestation
00:59:40d'Algériens
00:59:41du 17 octobre 1961
00:59:43violemment réprimée
00:59:44et qui avait fait
00:59:45de nombreux morts
00:59:46à Paris
00:59:47un parallèle
00:59:47de très mauvais goût
00:59:48que le candidat
00:59:49à la présidentielle
00:59:50n'a pas souhaité commenter
00:59:51l'étudiante expliquait
00:59:53le fait qu'il y avait
00:59:53des drapeaux algériens
00:59:54en fait
00:59:54dans la manifestation
00:59:56en raison de cette date
00:59:57du 17 octobre 61
00:59:58elle a alors demandé
00:59:59à David Lysnard
01:00:00s'il savait
01:00:01ce qui s'était passé
01:00:01ce jour-là
01:00:02et il répond
01:00:03non
01:00:03mais je m'en fous
01:00:04madame
01:00:04j'étais pas né
01:00:05depuis il y a eu
01:00:06l'indépendance
01:00:07de l'Algérie
01:00:08qu'est-ce qu'elle dit
01:00:09cette séquence
01:00:10Franck Tapirot ?
01:00:11Déjà quand il dit non
01:00:13c'est de dire
01:00:14je ne veux pas
01:00:15faire le lien
01:00:16entre ce tragique
01:00:19moment
01:00:19du 17 octobre 1961
01:00:21où entre 80 à 200
01:00:23c'est pas encore
01:00:24le nombre exact de victimes
01:00:25encore aujourd'hui
01:00:25vous imaginez
01:00:26deux ans plus tard
01:00:27et ce qui s'est passé
01:00:28pourquoi ?
01:00:29parce que quand on regarde
01:00:30la séquence depuis le démarrage
01:00:31quelques secondes avant
01:00:32la question c'était quoi
01:00:33de David Pujadas ?
01:00:34comment c'est-il
01:00:35qu'il y avait des drapeaux
01:00:36algériens
01:00:37les signes
01:00:37et des drapeaux algériens
01:00:39et elle
01:00:40pardon
01:00:40et pas de drapeaux français
01:00:41et elle se dit
01:00:42ah il y avait des drapeaux algériens
01:00:44évidemment
01:00:45parce qu'on en a profité
01:00:46c'était le 17 octobre
01:00:47pour faire une commémoration
01:00:49je suis désolé
01:00:50mais cette malhonnêteté
01:00:53face à laquelle
01:00:54David Lysnard
01:00:54n'a pas voulu répondre
01:00:55et il lui a dit
01:00:55je m'en fous
01:00:56ça ne veut pas dire
01:00:57qu'il se fout des victimes
01:00:58bien entendu
01:00:59de 18 octobre
01:01:00bien entendu
01:01:01il a dit
01:01:02je m'en fous
01:01:02c'est-à-dire votre argument
01:01:03qui est un argument
01:01:04paralysant en gros
01:01:05ah c'est une commémoration
01:01:07donc on peut tout justifier
01:01:08il y a un drapeau algérien
01:01:09mais il n'y en avait pas un
01:01:10il y en avait des dizaines
01:01:11et des dizaines
01:01:11et alors des drapeaux palestiniens
01:01:13il y a des centaines
01:01:13pas un drapeau français
01:01:14ça voulait dire que
01:01:15maintenant
01:01:16on va justifier la violence
01:01:18par rapport à ce qui s'est passé
01:01:19alors moi j'ai fait un tweet
01:01:20d'ailleurs en disant
01:01:21est-ce que moi
01:01:25commémoration
01:01:26le moment de la Shoah
01:01:27on va détruire
01:01:28les concessions Mercedes
01:01:29on va détruire
01:01:30les concessions
01:01:30des grandes marques allemandes
01:01:31mais c'est jamais arrivé
01:01:32depuis la seconde guerre mondiale
01:01:34c'est pas possible
01:01:35donc en gros
01:01:35non seulement
01:01:36elle n'est pas algérienne
01:01:37je crois qu'elle n'a jamais
01:01:38mis les pieds dans l'Algérie
01:01:38elle est en train de jeter
01:01:40une cible sur
01:01:41tous les Algériens de France
01:01:43qui regardent
01:01:43nous en disant
01:01:43mais de quoi elle se mêle
01:01:44celle-là
01:01:45alors que
01:01:45quand il y a une commémoration
01:01:46ça se fait dans le calme
01:01:47pas dans la violence
01:01:48et pas avec
01:01:50justement
01:01:50des pillages
01:01:52de tout ordre
01:01:53donc voilà pourquoi
01:01:53la réaction est intéressante
01:01:55parce que ça montre
01:01:56que maintenant
01:01:56il y en a marre
01:01:57c'est pris de l'attache
01:01:58c'est menti
01:01:58c'est fini
01:01:59la fin de Soir Info
01:02:00vous pouvez bien sûr
01:02:01revoir cette émission
01:02:01sur CNews.fr
01:02:02merci à Coralie Deleplace
01:02:03qui m'a aidé à la préparer
01:02:05merci à vous de l'avoir suivi
01:02:06on se retrouve demain
01:02:07à partir de 23h
01:02:08et dans un instant
01:02:09vous allez pouvoir revoir
01:02:10la conférence de presse
01:02:11donnée aujourd'hui
01:02:11par Jean-Luc Mélenchon
01:02:13ce sera ensuite
01:02:14l'édition de la nuit
01:02:14avec Mickaël Dos Santos
01:02:15très belle nuit donc à vous
01:02:16sur CNews
01:02:17et à demain

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