00:00C'est l'heure de l'édito politique tous les matins avec Guillaume Daré sur BFM TV.
00:04Guillaume, Edouard Philippe était votre invité hier soir pour un entretien exceptionnel.
00:0940 minutes d'interview et une confirmation.
00:12Le candidat à la présidentielle assume un coup de barre nettement à droite.
00:16Oui, ça passe par des propositions très concrètes.
00:18Il m'a confirmé par exemple qu'il était favorable au retour, vous savez, de la double peine,
00:21c'est-à-dire expulser les étrangers une fois qu'ils ont déjà purgé leur peine en prison après avoir
00:26été condamnés.
00:26Il a confirmé aussi qu'il voulait réduire les arrêts maladie, réduire l'indemnisation chômage.
00:32Et tout ça, ça vient aussi après les annonces, notamment à Mayotte en matière d'immigration.
00:35Alors, ça suscite des critiques, notamment l'ancien Premier ministre, Dominique de Villepin,
00:39qui l'accuse de faire le jeu de Marine Le Pen.
00:42Lui, Edouard Philippe balaie ça d'un revers de main.
00:44Il assume parfaitement. Écoutez-le.
00:47Écoutez, moi, je suis un candidat et un homme de droite qui considère que la seule façon de gagner
00:53et la seule façon de faire avancer le pays, c'est de rassembler la droite et le centre.
00:59Donc, barre à droite, vous nous le dites, comment expliquer cette stratégie, Guillaume ?
01:02Déjà parce que ces équipes me le confient.
01:04Ils ont regardé les études d'opinion et d'après eux, c'est tout simplement ce qu'attendent les Français.
01:09Davantage de fermeté en matière de sécurité, de lutte contre l'immigration illégale,
01:14en matière justement de contrôle aussi de la dépense publique ou des dépenses sociales.
01:18Il fait ça aussi parce qu'il pense qu'il faut marquer une rupture avec Emmanuel Macron
01:22et que ça passe par un retour clair et net du clivage droite-gauche.
01:28Et puis, il fait ça enfin parce qu'ils se sont rendus compte aussi dans l'entourage de l'ancien
01:31Premier ministre
01:32qu'en fait, ils arrivent davantage à faire venir à eux des électeurs de Bruno Rotaillot et des Républicains,
01:37davantage que ceux de Gabriel Attal qui, quand il tourne le regard, vont plus vers Raphaël Glucksmann.