- il y a 2 jours
Qui va remporter la bataille de la voiture du futur ? À l’occasion du Mondial de l’auto qui ouvre ses portes le 12 octobre à Paris Expo, porte de Versailles, Jean-Luc Brossard, Vice-Président R&I&D NextMove, Laurence Noel, responsable monde de l'automobile à CapGemini et Sylvain Bruyas, fondateur d'EWERA sont dans SMART TRENDS.
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00:03Smart Trends consacrée à Euronaval, le salon mondial du naval de défense qui se tient du 3 au 6 novembre
00:09à Paris, Norville-Pinte.
00:11Je vous présente mes invités, l'amiral Guillaume Duvigneault, bonjour, bienvenue.
00:15Bonjour Monsieur.
00:16Vous êtes commissaire général d'Euronaval, Marie de Saint-Salvi, bonjour.
00:20Bonjour.
00:20Bienvenue, vous êtes la présidente de LBA pour le Bronze Aloys.
00:23On va démarrer en présentant Euronaval.
00:26D'ailleurs, ça existe depuis combien de temps ? Et puis alors, qui y participe ? Qu'est-ce que
00:30ça représente Euronaval aujourd'hui ?
00:31Ça existe depuis 60 ans. C'est donc la 30e édition.
00:36C'est tous les deux ans.
00:37C'est tous les deux ans, oui. C'est biennal.
00:39Pas mal d'expériences. C'est monté initialement par la Marine Nationale, à destination des industriels français.
00:44Puis ça s'est étendu au fur et à mesure avec la DGA notamment qui a pris en main tout
00:47ça.
00:48Et c'est aujourd'hui un salon très international. C'est le mondial du naval de défense.
00:52Premier salon mondial en matière de naval de défense et qui accueillera cette année, donc à Villepinte, comme vous l
00:59'avez souligné, du 3 au 6 novembre, à peu près tout ce qui se fait en matière d'industrie navale.
01:05Et puis évidemment, ça accueillera aussi de nombreuses délégations officielles, environ 550 qui viendront justement voir ce qui se fait
01:11et puis réfléchir à l'avenir.
01:12Je veux bien que vous nous présentiez, Marie de Saint-Salvi, votre entreprise. LBA en quelques mots pour commencer.
01:16Et rapidement, donc le bronze alloys, donc LBA, plus facile à prononcer cette année, environ 400 millions de chiffres d
01:23'affaires, 1000 personnes, des usines principalement en France, mais une fonderie en Nouvelle-Zélande.
01:29Et on conçoit, fabrique, certifie des alliages critiques pour les applications critiques.
01:35Alors qu'est-ce que ça veut dire, des alliages critiques pour les applications critiques ?
01:38Ça veut dire des mélanges de métaux rares, complexes, qu'on chauffe, qu'on refroidit, qu'on masse, qu'on
01:46étale, de façon à ce qu'ils aient à la sortie les propriétés dont on a besoin pour les trains
01:51d'atterrissage,
01:52l'anticorrosion, la résistance au nucléaire sur certains sous-marins, etc.
01:58Et vous travaillez exclusivement pour l'univers de défense ?
02:02Non, du tout. Comme la plupart des acteurs comme nous, on travaille en transverse, alors que sur du business to
02:08business et pour des applications critiques, mais aéronautique, défense, électronique et nucléaire.
02:13Et qu'est-ce que vous attendez d'un salon comme Euronaval ? C'est un rendez-vous très important
02:17pour vous tous les deux ans ?
02:18Oui, nous, ça fait partie de nos gros rendez-vous. Comme tout le monde, on a Euronaval une année, le
02:23Paris-Sershow, le Bourget l'autre année.
02:25Et puis après, quelques autres salons, ça nous sert à mutualiser le fait qu'on voit tous nos clients au
02:30même endroit pendant trois jours.
02:32Qu'est-ce qu'on expose à l'Euronaval ? Qu'est-ce qu'on peut montrer ou ne pas
02:36montrer ? Vous voyez ce que je veux dire ?
02:38On peut montrer beaucoup de choses. Alors évidemment, tout ça, ça se place dans un cadre légal, une réglementation qui
02:44est fixée par l'État et par la loi.
02:47Donc déjà, ça fixe un certain nombre de limites. Et ensuite, on montre ce que les industriels montrent, ce qu
02:52'ils veulent bien montrer,
02:53ou ce qu'ils désirent particulièrement montrer, notamment les nouvelles technologies, bien sûr, leurs innovations,
02:58et ce qui doit être pour objectif de répondre aux besoins opérationnels des marines et des gardes-côtes qui assurent
03:03la défense des intérêts des nations à la mer.
03:06Le thème cette année, c'est le retour du fait naval dans la conflictualité. Évidemment, l'actualité prouve l'importance
03:12stratégique du naval.
03:16Quelle leçon vous tirez de ces, on va dire, deux, trois dernières années ?
03:21Alors, le thème, c'est effectivement ça. Ça, c'est le thème même de la conférence d'ouverture qui va
03:25poser un petit peu le tableau stratégique du contexte dans lequel se situe le salon.
03:31Le thème général, c'est vers la haute intensité, ce qui dit un petit peu la même chose.
03:34Ça dit vers, c'est-à-dire qu'on n'y est pas encore, même s'il y a quelques
03:37signes plus qu'avant-coureurs aujourd'hui.
03:39Et c'est justement un désenseignement, c'est pour ça qu'on a choisi ce thème-là, qui illustre la
03:43tendance, malheureusement, je devrais dire, des opérations,
03:47et puis qui, elles-mêmes, sont le fruit des relations internationales qui se dégradent.
03:50Donc, depuis deux ans, c'est bien ce qu'on constate, cette dégradation des relations internationales et l'extension de
03:58la conflictualité vers la mer et vers le large.
04:01Ça, c'est pour l'aspect géopolitique, stratégique et opérationnel.
04:04Et puis, tout cela se fait dans un contexte technologique d'évolution extrêmement rapide des technologies, avec notamment la digitalisation,
04:13la numérisation, l'intelligence artificielle, bien sûr, l'autonomisation, qui change la donne fondamentalement.
04:18Et qu'est-ce que ces conflits récents changent ou sont en train de changer dans la manière de penser
04:23la guerre navale ?
04:25Oui, c'est une manière nouvelle qu'il faut anticiper, construire, aujourd'hui.
04:30Et c'est vrai dans tous les domaines, de l'industrie jusqu'au marin, je devrais dire, c'est-à
04:35-dire jusqu'à l'utilisateur final.
04:38Et c'est quelque chose, on est en marche aujourd'hui, dans ce domaine-là.
04:41Alors, on doit concilier à la fois le temps long, d'une marine qui se construit, d'équipements qui se
04:45construisent dans la durée,
04:46une industrie qui, elle-même, repose sur des bases qui ont été posées, normalement, il y a un certain temps,
04:51et qui continue d'évoluer dans une forme de déséquilibre avant.
04:55Et c'est vrai aussi, évidemment, pour la manière dont on en opère, à la mer, c'est-à-dire
04:58jusqu'au marin lui-même, comme je le disais.
05:00Marie de Saint-Salvi, si on rentre un peu dans le détail de ce que vous fabriquez,
05:05où est-ce qu'on trouve vos matériaux dans des navires militaires ?
05:09Un peu partout. Alors, tout ce qui est l'anticorrosion, ça c'est quand même l'un des musts du
05:14naval,
05:15mais aussi tous les matériaux pour qu'ils soient amagnétiques, c'est-à-dire avec tous les systèmes de détection
05:21électronique,
05:22tout ce qui est lié au nucléaire, pour que ce soit une protection contre les neutrons,
05:29un certain nombre d'autres applications, après, un petit peu plus sensibles autour des systèmes d'armes,
05:35y compris de la dissuasion nucléaire.
05:37Est-ce que vous ressentez, vous, dans vos carnets de commandes,
05:41les conséquences de la conflictualité dont on parlait à l'instant ?
05:46Alors, on peut remonter jusqu'au début de l'invasion de l'Ukraine, d'ailleurs.
05:52Alors, oui, sur certains points, par exemple sur les munitions,
05:55et oui, globalement, mais pas d'abord en France,
05:59mais on s'y met tous, que ce soit dans les associations professionnelles,
06:03les salons, et puis toutes les personnes qui travaillent sur ces sujets-là,
06:06pour que, justement, ça aille plus vite, plus fort, plus simple,
06:10tout en ne faisant pas de compromis sur la substituabilité,
06:13pour que ce soit souverain, et la fiabilité.
06:16Ça veut dire que quels sont les marchés qui se sont réveillés ?
06:20J'emploie des termes qui sont les miens, avant le marché français et européen.
06:25Les munitions, très clairement, au global, en Europe, où on n'en faisait plus...
06:29Alors, pardon, quand je parle dans mon métier de munitions,
06:31ce n'est pas des balles pour des fusils d'assaut.
06:34On est dans les canons de la marine, les canons des chars,
06:39les missiles intercontinentaux, etc.
06:42Et puis, plus globalement, ce qui s'est réveillé,
06:45c'est l'Europe de l'Est, l'Allemagne,
06:47qui n'aimait plus rien et ne faisait plus rien,
06:49et puis l'Amérique du Nord.
06:52Quelles sont les grandes transformations que vous observez, Guillaume Duvigneault ?
06:57Là, on a parlé de conflictualité.
07:00Si on parle un peu plus de technologie,
07:02c'est-à-dire, est-ce qu'il y a des mutations en cours qu'il faut accompagner ?
07:07Elles sont immenses, on les voit tous, d'ailleurs.
07:10Je les ai mentionnées un petit peu tout à l'heure.
07:12La digitalisation, l'importance de la donnée,
07:15ça devient totalement dimensionnant aujourd'hui.
07:18Et puis derrière, les outils aussi d'utilisation de cette donnée,
07:19c'est-à-dire l'intelligence artificielle,
07:21qui permettent le traitement en masse aujourd'hui.
07:23Il y a aussi un autre phénomène, d'ailleurs, avant d'avancer,
07:26c'est la multiplication des capteurs.
07:27Donc tout ça, ça permet une autonomisation grandissante,
07:31donc la dronisation.
07:33On va en reparler, évidemment.
07:34Qui permet elle-même de disperser un certain nombre de capacités,
07:37de multiplier les capteurs,
07:38parce qu'un drone peut porter un capteur ou des armes.
07:41Et puis ensuite, cette capacité justement de traiter cette donnée qui est gigantesque.
07:44Autrefois, ce qui était difficile, c'était d'aller chercher l'information,
07:47enfin d'avoir de l'information.
07:49Voir ce qui se passait de l'autre côté de la colline,
07:51comme disait Klaus Witz.
07:52Aujourd'hui, on a beaucoup, voire même presque trop,
07:55je dois-je dire, d'informations.
07:57En tout cas, la difficulté, c'est de traiter cette masse de données.
08:00Et c'est ça, une des grandes évolutions actuelles et à venir,
08:04avec derrière l'intervention indispensable de l'intelligence artificielle,
08:07justement, pour traiter en masse ces données,
08:09déceler les signaux faibles, aider la décision.
08:12Paris Saint-Salvi, même thématique, même question ?
08:15Alors nous, à la fin, dans la fabrication,
08:16on est évidemment dans le hardware,
08:18mais les impacts de la digitalisation
08:20et surtout de l'intelligence artificielle
08:22dans notre métier sont majeures.
08:23Donc nous, on design, on modélise tous nos alliages avec ça.
08:28Nos fonderies, nos machines sont très largement semi-automatisées.
08:32Comme je disais, on reste dans l'industrie lourde,
08:34mais c'est essentiellement pour tout ce qui est contrôle, certification,
08:38les modélisations.
08:39Donc on l'utilise énormément.
08:41On a eu, hélas, un accident grave au mois de juin dernier.
08:44L'analyse de cause a été faite à 95% en 48 heures,
08:49grâce au fait qu'il y avait des capteurs partout.
08:51Le fait de justement avoir des capteurs partout,
08:54ça a un fer sur votre façon de travailler,
08:58sur ces matériaux que vous créez ?
09:01C'est-à-dire qu'il faut...
09:02Pardon, je pose des questions de Béossien,
09:03mais j'assume, j'imagine que beaucoup de nos téléspectateurs,
09:06téléspectatrices connaissent aussi peu votre domaine que le mien.
09:08C'est-à-dire qu'il faut faire de la place aux capteurs,
09:10vous voyez ce que je veux dire ?
09:11Nous, on est dans des grosses machines, des grands halls et des gros ateliers.
09:15Donc chez nous, ça va.
09:16Sur les bateaux, c'est plus complexe.
09:18Oui, effectivement.
09:20Sur les drones, quand on voit la guerre menée par la Russie en Ukraine,
09:28la place que les drones ont pris,
09:29peut-être à quel point ça a changé la façon de penser la guerre.
09:32Est-ce que c'est vrai dans le domaine naval aussi ?
09:35Oui, c'est vrai aussi, bien sûr, avec évidemment des spécificités.
09:38La mer, ce n'est pas la terre.
09:40Une petite évidence, mais ça veut le rappeler de temps en temps,
09:43notamment sur un pays qui a une ZE,
09:45une zone économique exclusive gigantesque comme la France,
09:48des intérêts maritimes immenses,
09:49mais qui a parfois une petite tendance à regarder vers le continent.
09:52Et donc la mer, ce n'est pas la terre.
09:54Et il y a effectivement des spécificités,
09:56notamment l'abrasivité du milieu maritime.
09:59La mer n'est pas toujours plate, ce n'est pas un lac.
10:03Elle peut être plus ou moins ouverte.
10:04La mer Noire est une mer fermée,
10:06avec des conditions météorologiques qui sont peut-être un peu plus permissives
10:09pour des petites plateformes comme les drones d'aujourd'hui,
10:12vis-à-vis d'un océan par exemple.
10:15Donc l'abrasivité de l'environnement est très particulière.
10:17Donc effectivement, la dronisation, l'autonomisation
10:21permet de multiplier les plateformes.
10:23Et c'est le cas précisément avec les drones.
10:26Mais il faut aussi prendre en compte
10:28les spécificités du milieu qu'on ne trouve pas à terre.
10:30Ça veut dire qu'on utilise moins de drones
10:32et on l'utilisera moins dans la guerre navale ?
10:35Je ne pense pas qu'on l'utilisera moins.
10:37Peut-être un petit peu moins, effectivement,
10:38parce que les petits drones, les tout petits drones,
10:41pourront vivre moins longtemps en mer ou moins facilement.
10:43Donc ce sera forcément des plateformes un peu plus épaisses
10:47et donc plus coûteuses et plus complexes à mettre en œuvre.
10:50Mais une chose est certaine,
10:52c'est qu'on va vers une autonomisation très, très importante
10:55des systèmes de combat et des ensembles généraux.
10:59Ce ne sera pas de la dronisation complète, je ne pense pas.
11:01Donc il y aura un mix à trouver.
11:03Mais on va très clairement vers une autonomisation
11:05et une robotisation et donc une dronisation des marines.
11:09Est-ce que vous travaillez aussi sur des drones ?
11:11Oui.
11:12Alors nous, ça ne change pas grand-chose
11:13qu'on livre pour un système piloté par un homme
11:16ou piloté par un robot.
11:18La nature de l'alliage et du matériel est le même.
11:22Non, nous, ce que ça change,
11:23c'est essentiellement tous les besoins liés.
11:25Ça déséquilibre les lignes de production,
11:27c'est-à-dire qu'on a de plus en plus de petits composants
11:29liés à des composants passifs,
11:31donc amagnétiques, c'est ce qu'on appelle passifs,
11:34pour refroidir les data centers, nourrir tout ça.
11:39Tous les modèles d'IA sont quand même extrêmement lourds
11:42en matière de câblerie spécifique, électronique
11:44et autres refroidissements.
11:46Et comme l'a dit l'amiral,
11:48la mer s'est salée et il y a du brouillard.
11:50Les câbles électroniques apprécient assez peu.
11:53Donc ça veut dire qu'il faut les surprotéger
11:55par rapport à des produits que vous faites pour la guerre à terre ?
11:59Alors ça, c'est l'extérieur et on peut.
12:01Nous, on le traite plutôt par comment on définit l'alliage
12:04de façon à ce qu'en fait,
12:06ces propriétés internes ne soient pas à risque
12:08du fait de cette agressivité du milieu.
12:11On parle d'innovation dans ce que vous faites, vous,
12:14chez LBA.
12:16À quel point, quelle va la part du budget
12:20recherche et développement ?
12:21À quel point vous créez en permanence
12:23ou vous travaillez en permanence sur des nouveaux matériaux ?
12:24La part de notre taille, c'est majeur.
12:25On est vraiment, de toute façon,
12:27les ETI, entreprises de taille intermédiaire,
12:29qui sont comme ça sur des applications critiques.
12:31Nous, c'est plus de 5 millions de R&D autofinancés par an,
12:35ce qui, pour notre taille, est énorme.
12:36Et puis après, il y a tous les aspects crédit, impôts, recherche,
12:39subvention, soutien à l'innovation, etc.
12:42Je ne pense pas...
12:43On a des applications certifiées dans l'aéronautique civile
12:46qui, elles, vivent pendant des décennies.
12:48Mais toutes les autres sont spécifiques
12:50à chaque nouveau besoin client.
12:52Alors après, spécifiques à 5% ou à 70%.
12:56C'est-à-dire, pour chaque demande,
12:58chaque nouveau client,
12:59il faut inventer quelque chose, en quelque sorte.
13:01Nous, on fait de l'alliage spécifique
13:02dans des très petites quantités.
13:04Nous, on va couler par...
13:05Alors, ça ne vous dit rien,
13:06et moi, il y a un an non plus,
13:07ça ne me disait rien non plus.
13:08Mais on va couler par une tonne, trois tonnes,
13:11parfois 250 kilos,
13:12pour des Thalès ou des besoins spécifiques comme ça,
13:16là où les métallurgistes,
13:17les gros de la commodité
13:19ne considèrent rien avant 5 000 tonnes.
13:21Est-ce que, justement,
13:22sur cette partie innovation,
13:24recherche et développement,
13:24c'est difficile pour une entreprise
13:26de votre taille, une UTI,
13:29de financer cette...
13:31Nous, honnêtement,
13:32le financement de l'innovation
13:34n'est pas le sujet dans notre pays.
13:36C'est plus après la rapidité de la certification
13:38et de l'acceptation des nouveaux matériels.
13:41Et est-ce que,
13:42puisqu'on parle de financement,
13:43je reviens à ce que vous disiez tout à l'heure,
13:45c'est la qualité,
13:47la solidité du carnet de commandes,
13:49notamment de l'État,
13:50qui vous pose problème ?
13:53Non.
13:54Parce que parfois,
13:54il y a des promesses politiques
13:55et puis pas forcément
13:57les carnets de commandes derrière.
13:58Mais vous savez,
13:58c'est en effet une question assez classique
13:59dans les interviews.
14:00Nous, on n'a pas spécialement besoin
14:02de subventions,
14:03on n'a pas spécialement besoin
14:04de plus de commandes.
14:06On est très différenciants.
14:07Les commandes, on sait les trouver.
14:08Les financements, on sait les trouver.
14:09C'est plutôt la lenteur
14:11et les lourdeurs administratives
14:13et de décision
14:14et de certification
14:15et de substitution.
14:16C'est une bonne nouvelle,
14:17on n'a pas besoin d'argent.
14:18Oui, c'est une très très bonne nouvelle,
14:20effectivement.
14:20Quand on parle de souveraineté,
14:23Amiral Duvignot,
14:24c'est une souveraineté
14:26qu'on doit penser française,
14:28qu'on doit penser européenne,
14:29les deux ?
14:30Je pense que c'est les deux,
14:31effectivement.
14:32Bien sûr, il faut identifier,
14:33quand on parle de souveraineté,
14:34d'ailleurs,
14:34de quoi veut-on parler exactement.
14:36Il s'agit, je pense,
14:37de parler de capacité
14:39à conserver sa liberté d'action.
14:41Ensuite, comment ça se décline derrière ?
14:42Effectivement,
14:43il y a un certain nombre d'éléments
14:44qui nous paraissent,
14:46au sens de la stratégie,
14:48absolument indispensable
14:49de maîtriser en national.
14:51Je pense notamment
14:52à ce qui concerne
14:52la dissuasion nucléaire,
14:54en particulier.
14:55Et ensuite,
14:56il y a un certain nombre d'éléments
14:58pour lesquels
14:58conserver une souveraineté
14:59absolument nationale
15:00et purement nationale
15:01serait d'abord trop coûteux,
15:03sans doute impossible,
15:03d'ailleurs,
15:04pour certains cas,
15:04et qu'il faut donc envisager
15:06en partenariat,
15:07et c'est possible en partenariat,
15:08évidemment,
15:08avec des gens fiables,
15:09c'est-à-dire nos alliés européens
15:10en particulier.
15:11Parce qu'on voit
15:12que les alliés fiables
15:13peuvent moins le devenir,
15:15je pense aux États-Unis,
15:16par exemple.
15:16Oui, peuvent moins le devenir,
15:18c'est le sens de l'histoire,
15:18parfois,
15:19même si je pense qu'on doit
15:20pouvoir nous aussi
15:21nuancer ces propos-là.
15:22On est aujourd'hui parfois
15:23dans des attitudes un peu carrées
15:25ou des interprétations
15:26un petit peu binaires
15:27des choses.
15:28On se sent beaucoup
15:28plus complexes que ça.
15:29Mais effectivement,
15:30on a, en tous les cas,
15:31clairement au sein
15:31de l'Union européenne,
15:32des liens extrêmement forts.
15:34Et puis,
15:34il faut bien y réfléchir,
15:35évidemment,
15:36et puis continuer
15:36de les construire.
15:37Les choses ne seront jamais gagnées,
15:39donc il faut continuer
15:39de les construire
15:41et de les entretenir.
15:42Si on parle de matériaux
15:44et de souveraineté,
15:45est-ce qu'il y a des métaux
15:46ou des matières premières
15:48dont l'approvisionnement
15:49est plus critique que d'autres ?
15:51Non, c'est la combinaison
15:52du métal
15:53et de la capacité
15:53à le transformer.
15:54En fait,
15:55le métal,
15:55ça se refond très bien,
15:56donc c'est très circulaire
15:57et ça se recycle extrêmement bien.
15:59Donc,
15:59c'est beaucoup moins
16:00l'approvisionnement
16:01en tant que tel
16:01que la capacité
16:02à le transformer
16:03qui aujourd'hui
16:03devient extrêmement rare
16:04au niveau européen
16:06parce qu'en effet,
16:06la souveraineté,
16:07ça se conçoit
16:07au niveau européen.
16:09Donc,
16:09l'enjeu est plutôt là
16:10avec la capacité
16:11à descendre
16:11dans les chaînes de supply
16:12et à identifier
16:13et cartographier
16:15ces aspects-là
16:16qui n'étaient pas,
16:17on raisonnait
16:18tout ce temps qu'on était
16:19par architecture de système
16:20et sous-système
16:21sur des produits finis,
16:22pas par des approvisionnements
16:24de métaux critiques.
16:26Donc,
16:26l'enjeu est là aujourd'hui.
16:28On peut bloquer
16:28un sous-marin
16:29par manque de fil
16:30de soudure
16:32pour être caricatural
16:33si on n'a pas
16:34les bonnes autorisations
16:36ITAR
16:36d'export-contrôle.
16:38Mais alors,
16:39sur les matériaux eux-mêmes,
16:40en revanche,
16:40vous nous dites
16:41qu'il n'y a pas vraiment d'enjeu.
16:42Très peu dans notre métier.
16:43Nous,
16:44on approvisionne
16:44moins de 5%
16:45de matériaux neufs,
16:47dont 0%
16:48en Chine
16:49et 0,3%
16:51aux Etats-Unis.
16:52Et la question
16:53de la recyclabilité
16:55ou du recyclage
16:56de ces matériaux,
16:57ça c'est un enjeu important ?
16:57C'est fondamental
16:58et en plus,
17:00du coup,
17:00ça va avec l'aspect
17:02environnemental
17:02mais qui est aussi bon
17:03pour la souveraineté
17:03et l'aspect économique.
17:05Donc nous,
17:05on croit beaucoup à ça.
17:06On a un taux de circularité
17:07qui est supérieur
17:08à 85% aujourd'hui.
17:10D'accord.
17:11Avec des filières
17:12qui existent ?
17:12Avec des filières
17:13qui existent.
17:14Quels que soient
17:15les matériaux ?
17:15L'avantage du métal,
17:17c'est que ça se refond
17:17très bien.
17:18Oui,
17:18effectivement.
17:19Sur ces enjeux
17:19d'accès
17:22à certains matériaux,
17:24on parle de terres rares,
17:25de métaux rares,
17:26etc.,
17:27est-ce qu'effectivement
17:29on peut considérer
17:30qu'on est serein
17:32ou qu'il y a encore
17:33des points
17:34d'inquiétude
17:36à avoir ?
17:36Je pense qu'on soit serein,
17:37on n'en parlerait même pas.
17:39Nous,
17:39on n'est pas complètement serein,
17:40effectivement.
17:41Parce que là,
17:41j'ai un discours
17:42qui est un discours
17:42très serein.
17:43Oui,
17:43mais ça ne veut pas dire
17:44que les substituabilités
17:45possibles sont choisis.
17:45Mais là, c'est compliqué.
17:47Substituabilité possible,
17:48ça veut dire quoi ?
17:48C'est-à-dire les alternatives
17:49à ce qui aujourd'hui
17:50n'est pas souverain.
17:51Mais vas-y, Guillaume.
17:53D'abord,
17:53ça dépend des secteurs.
17:55Dans le cas de Marie,
17:56effectivement,
17:57le problème...
17:57Le métal, c'est plus ça.
17:58Pour le métal,
18:00effectivement,
18:00il y a un certain nombre
18:00de technologies.
18:01Je pense d'un côté numérique.
18:03Vous avez lu,
18:03votre ordinateur,
18:04tout l'environnement
18:05est américain.
18:06Bien sûr.
18:06C'est la base.
18:08La cyberdéfense
18:09est elle-même soumise
18:10à un certain nombre
18:12de difficultés,
18:13notamment avec
18:14l'intelligence artificielle,
18:15là aussi très américanisée.
18:17Donc, la souveraineté,
18:17il y a un grand chemin
18:18à faire dans ce domaine-là,
18:19par exemple.
18:20Les terres rares aussi,
18:20vous l'avez mentionné.
18:22Donc ensuite,
18:22derrière,
18:23de quoi s'agit-il ?
18:23Il s'agit d'abord
18:25d'identifier.
18:26Je parlais de liberté d'action
18:27et de savoir
18:28ce qu'on doit faire
18:28ou ce qu'on peut faire.
18:30Identifier ce qui nous
18:31paraît indispensable.
18:32Identifier nos faiblesses aussi.
18:34Et puis derrière,
18:34c'est effectivement
18:35choisir des modes d'action
18:36qui peuvent varier.
18:37Ça peut être
18:37augmenter les stocks,
18:39ça peut être
18:39choisir des partenariats,
18:40ça peut être
18:41choisir des moyens
18:41de substitution,
18:42justement.
18:44C'est le délégué général
18:46de l'armement
18:46qui prenait cet exemple
18:47l'autre jour.
18:48Des aimants
18:49qui servent
18:50dans les moteurs de drone
18:52et qui sont eux-mêmes
18:53fabriqués à partir
18:54de terres rares.
18:54En tous les cas,
18:55ils possèdent
18:57de la terre rare
18:57en leur sein.
18:58Eh bien,
18:59l'intérêt aujourd'hui,
19:00c'est de développer
19:00des technologies
19:01qui ne font pas recours
19:02à ces types d'aimants-là
19:03pour pouvoir justement
19:04fabriquer des moteurs
19:05de drone
19:05de manière souveraine,
19:07en tous les cas
19:07indépendant
19:07des terres rares chinoises.
19:09Quand on parle
19:10de métaux rares,
19:11d'ailleurs,
19:11de quoi on parle ?
19:12On parle en effet
19:13de ce qui est terres rares.
19:15On parle,
19:16par exemple,
19:16de l'un des métaux
19:18les plus importants
19:19en allège critique,
19:20c'est le cuivre,
19:20qui n'est pas extrêmement rare,
19:22mais la tension
19:23sur le marché
19:24et puis surtout
19:24la tension sur le marché
19:25d'approvisionnement
19:26du cuivre
19:27a fait qu'il a atteint
19:28aujourd'hui
19:28des prix tellement élevés.
19:29Il ne faut pas oublier
19:30que depuis peu,
19:31en matière d'export-contrôle,
19:33un certain nombre
19:34de matériaux considérés
19:35comme difficiles
19:36d'approvisionnement
19:37dont le cuivre
19:38dans certains alliages
19:39sensibles en tant que tels.
19:40Le matériau brut
19:41sont maintenant soumis
19:41à des licences d'export
19:42depuis la Chine,
19:44depuis les Etats-Unis,
19:45etc.
19:47Et puis même
19:47quand je parlais
19:48des substituabilités
19:49qui existent,
19:50encore faut-il,
19:50donc on a été nous-mêmes
19:51impliqués LBA
19:52dans cette recherche
19:54sur les alternatives
19:55aux aimants,
19:56encore faut-il
19:57que la solution
19:57qui existe
19:58soit acceptée,
20:00acceptable,
20:01certifiée.
20:03Et ça prend du temps ça ?
20:04Une certification
20:05ça peut prendre
20:06combien de temps ?
20:07Ça peut prendre
20:07des années.
20:09Et là,
20:10c'est vraiment une question,
20:12c'est plutôt ça,
20:12je pense qu'il faut faire évoluer,
20:14c'est les circuits administratifs
20:15et de rapidité
20:16de décision.
20:17Parce que
20:19cette capacité
20:20d'adaptation
20:20elle devient
20:21encore plus stratégique
20:22aujourd'hui ?
20:22Oui absolument,
20:23j'ai mentionné tout à l'heure
20:24au début de l'émission
20:25l'évolution
20:26extrêmement rapide
20:27des technologies.
20:28aujourd'hui
20:29il est plus seulement
20:30question d'avoir
20:31des plateformes
20:31je pense aux bateaux
20:32ou aux drones
20:33qui fonctionnent
20:34et qui sont
20:36au premier rang
20:37on va dire
20:37des capacités
20:38c'était le cas autrefois
20:39enfin autrefois
20:39il n'y a pas si longtemps que ça
20:40et puis c'était parti
20:41pour 20 ans
20:41à ce niveau-là
20:42plus ou moins.
20:44Aujourd'hui
20:44ça bouge tellement vite
20:45qu'il faut être capable
20:46d'être toujours
20:48en avant de la course
20:49en permanence
20:49c'est-à-dire
20:50d'être très évolutif.
20:51Oui mais alors
20:51quand on construit
20:52pardon de vous interrompre
20:53mais un bateau
20:54je vais simplifier
20:55de guerre
20:55on ne le construit pas
20:56pour 5 ans
20:57on le construit pour quoi ?
20:58pour je ne sais pas
20:5830, 40, 50 ans
21:0040, 50 ans
21:00donc il faut avoir
21:01la capacité de le faire
21:02évoluer en permanence
21:03c'est ça ?
21:03On a l'exemple
21:05très connu
21:06du porte-avions
21:06nouvelle génération
21:07le France libre
21:08qui finira peut-être
21:09sa vie vers 2080
21:11et on le fabrique
21:12on le conçoit
21:13aujourd'hui
21:13on le fabrique
21:14très bientôt
21:15donc il faut à la fois
21:16réconcilier
21:16ou concilier
21:18cette durée
21:18de temps long
21:19et puis cette exigence
21:21d'évolutivité
21:22extrêmement rapide
21:23alors je pense
21:24que si on simplifie
21:25un petit peu les choses
21:26et ce n'est pas toujours
21:27malin de simplifier
21:28mais la plateforme
21:29elle-même
21:29va durer
21:30sa propulsion
21:31la coque
21:32il faut la penser
21:33dans la durée
21:34et puis ensuite
21:35ce qu'on met dessus
21:35il faut conserver
21:36des marges
21:37donc il y a
21:37différents types de marges
21:38il y a la marge énergétique
21:40puisque des besoins
21:41d'énergie
21:42qui vont évoluer
21:42au cours du temps
21:43notamment on pense
21:43aux armes à énergie
21:44d'érigier
21:45qui vont pomper
21:45pas mal d'énergie
21:46quand elles seront à bord
21:48il y a les marges
21:49de propulsion
21:50capacité à faire évoluer
21:53le bateau
21:53les marges numériques
21:54évidemment
21:55pour intégrer
21:56déposer
21:57remettre des nouveaux
21:58systèmes numérisés
22:00et puis
22:01les marges opérationnelles
22:02capacité à intégrer
22:03justement
22:03un système
22:04dans un autre
22:05système plus vaste
22:06qu'il faut conserver
22:07et puis enfin
22:09des marges physiques
22:09c'est-à-dire pouvoir déposer
22:10remettre des matériels
22:11donc ça c'est très difficile
22:12effectivement
22:13de concilier tout ça
22:13est-ce que
22:14Marie de Saint-Salvi
22:16vous savez à quoi
22:17ressembleront
22:19les bateaux
22:20ou les autres
22:23armes
22:24sur lesquelles
22:24vous travaillez
22:25dans 30 ans
22:25ou est-ce que
22:26il faut avoir
22:27finalement l'esprit
22:28le plus ouvert possible
22:29on a tous des concepts
22:30cheap en tête
22:31et c'est pour ça
22:31qu'on aime tous
22:32aller à Euronaval
22:34mais l'amiral a raison
22:35aujourd'hui
22:36les alliages
22:36qu'on livre
22:37sur les trains d'atterrissage
22:38sont faits pour durer
22:3925 à 30 ans
22:40et sur les composants
22:42passifs
22:42qui sont liés
22:43de près ou de loin
22:44au numérique de défense
22:45les définitions changent
22:46tous les 6 mois
22:48et les conflits en cours
22:50vous font évoluer
22:50c'est-à-dire
22:51est-ce que vous tirez
22:52des leçons
22:53de...
22:53oui
22:54par exemple
22:55par exemple
22:56le fait que les drones
22:57deviennent de plus en plus
22:59sacrificiels
22:59ça veut dire
23:00qu'on les fait
23:01moins chers
23:02et prêts à mourir
23:03et que l'important
23:04c'est qu'il y en ait
23:045% qui reviennent
23:05pour transmettre l'information
23:06mais que s'il y en a
23:0795% qui y restent
23:08c'est pas très grave
23:10donc il faut qu'ils coûtent
23:10de moins en moins cher
23:11en production aussi
23:12et qu'ils soient rapides
23:12à produire
23:13il nous reste
23:14à les 3-4 minutes
23:15je voudrais qu'on parle
23:16de la maîtrise
23:16des fonds marins
23:17à Mère-Aduvignot
23:18parce que là aussi
23:19c'est peut-être une leçon
23:20alors on sait que c'est
23:22stratégique depuis longtemps
23:23mais c'est peut-être
23:23une leçon
23:24des derniers conflits
23:25ou des derniers mois
23:26oui
23:27c'est sans doute
23:28une des nouvelles frontières
23:29la dernière
23:30on sait qu'une grande partie
23:31des océans
23:31et du fond des océans
23:32est totalement inexplorée
23:34peut-être même
23:35moins connu que l'espace
23:36lui-même
23:37et aujourd'hui
23:38on assiste aussi
23:39je faisais l'allusion
23:40plusieurs fois tout à l'heure
23:41à l'évolution des technologies
23:43il y a des capacités
23:44aujourd'hui
23:44qui nous permettent
23:45d'aller explorer ces fonds
23:46de façon non pas facile
23:48mais de plus en plus
23:49étendue
23:50et jusqu'à de plus en plus
23:51grandes profondeurs
23:52la marine nationale
23:53par exemple
23:54a mis en place
23:55une doctrine
23:55un concept
23:56qui a pour ambition
23:58lui permettre
23:58d'aller agir
24:00observer et agir
24:01dans les fonds marins
24:02jusqu'à 6000 mètres
24:02de fond
24:03ce qui est immense
24:03avec des pressions gigantesques
24:05donc oui
24:05c'est une nouvelle frontière
24:07et pourquoi ?
24:08parce que dans les fonds
24:09et sur les fonds
24:10il se passe beaucoup de choses
24:11aujourd'hui
24:1299% d'internet
24:13c'est-à-dire
24:15les artères vitaux
24:16de la planète
24:17rien ne fonctionne
24:18sur l'internet
24:18aujourd'hui
24:19c'est des capsules marins
24:20ça passe par des capsules marins
24:21donc déjà
24:22rien que ça
24:22c'est absolument fondamental
24:24de pouvoir
24:24les préserver
24:25les protéger
24:26les observer éventuellement
24:28ça c'est important
24:29et puis il y a effectivement
24:30toutes les ressources naturelles
24:31qui se passent dans la tranche
24:32et puis jusqu'au fond
24:35et même sous les fonds
24:36avec notamment
24:37la course à l'énergie
24:39au pétrole
24:39pas nouvelle
24:40mais enfin
24:41qui continue de s'étendre
24:42vers les fonds marins
24:44c'est un domaine
24:45sur lequel vous travaillez aussi
24:47c'est-à-dire des alliages
24:48capables de résister
24:49à des pressions
24:50de plus en plus
24:50les alliages
24:51et les technologies
24:52des fonds marins
24:53sont extrêmement sensibles
24:54puisqu'elles relèvent aussi
24:56de la captation
24:56de l'information
24:57on est autour
24:58de mini tubes
24:59avec des technologies
25:00et des alliages
25:01quand même
25:02très très sensibles
25:03vous avez pu voir
25:04la semaine dernière
25:05le rachat de Neotis
25:06par Veland
25:07un collègue allemand
25:08de la métallurgie
25:09donc ça c'est extrêmement positif
25:10pour la souveraineté européenne
25:13le chemin critique
25:14de la souveraineté
25:15dans ce domaine
25:15tourne autour
25:16des micro tubes
25:16des micro tubes
25:17c'est quoi un micro tube ?
25:19un micro tube
25:19ça sert à la fois
25:21à faire des choses complexes
25:22dans les centrales nucléaires
25:23et à permettre
25:24d'aller très profond
25:26très bas
25:27pour arriver
25:27à soit transmettre
25:28des fluides
25:30le pétrole
25:31les captations
25:33des futurs gisements
25:34des futurs métaux rares
25:35soit
25:36de l'information
25:37un dernier mot
25:39sur ce salon
25:41Euronaval
25:42et peut-être
25:42le contexte budgétaire
25:44Amiral Duvignot
25:44c'est vrai que
25:45le budget de la défense
25:47est l'un des rares
25:49à être sacralisé
25:51dans un contexte
25:52d'économie
25:53demandée
25:55maximale
25:56est-ce que ça
25:57vous dites
25:58on est tranquille
25:59ou alors
26:00le contexte politique
26:01et budgétaire
26:02fait que
26:02peut-être que
26:03les commandes
26:04ou les promesses
26:05faites aujourd'hui
26:06ne seront pas tenues
26:07ça c'est au gouvernement
26:08de nous le dire
26:10à prononcer
26:10sur l'avenir
26:11je vous ai certaine
26:12c'est qu'il y a un effort
26:12immense
26:13qui est demandé
26:14au pays
26:15dans le contexte
26:16que vous avez souligné
26:16le contexte budgétaire
26:17extrêmement délicat
26:18cet effort
26:19est demandé au pays
26:20pour conserver
26:21son assurance vie
26:22qui est la capacité
26:23à se défendre
26:24et pour se défendre
26:25il faut aussi
26:26savoir ce qui se passe
26:26donc ça veut dire
26:27observer bien sûr
26:28et puis être capable
26:29de protéger
26:30de réagir
26:31et pour ce qui concerne
26:32le naval
26:33la marine avait
26:34il y a quelques années
26:35un slogan publicitaire
26:37qui disait
26:37votre défense
26:38commence au large
26:39et c'est vrai
26:40qu'on a tendance
26:41à peut-être un peu
26:41l'oublier
26:42je parlais du caractère
26:42continental
26:43de la France
26:44mais nos intérêts
26:45sont aussi
26:47largement
26:48c'est le cas de le dire
26:50étendus vers l'océan
26:52dans les fonds marins
26:53vous l'avez parlé
26:53jusqu'à l'espace
26:54et puis dans ces espaces
26:55de liberté
26:56qui sont aussi porteurs
26:57de tout le commerce mondial
26:58on est totalement
26:58interconnectés
26:59et interdépendants
27:00aujourd'hui
27:01environ je crois
27:0290% en valeur
27:03du commerce mondial
27:04passe par les mers
27:04il faut aussi savoir
27:05ce qui s'y passe
27:06et pouvoir le protéger
27:07merci beaucoup
27:08à tous les deux
27:08bon salon euronaval
27:10ça se passe donc
27:11du 3 au 6 novembre
27:13prochain à Paris Nord
27:14Villepeinte
27:15merci à toutes et à tous
27:16de votre fidélité
27:17à Be Smart for Change
27:18à très vite
27:20de va-t-elle
27:22à cause de la petite
27:25au-dessus de l'exempleur
27:26et à sonroi
27:26à sonroi
27:26à sonroi